Auteur Sujet: Aujourd'hui j'ai vu...  (Lu 159731 fois)

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Aujourd'hui j'ai vu...
« Réponse #990 le: vendredi 22 août 2014, 07:53:01 »
J'ai récemment été voir Lucy au cinéma (avec Scarlett Johannson et Morgan Freeman en tête d'affiche) et c'est un film que je vous recommande chaudement. Certes, le côté Besson se ressent plutôt bien au travers du scénario et certains ont même dit que c'était un films pour les fans de Besson. Mais c'est faux, je suis loin d'être fan et j'ai adoré ce film à la tournure complexe et à la fin vraiment surprenante (pas de spoil, c'est promis). L'histoire est centrée sur l'évolution possible du cerveau humain, de ses capacités si grandioses que nous avons restreintes à 10%. Evidemment, petit clin d'oeil à l'histoire de Lucy la première femme découverte par les archéologues. Un film qui bouge avec avec sa pointe d'humour et évidemment Scarlett qui brille dans son rôle.

La bande annonce : www.youtube.com/embed/uYZDo-RBVeY

Quant aux Gardiens de la Galaxie... je n'étais pas tenté pour aller le voir. Je veux dire, je suis absolument fan de comics et donc tous les Marvel adaptés en film sont passés sous mes yeux. Mais celui-ci m'avait l'air trop enfantin, trop blockbuster, trop là pour faire du fric. Après j'en entend des bonnes et des mauvaises à son sujet alors je suppose que lorsqu'il sera disponible en streaming je le regarderais pour me faire mon propre avis.
« Modifié: vendredi 22 août 2014, 07:56:25 par Arrogant Mischief »

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« Réponse #991 le: dimanche 24 août 2014, 22:32:00 »
Je sors de Winter Sleep, film du réalisateur turc Nuri Ceylan.





Winter Sleep est un film plutôt long (3h15) d'un genre assez spécial (la tranche de vie) qui ne brille pas tant par son message (l'image qu'on a de soi et des autres) que par son traitement. Déjà, si vous n'aimez pas les films où on se regarde pendant quinze secondes en silence avant de se lancer dans des conversations lambda, passez votre chemin. Vous rejoindriez les rangs des six ou sept personnes que j'ai vues quitter la salle avant la première heure.




L'histoire est celle d'une famille qui vit toute l'année dans un luxueux hôtel de l'Anatolie, région la plus austère de la Turquie. Le propriétaire, Aydin, est un homme riche, influent et puissant, mais il doit composer avec une vie familiale et professionnelle bien compliquée. Or, quand l'hiver vient, les solitaires meurent, les meutes survivent. Les non-dits et autres ressentiments sont au bord de l'implosion, avec au bout du chemin, le fatal dicton "l'enfer, c'est les autres". Le film n'essaie pas pour autant d'être moraliste, d'expliquer qu'être ou ne pas être ainsi, c'est bien ou c'est pas bien. Non, il essaie juste de nous apprendre que l'image qu'on se donne et qu'on se renvoie ne se rencontrent pas toujours, et qu'il savoir écouter pour être entendu. Là encore, moins que la forme, moins que les jugements portés sur les personnages précis du film, c'est sur le fond et sur l'appel à l'introspection qu'il faut prêter attention.




Si je devais comparer ce film à un autre, ce serait forcément à Persona de Bergman. Beauté, isolement, douleur et psyché s'y mélangent avec la même violence, on y retrouve aussi cette force de la caméra où chaque seconde compte vraiment, où aucun mot n'est là pour rien. Du moment qu'on aime ces métrages lents où l'essentiel n'est clairement pas dans ce qui se passe mais dans ce qu'on nous présente, vous allez être servi.




