Auteur Sujet: Errements Poétiques - [ Poème : Je connais une fille qui n'aime pas la poésie ]  (Lu 43210 fois)

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Errements Poétiques - [ Maxime : Condition Humaine ]
« Réponse #75 le: mardi 24 mai 2011, 21:36:27 »
Wolf, je te jure sur l'honneur que ce satané chapitre 12 est presque fini :p , mais, si tu veux, j'étais à un noeud du scénario et je devais faire un choix, donc j'ai écrit énormément de brouillons de ce chapitre avant de me lancer ! Donc, je vous préviens, ça parle, beaucoup, beaucoup dans ce chapitre, j'ai un peu abandonné mes interminables descriptions pour fournir toutes les explications avant la fin, donc, chapitre qui sera relativement pauvre en action, mais, qui apportera enfin les réponses à... Presque toutes les questions :noel:
" No... don't pity me. I'm not worth it... Or maybe... you think you can save me. Will you love me...? Take care of me...? Heal all my pain...? ...That's what I thought. "



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Errements Poétiques - [ Maxime : Condition Humaine ]
« Réponse #76 le: vendredi 27 mai 2011, 22:20:38 »
Attention, fausse alerte, ceci n'est pas mon chapitre 12 ! /!\ Le chapitre 12 tombe en cette fin de semaine, restez-là :p

Princesse déchue

Pourquoi ne veux-tu pas entendre ?
Pourquoi ne veux-tu pas comprendre ?
Tu as sûrement longtemps attendu,
Mais je ne suis pas celui qui te donnera ce qui t'est dû...
Et tu pourras pleurer, contester, continuer à aimer,
Tant que ne sera pas venu le moment - s'il doit venir un jour - je te rejetterais...
Peut-être que nous devrons nous enticher, flirter, même nous aimer,
Mais ce n'est pas le moment, car tu es arrivée trop tard et trop malmenée.

Peut-être est-ce notre destin, peut-être est-ce notre vie,
Et je ne dis pas qu'un jour ne me viendra pas l'envie
Que de nous chercher, de nous trouver ou de nous ignorer !
Mais, sois-en assurée, si au cœur de l'été, mon cœur était abandonné,
Alors, sans une crainte, je viendrais te trouver...
Non pas comme un animal esseulé, prêt à tout pour avoir quelque chose à désirer,
Mais comme un ami prêt à partager ta vie, en amitié ou en romance.
Et alors, nous nous demanderons si nous voulons tenter les amours et les sens !

Mais, en attendant que vienne ce moment s'il doit venir,
Ne crains ni le meilleur ni le pire,
Laisse-toi juste vivre, laisse les amours guider ton essence,
Et donne un but ainsi qu'une raison à ton existence...
Princesse déchue, je ne te demande pas de nier ce que tu ressens,
Je te demande juste de ne pas croire que ceci sera ton vent
Car le vent qui te portera, sera bien moins imparfait et biens moins volage,
Que ce que je pourrais jamais t'apporter, en tout temps et tout âge...

Alors, devant le clair de Lune et les étoiles,
Je n'ai plus qu'une chose à dire pour t'aider à dresser ta voile :
Tout les hommes grandissent, tout les hommes murissent ,
Et un jour, d'une manière ou d'une autre, leurs peines s'évanouissent...
« Modifié: dimanche 25 septembre 2011, 15:51:32 par Synopz »
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« Réponse #77 le: samedi 28 mai 2011, 22:22:59 »
Triple post de la mort pour mon... Chapitre 12  8-)  Et oui, vous l'avez attendu, vous l'avez espéré, et, il est enfin là... De grosses révélations en perspective !

Chapitre 12 : Désolation

"Tu vis ?
Non, je meurs.
Je meurs d'envie,
De voir le monde accepter son erreur.
Je meurs d'envie,
De voir le monde céder à la peur,
Mais, surtout, je meurs d'envie,
De t'avoir avec moi pour les dernières heures..."

