Auteur Sujet: [Fiction] Walvesblaeser : Livre I : Chapitre 10  (Lu 12081 fois)

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[Fiction] Walvesblaeser : Livre I : Chapitre 10
« le: dimanche 02 décembre 2007, 17:00:15 »
La Bibliothèque de Raph'

-Fictions :

     Zelda :
  • Le Roi des Ombres
Résumé : Quatre-vingt ans après la défaite de Ganondorf et son envoie dans le Crépuscule, Hyrule vit dans la paix et le bonheur sous le règne de la désormais vieille Reine Zelda. Toutefois une ombre menaçante vient entacher la vie paisible du royaume. Dans l'ombre, une prise de pouvoir se prépare et bientôt Hyrule se trouve ensevelie sous les ténèbres. Alors que rien ne les y préparaient, la jeune princesse Zelda, la fille du prince héritier d'Hyrule et deux jeunes gardes, Antonin et Allister, vont devoir faire face à cette menace avide de vengeance et sillonner Hyrule et même au-delà à la recherche de leur salut.

     Originale :
  • Walvesblæser
Résumé : Albret Rotdrache trouvait déjà sa vie bien assez compliquée comme ça mais, évidement ça ne pouvait pas s'améliorer, ça aurait été trop beau. Quand bien malgré lui il se retrouve impliqué par pur hasard dans une affaire qui le dépasse totalement, il est pris dans une spirale infernale d'ennuis dont il se serait bien passé.

Livre I


Le Roi des Ombres :

Prologue :

La lumière de l'aurore illuminait le Colosse du Désert. Une légère brise agitait les larges feuilles de deux palmiers qui poussaient près d'une oasis. L'endroit était très calme. La douce lumière rosée du soleil levant éclairait l'imposant dolmen qui se dressait devant le majestueux Temple de l'Esprit. La statue représentant la déesse des Gerudo avait le visage illuminée par la lumière de l'aube ce qui accentuait encore plus la beauté de la sculpture.

Au milieu de ce sublime paysage, un homme marchait vers le dolmen. Il portait un épais froque bleu qui couvrait quasiment tout son corps à l'exception de ses yeux.
Il se dirigeait vers l'oasis, quand soudain on lui cria "Halte-là !". C'était une femme qui l'avait interpellé ainsi. C'était une Gerudo, une femme guerrière. Elle était armée et vêtue entièrement de jaune, ce qui la camouflait avec efficacité en la confondant avec le sable du désert. Elle sembla le reconnaitre car abaissa son arme puis le chauffeit vers l'oasis. Là-bas la femme frappa trois coups secs contre la paroi de la falaise qui dominait l'oasis. Il y eut un bruit sourd puis une porte s'ouvrit dans la pierre grise. Elle donnait accès à un long tunnel obscur. L'homme entra dans le boyau.

L'homme marchait à l'aveuglette dans le tunnel. Parfois il trébuchait sur une irrégularité du sol. Puis après dix longes minutes dans l'obscurité, l'homme vit enfin la lumière du soleil au bout du tunnel. Il se mit à marcher à vive allure pour atteindre la sortie. Enfin, il déboucha à l'air libre.

Il se trouvait dans une immense cour taillée à même la roche. Au fond de la cour se trouvait l'imposant parvis d'un gigantesque amphithéâtre. Ce dernier était fait de pierre blanche et autour du bâtiment se dressaient six piliers monumentaux. Au sommet de chacun se trouvait une statue d'aigle dont les serres tenaient un disque d'airain sur lequel étaient gravés les symboles des six sages. Ce bâtiment était la Tour du Jugement.

L'homme dévoila enfin son visage maintenant que le sable du désert ne pouvait plus l'irriter. Il se nommait Cerberius Stern et occupait la fonction de premier ministre de Sa Majesté le Roi d'Hyrule. Il avait des yeux gris. De grandes cernes noires, traces laissées par les longues heures à regarder des rapports ennuyeux, les soulignait, il avait également d'épais cheveux bruns qui commençaient à grisonner au niveau des tempes et un bouc ornait son menton. Stern n'était pas là par hasard, le roi lui avait demandé d'assister à l'exécution du plus grand traître d'Hyrule, Ganondorf le Roi des Voleurs. Le monstre était accusé de complot contre le Roi et il serait, pour avoir fait ça, envoyé dans le monde du Crépuscule.
Stern soupira et gravit le parvis pour entrer dans la tour.

Le ministre du roi traversa les long couloirs de la tour,parfois on entendait le cris déchirant d'un prisonnier. Puis après quelques salles, Stern arriva dans un pièce énorme et fortement éclairée, le sol était pavé de grès, au plafond un énorme chandelier éclairait la pièce. Il y avait quatre portes dans la salle, une était gigantesque et se trouvait face à Stern au sommet d'un petit escalier sur lequel il avait quatre candélabres. En voyant le ministre arriver, un petit homme qui se tenait aux pieds des escaliers sursauta. Il était petit et avait des cheveux gris. Il portait des lunettes et il y avait sur son visage une expression très déplaisante, une expression hypocrite. C'était Marius Monterius, le directeur de la prison. Il se mit à jaser d'une voix sifflante :
"Monsieur Stern ! Vous êtes enfin arrivé ! Je me demandait s'il ne vous était rien arrivé.
Cerberius put regarder la déception sur le visage du directeur.
...Les sages attendent déjà dans la Chambre du Miroir. Il est presque l'heure, nous devrions y aller. Faites entrer le condamné !" hurla le directeur.
Six soldats et un homme arrivèrent par la porte qui se trouvait à la droite de l'escalier. Quatre portaient des flambeaux dont les flammes étaient bleus. Les deux autres soldats tenaient enchaîné l'homme. Ce dernier était et grand mince, il avait le teint olivâtre et des cheveux rouges. c'était Ganondorf. En reconnaissant Cerberius, le traître tordit son visage en un sourire sarcastique et cracha à la figure du premier Ministre. Celui-ci s'essuya calmement et dit d'un ton glacial :
"Vous rirez moins dans le Crépuscule."
Le sourire de Ganondorf disparut aussitôt. Le directeur fit signe aux gardes de le suivre et ils gravirent tous l'escalier, mais au moment d'arriver devant la porte, les soldats allumèrent les candélabres avec les torches bleues. La porte s'ouvrit alors. Puis il traversèrent quelques pièces jusqu'à un grande salle de forme cylindrique. Au milieu de la salle se dressait un énorme pilier autour du quelle s'enroulait un espèce de rail. Au pied de ce pilier les attendait une plate-forme accrochée au rail. Ils montèrent tous le rail jusqu'à une grande porte dorée et entrèrent.

C'était un salle gigantesque, qui avait le forme d'un cylindre, la porte de sortie se trouvait au fond de la pièce. Il y avait du sable sur le sol et au milieu de la pièce...un squelette de dragon. Ils traversèrent la pièce jusqu'à la porte et sortirent enfin à l'air libre.

