Auteur Sujet: Aujourd'hui j'ai vu...  (Lu 194905 fois)

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Aujourd'hui j'ai vu...
« Réponse #390 le: dimanche 18 mars 2012, 12:26:11 »
Bah je les trouve vraiment drôles les gangasters de Rservoir Dogs, à part Mr Blond, ils balancent pas mal de conneries et c'est de l'humour moins prévisible que dans un film comme Intouchables.

Bah Intouchables c'est une comédie... Normal que tu t'attendes à rire... :niak:

「花が咲いたよ」

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Aujourd'hui j'ai vu...
« Réponse #391 le: dimanche 18 mars 2012, 14:35:17 »
J'ai aussi vu trois films récemment, dont deux Kubrick que je n'avais encore jamais vu  ;D

A Clockwork Orange (Orange Mécanique)



Je ne sais vraiment pas pourquoi j'ai mis autant de temps à le regarder, c'est quand même un Kubrick célèbre, si pas le plus célèbre.
Tout ce que je savais de ce film, c'est que le "début" était assez violent pour l'époque, mais je ne me doutais sérieusement pas que cela allait prendre ce tournant. Le film est très théâtral de part ses dialogues dans un mélange de vieil anglais et de russe, et de part sa musique, alliant synthés et musique classique. L'histoire commence de façon très "violente", s'ouvrant sur un gros plan du visage d'Alex DeLarge, "héros" et narrateur, en train de boire la fameux "Moloko" amélioré aux amphétamines et autres substances, très vite la bande va agresser un clochard, cambriolé une maison, etc, jusqu'au jour où, fatigué de la tyrannie de leur "boss", les trois autres de la bande trahissent Alex et le laisse aux mains de la police...

Ce qui fut étonnant à mon sens, c'est le tournant que le film prend, devenant une critique tout de même assez acerbe et cynique sur une société qui veut forcer les gens à faire le bien alors que ceux qui tiennent les rênes du pouvoir sont manipulateurs et n'ont pas une once de bien en eux. Ils forcent les criminels à se conformer à un modèle de bien, alors que le fond reste le même...
J'ai aussi apprécié le fait que la jeunesse présente dans le film ne soit au final qu'un produit de ladite société : il suffit de voir la forme des glaces que les jeunes-filles mangent, les bars à amphétamines, etc, etc.
Enfin, ce n'est que ma vision du film, je suis peut-être totalement à côté de la plaque !

Bref, un excellent film qui mérite à mes yeux son titre de chef-d’œuvre...

Doctor Strangelove : or how I learned to stop worrying and love the bomb



Encore une critique acerbe et satirique de Kubrick mais cette fois-ci qui touche plusieurs points :
L'incompétence d'absolument tous les politiciens mais aussi de l'armée, criminelle et stupide ; du recyclage d'anciens nazis en scientifiques par les USA, etc...

Le général Jack.D.Ripper (Jack l'éventreur!) pris de folie paranoïaque, décide de déclencher le protocole R, qui consiste à envoyer des B-52 armés de têtes nucléaires volant continuellement à moins de deux heures de cibles en URSS à l'attaque. Ledit général va aussi fermer sa base et ordonner à ses soldats d'affronter les Russes qui devraient bientôt arriver...

On suit donc trois parallèles dans l'histoire, tout d'abord, un avion qui a reçu l'ordre d'attaquer et de couper sa radio (comme tous les autres avions), les rendant donc injoignables.
Le conseil de guerre du président qui essaie d'éviter la crise en communiquant les coordonnées des avions aux Russes pour ne pas déclencher la Doomsday Machine.
Et la base militaire où le capitaine Lionel Mandrake essaie de soustraire le code permettant de joindre les B -52 au général paranoïaque...

Le métrage de Kubrick enchaine des scènes d'anthologies : l'appel du président au premier ministre russe ivre en plein milieu de la nuit, le docteur Folamour, ancien nazi nostalgique qui répond "Jawohl mein führer" au président américain et qui doit empêcher son bras droit de faire le salut hitlérien, le général psychopathe qui se bat contre des soldats américains pris pour des russes, le tout se battant sous des panneaux géants "Peace is our profession", et évidemment le fameux rodéo sur tête nucléaire...