Pour servir son propos, le film compte aussi sur le savoir-faire du réalisateur, car une histoire intelligente, c'est très bien, mais si c'est pour se manger des plans de traviole et des couleurs dégueulasses, merci. Aussi voit-on certains plans très construits avec cette même manie des détails comme les masques du bureau, les séparations d'espace et la gestion des distances que j'avais éprouvé dans Real. S'y ajoute la désormais très populaire opposition du bleu froid et de l'orange chaleureux, la présence des personnages et l'importance de leurs déplacements, tout pour qu'on passe un moment agréable pour les yeux autant que pour le cerveau. Les oreilles, par contre, devront se contenter de quelques petites notes de piano lors de très rares transitions, mais le reste, c'est le silence qui vous attend.




Je n'ai rien d'autre à ajouter, à vous de voir, à partir de tout ceci, si vous considérez que ça vaut la peine de vous déplacer ou non. Ma note personnelle et subjective reste cependant arrêtée à 16/20.
« Modifié: dimanche 24 août 2014, 22:34:44 par un modérateur »

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« Réponse #992 le: lundi 25 août 2014, 16:08:12 »


Vu RoboCop, la nouvelle version de José Padilha. Bon, autant être clair, je voulais vraiment pas voir ce film à la base, vu que je considère l'original de Verhoeven comme une oeuvre frolant la perfection. Violent, crade, percutant, bande son de folie, acteurs excellents, satyre sociétale, un petit bijou qu'on devrait étudier en école, mais bon je m'égare :^^:
J'ai quand même lancé le remake m'attendant à un film, si forcément inférieur à celui de 87, au moins divertissant. En fait c'est une grosse bouse

Ce film rame pendant prés de 2h (contre 1h30 pour l'original, rappelons le) à raconter ce qu'il veut raconter, c'est à dire rien, presque tout le propos se limitant à savoir si oui ou non des machines doivent assurer la sécurité des rues d'Amérique. Enjeu dont on se fout totalement puisque même RoboCop, le flic mi-humain mi-machine, utilise une arme non létale (un taser...), à se demander pourquoi une machine ne ferait pas de même, surtout qu'elles semblent marcher, au contraire de celles du premier film.
Et oui, RoboCop a un putain de taser, si ça c'est pas du crachat de glaire sur le personnage original, je sais pas trop ce que c'est.


Robocop, 50% homme 50% machine 100% arme qui peut tazer.

Le Robocop en question est joué par un mec appelé Kinnaman, qui est très mauvais dans la mesure où à aucun moment on a l'impression de voir un robot à l'écran. Si ça ne se voit pas forcément dans la gestuelle, c'est flagrant dans les expressions faciales. Tandis que le film nous bassine avec l’ambiguïté homme/machine, cet acteur de merde ne fait aucun doute quand à l'humanité du robot. Recherche d'humanité tombant totalement à plat également dans le propos de l'histoire, puisqu'au contraire de l'original, dans lequel le robot ne savait pas qu'il était un homme, ici Alex Murphy sait qu'il est Alex Murphy.

Oui, mais sinon, c'est un bon film d'action non ? Ben non même pas, le gros du bouzin se focalisant sur les concepteurs de Robocop, le faisant passer pour un élément de décors tandis que des personnages vides et inintéressants tiennent le premier rôle. En conséquence, les scènes d'action sont plutôt rares (et mal shootées), d'autant plus que jamais on n'a l'impression que la ville de Detroit est une ville dangereuse et poisseuse. Et donc c'est vachement chiant, j'ai souvent eu envie de couper à tel point l'histoire et les enjeux me paraissaient d'une inintérêt spectaculaire.
Reste un casting assez cool (Samuel Jackson, Gary Oldman, Michael Keaton) mais qui semblent être là pour le cachet parce que bon, leurs personnages sont aussi mal écrits que le reste. Et pour rajouter la petite crotte au dessus de ce tas de merde, l'OST est médiocre, ce qui fait d'autant plus regretter celle de Poledouris.

Conclusion : il faut matter le Robocop de 1987.
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« Réponse #993 le: dimanche 07 septembre 2014, 12:04:15 »
Aujourd'hui j'ai vu Coraline, si, si c'est le nom d'un film d'animation avec pour personnage des marionnettes un peu la même pâte artistique que l'étrange Noël de Mr Jack ou nightmare before christmas(pour ceux qui préfèrent les titres anglophones) j'ai connu ce film fabriqué de toute pièce(quelle jeux de mot) par le biais de Ginger force.




