Voici donc pour vous un quatrième chapitre dans lequel l'action commence (enfin ?). J'espère qu'il vous plaira.
Partie 1 :
Chapitre 4 : La Fuite de la Princesse
Antonin courrait le long d’une des artères principales de la Citadelle d’Hyrule. Il faisait nuit noire, un épais brouillard flottait dans la plaine d’Hyrule et une effroyable confusion régnait dans la rue : les gens hurlaient, les enfants pleuraient tous courraient en tout sens. Le jeune soldat était bousculé, ballotté par la foule paniquée. Malgré la cacophonie provoquée par les badauds hystériques, on entendait, au loin, le bruit de béliers en train de forcer une porte. Antonin courrait en direction du château, il devait se dépêcher, il devait voir la reine, c’était vital…Oui vital.
Antonin se réveilla, le front humide d’une sueur froide, Bastet dormait paisiblement à ses pieds. Quel horrible cauchemar ! Quelle terrible angoisse ! Le jeune soldat épongea la transpiration qui perlait sur son front avec la manche de son pyjama. Le jeune homme se sentit nauséeux et se jeta hors de son lit pour plonger son visage rendu brûlant à cause d’une sorte de fièvre. Après s’être rafraîchi, Antonin se sentit un peu mieux. En relevant la tête, les cheveux trempés, le garde vit son reflet blême sur la fenêtre couverte de buée. Il était si pâle que on l’aurait dit mort, les pupilles de ses yeux bleus étaient dilatées par une terreur inexplicable, innommable.
Il essuya le vitre pour regarder l’extérieur : il faisait encore nuit, une petite nappe de brouillard flottait dans la capitale, la rue était faiblement éclairée par des chandelles enfermées dans des lanternes suspendues aux façades des maisons. Le ciel était obscurcit par d’épais nuages d’un gris sombre, métallique comme du plomb, un ciel d’orage. Derrière la silhouette déchiquetée des Pics, Blancs que l’on apercevait au loin, faible lueur gris perle annonçait la venue de l’aube. De ce paysage se dégageait une terrifiante impression de tension et de malveillance. Derrière la forme lointaine du Mont du Péril que l’on voyait au Nord-est, un éclair déchira la voûte céleste obscurcie. D’énormes gouttes d’eau vinrent s’écraser dans un son à la fois doux et monotone contre le carreau. La cité semblait bien morne sous son manteau de pluie et de brume, une mélancolie grise comme le ciel flottait comme un nuage au dessus de la ville et du château.
Le soldat regarda l’heure sur une vieille horloge Terminienne, l’aiguille indiquait six heures et demie du matin. Estimant qu’il aurait été inutile de se recoucher pour se relever une demie heure plus tard, le soldat préféra rester debout. Antonin était, cependant, toujours hanté par l’étrange rêve malgré les multiples tâches auxquelles il devait se livrer avant d’aller travailler. Il se posait de très nombreuses questions : qu’elle était la signification de rêve sibyllin ? Il n’était pourtant pas agoraphobe, la foule ne lui faisait pas peur du tout. Pourquoi les gens fuyaient-ils autour de lui ?
Ces questions bourdonnaient toujours dans l’esprit du soldat comme un essaim d’abeilles furieuses alors qu’il allait travailler. Le ciel était de plus en plus sombre, des éclairs zébraient le ciel et le tonnerre était si assourdissant que l’on aurait dit que tous les autres sons étaient inexistants.Il entra dans la salle des gardes de la porte Est sans prêter attention à personne, il passa devant ses amis sans les regarder et alla s’asseoir seul à une table près du feu qui brûlait dans la cheminée et contempla les flammes qui brûlaient avec intensité dans l’âtre. Il ne sortit de ses réflexions seulement quand Allister lui proposa de lui renverser un sceau d’eau glacé sur la tête pour réveiller. Antonin lança un regard assassin, il avait déjà suffisamment à faire sans en plus supporter ses vannes vaseuses. Un sourire fendit le visage velu du géant, ce qui agaça encore plus le jeune homme. Il chassa ses pensées stupides de son esprit, si Allister apprenait qu’il avait fait ce genre de rêve, ce dernier le mettrait en boîte jusqu’à ses quarante ans.
