Auteur Sujet: Errements Poétiques - [ Poème : Je connais une fille qui n'aime pas la poésie ]  (Lu 43616 fois)

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Errements Poétiques - [ Poésie : Frémir ]
« Réponse #120 le: dimanche 25 novembre 2012, 20:34:52 »
Sourire   

Je voulais, ici, essayer de t'écrire,
Juste quelques phrases, quelques mots
Pour juste m'imaginer ton sourire
A la lecture de ces vers de sot !

Mais rien, rien ne m'est venu :
Aucune flamboyante comparaison
Ni aucune polissonne insinuation,
Rien qu'à cet instant déjà tu ne sus.

Car oui, ma princesse, il est bien dur
De trouver encore de nouvelles louanges
Tant ta beauté, ton charme et ton allure
Ont été vantés ; beauté folle et étrange !

Voilà donc pourquoi je t'ai écrit cela :
Plutôt que d'encore chanter ton sourire
Je l'ai fait, sur tes lèvres, s'accomplir.
Et mon cœur soupire : il te tend les bras !
« Modifié: mardi 25 février 2014, 00:17:48 par Synopz »
" No... don't pity me. I'm not worth it... Or maybe... you think you can save me. Will you love me...? Take care of me...? Heal all my pain...? ...That's what I thought. "



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Errements Poétiques - [ Poésie : Bombe ]
« Réponse #121 le: samedi 02 mars 2013, 00:42:20 »
Bombe

" Et que le monde tombe,
Oh triste monde si gris.
Je m'accroche à tes yeux,
Verts, durs comme la vie.

Et sombre la bohème,
Qui n'a plus de saveur
Car plus un seul éclat
Ne chante le bonheur.

Et là, dehors, le monde
Toujours si gris, si sombre
Malgré tes cheveux longs
Et tes lèvres au goût d'ombre.

Alors que faire ou dire ?
T'aimer et t'écouter
Ou bien te faire taire
Et ne plus rien penser ?

J'aimerais le savoir
Car bien trop de grisaille
Ici me ferait craindre
Qu'un beau jour tu t'en ailles.

Et je n'écrirais plus,
Je ne pourrais que voir
Qu'en ce monde bien las
Tombent de mornes soirs

Une fois toi au loin,
Je cesserais les vers.
Je ressasserais juste
Des souvenirs amers.

Et là sur l'horizon,
Voilà, le monde tombe :
Sur mon cœur solitaire
C'est une froide bombe. "
« Modifié: samedi 02 mars 2013, 10:24:47 par Synopz »
" No... don't pity me. I'm not worth it... Or maybe... you think you can save me. Will you love me...? Take care of me...? Heal all my pain...? ...That's what I thought. "



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Errements Poétiques - [ Poésie : Bombe ]
« Réponse #122 le: lundi 27 mai 2013, 22:21:12 »
Manque

Taille sensuelle, cheveux de paille, cheveux de miel,
Un éclat, une esquisse, le tout parfumé saveur ciel !
Mouvement ombré, alliage de grâce et de légèreté,
Et je vois tes formes se laisser deviner, frémir et briller !
Mais, tu continues de dérouler sur moi tous tes charmes
Ah ! A la sueur de nos corps se mélangent mes larmes...
Non, tu n'es ni tout à fait innocente, ni tout à fait coupable :
Quelques baisers et quelques caresses, rien d'incroyable !
Un peu de tout ça, et voilà que je me prends à penser à toi
En continuant à taire, toutefois, ce que tu fais si bien sur moi !
Souvenirs chauds et agréables qui me prennent quand tu t'en vas !




Maxime : Amour


" Chaque pomme est une fleur qui a trouvé l'amour "
« Modifié: lundi 27 mai 2013, 22:25:49 par Synopz »
" No... don't pity me. I'm not worth it... Or maybe... you think you can save me. Will you love me...? Take care of me...? Heal all my pain...? ...That's what I thought. "



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Errements Poétiques - [ Poésie : Manque + Maxime : Amour ]
« Réponse #123 le: vendredi 14 juin 2013, 02:02:48 »
Parfum

" La nuit a ton visage,
  Les étoiles attendent, là, solitaires.
  Le calme se tait et hume avec rage
  Un parfum dans l'air.

  Ce parfum est doux :
  Il est à la fois brûlant d'exotisme,
  Mais aussi rassurant de classicisme.
  Le sentir rend fou.

  Ce parfum est tien,
  Il est pour moi : passé, présent, futur
  Ce qui fut radieux et ce qui fut dur,
  Il est notre lien.

  Ce parfum est fort.
  Tu n'es pas ce que j'aurais pu vouloir
  Mais tu es finalement mon histoire.
  Il me donne tort.