Voici le résumé :

Coraline Jones est une fillette intrépide et douée d'une curiosité sans limites. Ses parents, qui ont tout juste emménagé avec elle dans une étrange maison, n'ont guère de temps à lui consacrer. Pour tromper son ennui, Coraline décide donc de jouer les exploratrices. Ouvrant une porte condamnée, elle pénètre dans un appartement identique au sien... mais où tout est différent. Dans cet Autre Monde, chaque chose lui paraît plus belle, plus colorée et plus attrayante. Son Autre Mère est pleinement disponible, son Autre Père prend la peine de lui mitonner des plats exquis, et même le Chat, si hautain dans la Vraie vie, daigne s'entretenir avec elle. Coraline est bien tentée d'élire domicile dans ce Monde merveilleux, qui répond à toutes ses attentes. Mais le rêve va très vite tourner au cauchemar. Prisonnière de l'Autre Mère, Coraline va devoir déployer des trésors de bravoure, d'imagination et de ténacité pour rentrer chez elle et sauver sa Vraie famille


Je tiens à dire que c'est la première fois que j'ai autant eu d'empathie avec un personnage, à chaque instant mon coeur palpitait, on se demandait si elle allait s'en sortir tout au long du film, j'ai eu peur tout au long du film pour elle, j'ai étais triste quand elle étais triste, enfin bref c'est un bijoux.


Animation: 5/5: j'aime bien les films d'animation fait avec du bric à brac, ça donne un style tout mignon
Musique:3.5/5: j'en ait bien aimé quelques une mais certaines étais bof.
Histoire :5/5: original et bien ficelé(définitivement je fais un combo de blague pourris aujourd'hui)l'histoire est très prenante et on trouve vite de l'empathie pour Coraline.
Décor 5/5: pareil j'aime bien les décors fait main comme ça.


19/20 voilà je vous le conseille.

tellement fière de ce trophée en 2016 ^^

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Aujourd'hui j'ai vu...
« Réponse #994 le: dimanche 07 septembre 2014, 14:13:49 »
Aujourd'hui, j'ai vu un film qui me semble un peu sorti de nulle part tellement j'en ai pas entendu parlé et que c'est grâce à mon frère si je le connais : Blackstorm

Il s'agit d'un film catastrophe sans grande prétention traitant des tornades, comme l'avais fait jadis un certain Twister. Après une petite mise en bouche vite fait, on se retrouve avec énormément de blabla pour mettre en place les (nombreux) personnages du film et les situations, ce qui nous permettra de deviner à l'avance ce qui nous attendra durant le film. Donc point de vue surprise, c'est vraiment pas de ce côté là qu'on ira les chercher, d'autant plus qu'on se retrouvera avec certains clichés typiques du film catastrophe, censés mettre du suspens, mais qui n'y arrive pas pour la simple et bonne raison que c'est du déjà vu et qu'on sait forcément comment ça va se terminer.

Enfin heureusement, l'essentiel du sujet est vraiment bien géré : les apparitions des tornades sont vachement impressionnantes et le carnage qui en découle vraiment... impressionnants aussi, d'autant plus que les tornades apparaissent de façon assez soudaine et que c'est donc là qu'on est prit par surprise. De plus, le réalisateur du film a eu une bonne idée : il mixe les séquences en vue normale comme dans tout film qui se respecte et les séquences filmées à la caméra à la Projet Blair Witch ce qui permet de voir les tornades au loin et de voir le carnage qui en découle en première loge et de s'y croire dedans.

Ceci dit, je trouve ça un peu dommage qu'au final, certains personnages présentés dans la longue introduction disparaissent durant quasi tout le film, moi qui pensait assister à toute une batterie de mini-intrigues de survies durant ces catastrophes alors que le résultat final se révèle plus linéaire mais bon, franchement, j'ai passé un super moment sur ce film qui en met plein la rétine. Je le conseille volontiers et lui met un petit 7/10. :^^:

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« Réponse #995 le: samedi 13 septembre 2014, 16:25:00 »
Cette semaine j'ai vu Hippocrate.



