Auteur Sujet: K. ~ Partir et autres expériences.  (Lu 19011 fois)

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K. ~ C'est l'été
« Réponse #15 le: lundi 06 septembre 2010, 19:31:00 »
Ah nan mais t'en fais pas, si t'es content de ton texte et que tu peux m'expliquer sans t'énerver pourquoi, t'as rien à r'toucher. Mon opinion r'gard' que moi, et même si tu m'dois obéissance pour mon talent et mon génie, tu as entièrement raison quand tu préfères t'en tenir à ton propre goût.
Fais gaffe à toi si j'te croise dans la rue, c'tout.
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K. ~ C'est l'été
« Réponse #16 le: vendredi 10 septembre 2010, 23:44:33 »
Pour ma part, je ne suis pas un professionnel et j'ai rarement lu de Fanfictions. Ceci dit j'ai tout de même déjà lu des nouvelles et les ai étudiées (Zola, Matin brun,...).
Je trouve que tes récit sont fluides, facilement compréhensibles et agréables à lire, moi qui ne connaît pas très bien ce type de lecture, ai été étonné de prendre assez de plaisir à lire tes deux nouvelles.

Pour ce qui est de "Mémoires d'un pot":
J'ai trouvé l'idée intérressante. Consacrer un texte aux objets dont on fait le moins attention dans la vie quotidienne, je trouve cela peu commun, et ça en fait un avantage à mon goût. Le rapprochement avec la série Zelda est certes minime, mais suffisant. Je pense que je n'aurais pas apprécié d'avoir un texte entièrement à la sauce Zelda sous les yeux dans ce contexte. Pour la longueur du texte, je suis assez satisfait, sur cette nouvelle, plus de texte n'aurait servit à rien. Les détails sont assez nombreux et explicites sans pour autant être gênants.

Pour ce qui est de "Ne rougis pas":
Je n'ai pas été très fan. L'idée est bonne, le récit l'est aussi mais étant persuadé que Link restera toujours célibataire, sans sentiments amoureux et qu'il ne parlera jamais, je n'ai pas tellement apprécié. Ceci dit, je me doute bien qu'on ne peut pas faire interagir Link si il ne parle pas, dans une Fiction. En revanche, j'apprécie le fait qu'il soit libre de ses mouvements et qu'il lui arrive une mésaventure en bateau. ca donne un côté plus réaliste à l'histoire, ça me plonge plus vite dedans et je suis plus vite interressé. J'ai apprécié aussi Mina. C'est une fille bourgeoise au sale caracthère, comme on la voit au début de TWW et malgré qu'elle soit devenue pauvre  un moment, je pense qu'elle ne changera pas si elle retourne dans la luxure. Presque un instant j'ai cru que l'homme qui croise le regard de Link et Mina était son père. C'est juste dommage qu'on n'en sache pas plus à propos de ce mystérieux inconnu.

Enfin, tout cela pour dire que je trouve tes deux nouvelles excellentes.
Pour tout ça, je dois payer combien? Heu... Plus de 1000€...? Quoi? Déjà? :arrow:

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K. ~ C'est l'été
« Réponse #17 le: samedi 11 septembre 2010, 17:23:47 »
Hum... Si elle retourne dans la luxure, tu es bien sûr ?  :ash:
PS : L'annonce 100 € par commentaire était juste un faux prétexte pour attirer les gens :noel:

Hors ligne Liam

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K. ~ C'est l'été
« Réponse #18 le: samedi 11 septembre 2010, 17:38:26 »
Ah c'est bien les littéraires ça, on commente leurs œuvres et tout ce qu'ils trouvent à faire pour répondre, c'est de commenter notre propre commentaire, et évidemment pour que ça soit drôle, seulement les incohérences. Elle est où la réception de la critique? Tu me déçois HN :noel:

Sinon pour ne pas uniquement troller, c'est quand le prochain essai, qu'on puisse continuer à commenter? :dnt:

Hors ligne Serkan

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K. ~ C'est l'été
« Réponse #19 le: samedi 11 septembre 2010, 17:50:41 »
Hé bien, dans la luxure, oui, un univers luxuriant. La richesse, enfin, tout ce qui est du même champ lexical que "avoir beaucoup de richesses matérielles".

Hors ligne Liam

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K. ~ C'est l'été
« Réponse #20 le: samedi 11 septembre 2010, 18:06:36 »
Non Non LinkHyrule, en fait il est très facile de confondre, mais la véritable définition de Luxure, c'est ça ;-D

EDIT : En fait j'ai moi-même souvent fait l'erreur par le passé, alors faut retenir : Luxeure, et pas chercher plus loin :p

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K. ~ C'est l'été
« Réponse #21 le: samedi 11 septembre 2010, 18:45:08 »
Aaah ^^"
Veuillez m'excuser pour cette erreur... ^^"
Bon sang qu'est ce je peux dire comme bêtises moi...

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K. ~ C'est l'été
« Réponse #22 le: samedi 11 septembre 2010, 20:23:56 »
Ça me fait penser qu'un jour je l'avais écrit dans une copie de Français, en parlant du luxueux décor d'un lieu, évidemment souligné en rouge avec un Oh !

Enfin bref, l'ambiguïté de l'homme est faite exprès, elle laisse planer le doute et montre bien que Link n'a plus rien à voir avec Mina et ne veux plus rien savoir. Donc la fin part à la foi sur une brutalité et sur une grande touche d'espoir. Bien mes fics Baroques ?  8-)

Mais, dans la prochaine fic ( En plusieurs chapitres cette fois ! ), complétement absurde, peut-être que Link ne parlera pas et s'embêtera un peu, du moins dans un des chapitres :noel:

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K. ~ C'est l'été
« Réponse #23 le: dimanche 12 septembre 2010, 15:09:18 »
J'ai lu ta seconde fiction. Je ne sais pas pourquoi, je n'avais pas envie de la commenter la première fois que je l'ai lu. Du coup je l'ai lu une deuxième fois pour me donner envie de commenter, car j'avais plus envie de te commenter, plutôt que de commenter "Ne rougis pas".