Synopz demeura silencieux, pendant plusieurs minutes, debout face au vide, offrant son visage à l'immensité. Le vent soufflait sur la montagne, fort et apaisant à la fois. Hina les avait tués, il ne savait pas pourquoi, il ne savait pas comment, mais, elle l'avait fait. La vérité le frappa, de plein fouet. Il se leva, brusquement.
- Vous avez... Vous avez tué mes parents !
Hina demeura impassible.
- Oui, je les ai tués. Rapidement, sans souffrances inutiles...
Synopz tremblait, chacun de ses mouvements trahissaient une colère intense et une menace mortelle. Sa main se posa instinctivement sur le manche de son arme, il dégaina légèrement sa lame, révélant ainsi la couleur noire de l'acier. Il resta immobile pendant d'interminables secondes.
- Et si... moi, je vous tuais ?
Hina bondit, instantanément. Une rapière translucide se matérialisa dans ses mains, elle para le coup de taille de Synopz, se mouvant à une vitesse effarante. La fille divine repoussa du pied la lame du Sheikah, se remit en garde et sauta violemment en arrière pour esquive un mortel coup de coté. Hina atterrit sur ses jambes et dérapa sur la terre sèche. Les deux adversaires se toisèrent un instant du regard. Synopz banda ses muscles prêt à sauter pour une attaque dévastatrice et... S'écroula à terre, assommé, la silhouette chancelante de Luna debout derrière lui, tenant dans ses mains la garde de son arme. Hina fixa le jeune fille avec reconnaissance, Luna sourit avec amertume.
- Il s'emporte un peu, parfois... Murmura-t-elle.
- J'ai vu cela, mais, cette fois, je crains que ce soit ma faute princesse des ombres.
Il sembla alors à Luna qu'elle voyait enfin la fougueuse Hina sous son vrai jour, vieille, terriblement vieille, et accablée de remords. Des remords dont elle ne se déferait jamais. La rapière translucide s'évanouit des mains d'Hina, celle-ci scruta alors le ciel pendant de longues minutes, sans prononcer une seule parole. Les deux femmes restèrent ainsi, silencieuses, leurs longues chevelures flottant au gré du fort vent des monts d'Enverra. Au bout de longues minutes, Hina soupira, avant de se tourner vers l'héritière des ombres.
- Il est temps pour vous de partir, princesse, mais, avant ça, je vais devoir te raconter, tout te raconter car mes jours sont comptés...
Luna soutint le regard perçant de la fille divine, avant de parler, simplement, fermement.
- Je suis prête. Et, mes jours sont tout aussi comptés que les vôtres...