J'ai vraiment apprécié ce film, même si ça critique une situation ancienne, les USA n'ont toujours changé leur fusil d'épaule en ce qui concerne la gestion de l'armée, et la paranoïa semble être toujours aussi présente chez nos amis américains... Ce qui fait que ce film reste tout de même encore en grande partie toujours d'actualité, le tout avec un humour noir décapant ayant pour résultat une excellente satire, peut-être la meilleure que j'ai jamais vue.

The Road



J'annonce déjà que je n'ai pas lu le livre, donc je ne sais pas si c'est fidèle au roman, si c'est bien adapté, etc...

Dans The Road, on suit un père et son fils qui avancent vers la mer, dans un monde détruit, recouvert de cendres et gris. Au fur et à mesure de l'aventure, on a plusieurs flashbacks, montrant la vie du père alors que l'apocalypse vient d'arriver. Si au niveau du scénario, il n'y a aucune surprise ou presque, c'est surtout l'ambiance qui fait la force du film : les paysages désolés de la Pennsylvanie touché par l'Ouragan Katrina sont parfaits, l'atmosphère malsaine est parfaite : clans qui chassent et tuent, cannibales... Les deux acteurs principaux sont très bons, les tremblements de terre, les feux de forêt...
Même s'il y a un léger message philosophique (We have to carry the fire, we are the good one) laissé par un père agonisant qui veut tout faire pour son fils. Un beau film malgré quelques longueurs et un fond pas super fort développé, mais j'ai tout de même vraiment aimé ce film.

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Aujourd'hui j'ai vu...
« Réponse #392 le: lundi 02 avril 2012, 02:24:11 »
12 Angry Men (Douze hommes en colère)



Mieux vaut tard que jamais comme dirait l'autre. Eh oui, c'est seulement ce soir (enfin cette nuit) que j'ai vu ce classique du cinéma... Film noir et blanc d'1h36, datant de 1957 et qui se déroule à 95% dans une seule pièce, et on se doute de la fin après dix minutes.

Et pourtant, ce film était sérieusement énorme. Douze hommes qui débattent dans une pièce sur la peine de mort d'un "gosse" de 18ans qui aurait tué son père d'un coup de couteau. Les acteurs sont tous incroyables et aussi très crédibles, même si certains n'échappent pas au cliché de l'époque, et la tension qui émane du métrage est très prenante... Qui va craquer ? Qui va changer d'avis ? Le metteur en scène via ce "débat" montre aussi tous les côtés de l'être humain.

Le seul point noir ? C'est peut-être qu'il est à certains moments vraiment trop théâtral, faussant alors temporairement toute l'impression de réalisme du film...

Bref, je ne vais pas m'étendre car fatigué comme je suis, je dis que de la merde mais : ce film c'était génial, les acteurs y étaient formidables, et bordel, ça prouve bien que pour être passionnant, faut pas 10.000.000 tonnes d'effets spéciaux.

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Aujourd'hui j'ai vu...
« Réponse #393 le: jeudi 26 avril 2012, 10:00:10 »


Outre le fait que je n'aime pas Takashi Miike, je pensais que le film serait assez passable (La mort en ligne était un vrai bon film, une vraie bonne réappropriation de Ring). Au final, il est vraiment super pendant un bon moment parce qu'on sent que tout est trop parfait, que c'est bien trop lisse et que ça va se renverser... Le problème c'est que le film ne dure que trop peu de temps et je doute qu'il ait été réellement exploité car il y avait tant à faire !

Au final, on se retrouve avec une méchante "classique" et typé de l'horreur japonaise qui, malgré tout ses fabuleux charmes, ne parvient absolument pas à effrayer.
Elle est charismatique et on voudrait en apprendre beaucoup sur elle alors qu'on a pas grand chose à se mettre sous la dent...

J'aurai été cinéaste que j'aurai fait ce film en plus de 3h40 histoire de bien mettre en valeur l'aspect du "sac" ainsi qu'un véritable bouleversement plus digne qu'une sorte de Hellraiser du (très) pauvre...