 Car le vent murmure
 A mes oreilles que tu es faite ainsi,
 Que je te veux telle quelle dans ma vie :
 Sans une imposture !

 Ce parfum est toi :
 Il est aussi attirant qu'imparfait,
 Me laisse comblé et insatisfait !
 Il dicte sa loi.
 
 Ce parfum est libre :
 Il pourrait vouloir changer ou partir,
 Sans que je ne puisse rien y redire.
 Lui, mon équilibre.

 Ce parfum m'est cher,
 Voilà ce dont je peux être certain,
 Sa fragrance m'a, à jamais, atteint.
 Il est mon éther.

 Sois donc convaincue
 Que je te désire comme tu es,
 Même si, parfois, nous sommes éloignés,
 En moi, tu as lu !

Et prends donc ces vers,
C'est une amoureuse déclaration,
A ta beauté et tes imperfections !
Mon cœur s'y est ouvert ! "
 
« Modifié: samedi 27 juillet 2013, 15:20:10 par Synopz »
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Errements Poétiques - [ Poésie : Parfum ]
« Réponse #124 le: jeudi 29 août 2013, 01:34:58 »
Absurdité

Absurde.
Comme tes yeux,
Comme l'amour,
Comme l'honneur,
La réussite,
Comme l'argent,
Comme la vie.

Idiot.
Comme le monde
Et tous ces gens,
Qui croient penser,
Et qui flattent
Leurs doux égos,
Si pathétiques.

Ils sont là, sont persuadés que leurs vies
Ont une quelconque petite valeur
L'argent, la gloire, le sexe et l'image
A quoi bon nous intéresser à eux ?

Humains.
Sales et bestiaux,
Tout en pulsions
Et réflexions.
Vous, vos idées
Si prétentieuses
Et fallacieuses.

Mes frères.
Laissez-moi donc
Je ne veux pas !
Ah ! Être vous
Tomber, pleurer
Et là, pourtant
Oh, je le suis...

Tout ça est trop
Dur, douloureux
Et si absurde.
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Errements Poétiques - [ Poésie : Absurdité ]
« Réponse #125 le: dimanche 08 septembre 2013, 22:21:58 »
Après trois ans et demi de doute, voilà enfin la fin de L'Anges Des Ombres ! Une fin qui comblera les rares qui la liront, je l'espère ! Et j'annonce dès maintenant le projet un peu fou de réécrire cette fiction depuis le début devant l'horreur intégral que sont les premiers chapitres écrits dans ma folle jeunesse ! En attendant, je vous laisse sur cette conclusion de l'histoire de Luna et Synopz, en espérant avoir quelques commentaires ! Un grand merci à tous ceux qui ont lu, commenté et aidé à la réalisation de cette fic d'une quelconque façon ! Merci à mes deux dessinatrices pour leurs superbes illustrations de Luna !

Chapitre 14 : Fatalité

« Mourir est un instant, vivre est un long supplice. »
- B.J.S.

Tout oublier. Cesser d'être. Partir, cœur au vent, sans rien. Ne plus rien dire, ne plus rien penser, ne plus douter, ne plus pleurer, ne plus échouer, ne plus décider, ne plus agir, ne plus aimer, ne plus haïr. Suivre juste une route sans fin, juste ressentir et être mu par quelque chose de plus fort que la mort, de plus éternel que le monde, de plus vrai que la vérité. Voyager et apprendre, découvrir avec passion, sans devoirs, sans obligations, sans contraintes. Quitter le monde humain factice pour redevenir soi-même, pour se découvrir, pour commencer à exister plutôt que se laisser porter par les mensonges et les écueils de l'existence. Luna, princesse des ombres... A quoi bon mes titres ? A quoi bon mes devoirs ? Ici, je ne décide rien, je subis, comme tous ceux qui m'entourent. Je subis et reste incapable de penser par moi-même, de m'affirmer, de rêver, de croire. Incapable d'agir et de reprendre en main mon destin. Incapable de devenir moi-même, incapable d'exister. J'aurais tant aimé partir avec toi. Seuls, à ne rien dire pendant des jours, à poser nos regards là où personne n'a jamais mis les pieds. A aimer sans souffrances, à prendre le temps. A ne parler que le langage de la vérité et du cœur. Mais tout ceci ne sera jamais, jamais. Car, incapables de nous extraire à nos devoirs, nous sommes finalement ici, prêts à mourir, tête droite aux noms de ceux que nous avons toujours haïs. Quelle ironie du destin, quelle vanité de l'existence, quelle farce ! Je meurs de cynisme et de dégoût, incapable de savoir si j'aurais préféré ne pas exister. Nous sommes finalement là, prêts à mourir par devoir. Quelle folie, quelle absurdité... Je n'aurais jamais existé. Triste à dire mais malheureusement bien vrai. Rien ne m'aura souri, rien ne m'aura aidé. Voilà la pitoyable et risible conclusion de ma misérable et pathétique existence : n'avoir jamais existé.