***
Triebius s’était levé bien avant l’aube. Pour lui le grand jour était venu. Tous ses espoirs fous, toutes ses souffrances endurées en silence, tout ce temps dépensé à des recherches infructueuses, toute cette solitude dans les cachots de la Tout du Jugement puis dans les contrées désolée des Pics Blancs, tous ses sacrifices de sa chair et de son humanité allait enfin payer. Lui qui avait attendu si longtemps, lui qui avait rogné tout ce qui lui resté de conscience, lui qui avait gardé sa haine comme un compagnon sinistre dans ses longues errances. Tout ce qu’il avait fait allait enfin porter des fruits bien mérités. Ce soir, la Citadelle d’Hyrule tomberait et se serait lui, Triebius le Roi exilé de son Royaume du Crépuscule, qui arracherait la couronne à la veille Reine Zelda et s’en coifferait. Lui prendrait le contrôle d’Hyrule, lui qui rassemblera la Triforce et s’en servira pour accomplir l’œuvre. Mais au milieu de ces espérances et des ses projets de conquête, l’esprit de ce tyran était inquiet, une vague appréhension l’habitait, l’impression que tout ce qu’il construirait tomberait en poussière, que son empire cèderait face à un pouvoir plus grand que le sien. Cette impression l’inquiéta d’abord, puis elle disparut remplacée par une confiance aveugle en son pouvoir si grand que lui procurait le Heaume Noir.
Vers les huit heures du matin, Triebius et son armée quittèrent la Forêt aux Ruines profitant du brouillard, de la pluie et des éclairs pour se mouvoir sans être ni vu, ni entendu par qui que ce soit. Ils marchèrent dans la boue, au milieu des nappes de brumes, leurs yeux ne voyaient que du gris…du gris…du gris. Vers les dix heures, ils atteignirent enfin les alentours de la citadelle, au milieu du rideau de pluie, les montagnards, Triebius et les deux malheureux qui se trouvaient dans la grotte du glacier avec Lycaon purent voir les murailles et la haute silhouette du château d’Hyrule. Et ils restèrent là des heures durant à attendre à proximité de la Porte la plus proche de la Forêt aux Ruines : la porte Nord. Le futur roi d’Hyrule était littéralement grisé à l’idée que toute une civilisation continuait à vivre sa petite routine sans savoir que son ennemi le plus mortel se trouve à ses portes.
Ce sentiment n’habitait pas seulement le redoutable mage, il galvanisait également le sinistre Loki, un des trois explorateurs de la grotte. Il y avait quelque chose d’assez malsain chez ce personnage aux cheveux auburn si gras que on les aurait dit enduit de beurre, aux petits yeux si enfoncés dans leurs orbites que l’on ne les voyait presque lesquelles brillaient d’une lueur froide et malveillante, aux grand nez crochu dont les ailes frémissaient sans cesse comme si il reniflait une odeur, aux traits grossiers pour le peu que l’on en voit au milieu de sa barbe hirsute et aux multiples cicatrices couturant son visage livide comme la mort. Qui aurait pus croire que ce personnage d’allure aussi effrayante puisse être le frère cadet d’Odin, fidèle le général au service de sa Majesté le reine Zelda. Loki n’avait rien en commun avec son frère : Loki était un être violent, dépourvu de toute moral, d’un très grande cruauté, un misanthrope endurci. Il n’avait d’ami, pas de femme, pas d’enfant, juste…la solitude et son cœur desséché.
À côté de ces deux hommes exaltés, Le troisième homme qui se trouvait dans la grotte en compagnie de Lycaon et de Loki avait l’air d’un calme absolu.
Cet homme se nommait Hannibal et il avait été autrefois avec Scipion le Terminien un des meilleurs stratège de l‘armée Hyliennne. Ses yeux d’un bleu glacial dont les pupilles avaient vu les horreurs de la guerre perçaient l’âme de tout ce qui croisait son regard, ses cheveux bruns légèrement bouclés était coiffé d’un manière très sobre, il avait un visage pâle où toute pitié ou un quelconque autre sentiment était chassé. Cet homme avait connu tellement d’horreur que son esprit semblait avoir abandonné toute marque d’humanité pour ne laisser qu’un instinct de survie des plus basic. Il était très redouté par ses ennemies par il la pitié et la dureté d’une lame d’acier. La reine ne savait que cet homme qui avait vaillamment combattu pour Hyrule l’avait trahi, sinon elle aurait pu mieux se préparer, mais elle ignora que Hannibal avait activement participé à l’élaboration de la stratégie de Triebius. Ce fut un vrai fiasco.