Le soleil approchait de son zénith quand ils sortirent dans les gradins de l'amphithéâtre. Ils marchèrent le long d'une galerie jusqu'au centre le l'arène. Là, il y avait une énorme dalle de basalte et sur un socle, il y avait un superbe miroir qui avait été subtilement gravé sur le partie réfléchissante et il y avait aussi six hommes qui les attendaient. C'était les six anciens sages. Ils étaient tous grands, irradiant une lumière blanche et ils portait des masques de théâtre et l'un d'eux avait une épée à la main. Ils saluèrent Cerberius et se tournèrent ensuite vers Ganondorf. Ce dernier était désormais très pâle. Les sages prirent ses chaînes et l'attachèrent à la dalle de basalte. Cerberius regarda une montre à gousset et fit signe aux sages. Celui tenant l'épée s'avança vers le condamné. Le sage et le traître se regardèrent un moment dans les yeux puis le premier enfonça l'épée dans l'abdomen de Ganondorf. Le sage se retourna ensuite vers les autres et hocha la tête. C'est alors que Ganondorf émis un grognement, brisa la chaîne qui paralysaient son bras droit, arracha l'épée qui était restée plantée dans sa poitrine, et tua le sage qui l'avait blessé avec l'épée. Les sages restants levèrent leurs mains vers le miroir. Aussitôt, une puissante lumière blanche émana de la surface réfléchissante, puis le tracé des gravures se dessina sur la dalle de basalte. Le dessin sur la dalle se transforma en une sorte de vortex qui aspira Ganondorf vers le monde du Crépuscule.

Après que le choc des événements se fut dissipé, les sages ramassèrent tout ce qu'il restait de leur camarade : son masque. Cerberius annonça qu'il devait rentrer au plus vite au la citadelle pour faire part des évènements au roi. Au moment où il allait partir, il y eut un bruit sourd puis un des disque que tenait les aigles des piliers se brisa. Un cri horrible retentit sous leurs pieds. Il n'avait rien à voir avec le cri des prisonniers, non c'était un cri de victoire puis Cerberius se retourna pour savoir ce qu'il se passait et vit le directeur pâlir. Puis il dit d'une voix faible :
"Il s'est enfui Stern, vous m'entendez ? Il s'est enfui."
Cerberius avait compris. Le roi devait être prévenu. Il partit donc sur le champ.
« Modifié: mardi 01 mai 2012, 20:39:10 par raphael14 »

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[Fictions] Walvesblæser : Livre I - Chapitre 3 (partie 2)
« Réponse #1 le: dimanche 02 décembre 2007, 17:04:48 »
Hehe, tu sais ce que j'en pense !
Je vois avec plaisir que tu as suivi tous mes conseils pour l'orthographe ! Donc, je ne peux que t'encourager à continuer :) Si tu veux m'envoyer le 1er chapitre pour que je bêta-lise, pas de problème :D
Bref, j'attends la suite !

Vico la Patate

Chez le Fitz (gallerie littéraire, garantie sans spoil ni ennui !)
Yorick est un dieu : merci pour ce magnifique kit !

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[Fictions] Walvesblæser : Livre I - Chapitre 3 (partie 2)
« Réponse #2 le: dimanche 02 décembre 2007, 17:21:58 »
Eh bien,
du vocabulaire recherché, une scène connue romancé, le prologue est sublime ! ^^
Maintenant j'attend le 1er chapitre pour voir les personnages, l'intrigue.
Continue ! *o*

Merci à Yorick26 pour la sign'
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[Fictions] Walvesblæser : Livre I - Chapitre 3 (partie 2)
« Réponse #3 le: mardi 04 décembre 2007, 21:05:03 »
Oui, enfin niveau orthograph,e je tiens à dire qu'il en reste encore quelques-unes facilement évitables. Ensuite, je ne regarde pas trop les erreurs d'orthographe, pour moi ce n'est pas un argument très intéressant, ce n'est pas car on fait des fautes que l'on ne sait pas écrire (bien que l'inverse soit, sauf cas particulier, invraisemblable).

Donc, pour commencer, il me semble que cette scène soit extraite de Twilight Princess et qu'on y voit ainsi l'enchaînement du Ganondorf, ce qui est donc très loin d'être la fin du jeu. Ainsi, semblerait-il que nous retournions dans le temps, ce qui n'aurait que peu d'intérêt. Une différence est flagrante ceci dit : ce Cerberius Stern qui e semble absent de la version du jeu. Ainsi, le prologue laisse suggérer une base déjà existante mais avec son lot d'interprétations et de libertés.
Ensuite, le prologue est assez bien écrit et laisse augurer du meilleur, donc en espérant que le chapitre un sorte bientôt.

Bonne continuation !

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[Fictions] Walvesblæser : Livre I - Chapitre 3 (partie 2)
« Réponse #4 le: mercredi 05 décembre 2007, 19:52:43 »
Eh bien, c'est un prologue très intéressant. ^^
De ce que l'on peut en comprendre , vu l'ajout d'un personnage à cette scène issue de TP, on peut s'attendre à ce que l'histoire nous plonge dans une histoire alternative à TP (ou quelque chose comme ça :3). Si je ne me trompe pas, je trouve que c'est une plutôt bonne idée, parce qu'au fond on ne connait pas grand chose aux évènements antérieur à TP, et il doit y avoir plein de choses à exploiter.
Si je me trompe, eh bien tant mieux, ça laissera présager quelque chose d'encore plus original. X3

Rien à dire au niveau du style et des descriptions, si ce n'est qu'il n'était peut-être pas nécessaire de décrire tout le trajet jusqu'au sommet de la tour, parce que du coup, le texte se trouve un peu alourdi par quelque chose qui n'est finalement pas d'une importance capitale. Cependant, il y a une bonne ambiance, et l'on rentre très vite dans le texte, ce qui altère un peu ce petit défaut. ^^

Bref, j'attend de voir la suite, et je suis impatiente de savoir quelles bonnes surprises nous y attende. ^^ Bonne continuation !

Yorick, merci pour ce kit magnifique *O*
Le pouvoir du chocolat nous sauvera tous.

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[Fictions] Walvesblæser : Livre I - Chapitre 3 (partie 2)
« Réponse #5 le: mercredi 05 décembre 2007, 20:55:19 »
Nehëmah >> Ouais, enfin, y aquand même des limites. Un texte écrit VRAIMENT comme un cochon et façon sms, ça fait quand même rapidement mal aux yeux hein ^-^

En ce qui concerne le texte, efforts d'orthographe notoires, bien que je tienne à soulgner que le verbe "tenir" ne prend qu'un "n" (sauf au subjonctif, mais bon on n'est pas là pour faire un cours de conjugaison XD).

Quelques points quand même qui m'ont un peu gênée : Je trouve que ton action se passe un peu trop rapidement. Inversement, et comme Furiouze l'a souligné, quelques passages sont lourds. MAIS un style plutôt bien tourné, qui accroche néanmoins l'attention ^-^

En tout cas continue, y a rien de mieux pour s'améliorer...
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[Fictions] Walvesblæser : Livre I - Chapitre 3 (partie 2)
« Réponse #6 le: jeudi 06 décembre 2007, 18:52:46 »
Ryuuchan : moui, bon, je vois pas trop pourquoi tu me dis ça, j'ai pas dit qu'il faisait mal aux yeux son texte, au contraire même.

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[Fictions] Walvesblæser : Livre I - Chapitre 3 (partie 2)
« Réponse #7 le: jeudi 06 décembre 2007, 19:06:09 »
Lol nan nan c'est pas ce que je voulais dire. C'est quand tu as écrit :
 
"Ensuite, je ne regarde pas trop les erreurs d'orthographe, pour moi ce n'est pas un argument très intéressant"

Je voulais juste te dire qu'il y avait quand même des limites et qu'un texte pourrit de faute ne donne pas du tout envie.
En ce qui concerne le texte, bien au contraire, je salue l'orthographe. Ça se fait rare de nos jours sur internet ^-^
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Hors ligne raphael14

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[Fictions] Walvesblæser : Livre I - Chapitre 3 (partie 2)
« Réponse #8 le: samedi 08 décembre 2007, 13:42:42 »
Je vous remercie tous pour vos commentaires, et voici donc la suite de ma fiction qui sera séparée en cinq partie.Bonne lecture.