La terre tremblait. Elle battait au rythme lourd et régulier du mouvement des deux armées. Face au bourg, l'armée du noir seigneur du désert, composée en majorité des fières amazones Gerudo mais aussi accompagnée des traitres Sheikahs, d'humains de contrées éloignées et d'Hyliens corrompus. De l'autre coté, le bourg dans le dos, l'armée d'Hyrule, constituée, elle, de soldats et de nobles Hyliens, de Sheikahs et de tous les alliés de la famille royale. Et ces deux armées avançaient l'une vers l'autre, suivant la cadence des tambours de guerre. Elles s'arrêtèrent à quelques centaines de mètres l'une de l'autre et, quand les tambours se turent, un silence malsain, sale et pesant s'installa sur le champ de bataille. Le soleil de cette fin de matinée écrasait la plaine dans une torpeur guerrière suffocante, accentuant d'autant plus la tension bestiale qui agitait les rangs des deux armées. La princesse des ombres et son élu se trouvait au devant des forces royales, montés sur leurs destriers d'ébène, prêts à mener les troupes sheikahs comme il leur avait été demandé. Synopz exposa une dernière fois la stratégie d'attaque aux combattants des ombres.
- Pendant que le gros de l'armée royale chargera de face nos ennemis, un premier groupe que je mènerai personnellement tentera de prendre les Gerudo à revers en suivant le cours de l'Hylia. Un autre groupe, mené par la princesse des ombres, il désigna Luna d'un mouvement de tête, filera, lui, plein Est pour tenter d'infiltrer les quartiers du seigneur Gerudo. Les autres assisteront du mieux possible l'armée royale, en tentant de faire tomber les principales têtes dirigeantes.
Il attendit quelques secondes puis reprit.
- Je ne vous demande pas si vous avez des questions : il n'est même pas concevable que vous en ayez !
Le jeune homme fit pivoter sa monture et s'approcha de Luna qu'il fixa longuement dans les yeux.
- Que les ténèbres vous accompagnent et vous gardent, guerriers des ombres.
Les Sheikahs reprirent tous en chœur la phrase rituelle et rentrèrent dans leurs rangs. Luna se pencha vers le jeune Sheikah.
- Nous nous reverrons après la bataille, élu.
- Peut-être bien, princesse.
Un sourire illumina ses lèvres si brièvement que Luna fut la seule à l'apercevoir.
- Ne fais pas trop l'enfant Luna !
Il s'en alla au milieu de ses hommes avant qu'elle ait eu le temps de répondre. Elle regagna donc sa place, et se tut, rejoignant l'attitude générale d'expectative. Enfin, après de longues minutes d'une attente interminable à cuire sous le soleil, un cor sonna, tranchant l'épais voile de silence et d'immobilité qui s'étendait sur les rangs de l'armée royale. Une clameur sanguinaire monta, dévastatrice, comme en réponse au cor et les deux armées chargèrent.

***

Nabooru sentit le goût du sable et du sang lui emplir la bouche. Elle avait perdu et le savait pertinemment, elle était tombée aux mains de Ganondorf, lui avait révélé tout ce qu'elle savait de Luna et Synopz et se retrouvait maintenant enfermée dans la forteresse Gerudo, condamnée à devenir la femme du seigneur du désert. Elle soupira et ferma les yeux. Tout était perdu, définitivement perdu... Sa jeunesse ? Perdue. Son honneur ? Perdu. Son avenir ? Perdu, perdu, perdu... Elle se laissa lentement glisser au sol et fixa d'un regard vide le plafond. Tout était fini. Complètement fini.

***

La lame froide d'un poignard mordit la chair de Synopz en pénétrant le défaut de ses mailles d'acier Sheikah. Elle rebondit contre une de ses côtes. Il se retourna, chancelant de douleur, et, sans même lui accorder un regard, trancha la tête de son assaillant d'un flamboyant revers. Les forces qu'il menait progressaient rapidement et sans trop de difficultés vers le flanc Ouest de l'armée Gerudo. Il releva la tête, la zone où il se trouvait était désormais vide tout ennemi. Il s'approcha d'un de ses seconds, une main pressée sur sa plaie.
- Des pertes ?
- six des nôtres ne se relèveront jamais. Contre une cinquantaine de guerrières du désert décimées auxquelles on peut ajouter quelques humains.
- C'est déjà six de trop... Marmonna Synopz. Enfin, remettez-vous en selle nous devons continuer.
Il y avait maintenant plus de deux heures que la bataille avait commencé, et le gros des combats avait dévié vers l'Est, isolant le groupe mené par le jeune élu en le condamnant à affronter les quelques survivants qui trainaient encore dans la zone. Les hommes de Synopz reprenaient donc la route, tentant désespérément de regagner le cœur de la bataille en errant parmi des monceaux de cadavres, entassés pêle-mêle, figés pour l'éternité dans des positions de souffrance, de douleur et de mort. Le jeune guerrier Sheikah ferma les yeux, s'autorisant, pour quelques secondes seulement, de songer au passé.