Je suis d'accord avec certaines remarques de mes camarades de forum. Comme Weekly, je trouve que Link parle bizarrement. Le coup de système économique et tout... bof. Et puis je sais pas. La situation est très bizarre, voire gênante. Link est amoureux de Mina (ah ben tiens... aurais-tu vu du batifolage masqué dans la forteresse maudite ?), Mina n'est pas amoureux de lui (pas surprenant), elle a replongé dans la richesse prétentieuse (explicable). Il y a quelques points du coup sur lesquels je trouve le scénario bizarre. Je préviens ce sont des détails : Mina dit qu'elle est devenue riche "à cause" de Link. Cela devrait être plutôt "grâce à" non ? Pour moi à cause a une connotation péjorative ce qui fait que Mina aurait préféré être pauvre... ça ne va pas.
Et puis le langage de Mina me semble pas assez pompeux. Tu aurais pu faire un peu plus, peut-être que cela aurait ajouté un petit plus ... je ne sais pas.

Enfin bon, c'est peut-être qu'une question de goût, mais je ne suis pas fan de cette nouvelle. C'est pas mauvais... Imaginer Naglagla maigri à la place du mystérieux homme me fait rire, mais je préfère la première.

Sinon que voulais-je rajouter. Quelques fautes d'orthographes (des s à la seconde personne manquant, je crois un pluriel mal accordé...). Puis sinon bonne continuation ^^ !

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K. ~ Game Over
« Réponse #24 le: vendredi 24 septembre 2010, 21:34:27 »
Bien l'bonsoir jeunes gens !

Après avoir écrit et publié le Chapitre 8, Confrontations, de Misanthropie, mon Amour., tournant de l'histoire et brutal, je viens résumer la situation. En effet, je publie sur cette bibliothèque ma nouvelle pour le premier tour du concours de PdC, laquelle a défrayé la chronique.

Sur le thème imposé de La Chute d'Hyrule, cette nouvelle post-Crépusculienne est sombre et brutale, même dérangeante. Commentez-là à votre guise même si tout est dit et expliqué dans le Café.
Bonne lecture, n'ayez pas peur et détachez-vous de cette forme qui peut repousser au premier abord ce qui, je l'avoue, est tout à fait normal, mais pas recherché au moment de l'écriture.

*

•Game Over

Château d’Hyrule, trois mille trois cent jours après l’avènement du Héros du Crépuscule.

Deux gardes royaux, protégés par leurs lourdes armures, accompagnaient le ministre jusqu’à la chambre royale de la Princesse Zelda. Ils attendirent à l’entrée que l’entretien se termine, le temps d’entendre d’un ton neutre et solennel «Je sais. Je n’ai pas besoin de vous.»
La garde descendit l’escalier.

Zelda, qui n’avait pas pris la peine de se retourner pour répondre à son conseiller, contemplait encore par la fenêtre les frontières de son château à la merci des hordes ennemies. Des rangs d’animaux belliqueux armés jusqu’aux dents, brandissant leurs haine dans un seul et unique but. Une armée formatée par la puissance et la victoire. Un groupe incapable de ressentir la moindre émotion, ni même de faire preuve d’intelligence. Ce qui rendait le mal invincible face aux négociations et aux discours.

Link siégeait près d’un large bureau, sur une chaise en plaqué or ornée d’une fresque cosmogonique. Il partageait depuis longtemps sa vie avec la Princesse dans un Amour comblé et parfait, et ne pouvait s’imaginer une journée sans elle. De son rang de Héros, il avait su la charmer et lui correspondre affectivement.
Link était célèbre. Il était riche. Il était marié. Parfois, quelques quêtes épiques venait ponctuer son existence. En conclusion, il s’ennuyait.

-Link, je vais tenter d’appeler les déesses afin qu’elles te confèrent leurs pouvoirs.
-Ils sont trop loin. Le feu de Din ne pourra pas les atteindre.
-Tu n’as même pas essayé !
-La chambre où nous sommes se situe à plus de cent cinquante mètres. Or les Légendes de mes ancêtres ayant emprunté ces pouvoirs témoignent que la portée est infime comparée à cette altitude.
-Pourquoi es-tu si froid ? Tu te contentes de déclamer une thèse, comme une simple relation mathématique ! Soutiens-moi au moins, tu ne te rends pas compte de ce qu’il se passe ? Regarde en bas ! Ils veulent ta peau ! Ton sang !
-Je ne regarde pas en bas. Je ne me morfonds pas. Tu veux peut-être que je me jette dans tes bras et te demande en mariage comme au premier jour ? C’est toi qui parle du contexte de guerre, alors ton affectif, mets-le où je pense pour l’instant.
-Link, qu’est ce qu’il t’arrive ? Tu ne fais rien, tu n’agis pas pour ton Royaume ! Ces troupes de Ganondorf veulent ton sacrifice pour ressusciter leur maître ! Et une fois qu’il sera de retour, il voudra s’emparer de la dernière Triforce, la mienne, pour construire son empire du Mal ! lança-t-elle la larme à l’oeil.
-Je sais. Ne me prends pas pour un con !
-Alors tu dois savoir quoi faire chose !
-Non. Depuis que je porte cette tenue verte de Héros, je ne sais jamais quoi faire. Je me contente d’obéir, de suivre des indications sans avoir à me poser de questions. Sans devoir poser de questions. Je combat les ténèbres, je pille des temples, je cherche des artefacts sacrés, je ne suis bon qu’à ça. Je suis formaté pour accomplir un but. On m’a annihilé tout mon affectif et ma liberté de penser. On m’a rendu pire que toute cette foule qui se déchaîne au-dessous.

