Auteur Sujet: Errements Poétiques - [ Poème : Je connais une fille qui n'aime pas la poésie ]  (Lu 43194 fois)

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Errements Poétiques - [ Le Topic Renaît ! Et Poésie : Trois mots ]
« Réponse #90 le: mercredi 28 septembre 2011, 17:41:35 »
Enfance (Concours croisés)


«  On m’a appris une comptine, quand j’étais petit,
Une comptine qui arriverait en vrai pendant ma vie
Ça parlait de fin des temps ou quelque chose comme ça
Quelque chose qui serait très bientôt là….

Maman m’a toujours chanté cette histoire,
En me disant qu’il ne faudrait pas de peur mais de l’espoir.

Elle me disait que c’était un gentil et marrant jeu,
 Qu’elle serait avec moi, qu’on serait tous les deux
Et que je devrais être un gentil garçon, sage et fort.
Au fond de moi, je savais qu’elle avait un peu tort…

Mais, à ma maman, je n’osais pas le lui dire,
Parce que tout le monde parlait de ce jeu à venir.

Je ne comprenais rien à rien, ça parlait d’une grande maladie
Qui vous prenait même au fond de votre lit.
Et du coup il y avait des chutes de ministères,
Des conflits armés ou de méchantes guerres.

Je ne comprenais vraiment pas tout,
Même presque rien du tout.

À l’école, des grands m’avaient raconté,
Que le monde allait s’arrêter de tourner,
Que les humains avaient tout déclenché
Et qu’une bizarre de grippe faisait que tout le monde y passait.

Mais, moi, je ne les ai pas crus,
Parce que maman m’avait dit « Ne les écoutes plus ! »

Puis, un beau matin où il faisait bien soleil,
Juste à peine après mon réveil,
Maman est arrivée, un peu énervée,
Elle m’a habillé et le jeu a commencé…

Elle a continué à me dire que c’était un gentil et marrant jeu,
Qu’elle était avec moi, qu’on était tous les deux.

Alors, main dans la main avec ma maman,
On a marché pendant très, très longtemps.
Les grosses voitures ne roulaient plus,
Il y avait beaucoup de grandes personnes dans les rues.

On est arrivé devant une longue queue,
Et on a attendu, attendu en tremblant un peu.

Puis là, des messieurs nous ont fouillés,
Ils nous ont tous piqués,
Ils ont dit que c’était pour contrôler la maladie,
Pour qu’on reste tous en vie.

Et on s’est installés avec Maman,
Dans une grande cave, pendant longtemps.

Et là, j’ai passé pleins de longs, longs jours,
À longtemps, attendre, attendre notre tour
Pour pouvoir être mis loin en sécurité,
Comme les grands messieurs nous disaient
 
Et je voyais tous les autres gens,
Qui partaient lentement.

Maman m’a dit qu’ils faisaient tous semblants,
Que c’était le jeu, que ça ne durerait qu’un temps.
Ma vue a commencé à être un peu bizarre,
Je voyais en plein jour comme dans le noir.

Maman continuait à me dire que c’était le jeu,
Qu’elle était avec moi, qu’on était tous les deux.

Ma tête est finalement devenue toute brûlante,
Maman me borde, m’embrasse, elle est apaisante.
Elle-aussi commence à se sentir mal, et il n’y a pas que nous deux.
Mais, elle continue à dire que c’est un jeu.

Ce soir, tout  autour de moi est noir, je ferme les yeux.
Maman dit que ce n’est qu’un jeu. »

Merci une fois de plus à toi Wolf, tu dois bien être le seul à passer de temps à autres  :niak: D'ailleurs, j'ai pris du retard sur la frontière, moi  v.v

Pour ce qui est du poème, je t'accorde que la répétition ne rend pas le sens très clair ! Peut-être remplacer vie par existence ?

Et pour ce qui est de la maxime, personnellement, je l'associe à la condition humaine, tout simplement parce que, pour moi, le propre de l'homme est de ne pas être libre ! C'est d'ailleurs un thème que l'on retrouve quelque peu dans l'Ange Des Ombres avec l'idée de fatalité ! En effet, selon moi, l'intelligence de l'homme l'amène finalement à ne pas être libre en raison du conditionnement permanent que l'on subit dès la naissance : on naît dans telle culture, alors on pense de telle manière, nous sommes orientés, conditionnés depuis toujours, la sensation ou le ressenti de liberté lui-même est faussé car en quelque sorte " artificiel ". Voilà pourquoi je rapproche cette phrase de la condition humaine : si tu es homme, tu n'es pas libre !

