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Aujourd'hui j'ai vu...

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Plastik:
Perso je ne lis jamais ce que les réalisateurs disent, je ne savais même pas que Scott avait dit que Blade Runner et Alien partageait le même univers...

Duplucky:
J'avoue que moi aussi, j'ignorais que Blade Runner se déroulait dans le même univers que celui d'Alien. Mais bon, Blade Runner, faudra vraiment que je le revoies, je ne me souviens plus grand chose de ce film, à part un doigt cassé. :-|

Sinon, aujourd'hui j'ai vu ça 8)

ça a été la cause d'un grand traumatisme d'enfant suite auquel j'avais peur des clowns. J'ai décidé de surpasser ça en le reregardant et je dois avoué qu'au début, je faisais dans mon froc. Mais la façon utilisée pour fusionner les deux parties du bouquin était plutôt bonne. Je trouve ensuite que l'aspect horreur s'estompe de plus en plus au fur et à mesure qu'on avance dans le film pour avoir un aspect plus psychologique: savoir discerner le réel de l'hallucination, tout du moins pour les acteurs du film, car le public le devinera assez aisément. Un peu dommage quand on sait qu'un certain remake de Total Recall nous a foutu le doute à certains moments-clés du film. Mais ça reste assez plaisant à regarder, avec des scènes absolument épiques, par moment. Enfin au final, je suis un peu déçu dans la mesure où ça était beaucoup plus effrayant dans mes souvenirs de marmot traumatisé mais je l'ai plutôt bien aimé, mais bon, le film a assez mal vieilli et on voit tout de suite que c'est du chiqué. J'ai hâte d'aller voir le remake et de lire le bouquin, maintenant. :bave:

Plastik:

--- Citation de: D_Y le lundi 22 octobre 2012, 17:01:25 ---
--- Citer ---et le doute final laissé est assez judicieux.
--- Fin de citation ---

La version que tu as vu ne laisse plus aucun doute possible justement, la réponse est donnée noir sur blanc, et tout notion de mystère s'évapore avec.
La piste du Deckard replicant est à mon sens une vraie aberration (la seule qu'on puisse déplorer dans les dernières versions) dans la mesure où tout ce mystère a été construit dés l'origine par les fans (du livre surtout), mais il n'en était absolument pas question dans le script original (écrit par Hampton Fancher). Même Harrison Ford a suffisamment répété qu'il n'était pas du tout question qu'il joue un androïde.
Bref je ne suis pas fan du tout de la manie de Ridley Scott de profiter d'un plot-hole pour combler les trous, comme il l'as fait dernièrement avec le Space Jockey de Alien, ou quand il explique, tout fier de lui, que Blade Runner et Alien partagent un univers commun. Parce que bon, faut pas déconner, cette pratique de merde fait perdre beaucoup de magie à ces œuvres, et déflore totalement la richesse des univers.

--- Fin de citation ---

Ce ne serait pas plutôt le director's cut qui ne laisse aucun doute ? Je me suis demandé ça vu que cette version est énormément critiquée, et que tout le monde conseille la Final Cut...

Quant à l'affirmation "Blade Runner et Alien partagent le même univers", je trouve ça assez débile, j'ai été voir sur un forum de fans anglophones, et la planète terre en 2019 n'aurait presque plus de nature, serait surpeuplée, d'où les encouragements à quitter la planète partout en ville.
Mais dans Prometheus, en 2089, on voit des paysages partout, de grands espaces vides, alors que celui-ci se passe clairement dans le "même univers" que Alien...

Autant faire semblant de n'avoir jamais entendu ce que Scott a pu raconter...

D_Y:

--- Citer ---Un peu dommage quand on sait qu'un certain remake de Total Recall nous a foutu le doute à certains moments-clés du film.
--- Fin de citation ---

Le Total Recall nous foutait le doute. Ce n'est surement pas le cas du remake de Wiseman, où plus aucune ambiguïté n'est présente. Cet aspect de l'histoire a été traitée à la truelle dans ce film, il faut bien le reconnaitre. 

Sinon Ça je l'ai vu l'année dernière après avoir lu les livres et je peux te dire que c'est vraiment dommage que tu ai vu cette merde avant la lecture, cette dernière va forcément être biaisée par le téléfilm. Si tu oublie ce détail, et bien tu va prendre ton pied, vu que cette œuvre traite vraiment très bien les rapports enfants/adultes, les traumatismes de l'enfance, la mémoire, etc...
D'ailleurs à ce titre ce n'est pas tellement un livre horrifique, mais plus psychologique. Là est la grande différence avec le film qui ressemble quand même vachement à un slasher lambda (raté) en laissant de côté les passages politiquement incorrects du livre (il y a quelques moments assez cru, traitant de la sexualité).