***
« Encore perdu !
-C’est la dernière fois que je joue aux cartes avec toi Yalbreck.
-Je suis désolé Allister c’est le jeu, tu me dois vingt rubis. Une petite partie Antonin ?
-Désolé Yalbreck répondit l’intéressé. Je ne joue jamais à des jeux d’argent, mes rubis se font suffisamment rare dans ma bourse sans en plus la vider dans la tienne. Et puis de toute façon c’est presque notre tour de garde. »
L’amateur de jeux de carte eut l’air désappointé mais il n’insista pas et empocha le rubis rouge sang que lui tendit Allister puis les compères sortir dans la lumière grisâtre du soleil à travers la pluie
Dehors, l’orage et le brouillard avait redoublé de force. Les gouttes d’eau martelaient avec force les toits d’ardoises de la citadelle, les rues pavées étaient glissantes et les flaques d’eau dissimulaient des nids de poules. Toutes les échoppes étaient fermées, les cheminées crachaient des volutes de fumée, la ville déserte avait un air bien morne comme le ciel qui virait au gris sombre presque noir, des éclair tombaient fréquemment sur les montagnes et sur la plaine le brouillard était si épais qu’il devait faire quasiment nuit à l’intérieur de la nappe. Vers les six heures du soir, l’orage se dissipa mais pas le brouillard. La lumière dorée du Crépuscule nimba l’écran opaque de couleur orange vif virant lentement à un profond noir d’encre.
Antonin et Allister se tenaient droit comme des piquets à l’entrée est de la citadelle, ça allait bientôt faire deux heures qu’ils tentait en vain de scruter le brouillard pour apercevoir la route qui menait à la citadelle. Alors que les sept heures du soir sonnaient quelque part dans la ville et que le brouillard prenait une teinte bleutée, une lointaine silhouette apparue. Allister bailla longuement et annonça à son ami : « Enfin quelqu’un c’est pas trop tôt, d’habitude il y a beaucoup plus de monde qui vient de l’est : des Gorons qui vendent des bombes, des Zoras qui approvisionnent la cité et poisson et les Kokiris qui livrent des fruits et du bois de chauffage. »
L’homme approcha ils purent distingué que ses vêtements car son visage était cacher par un capuchon. Il était vêtu comme quelqu’un qui à fait un très long voyage : il portait de longue bottes de cuirs noirs tachées de boue, un long manteau gris complètement trempé et dans un état misérable, en dessous ils pouvait voir le bas d’une sorte de veste blanche des plus élégante et richement brodée d’argent qui miroitait légèrement dans la lumière du soir.
Lorsqu’il arriva devant eux Allister demanda d’une voix lasse :
« Déclinez votre identité.
-Je me nomme Publius Cornelius Scipio Terminianus répondit l’inconnue, ancien grand stratège de la reine Zelda la Sage.
-Le Scipion le Terminien ? Demanda avec étonnement Antonin qui était sortit de sa torpeur, celui qui a écrasé les barbares au Lac Hylia il y à dix ans ?
-Lui-même, répondit l’homme en rejetant son capuchon en arrière. Il était semblable en tout point à l’homme que l’on voyait dans les livres d’histoire : ses cheveux gris se faisait rares sur sa tête presque lisse, sa joue droite était barrée par une cicatrice, derrière des lunettes rondes cerclées de métal qui lui donnaient un air sévère, deux yeux verts où la malice et l’intelligence pétillait, brillaient dans l’obscurité et un sourire bienfaisant s’étirait sur ses lèvres minces.
-Que faites-vous ici ? Je croyais que vous étiez parti en retraite après la bataille du Lac intervint Allister.
-La Reine ma rappelée, répondit aimablement l’intéressé.
-La rei…commença Antonin mais fut interrompu par le stratège qui demanda :
-Vous n’entendez rien ? »
Au loin, on entendait des cris, et des chocs sourds à intervalles réguliers comme…Un bélier qui enfonce une porte.La scène sembla se figer, tous écoutaient dans une horreur croissante les cris déchaînés des assaillants et les cris terrifiés de la population, les trois hommes semblait anesthésiés, plongés dans une sorte de coma profond. Par-dessus les cris, ils entendirent un cor sonner une note très grave, ce son était celui du cor de la Porte Nord, c’était par cette porte que la citadelle était attaquée.