Benjamin est interne et espère devenir un grand médecin. Pour son premier stage il se retrouve dans le service de son Père et arrive plutôt sûr de lui. Mais il va vite se rendre compte que la pratique est bien plus compliquée que la théorie. Entre son Père qu'il n'arrive pas à voir et son co-interne Abdel, médecin étranger plus expérimenté que lui, Benjamin va devoir faire face à des situations dont aucun livre n'a pu le préparer.

C'est un film vraiment intéressant et qui dépeint plutôt bien la difficulté du métier en s'éloignant des clichés des séries américaines. Je n'ai pas demandé à un interne s'il trouvait ça plutôt fidèle à la réalité mais en tout cas ça m'a plutôt l'air de l'être. Thomas Lilti, le réalisateur, aurait pu être tenté de théâtraliser plus les choses en tant que cinéaste mais puisqu'il est lui même médecin il a dû fortement s'inspiré de son expérience. Le film est plutôt bien dosé entre scènes drôles et moments plus durs. Il montre plusieurs facettes de l'hôpital, les internes, les infirmiers, les problèmes financiers .. Au final on ne connait pas grand chose de la vie de Benjamin mais c'est aussi l'intérêt du film je pense. Il décrit bien la vie de l'hôpital dans sa globalité et non pas seulement de Benjamin en tant qu'interne. J'ai lu une interview de Thomas Lilti où il cite l'expression de Camus « Une société se juge à l’état de ses prisons », et en ajoutant qu'il était possible de dire la même chose des hôpitaux.

Merci à Bilberry pour ce superbe kit !

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« Réponse #996 le: dimanche 21 septembre 2014, 20:49:25 »
J'ai vu Dracula de Coppola.

Un film très impressionnant sur le plan technique et visuel, avec un sens de la photographie et de la mise en scène de haute volée. Qui plus est, le réalisateur témoigne d'un amour fou pour Stoker et ses personnages.

Je regrette uniquement qu'on vogue de la plus subtile et palpable tension sexuelle distillée à travers plans et actes au second degré, à du tronchage de donzelle bête et méchant. De la même façon, on a des moments angoissants où la puissance du vampire s'impose en filigrane, et d'autres où c'est de la plus pure démence qui nous percute au visage. Tellement d'extrêmes qui se croisent sans se rencontrer qu'au final, je me dis qu'en s'en tenant à une zone d'influence plus délimitée, Coppola aurait pu donner à son oeuvre un statut encore plus mythique.

17/20, alors que le film pouvait prétendre au 20/20. Try again. v.v

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« Réponse #997 le: lundi 22 septembre 2014, 00:27:19 »
Je trouve pas que ce soit un film mythique perso. Nosferatu le défonce (étant le meilleur film sur Dracula de toute façon) et même certaines adaptations de la Hammer avec Christopher Lee sont plus dignes d'interet.

Enfin bon personne n'as fait l'adaptation ultime du livre.
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« Réponse #998 le: mardi 23 septembre 2014, 21:06:00 »
Dimanche passé, j'ai vu Cloud Atlas, un film que je voulais voir depuis les premiers trailers que j'en avais visionnés. C'étaient surtout les images qui m'avaient mis l'eau à la bouche de par leur esthétique très particulière. Du moins, visuellement, j'étais comblé en quelques secondes. Finalement, je ne suis jamais allé voir le film en salle... mais j'ai rattrapé mon retard désormais !