***
Synopz entrouvrit doucement les yeux, une atroce douleur provenant de l'arrière de son crane le traversa. Le Sheikah se trouvait dans une vaste pièce à la lumière tamisée, la chaleur montait des murs, ce devait être le début de l'après-midi. Il était couché sur une petite paillasse posée contre le mur du fond. Quelques rais de lumière filtraient du plafond troué. Synopz connaissait cet endroit, il était déjà venu, des dizaines de fois, mais, à chaque fois qu'il pensait pouvoir l'attraper, le souvenir lui échappait. La princesse des ombres pénétra alors dans la pièce, toute en finesse.
- Où sommes-nous ? Gémit le jeune homme.
Luna sourit, l'air moqueuse, et s'approcha de lui.
- Tu ne reconnais pas l'endroit, élu ? Je suis plutôt déçue...
- Arrête un peu ça et réponds-moi, Luna !
La jeune fille étouffât un rire.
- Dans la maison d'esprit d'Impa, évidemment ! Ne me dis pas que tu as oublié le temps que nous avons passé ici, à essayer de " trouver la voie du destin " comme elle le disait si bien !
La révélation fit l'effet d'une claque à l'élu. La maison d'esprit de leur mentor ! Les heures passées à méditer, à se battre jusqu'à maîtriser tout ses mouvements à la perfection revinrent au garçon. La maison était située loin dans le désert, à quelques encablures de l'entrée des monts d'Enverra. Luna ne pouvait pas aller autre part avec lui évanoui, elle avait choisi le plus sûr et le plus proche.
- Impa est ici ?
Luna se mordit la lèvre inférieure.
- Oui...
Synopz soupira.
- Ça devait arriver. Ce que j'ai fait était nécessaire !
- Oui, elle ne t'en veut pas.
Un sourire furtif éclaira le visage de la princesse. Synopz avait fait quelque chose de complétement insensé mais, la colère qui avait alors pris Impa était mémorable ! Elle avait ruminé pendant des semaines. Quand l'exil de Synopz fût annoncé, elle se trouvait en mission pour le conseil Sheikah. A son retour, la nouvelle l'atterra et elle prit la décision de se jeter sur les traces du banni. Après l'avoir pisté pendant près d'une semaine, elle s'était arrêtée en rase campagne pour la nuit. Le jeune homme s'était alors glissé jusqu'à elle et l'avait dépouillée. La fière guerrière avait alors dû rentrer, furieuse. L'élue fut interrompue dans ses pensées par une douloureuse question.
- Pourquoi m'as-tu frappé, Luna ? Pourquoi es-tu intervenue ?
- Il aurait fallu éviter de faire le malin, élu des ombres... Dit-elle, sarcastique.
Le Sheikah se mit à trembler de peine et de rage.
- Elle n'avait pas le droit... Elle ne pouvait pas...
Luna mit un doigt sur ses lèvres.
- Chut, élu... Le passé ne revient pas, il ne fait que forger l'avenir...
- Pourquoi, Luna ? Pourquoi tant de sang ?
Luna baissa les yeux et se tut. Il n'y avait rien à répondre. Il n'y avait que la douleur, infinie.
- Synopz, je... Je ne pense pas... Tu ne dois pas la haïr ! Lâcha à contrecœur la jeune fille.
L'élu des ombres ferma les yeux.
- Que veux-tu dire ?
- Elle n'avait pas le choix ! S'emporta Luna.
Synopz la repoussa, brusquement.
- On a toujours le choix ! Toujours !
Luna se releva, abandonnant le Sheikah souffrant sur le sol.
- Tu ne comprends pas ? Tonna-t-elle. Tu ne vois donc pas que chacun des gestes, chacune des paroles d'Hina n'avaient qu'un seul et unique but ?
Synopz eût un sourire, cynique.
- Et ce but, c'était de nous utiliser ? Nous ne sommes que des instruments, alors ? Tour à tour, pantins d'une légende qui veut nous détruire puis armes d'une vengeance qui n'est pas la nôtre... Nous sommes pitoyables. Quand vivrons-nous pour accomplir notre destin, seulement le nôtre, et pas celui de divinités hypocrites ? Quand, Luna ?
La princesse des ombres avait les larmes aux yeux.
- Et moi ? Et moi, élu imbécile ? Qu'est ce que tu crois ? J'ai passé tant de nuits à rêver d'autre chose, tant de temps à essayer de me convaincre qu'un autre destin nous attendrait... Mais ce destin n'est jamais venu, et il ne viendra jamais, c'est ainsi Synopz, et pas autrement... Hina a tué tes parents pour toi, elle l'a fait pour te protéger, tout comme la folie sanguinaire qui t'a condamnée à l'exil n'était là que pour t'éloigner de ceux qui tenteraient de te pervertir... Hina a fait tout ceci uniquement pour te protéger. Te protéger des autres et, de toi-même, élu...
- Mais...
- Impa veut nous parler à tout deux, quand tu seras remis. A plus tard, élu... Dit-elle, rageuse.
Luna tourna les talons et quitta la pièce, furieuse. Synopz tempêta quelques minutes, seul, avant de sombrer à nouveau dans un profond sommeil.

Il se réveilla alors que la nuit semblait déjà avancée, le Sheikah se releva avec lenteur et précaution, puis, fit quelques pas dans la pièce. Rassuré sur son état de santé, l'élu des ombres poussa la porte de sa modeste chambre. Il savait déjà où Luna et Impa l'attendaient, sur le toit, comme c'était l'habitude de la maîtresse Sheikah. Se glissant sous les étoiles par une petite fenêtre, Synopz atteignit le toit en tuiles sèches de la maison en quelques tractions. Il avait vu juste, la princesse des ombres conversait à voix basse avec la sage Impa. Il n'avait pas esquissé un mouvement, pas fait un bruit, que Impa se tournait déjà vers lui.