Ce fut Scipion qui en premier sortit de sa léthargie, il prit Antonin par les épaules et le secoua avec vigueur en lui hurlant :
« Vite ! Reprenez vos esprits, mon vieux ! Conduisez moi au plus vite à la reine ! Emmenez- moi au château. »
Le rêveur sortit peu à peu conscience, hocha la tête, fit signe à son amis et ils entrèrent tous les trois dans la cité assiégée.
Antonin, Allister et Scipion courraient le long d’une des plus grandes artères de la cité. Il faisait nuit noire désormais et le brouillard persistait. Une grande confusion régnait dans la citadelle : les soldats courraient vers la porte Nord pour endigué les troupes attaquantes, les gens hurlaient, les enfants séparés de leurs familles pleuraient et les mères affolées faisaient de même. Au milieu de grand tohu-bohu, les trois hommes courraient, ballottés et bousculés, vers le château dont la silhouette se découpait sur le ciel noir comme l’ébène. Ils arrivèrent enfin à force de coups de coudes à se frayer un chemin jusqu’à la place centrale de la cité.
L’espace était entièrement déserté par la foule hurlante qui se précipitait vers les portes sud, ouest et est : le pavé blanc luisait sous la lumière des lampes accrochées aux faces des bâtiments, au centre de la place, une fontaine de marbre blanc avait cessée de lancer de l’eau dans son bassin. Au nord ils pouvaient voir La rue nord qui contourne les murailles du château et mène à la porte attaquée. Le passage était entièrement occupé par une foule de soldats indifférents à leurs présences. À droite du passage, un haut mur de pierre blanche surmonté par un chemin de ronde se dressait seulement percé par une porte de chêne, c’était la première muraille du château d’Hyrule. Ils s’approchèrent de la porte qui n’était plus gardée, ils poussèrent le lourd panneau de bois et passèrent dans le pont intermédiaire qui enjambait les douves du château et qui conduisait à une seconde muraille de même couleur que la précédente, également surplombée d’un chemin de ronde mais qui à intervalle régulier était hérissés de hautes tours directement reliées au château par de petit pont. Ils traversèrent le passage sans rencontrer personne, leurs pas sur le pas résonnaient dans la cavité qu’ils que le pont traversait en produisant un échos inquiétant. Et c’est avec soulagement qu’ils arrivèrent jusqu’à la seconde porte également de chêne. Ils la poussèrent sans difficulté et ils se retrouvèrent dans les jardins du château.
Au milieu des massifs de rose, des orangers, des pelouses tondues à merveille et des multiples sortes d’arbres, ils trouvèrent la reine habillée d’un manteau et de bonnes chaussures de marche et équipée d’une canne, sa petite fille vêtue de la même manière, les généraux et tout le personnel du château : le précepteur Cyrille, les gardes, les valets, les femmes de chambre, les cuisiniers, les serviteurs, les jardiniers etc. En entendant les nouveaux arrivant, la reine tourna son visage ridé inquiet vers eux, reconnu son ancien stratège et poussa un long soupir de soulagement :
« Scipion ! Vous voila enfin, lui dit-elle. Nous vous attendions pour fuir.
-Fuir ? S’exclamèrent en cœur les accompagnateurs de Scipion et la princesse.
-Parfaitement, fui, répondit avec patience la reine ? Et avec le maximum de personnes possible. Il faut fuir face à une menace contre laquelle nous ne pouvons rien…pour le moment. Si nous tentons de résister, nous serons sans doute vaincu et nous n’aurons plus aucune chance de vaincre et de regagner notre liberté.
-Mais pour fuir où ? Insista la princesse. Où que l’on aille, ils nous retrouverons.
-Pas maintenant, trancha brusquement la reine. Nous devons partir au plus vite, nous n’avons pas de temps à perdre dans de vaine paroles. Notre ennemie n’est pas les montagnards, ils ne sont que les pantins d’une puissance plus sombre et bien plus grande. Nous tous devons partir même vous jeunes hommes ajouta t-elle à l’adresse d’Antonin et Allister.
-Mère…je ne viens pas, intervint enfin Arthur jusque là silencieux. Je reste avec le reste des gardes de la porte Nord pour retenir le plus possible les montagnards, je vous rejoindrais plus tard.