A voir pour la prochaine adaptation mais ça peut difficilement être pire, seule la performance du grand Tim Curry est à sauver.


--- Citer ---Ce ne serait pas plutôt le director's cut qui ne laisse aucun doute ? Je me suis demandé ça vu que cette version est énormément critiquée, et que tout le monde conseille la Final Cut...
--- Fin de citation ---

Le rêve de Deckard avec la licorne date de la version Director's Cut de 1992, mais celui ci est encore prolongé dans la version Final Cut, et ils se sont même permis de jouer sur la mise en scène pour bien faire comprendre au spectateur où ils veulent en venir.
Le Final Cut est préféré, à juste titre, car il constitue un travail immense de restauration. Ridley Scott s'est permis de rajouter une multitudes de petits détails dont l'impact sur l'atmosphère est loin d'être négligeables. Tout énumérer serait un peu long, la plupart des changements sont du domaine technique mais il faut surtout retenir qu'ils ont (schématiquement) fait une sorte de mélange entre plusieurs versions, pour rendre le film le plus complet possible.
Pour cette raison, le Final Cut est considéré comme la version ultime.


--- Citer ---Quant à l'affirmation "Blade Runner et Alien partagent le même univers", je trouve ça assez débile, j'ai été voir sur un forum de fans anglophones, et la planète terre en 2019 n'aurait presque plus de nature, serait surpeuplée, d'où les encouragements à quitter la planète partout en ville.
Mais dans Prometheus, en 2089, on voit des paysages partout, de grands espaces vides, alors que celui-ci se passe clairement dans le "même univers" que Alien...
--- Fin de citation ---

Là encore se pose le problème de savoir quelle version croire, les originales ou les dernières ? Si on ne se réfère qu'aux dernières, on jette à la poubelle les originales ?
En l'occurrence, la première version américaine du film proposait une happy end (donc différente de celle que tu as vu) qui montrait Deckard et Rachel partir ensemble dans une nature tout ce qu'il y a de plus paisible.



Pour la petite anecdote, les paysages que l'on y voit sont des rush non utilisés de Shining.

Bref en effet, il vaut mieux essayer d'ignorer tout le baratin incohérent que Ridley Scott nous sort, mais je pense plutôt qu'il ressort le dossier pour faire le pont entre Prometheus et la suite de Blade Runner qui est déjà en chantier. Il espère ainsi faire une sorte d'univers étendu, mais à titre personnel je n'aime pas ça du tout.

Sinon je viens de penser que j'avais pas montré d'où je sors cette info :



C'est tiré d'un bonus du Blu Ray anglais de Prometheus, après chacun l'interprète comme il le veut.