Film d'horreur japonais assez connu, The Audition raconte l'histoire d'un producteur de film dont la femme est morte il y a 7ans, malgré le temps il vit toujours sa disparition avec douleur... Mais avec l'aide d'un vieil ami, il décide d'organiser une audition fictive pour un film, dans le but de trouver une compagne parfaite. Monsieur tombe amoureux d'une femme qui a l'air d'avoir un lourd passé, et celle-ci va l'entrainer dans une spirale malsaine...

Si l'idée de départ est très bonne et que le film contient son lot de bonnes idées, je dois avouer que je n'ai pas été séduit. Trop décousu, trop lent, trop impersonnel, la femme censée être belle se comporte comme une autiste et est assez laide (du moins c'est mon opinion  ;D), la scène finale est dégueulasse, et pas mal de choses restent inexpliquées, donnant l'impression que tout était presque gratuit, pour un film qualifié de film d'horreur psychologique c'est moyen...

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« Réponse #394 le: jeudi 26 avril 2012, 11:40:32 »
Je dois penser quoi du fait que tu quotes ce que je pense du film ?  :R

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Aujourd'hui j'ai vu...
« Réponse #395 le: jeudi 26 avril 2012, 11:42:31 »
Que le film dont je parle a déjà eu un avis, que j'ai pris en compte en tout cas.

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Aujourd'hui j'ai vu...
« Réponse #396 le: jeudi 26 avril 2012, 14:35:10 »

Alors, hier, je me faisais chier, alors j'ai mis ce DVD dans ma 360 (parce qu'un vrai geek n'a pas son propre lecteur DVD, c'est évident) et j'ai commencé à regarder ce film que nombre de mes connaissances qualifient de "meilleur film qui soit".

Ben franchement... :-| Z'êtes sérieux ?! :cfsd:

Nan mais j'veux dire, le cinéaste a tellement voulu en faire qu'au final, c'est pas un "film", c'est juste une bonne grosse méga-critique de tout et n'importe quoi avec tous les codes possibles et imaginables du cinéma anglais. Un peu ce que donnerait du Chaplin qui aurait pris des trucs pas nets.

On commence avec le clochard qui affirme "on envoie des fusées mais on néglige la jeunesse" ça donne déjà la couleur, mais preuve s'il en est que le cinéma critique ça mène à rien : aujourd'hui, en 2012, le problème est encore entier, que faut-il en conclure ? v.v

La société dépeinte dans ce film ne m'a pas semblé si surréaliste que ça, à part dans la photographie, parce que dans le fond c'est loin d'être une caricature, les jeunes qui vont se fritter pour s'amuser et les nanas résumées à des chiottes à sperme... Ça existait et existe encore, malheureusement. Si Kubrick voulait tirer la sonnette d'alarme "on va le devenir" c'est un peu tard, s'il voulait dire "on y est déjà il faut y remédier" bah visiblement on l'a pas écouté.

Sinon, un truc qui m'a dérangé : y a un contenu sexuel exacerbé, tous les persos ont des têtes de pervers, c'est parfois effrayant (le conseiller d'orientation en particulier). Est-ce que c'était vraiment nécessaire, genre pour faire comprendre qu'en réalité le plus grand ennemi de l'homme est l'homme lui-même ? Un point que Kubrick a d'ailleurs voulu matraquer avec le système de "j'éradique le mal au lieu d'encourager le bien, vu que de toute façon ça mène à rien".

J'pourrais continuer comme ça pendant longtemps, mais j'pense que vous avez compris : j'ai énormément aimé ce film qui joue sur la contradiction et l'exagération de partout pour nous pousser à comprendre dans quel système on marchait en 1970 et des brouettes, qui reste encore d'actualité et qui ne laisse pas indifférent si on le regarde avec un peu d'attention.

Et pour ceux qui ont cru un instant que je disais véritablement du mal de ce film :


Faut que j'me mette à 2001 maintenant.

Mille mercis à Yorick26 pour la signature !

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« Réponse #397 le: samedi 28 avril 2012, 01:28:21 »


Après avoir vu le film, on peut vraiment dire que ce Balthazar de réalisateur m'a bien niqué :-*


On pourrait facilement gueuler au cliché, gueuler sur du déjà-vu etc... Mais quand c'est maîtrisé, quand ça apporte une pierre à l'édifice, doit-on se plaindre ?!