Edit : Youhou page 7 ! \O/


« Modifié: mercredi 15 août 2012, 00:11:18 par Synopz »
" No... don't pity me. I'm not worth it... Or maybe... you think you can save me. Will you love me...? Take care of me...? Heal all my pain...? ...That's what I thought. "



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Errements Poétiques - [ Le Topic Renaît ! Et Poésie : Trois mots ]
« Réponse #91 le: lundi 10 octobre 2011, 22:05:50 »
OMG, un poème, trop surprenant !  :niak: Mais attention, ce n'est pas un poème comme d'habitude ! Sauras-tu trouver le détail qui tue ? Mais oui ! Ce poème est en pieds égaux ! Je m'essaye pour la première fois au sadisme des pieds, soyez indulgents  :niak:

Que reste-t-il ?

Et après tout, que reste-t-il ?
Il ne reste que les tempêtes...
Et après tout, que reste-t-il ?
Oh, que les cœurs qui s'entêtent.

Ce soir, je meurs, ce soir
Comme tant d'autres soirs

Et après tout, que reste-t-il ?
Après la mort, la vie, l'amour...
Et après tout, que reste-t-il ?
Après les baisers, le velours...

Encore, tourne, une fois
Comme tant d'autres fois

Et après tout, que reste-t-il ?
De nos rêves brisés, oubliés...
Et après tout, que reste-t-il ?
De nos amours lésés, blessés

Ce matin, je rêve,
A une nouvelle trêve...

Et j'ai cherché ce qu'il restait,
Par delà la nuit, par delà le jour.
Et j'ai cherché ce qu'il restait,
Me rendant aveugle et sourd.

Encore, j'ai continué,
Continué l'insensé.

Et j'ai cherché ce qu'il restait,
Vers l'aurore, vers le couchant.
Et j'ai cherché ce qu'il restait,
M'égarant à travers le temps.

Et j'aurais pu douter,
Douter, abandonner.

Et j'ai cherché ce qu'il restait.
Et j'ai finalement trouvé.
Et j'ai cherché ce qu'il restait,
pour trouver qu'il fallait douter...

Douter de mes peines,
Douter de mes reines...
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Errements Poétiques - [ Poésie : Le Pardon Effleuré ]
« Réponse #92 le: mardi 13 décembre 2011, 20:51:48 »
Une nouvelle poésie en coup de vent sur ce topic où je ne poste plus souvent, malheureusement !

Le Pardon Effleuré 

" S'il suffisait de quelques vers...
Pour effacer ces choses amères,
S'il suffisait de quelques rimes,
Pour nous sortir de l'abîme...

Comme il a fui, le temps
Comme il a lui le moment

Loin sont les tendres souvenirs,
Où nous faisions des promesses d'avenir,
Obsessions, départs, cris et fuites,
Nous connaissions sûrement la suite...

Comme il est dur, le mot
Comme il est sûr, le sot

Sûr de ses vaines erreurs ?
Toi qui fut amie, proche, presque sœur
Et l'est peut-être un peu, encore,
Si tu daignes aider une fois de plus mon sort.

Dis-moi donc, ce son, ce son...
Comme il est dur, le pardon.

Il est des choses inchangées,
Que je ne pourrais éviter, corriger...
S'il te plaît, oh, s'il te plaît,
Ne méprise pas trop mes faits...

Comme elle est facile, la déraison,
Comme elle est dure, la rédemption.

Et je ne sais même pas si cette fois,
Je serais à la hauteur d'autrefois,
Mais en une ultime tentative,
Laisse-moi essayer de guérir la plaie vive.

Comme elle fait mal, la vérité,
Comme il est dur de se contrôler.

C'était là tout ce que j'avais à te dire,
Toi ma confidente dont me manquent les rires.
Peut-être que cela ne te conviendra pas,
Que tu ne voudras pas... Alors, je serais toujours là.

Comme elle est vraie, l'amitié,
Comme elle est belle, la réciprocité..."
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Errements Poétiques - [ Poésie : Le Pardon Effleuré ]
« Réponse #93 le: mercredi 14 décembre 2011, 09:37:09 »
J'aime cette poésie au-delà de toute expression. :niais:

Je crois que tu viens d'égayer ma journée, et peut-être même ma semaine Synopz. ^,^

edit : flûte de filtre québecois. >.<

Mille mercis à Alice Lee pour la signature !
Entre ce que je dis et ce que tu entends, on risque de pas se comprendre...