-Mais…. Commença l’héritière.
-Non ma fille, le coupa son père. Je reste, ma décision est prise, allez-y et dépêchez-vous.
Toute l’assemblée commença à quitter les jardins en chuchotant. Arthur resta un moment à contempler sa famille s’en aller, puis une vague d’inquiétude l’envahit. Si lui restait pour ralentir l’ennemie, qui protègerait Zelda ? Qui la guiderait dans cette quête qu’elle allait entreprendre ? Cyrille ? Non il était intelligent et fort utile mais aussi trop chétif, un des généraux peut-être. Non, ils seront trop occupés à organiser une offensive. C’est alors qu’il vit Allister et Antonin qui se trouvaient parmis les derniers à quitter les jardins. Il les interpella et leur fit signe de venir vers lui. Interloqués, ils s’approchèrent. Arthur leur demanda alors la requête suivante :
« Vous deux, je vais vous demander un service. Ma fille est encore jeune et elle devra bientôt affronter un mal terrible. Je veux que vous la protégiez à ma place, que vous l’accompagniez dans les périls qu’elle traversera et que vous la guidiez. Je compte sur vous. »
Allister eut un moment d’hésitation mais Antonin lui promit, Allister promit donc aussi mais à contre cœur. Puis une fois cette promesse faîtes, ils allèrent rejoindre les autres.
Quand ils arrivèrent sur la place, ils virent que les personnes qui obstruaient les rues s'étaient rassemblés sur la place et écoutaient la reine qui leur faisait un discours, leurs visages blêmes et inquiets tournés vers elle :
"Vous n'êtes pas obliger de venir, vous êtes libre de choisir : vous pouvez venir avec nous et protéger vos famille ou bien vous pouvez restez ici et vous battre pour couvrir notre fuite. Mais dans ce cas préparez-vous à affronter une terrifiante menace contre laquelle vous ne pourrez résister bien longtemps. À vous de décider."
Ayant fini de parler, la reine se dirigea vers la fontaine et avec l'aide de Thor elle souleva une épaisse dalle près du bassin. La pierre dissimulait une échelle disparaissant au bout de quelques mètres dans l'obscurité d'une galerie souterraine.
Il faisait terriblement froid dans cette vaste salle dans laquelle ils entrèrent par une échelle, une bonne partie de la population avait décidée de suivre la reine. À l'entrée du tunnel, ils prirent tous une torche rangé dans de grandes boîtes en bois et les allumèrent à un candélabre qui brûlait à l'entrée d'un tunnel obscur et très peu rassurant. Quand tous furent descendu dans la salle et que la dalle fut soigneusement remise en place, la reine prit la tête de la foule inquiète et s'engouffra dans le boyau d'un air déterminé et fier, la population la suivie sans oser dire ne serait-ce qu'un mots.
Le boyau était glacial et humide, un courant d'air froid comme un la glace leur venait parfois fouetter leurs visages mornes, une obscurité sinistre comme une nuit sans lune les oppressait, une forte odeur de moisi picotait leurs narines, le sol était couvert d'eau stagnante qui luisait comme du goudron sous la lumière vacillante de leurs torches, chacun de leur pas produisait un clapotis qui se répercutait en échos sur les murs de pierre grise constellés de lichens jaunes et blancs. Parfois ils dérapaient sur une plaque de mousse verdâtre, malodorante et particulièrement glissante. Après ce qui leur parut une éternité à marcher, trébucher, glisser dans l'étroit boyau, ils sortirent enfin du tunnel pour arriver dans une autre salle au bout de laquelle était taillé, à même la roche, un immense escalier. Les larges marches était -à l'horreur générale- recouverte de la même mousse humide et glissante que celle que l'on trouvait parfois dans le boyau, la montée allait se montrer très longue et très délicate. Ils commencèrent à montrer lentement l'escalier ce qui leurs prit également une éternité jusque la reine leur demanda à voix basse de s'arrêter, sa voix se répercuta sur les parois en rendant sa voix rude et grossière, la reine souleva une trappe de pierre, puis elle se issa au dehors et fit signe aux autres de la suivre. Puis avec soulagement, ils sortirent à l'air libre.