Ce film illustre la vie d'un jeune homme, joueur de Archlord (jeu réel), de niveau 80. Pour reprendre Ben, si ça ne vous parle pas; c'est beaucoup. Au niveau 80, vous êtes respecté, vous comptez.
Lui, il ne joue pas avec les autres; il joue avec Elle, Scarlite.

Dans la réalité, il doit apprendre à sourire, il doit apprendre à rire et il doit apprendre à endurer mais toujours garder le courage pour continuer à se battre car lui, il est de niveau 80, c'est un héros.


Mourant à petit feu à cause des humiliations que lui font subir ses camarades, il songe de plus en plus au suicide.



Surprenant, ce film est à voir ;)

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« Réponse #398 le: samedi 28 avril 2012, 02:52:05 »
Sincèrement, la première chose à laquelle j'ai honteusement pensé et qui m'a hanté quand j'ai entendu parler de ce film : ça n'a absolument rien à voir avec Ben 10, le DA digne de TF1 avec un gamin qui part se transformer en monstres ou je ne sais quoi ? Non parce qu'en film ça peut être intéressant, j'aime bien me moquer d'Uwe Boll v.v.

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« Réponse #399 le: mardi 08 mai 2012, 22:47:31 »


J'ai vu ça ce weekend! Et comment dire... Bah c'était vraiment très très moyen.

Si le trailer donne l'impression d'une sorte de drame psychologique bien branlé, il n'en est rien. Les défauts sont vraiment nombreux : à commencer par le premier tiers du film qui est aussi merdique que n'importe quelle comédie romantique écrite par Hollywood, avec en prime une des actrices que j'aime le moins au monde : j'ai cité Cameron Diaz, grosse chieuse de service qui ressemble à une pornstar ratée.

Puis eh bien, nous avons un scénario assez maigre et classique : Tom Cruise (Le BG riche) raconte une histoire à son psy, car il est accusé de meurtre, et la première partie en gros c'est : le beau gosse riche se tape Cameron Diaz, chanteuse "bonasse". Lui la considère comme une "sex buddy", et elle est amoureuse. Mais à une fête tout change et Tom Cruise tombe amoureux de Penelope Cruz, irritante avec son faux accent mexicain de supermarché.

Soit, ça se passe plus ou moins bien avec Penelope et puis bah Cameron Diaz embarque Tom Cruise en bagnole, et lui dit des débilités du genre "J'ai avalé ton sperme, ça veut dire quelque chose, je t'aime" et plante la bagnole dans un mur comme la grosse conne qu'elle est.

Le deuxième tiers est plus intéressant, Tom Cruise est défiguré, et ça vire un peu plus paranoïaque, bien que la romance guimauve insupportable soit toujours omniprésente, mais on se doute bien que tout ça n'est pas naturel grâce à des indices gros comme des camions.

Et finalement, le dernier tiers, d'une facilité scénaristique déconcertante. Dans le genre "Lol on a pris un prétexte random pour faire un gigatwist" j'ai rarement vu mieux. Tout ça pour ça!!

Bref, si vous avez du temps à perdre, regardez pas ce film.
« Modifié: mardi 08 mai 2012, 22:53:11 par Plastik »

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« Réponse #400 le: samedi 19 mai 2012, 14:45:03 »


J'ai revu le film grâce à Gulli qui l'a rediffusé jeudi dernier, ça devait bien faire 10 ans que je ne l'avais pas vu et je n'avais presque plus aucun souvenir de ce dernier.

Comme le suggère le titre au pluriel, Princes et Princesses regroupent plusieurs histoires, des contes plus précisément. Au nombre de 6 ils se déroulent dans des univers variés ce qui permet à chacun d'y trouver son conte (haha). Les intrigues restent toutefois assez simplistes, sauf pour le dernier conte qui a un dénouement assez sympa. Au final le vrai intérêt du film est son esthétique, on ne voit que les ombres des personnages et des objets, ce qui lui donne une atmosphère mystérieuse appréciable mais l'expérience est un peu gâché par les voix féminines. Je les trouve pour la plupart vraiment moches et absolument pas naturelles, c'est peut-être voulu, j'en sais rien, mais ça m'a bien pris le chou.

