Auteur Sujet: Écrits non contractuels  (Lu 1965 fois)

0 Membres et 1 Invité sur ce sujet

Hors ligne Haine

  • Bébé dragon.
  • Valet d'Hylia
  • Soldat d'Ikana
  • *****
  • Messages: 654
  • Idiote.
    • Uselessenback
    • Voir le profil
    • Mon DeviantArt
Fictions et Fanfictions
« Réponse #15 le: mercredi 06 décembre 2017, 20:55:00 »
Y a un message caché ?
Tu es encore plus belle qu'hier Neyrin... :help:

J'aime toujours autant tes écrits, ton style, et cette histoire est bien sympathique, continue ! :oui:
Non je ne suis pas haineuse, juste Haine, merci.

Hors ligne Aélia

  • Déesse Hyah
  • Paraduse timide
  • *
  • Messages: 99
  • The cocottes are the bestouilles.
    • Voir le profil
Fictions et Fanfictions
« Réponse #16 le: mercredi 18 avril 2018, 11:27:42 »
Hey ! J'ai lu tout ce que tu as posté jusqu'à présent et je dois dire que ça me plait beaucoup ! Tu as une écriture belle, agréable et élégante. Tes histoires sont très prenantes même si on ne connait presque rien de ton univers, et j'apprécie suivre tes personnages - parfois étranges - même si on ne connait quasiment rien d'eux non plus.
En bref j'apprécie beaucoup ce que tu fais, j'ai hâte de lire de nouveaux textes ^^
De la main droite, je résous une équation..., et de la main gauche, j'écris un nom.
Puis... je prends une chips... QUE JE MANGE !

Hors ligne Neyrin.

  • 𝑪𝒐𝒕𝒖𝒓𝒏𝒊𝒙 𝒄𝒐𝒕𝒖𝒓𝒏𝒊𝒙
  • Peste Mojo
  • *
  • Messages: 327
  • Ancienne morveuse.
    • Voir le profil
Écrits non contractuels
« Réponse #17 le: dimanche 01 juillet 2018, 17:28:41 »
Un petit texte sur la princesse Kaguya des studios Ghibli. <3
J'ai essayé de retranscrire la poésie du film, ce fut assez complexe. :8):

_____________________________


    Sous ces étoffes de soie ne se dévoilait qu'une élégance superficielle, bien loin de celle que la nature lui avait octroyée avec grâce et bienveillance. Les tissus nobles et colorés glissaient sur sa peau blanche et soyeuse et avec une certaine grâce, semblaient se déverser en une délicieuse cascade sur les planches vernies. La pureté des traits de son visage, l'éclat de son regard ébène et de ses vêtements dont chaque motif tissé reflétait une richesse d'esprit factice, ne faisaient qu’accroître cette beauté que tant d'hommes se pâmaient. Ses longs cheveux noirs, raides et parfaits, défaillaient le long de son dos de manière unique et singulière ; ils s'harmonisaient si bien avec les soies que les servantes s'accordaient à croire qu'elles avaient été faites pour cette splendeur surnaturelle. Certains admirateurs affirmaient qu'elle provenait des cieux, voire au-delà ; un endroit inaccessible aux hommes, un lieu où tout n'était que magnificence aussi bien dans l'architecture, l'art que dans les créatures superbes qui naissaient sur de mystérieux astres lointains.

   C'était une jeune femme d'une beauté féerique. Ses yeux perçaient le cœur des hommes : ceux dont la flamme qui s'y terrait était flamboyante et sincère, elle les embaumait d'une douce attention pourtant frugale, mais qui donnait à chacun d'entre eux le courage de gravir les plus hautes montagnes pour espérer recevoir d'elle, un baiser ou même une caresse. Un timide sourire volé serait même, à leurs yeux, la récompense la plus délicieuse des kamis. Adulée et source de fascination, de sentiments exaltés, comment pouvait-elle seulement être ternie par le malheur ?

  Le peuple racontait que jamais elle ne versait de larmes ; l'on disait que la seule façon d'attiser sa passion était de l'émouvoir en déployant sa poésie et ses talents. Ainsi, même le plus misérable des hommes pouvait espérer recevoir d'elle d'augustes larmes qui se convertiraient en un amour tendre et exceptionnel. Cela n'était que des légendes destinées à bercer le désespoir des malheureux, car seuls les prétendants nobles avaient l'autorisation d'approcher cette beauté. Ceux qui refusaient de la croire vraie parlaient d'une Ohaguro Bettari qui avait envoûté les hommes et ne se dévoilait que le jour des noces ; la plupart préférait rire d'une telle absurdité, dans la simple crainte de voir leurs fantasmes jugulés.

   Sous ces merveilleux traits que l'on traçait à la jeune femme, sous ces somptueuses étoffes qui ébauchaient sa joliesse éternelle, aucun ne décelait le malheur qui ceignait son cœur. Prisonnière d'une vie noble, elle en venait à songer à cette campagne, mère de tous ses idéaux et berceau de son enfance. Chaque soir, elle était torturée par le désir de retrouver la montagne et ses richesses, d'entendre de nouveau les cris des enfants qui l'appelaient avec gaieté. À ses oreilles, lors des nuits les plus pénibles, parvenait son prénom : celui des montagnes où elle s'était vue naître. Ses songes les plus profonds lui infligeaient l'image de Sutemaru dont elle avait été arrachée.

   Elle rêvait de leurs corps qui s'étreignaient, loin de la pudeur aristocratique et elle s'imaginait, durant des heures, sentir l'herbe douce de la campagne chatouiller ses pieds, glisser entre ses doigts comme des insectes. Elle s'imaginait pouvoir embrasser la cime des arbres, les oiseaux qui tournoyaient jusqu'au firmament et exultaient leur liberté au travers d'aubades mélodieuses. Lorsque la fatigue onirique se manifestait, elle se laissait choir dans cet écrin verdoyant, abritant tant de parfums vivifiants, et elle voyait s'allonger à ses côtés Sutemaru qui n'avait jamais quitté cet endroit, mais qui apprenait de nouveau à le contempler en sa délicieuse présence.


(Cliquez pour afficher/cacher)
« Modifié: dimanche 01 juillet 2018, 17:32:07 par Neyrin. »