Triebius marchait d'un pas lent et conquérant dans la rue nord de la citadelle, son heaume sur la tête, autour de lui, il ne voyait le mélange des visages rayonnant de bonheur des montagnard d'avoir enfin écraser cette odieuse citadelle, qui leur paraissait inexpugnable, cette citadelle qui les narguait par sa majesté, cette citadelle qui leur paraissait inaccessible et les visages ensanglantés irradiant d'une haine violente des vaincus qui détestaient ces hommes qui les avaient privés de leurs libertés. Ils ignoraient encore pourquoi Triebius les avait gardés en vie mais peu leur importait, leurs espoirs étaient brisés. Leurs seul consolation était de savoir que leurs être cher étaient encore en vie et que même si eux avaient échoués, eux pourraient encore vaincre cet homme qui les avait chassés de leurs foyers. Triebius était indifférent à cette gamme de sentiment, enfin...oui enfin il avait écrasé cette monarchie qui l'avait enfermée dans cette prison dans le désert et qui l'avait condamné à l'exil dans les montagnes. Aujourd'hui cette époques était révolue, maintenant...c'était lui le roi d'Hyrule et il pourrait mener à bien son plan. Il arriva sur la place puis il bifurqua vers le château, il croisa un grand nombre de soldat adversaires enchaînés les uns aux autres, foudroyant du regard le roi des ombres. Puis il atteignit les jardins du château envahis par la centaine de résistants qui ont pus se réfugier au château et qui étaient désormais tous ferrés. Sur le parvis du château il trouva Hannibal et Loki qui tenaient chacun par un bras Arthur qui avait une coupure au font. Ce dernier leva les yeux vers le roi des ombres et lui adressa un regard venimeux qui enleva le Heaume Noir. Son visage bleuté se tourna vers le fils de la reine, ses yeux jaunes plongés dans ce de l'héritier, puis ses lèvres minces se tordirent en un sourire qui découvrit des canines proéminentes comme celles d'un vampire. Puis il dit d'une voix doucereuse :
"Bonsoir Arthur, je me présente, je me nomme Triebius, roi légitime du peuple du Crépuscule et désormais roi d'Hyrule puisque je vous ai vaincu. Hannibal avez vous la couronne du roi ?
-Oui Majesté.
-Bien, et vous Loki, avez vous retrouvez cette chère reine Zelda ?
-Eu....
-Eu....quoi ? Vous l'avez trouvé ?
-A vrai dire...Non.
-Non ! Hurla Triebius dont les yeux se mirent à briller d'un lueur inquiétante. Vous n'êtes qu'un incapable Thor, il se tourna alors vers Arthur. Bien, il semblerait que votre vieille chouette de mère ce soit fait la malle. Je vous conseille de me dire où se trouve la reine.
L'héritier du trône cracha à la figure de l'usurpateur du titre de roi. Triebius essuya calmement sont visage puis reprenant une voix douce, il répondit à cet affront :
-Très bien, vous ne coopérez pas ? C'est bien dommage car c'est votre fille qui vat en pâtir, enfermez cet ord....commença t-il mais il fut interrompu par de violentes explosions. Triebius, Thor et Hannibal furent rejetés en arrière puis un épais écran de fumée obscurcit leurs vues. Quand il fut dissipé, Arthur et les résistants avaient disparu.
La reine et la population qui avait fuie se trouvaient loin à l'est de la citadelle, sur une berge de la rivière Zora. Le brouillard s'était dissipé et un vent glacé soufflait dans la plaine. Au loin, on pouvait voir la citadelle, éclairée par une sorte de lumière blanche très pâle. La foule contemplait avec mélancolie ce qui jusque là avait été leur foyer, leur refuge et qui aujourd'hui ployait face à un ennemi inconnu et féroce. Ils furent ramenés à la réalité par Odin qui leur rappela qu’ils étaient menacés et qu'il fallait se hâter. Ils repartirent tous, la mort dans l'âme, jetant parfois un coup d'œil en arrière, vers la cité. Mais leur morosité se dissipa pour laisser place à la stupeur. Tous s'attendaient à ce que leur souveraine les conduit au village Cocorico, mais elle ne se dirigea pas vers le nord mais...vers l'est, vers la trouée d'où sortait la rivière, vers la vallée et le Domaine Zora. La reine les fit traverser le cour d'eau pour se retrouver à gauche de celui-ci, sur le chemin de la vallée où apparaissait la lumière annonciatrice de la venue prochaine de l'aube d'un jour nouveau et plus sombre que les précédents.