L’échange fut interrompu par le retour précipité du même ministre et de sa garde.
-Votre Majesté ! Ils ont forcé la porte Sud ! Ils pénètrent dans la Citadelle !
-Alors s’ils pénètrent, nous sommes bien baisés, affirma Link avec un sourire.
-Ne pouvez vous pas vous empêcher de lancer votre humour noir à chaque drame ? répondit le ministre, irrité par les propos.
-Si, je peux lancer des flèches ou des bombes à la place. Maintenant sortez, ou je tire ! hurla-t-il en saisissant son arc et le bandant aussitôt.
-Vous n’oserez pas ? Entre l’un qui bande et l’autre qui pénètre, on va s’amuser. Je peux appeler mes gardes si vous le cherchez tant.
-Il vous a dit de sortir, ordonna Zelda d’un calme olympien.
-Je ne sortirai pas tant que votre soit-disant Héros du Crépuscule ne m’aura pas fait d’excuses.
-Écoute. Soit tu es jaloux, soit tu m’as dans le nez pour une raison dont je me contrefiche. Mais je peux profiter de ma supériorité hiérarchique pour t’ordonner de dégager sur le champ, poursuivit Link en le pointant de son arc.
Le conseiller imposa aussitôt à ses gardes de venir le secourir.
-Je vois...Alors on déclare la guerre mais l’on est trop lâche pour se battre soi-même.
Dire que la guerre est à deux doigts d’éclater et que les monstres de Ganon sont en train de massacrer tous nos citoyens sans aucune pitié... Si le ministre était là, on pourrait peut être se défendre. Mais c’est dommage, Mônsieur est beaucoup occupé à faire la morale au fiancé de la Princesse et à provoquer des compétitions puériles. L’heure tourne, peuple d’Hyrule !
-Ce n’est pas drôle, Link.
-Je ne cherche pas à être drôle.
-À croire que vous êtes de leur côté. Souhaitez-vous la victoire de Ganondorf ? Souhaitez-vous la chute d’Hyrule ?
-Comme je l’ai expliqué à ma femme, je suis comme eux. Mais qui a fait appel à un jeune fermier pour sauver son Royaume de la chute ? Et qui à fait appel à des animaux maléfiques afin de détruire un Royaume ennemi et rétablir son règne ? Au fond, nous nous ressemblons tellement. Nous avons les mêmes motivations. Nous sommes tous poussés par un égoïsme royaliste, et nous cherchons à sauver notre petite vie, notre petite personne vue par les autres, c’est tout. Ce que vous pensez, ce que vous faites, cela n’importe même pas. Pauvre élite, vous et votre image, votre gueule dans les journaux, votre richesse matérielle, c’est tout ce que vous valez.
-Maintenant partez, ordonna Zelda.
Puis, se devant obéissance à la gouvernante, le ministre se retira en lançant un regard méprisant sur Link.

L’armée de Ganondorf traversait les arcades.

Zelda soupira.
-Ils arrivent.
-Tu réfléchis à ce que je viens de dire ?
-Oui. Mais maintenant nous n’avons que très peu de temps. Il faut te décider. À moins que tu ne veuilles nous quitter et les rejoindre, dans leurs rangs ? C’est ce que tu veux finalement ?
-Non. Je ne veux rejoindre les rangs de personne. J’ai subi assez de contraintes, je ne veux être ni un Héros, ni un Seigneur du Mal. J’en ai assez d’incarner le Bien et de me battre contre le Mal, ma vie est d’un ennui...
-Mais tu ne m’aimes donc pas ?
-Ca serait la seule raison qui me pousserait à rester. Mais la situation semble si critique. Je dois partir. Très loin. Il en sera mieux comme ça.
-Comment peux-tu penser à la fuite ? Toi, le détenteur de la Triforce du Courage ?
-Dans certains cas, la fuite n’est pas lâche : Elle est salutaire.
-Mais, le château, tout ce qui nous entoure ? Et moi ? Je ne vais pas rester seule, ici !
-Non. Mais réfléchis. Si je pars, personne ne me retrouvera jamais. Personne ne saura où me chercher, je changerais de vie à jamais. Et la Triforce du Courage entre ses mains ne sera qu’une illusion. Quant à toi... Je ne vois qu’un seul et regrettable moyen de cacher le dernier fragment.
-Tu n’oseras pas ? dit-elle la voix nouée, après un silence.

La grande porte du château fut détruite.

-Elle doit disparaître avec toi, répondit Link de la même manière. Tu n’as plus le choix : La reddition est la mort.
-Je ne ferais pas ce choix car je ne veux pas me rendre.
-Moi non plus je n’aurais pas voulu me rendre. Mais sois lucide, il est trop tard ! Que veut-tu faire ?
-Dans un ultime espoir, je vais implorer les déesses afin de sceller nos Triforce pour un temps. En contrepartie nous ne pourrons pas emprunter leur magie, mais c’est la seule solution.
-Humpf. Toujours aussi lâche.

Les ennemis avaient envahi le jardin. Zelda s’agenouilla solennellement au centre de la chambre et récita en Hylien des versets du livre de Mudora.

-Abrité des regards, dans un monde invisible...

La base du château tremblait.

-Le bleu du ciel rayonne d’une lumière d’or...

Des cris se firent entendre de plus en plus fort.

-C’est la que la Triforce, inéluctablement...

En un instant ils avaient envahi tous les couloirs.

-Transforme les rêves des mortels en...

Ils fracassèrent la la porte de la chambre.