Il avait treize ans. Qu'était-il alors ? Un gamin, rien de plus, quoique que pouvaient en dire les Sheikahs du conseil ou les guides spirituels du peuple de l'ombre. On lui avait présenté toutes ces épreuves plus idiotes et ritualisées les unes que les autres. " Élu des Ombres ", que ce titre, qui lui avait paru si honorifique, sonnait creux aujourd'hui. Un titre vide de sens, vide de gloire, juste un moyen de satisfaire les déesses et de détruire le peuple de l'Ombre. Il avait réussi toutes les épreuves, avec une facilité déconcertante. L'épée des Ombres lui avait été confiée et c'est là que la machine s'était enrayée. Ainsi, bien qu'il ne faisait aucun doute qu'il soit l’Élu des déesses, l'épée lui avait fait perdre la tête. Totalement. Son talent inné mêlé à la puissance folle de l'arme l'avait totalement envahi et consumé. Il avait tué la moitié des membres du conseil avant d'être mis hors d'état de nuire. On l'avait alors isolé dans une cellule de la forteresse Sheikah d'où il s'était enfui le soir même, s'éloignant du déshonneur et de la haine de ses pairs. Il avait saisi quelques affaires, et avant de s'en aller par-delà les montagnes qui délimitaient les limites d'Hyrule, il était passé voir Luna. Elle avait pleuré, beaucoup. Puis elle lui avait dit de partir, de ne jamais, jamais revenir. Il lui avait alors lancé une de ses légendaires phrases sibyllines avant de disparaître dans la nuit et de commencer sa longue errance en terre libre. Il avait vécu de bien des manières et vu bien des choses au-delà des frontières d'Hyrule. Puis, il était finalement revenu, appelé par son destin, appelé par son amour pour cette fille aux longs cheveux blancs... Il avait, au fond de lui, toujours sur ce qui l'attendait. Mourir. Par la faute de celles qui avaient détruit sa vie : les divinités à qui le monde devait son existence. Et voilà qu'il était là, enfin prêt à quitter ce monde, à accomplir ce qu'il ne souhaitait surtout pas faire.