Partie 1:
Chapitre 1 : Le Heaume Noir

Le vent soufflait dans le Val du Glacier, sur le flanc Sud du Pic Blanc. Le val était désert. Il n'y avait que le blizzard glacé et opaque ne permettait pas de voir à plus de dix mètres, la neige d'un blanc immaculé, un imposant glacier qui donnait naissance au fleuve Zora, l'entrée d'une caverne au sommet du glacier et... trois hommes emmitouflés dans d'épais manteau de fourrure. Ils avançait avec difficulté au milieu de la tempête de neige qui balayait le val. Le vent frigorifiant glaçait la peau de leurs visages et de leurs mains. Ils arrivèrent enfin au pied du glacier puis après maint efforts, ils aperçurent l'entrée de la grotte et commencèrent à gravir le glacier. Ils mirent une demie heure à atteindre la promesse de salut que représentait la caverne, une demie heure à suer, à trembler dans le froid, à s'abimer les doigts sur la glace. Mais enfin ils y étaient. La caverne s'ouvrait devant eux. De plus près la grotte n'avait plus rien de rassurant. Elle était sombre et inquiétante, les aventuriers se retournèrent mais les le blizzard semblait être un argument assez convaincant car les trois hommes entrèrent à contre-coeur dans la grotte.

La grotte était pire quand on était à l'intérieur. Sombre, froid et sinistre. Ces trois adjectifs suffiraient sûrement mais je vais donner plus de détails : la grotte était grande, les parois luisait étrangement, d'une faible lueur fontômatique, des stalactites et des stalagmites se dressaient comme les piliers un peux partout dans la caverne, le vent s'engouffrait dans la cavernes en produisant comme une sorte de mélodie étrange, captivante et mélancolique. Ils arrivèrent au niveau d'un lac sous-terrain, sans doute la nappe phréatique qui donne naissance au Fleuve Zora. Les voyageurs étant très fatigués, ils se couchèrent au bord du lac.

Il était presque minuit, quand un des trois homme se réveilla. il entendait un bruit. Un bruit qui n'avait rien à voir avec le bruit du vent dans la grotte. C'était une voix faible qui l'appelait. L'homme se leva avec précaution pour ne pas réveiller ses camarades qui dormaient. La voix semblait venir d'une petite galerie qui se trouvait à quelques mètres de lui. Il avança vers la galerie, la voix continuait à l'appeler. Cette voix était tellement chaleureuse, tellement amicale. On ne pouvait que lui faire confiance. L'homme atteint enfin le couloir, la voix se faisait de plus en plus pressante. L'homme marcha de plus en plus vite, plus il avançait, plus la voix devenait forte. Elle était toute proche, elle le suppliait de se hâter puis l'homme arriva au bout du couloir, la voix arrêta brutalement de parler. Il n'y avait personne au fond du couloir, il n'y avait qu'une dalle. Le lourd panneau de marbre luisait, il était gravée et on pouvait y lire un poème :

Toi, téméraire aventurier,
Quitte ce lieu maudit,
Car ici repose un grand danger,
Cause de nombreuse infamie.

Toi, imprudent voyageur,
Sache que derrière cette dalle,
Se cache ton plus grand malheur,
Qui te sera sûrement fatal.

Fait preuve de sagesse
Ô voyageur impétueux,
Au nom des Déesses,
Quitte ce lieu.


Le voyageur resta un moment interdit devant la dalle de marbre puis son visage se fendit en un sourire. "Tout ça c'est des salades, se disait-il. Tous les trésors sont accompagnés de ce genre de balivernes." Sur ce il commença à donner de violent coup d'épaule dans la dalle.
Mais là il se trompait lourdement quand il disait que les inscriptions était des balivernes. Car derrière lui une personne très mal intentionné n'attendait qu'une seule chose, c'est que le voyageur ouvre le passage bloqué par la stèle. Un personne qui avait grand hâte de s'emparer du terrifiant pouvoir qui était dissimulé par la dalle. Ce personnage répondait au nom de Triebius.

Triebius attendait depuis soixante-quinze longue année dans cette grotte. Soixante-quinze année à attendre dans le froid pour récupérer, grâce au pouvoir de l'objet dissimulé dans cette grotte, un corps. En effet Triebius n'avait plus de corps depuis un temps incalculable. Il était morts, seul, dans un cellule de la Tour du Jugement, privé de tout pouvoir. Mais il y a quatre-vingts ans, Triebius s'était échappé de sa geôle en profitant de la morts d'un des sages qui le gardait sous leurs contrôles. Il avait put, lui, Triebius, le Roi légitime du peuple du Crépuscule, fuir le désert ardent où se trouvait la prison et se réfugier à proximité d'un des seuls objets qui pouvait lui rendre son corps d'origine. Mais aujourd'hui sa patience allait enfin être récompensée.

Il y eut un craquement horrible dans la grotte puis enfin la dalle céda sous les assaut du cupide voyageur. Ce dernier, l'épaule douloureuse, avança dans la pièce qu'il avait découvert. Elle était plus haute que large mais tout de même assez grande, elle était aussi taillée dans la roche brut et de nombreuses stalactites pendaient au plafond. Le voyageur avança de nouveau suivit de près par Triebius. puis il s'arrêta brusquement envahit par une terrible sensation d'horreur. Il pâlit brusquement, ses cheveux se dressèrent sur sa nuque et tomba contre le mur la main crispée sur l'emplacement de son coeur. Triebius lui, savait pourquoi l'homme avait ainsi réagit, l'objet qu'il recherchait émettait une sorte d'aura qui provoquait une terreur chez les humains qui s'en approchait. Triebius continua à avancer sans se préoccuper de l'homme en proie à une violente crise cardiaque. Il avançait en traversant les stalactites comme un passe-muraille. Puis il vit une lumière orangée briller au fond de la salle. Triebius allait traverser une stalactite quand il se vit sur la surface réfléchissante. Le Roi du Crépuscule remarqua que il n'était plus un simple esprit invisible, il était désormais visible. On aurait dit une sorte de nuage de fumée noire comme du jais au milieux duquel luisaient deux yeux jaunes. Le Roi continua à avancer, il vit enfin l'objet de toutes ses recherches. Le Heaume Noir. C'était un heaume fait dans un métal sombre et brillant, il était finement gravé, au niveau du front, il y avait une sorte de couronne directement fondu dans le heaume et au milieux de la couronne, il y avait un oeil de fer avec en guise de pupille, une superbe améthiste.

Triebius s'approcha du heaume et à sa grande surprise réussit à le saisir. Il posa le heaume sur se qui aurait dû être sa tête, et dès que le heaume entra en contact avec le nuage de fumée, Triebius fut foudroyé par la douleur. Il tomba par terre et vit que des os se formaient dans le nuages, la douleur devenait horrible, il essaya de hurler, mais il est très difficile de hurler quand on n'a pas de corde vocale. Puis des veines apparurent, puis les organes vitaux, puis le sang, les muscles. Chacunes de ses apparitions faisaient redoubler la douleur. Puis soudain sa chair le brûla affreusement et aussi soudainement que la douleur était apparut, elle disparut. Triebius se releva, il remarqua alors avec émerveillement qu'il avait retrouver son corps.