La future sage de l'ombre portait sa tenue habituelle, une armure légère en métal souple, ornée du symbole des ombres : l’œil à la larme. Ses cheveux blancs courts frissonnaient sous la brise nocturne, faisant briller ça et là, de brefs reflets de Lune, qui contrastaient avec le vermillon de ses yeux. La Sheikah était à l'image de son peuple : altière, belle, sauvage, mystérieuse et mélancolique. Elle eût un bref sourire compatissant lorsque elle aperçut le jeune homme, mais, il s'évanouit aussi vite qu'il était venu. Synopz vint s'asseoir, au bord du vide, à coté de Luna. Impa se releva et contempla longuement l'horizon. La nuit était claire, profonde, impénétrable, elle parait les lieux d'ombres rassurantes, dissimulant la beauté des choses en son sein. La Lune nimbait le tout d'un halo lumineux presque irréel, le sable reflétant sa lumière pâle. Le désert était tel l'âme du peuple de l'ombre : perdu entre clarté et obscurité, égaré entre justice et vengeance, oublié entre ombre et ténèbres... Impa huma profondément l'air du soir avant de commencer.
- Luna, Synopz, sachez que la plus grande fierté de ma courte existence restera de vous avoir connus, formés et éveillés... La princesse des ombres et l'élu oublié... Ces titres vous conviennent plus que jamais aujourd'hui. Dans trois jours, l'armée des traîtres à la couronne d'Hyrule tentera d'envahir le bourg, et je peux déjà vous dire qu'elle n'y arrivera pas mais, que, en contrepartie, le peuple de l'ombre y trouvera sa fin. Les déesses en ont décidé ainsi, les événements qui sont survenus allaient tous dans ce sens. Nos divinités ont orchestré cette bataille, elles ont orchestré la disparation des Sheikahs.
Le vent vint caresser les trois combattants de l'ombre.
- Et, l'implication d'Hina dans l'accomplissement de cette légende, quelle est-elle ? Questionna la princesse des ombres.
- Hina a tenté par tout les moyens de modifier le cours des choses, de modifier la légende. C'est pour cela qu'elle a tué tes parents, Synopz - elle désigna le jeune homme d'un hochement de tête - et c'est également pour cela qu'elle a déclenché ta folie, te condamnant à l'exil.
Synopz ferma les yeux quelques instants.
- Alors, malgré toute la haine que je porte à cette femme, je tenterais d'oublier...
- Tu ne pourras de toute façon jamais te venger de la fille des déesses, élu. Le pacte qu'elle a passé il y a près de 4000 ans stipule qu'elle trouvera la mort en même temps que celle de son peuple, dans trois jours, donc...
Luna frappa une tuile d'un poing furieux.
- Tout est donc planifié ? Fixé ? Depuis le début ?
Impa eût un sourire amer.
- Tout...

Le silence retomba sur le toit de la maisonnée, la nuit emportant avec elle les sombres rancœurs des représentants du peuple de l'ombre. Luna se releva, le regard posé sur l'horizon où les premières traces de l'aube se dessinaient déjà, ses longs cheveux blancs voletaient autour de son visage fin. Elle baissa le regard sur Synopz.
- Le destin nous appelle, et avant de l'affronter, il nous reste trois jours... Viens vivre ces trois jours avec moi, élu des ombres !
Impa ne put retenir un sourire ironique, tandis que le jeune Sheikah se levait lui-aussi.
- Je viendrais avec toi, princesse des ombres ! Et quelque soit l'issue de notre destin, je resterai toujours en ta compagnie...
Luna tendit sa main au jeune homme qui la saisit aussitôt. Ils étaient là, au bord du toit, l'immensité du désert et de la nuit devant eux. Impa finit par se relever, elle se tint silencieuse derrière les deux élus pendant un long moment. Elle finit par parler, un léger sourire éclairant son visage et quelques larmes mouillant ses yeux.
- Élus, je crois qu'il va être temps pour nous de nous séparer... Je n'ajoute qu'une chose, comme vous l'a déjà dit la future sage de l'esprit : certaines légendes ne meurent jamais... Et vous êtes de ces légendes !
La maîtresse Sheikah plongea dans le vide et disparut aussitôt vers une destination inconnue. Synopz regarda longuement l'endroit où venait de disparaître Impa. Luna et lui prononcèrent d'une même voix la seule parole qui méritait d'exister en cet instant...
- Merci...
Les premières lueurs du jour surgirent à l'horizon. Il restait trois jours.
« Modifié: vendredi 26 août 2011, 14:40:50 par Synopz »
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« Réponse #78 le: jeudi 16 juin 2011, 17:37:14 »
J'trouve qu'il ne se passe quand même pas grand chose dans ce long post... v.v