Pour le moment, mon avis est un peu mitigé. Il faut vraiment que je revois le film (le fait que je faisais mes devoirs en même temps pendant le début n'a pas aidé, je l'avoue), qui est atrocement dense et difficile à vraiment cerner en un seul visionnage selon moi. Cette densité ne fait pas sa force, mais il y a d'autres points sur lesquels j'aimerais passer avant d'aborder le film dans son contenu pur.
Tout d'abord, et parce que c'est ce qui m'a le plus tenu en haleine de tout le film : la réalisation. Il y a certaines scènes où j'avais vraiment envie de crier au génie. On a de magnifiques jeux de couleurs et des plans cadrés avec beaucoup d'habileté. Pendant chacune des trois heures du film, on en a plein la rétine, et c'est du gros miam-miam. Franchement, rien que pour ça, j'estime que le film vaut le détour. Chaque époque abordée par l'histoire est complètement maîtrisée sur le plan esthétique – j'aurais peut-être quelques réserves pour la période futuriste à Neo-Seoul cela dit, mais ça c'est plus pour le côté over the top/tou meutch de certaines scènes (et le fait que c'était le scénario qui m'ait le moins plu n'a pas aidé, il faut l'avouer).
Le jeu d'acteur était globalement très bon et je n'ai pas grand chose à dire là-dessus, à part pour Sonmi-jesaispluscombien, pour qui j'ai trouvé que l'actrice avait des expressions parfois un peu forcées. Ça va un peu avec le personnage, mais sur certains moments, c'était pas hyper subtil. Mais c'est pas non plus une catastrophe, donc bon.
La musique aussi est excellente, surtout le que j'ai encore en tête depuis dimanche, et que je réécoute encore un peu ces jours-ci tellement il est bô. Grosses larmes. :cry:

Maintenant, pour ce qui est des trames superposées tout au long du film... Je pense que mon principal reproche sera leur inégalité. On se retrouve très vite à s'intéresser à certaines trames plus qu'à d'autres. Et ça n'aurait pas été mauvais si, justement, celles qui n'ont pas attiré notre intérêt de base ne finissaient pas par le perdre en cours de route. Je sais que pour ma part, j'ai complètement décroché du scénario avec la journaliste (pourtant il avait de très bons éléments, mais sur la fin j'étais bien plus captivé par les autres) et de celui à Neo-Seoul. En revanche, je me suis beaucoup pris d'affection pour l'histoire avec le compositeur ptdr Yuan c tro surprenan 2 ta par, celle avec l'éditeur, et celle avec l'esclave (malgré sa fin niaise). Heureusement, le film, de par sa très bonne réalisation, n'arrive jamais à complètement perdre son spectateur. Par là, je veux dire que malgré mon intérêt plus faible pour les autres parties, je ne les ai pas non plus ignorées quand elles passaient. Au contraire, le découpage bien dosé (et tant mieux d'ailleurs, puisque c'était essentiel dans une œuvre construite en patchwork comme celle-là) permet de toujours relancer un peu d'intérêt pour chaque trame. Pas de façon égale, comme je le disais plus haut, mais on n'a jamais de perte d'intérêt totale, et ça, c'est vraiment gg étant donné la densité de chaque scénario. Encore une fois, l'aspect visuel joue énormément.
Il faut le dire, c'était extrêmement ambitieux de vouloir adapter une œuvre aussi complexe en un seul film, pour des raisons évidentes (d'ailleurs, il faudrait que je lise le livre d'origine). Mais je pense pouvoir dire que le pari est plutôt réussi, même s'il en demande bien plus qu'un film lambda de son spectateur. Je pense néanmoins – pour le moment du moins, et il faudrait que je me refasse un avis sur la question après un deuxième visionnage – que la plus grande faiblesse de Cloud Atlas reste dans les messages qu'il véhicule. Au final, au bout des trois heures, la question qu'on a sur les lèvres c'est : « oui, et ? » Autant les thèmes taclés par la partie à Neo-Seoul sont clairs et intéressants, autant on reste sur sa faim quand même. Quant aux autres, on est un peu perdu et on n'arrive pas à apprécier chaque histoire de façon séparée puisqu'on ressent le besoin de la lier aux autres (et à raison, parce que sinon on aurait 6 œuvres différentes, pas une seule). Je pense donc pouvoir dire que les thèmes ne sont pas particulièrement marquants, parce que bon, « l'amour et l'amitié triompheront », c'est pas tip-top, et c'est malheureusement ce qu'on en retient le plus au bout du compte.