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Errements Poétiques - [ Poésie : Le Pardon Effleuré ]
« Réponse #94 le: jeudi 15 décembre 2011, 11:34:21 »
Merci à toi Wolf, ça me fait bien plaisir  ^,^ Bah, j'vais donc en profiter pour remettre encore une poésie !

Frisson

"Juste ta peau,
Jeux amoureux,
Juste tes lèvres...

Un frisson de vie,
Oui, car l'enfant grandit,
Il découvre l'interdit...
Ou plutôt le non-dit.

Quand les corps s'éprouvent
Les lois s'écroulent,
Les lèvres se trouvent...
Nous sommes si loin de la foule.

Juste l'instant,
Il est là, il attend...
Mais non... Il a déjà fui

Le frisson était si vrai,
Une si belle vérité, un si beau fait,
Que de grandir, essai après essai...
Que de pouvoir dire que l'on sait.

Quand l'enfant mûrit, il abandonne,
La plus pure des innocences,
En échange d'une chose qui détonne :
La plus magique des expériences... "

Edit : Et le filtre québécois, ça soule  >.<
« Modifié: lundi 26 décembre 2011, 13:11:23 par Synopz »
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Errements Poétiques - [ Poésie : Frisson ]
« Réponse #95 le: jeudi 15 décembre 2011, 23:16:37 »
Un filtre québécois ? Késaco ?  :|
Sinon j'aime bien ton style d'écriture Synopz.  ^,^
Si c'est Nostradamus qui le dit, c'est que c'est vrai! Gloire à Supersigo  :^^:
Supersigo est un fier partisan du parti néo-rhinocéros.

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Errements Poétiques - [ Poésie : Frisson ]
« Réponse #96 le: jeudi 26 janvier 2012, 22:47:44 »
Nouvelle poésie, et que dire d'autre... Ah oui, le cadavre de L'ange des Ombres frémit parfois encore, alors, il se réveillera peut-être prochainement ?

Éternité

"Dans l'ombre, je ne me cache pas
Dans le noir, je ne m'y trouve pas
Sous la Terre, je ne vis pas
Dans ma tombe je n'y suis pas...

Je suis le vent qui caresse,
La pluie qui tombe sans cesse.
Je suis le temps qui passe,
Les traces qui s’effacent...

Je suis le chasseur et le chassé,
Le début, la fin, l'amant et l'aimé.
Je suis tout, n'oublie pas,
Dans ma tombe je n'y suis pas...

Je suis l'instant et l'éternité,
Celui qui sait pour mieux oublier,
Ne pleure pas pour moi, ne pleure pas
Car dans ma tombe je n'y suis pas...

Je suis les étoiles dans la nuit,
Le froid, le chaud, tout ce qui a fui
Je suis partout à chaque endroit
Je suis partout et avec toi.

Alors ne pleure pas, ne pleure pas
Car dans le noir je ne m'y trouve pas
Sous la Terre je ne vis pas,
Dans ma tombe je n'y suis pas... "
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Errements Poétiques - [ Poésie : Éternité ]
« Réponse #97 le: mercredi 15 février 2012, 16:23:30 »
Bon, comme dit, mon commentaire est un peu une aberration à cause du crash et du roll-back qu'il a engendré, mais j'ai pas le courage de le modifier complètement, alors je le poste tel quel. On va dire que ce sera la preuve des terribles épreuves que nous avons traversées. Ou un truc du genre. Ou pas en fait. :roll:

Bref, le voilà. J'espère qu'il te sera compréhensible, Synopz.




"Tiens, un JeK sauvage apparaît. Bienvenue parmi nous, espèce de cinéphile ! :niak:

Bon, sinon, j'ai dit que j'allais participer un peu à la vie du coin littéraire aujourd'hui, donc me voilà. ça fait un petit moment que je suis ton topic (plus ou moins régulièrement, mais quand même), alors je me suis dit que tu serais ma première victime, Synopz. Ô joie !