Vivement la suite qui devrait, si j'ai bien suivi, tout déchirer. ;)

Mille mercis à Alice Lee pour la signature !
Entre ce que je dis et ce que tu entends, on risque de pas se comprendre...

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Errements Poétiques - [ Maxime : Condition Humaine ]
« Réponse #79 le: dimanche 03 juillet 2011, 22:43:47 »
Voilà, je vous présente un début d'idée pour une prochaine histoire ! Alors même si cette scène semble très classique, je compte après jouer du classicisme de l'histoire pour la rendre originale ! Bref, lisez !

La fille à la rose

Je crois que... Je crois que je n'ai jamais su qui j'étais vraiment... Une ombre, un mirage, un rêve, peut-être ? Je ne sais pas. D'ailleurs si je savais, est-ce que je m'obstinerais comme je le fais maintenant ? Non, je ne pense pas... La seule raison qui m'a poussé à tant combattre, c'est le doute qui m'habite depuis toujours, l'incertitude qui me guète depuis le commencement. Le doute, voilà bien un sentiment qui me représente, voilà bien un mot me caractérisant...

10 ans auparavant - Terre brûlée d'Ysalf

Lyan jeta la rose du haut des falaises... Une seconde, la rose dans ses mains, une seconde, la rose dans les airs. Qui l'avait emmené, qui l'avait prise ? Qu'avait-elle cru ? Des questions... Toujours des questions, sa vie, ce n'était que des questions, jamais de réponses, jamais de soulagement, jamais de joies, juste des questions. Pesantes, harassantes, lourdes.

La rose dessina une longue courbe dans le ciel gris pâle. Une courbe fine, gracieuse, qui sembla éclairer l'aube. Les pétales, emportés par la chute, se détachèrent, un à un. Ils voltigèrent au vent quelques secondes avant de heurter doucement la surface de la mer déchaînée. Les pétales disparurent, happés par les flots, balayés contre les abruptes falaises de la forteresse.

Lyan secoua ses longs cheveux dorés, comme pour s'éveiller, comme pour se libérer d'une invisible entrave. Ils étaient là, aux portes. Une larme, seule et unique vint, à la suite des pétales de roses, heurter l'onde. Elle savait ce qu'il lui restait à faire, il lui restait à mourir en reine, en souveraine !

Des pas résonnaient dans les couloirs du château, signes annonciateurs d'une inévitable défaite. Des pas qui claquaient au rythme de la mort. Glacials. La troupe en noir passa quelques portes avant de déboucher sur le plus haut balcon de la forteresse. La jeune reine attendait, seule, comme le voulait la tradition de son peuple. Elle se retourna.

Lyan laissa son regard errer sur les hommes en noir. Ils avaient réussis, ils étaient les plus forts. Un homme plus imposant que les autres s'approcha, cape rouge, général de l'empire auto-proclamé, songea-t-elle. L'homme s'inclina.
- Mort ou déshonneur ? Dur destin que le vôtre, ma reine... Qu'allez-vous choisir ?
La jeune fille soupira, sa décision était prise depuis bien longtemps. Elle tendit la main, et une rose apparut. La rose, intacte. Lyan recula d'un pas, porta la rose à son cœur et sentit son enivrant parfum. Oui, elle ne reculerait pas... La reine d'Ysalf se laissa chuter en arrière, se laissa chuter dans le vide. Rose contre le cœur... Un battement, la jeune fille est sur le balcon. Un battement, elle décrit une gracieuse parabole. Un battement... Il n'y a plus de jeune fille.