Le Roi des Ombres se regardait dans l'eau du lac sous-terrain, il avait enlevé le heaume et le portait sous son bras droit. Il était toujours sous le choc et il admirait ses traits qui n'avaient pas changé depuis qu'il avait été enfermé dans la Tour du Jugement. Il avait toujours ses cheveux noir, sa peau d'une incroyable pâleur, presque bleu, ses yeux jaunes fendus à la verticale comme ceux des chats. Il sourit et vit son propre reflet lui rendre son sourire. Puis il tourna les talons et sortit accompagné par les trois voyageurs. Triebius les avait rencontrés dans la chambre du heaume. Ils tentaient de réanimer leurs ami. Le roi du crépuscule les avaient hypnotisés. Bientôt Triebius se vengera d'Hyrule et des Déesses et les trois aventuriers l'aiderions.
« Modifié: samedi 10 septembre 2011, 17:35:44 par raphael14 »

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[Fictions] Walvesblæser : Livre I - Chapitre 3 (partie 2)
« Réponse #9 le: vendredi 14 décembre 2007, 17:18:04 »
Moi, perso, j'adore ton vocabulaire !

Et ton style aussi !

Vivement la suite !
« Modifié: mercredi 31 août 2011, 12:44:24 par Krystal »
I can twist my head !

Le pouvoir des femmes \o/
Citation de: Guiiil
Je suis là pour te servir, Krystal

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[Fictions] Walvesblæser : Livre I - Chapitre 3 (partie 2)
« Réponse #10 le: dimanche 16 décembre 2007, 20:10:52 »
Partie 1:
Chapitre 2 : L'Arrivée De L'Automne

Antonin dormait profondément lorsqu'il entendit un miaulement au niveau du plancher de sa chambre. Antonin consentit enfin à ouvrir un oeil et lança un regard mauvais à Bastet, une chatte au pelage noir et aux yeux jaunes. Le félin miaula de nouveau d'un air implorant. Grognon, son maître se leva de son lit et alla donner à manger à son animal de compagnie. Pendant que sa chatte se restaurait, le jeune homme jeta un coup d'oeil par une fenêtre de son petit appartement. Une pluie brumeuse tombait sur la nouvelle citadelle d'Hyrule qui fut construite, il y a soixante ans, par Pierre d'Hyrule, le père de la Reine Zelda, sur l'emplacement de l'ancien Ranch Lon Lon. La pluie détrempait les feuilles orangé des platanes. Les rues de la citadelle étaient d'habitude, à cette heure-ci, infestées de gens discutant de tout et de rien, de l'économie, des ragots, des diverses actualités, de leurs vies et de la météo. Mais aujourd'hui, il n'y avait personne. L’automne arrivait avec le mois d'octobre ; les gens restaient chez eux ou se rendaient visite les uns aux autres. Antonin regarda son reflet dans un bassin d'eau. Il n'était pas vraiment grand, un peu maigrichon, mais très souple et habile. Sa peau était pâle, des cheveux épais d'un blond cendré tombaient devant des yeux d'un bleu terne et comme tous les Hyliens, deux oreilles pointues le caractérisaient. Le jeune homme poussa un soupir et alla s'habiller en maugréant contre sa chatte.

Dix minutes plus tard, Antonin verrouilla la porte de son appartement. Il avait revêtu une cape par dessus son uniforme de la garde royale, que le jeune soldat avait intégrée en mars dernier, et se mit en marche à travers les rues humides et désertes. Puis il arriva à la porte Est de la citadelle. À droite de la grande porte de chêne massif, il y avait une porte. Antonin l'ouvrit et entra dans une pièce réservée aux soldats de la garde royale chargés de surveiller la porte Est.
C'était une salle assez petite et éclairée par un feu de cheminée et quelques chandelles. Quatre tables et quelques chaises remplissaient la salle, presque toutes occupées par des gardes qui s'affairaient de diverses manières : cartes, sombres bavardages ou dégustations silencieuses de café. Tous portaient le même uniforme : une côte de maille étincelante, sur laquelle était passée une tunique de velours rouge vif, pourvue au niveau de la poitrine d'une brodure d’un aigle doré avec entre ses ailes une représentation de la Triforce. Antonin chercha quelqu'un, au milieu de tous ces visages rendus moroses par la pluie, et trouva la personne qu'il recherchait. Le nouvel arrivé avança vers un jeune homme qui était assis près du feu. Il était d'une taille imposante et avait une forte carrure, des cheveux chatains foncés poussaient sur son crâne, une barbe courte ornait son menton et ses joues, des yeux verts parsemés de jaune brillaient à la lumière du feu sous d'épais sourcils. Allister, le meilleur ami d'Antonin. Ce dernier s'assit sur la chaise qui faisait face à Allister. Quand il vit son camarade, son visage maussade s'illumina. Ils se saluèrent. Allister allait proposer du café à son ami quand quelqu'un ouvrit la porte et hurla aux deux amis de prendre leur tour de garde. L'homme qui les avait interpellés avec violence était le général Odin. Odin était peut-être âgé, borgne, plus rablé et plus petit que la plupart de ses hommes, mais il maîtrisait toujours ses troupes sans les brutaliser. En fait Odin était très respecté et assez populaire ; en général il aboyait, bien plus qu'il ne mordait. Mais même si le général se révélait sympathique, Antonin et Allister ne protestèrent pas, remirent leur tasse de café à plus tard, se coiffèrent de heaume, s'armèrent de lance, et enfin sortirent sous la pluie.

Le chemin de ronde de la citadelle était désert, il n'y avait que les deux soldats. La pluie avait redoublé d'intensité et elle détrempait l'herbe verte de la plaine d'Hyrule, les quelques arbres qui se dressaient dans la vaste étendue ployaient sous la force du vent d'octobre. Une brume légère flottait dans l'air. Au loin, un éclair apparut à proximité du Mont du Péril, éclairant un bref instant la plaine noyée dans le brouilllard. Au Nord-Est, on apercevait une épaisse forêt ; à l'Est, un fleuve sortait une trouée dans la montagne et serpentait à travers la plaine. Les deux amis contemplèrent ce paysage, submergés par la beauté de la force de la nature.

Allister, qui contemplait toujours la plaine, demanda à son ami :
"Dis-moi, tu te souviens de ma mère Marie ?
-Bien sûr que je m'en souviens" lui répondit Antonin. Il s'en souvenait, en effet, très bien. C'est grâce à la mère d'Allister qu'ils s'étaient rencontrés. Ils étaient alors âgés de seulement dix ans, quand son père mourut d'une tuberculose. Il alla donc vivre chez la soeur de sa mère, morte quand elle donna le jour à la soeur d'Antonin huit ans auparavant, Clara. Ce fut donc leur tante Natasha qui prit soin d'eux. Ils vécurent à la citadelle et c'est là-bas qu'ils rencontrèrent Allister et sa mère Marie, qui était une amie de Natasha.
"Tu la connais, elle est très superstitieuse, porsuivit Allister. Elle voit de mauvais présages dans cet orage. Elle pense que des forces obscures s'agitent dans l'ombre.
Antonin leva les yeux au ciel et soupira.
-Je sais c'est stupide, reprit-il, mais elle y croit..."
Antonin ne préfera rien dire, de peur de vexer son ami, mais il croyait que ces superstitions n'étaient qu'un tissu de mensonges. Ils regardèrent encore un moment la pluie tomber, puis au loin une cloche sonna. Il était dix heures, ils devaient retourner à la salle des soldats.

***

La Reine Zelda était assise dans la salle du conseil. La Reine était fatiguée de tout ces soucis. Depuis qu'elle avait contribué à l'arrestation de Ganondorf, elle n'avait plus jamais été tranquille. Son père, Pierre d'Hyrule, avait estimé que Zelda devait apprendre à devenir une reine. La Reine sourit. Son père serait fier aujourd'hui, s’il voyait sa fille unique, à quatre-vingt-onze ans. Elle était une très bonne souveraine, aimée de son peuple. Elle avait développé le commerce avec les Zoras, les Gorons et les Gerudos, réussi à rétablir des rapports avec les Célestiens, et était entrée en contact avec les Kokiris, pourtant si méfiants à l'égard des Hyliens.

