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[Discussions libres] Parlons Jeux Vidéo !
D_Y:
J'ai pas trop le temps de répondre sur l'intégralité du post, mais bon finalement c'est pas bien grave puisqu'on semble à peu prés d'accord sur tout, et les légers points de désaccord (comme les jeux qui seraient objectivement bons) ne me semblent pas pertinents à faire étirer davantage.
Par contre je veux pas dire mais c'est hyper péjoratif de traiter quelqu'un de complotiste, niveau condescendance ça se pose plutôt bien. En général quand t'en arrive à mettre ça sur le tapis, tu prêtes à ton interlocuteur le même niveau intellectuel que des gens qui croient à la Terre plate ou aux reptiliens. Merci quand même mais bon...
Bref, admettons que ce ne soit pas volontaire. Le fait que les gros sites comme JVC soient sponsorisés n'est un secret pour personne (de fait ce n'est plus une théorie), même eux ne s'en cachent pas une seule seconde. Ils mettent même au début de certains articles "article sponsorisé par...".
Je le répète, ces sites ne sont pas gratuits par la force du Saint Esprit, ils sont sponsorisé par la pub des éditeurs, c'est grâce à ça qu'ils gagnent leur vie. S'ils étaient indépendants ils n'auraient aucun moyen de survivre sans faire payer un abonnement... C'est un modèle économique moisi mais qui est un fait connu de tout le monde...
D'ailleurs j'émets pas tellement de jugement de valeur, c'est somme toute assez logique de brosser dans le sens du poil les éditeurs de gros jeux qui sont ta principale source de revenu, c'est du commerce pur et simple. Les gros jeux même moisis sont notés au minimum 15 (The Order 1886, tiens tiens...) alors que les jeux plus modestes sont beaucoup plus facilement notés sévèrement.
Pour conclure tu veux que je te rappelle que Sony a blacklisté Gamekult parce qu'à l'époque ils ont osé donner une note moyenne à Heavy Rain ? Même quand ils essayent d'être "libres" ils se font taper sur les doigts. Et c'est une pratique courante et pas du tout un secret de polichinelle, après tu vois des complots où tu veux...
Moon:
C'est peut être hyper péjoratif mais il y a plein de niveau de théories du complots (et je le dis d'autant plus facilement que mon métier est au cœur d'une qui en plus peut être très comparable à celle ci à savoir le manque d'intégrité à cause de sponsoring).
C'est certain que les plus connues c'est la terre plate, les reptiliens, le 11 septembre, ...
Mais là aussi, si le sponsoring est une réalité (et n'est pas un argument pour moi, celui de Gamekult est un bon exemple en revanche mais ce dernier s'en est un peu fichu et limite en a fait un argument de vente), tu fais déjà un procès aux journalistes sans preuve en disant qu'ils n'ont pas d'intégrités (et ces derniers s'en défendent donc non, c'est pas une vérité établie par tous de facto )car payés pour donner des bonnes notes tout comme on pourrait dire qu'il y a des pubs avant un envoyé spécial sur France 2 par exemple et de fait, les sujets dessus seraient tabous (comme les derniers reportages sur lactalis avec Elise Lucet par exemple).
Donc c'est toi qui accuse, pas l'inverse.
Moi je ne fais que dire que je ne participe pas à ce débat.
Suijirest:
Terminé avec un peu d'aide et deux ans de retard Soul Nomad & the World Eaters. Un jeu de NIS sur PS2. Oui, je fais beaucoup de jeux NIS ces temps-ci mais que voulez-vous, c'est mon studio préféré et j'ai beaucoup de jeux à découvrir dans leur catalogue.
Le jeu se traîne pas mal de tares et de traits typiques du studio, comme une mise en scène riche grevée par des graphismes médiocres, un humour barré à qui mieux-mieux, un texte d'une profondeur insoupçonnée et une bande-son qui pue le Sato à douze bornes. Mais malgré ça, c'est sans doute le jeu qui a justement le plus à cœur de casser l'image du studio.
On peut le craindre en voyant la jaquette et en entendant son thème musical, mais l'univers n'est pas sombre, non. Il est carrément noir comme l'Enfer, c'est même la fantasy la plus dark qu'on n'ait jamais vu de la part de ce studio. La guerre, la maladie, les commerces sexuels, les religions, les trafics d'enfants, les rapts d'esclaves, ne croyez jamais que ce jeu n'osera pas aller plus loin qu'il ne l'a déjà fait, il n'a aucune limite dans la saloperie. Dommage qu'il soit un peu difficile de s'y immerger à fond, car on l'arpente en suivant les aventures d'une équipe assez guillerette et easy-going...