Synopz reprit lentement ses esprits. Pourquoi pensait-il à cela maintenant ? Tout ça n'avait plus aucun sens... Il allait mourir. C'était une simple question d'heures, il se demandait juste quand est-ce que cela allait arriver exactement. Son contingent de soldats se rapprochait doucement du cœur de l'affrontement. L'armée d'Hyrule était aux portes du vaste campement Gerudo. La victoire était presque assurée et ceci en grande partie grâce à l'intervention des troupes d'élites Sheikahs placées en première ligne. Toutefois, les pertes Sheikahs semblaient monstrueuses, les déesses allaient certainement enfin voir leur dessein s'accomplir : le peuple de l'Ombre ne survivrait sûrement pas à cette bataille. Enfin, après encore de longues minutes à chevaucher, Synopz et ses hommes atteignirent l'arrière-garde de l'armée d'Hyrule où quelques tentes de commandement venait d'être dressées. Synopz descendit de selle et marcha rapidement vers la plus grande de ces tentes. Impa s'y trouvait, seule. Et, en pénétrant dans la tente obscure, Synopz sentit sa réalité basculer. Quelque chose n'allait pas et il le sentit, son destin s'emballait, ce qui avait toujours été prévu pour lui s'animait enfin. Impa avait les yeux rougis de larmes et mit quelques secondes à remarquer sa présence.
- Sy... Synopz ? L'athlétique femme Sheikah se leva brusquement en essuyant ses yeux. Nos troupes ont commencé à entrer en masse dans le camp Gerudo.
Le jeune homme observa celle qui avait été sa nourrice. Elle avait toujours été l'impassibilité même et la voir ainsi secouée ne présageait rien de bon.
- Impa, que s'est-il passé ?
Elle ne prêta pas attention à sa remarque et continua à parler.
- La victoire devrait nous être facilement acquise et tout cela...
Synopz la coupa net, d'une voix froide.
- Je ne suis plus un enfant à qui on cache la vérité. Qu'est-il arrivé ?
Impa cilla. Une fois.
- Les forces Sheikah ont été envoyées en première ligne et décimées. Notre peuple comptait environ trois cents âmes, il n'en reste maintenant qu'une vingtaine tout au plus. Toi, moi, quelques rescapés et tes hommes. Personne d'autre. Le peuple des ombres ne sera bientôt plus qu'un souvenir.
Le jeune homme serra le poing, contint sa rage et répondit.
- Voilà ce qui a toujours été écrit, cette bataille devait signer notre fin... La destinée est inévitable, vous vous plaisiez à nous le répéter.
Synopz tourna les talons pour quitter la tente.
- Synopz, attends.
- Qu'y a-t-il ?
Impa soupira et le fixa droit dans les yeux, d'un regard à transpercer l'âme.
- Luna.
Alors le jeune Sheikah sut que son monde commençait à s'écrouler. Une peur panique, froide et sourde s'empara instantanément de lui.
- Que lui est-il arrivé ?
- Elle a été capturée. Nous ne savons pas ce qui lui est arrivée, l'homme du désert la retient dans ses quartiers.
Synopz ne réfléchit pas. Un désir profond de mort l'habita. Et il sut également que si la moindre chose était arrivée à Luna, il allait cesser d'être, tout simplement.
- Je vais le tuer, maintenant.
Impa soupira.
- Tu ne peux pas, élu des ombres.
- Et pourquoi ne le pourrais-je pas ?
Impa hésita un moment, puis finit par se décider à parler.
- Nous ne vous avons jamais révélé l'entièreté de la légende, Synopz. Quelqu'un qui n'est pas encore de ce monde est destiné à tuer le seigneur Gerudo maudit...
Synopz crut un court instant qu'Impa mentait. Quelqu'un destiné à tuer Ganondorf, qu'est-ce que ça voulait dire ?
- Vous délirez !
- Non, Synopz, malheureusement non. La légende stipule que les deux élus des ombres devront éclabousser de leur sang l'autel ouvrant l'accès au Saint-Royaume avant qu'on puisse pénétrer dans celui-ci. Je ne sais pas comment tout cela se produira mais dans la lutte entre le futur élu des déesses et le seigneur du Malin, le Saint-Royaume sera amené à être ouvert et pour que cela puisse être accompli et qu'Hyrule soit sauvé... Vous devez mourir, toi et Luna. Les déesses préfèrent prendre le risque de voir leur monde détruit plutôt que de voir les Sheikahs survivre.
Le jeune homme n'eut strictement aucune réaction.
- On m'a toujours expliqué que mon devoir serait de mourir aujourd'hui, le but de cette mort m'intéresse peu. Si mon devoir est de trainer mon corps ensanglanté aux portes du Saint-Royaume dans le temple du temps alors je le ferais. Maintenant, laissez-moi, je dois retrouver Luna. Tâchez de survivre, Impa.
- Tu...
Le jeune homme était sorti. Impa s'effondra sur sa chaise. Le destin était en marche, elle n'y pouvait plus rien.

***

Luna avait mal. Elle n'était que douleur, mais ce qui l'affectait n'était pas tant le mal physique mais bien le poids moral des événements qui venaient d'avoir lieu. Elle n'avait rien vu venir, elle avait jetée ses troupes dans ce qui semblait être une ouverture et qui s'était en fait révélé être un guet-apens. Elle avait été capturée et avait vu ses combattants mourir les uns après les autres. Luna n'en pouvait plus, l'envie de vivre la quittait doucement. La princesse des Ombres fixait le plafond de la tente où elle était enchaînée sans ciller. Ses yeux vermeils semblait creux et vides, plus rien n'y brillait. Elle était enfermée, recluse dans son esprit et les multiples plaies qui lézardaient sur sa peau pâle semblaient ne lui causer aucun tort. On l'avait attachée à une table et était alors arrivé le seigneur du désert. Il lui avait paru monstrueusement grand. Ganondorf Dragmire s'était approché d'elle, avait doucement posé ses mains sur ses hanches, abaissé ses collants et relevé sa tunique. Et ce qui était arrivé ensuite, elle ne tentait même pas de s'en rappeler. Elle s'était enfermée dans son esprit, avait décidé de ne plus jamais retourner à la réalité. Elle avait ensuite été torturée pendant de longues minutes et chaque supplice avait été plus inventif que le précédent. Ce pauvre idiot de roi des Gerudos pensait qu'il défiait les déesses en la torturant ! Si cet imbécile avait seulement compris que sa mort était peut-être la chose la plus importante pour les divinités de ce monde... Il aurait peut-être agi autrement. En tout cas, elle était là, maintenant. Et elle était vide, absolument, complètement et irrémédiablement vide. Presque déjà morte. Elle réalisa alors qu'elle pouvait porter à hauteur de son cou ses deux mains encordées. Elle pressa alors ce bout de corde usé contre sa glotte. Elle ne sentit rien, tomba. Tout ça n'avait jamais eu lieu. Luna, Princesse du peuple des ombres mourut, simplement. Souillée et déshonorée.