Enfin, difficile de mettre sur des mots exacts mon ressenti du film. Encore une fois (je le dirai pas assez je pense), il faut vraiment que je le revoie. Mais en attendant, je pense quand même pouvoir le recommander sans me tromper, parce que même si vous finissez par avoir des choses à lui reprocher, Cloud Atlas possède des qualités qu'il est difficile de nier, et de par son format ambitieux, il mérite quand même un petit détour de la part de tous ceux qui apprécient le cinéma.

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« Réponse #999 le: dimanche 28 septembre 2014, 21:41:32 »
J'ai récemment été voir Lucy au cinéma (avec Scarlett Johannson et Morgan Freeman en tête d'affiche) et c'est un film que je vous recommande chaudement. Certes, le côté Besson se ressent plutôt bien au travers du scénario et certains ont même dit que c'était un films pour les fans de Besson. Mais c'est faux, je suis loin d'être fan et j'ai adoré ce film à la tournure complexe et à la fin vraiment surprenante (pas de spoil, c'est promis). L'histoire est centrée sur l'évolution possible du cerveau humain, de ses capacités si grandioses que nous avons restreintes à 10%. Evidemment, petit clin d'oeil à l'histoire de Lucy la première femme découverte par les archéologues. Un film qui bouge avec avec sa pointe d'humour et évidemment Scarlett qui brille dans son rôle.

La bande annonce : www.youtube.com/embed/uYZDo-RBVeY

Un peu vu sur le tard, et personnellement je l'ai trouvé merdique. Déjà le postulat des 10% de cerveau utilisés est une grosse légende urbaine venant d'une théorie vaseuse (les gens qui sortent cet argument de merde sans arrêt pour montrer qu'ils sont forts en science ça me sort par le trou de balle), mais bon à la limite, c'est pas vraiment le problème.
Le hic c'est la réalisation. Ce qui est raconté n'a vraiment aucun sens et part dans le grand n'importe quoi. Le point central de tout ce bordel est, à mon sens, bien illustré par la course poursuite Rue de Rivoli, filmée en mode Parkinson et avec des voitures de flic en CGI qui volent dans tous les sens. Sans aucune notion de rythme et de cadrage, un peu comme Taxi en somme sauf que dans Taxi au moins, c'était pas des effets spéciaux jeux vidéo.

Et puis comme d'hab avec les bouses de Besson, les acteurs sont en roue libre alors qu'ils sont tous bons à la base (l'acteur principal de Old Boy, c'est pas un clodo quand même, ben avec Besson si), l'action est brouillonne comme pas possible et le tout part dans le gros délire méta-physique pour les Nuls.
Ah et la fin est tellement originale et surprenante que c'est exactement la même que celle de Ghost in the Shell... entre d'autres pompages évidents comme Matrix, Akira, et de manière plus flagrante, 2001 l'Odyssée de l'Espace.

Le Besson de Nikita est mort :coffee:
« Modifié: dimanche 28 septembre 2014, 21:43:35 par D_Y »
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« Réponse #1000 le: lundi 06 octobre 2014, 00:05:33 »
Je suis allé voir Sin City : J'ai Tué pour Elle.

Je n'ai pas vu le précédent film, ni le roman graphique.

Je mentirais en disant que je me suis fait chier. Y a un parti pris esthétique certain, des acteurs qui collent à merveille à leur rôle, surtout Mickey Rourke qui en jette des paquets de dix en Marv.

Je mentirais en disant que j'ai aimé. Les scènes d'action sont plus WTF qu'un DmC, les intérêts en présence n'évoque aucune empathie particulièrement forte et les histoires sont cousues de fil blanc, le comble pour un roman noir.

Je mentirais en disant que Jessica Alba elle a pas un super beau cul et que la scène du night club m'aurait pas envoyé le tibia dans le pif si je m'étais scotché la bite à la cuisse.

Note finale, 10/20 et ça, je ne mens pas.