-Jamais ! hurla Link.
Il sauta sur son bouclier qui était exposé face à la fenêtre, le brandit en esquivant le plus agilement possible de façon à ce que rien ni personne ne puisse l’atteindre, et lança trois bombes au fond de la salle avant de sauter par la fenêtre.
Le temps d’un songe, il courut à se rompre la respiration jusqu’à l’arrière du jardin, il retrouva Zelda, lui sauta dessus, la frappa en plein ventre, la plaqua violemment contre le sol, la déshabilla sauvagement et la pénétra dans une ultime pulsion en criant : «Réalité !»

Sa réputation entachée et le symbole d’Hyrule livré à la violence, Link savait qu’il n’y avait plus personne pour compter sur lui. Il s’enfuit par un mur détruit par une bombe, et s’éloigna sur Épona. Petit à petit il détourna son regard du château et resta totalement impassible. Froid. Intelligent.
L’ancien Héros était désormais seul et son royaume voué à la mort. Une mort brutale et irrémédiable, certes, mais qu’importe, puisqu’elle était choisie ?

Et nul ne sait ce qu’il advint du Royaume...

*

De plus, je me permet de vous livrer le verdict complet du jury, reflétant  généralement l'impression déçue et décevante du lectorat.

Citer
Kirbyzoux

Critères définis : 6/10

- Respect du thème : thème bien respecté, annoncé et souligné par le titre, au coeur de la problématique. 2/2
- Maîtrise de la langue : trop approximative. 1/2
- Style : curieux mélange de termes élaborés "cosmogoniques", ce qui est un bon point, et d'expressions qui sont pour moi à la limite du correct. 1/2
- Cohérence et clarté du récit : pour quelqu'un qui ne connaîtrait pas la série en détail, certains termes arrivent sans explication. 1/2
- Originalité et attractivité du texte : de très bons points de réflexion personnelle mais trop disséminés. 1/2

Appréciation personnelle : 5/10

Texte franchement bien par endroits mais trop inégal (et un peu trop cru pour moi). Je trouve que l'esprit de la série n'est pas vraiment respecté mais poursuis tes efforts.

Note finale: 11/20

◊ ♣ ◊

Plagueis

Critères définis : 7,75/10

- Respect du thème : On ressent bien la fin proche du royaume à travers le récit. Il aurait tout de même été intéressant d'avoir un peu plus de détails sur ce qu'il s'est passé pour en arriver là. 1,5/2
- Maîtrise de la langue : Quelques répétitions d'articles, des oublis de mots ou des erreurs de conjugaison, mais rien de bien grave dans l'ensemble. 1,75/2
- Style : Le style est agréable, basé sur le dialogue plutôt que les longues descriptions, ce qui le rend plus léger à lire. 2/2
- Cohérence et clarté du récit : Parfois un peu confus dans les évènements décris, notamment sur la fin avec des personnages qui se retrouvent on ne sait trop comment, étant donné la rapidité dont les évènements se déroulent. 1,5/2
- Originalité et attractivité du texte : De ce coté là, ce n'est pas très original, Ganondorf qui tente de s'emparer de la Triforce une nouvelle fois en envoyant ses troupes à l'assaut du château d'Hyrule. On a déjà vu ça de nombreuses fois. 1/2

Appréciation personnelle : 5/10

Un texte qui commence plutôt bien, mais qui malheureusement sombre assez vite dans le trash et le vulgaire, à la limite du supportable même. Le sujet principal est assez rapidement survolé et au final on se demande s'il ne s'agit pas plutôt de la déchéance du Héros plutôt que d'autre chose dont il s'agit ici. Le Héros, justement, devenu une vraie ordure, on ne sait comment. Le soit-disant Héros du Crépuscule possédant la Triforce du courage, qui enchaine les propos vulgaires à l'encontre de tout le monde et plus particulièrement de Zelda, juste parce qu'il s'ennuie et en a assez de faire ce qu'on lui demande. Ce même personnage qui a sauvé le monde par le passé et qui ne pense plus qu'à sa petite personne quand le Mal revient frapper à sa porte ? Désolé, mais ce coté n'est pas cohérent avec le Héros qui est dépeint ici. Le récit termine carrément dans le malsain avec le viol pur et simple de Zelda, juste pour finir "en beauté"? Pour conclure, ce texte est assez dérangeant dans l'ensemble, basé sur un personnage que l'on ne reconnait même plus tellement il est devenu immonde, pervers, lâche et violent. Dommage que tout le récit tourne autour de ce Link indigeste et qui n'intéresse personne.

Note finale : 12,75/20

◊ ♥ ◊

Ti'bouchon

Critères définis : 6/10

- Respect du thème : 2/2
- Maîtrise de la langue : Le texte dans lequel j'ai trouvé le plus de fautes de conjugaison et d'orthographe. 1/2
- Style : Passage trop rapide d'un comique, pas toujours drôle, à une approche plus dramatique, manque de transition. 0,5/2
- Cohérence et clarté du récit : La princesse Zelda qui est dans la chambre se retrouve dans le jardin, Link réussit à fuir le château assiégé de toutes parts, Link et Zelda qui s'engueulent alors que le château est assiégé... bref, beaucoup de passages brouillons. Le zéro est évité parce qu'on remarque tout de même l'univers d'OOT mais c'était limite. 0,5/2
- Originalité et attractivité du texte : Link qui pour une fois "décide" c'est une idée sympathique. 2/2

Appréciation personnelle : 3/10

Le choix d'un univers post OOT est assez attractif mais le manque de transitions entre les lieux et les actions nuit énormément à la clarté du texte ce qui le rend lourd et parfois lassant.
La libre arbitre de Link est une idée qui aurait gagné à être développée, lui donner un peu de mouvement, lui attribuer un changement de tenue par exemple ou de couleur de cheveux aurait ajouté à la crédibilité du changement de personnalité. La vulgarité de langage est soit mal adaptée, soit pas suffisante.
Cette vulgarité "gratuite" dans le contexte de cette fic est parfois choquante, mal venue et coûte cher à son auteur.