***

Synopz sortit et s'adressa en quelques mots d'une sobriété presque incongrue à ses hommes :
- Votre princesse est retenue quelque part dans ce campement. Vous avez juré de donner votre vie pour elle et il est temps de mettre ce serment à l'épreuve. Retrouvez-là ou mourrez, aucune autre solution n'est envisageable.
Les hommes de l'ombre hochèrent imperceptiblement la tête et se dispersèrent. Synopz resta seul un instant. La douleur continuait à croître dans ses entrailles, il sentait le fil pernicieux du malheur se tailler à grands coups un chemin à travers la réalité. Il monta en selle et se mit au galop. Il traversa le champ de bataille, piétinant les cadavres aussi bien alliés qu'ennemis, les tentes et, tout simplement, tout ce qui trouvait sur son chemin. Au fond, il savait déjà où il allait car deviner les intentions d'un homme aussi imbu de lui-même que le seigneur des gerudos était simple : il ne pouvait garder Luna qu'à ses cotés, dans sa tente personnelle. Synopz s'abandonna à sa fureur, à sa folie et se mit en marche vers le centre du camp.

***

Je meurs. En fait, je suis même déjà morte et je suis également hilare. Hilare de voir quelle ironie les déesses ont : le viol et le suicide. Quelles belles dernières images et pensées pour moi ! Ah ! J'espère que vous vous étouffez de rire et de joie, là-haut, en votre royaume, déesses ! Sachez que je partage votre allégresse avec grand, grand plaisir ! J'ai fini. Enfin. De vous obéir, de vous voir, de vous croire, de vous écouter, j'ai fini ! Je n'ai plus qu'une seule chose qui au fond me fait mal : toi aussi tu vas mourir, toi aussi, tu vas souffrir, mon compagnon de route, amant infortuné avec qui j'ai partagé mon destin... Pardonne-moi d'avoir abandonné avant toi. Pardonne-moi de ne pas avoir eu ta force...

***

Synopz avait abandonné sa monture et progressait doucement vers la tente centrale, donnant la mort sans vraiment y prêter attention. Il combattait avec froideur et ne semblait manifester aucune émotion. Il avançait juste, implacablement. Il ne pensait plus rien, aucune pensée logique ne se frayait un passage dans son esprit, il était vide. Il tranchait des membres, prenait des vies, avec une froideur presque terrifiante. Une seule chose tournait inlassablement en boucle dans son esprit : il devait sauver Luna. C'est ce moment que choisit le seigneur du désert pour émerger de sa tente de commandement, située sur une bute en hauteur, portant dans ses bras la frêle silhouette inanimée d'une jeune fille aux longs cheveux de neige.

Le monde de Synopz explosa alors.

Définitivement.


Je cours. Un désir de mort, de destruction plus fort que tout ce que le monde et les choses ne pourront jamais produire m'habite. Je hais cet homme, je me hais, je hais mon peuple et je hais même tout ce qui est ! Sauf elle... Et elle n'est plus. Pourquoi suis-je encore ici ? Le monde n'a plus de réalité, plus de consistance pour moi, je suis déjà mort. L'enfant que j'ai toujours été vient de périr sous l'ultime attaque de la maligne réalité. Je ne veux plus être, je ne veux plus penser.

Je cours.

Dans un mouvement brouillon, indéfini et puissant, je m'attaque à cet homme. Je tape, il tape, nous saignons. Il me regarde, sourit et parle : " Elu des Ombres, ta mort me permettra de retourner le cours de cette bataille que je suis en train de perdre !". Ce qu'il dit ne m'intéresse pas. Et, tout à coup, je me rends compte que même le tuer n'a aucun intérêt à mes yeux. Je me détourne, prends dans mes bras le corps de celle qui fut mon aimée et commence à m'enfuir. Il tente de m'arrêter, je sens quelque chose de dur, froid et douloureux trancher la chair de mon dos mais je continue à courir.

Je cours.

Je ne me souviens même pas de ce qui arrive, je traverse le champ de bataille, je cours au milieu de tous ces gens en train de s'entretuer et je pénétre enfin dans la ville. Je dois accomplir ceci, pour sa mémoire, pour la mienne. Une mémoire que personne ne transmettra, une mémoire dont personne ne voudra se souvenir... La mémoire du Peuple des Ombres.