Le général impérial s'approcha du vide. La reine Lyan était morte, l'empire vivait. Il se retourna vers ses hommes et dégaina sa lame :
- Gloire à l'empire !
Les hommes imitèrent son geste.
- Gloire à l'empire !
Et tout autour d'eux, la nature murmura bien autre chose...
- Paix à la reine...
« Modifié: dimanche 25 septembre 2011, 16:19:40 par Synopz »
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« Réponse #80 le: vendredi 22 juillet 2011, 19:34:49 »
Double-post pour une poésie :)

Enfant

Enfant de la route,
Enfant du doute.

Enfant de la Terre,
Enfant des airs.

Enfant de l'amour,
Enfant du détour.

Enfant de la rage,
Enfant sage.

Enfant du Soleil,
Enfant de l'éveil.

Enfant de la Lune,
Enfant des dunes.

Je suis fils de ces choses,
Fils du vers et de la prose.

Et je manie les lettres,
Et je manie les tempêtes,
Pour être à la fois juste et traître,
Pour être à la fois immobile et en quête.

En quête d'une vérité,
Une vérité trop souvent ignorée.

La vérité de la vie,
Ses sorties, ses chemins,
Ses doutes, ses envies,
Sa brutale fin.

Je cherche un peu de tout ça,
Et je te cherche toi.

Toi qui m'obsèdes,
Toi qui m'observe,
Toi qui m'aide,
Toi et ta verve.

Après quelque temps passés,
J'ai enfin trouvé.

J'ai trouvé deux réponses à ces choses,
Y ressemblant quelque peu,
Une princesse des roses,
Et une vie d'aveux.

D'aveux à soi-même, d'aveux d'une envie
L'envie... De vivre ma vie.

Alors, je vis, debout et droit,
Droit vers ce que je pense,
Droit envers mes lois,
Droit envers mes souffrances.

Je vis aussi avec toi,
Et je vis avec l'amour, celui entre toi et moi.
« Modifié: dimanche 25 septembre 2011, 16:12:15 par Synopz »
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« Réponse #81 le: samedi 23 juillet 2011, 16:09:53 »
C'est beau. ^x^

Je visualise bien un acteur déclamer cette poésie avec de grands gestes façon drame de Shakespeare, et ça le fait.

En dépit que le nombre de rimes ne me semble pas respecté, félicitations pour ton texte ! :)

Mille mercis à Alice Lee pour la signature !
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« Réponse #82 le: samedi 23 juillet 2011, 16:48:30 »
Merci Wolf  :ash:

En effet, je ne versifie pas mes poèmes, non pas que je trouve ça inutile, mais, je trouve que, c'est s'ajouter des contraintes qui vont me forcer à dénaturer ce que je veux dire ! Jai déjà rédigé quelques poèmes versifiés, mais, je le fais uniquement quand je pense que ça peut apporter quelque chose au texte !

J'en profite pour dire au passage que l'avant-dernier chapitre de l'ange des ombres, le chapitre 13, a enfin commencé à être écrit :p
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« Réponse #83 le: vendredi 05 août 2011, 19:08:34 »
Tiens, je me mets à un genre inhabituel, une chanson ! Après, ça reste dans l'idée, chanson parlée/chantée  ;)

Chanson à Laura

- Embrasse-moi...
Elle avait dit ça,
Et j'étais là, et j'étais là.
Et toi, Et toi...

Tu m'as regardé, tu m'as effleuré...
Qu'aurais-je pu faire ?
Qu'aurais-je pu faire ?
Rien d'autre que ce que j'ai fait.

Nos lèvres se sont trouvées,
Mais comment aurais-je su ?
Mais comment aurais-je su ?
Que tu les aimerais...

- Caresse-moi...
Elle avait dit ça,
Et j'étais là, et j'étais là.
Et ta voix, et ta voix...