Note finale : 9/20

Tchuss !
« Modifié: vendredi 30 décembre 2011, 23:08:26 par un modérateur »

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K. ~ Origines
« Réponse #25 le: vendredi 15 octobre 2010, 19:30:46 »
*Entre dans sa bibliothèque, dépoussière un peu, scrute les alentours et prépare une ultime fois son ouvrage*

Voici donc ma nouvelle création, une fic qui se présentera en trois chapitres.
Ouimékeskesé ? : Minute, phalène à tête de mort. Origines traite des origines ( Ça alors ! ) de Link, premier du nom, à savoir d'Ocarina of Time. Les conditions de sa naissance, le contexte, sa famille, , et plus tard, sa recherche de vérité. Le premier chapitre ne le fait pas intervenir, mais l'on apprend des choses sur sa famille, et ses futures relations.
Appelé Termina, il reste quelque peu sombre et brutal, sans pour autant atteindre Game Over ; j'ai d'ailleurs tenté de tenir compte des critiques pour écrire quelque chose qui nous corresponde à tous.

Bonne lecture ! ;)

*

•Origines

Chapitre I : Termina

Il existait un temps où l’utopie était réelle. En un pays aux frontières floues, les Hommes savaient vivre en autarcie en cultivant leurs jardins. Sans être trop nombreux ni trop peu, tous étaient différents et s’entendaient à merveille. Ils échangeaient sur leurs modes de vie, sur leurs relations ou encore leurs opinions dans ce paradis terrestre où l’Homme avait été naturellement voué à vivre en société. Souvent, le jour, des animaux aux couleurs de l’arc-en-ciel et aux voix mélodieuses venaient les entourer dans leur bonheur, et chaque nuit, la Lune à la blancheur éclatante était visible, veillant sur la terre et le ciel. Mais les habitants les plus raisonnés, bien qu’ils n’aient pas d’autres expériences, commençaient à douter. Un pays si parfait où les Hommes seraient assez équilibrés ne pouvait pas être viable plus longtemps. Ils sentaient planer une menace. Rien que par le nom du pays : Termina.

Dans une cabane au milieu des arbres vivait sereinement un jeune couple comme les autres, heureux et rempli de projets. Ikau et sa compagne venaient de se connaître et voulaient partager leur bonheur avec les personnes auxquelles ils étaient liés, des amis qu’ils avaient appris à connaître et à qui ils faisaient confiance. Certains faisaient partie de l’élite intellectuelle qui dirigeait le pays, d’autres étaient sans prétention et acceptés à leur juste valeur. Leur meilleur ami, Ridley, gouverneur capital de l’Élite, leur parlait souvent de cette menace imminente, comme s’il se sentait épié ; le couple n’avait pas peur, mais n’étant pas naïf, il préférait rester sur ses gardes.
Le mariage se célébra quelques temps plus tard, au milieu de la vaste plaine aux reflets mordorés. L’espace d’un instant, le bonheur le plus total traversa les deux, ils en oubliaient tout ce qui les entourait : la perfection était telle, qu’ils se mirent eux aussi à douter.

En effet, quinze ans plus tard, une guerre sans merci avait éclaté. Une brève et vile attaque quelques années auparavant avait détruit les principales ressources économiques. Au-delà de cette crise, les esprits restaient marqués par une seule image : Celle du chef de cette insurrection, un enfant étrange  et squelettique au visage éternellement caché.
Personne n’avait rien subi, mais la menace pressentie s’étant avérée avait obligé l’Élite à prendre des mesures pour éviter d’autres abus. On se rendit malheureusement compte que le peuple avait besoin de subir les lois pour comprendre, et non de les vivre. La société avait donc été remise en question pour rétablir l’ordre et la liberté. C’est alors que le peuple, non compréhensif des nouvelles propositions, s’indigna et chercha à se révolter : La révolution prit une ampleur monstrueuse qui gaspilla jusqu’au dernier rubis dans la peur et la violence. L’Élite organisa un exil collectif, cependant que Ridley, à l’insu de tous, se poignarda d’un seul coup.

La guerre civile durait. Tout Termina était mobilisé pour lutter, on engageait les enfants dès quinze ans. Quinze ans, c’était presque l’âge de Kafei, Leur fils, jeune homme aux cheveux violacés. Face au climat de peur, son engagement était une nécessité et il en rêvait. Désormais seuls, ils vivaient cachés dans la plaine, autour d’un éboulement de rochers qu’un soupçon de mousse avait recouvert.
-Papa, laisse-moi partir.

-Non, non. Jamais. Je ne doute pas tu as d’excellentes aptitudes pour te défendre. Je te l’ai enseigné, je t’ai appris toutes les techniques. Demain, dès tes quinze ans, tu seras en âge de recevoir ton épée et ton arsenal, de partir à tout jamais si tu veux, mais tiens compte de nous. Tu es notre seul enfant et je n’accepterai pas de te perdre.
-Mais Termina a besoin de moi ! Ils doivent former les enfants pour l’avenir du pays ! Je serai capable de tout, je changerai même d’identité...pour vous aider.
-Tu n’es plus un enfant.