Mais depuis une semaine, la reine était très inquiète. Après quatre-vingts ans sans faire de rêves prémonitoires, ils revenaient troubler les nuits de la reine, sous formes de visions inquiétantes. Elle voyait toujours un terrible orage, qui provenait des Pics Blancs, une contrée rattachée à Hyrule un an auparavant. Cet orage avançait sur tout le royaume. Zelda était inquiète car elle se savait très vieille, et savait sa mort proche. Elle ne voulait pas laisser à son fils Arthur un royaume en péril.

Les pensées de Zelda furent interrompues par quelqu'un qui frappait à la porte. Zelda répondit "Entrez" et ses quatres Généraux obéirent. Le premier à se montrer fut Odin, le deuxième fut le fils d'Odin, Thor. Thor était comme son père, à l'exception qu'il était un peu plus grand, que ses cheveux étaient blonds au lieu de blancs et qu’il avait ses deux yeux. Thor était suivi par Lycaon. Ce dernier avait une quarantaine d'années, des cheveux noirs, une barbe mal entretenue qui lui donnait un aspect un peu miteux et des yeux sombres qui avaient l’air un peu vides. Et enfin Arthur, le fils de Zelda, entra. Il ressemblait beaucoup à sa mère quand elle était jeune : il était grand, il avait des cheveux blonds qui grisonnaient au niveau des tempes et des yeux bleus sombres. Ils s'alignèrent tous les quatre devant la reine. Celle-ci les observa puis leur demanda :
"Qu'avez-vous donc à m'apprendre ? Odin ?
-Les Zoras sont anxieux, ils sont plus sensibles que nous et ils sentent des choses que nous ne sentons pas, commença ce dernier. Ils sentent quelque chose d'hostile approcher d'Hyrule. Ce n'est vraiment pas bon signe.
-Bien Odin. Et vous Thor, qu'ont dit les Gerudos ?
-Les Gerudos ont remarqué que des prisonniers se sont échappés de la Tour du Jugement... répondit Thor d'un air sombre.
-Et vous Lycaon, les Kokiris savent-ils si le bourgeon Mojo pourra tenir en cas de conflit ?
Lycaon soupira puis il dit enfin :
-Non Majesté, le bourgeon est loin d'être suffisamment fort pour résister à des envahisseurs. Il est encore trop jeune."
Des rides se mirent à barrer le front ridé de la reine. Elle se leva et alla regarder par la fenêtre la pluie tomber à grosses gouttes sur le bord de la corniche. Puis elle demanda à voix basse à Arthur :
"Et toi Arthur, quelles sont les nouvelles rapportées par les Gorons ?
Arthur s'éclarcit la voix puis il annonça à sa mère :
-Ils m'ont dit que... des bandits des montagnes s'activent anormalement... Ils sont descendus dans la plaine d'Hyrule."
Zelda leur tournait le dos ils ne savaient donc pas quelle émotion exprimait son visage, mais si elle s'était retournée, ils auraient pu voir le désepoir sur le visage de Zelda. Après plusieurs minutes de réflexions silencieuses, la reine d'Hyrule leur dit enfin :
"Vous savez tous les quatre que je suis très vieille, je sais que je ne survivrai pas à l'hiver. Faites le maximum, je ne permettrai à personne de toucher à mon peuple. Nous devons nous préparer à un conflit, mais je ne veux prévenir mon peuple qu'au dernier moment... Je ne veux pas provoquer un mouvement de panique et montrer à notre ennemi que nous savons qu'il se prépare à attaquer."
La Reine se retourna et vit un éclair zébrer le ciel orageux. L'automne arrivait, il ne fallait pas inquiéter son peuple maintenant.
« Modifié: samedi 10 septembre 2011, 17:38:07 par raphael14 »

Hors ligne Alan le Zeldaïque

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[Fictions] Walvesblæser : Livre I - Chapitre 3 (partie 2)
« Réponse #11 le: mercredi 02 janvier 2008, 12:24:23 »
J'adore ton style d'écriture, tes références à TP sont pas mal, avec un léger mélange avec OOT si je me trompe pas, l'histoire est super captivante! BRAVO! :yeah:  ;) ^^

Merci à Ti'bouchon pour cette signe

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[Fictions] Walvesblæser : Livre I - Chapitre 3 (partie 2)
« Réponse #12 le: vendredi 11 janvier 2008, 18:53:57 »

Hors ligne raphael14

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[Fictions] Walvesblæser : Livre I - Chapitre 3 (partie 2)
« Réponse #13 le: lundi 14 janvier 2008, 18:05:05 »

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[Fictions] Walvesblæser : Livre I - Chapitre 3 (partie 2)
« Réponse #14 le: mercredi 23 janvier 2008, 13:06:16 »
Voici donc pour vous un quatrième chapitre dans lequel l'action commence (enfin ?). J'espère qu'il vous plaira.

Partie 1 :
Chapitre 4 : La Fuite de la Princesse

Antonin courrait le long d’une des artères principales de la Citadelle d’Hyrule. Il faisait nuit noire, un épais brouillard flottait dans la plaine d’Hyrule et une effroyable confusion régnait dans la rue : les gens hurlaient, les enfants pleuraient tous courraient en tout sens. Le jeune soldat était bousculé, ballotté par la foule paniquée. Malgré  la cacophonie provoquée par les badauds hystériques, on entendait, au loin, le bruit de béliers en train de forcer une porte. Antonin courrait en direction du château, il devait se  dépêcher, il devait voir la reine, c’était vital…Oui vital.

Antonin se réveilla,  le front humide d’une sueur froide, Bastet dormait paisiblement à ses pieds. Quel horrible cauchemar ! Quelle terrible angoisse ! Le jeune soldat épongea  la transpiration qui perlait sur son front avec la manche de son pyjama. Le jeune homme se sentit nauséeux et se jeta hors de son lit pour plonger son visage rendu brûlant à cause d’une sorte de fièvre. Après s’être rafraîchi, Antonin se sentit un peu mieux. En relevant la tête, les cheveux trempés, le garde vit son reflet blême sur la fenêtre couverte de buée. Il était si pâle que on l’aurait dit mort, les pupilles de ses yeux bleus étaient dilatées par une terreur inexplicable, innommable.
 Il essuya le vitre pour regarder l’extérieur : il faisait encore nuit, une petite nappe de brouillard flottait dans la capitale, la rue était faiblement éclairée par des chandelles enfermées dans des lanternes suspendues aux façades des maisons. Le ciel était obscurcit par d’épais nuages d’un gris sombre, métallique comme du plomb, un ciel d’orage. Derrière la silhouette déchiquetée des Pics, Blancs que l’on apercevait au loin, faible lueur gris perle annonçait la venue de l’aube. De ce paysage se dégageait une terrifiante impression de tension et de malveillance. Derrière la forme lointaine du Mont du Péril que l’on voyait au Nord-est, un éclair déchira la voûte céleste obscurcie. D’énormes gouttes d’eau vinrent s’écraser dans un son à la fois doux et monotone contre le carreau. La cité semblait bien morne sous son manteau de pluie et de brume, une mélancolie  grise comme le ciel flottait comme un nuage au dessus de la ville et du château.
Le soldat regarda l’heure sur une vieille horloge Terminienne, l’aiguille indiquait six heures et demie du matin. Estimant qu’il aurait été inutile de se recoucher pour se relever une demie heure plus tard, le soldat préféra rester debout. Antonin était, cependant, toujours hanté par l’étrange rêve malgré les multiples tâches auxquelles il devait se livrer avant d’aller travailler. Il se posait de très nombreuses questions : qu’elle était la signification de rêve sibyllin ? Il n’était pourtant pas agoraphobe, la foule ne lui faisait pas peur du tout. Pourquoi les gens fuyaient-ils autour de lui ?