Bref, j'ai lu tes derniers poèmes, et comme mon ami du dessus, je suis plutôt emballé. Les thèmes lyriques et/ou élégiaques, c'est un peu mon dada à moi aussi. Et puis c'est bien que tu sois pas l'un de ces coincés de la métrique. Vive la poésie libre ! :o

Dans Harmonie, tu évoques bien la musique, ses multiples facettes, sa puissance, etc. J'ai particulièrement apprécié l'analogie de la "femme d'attention", qui obsède, qui mène à la baguette (huhu). Même si j'ai du mal à me la figurer laide, le reste, c'est tout à fait ce que je pense. Pareil pour la strophe commençant par "C'est une muse bien étrange", ça rejoint pas mal mon sentiment.
Par contre, si je puis me permettre, j'ai trouvé les deux derniers vers de la première strophe assez maladroits avec la rime "sens/insolence/indolence". C'est assez pénible à prononcer et ça nuit un peu à la fluidité du style, d'autant plus que tu ne reprends pas ce schéma dans les autres strophes. Enfin, si, la deuxième strophe y répond, mais c'est encore moins agréable, vu que "ordre", couplé avec "cordes" et "discorde" est carrément pas euphonique.

Mais je pinaille. Car je le répète, j'ai bien aimé ce poème. Tiens, je te donne un exemple pour le prouver : tu te rappelles sûrement quand John te disait que tu t'accrochais trop aux rimes au détriment du reste, n'est-ce pas ? Eh bien, j'étais d'accord avec lui. Cependant, en te lisant aujourd'hui, je trouve que tu as fait de beaux progrès à ce niveau, et que tes poèmes ont beaucoup gagné en fluidité, en naturel. ça rend tes vers plus authentiques, en quelque sorte, et c'est quelque chose de très important à mes yeux. Tu vois ? Mon commentaire est pas complètement négatif.

Cela dit, la critique, les conseils, c’est crucial pour avancer, alors il faut bien passer par là. D’ailleurs…

Si j'ai autant aimé Harmonie, en fait, c'est aussi parce que je le trouve moins décousu que la plupart de tes poèmes. A mon avis, tu as tendance à rompre le fil de tes vers, de tes strophes et du sens qu'ils renferment un peu trop facilement. Et du coup, ça rend le tout un peu haché. Cause principale (mais pas exclusive) : les points de suspension. Peut-être que ça ne tient qu'au goût et aux préférences de chacun, mais personnellement j'ai du mal avec les points de suspension dont tu parsèmes tes vers. Bon, j'exagère, t'en mets pas tant que ça, mais tu as saisi l'image je pense. Par exemple, dans Frisson, tu en utilises beaucoup. Et désolé si je le dis crûment, mais je trouve qu'ils n'apportent rien. A chaque fois que j'en croise un, j'ai l'impression que tu nous dis : "bon, lecteur, à toi de deviner la suite ; j'avais bien autre chose à ajouter, mais je sais pas comment le caser, alors débrouille-toi". Je sais que c'était pas ton intention, mais c'est vraiment ce que j'éprouve.
Pareil pour les points de suspension à la fin, tu emploies pas mal ce procédé. Mais pourquoi ne pas mettre un point final bien franc, bien net ? Encore une fois, ça me donne le sentiment que tu n'as pas tout dit, ou si tu as tout dit, que ça rend le dernier vers un peu trop langoureux, du genre "arrête-toi bien sur ce dernier vers, lecteur, parce que c'est d'une mélancolie confondante".
 
Mais là encore, je grossis le trait, t'en fais pas. Je suis juste très tatillon sur certains points de détail (surtout quand j'ai versé dedans moi-même). Ou peut-être que ça relève du traumatisme post-Sarraute en fait. v.v
Parce que, je le répète, les thèmes que tu abordes, les idées, le contenu, tout ça, j'aime. Et je t’encourage d’ailleurs fortement à poursuivre tes efforts.

Voilà, bonne digestion de pavé et bonne continuation à toi, Synopz ! Ne force pas trop sur la vodka ! Et brosse-toi bien les dents ! \o/ "

PS : 3100ème message, si c'est pas magnifique !


Yuan du pays de l'amûr tûjûrs

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Errements Poétiques - [ Poésie : Apercue ]
« Réponse #98 le: jeudi 16 février 2012, 21:15:49 »
Apercue

"Je t'ai vue au bout d'une rue, amusante coïncidence n'est-ce pas ?
Je t'ai vue, en train de rire à des mots qui n'étaient pas les miens.
Je t'ai vue et je me suis demandé pourquoi tu n'étais pas dans mes bras,
Je t'ai vue, là-bas, souriant joliment, parlant et riant l'air de rien.

Des réflexions bien étranges ont alors animé mon pauvre esprit,
Des pensées insensées de rêves envolés et étiolés, de cœurs brisés...
Qu'essayaient donc de me dire ces choses, à ton avis ?
Quelle était cette sensation bizarre parvenant à me déchirer ?