Elle m'a caressée,
Qu'aurais-je pu faire ?
Qu'aurais-je pu faire ?
Pour te rendre ce que tu m'as fait.

Nos corps ont tremblé,
Mais comment aurais-je su ?
Mais comment aurais-je su ?
Que cette vérité te conviendrait...

- Aime-moi...
Elle avait dit ça,
Et j'étais là, et j'étais là.
Et au fond de moi, au fond de moi...

J'ai alors su que moi aussi,
Qu'aurais-je pu faire ?
Qu'aurais-je pu faire ?
Pour te prouver ce que j'ai appris.

Tu m'as dit de me taire,
Mais comment aurais-je su ?
Mais comment aurais-je su ?
Que tu devinais mon aimante lumière...

- Viens avec moi...
Elle avait dit ça,
Et j'étais là, et j'étais là.
Et pour toi, pour toi...

Je suis venu,
Qu'aurais-je pu faire ?
Qu'aurais-je pu faire ?
Pour résister au bonheur entrevu.

Nous sommes partis,
Mais comment aurais-je su ?
Mais comment aurais-je su ?
Que ce serait ou non pour la vie...
« Modifié: dimanche 25 septembre 2011, 15:58:31 par Synopz »
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« Réponse #84 le: mercredi 17 août 2011, 14:17:52 »
Salut !
Je crois que c'est la première fois que je viens sur ton coin littéraire. En fait c'est sûrement dû au titre de ton petit coin : "Errements Poétiques". Je ne suis pas très poésie. Plus précisément, j'aime bien, mais sans plus et je n'ai pas la fibre poétique. Du coup je n'ai pas été spécialement été attiré par ton topic, mais cette fois ça y'est ! Je suis sur ton topic et j'ai lu un petit truc. Enfin je n'ai lu qu'un petit truc. Je me suis attaqué à ce qui ressemblait en définitive le moins à un poème. J'ai lu La fille à la rose et je peux te dire que j'aime bien. C'est simple. Il ne se passe pas grand chose en terme d'action mais ça nous convient. Enfin ça me convient. C'est dans l'ensemble assez poétique (mouarf ... disons plutôt assez joli) et j'avoue que j'aimerai bien lire une suite parce que le style me plaît et que ton premier texte est accrocheur.

Voilà, ce n'est pas un pavé, mais c'est un commentaire qui j'espère te fera plaisir. Cette ambiance me fait penser un peu à un Tales of (je rejoue à Tales of Vesperia).

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Errements Poétiques - [ Maxime : Condition Humaine ]
« Réponse #85 le: mercredi 17 août 2011, 15:37:01 »
Synopz, je trouve ta chanson trop... "plate". Elle utilise des formules entendues mille fois déjà, dans un thème trop éculé, trop vu, vu et revu. C'est joli et chantant, mais ça a un cruel manque d'originalité, hélas.
Ah, si, y a un beau passage, c'est "comment aurais-je su que tu aurais pu aimer mes lèvres"; cette tournure est très jolie et bien trouvée.
Autrement, le reste n'est pas assez inventif, et se repose trop sur d'autres textes du genre.
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Errements Poétiques - [ Maxime : Condition Humaine ]
« Réponse #86 le: jeudi 18 août 2011, 11:50:44 »
Mais c'est un déchaînement de commentaires :p

Yorick > Si, si, tu es déjà passé sur ce topic, tu avais lu le début de ma fic et tu l'avais commentée ! En tout cas, merci pour ton commentaire, et surtout, si tu aimes la fille à la rose, reste-là dès l'ange des ombres fini, je m'y attaque !