Ces questions bourdonnaient toujours dans l’esprit du soldat comme un essaim d’abeilles furieuses alors qu’il allait travailler. Le ciel était de plus en plus sombre, des éclairs zébraient le ciel et le tonnerre était si assourdissant que l’on aurait dit que tous les autres sons étaient inexistants.Il entra dans la salle des gardes de la porte Est sans prêter attention à personne, il passa devant ses amis sans les regarder et alla s’asseoir seul à une table près du feu qui brûlait dans la cheminée et contempla les flammes qui brûlaient avec intensité dans l’âtre. Il ne sortit de ses réflexions seulement quand Allister lui proposa de lui renverser un sceau d’eau glacé sur la tête pour réveiller. Antonin lança un regard assassin, il avait déjà suffisamment à faire sans en plus supporter ses vannes vaseuses. Un sourire fendit le visage velu du géant, ce qui agaça encore plus le jeune homme. Il chassa ses pensées stupides de son esprit, si Allister apprenait qu’il avait fait ce genre de rêve, ce dernier le mettrait en boîte jusqu’à ses quarante ans.

***

Triebius s’était levé bien avant l’aube. Pour lui le grand jour était venu. Tous ses espoirs fous, toutes ses souffrances endurées en silence, tout ce temps dépensé à des recherches infructueuses, toute cette solitude dans les cachots de la Tout du Jugement puis dans les contrées désolée des Pics Blancs, tous ses sacrifices de sa chair et de son humanité allait enfin payer. Lui qui avait attendu si longtemps, lui qui avait rogné tout ce qui lui resté de conscience, lui qui avait gardé sa haine comme un compagnon sinistre dans ses longues errances. Tout ce qu’il avait fait allait enfin porter des fruits bien mérités. Ce soir, la Citadelle d’Hyrule tomberait et se serait lui, Triebius le Roi exilé de son Royaume du Crépuscule, qui arracherait la couronne à la veille Reine Zelda et s’en coifferait. Lui prendrait le contrôle d’Hyrule, lui qui rassemblera la Triforce et s’en servira pour accomplir l’œuvre. Mais au milieu de ces espérances et des ses projets de conquête, l’esprit de ce tyran était inquiet, une vague appréhension l’habitait, l’impression que tout ce qu’il construirait tomberait en poussière, que son empire cèderait face à un pouvoir plus grand que le sien. Cette impression l’inquiéta d’abord, puis elle disparut remplacée par une confiance aveugle en son pouvoir si grand que lui procurait le Heaume Noir.
Vers les huit heures du matin, Triebius et son armée quittèrent la Forêt aux Ruines profitant du brouillard, de la pluie et des éclairs pour se mouvoir sans être ni vu, ni entendu par  qui que ce soit. Ils marchèrent dans la boue, au milieu des nappes de brumes, leurs yeux ne voyaient que du gris…du gris…du gris. Vers les dix heures, ils atteignirent enfin les alentours de la citadelle, au milieu du rideau de pluie, les montagnards, Triebius et les deux malheureux qui se trouvaient dans la grotte du glacier avec Lycaon purent voir les murailles et la haute silhouette du château d’Hyrule. Et ils restèrent là des heures durant à attendre à proximité de la Porte la plus proche de la Forêt aux Ruines : la porte Nord. Le futur roi d’Hyrule était littéralement grisé à l’idée que toute une civilisation continuait à vivre sa petite routine sans savoir que son ennemi le plus mortel se trouve à ses portes.
Ce sentiment n’habitait pas seulement le redoutable mage, il galvanisait également le sinistre Loki, un des trois explorateurs de la grotte. Il y avait quelque chose d’assez malsain chez ce personnage aux cheveux auburn si gras que on les aurait dit enduit de beurre, aux petits yeux si enfoncés dans leurs orbites que l’on ne les voyait presque lesquelles brillaient d’une lueur froide et malveillante, aux grand nez crochu dont les ailes frémissaient sans cesse comme si il reniflait une odeur, aux traits grossiers pour le peu que l’on en voit au milieu de sa barbe hirsute et aux multiples cicatrices couturant son visage livide comme la mort. Qui aurait pus croire que ce personnage d’allure aussi effrayante puisse être le frère cadet d’Odin, fidèle le général au service de sa Majesté le reine Zelda. Loki n’avait rien en commun avec son frère : Loki était un être violent, dépourvu de toute moral, d’un très grande cruauté, un misanthrope endurci. Il n’avait d’ami, pas de femme, pas d’enfant, juste…la solitude et son cœur desséché.
À côté de ces deux hommes exaltés, Le troisième homme qui se trouvait dans la grotte en compagnie de Lycaon et de Loki avait l’air d’un calme absolu.
Cet homme se nommait Hannibal et il avait été autrefois avec Scipion le Terminien un des meilleurs stratège de l‘armée Hyliennne. Ses yeux d’un bleu glacial dont les pupilles avaient vu les horreurs de la guerre perçaient l’âme de tout ce qui croisait son regard, ses cheveux bruns légèrement bouclés était coiffé d’un manière très sobre,  il avait un visage pâle où toute pitié ou un quelconque autre sentiment était chassé. Cet homme avait connu tellement d’horreur que son esprit semblait avoir abandonné toute marque d’humanité  pour ne laisser qu’un instinct de survie des plus basic. Il était très redouté par ses ennemies par il la pitié et la dureté d’une lame d’acier. La reine ne savait que cet homme qui avait vaillamment combattu pour Hyrule l’avait trahi, sinon elle aurait pu mieux se préparer, mais elle ignora que Hannibal avait activement participé à l’élaboration de la stratégie de Triebius. Ce fut un vrai fiasco.

***

« Encore perdu !
-C’est la dernière fois que je joue aux cartes avec toi Yalbreck.
-Je suis désolé Allister c’est le jeu, tu me dois vingt rubis. Une petite partie Antonin ?
-Désolé Yalbreck répondit l’intéressé. Je ne joue jamais à des jeux d’argent, mes rubis se font suffisamment rare dans ma bourse sans en plus la vider dans la tienne. Et puis de toute façon c’est presque notre tour de garde. »
L’amateur de jeux de carte eut l’air désappointé mais il n’insista pas et empocha le rubis rouge sang que lui tendit Allister puis les compères sortir dans la lumière grisâtre du soleil à travers la pluie
Dehors, l’orage et le brouillard avait redoublé de force. Les gouttes d’eau martelaient avec force les toits d’ardoises de la citadelle, les rues pavées étaient glissantes et les flaques d’eau dissimulaient des nids de poules. Toutes les échoppes étaient fermées, les cheminées crachaient des volutes de fumée, la ville déserte avait un air bien morne comme le ciel qui virait au gris sombre presque noir, des éclair tombaient fréquemment sur les montagnes et sur la plaine le brouillard était si épais qu’il devait faire quasiment nuit à l’intérieur de la nappe. Vers les six heures du soir, l’orage se dissipa mais pas le brouillard. La lumière dorée du Crépuscule nimba l’écran opaque de couleur orange vif virant lentement à un profond noir d’encre.