J'ai reporté mon regard sur toi, tes yeux et tes courbes aériennes.
Je n'ai même pas tenté de te faire signe, tenté de t'aimer.
Je voulais t'attendre, je t’espérais, je voulais que tu viennes.
Tu ne m'as pas vu, ni moi, ni mes doutes, ni mes peines.

Et là, tu as disparu, cette fille au bout de la rue n'était pas toi,
Tu n'étais pas là, pas avec moi, je ne pouvais pas pleurer cette ombre.
Amer, j'ai fermé les yeux et j'ai réfléchi sur moi, sur toi et moi.
Je t'aime assez pour te pleurer, je te hais assez pour te confondre."



Edit : N'étant passé que rapidement, hier soir, le temps de copier/coller une nouvelle poésie, je n'avais pas eu le temps de répondre au mirifique pavé du Prince, mais, je m'y atèle dès maintenant, et je suis sûr qu'il est impatient  ;D

Alors, tout d'abord, merci ! Et pour ce pavé rempli d'analyses pertinentes, et pour le fait que tu suives mon topic, et pour le fait que tu apprécies ! Le sous-forum étant quand même un peu déserté, j'apprécie vraiment d'avoir un avis, surtout détaillé comme celui que tu m'as fait, Prince !

Ensuite, alors, je serais heureux de parler d'Harmonie, mais malheureusement, le crash du forum a entraîné la disparition totale de ma poésie du forum  v.v Enfin, j'vais tout de même répondre à deux, trois trucs en faisant fonctionner ma mémoire !
Pour ce qui est des reproches que tu fais aux vers " sens/indolence/insolence " et " Ordre/cordes/discordes " je suis d'accord qu'ils sont plutôt lourd et pas très agréables à entendre. Je les ai utilisés parce que je recherchais plutôt des rimes originales, histoire de varier un peu, mais je suis d'accord que le résultat final n'est pas très, très attrayant.

Merci également pour ton compliment sur la fluidité de mes vers : j'ai beaucoup travaillé là-dessus, suite aux conseils de John entre autres et j'suis content de voir que ça se ressent aujourd'hui. Je le constate moi-même : les rimes me viennent beaucoup plus facilement et je n'ai plus besoin de m'embarquer dans des tournures de phrases bizarres pour être en rimes.

Enfin, venons-en au point qui fâche : les points de suspension... (Oh ! des points de suspension pour terminer une phrases de points de suspensions !  :niak: ) Je suis plutôt d'accord avec toi, là-aussi, j'utilise beaucoup de points de suspension, et c'est pour donner un coté aérien au vers, même si j'ai conscience d'en abuser tout de même. C'est certainement aussi une manière d'exprimer ou de souligner le sentiment décrit ou sous-entendu dans le vers : j'ai toujours l'impression de mal décrire mon sentiment dans ma poésie, j'utilise donc les points de suspension pour laisser le lecteur interpréter à loisir. Mes poésies sont décousues, je suis aussi plutôt d'accord (décidément !) mais ce n'est pas volontaire, dans le sens que je ne me rends pas compte de cette coupure pour le lecteur car dans mon esprit, au moment où j'écris le lien entre les deux strophes est présent et logique pour moi. C'est plutôt involontaire, donc.

En tout cas, encore merci à toi pour ce commentaire, Prince et si d'autres de mes poésies te plaisent, n'hésite pas à les commenter, je répondrais certainement plus vite que cette fois ! J'apprécie beaucoup ton commentaire dans tous les cas ! 

« Modifié: vendredi 17 février 2012, 23:57:34 par Synopz »
" No... don't pity me. I'm not worth it... Or maybe... you think you can save me. Will you love me...? Take care of me...? Heal all my pain...? ...That's what I thought. "



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Errements Poétiques - [ Poésie : Aperçue ]
« Réponse #99 le: jeudi 08 mars 2012, 02:58:22 »
Impression


" Juste le temps,
De t'aimer.
Cœur errant,
Pour Corps liés.

Oh, sauras-tu
écouter ?
Oh, pourras-tu
m'adorer ?

Quelques mots,
Parqués, jetés
Par un pauvre sot
Qui veut aimer.

Dans la nuit,
Sous la Lune,
Tes bras ont fui,
j'écris d'obscures runes.

Pour me rappeler,
Ta fougue, ton visage
ta peau, ta beauté :
Mon rêve, mon carnage

Ma tendre aimée,
Douce, sensuelle,
Toute ta vérité,
Est-elle bien réelle ?