M'enfin Princes et Princesses reste un film sympa à regarder mais je ne comprends pas les gens qui se font dessus en en parlant, j'imagine que c'est parce que c'est du Michel Ocelot (Kirikou) .
« Modifié: dimanche 20 mai 2012, 01:25:24 par Bilberry »

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« Réponse #401 le: dimanche 20 mai 2012, 01:48:33 »
Aujourd'hui j'ai vu Harry Potter 7-1 et 7-2.

Bon, HP 7-1, je l'avais déjà vu au cinéma et mon opinion est toujours la même: c'est l'une des meilleures adaptations cinématographiques des bouquins. Le rythme est certes lent, mais pour une fois, on se retrouve plus sur un film d'ambiance (sombre et désespérante, certes) que sur un bête film d'action. Il retranscrivait vraiment bien le bouquin. De ce fait, j'en attendais énormément du 7-2: j'ai été déçu, certes, mais d'une puissance abusée.

(Cliquez pour afficher/cacher)

En bref, on va se retrouver avec un film intense, intense, intense, creux, intense, creux, intense, creux, intense, creux, creux, creux, creux. C'est vraiment dommage, un tel gâchis pour clôturer cette magnifique saga. :mouais:

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Aujourd'hui j'ai vu...
« Réponse #402 le: mercredi 30 mai 2012, 08:09:51 »


« Je crois que le Jockey est en fait le pilote, et fait partie d'une opération militaire - si c'est le mot qui s'applique à ce monde - et par conséquent, c'est un genre de transport. Un transport chargé d'armes, biologiques ou biomécaniques ; ces œufs mortels à l'intérieur desquels on a ces créatures qui vont totalement intégrer, de façon extrêmement agressive, la société dans laquelle ils sont lâchés.»
Ridley Scott

Critique de
Prometheus
Avant-première du nouveau Ridley Scott
*no spoil*

Dire que Prometheus était attendu est un euphémisme. Les paroles de Ridley Scott citées au-dessus lors de la sortie blu-ray de la saga Alien avaient tout pour faire saliver, et les images et diverses bandes-annonces laissaient juste présager le meilleur film de l'année 2012. Si l’on ajoute à cette équation le fait que Scott a signé Blade Runner et Alien, ce retour à la science-fiction s’annonçait comme un véritable choc cinématographique, de ceux que l’on a rarement vu !

Bon, il va de soi qu'il ne faut pas oublier que le bonhomme n'a pas fait que des chef d'œuvres. Sa filmo est un peu en dent de scie, et le point d'orgue a été d'avoir commis cet étron de Robin des Bois. v.v

Quand bien même, Prometheus allait-il pouvoir faire face à une telle attente ? De toute évidence, non. Au demeurant, il y a de fortes chances pour qu'il s'inscrive dans le temps car, comme vous le verrez dans ce test, ses qualités sont nombreuses, trop pour que les défauts, hélas présents, lui nuisent sur le long terme...

Voici donc ma review du film que je suis allé voir en avant-première hier soir. Et je tiens à signaler que j'ai passé une nuit blanche pour l'écrire. So, enjoy ! xD


1. Dans l'espace, toujours personne ne vous entend crier...



Des chercheurs, dans le cadre d’une mission archéologique, découvrent dans des pictogrammes tracés par différentes et anciennes civilisations des indices amenant à un même emplacement situé aux confins de l'espace. Afin de vérifier leur théorie les amenant à croire qu'en ce lieu ils trouveront une réponse sur l'existence de l'humanité, ils arrivent à convaincre les industries Weyland de financer une mission d’exploration...

Alien... Un choc, une bombe, merveille de la SF à l’atmosphère unique, enfer spatial où rarement une créature extraterrestre n’aura autant terrifié et fasciné, où rarement un personnage féminin n’aura été aussi impressionnant dans un genre toujours dominé par les hommes. Dans Prometheus, c’est à nouveau une femme qui porte la survie de l’équipe – et de l’espèce humaine – sur ses épaules. Elizabeth, interprétée par Noomi Rapace, fait partie d’une expédition spatiale censée remonter jusqu’aux origines de l’espèce humaine ; aux quatre coins du monde, des vestiges de civilisations diverses pointent vers une galaxie qui pourrait abriter nos géniteurs originels.