Au crépuscule de sa quinzième année, après avoir conclut les explications, Kafei se sentait tourmenté. Partir selon son désir, se libérer et prouver sa valeur, ou contenter sa famille au risque d’être plus vulnérable ? Il ne savait pas ce qu’il allait devenir, mais comme tout jeune de son temps, voulait se surpasser et prendre des risques. Devenir un Héros.
Cependant, son père et sa mère étaient aussi troublés. Pendant la nuit, elle fit part à Ikau de sa crainte principale :
-Ikau, je ne peux pas savoir comment tu vas réagir, mais...
-Mais ? Qu’y a-t-il ? C’est grave ?
-Non. Je suis enceinte.
-Ah. De combien ?
-D’un seul.
Ikau ne réagit pas à cet humour absurde et poursuivit la discussion.
-Comment est-ce arrivé ? Je suppose que je le saurai déjà si cet enfant était le nôtre.
-Je suppose que cet enfant est issu d’une pulsion d’un guerrier. Je n’ai pas pu me défendre.
Il se retourna. Il pleurait.
L’aube vint; les cris de guerre reprirent ; Kafei s’en alla dans l’horizon.

*

Je précise aussi que, pour accentuer l'angoisse et le trouble, j'ai fait preuve d'une petite contrainte dans l'écriture.
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K. ~ Origines
« Réponse #26 le: dimanche 05 décembre 2010, 20:43:34 »
*Entre dans sa bibliothèque, respire la bonne odeur de ses œuvres, et présente la suite d'Origines.*

Voici donc le deuxième chapitre de ma nouvelle fic. Ce dernier, intitulé comme la fic elle-même, présente les origines de Link. Un commencement qui se mêle à une fin, un espoir qui se mêle à un ennui, des frontières floues mais brutales.

*

Chapitre II : Origines

Kafei s’était enfui depuis longtemps déjà, tandis que les mouvements de l’enfant se faisaient sentir dans le ventre de sa mère, comme s’il était désireux de voir dès maintenant ce monde en pleine déchéance. Hélas, le climat de guerre n’était pas prêt à le recevoir, et plus la terreur avançait, plus sa naissance approchait. Si Ridley avait été encore en vie, il aurait pensé cet enfant comme le fruit de la providence qui devait libérer son pays. Mais ni Ridley ni l’Élite n’étaient là. Tous les autochtones suppliaient pourtant le gouvernement de rentrer, parce qu’ils étaient trop faibles pour assumer leurs actes, et pour trouver des solutions aux problèmes qu’ils avaient posés eux-mêmes. Mais tout ce qu’ils recevaient, qu’ils ne considéraient presque pas, c’était des lettres. Des lettres simples, sans explication, qu’un enfant en vacances pourrait écrire à ses parents. À part que cet enfant n’a plus de parents.

Au sein de cette panique, les parents de Kafei arrivaient encore à garder espoir, à la grande indifférence et incompréhension du peuple. Ils pensaient que la seule issue face à un tel désespoir serait de s’illusionner et de croire en l’avenir, en attendant hypothétiquement qu’un héros venu de nulle part aille rétablir leur utopie. Ils en étaient ridicules. En attendant, l’enfant se pressait de plus en plus de venir au monde, un drame s’ajoutait donc au couple. Mais quel que soit le contexte de sa naissance, la préoccupation principale était son bien être et son avenir. Sa mère tenait absolument à ce que son existence ne soit pas gâchée, même si elle devait mettre sa propre vie en jeu. Mais cela était beaucoup plus qu’un jeu, et l’angoisse atteignait son paroxysme. Le dialogue n’était jamais entamé, la campagne était vide et les hommes aussi. Le futur frère de Kafei ne se laissait pas encore pervertir.

Pourtant, plus la peur gagnait sa terre, plus il était attendu. Il se laissait ainsi attendre durant neuf mois, et fut enfin à la hauteur d’atteindre son monde. À l’aube de sa naissance, le pays était devenu sombre au possible, et la corruption le guettait si sa famille n’agissait pas. Ikau, qui recherchait sans cesse une solution, regrettait de ne pas avoir écouté Ridley et les prédictions de l’Élite ; S’il avait su qu’elles s’avéreraient, il aurait eu tout le temps pour fuir avec sa femme et ses fils. Mais il était trop tard pour regretter, il fallait donc trouver un moyen d’échapper à ces heures sombres et morbides.
Ayant longuement parlé avec sa femme, Ikau la leva par le bras, saisit ses deux dagues desquelles il ne se séparait jamais, et prépara enfin sa rébellion :
-Je passerai par le Canyon. J’indiquerai à ceux de notre parti que des combats décisifs ont lieu à la Baie. Tu partiras pour le Sud.

Son projet froid et intelligent voulant évidemment induire tous les guerriers en erreur, il allait en profiter pour fuir et trouver une terre libre où reconstruire sa vie. Ou plutôt, leur vie. Par ce qu’il connaissait des Marais du Sud, il était persuadé qu’une entrée vers un nouveau Royaume pouvait s’ouvrir, et qu’il pouvait enfin rejoindre son entourage pour repartir à zéro. Mais ce zéro était déjà annihilé par les centaines de guerriers, bloquant la majorité des issues de Termina. Ikau restait persuadé de la qualité de son plan, auquel il s’était longuement préparé.
Enfin, le jour fatidique arriva. Après des heures douloureuses, leur enfant naquît, et entendit ces premiers mots si doux de la part de sa mère :
-Tu n’es pas né ; tu es venu au monde. Ton nom n’est pas Link ; tu es Link. Tu ne survivras pas ; tu vivras.
Son père à son tour lui adressa la parole, après l’avoir contemplé et avant de partir :
-Si je venais à mourir...Tu m’oublieras.