Car je crois rêver,
De te voir capable
De me consoler,
Moi le déraisonnable.

Qui rêve, rêve, rêve
Encore et encore.
Mais qui pour toi se lève
Pour crier : " je t'adore " "



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« Réponse #100 le: lundi 19 mars 2012, 14:47:34 »
Rien que pour arracher la centième réponse de ce topic, je tiens à partager un ressenti :

Si j'ai bien aimé cette poésie, comme toutes les autres, je trouve que le vers j'écris d'obscures runes tombe à plat parce qu'on s'éloigne de la portée physique ou relationnelle qui prédomine pour faire une incursion dans l'écriture qui, à elle seule, ne mène nulle part.

Pour rimer avec "lune" j'aurais tenté d'utiliser le mot "rancune" qui, en plus, se serait bien accordé avec le "carnage" qui apparaît en-dessous.

Voilà, c'est tout. :-*

Mille mercis à Alice Lee pour la signature !
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Errements Poétiques - [ Poésie : Impression ]
« Réponse #101 le: samedi 24 mars 2012, 22:50:51 »
Il y a une coupure assez franche, je suis d'accord, Wolf, mais c'était voulu, pour bien marquer l'absence. Après, je veux bien croire qu'elle soit maladroite  :^^:

Sinon, une petite maxime pour changer, écrite par moi :

Désillusion


" La couleur des photos est comme le monde : elle est décevante par rapport à ce que l'on croit voir. "
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Errements Poétiques - [ Poésie : Dépendance ]
« Réponse #102 le: lundi 23 avril 2012, 12:15:04 »
Une nouvelle poésie, n'hésitez pas à commenter et donner votre avis  :^^:

Dépendance

" Dévêtue dans mes bras,
Nue sur mes draps.

Un mouvement, une esquisse
Et mes sens se hérissent.

Danse brûlante de deux corps,
S'il te plaît, aime-moi encore.

On dit parfois des poètes,
Qu'ils sont faits de démesure,
Et ont des rêves pleins la tête.
Je suis de ceux-là, sois-en sûre !

La vie ne passe qu'une fois,
Tant qu'il est temps embrasse-moi.
 
Allez, allez, ne te méprends donc pas,
C'est toi que j'aime, toi qui es là.

Tu ne laisserais pas partir,
Nos amours et nos désirs ?

Car à te sentir loin de mon étreinte,
Je ressens durement une horrible,
Morbide et déchirante crainte :
Un sentiment terrifiant et indicible.

Mais, j'ai tort, je le sais bien.
Je crois en notre vrai et pur lien.

Je crois en tes douces caresses,
Et je t'aime finalement sans cesse.

Plus qu'en la vérité, la liberté et la vie,
Je crois, ma belle, en ce qui nous unit.

Alors même loin de tes regards,
Je me souviens de ta peau sucrée.
Reviens-moi avant qu'il soit trop tard,
Avant que ma dépendance m'ait achevé "



« Modifié: dimanche 29 décembre 2013, 03:07:46 par Synopz »
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Errements Poétiques - [ Maxime : Connerie ]
« Réponse #103 le: jeudi 26 avril 2012, 16:12:58 »
Connerie

La connerie, c'est comme la musique : c'est un éternel recommencement.
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Errements Poétiques - [ Maxime : Connerie ]
« Réponse #104 le: jeudi 26 avril 2012, 16:23:17 »
Connerie

La connerie, c'est comme la musique : c'est un éternel recommencement.

Pas d'accord. :/ La musique "moderne" oui on a un couplet qui se répète trois à huit fois avec peut-être un solo, mais si tu prends les anciennes symphonies, ça s'étale parfois sur de nombreux mouvements qui sont parfois très différents les uns des autres. Et c'est pareil pour le style : je ne pense pas qu'on puisse écrire de la musique classique (si j'ose ainsi m'exprimer) comme on écrirait de la tecktonik, du rap ou de la variété française. Sans même parler des textes, rien que les mélodies ne sont pas du tout pensées pareil.

Pour la connerie, là, c'est sûr que ça existe depuis l'aube de l'humanité, et qu'on est ni plus ni moins avancé qu'avant (peut-être un peu plus avancé, l’illettrisme et l'obscurantisme ayant sérieusement diminué) mais je suis pas trop d'accord pour la comparer à la musique.

Mille mercis à Alice Lee pour la signature !
Entre ce que je dis et ce que tu entends, on risque de pas se comprendre...