Ridley Scott plante le décor sans s’attarder, jetant le spectateur au plus vite sur une planète exposant mystères et dangers. Pour la composition de cette équipe d’exploration aux personnalités très tranchées, et à l’intérêt parfois obscur envers la mission tenue secrète jusqu’à leur réveil, une belle brochette d’acteurs a été réunie. Michael Fassbender campe l’androïde du groupe, aux intentions ambigües, capable d’apprendre et d’apprécier l’art, mais qui, selon son créateur, n’a pas d’âme. Charlize Theron, ferme et plantureuse, mène le groupe avec une autorité qui n’admet aucune compassion ni intérêt quant à la découverte possible d’une forme de vie extraterrestre. Complétée par Logan Marshall-Green, Idris Elba et Sean Harris, cette unité nous conduit dans une galerie affichant la patte de l’artiste H. R. Giger, à l’origine de toute l’imagerie d’Alien.


2. Préquelle ou pas préquelle ?


Comme beaucoup le savent déjà, Prometheus est né de l'envie de Ridley Scott de raconter le mystère qui entoure le Space Jockey vu dans Alien, le huitième passager, et le fort désir de la Fox de redonner vie à sa franchise. Mais au fur et à mesure de l'écriture, Ridley Scott et Jon Spaihts ont abandonné l'idée pour finalement accoucher d’une histoire originale. Damon Lindelof (la série Lost, Cowboys et Envahisseurs) se serait joint à eux pour développer le récit et cette nouvelle mythologie. Pour autant, c'est en ce côté hybride que se situe le plus gros des problèmes, un peu comme si, prisonniers du cahier des charges initial, Scott et ses scénaristes se sentaient obligés de faire des références à Alien. Ainsi, on ne sait jamais vraiment s'il faut ou pas se référencer à la saga des Aliens, car si plein d'éléments viennent à y faire échos (Le Space Jockey, les décors, Weyland, et quelques autres composants), beaucoup d'éléments amènent une multitude d'incohérences et pas seulement dans le cadre des Aliens vs Predator (car oui, le film y fait bien référence v.v) mais aussi par rapport à la franchise elle-même. A un tel point que j'imagine bien Prometheus comme les prémices d'un futur reboot d'Alien, pour évoluer de son côté, en toute indépendance. Voilà qui occasionne une gêne qui est très difficile de mettre de côté...
D'autant plus que, comme vous le verrez également, Prometheus pourrait tout aussi bien se voir lié avec Blade Runner et quelques-unes de ses thématiques.


Charlize Theron et Idris Elba

Pourtant, la première partie du film se pose comme un sans faute. S’il y a bien le nom de Weyland qui est évoqué, il est le seul élément de rappel, et on se laisse guider par cette histoire aux thématiques profondes et adultes, tout comme on est émerveillé par la splendeur visuelle. Complètement ensorcelé, pendant une longue période, on se croit être face à la perfection, devant un film qui pourrait marquer son époque autant que ne l’avait fait en son temps 2001, l'Odyssée de l'Espace. Oui, rien que ça !

Arrive alors la première faute de goût, du genre de celles qui peuvent plomber un récit en deux secondes : quand les personnages se séparent sans grande logique, se soumettant à un artifice scénaristique ridicule, et donnant juste l'impression de servir d’introduction forcée à deux scènes fortes. L'une voulant faire référence à Alien, l'autre offrant une séquence grand spectacle mémorable, mais au final ne servant en rien l'intrigue.
Pour autant le film regagne la confiance en s’aventurant dans une direction inattendue...