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« Réponse #1001 le: lundi 06 octobre 2014, 10:41:53 »
Je n'ai pas vu le précédent film, ni le roman graphique.
Je crois que ça explique ta note finale.
Ton manque d'empathie vient sans doute du fait que tu ne connais pas le passé des personnages. C'est notamment difficile de comprendre la situation de Nancy/Jessica Alba, si on a pas vu le premier film.
Je te conseille fortement de le voir en tous cas, surtout si tu aimes Marv. Il envoie du pâté dans le premier Sin City.

Sinon moi c'est Eva Green qui me rend totalement lesbienne.

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« Réponse #1002 le: dimanche 12 octobre 2014, 00:37:54 »
Je suis allé voir Pride, film anglais basé sur des faits réels.

L'histoire se déroule en 1984, alors que la grève bat son plein suite à l'annonce par Margaret Tchatcher de la fermeture de 20 mines entraînant quelques 20 000 personnes au chômage. Face aux abus des forces de l'ordre et aux préjugés abjects dont sont victimes les mineurs, un leader charismatique de la communauté homosexuelle de Londres va former un comité de soutien, partant du principe que les pédés et les gouines sont également la cible de terribles discriminations et brimades. Voilà, à présent que je suis sûr d'avoir perdu tout mon lectorat qui participe à la Manif pour Tous, on peut continuer.

Le film a un parti pris intéressant et une moitié de traitement pertinente : les homosexuels décomplexés sont accueillis de façon très mitigée par les villes minières qui baignent autant dans les clichés sur les "pervers" que dans la guerre de l'image, mais à force de marques de bonne volonté, ils se font accepter pour ce qu'ils sont, c'est-à-dire des humains comme les autres, avec leurs qualités et leurs défauts.

Sauf que ça c'est la bonne moitié. La mauvaise, c'est le déroulement généralement très convenant et sobre adopté. Les cas de violences sont très rares et la plupart des gens deviennent un peu trop vite les plus accommodants du monde. Je ne parlerai pas du fait qu'on les décrit comme des mineurs, des travailleurs de la mine de charbon, mais qu'ils auraient pu être des infirmiers ou des charcutiers que ç'aurait été pareil à leur faciès. On n'échappe pas non plus à un sale relent de niaiserie et de martyre à droite à gauche. En plus, la caméra a une méchante tremblotte qui nuit de temps à autre à l'action (les tremblements, c'est bon pour le found footage, nom de Dieu, dans ce cas de figure ça donne juste l'impression qu'on a pas les moyens de se payer du matos stable ou un cameraman compétent).

Bref, ça aurait pu être mieux, ça aurait pu être pire. Le tout transpire quand même une certaine joie de vivre, une image totalement décomplexée et gai luron, même si c'est assez unidimensionnel. Les oppositions aux homosexuels et le rejet des mineurs auraient quand même pu être traités avec une dureté beaucoup plus marquée, d'autant plus qu'en notre beau pays de la France nous avons eu récemment (et nous aurons encore prochainement) quelques cas assez graves et bien médiatisés de démonstration de force des réactionnaires qui se battent bec et ongles pour le refus de l'égalité, de l'amitié entre les humains et de la tolérance pourtant réclamée à corps et à cris par ce Dieu auquel ils prêtent des propos légitimant leur action rétrograde.

A voir quand même si vous n'êtes pas allergiques à ce genre de propos, et si vous êtes arrivé(e) au bout de ce post, vous avez de grandes chances de l'être. :astro:

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« Réponse #1003 le: dimanche 12 octobre 2014, 02:38:00 »
J'ai vu pas mal de choses ces derniers temps; petite retrospective rien que pour vous.

Le Rôle de Ma Vie de Zach Braff : Mouais ... C'est mignon, on a des personnages attachants qui ne sont ni des loosers ni des winners (ce qui est admirable), cela dit, le scénario ne mène à rien, il faut juste aimer voir des gens normaux dont la vie ne va pas être bouleversée mais juste un peu bousculée par des évènements mineurs. Comédie qui sait oublier que c'est une comédie et qui donne dans le mielleux genre scènes de vie.

Les Combattants de Thomas Caillay : Petite perle du cinéma français (Comme quoi). J'adore tout particulièrement la structure linéaire du film qui rappelle celle des road movie (Sauf que c'en est pas un). Je recommande.