Le jeune Sheikah, se traina, dégoulinant de sang et chancelant sous le poids du cadavre de Luna. Il franchit la porte du Temple du temps et s'effondra à terre devant le grand autel de marbre du Saint-Royaume. Il fit glisser sa main pleine de son sang et de celui de Luna, laissant une longue et morbide trace sur la pierre dure et froide de l'imposant autel. Il s'allongea au sol, le visage face à celui de la princesse des Ombres. Il admira une dernière fois sa douce peau pâle et ses traits fins et effleura ses lèvres d'une main tremblante.
- Nous sommes enfin libres, princesse, enfin...

Il mourut, là, seul et oublié des légendes.





Épilogue

La jeune femme avait couru longtemps. Une important escouade de soldates Gerudo avait réussi à s'infiltrer dans le château d'Hyrule et avait commencé à massacrer des familles nobles et à tenter de capturer la famille royale. On entendait de terribles rumeurs : le peuple Sheikah tout entier avait été décimé, notamment leur élu et leur princesse. Elle s'était enfuie à cheval par une porte dérobée, serrant contre elle son nouveau-né. Un carreau Gerudo l'avait atteinte juste en-dessous de l'aisselle. Elle avait perdu beaucoup de sang. Après avoir réussi à s'extirper du champ de bataille, elle n'avait pas trouvé où aller et elle avait erré une bonne partie de la nuit sur la partie Sud de la grande plaine d'Hyrule. Enfin, elle s'était souvenue des légendes qu'on lui racontait, enfant, sur la forêt des Kokiris, ces enfants qui ne grandissaient jamais, gardés par un arbre bienveillant et protecteur. Elle se mit donc en route et, au petit jour, elle pénétra dans la forêt millénaire. Sa vue se troublait et ses forces la désertaient peu à peu. Elle trouva enfin la vaste clairière qui abritait le protecteur de la forêt, le gardien des kokiris : l'arbe Mojo. Elle tomba à terre de la hauteur de sa selle et parla d'une voix faible et tremblotante.
- Gardez cet enfant, s'il vous plaît... Rien... Rien ne devra jamais lui arriver.
L'arbre parla d'une voix grave et profonde, dans laquelle résonnait le bruit des cours d'eaux et le bruissement des feuilles.
- Un grand destin attend ton enfant... Pars en paix.
- Son nom est... Link.
Elle ferma les yeux sur cette phrase et partit, heureuse.

Dans le ciel, deux étoiles regardent la scène et murmurent :
- Va, Link. Elu des déesses, va accomplir ton destin, qu'il soit plus heureux que le notre...
« Modifié: mardi 28 janvier 2014, 00:30:36 par Synopz »
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Errements Poétiques - [ L'Ange Des Ombres : Chapitre Final et Epilogue ]
« Réponse #126 le: vendredi 15 novembre 2013, 22:42:59 »
Miroir

J'attends là, chose flasque et inanimée
Je ne sais même plus si j'ai vraiment envie

Toi, miroir

Aimons-nous, s'il te plaît, oublions tout cela
Tes lèvres, comme au premier jour, palpitantes.

Perversion

Les temps à venir me terrifient tellement,
Alors illumine pour moi tes doux yeux verts !

Et que faire ?

Tomber, crier, souffrir...

Espérer ?

Je suis fou mon aimée, je vois bouger les ombres
Noires, tranchantes et sanglantes : viens m'en sauver !

Décider

Je ne pourrai pas tenir beaucoup plus longtemps
Viens, viens, oublions tout de notre longue histoire...

De choisir

Tenons-nous debout, à l'aube d'un nouveau jour
Sentons la brise d'une innocence retrouvée.

Elle, l'être

Aimer, crier, pleurer.

Cheveux paille

Avec toi.
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Errements Poétiques - [ Poésie : Tu Avais un Visage ]
« Réponse #127 le: lundi 16 décembre 2013, 01:10:01 »
Tu Avais un Visage

J'ai perdu ton visage,
Il y a bien longtemps.
L'absence a pris tes traits
Lentement, lentement.

J'ai changé, tu sais, et j'ai grandi

Suis-je devenu sage ?
Non. Certainement pas
Mais, sûrement moins niais.
J'ai appris, en tout cas.

J'ai vu un peu plus ce qu'est la vie

J'ai découvert les corps
Et j'ai construit des choses.
Rencontré des personnes
Et enrichi ma prose.

J'ai pu quelquefois penser à toi

Avec quelques remords,
Aussi soulagement.
Mais c'est la paix qui tonne
Maintenant, il est temps !