Puis ce dernier s’en alla devant, tenant dans chaque main une de ses deux dagues aux reflets platinés, seuls biens matériels qu’il lui restait. Il maîtrisait parfaitement l’art de l’aventure et de la guerre, et l’appliquait à son paroxysme en escaladant le Canyon, plantant successivement ses épées dans le granite en guise de prises. Il surplombait le Cimetière, où les cadavres des guerriers s’entassaient sur les fondements du Royaume. Parmi les combattants, il percevait même Kafei, mais qu’importe, personne ne reconnaissait personne. Triste désolation malgré laquelle il voulut mener son plan porteur d’espoir. Mais à peine avait il commencé à parler, qu’il était égorgé dans l’indifférence. Par son propre fils semble-t-il.
Pendant ce temps, les Marais avaient vu passer la mère et son nouveau-né, perdus et épuisés. On ne sait comment, elle arriva finalement à une forêt, verte et vivante. À l’orée de la clairière, où des fées et des enfants profitaient de leur jeunesse, le gigantesque Arbre Mojo la repérait. Exténuée, elle s’effondra à ses pieds.

-Que penses-tu trouver ici ? demanda le Vénérable d’une voix tendre et grave.
-Je ne sais plus. De l’espoir, peut-être. Tout ce que je veux est pour mon fils...Faites ce que vous voulez de moi, mais laissez lui une vie...Il est mon unique consolation, je vous en prie ! souffla-t-elle dans un ultime effort.
-Inutile de me prier, ton vœu est censé. Tu veilleras sur ton enfant aussi longtemps que tu le voudras. Sa destinée sera assurée.
-Je...Je vous en remercie. Mais...La seule contrainte que je veux lui imposer est...qu’il ne sache rien de ses origines. Dites-lui qu’il est orphelin, ou qu’il est né ici...Sa vie ne commence que maintenant.  Quant à la mienne, je n’ai pas peur de sa fin, j’y ai été confrontée tant de fois...Si je peux regarder Link, tant mieux, s’il doit vivre sans moi, tant pis.   
-Ne t’inquiètes pas, relève-toi et souris ! Comment te nommes-tu donc ?
-Je...Je me nomme Navi.
-Très bien, Navi. Tu veilleras sur ton fils. Tu deviendras une fée.

*
« Modifié: vendredi 30 décembre 2011, 23:07:37 par un modérateur »

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K. ~ C'est l'été
« Réponse #27 le: dimanche 05 décembre 2010, 21:05:28 »
J'ai adoré lire cette fiction. C'est plus que prometteur, c'est déjà très bien. :)

J'ai dû rattraper mon retard parce que j'avais raté le premier épisode, mais en tout cas, tu prends ton temps pour écrire et le résultat le reflète tout à fait. C'est facile à lire, et tu démontres une bonne culture Zeldaesque.

J'attends la suite avec un grand intérêt, de même que la fiction de Synopz ! (tiens, j'ai oublié de commenter, j'ai fini les chapitres en cours...)

Mille mercis à Alice Lee pour la signature !
Entre ce que je dis et ce que tu entends, on risque de pas se comprendre...

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K. ~ C'est l'été
« Réponse #28 le: dimanche 05 décembre 2010, 21:18:01 »
Bon, ça fait un certain temps que j'ai lu mémoire d'un pot que je n'ai, à ma grande honte, pas commenté, il est donc temps de réparer cet affront.
C'est fichtrement original palsambleu cette histoire de pot, il faut dire que ces pots cassés par un type bizarroïde habillé en vert ne sont pas suffisamment médiatisé, heureusement cette injustice a été réparée, grâce à toi. Autrement dans la forme je ne vois absolument rien à redire donc voilà.
Je repasserai sans doute plus tard plus commenter plus amplement des textes qui me semblent très prometteurs.

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K. ~ Fin d'Origines !
« Réponse #29 le: samedi 25 décembre 2010, 22:17:04 »
*Se lève à l'aube d'un nouveau jour. Ce que j'ai écrit ne veut rien dire.*

Origines, troisième et dernier Chapitre. Il peut être perçu plutôt comme un chapitre complémentaire, puisque tout se découvre à la fin du deuxième. On sombre donc pleinement dans l'univers de fausseté, jusqu'à ce que la vérité éclate. En tout cas le style colle à l'ambiance dramatique et troublée. Bonne lecture finale et bonnes fêtes !

*

Chapitre III : Aube

“ Sur la terre d'Hyrule résonne l'écho d'une légende.
Cette légende nous conte l'histoire d'un garçon qui, après avoir combattu le Mal et sauvé Hyrule, disparut de ce royaume qui l'avait élevé au rang de légende vivante.
Fatigué des combats qu'il n'avait eu cesse de livrer, il partit pour un voyage, une quête secrète et personnelle.
Un voyage à la recherche d'êtres chers et d'un inestimable ami.
Un ami qu'il quitta après avoir accompli sa quête héroïque et trouvé sa place parmi les héros légendaires... ”

Termina s’était rétabli, douze ans avaient passé. Douze ans passés à s’enfermer sur le passé, à regretter une guerre, à regretter même un espoir. L’Élite n’était pas revenue, et nul ne savait où elle avait conquis sa liberté. Le peuple n’était plus pour autant livré à lui-même ; de nouveaux législateurs l’encadraient, mais ne portaient pas non plus le nom d’Élite pour ne pas subir les mêmes conséquences vécues auparavant. Son fils Viscen succédait à Ridley dans les locaux de Bourg-Clocher, un des rares endroits qui n’était pas ravagé. Le rayonnement du Cimetière d’Ikana, auquel la mort du père du Link donna son nom, étant entaché, ce dernier eu droit accompagné de Ridley à des adieux nationaux ; leurs dépouilles furent livrées à la liberté de l’Océan.
Étrangement, la guerre avait cessé le jour où Navi et son fils s’étaient enfuis pour une autre vie. Les légendes s’étaient donc avérées. 