Antonin et Allister se tenaient droit comme des piquets à l’entrée est de la citadelle, ça allait bientôt faire deux heures qu’ils tentait en vain de scruter le brouillard pour apercevoir la route qui menait à la citadelle. Alors que les sept heures du soir sonnaient quelque part dans la ville et que le brouillard prenait une teinte bleutée, une lointaine silhouette apparue. Allister bailla longuement et annonça à son ami : « Enfin quelqu’un c’est pas trop tôt, d’habitude il y a beaucoup plus de monde qui vient de l’est : des Gorons qui vendent des bombes, des Zoras qui approvisionnent la cité et poisson et les Kokiris qui livrent des fruits et du bois de chauffage. »
L’homme approcha ils purent distingué que ses vêtements car son visage était cacher par un capuchon. Il était vêtu comme quelqu’un qui à fait un très long voyage : il portait de longue bottes de cuirs noirs tachées de boue, un long manteau gris complètement trempé et dans un état misérable, en dessous ils pouvait voir le bas d’une sorte de veste blanche des plus élégante et richement brodée d’argent qui miroitait légèrement dans la lumière du soir.
Lorsqu’il arriva devant eux Allister demanda d’une voix lasse :
« Déclinez votre identité.
-Je me nomme Publius Cornelius Scipio Terminianus répondit l’inconnue, ancien grand stratège de la reine Zelda la Sage.
-Le Scipion le Terminien ? Demanda avec étonnement Antonin qui était sortit de sa torpeur, celui qui a écrasé les barbares au Lac Hylia il y à dix ans ?
-Lui-même, répondit l’homme en rejetant son capuchon en arrière. Il était semblable en tout point à l’homme que l’on voyait dans les livres d’histoire : ses cheveux gris se faisait rares sur sa tête presque lisse, sa joue droite était barrée par une cicatrice, derrière des lunettes rondes cerclées de métal qui lui donnaient un air sévère, deux yeux verts où la malice et l’intelligence pétillait, brillaient dans l’obscurité et un sourire bienfaisant s’étirait sur ses lèvres minces.
-Que faites-vous ici ? Je croyais que vous étiez parti en retraite après la bataille du Lac intervint Allister.
-La Reine ma rappelée, répondit aimablement l’intéressé.
-La rei…commença Antonin mais fut interrompu par le stratège qui demanda :
-Vous n’entendez rien ? »
Au loin, on entendait des cris, et des chocs sourds à intervalles réguliers comme…Un bélier qui enfonce une porte.La scène sembla se figer, tous écoutaient dans une horreur croissante les cris déchaînés des assaillants et les cris terrifiés de la population, les trois hommes semblait anesthésiés, plongés dans une sorte de coma profond. Par-dessus les cris, ils entendirent un cor sonner une note très grave, ce son était celui du cor de la Porte Nord, c’était par cette porte que la citadelle était attaquée.
 Ce fut Scipion qui en premier sortit de sa léthargie, il prit Antonin par les épaules et le secoua avec vigueur en lui hurlant :
« Vite ! Reprenez vos esprits, mon vieux ! Conduisez moi au plus vite à la reine ! Emmenez- moi au château. »
Le rêveur sortit peu à peu conscience, hocha la tête, fit signe à son amis et ils entrèrent tous les trois dans la cité assiégée.

Antonin, Allister et Scipion courraient le long d’une des plus grandes artères de la cité. Il faisait nuit noire désormais et le brouillard persistait. Une grande confusion régnait dans la citadelle : les soldats courraient vers la porte Nord pour endigué les troupes attaquantes, les gens hurlaient, les enfants séparés de leurs familles pleuraient et les mères affolées faisaient de même. Au milieu de grand tohu-bohu, les trois hommes courraient, ballottés et bousculés, vers le château dont la silhouette se découpait sur le ciel noir comme l’ébène. Ils arrivèrent enfin à force de coups de coudes à se frayer un chemin jusqu’à la place centrale de la cité.

L’espace était entièrement déserté par la foule hurlante qui se précipitait vers les portes sud, ouest et est : le pavé blanc luisait sous la lumière des lampes accrochées aux faces des bâtiments, au centre de la place, une fontaine de marbre blanc avait cessée de lancer de l’eau dans son bassin. Au nord ils pouvaient voir La rue nord qui contourne les murailles du château et mène à la porte attaquée. Le passage était entièrement occupé par une foule de soldats indifférents à leurs présences. À droite du passage, un haut mur de pierre blanche surmonté par un chemin de ronde se dressait seulement percé par une porte de chêne, c’était la première muraille du château d’Hyrule. Ils s’approchèrent de la porte qui n’était plus gardée, ils poussèrent le lourd panneau de bois et passèrent dans le pont intermédiaire qui enjambait les douves du château et qui conduisait à une seconde muraille de même couleur que la précédente, également surplombée d’un chemin de ronde mais qui à intervalle régulier était hérissés de hautes tours directement reliées au château par de petit pont. Ils traversèrent le passage sans rencontrer personne, leurs pas sur le pas résonnaient dans la cavité qu’ils que le pont traversait en produisant un échos inquiétant. Et c’est avec soulagement qu’ils arrivèrent jusqu’à la seconde porte également de chêne. Ils la poussèrent sans difficulté et ils se retrouvèrent dans les jardins du château.

Au milieu des massifs de rose, des orangers, des pelouses tondues à merveille et des multiples sortes d’arbres, ils trouvèrent la reine habillée d’un manteau et de bonnes chaussures de marche et équipée d’une canne, sa petite fille vêtue de la même manière, les généraux et tout le personnel du château : le précepteur Cyrille, les gardes, les valets, les femmes de chambre, les cuisiniers, les serviteurs, les jardiniers etc. En entendant les nouveaux arrivant, la reine tourna son visage ridé inquiet vers eux, reconnu son ancien stratège et poussa un long soupir de soulagement :
« Scipion ! Vous voila enfin, lui dit-elle. Nous vous attendions pour fuir.
-Fuir ? S’exclamèrent en cœur les accompagnateurs de Scipion et la princesse.
-Parfaitement, fui, répondit avec patience la reine ? Et avec le maximum de personnes possible. Il faut fuir face à une menace contre laquelle nous ne pouvons rien…pour le moment. Si nous tentons de résister, nous serons sans doute vaincu et nous n’aurons plus aucune chance de vaincre et de regagner notre liberté.
-Mais pour fuir où ? Insista la princesse. Où que l’on aille, ils nous retrouverons.
-Pas maintenant, trancha brusquement la reine. Nous devons partir au plus vite, nous n’avons pas de temps à perdre dans de vaine paroles. Notre ennemie n’est pas les montagnards, ils ne sont que les pantins d’une puissance plus sombre et bien plus grande. Nous tous devons partir même vous jeunes hommes ajouta t-elle à l’adresse d’Antonin et Allister.
-Mère…je ne viens pas, intervint enfin Arthur jusque là silencieux. Je reste avec le reste des gardes de la porte Nord pour retenir le plus possible les montagnards, je vous rejoindrais plus tard.
-Mais…. Commença l’héritière.
-Non ma fille, le coupa son père. Je reste, ma décision est prise, allez-y et dépêchez-vous.
Toute l’assemblée commença à quitter les jardins en chuchotant. Arthur resta un moment à contempler sa famille s’en aller, puis une vague d’inquiétude l’envahit. Si lui restait pour ralentir l’ennemie, qui protègerait Zelda ? Qui la guiderait dans cette quête qu’elle allait entreprendre ? Cyrille ? Non il était intelligent et fort utile mais aussi trop chétif, un des généraux peut-être. Non, ils seront trop occupés à organiser une offensive. C’est alors qu’il vit Allister et Antonin qui se trouvaient parmis les derniers à quitter les jardins. Il les interpella et leur fit signe de venir vers lui. Interloqués, ils s’approchèrent. Arthur leur demanda alors la requête suivante :
« Vous deux, je vais vous demander un service. Ma fille est encore jeune et elle devra bientôt affronter un mal terrible. Je veux que vous la protégiez à ma place, que vous l’accompagniez dans les périls qu’elle traversera et que vous la guidiez. Je compte sur vous. »
Allister eut un moment d’hésitation mais Antonin lui promit, Allister promit donc aussi mais à contre cœur. Puis une fois cette promesse faîtes, ils allèrent rejoindre les autres.