Je suis prêt et j'ai peur à la fois

L'oubli doit se finir,
J'ai eu pour toi tendresse,
Aussi bien que désir.
Toi qui fus ma maîtresse.

Je viens là, désormais convaincu

Nous pouvions nous aimer
Nous ne l'avons pas fait
Je t'ai heurtée, blessée
Et tout ça tu le sais.

J'espère voir ta rancune tue.
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Errements Poétiques - [ Poésie : Tous les Matins sont Douleur ]
« Réponse #128 le: mardi 25 février 2014, 00:10:28 »
Tous les Matins sont Douleur

Dans des rêves de velours
Meurent tes yeux, point du jour,
Tous les matins sont douleur

Sous la glace bat le cœur
Que l'on ne sauvera pas
Qui, sans un bruit, pleurera.

Les jours de la honte crient :
Ta lumière, je l'envie
Mais elle s'envole trop loin !

Nous nous aimions dans le foin
Te souviens-tu ? Si longtemps
Le temps a tout pris, plus rien.
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Errements Poétiques - [ Poésie : Dans Mes Rêves Agités ]
« Réponse #129 le: lundi 14 avril 2014, 22:57:38 »

Dans Mes Rêves Agités

Dans mes rêves agités, je vois cette ville...

Je ne trouverai jamais la paix,
Juste un semblant de douceur

Le monde et les choses sont morts
Définitivement.

Folie, tendresse, sang et boue
L'appel de la chair me rend fou

Tant de noirceur, tant de noirceur
Réfugiée au fond de mon cœur.

Et c'est comme un mouvement,
Qui s'esquisse, se délite.

Je revois ton nom, tes cheveux.
Es-tu l'Aimée ou son contraire ?

Du vide, du vol et je finis par m'enfuir
Plus de monde, de croyances
Plus d'Univers.

Rien que la solitude,
Désespérante,
Réconfortante.

Je disparais.

Éthéré.

Que raconterai-je
Quand on me retrouvera ?

Rien.
Mes lèvres ne remueront pas.

Noirceur.
Ténèbres.
Abîme.

Définitivement.
Noirceur et sourire
De l'éternité.

Souffrir.
Oublier.
Cesser.

Noir.
Noir.
Blanc.

Juste un peu de grisaille dans mon cœur.
« Modifié: lundi 17 novembre 2014, 14:01:36 par Synopz »
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Errements Poétiques - [ Poésie : Dans Mes Rêves Agités ]
« Réponse #130 le: dimanche 18 mai 2014, 23:08:55 »
Absence

Ceux qu'on croit immortels
S'en vont sans prévenir

Un jour comme un autre
Un jour de soleil

Compagnons de route
Jamais plus fidèle amie

Partage, écoute, présence
Je sais que tu savais.

Silencieuse et joyeuse.



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Errements Poétiques - [ Poésie : Absence ]
« Réponse #131 le: dimanche 18 mai 2014, 23:20:02 »
TROP TARD MEC, LA GAZETTE EST POSTÉE, MAIS BIEN TENTÉ !

A part ça, ai-je déjà mentionné que j'aimais quand tu réapparaissais avec tes jolis poèmes tout mignons ?  :-*

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Krystal, tu es la plus adorable pedobear du monde.

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Errements Poétiques - [ Poésie : Absence ]
« Réponse #132 le: dimanche 18 mai 2014, 23:21:27 »
PAS LE PZN OMG *rage*

Sinon, je plussoye Krys, ton poème est sympa. J'aime :-*
Toujours un grand merci à Alice Lee pour l'avatar !
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Errements Poétiques - [ Poésie : Absence ]
« Réponse #133 le: lundi 19 mai 2014, 12:39:00 »
Deux commentaires d'un coup, je ne sais pas si mon topic va s'en remettre  :-*

Il se trouve que je poste toujours dans les trous de la gazette et du PZN : Dimanche soir, Lundi matin ! En tout cas merci à vous deux, ça commençait à vraiment sentir la poussière ici !

Et Krystal, je ne disparais jamais, je me contente d'observer et d'intervenir avec parcimonie quand la justice, l'ordre et le bon goût sont menacés ! :niak:
« Modifié: lundi 19 mai 2014, 12:40:50 par Synopz »
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Errements Poétiques - [ Poésie : Dans la Brume ]
« Réponse #134 le: lundi 16 juin 2014, 22:02:31 »
Dans la Brume

Encore écrire
Et lire et mourir.

Dans la brume

La mer lèche
Les pierres du passé

Du fond des Âges
Grondent des murmures

Je sens se débattre
Le sens et la raison

Dans la brume

Quand brûlent les choses
Que virevolte ma prose

Je sens ces voix
Qui me portent, m'oublient

Voix qui crient du papier
Que ma plume déchire.
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