Mais les souvenirs persistaient, notamment celui du chef de guerre, ce jeune enfant qui se cachait derrière ses masques. Personne ne l’avait revu jusque là à Termina. Seulement il vagabondait parfois dans Hyrule, comme un enfant abandonné de tout. Les Terminiens, Navi comprise, espéraient seulement qu’il ne reviendrait pas chez eux. Hélas, c’était trop beau. L’Histoire était en marche, et un jour, nul ne sait comment ni pourquoi, on le revit à Termina face à Link.
Navi, prise de peur face à au voyage de son fils, communiqua avec une proche par télépathie :
-Taya ? C’est vraiment toi ? Excuse-moi...Es-tu prête à assumer une haute responsabilité ?
-Par rapport à toi ? Euh, ouais, sans problème.
-Mon fils vient de sombrer à Termina. Je vois qu’il a été victime de Skull Kid.
-Quoi ? Mais tu ne peux avoir de fils ? Tu es une fée !
-Non. Je suis aux fées ce que mon fils est aux Kokiris.

-T’es pas une fée ? Mais qu’est ce qu’il s’est passé ? C’est une malédiction ?
-Pas du tout. Au contraire.
Navi lui raconta tout. Elle raconta à cette chère amie comment elle avait tout sacrifié pour son fils, qu’elle était à deux doigts de perdre. Comment son homme s’était sacrifié pour rechercher un ultime espoir. Comment elle avait offert la plus grande liberté du monde à Kafei en le livrant à la guerre. 
À Taya de révéler sa vérité. Elle et Navi se connaissaient fort bien à Termina en tant qu’humaines, avaient subi le même sort, mais par des raisons différentes. Taya avait perdu ses proches pendant la guerre, ne comptait plus sur Navi qu’elle ne voyait plus, et s’accrochait encore à la plus infime once d’espoir. C’est lorsqu’elle rencontra Skull Kid, dont l’image la traumatisait auparavant, qu’elle sombra dans son univers de perversion.
-Une chance que l’on ait pu se trouver. Tu es si jeune.
-Oui. J’aurais pu être ta fille.

C’est après ces retrouvailles dues au hasard que Navi communiqua sa demande :
-Taya, j’ai tout vu depuis l’endroit où je suis. Toi aussi. Nous avons été humaines, et je te demande une chose que jamais je n’aurais pu demander auparavant. Je ne peux pas revoir Skull Kid et Termina, j’y ai tout perdu. De surcroît Link croît déjà qu’il a été un enfant abandonné, qu’il est fils unique et que sa mère est morte. Alors que je l’accompagne faussement depuis sa naissance, sans qu’il ne connaisse véritablement mon identité. Je t’en prie, veille sur lui. Et fais en sorte de lui cacher l’existence de son frère. Il est trop tard, maintenant rien n’est plus réversible pour lui.
Taya accepta sa demande ; elle n’avait rien à perdre, était déjà abandonnée, et n’avait donc plus qu’à s’ouvrir à d’autres esprits. Link fut donc, comme toujours, accompagné par la fausseté et le mensonge sans rien savoir. Mais une once de vérité survivait encore. Étrangement, Kafei n’était pas mort.

Dans le monde prématurément apocalyptique  de Termina, Link apercevait de temps en temps son frère caché. Aucun ne se soupçonnait frère, mais c’est à l’aube du dernier jour que Link fit le premier pas. On l’avait chargé d’une mission commune, et il l’abordait comme n’importe quelle autre. Auprès de l’herbe abandonnée et de l’eau morte du lavoir, ils se revirent. Taya eut bien du mal à cacher l’identité de ce frère. Si elle révélait la vérité à Link, elle devait lui expliquer qu’il connaissait sa mère. Si elle la lui cachait, elle se doutait qu’il finirait pas la découvrir, et elle ne pouvait rien faire contre cela ; ce n’était qu’une fée. Elle préféra donc ne rien dire et se cacher une énième fois.
Après avoir reçu sa lettre sans encombre, Kafei interpella son frère :
-Qui es-tu ? Qui es-tu pour ne pas avoir peur de ce monde d’âmes déchues ? Qui es-tu pour garder ce courage indigne de l’ancien peuple ? Qui est-tu pour être un être aussi vrai ?

Link, qui s’était d’habitude contenté d’écouter sans s’exprimer, se sentit reconnu par cet homme qu’il connaissait depuis seulement deux jours. Il était d’ores et déjà persuadé qu’un lien le liait à lui :
-Je ne suis pas de Termina. J’y ai sombré mais j’y ai survécu.
-“Mais.” Inutile. Tu es obligé d’y survivre.
-On...On m’a raconté que les premières paroles de ma mère à mon égard étaient les mêmes. “Tu ne survivras pas ; tu vivras.”
Kafei se mit à rire nerveusement, d’un air surpris et d’un teint blanc.
-Qui es-tu ? Ce texte est le même qui est gravé sur les dagues de mon père. Ses deux dagues platinées et vengeresses que j’ai récupérées. Lorsque je l’ai tué.
-Mon père a été tué pendant la guerre.
-Alors nous avons les mêmes origines. Tu es mon frère et tu es une légende. Maintenant que tu le sais, nous pouvons nous séparer. Je pourrais me sauver de ce corps puéril et désuet, qui m’a longtemps servi lorsque j’étais encore bête et innocent.

À ses mots, Kafei se saisit d’une de ses dagues, la fixa de ses deux yeux, pleura, et la replaça dans son fourreau. Il regrettait.
Avant de partir vers sa bien aimée, il se saisit d’un livre en cuir couvert de dorures et écrivit.

“Vieille dague ! Toi, je te garde.”

Il courut vers la Grande Baie, planta une de ses deux dagues dans son livre, et le jeta définitivement à la mer. Il rangea la dernière dans son fourreau, quitta la malédiction qui l’emprisonnait, et s’unit enfin à sa bien-aimée. Link, comme à son habitude, sauva le pays de son apocalypse et s’en fut.

La suite appartient à l’Histoire.

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