Prometheus n'est pas un film d'horreur, ni un film d'action, mais un vrai film de science-fiction avec une thématique profonde autour de la création. C'est ce qui m'est venu immédiatement à l'esprit dès le générique de fin. En cela il se fera tout aussi bien l'écho de Blade Runner que d'Alien. Cette thématique vient tout aussi bien du personnage artificiel David (excellent Michael Fassbender) que d'autres pièces du puzzle sur lesquels je préfère vous laisser la découverte. Le mystère regagné, l'ambiance rétablie, voilà qu'on se replonge dans un film qui aligne une multitude de réflexions et scènes traumatisant à jamais la rétine ou le cœur. Un passage se montre même aussi marquant que l'accouchement de John Hurt dans le premier Alien ! ¬¬

Puis, alors qu'on aimerait que le film dure indéfiniment, les scénaristes semblent se rappeler que ce dernier devrait ne pas dépasser les deux heures, qu'il faudrait à la fois donner des réponses aux diverses thématiques mais aussi rappeler une fois de plus qu'on évolue dans la mythologie de l'Alien, et surtout amener ce pourquoi on est venu voir le film : la découverte d’un blockbuster. Ce constat se montre tout aussi brutal qu'indigeste. Du coup, on se retrouve dans un film mixte, cherchant à satisfaire le plus grand nombre, tout en sachant qu'à ce stade ça devient un peu impossible. Les morceaux de bravoure s'enchainent, les images sont plus belles les unes que les autres, mais une multitude d'incohérences et de raccourcis apparaissent, cela même si, parfois, on découvre un passage nous rappelant que nous sommes devant un film ambitieux, au potentiel de chef-d’œuvre. Lorsque le rideau vient à tomber, on se rend compte que Prometheus avait tout d'un très grand film, et qu'une grande partie de ses erreurs vient au final de son rattachement à Alien...


3. Ambiance et visuel


Logan-Marshall Green, Noomi Rapace et Michael Fessbender

Là où Prometheus fonctionne le mieux, c’est lorsqu’il s’éloigne de toute référence aux quatres films d’origine (la saga Alien, pour ceux du fond qui suivraient pas :D). En jouant davantage sur le sentiment d’oppression que sur la peur même que l’on ne ressent que rarement, Scott nous offre quelques scènes chocs particulièrement percutantes permettant à ces instants au long-métrage de se montrer au niveau où on l’attendait. La montée en tension est progressive, bien réelle. Il est aussi obligatoire de reconnaitre à Prometheus une véritable identité graphique même si celle-ci s’inscrit dans une logique évidente de l’univers de Giger. La réalisation régulièrement en plans larges magnifie le travail sur les décors permettant au film d’être réellement une claque visuelle de chaque instant. Les FX n’ayant jamais été aussi évolués, on a régulièrement le sentiment d’assister à une démo technique bluffante et ce même sans la 3D! Si cette dernière ne transcende pas l’expérience, elle ne la dénature pas. Ce qui aujourd’hui n’est clairement pas un luxe ! v.v


Noomi Rapace

Si les décors et costumes s’avèrent absolument fantastiques, quelque chose semble ne pas fonctionner dans le déroulement de cette aventure spatiale : les allers-retours incéssants avec le vaisseau-mère nuisent à l’installation d’une ambiance effrayante, et ce, malgré un contexte des plus anxiogènes. Certains ressorts scénaristiques sont assez douteux, comme l’égarement de deux personnages qui avaient pourtant tout en main pour rentrer au bercail ; quant à l’interrogation suprême, à savoir de retrouver nos créateurs pour les questionner, elle prend souvent la forme d’un prétexte pour nous conduire doucement à ce qui provoque la panique dans le vaisseau de Ripley du premier opus d'Alien. Mais le tableau est loin d’être noir, Prometheus regorge de moments de pur terreur, confrontant les personnages à une horreur inhumaine et profondément répugnante. Tournée en 3D, cette terrifiante expérience est d'autant plus palpable !

Prometheus mettra également tout le monde d'accord sur la beauté des images. Il parait difficile de voir quelqu'un attaquer le film dans ce domaine. Il est juste parfait en terme de conception d'image, que cela passe par le sens du cadrage, du rendu esthétique, qu'à la signification de tout ce qui est montré à l'écran. Ridley Scott est un génie dans ce domaine, et il est au sommet de son art sur ce film !