Blood Diamond de Edward Zwick : Film engagé se montrant maladroit dans certains choix scénaristiques, surtout à la fin, Blood Diamond reste néanmoins un film que j'affectionne tout particulièrement et que j'ai adoré redécouvrir. Puis l'imagerie de l'Afrique chie des arcs en ciel par paquet de douze.

Steak de Quentin Dupieux : J'ai voulu m'initier au cinéma de Dupieux, expérience renouvelée quelques jours plus tard avec Wrong Cops. Ce type produit une mise en scène et un format vraiment particuliers sur lesquels je vais pas m'étendre parce qu'il est tard. Cela dit, j'aime beaucoup ce qu'il fait. En gros. J'aime aussi beaucoup les sujets qu'il touche et la décomplexion dont il fait preuve en les traitant. Ah, et c'est Sebastien Tellier qui a composé la BO de Steak, il y apparait même. Idem pour Kavinsky qui a même un rôle important (Sachant que Q.Dupieux est aussi connu sous son nom d'artiste Mr.Oizo, ces accointances n'ont rien d'extraordinaire)

Le Tombeau des Lucioles par Isao Takahata : Meh, tuerie. Pas besoin d'argumenter. Je suis bien content de l'avoir enfin vu. Par contre, je savais qu'il avait pour réputation d'être glauquissime, mais à ce point, je pensais pas.

Nebraska d'Alexandre Payne : En voilà un de road movie, récent mais en noir et blanc, stupéfiant. Une belle histoire. Comme d'hab' dans ce genre de récits, c'est un prétexte à la con qui va permettre aux protagonistes de s'émanciper de leur quotidien. Le thème récurrent, c'est le passé, jamais montré, sans cesse évoqué (Je pense que c'est ce qui a poussé le réal a faire le choix osé du noir et blanc), le trajet se révèle être un voyage dans le temps. C't un bon film.

Les Indestructibles, que j'ai eu la chance de revoir dans sa version Quebecoise qui transforme Elastigirl et Mr. Indestructible en Elastofille et Mr. Incroyable. Troublant quand on est habitué. Cars et Cars 2 aussi. Petite période Pixar en somme.

Et tout ce pavé pour parler (Vite fait) de Mommy par Xavier Dolan que je viens d'aller voir. Et ça me fait chier d'être d'accord avec la hype autour de ce film ainsi que la branlette sur Dolan; "précoce" et "prodige", mais c'est vraiment une excellente production qu'il faut aller voir. L'histoire tourne principalement autour de cette mère qui doit garder son enfant/ado qui est un sacré rigolo si on excepte les câbles fréquents qu'il pète en cassant la gueule à tout le monde et en criant très fort. Un gosse donc très turbulent, violent, effrayant, ingérable, vraisemblablement troublé par la mort de son père, entretenant un rapport quasi Oedipien avec sa mère, mais un bon gars dans le fond. Et le traitement des trois personnages principaux est vraiment génial, profond mais vague, certainement aidé par un trio d'acteurs brillants (Avec Criquette Rockwell pour les connaisseurs). Des personnages modestes issus des milieux populaires, attachants, touchants, filmés par un réalisateur ne les prenant pas de haut. J'ai vraiment la flemme de me plonger dans un pavé sur ce film, j'ai du mal à faire ça, d'autant plus que Mommy est un long métrage qui ne part pas dans tous les sens mais qui évoque des sujets avec une grosse maitrise et une certaine profondeur, il y aurait beaucoup à dire. Allez voir Mommy si ce n'est pas déjà fait.
« Modifié: dimanche 12 octobre 2014, 02:41:53 par Poulika »

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Aujourd'hui j'ai vu...
« Réponse #1004 le: lundi 20 octobre 2014, 11:26:31 »
J'ai vu Fight Club... mais j'en parlerai pas. :astro:

Tout ce que j'ai à dire, c'est que je sais ce que David Fincher fume, mais j'en veux ! X.

Mille mercis à Yorick26 pour la signature !