Quand ils arrivèrent sur la place, ils virent que les personnes qui obstruaient les rues s'étaient rassemblés sur la place et écoutaient la reine qui leur faisait un discours, leurs visages blêmes et inquiets tournés vers elle :
"Vous n'êtes pas obliger de venir, vous êtes libre de choisir : vous pouvez venir avec nous et protéger vos famille ou bien vous pouvez restez ici et vous battre pour couvrir notre fuite. Mais dans ce cas préparez-vous à affronter une terrifiante menace contre laquelle vous ne pourrez résister bien longtemps. À vous de décider."
Ayant fini de parler, la reine se dirigea vers la fontaine et avec l'aide de Thor elle souleva une épaisse dalle près du bassin. La pierre dissimulait une échelle disparaissant au bout de quelques mètres dans l'obscurité d'une galerie souterraine.
 
Il faisait terriblement froid dans cette vaste salle dans laquelle ils entrèrent par une échelle, une bonne partie de la population avait décidée de suivre la reine. À l'entrée du tunnel, ils prirent tous une torche rangé dans de grandes boîtes en bois et les allumèrent à un candélabre qui brûlait à l'entrée d'un tunnel obscur et très peu rassurant. Quand tous furent descendu dans la salle et que la dalle fut soigneusement remise en place, la reine prit la tête de la foule inquiète et s'engouffra dans le boyau d'un air déterminé et fier, la population la suivie sans oser dire ne serait-ce qu'un mots.
Le boyau était glacial et humide, un courant d'air froid comme un la glace leur venait parfois fouetter leurs visages mornes, une obscurité sinistre comme une nuit sans lune les oppressait, une forte odeur de moisi picotait leurs narines, le sol était couvert d'eau stagnante qui luisait comme du goudron sous la lumière vacillante de leurs torches, chacun de leur pas produisait un clapotis qui se répercutait en échos sur les murs de pierre grise constellés de lichens jaunes et blancs. Parfois ils dérapaient sur une plaque de mousse verdâtre, malodorante et particulièrement glissante. Après ce qui leur parut une éternité à marcher, trébucher, glisser dans l'étroit boyau, ils sortirent enfin du tunnel pour arriver dans une autre salle au bout de laquelle était taillé, à même la roche, un immense escalier. Les larges marches était -à l'horreur générale- recouverte de la même mousse humide et glissante que celle que l'on trouvait parfois dans le boyau, la montée allait se montrer très longue et très délicate. Ils commencèrent à montrer lentement l'escalier ce qui leurs prit également une éternité jusque la reine leur demanda à voix basse de s'arrêter, sa voix se répercuta sur les parois en rendant sa voix rude et grossière, la reine souleva une trappe de pierre, puis elle se issa au dehors et fit signe aux autres de la suivre. Puis avec soulagement, ils sortirent à l'air libre.

Triebius marchait d'un pas lent et conquérant dans la rue nord de la citadelle, son heaume sur la tête, autour de lui, il ne voyait le mélange des visages rayonnant de bonheur des montagnard d'avoir enfin écraser cette odieuse citadelle, qui leur paraissait inexpugnable, cette citadelle qui les narguait par sa majesté, cette citadelle qui leur paraissait inaccessible et les visages ensanglantés irradiant d'une haine violente des vaincus qui détestaient ces hommes qui les avaient privés de leurs libertés. Ils ignoraient encore pourquoi Triebius les avait gardés en vie mais peu leur importait, leurs espoirs étaient brisés. Leurs seul consolation était de savoir que leurs être cher étaient encore en vie et que même si eux avaient échoués, eux pourraient encore vaincre cet homme qui les avait chassés de leurs foyers. Triebius était indifférent à cette gamme de sentiment, enfin...oui enfin il avait écrasé cette monarchie qui l'avait enfermée dans cette prison dans le désert et qui l'avait condamné à l'exil dans les montagnes. Aujourd'hui cette époques était révolue, maintenant...c'était lui le roi d'Hyrule et il pourrait mener à bien son plan. Il arriva sur la place puis il bifurqua vers le château, il croisa un grand nombre de soldat adversaires enchaînés les uns aux autres, foudroyant du regard le roi des ombres. Puis il atteignit les jardins du château envahis par la centaine de résistants qui ont pus se réfugier au château et qui étaient désormais tous ferrés. Sur le parvis du château il trouva Hannibal et Loki qui tenaient chacun par un bras Arthur qui avait une coupure au font. Ce dernier leva les yeux vers le roi des ombres et lui adressa un regard venimeux qui enleva le Heaume Noir. Son visage bleuté se tourna vers le fils de la reine, ses yeux jaunes plongés dans ce de l'héritier, puis ses lèvres minces se tordirent en un sourire qui découvrit des canines proéminentes comme celles d'un vampire. Puis il dit d'une voix doucereuse :
"Bonsoir Arthur, je me présente, je me nomme Triebius, roi légitime du peuple du Crépuscule et désormais roi d'Hyrule puisque je vous ai vaincu. Hannibal avez vous la couronne du roi ?
-Oui Majesté.
-Bien, et vous Loki, avez vous retrouvez cette chère reine Zelda ?
-Eu....
-Eu....quoi ? Vous l'avez trouvé ?
-A vrai dire...Non.
-Non ! Hurla Triebius dont les yeux se mirent à briller d'un lueur inquiétante. Vous n'êtes qu'un incapable Thor, il se tourna alors vers Arthur. Bien, il semblerait que votre vieille chouette de mère ce soit fait la malle. Je vous conseille de me dire où se trouve la reine.
L'héritier du trône cracha à la figure de l'usurpateur du titre de roi. Triebius essuya calmement sont visage puis reprenant une voix douce, il répondit à cet affront :
-Très bien, vous ne coopérez pas ? C'est bien dommage car c'est votre fille qui vat en pâtir, enfermez cet ord....commença t-il mais il fut interrompu par de violentes explosions. Triebius, Thor et Hannibal furent rejetés en arrière puis un épais écran de fumée obscurcit leurs vues. Quand il fut dissipé, Arthur et les résistants avaient disparu.

La reine et la population qui avait fuie se trouvaient loin à l'est de la citadelle, sur une berge de la rivière Zora. Le brouillard s'était dissipé et un vent glacé soufflait dans la plaine. Au loin, on pouvait voir la citadelle, éclairée par une sorte de lumière blanche très pâle. La foule contemplait avec mélancolie ce qui jusque là avait été leur foyer, leur refuge et qui aujourd'hui ployait face à un ennemi inconnu et féroce. Ils furent ramenés à la réalité par Odin qui leur rappela qu’ils étaient menacés et qu'il fallait se hâter. Ils repartirent tous, la mort dans l'âme, jetant parfois un coup d'œil en arrière, vers la cité. Mais leur morosité se dissipa pour laisser place à la stupeur. Tous s'attendaient à ce que leur souveraine les conduit au village Cocorico, mais elle ne se dirigea pas vers le nord mais...vers l'est, vers la trouée d'où sortait la rivière, vers la vallée et le Domaine Zora. La reine les fit traverser le cour d'eau pour se retrouver à gauche de celui-ci, sur le chemin de la vallée où apparaissait la lumière annonciatrice de la venue prochaine de l'aube d'un jour nouveau et plus sombre que les précédents.
« Modifié: samedi 10 septembre 2011, 17:39:09 par raphael14 »