Michael Fassbender

Quant à l'interprétation, elle se montre globalement de qualité. Michael Fassbender se démarque une fois de plus, amène son personnage au-delà de tous les autres et offre une prestation aussi envoutante que mémorable, d'une richesse incroyable. Il est aidé, il faut le dire, par une écriture donnant l'avantage à son personnage. Noomi Rapace aura aussi de très grands moments et se montre à la hauteur des attentes que l'on pouvait placer en elle, même si au final elle n'est pas la digne héritière de Sigourney Weaver (de toute façon, personne d'autre aurait pu la succéder v.v).
Seule semi-déception, une Charlize Theron un peu en retrait et un Guy Pearce trop effacé par un maquillage excessivement présent (et surtout voyant), d'autant que son temps de présence à l'écran reste anecdotique...


Verdict final


De toute évidence, il est très dur de porter un avis définitif sur Prometheus, le film est bien trop riche scénaristiquement et visuellement pour être considéré comme une déception mais, en même temps il faut bien reconnaître que des erreurs sont bel et bien présentes, et que certaines, très maladroites, paraîtront même impardonnables aux yeux de beaucoup de monde. Prometheus est un film hybride où le mauvais n'arrive pourtant jamais à faire oublier l'excellence - tout de même majoritaire - où le mémorable se bouscule avec la semi-déception et où le génie se mêle par moment à la maladresse du novice. Pour le reste, et parce que passé les deux heures de pellicule on a grave envie de voir la suite, courrez le voir ! Car rarement (de nos jours) vous verrez de la science-fiction aussi adulte, aussi pure, et aussi marquante !

Pour peu qu'un futur director's cut fasse son apparition (ou un montage corrigeant quelques questionnements), ou encore que le recul vienne à amoindrir la déception du moment pour certains, il n'est pas improbable que Prometheus grandisse dans le cœur des gens avec le temps et gagne son statut de film culte, au même titre que l'ont été Alien et surtout Blade Runner au fil du temps....

Il n’est donc pas le chef-d’oeuvre que l’on pouvait espérer mais s’avère être un solide film de science-fiction, ponctué par d’intenses séquences cauchemardesques. Le temps pourrait fort bien lui être propice...

Un petit pas pour Ridley Scott qui, hélas, n’est pas un nouveau grand pas pour le cinéma, car son film est imparfait. Ceci étant, le retour à la science-fiction de celui qui nous pondu l'un des plus grands monuments du cinéma sf est un événement en soi ; qu’il s’agisse d’un film touchant à la mythologie d’Alien l’est d’autant plus.



Le trailer officiel.

LES PLUS

  • Ridley de retour à la sf !
  • Visuellement parfait
  • Une multitude de thématiques profondes
  • Un enchainement de passages mémorables
  • Casting au top ; Noomi Rapace et Michael Fassbender (exceptionnel) en tête
  • Musique

LES MOINS

  • Des raccourcis scénaristiques dignes d'un débutant
  • Un film trop proche, ou trop éloigné d'Alien, qu'on n’arrive pas forcément à situer du coup
  • Charlize Theron et quelques seconds rôles un peu effacés
  • Sigourney, tu nous manque...

 ;)

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Aujourd'hui j'ai vu...
« Réponse #403 le: jeudi 31 mai 2012, 16:17:03 »
Bon désolé mon petit JeK, tu sais que je t'aimes bien mais je suis obligé de réagir là v.v

(Cliquez pour afficher/cacher)

Mise à part cette petite douche froide, le film est un divertissement honnête, techniquement ça envoie du boudin bien sévèrement, il y a même une ambiance qui rappelle le film original, ce qui est loin de me déplaire. On reste loin du niveau d'un Alien ou d'un Blade Runner, mais c'est un film qui se regarde sans problème, mais qui ne rempli pas totalement le cahier des charges qui était promis.


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Aujourd'hui j'ai vu...
« Réponse #404 le: samedi 02 juin 2012, 01:17:02 »
Bon, je viens de voir le film et je suis totalement d'accord avec D_Y mais je suis pas aussi gentil... le film se perd dans son scénario; même sans vouloir se rattacher à Alien (alors que vu que toute la promo a été faites en rapport avec Alien, on ne devrait reprocher à personne de le faire), le film s'annonce passionnant avec des véritables questions qui prennent aux tripes pour finalement rien apporter.


Je ne parle pas des personnages qui sont sous-exploités (en premier lieu, celui que l'on peut rattacher directement à Alien).



Après, le film reste plutôt bon mais rien de transcendant...