JC > Effectivement la chanson est peu originale mais, c'est le genre de texte qu'il est de toute façon très dur de rendre original, écrire une chanson sur un thème amoureux, c'est presque la certitude qu'elle ne sera pas originale ! Mais, je concède largement que ça fait " ré entendu des milliers de fois "  :ash:

Et la formule, " comment aurais-je su que tu aimerais mes lèvres " moi aussi, je la trouve classe :niak:
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Errements Poétiques - [ Maxime : Condition Humaine ]
« Réponse #87 le: mardi 23 août 2011, 22:31:23 »
Tiens, je vais piquer une rubrique à notre ami John :niak:, oh bien sûr, ne vous attendez pas à ce que j'en poste aussi régulièrement que lui ! Oui, on parle bien de maximes  ;)

Condition humaine

Avoir conscience des chaînes qui vous entravent, c'est pire que de vivre dans leur ignorance, parce que vous savez que vous ne les briserez pas...
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Errements Poétiques - [ Maxime : Condition Humaine ]
« Réponse #88 le: mardi 27 septembre 2011, 19:26:26 »
OMG LE TOPIC RENAIT !  :niais:

Oui, après cette pause estivale, parce que, faut bien que je me repose, hein  v.v Je fais enfin un peu renaître ce pauvre petit topic ! Fixons-nous un programme si vous voulez bien, les gens ! En effet, même si je me doute que... * Lance un long regard scrutateur autour de lui * Je disais donc, même si je me doute que personne n'est venu depuis biiiiiiiiiiiiiiiiiiien longtemps, il faut bien que j'avance ! Alors, au programme d'ici, la fin de l'année dirons-nous :

- Suite et fin de L'Ange Des Ombres ( chap. 13 et 14 + épilogue ) parce qu'il est temps pour mon tout premier essai littéraire de se refermer  v.v

- Nouvelle(s) fic(s), La Fille A La Rose, de sûr, et si je trouve la motivation et le temps, j'aimerais tenter une fic' Metroid !

- Peut-être l'instauration de maximes, ou tout du moins, de petites citations, de moi, et peut-être d'autres avec quelques analyses personnelles !

- Enfin, encore et toujours, des poésies le plus régulièrement possible histoire d'entretenir mon petit coin littéraire à moi  v.v

Et, bon, vu qu'on est quand même là pour lire, j'vous laisse sur une petite poésie !

Trois mots


Tu m'as donné trois mots, trois mots.
Mots qui résonnent, mots qui frissonnent.
Vie, rire et amour, trois mots en écho...
Des mots qui s'enlacent et détonnent.

Des mots d'espoir, des mots de départ,
Vie, rire, amour, tu as choisi.
Est-ce trop tôt ou trop tard ?
Qu'importe tant que vit l'envie !

Encore, fait virevolter ces couleurs,
Car encore un jour pourront venir
De claires heures, de sombres heures...
Et le passé deviendra avenir.

Alors, tu m'as donné trois mots, trois mots.
Mots qui résonnent, mots qui frissonnent.
Vie, rire et amour, trois mots, trois mots...
Et à leur rythme ta vie résonne !
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Errements Poétiques - [ Le Topic Renaît ! Et Poésie : Trois mots ]
« Réponse #89 le: mercredi 28 septembre 2011, 16:06:48 »
Intéressant, comme d'habitude. ^,^

Juste que...

Vie, rire et amour, trois mots, trois mots...
Et à leur rythme ta vie résonne !


La répétition me semble nuire au sens du texte. :-X

Pour ta maxime, je citerai Le Procès de Franz Kafka :

Citer
Il est des chaînes moins lourdes à porter que la liberté.

Ça se recoupe. Il est vrai qu'on mesure notre impuissance en voyant nos contraintes, mais c'est plus facile de laisser faire les autres, ceux qui nous tiennent, que de nous débrouiller nous-mêmes. L'impuissance est le prix à payer quand on est inapte à l'indépendance.

En revanche, je ne vois pas le rapport entre le titre et le contenu. Ta phrase ne me semble pas relever de la "condition humaine". Du moins c'est un concept que, personnellement, je ne vois pas dans cette optique, j'aurai davantage cogité sur "ce qui fait de nous un humain ou un monstre".
D'après moi, ta maxime débattrait plutôt sur la liberté ou le libre arbitre. Elle aurait pu aborder le domaine social, mais alors il faudrait la développer.

Mille mercis à Alice Lee pour la signature !
Entre ce que je dis et ce que tu entends, on risque de pas se comprendre...