John Craft:
Je m'suis r'gardé Rango. Plusieurs personnes en parlaient sur le topic ciné, je m'suis dit qu'il était temps qu'j'y jette un oeil.
Bah, au fond, j'ai... à peu près rien à en dire. C't'un film qui présente somme toute assez peu d'intérêt en dehors de son travail de réalisation et d'animation (sur ce plan, c'est impressionnant); mais en dehors de ça, l'histoire a été racontée 78 fois en bien mieux, plus original et plus prenant.
Détail : vous attendez pas à du "spoiler-free", lire une critique de film en s'attendant à pas être spoilé c'est comme aller dans un bar à gays à poil avec des jolies fesses luisantes et s'attendre à pas le retrouver mouillé dans une heure : tu l'auras dans l'cul et ce s'ra ta faute.
Le sujet, donc : un lézard domestique dont on ne connaît pas le nom et qui se sent très seul (ce qui est à peine appuyé quinze secondes et qui pourtant prendra un aspect "tournant" dans le film), qui donc s'amuse toujours à "jouer un rôle" autant qu'il peut avec des objets qu'il trouve comme s'il jouait la comédie avec eux (ce qui est à peine appuyé deux-trois minutes et qui pourtant prendra un aspect CENTRAL dans le film) se retrouve à chuter de la voiture de ses maîtres et doit partir chercher la "vérité" ou je ne sais quelle aventure qui lui fera découvrir "qui il est", je n'sais quoi. Un départ plutôt bateau mais appuyé par de la carrément belle gueule, ce qui en soi intrigue pour une introduction; mais il faudra attendre une bonne demi-heure et le démarrage du second acte (et le début "réel" de ce que Rango "s'invente un rôle", il était temps, et ça suffit rarement à nourrir la qualité de l'histoire, la prestation d'un seul personnage) pour que les choses commencent enfin à avoir lieu.
Autour de toute une histoire d'eau qui manque qui se résoudra de la façon la plus évidente du monde fomentée par le personnage qui s'avère être le méchant dès qu'on le voit parce qu'en fait on est pas censé le savoir, il y a toute une énorme partie du film qui ne sert à rien pour faire avancer l'intrigue où ils partent chasser des "voleurs d'eau" alors que la nana, qui deviendra évidemment sa romance alors qu'au fond ils ont absolument rien partagé de proche l'un et l'autre, dit depuis le DEBUT "mais j'ai vu un endroit où y a tout plein d'eau blabla", ce qui ne va évidemment pas ressurgir vers la fin (alors qu'il aurait suffi de lancer cette intrigue beaucoup plus tôt pour ne pas avoir à se jeter bras-ouverts dans une histoire qui, encore une fois, ne sert absolument à rien dans l'intrigue, à part amener des p'tites taupes qui ont un accent qui sonne entièrement comme quelqu'un qui n'a pas d'accent mais essaie de sonner comme s'il avait un accent et qui serviront à la fin à faire quelque chose qui pourrait se faire sans leur aide le moins du monde).
De la même façon, vient un moment où un personnage serpent qu'on aurait deviné tout aussi inutile dans le film s'il n'était pas arrivé genre au bout d'une heure, et qui d'un seul coup renverse totalement la situation de confiance entre le personnage et les villageois assoiffés en précisant des trucs on se demande "euh ouais wat et tu m'expliques comment il est au courant", on en vient à toute la phase du film où Rango part après avoir admis en trente secondes "oui en fait je vous ai totalement menti" sans même chercher ni rien, et on passe sur une phase qui se voulait de profondeur, mais qui ne fonctionne pas ici puisque, comme précisé plus tôt, Rango est A PEINE présenté comme un perso "solitaire"; sa solitude, sa tristesse, etc. n'est présentée que quinze secondes de la façon la plus distante et inexistante possible, ce qui fait que quand d'un seul coup il devient l'homme le plus malheureux de la planète, on se dit que ça sort un peu de nulle part.
Surgit évidemment le "bonhomme" qui vient relancer sa confiance en lui, une imitation d'Eastwood qui aurait pu être parfaite s'ils avaient pris le VRAI Eastwood ! Je continue de ne pas comprendre pourquoi ils ont préféré prendre un "simili" eastwood que le vrai, voire même qu'un personnificateur professionnel, au moins, quoi.
Vient le "retournement", quand on découvre la "vérité" (l'idée de parler de Las Vegas ici est vraiment bonne, ça donne une dimension plus forte puisque comme de "leçon" à l'aventure, mais ça tombe complètement à plat vu que tout le contenant de cette boisson est quand même pas bien recherché), et la phase finale où le méchant est puni, il revient et sauve tout le monde, etc.
En gros, c'est un film absolument magnifique qui a eu tous les éléments pour être une sacrée réussite, sauf de bons scénaristes/dialoguistes, ainsi que quelques doubleurs possiblement un peu plus travaillés dans leur rôle; Rango n'a rien d'un personnage "unique" dont on se souvient, dont les manies ou autres nous paraissent n'égaler que lui, ne correspondre qu'à lui : il ne présente absolument rien d'unique, et un autre doubleur (ou peut-être un autre directeur d'acteurs ?) aurait sûrement amené à quelque chose de plus remarquable. L'histoire n'amène à rien, puisqu'elle ne démarre sur rien et n'est motivée à rien. Elle est rampante.
Autrement, il y a énormément de références, dont quelques unes sont même plutôt amusantes; mais un film ne peut pas prétendre laisser sa qualité reposer sur des références seulement, parce que ça ne servirait qu'à chatouiller l'égo de ceux qui, dans le public, les reconnaissent, ces références. Une œuvre ne se reconnaît pas à ce qu'elle flatte, mais à ce qu'elle plait. Des références c'est bien beau, mais parce que c'est beau dans le film dont ça vient, pas dans le film dans lequel on les voit... surtout quand ils sont infiniment et définitivement meilleurs que celui-ci.
On pourrait même s'imaginer qu'il faut prendre l'histoire avec "ironie", qu'il cherche à se moquer des transitions bateau, des pivots scénaristiques faciles, des personnages creux et des rebondissements gratuits; mais le problème, c'est que pour se moquer de quelque chose, d'une, il faut beaucoup d'humour, de deux, il ne faut pas faire exactement la même chose que ce qu'on raille. Reproduire un prout pue tout autant.
Et c'est sur cette magnifique leçon que je donne un bon 11/20 à ce film : il ne vaut pas le coup, et c'est bien dommage, parce que ç'aurait valu le coup de le rendre valeureux.

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