Mais la vraie beauté dans tout ça, c'est qu'il ne le fait pas du tout pour le plaisir ni pour flatter les désirs du joueur. Il le fait pour trouver un écho considérable avec les dernières heures du jeu qui soulèvent en très peu de temps et de paroles une question centrale passionnante, malgré une réalisation qui sentent bien passer le mot "budget" dans les pages roses du dico. Pour ceux qui n'ont pas l'intention de consacrer les 40h nécessaires à l'atteindre, la voici en spoil.
(Cliquez pour afficher/cacher)Si le malheur et le bonheur s'opposent, si le bonheur est impossible à créer, et si la liberté individuelle de construire le sien mène fatalement au malheur collectif, alors n'est-il pas possible de concevoir un monde heureux pour tous en rendant le malheur techniquement impossible, en contrôlant et en uniformisant absolument tout ?
Cette question, on l'a déjà vu passer un bon million de fois dans beaucoup de RPG (un certain studio l'abordait déjà en 1994 quand ils faisaient encore des bons jeux) mais ici, elle trouve un corps et des circonstances bienvenues, qui la présentent vraiment sous tous ses aspects, et non sous l’œil aiguillé aveuglement auquel nous sommes habitués de la part du Japon.
Côté gameplay, là encore, on s'éloigne autant que possible de l'approche Disgaea ; ne pas aimer cette licence n'est donc pas une raison valable pour bouder ce jeu. Tactical à l'ancienne mais pas trop, Soul Nomad vous laisse créer vos escouades et les monter au front ; placements et déplacements, endurance et HP, type d'unités et de terrains devront être gérés avec soin pour venir à bout des maps. Néanmoins, dans Soul Nomad, difficulté n'est pas le maître-mot. Ce serait plus "longueur", car les maps sont vastes et surpeuplées d'ennemis qu'il faut abattre un par un. Certaines sont plus ardues que d'autres et demanderont des coups de pouce, vous pouvez aussi vous retrouver face à vos propres erreurs (notamment d'être en rade de thune à force de créer et d'invoquer trop d'unités qui sont du coup trop faibles pour vaincre).
Comme dit précédemment, finir l'histoire principale prend environ 40h. Cependant, ce n'est que la moitié du chemin, car le jeu prévoit aussi un scénario alternatif, dans lequel votre protagoniste ne va pas partir sauver le monde, mais le conquérir. Loin d'être un extra à l'arrache, il semblerait que cette partie donne corps et motifs à plusieurs personnages, notamment les antagonistes de l'histoire.
Je n'hésiterai donc pas à recommander très chaudement ce jeu qui se place aisément parmi les plus originaux et audacieux que j'ai connus de la part de NIS ; son univers, ses personnages et son histoire méritent largement cet effort et même si ça n'aurait pas été impossible, il n'aurait pas tant brillé s'il était un anime.
Nonobstant, je n'hésiterai pas davantage à insister sur le fait qu'il est parfois très pénible à suivre, la faute à un rythme narratif très lent et décousu (on se demande fréquemment quel est le rapport entre ce qu'on fait et notre objectif principal) mais aussi à des rixes interminables qui pardonnent certes les erreurs de gestion aux plus opiniâtres, mais qui demanderont une forte patience quand vous devez les refaire.
La note du coeur (partie oeuvre) sera de 17/20, la note de la raison (partie jeu) hésitera entre 13 et 14.
D_Y:
Non parce que le coup des médecins et des labos ce sont des conclusions hâtives motivées par des préjugés qui aboutissent à des procès d'intention. Alors que l'indépendance des médias JV par rapport aux éditeurs est un débat connu, vérifié et vérifiable, commenté (en bien ou en mal) même par les principaux concernés.
Tu peux dire que c'est un faux débat ou quoi, mais c'est pas du complot.
Je ne fais le procès de personne d'ailleurs, je tenais juste à rapporter une réalité économique (que je trouve très logique, soit dit en passant).
Quant à la télé, ce sont les contribuables qui payent le salaire d'Elise Lucet, pas les publicités. D'ailleurs c'est marrant parce que s'il y a bien quelque chose qui a une influence énorme sur les programmes que l'ont voit à la télé, c'est bien la pub.
Si tu veux continuer (ou pas), puisqu'on est bien HS, on va sur Discussions Libres Jeux Vidéo :^^:
Moon:
Non je pense qu'on se mettra pas d'accord là dessus (car là où tu affirmes que c'est une réalité économique, j'affirme le contraire et je pense justement qu'il y a plein de comparaisons possible avec le milieu journalistique généraliste ou mon métier) et comme je veux pas mettre du sel dans cette partie là du débat qui serait à mon humble avis stérile (pas de preuves, accusations avec peu de fondements des 2 côtés, inintérêt de ma part pour ce genre de procès, ..), on peut rester là dessus ;)
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