Art > Longs métrages et Télévision
Aujourd'hui j'ai vu...
Plastik:
J'ai aussi vu trois films récemment, dont deux Kubrick que je n'avais encore jamais vu ;D
A Clockwork Orange (Orange Mécanique)
Je ne sais vraiment pas pourquoi j'ai mis autant de temps à le regarder, c'est quand même un Kubrick célèbre, si pas le plus célèbre.
Tout ce que je savais de ce film, c'est que le "début" était assez violent pour l'époque, mais je ne me doutais sérieusement pas que cela allait prendre ce tournant. Le film est très théâtral de part ses dialogues dans un mélange de vieil anglais et de russe, et de part sa musique, alliant synthés et musique classique. L'histoire commence de façon très "violente", s'ouvrant sur un gros plan du visage d'Alex DeLarge, "héros" et narrateur, en train de boire la fameux "Moloko" amélioré aux amphétamines et autres substances, très vite la bande va agresser un clochard, cambriolé une maison, etc, jusqu'au jour où, fatigué de la tyrannie de leur "boss", les trois autres de la bande trahissent Alex et le laisse aux mains de la police...
Ce qui fut étonnant à mon sens, c'est le tournant que le film prend, devenant une critique tout de même assez acerbe et cynique sur une société qui veut forcer les gens à faire le bien alors que ceux qui tiennent les rênes du pouvoir sont manipulateurs et n'ont pas une once de bien en eux. Ils forcent les criminels à se conformer à un modèle de bien, alors que le fond reste le même...
J'ai aussi apprécié le fait que la jeunesse présente dans le film ne soit au final qu'un produit de ladite société : il suffit de voir la forme des glaces que les jeunes-filles mangent, les bars à amphétamines, etc, etc.
Enfin, ce n'est que ma vision du film, je suis peut-être totalement à côté de la plaque !
Bref, un excellent film qui mérite à mes yeux son titre de chef-d’œuvre...
Doctor Strangelove : or how I learned to stop worrying and love the bomb
Encore une critique acerbe et satirique de Kubrick mais cette fois-ci qui touche plusieurs points :
L'incompétence d'absolument tous les politiciens mais aussi de l'armée, criminelle et stupide ; du recyclage d'anciens nazis en scientifiques par les USA, etc...
Le général Jack.D.Ripper (Jack l'éventreur!) pris de folie paranoïaque, décide de déclencher le protocole R, qui consiste à envoyer des B-52 armés de têtes nucléaires volant continuellement à moins de deux heures de cibles en URSS à l'attaque. Ledit général va aussi fermer sa base et ordonner à ses soldats d'affronter les Russes qui devraient bientôt arriver...
On suit donc trois parallèles dans l'histoire, tout d'abord, un avion qui a reçu l'ordre d'attaquer et de couper sa radio (comme tous les autres avions), les rendant donc injoignables.
Le conseil de guerre du président qui essaie d'éviter la crise en communiquant les coordonnées des avions aux Russes pour ne pas déclencher la Doomsday Machine.
Et la base militaire où le capitaine Lionel Mandrake essaie de soustraire le code permettant de joindre les B -52 au général paranoïaque...
Le métrage de Kubrick enchaine des scènes d'anthologies : l'appel du président au premier ministre russe ivre en plein milieu de la nuit, le docteur Folamour, ancien nazi nostalgique qui répond "Jawohl mein führer" au président américain et qui doit empêcher son bras droit de faire le salut hitlérien, le général psychopathe qui se bat contre des soldats américains pris pour des russes, le tout se battant sous des panneaux géants "Peace is our profession", et évidemment le fameux rodéo sur tête nucléaire...
J'ai vraiment apprécié ce film, même si ça critique une situation ancienne, les USA n'ont toujours changé leur fusil d'épaule en ce qui concerne la gestion de l'armée, et la paranoïa semble être toujours aussi présente chez nos amis américains... Ce qui fait que ce film reste tout de même encore en grande partie toujours d'actualité, le tout avec un humour noir décapant ayant pour résultat une excellente satire, peut-être la meilleure que j'ai jamais vue.
The Road
J'annonce déjà que je n'ai pas lu le livre, donc je ne sais pas si c'est fidèle au roman, si c'est bien adapté, etc...
Dans The Road, on suit un père et son fils qui avancent vers la mer, dans un monde détruit, recouvert de cendres et gris. Au fur et à mesure de l'aventure, on a plusieurs flashbacks, montrant la vie du père alors que l'apocalypse vient d'arriver. Si au niveau du scénario, il n'y a aucune surprise ou presque, c'est surtout l'ambiance qui fait la force du film : les paysages désolés de la Pennsylvanie touché par l'Ouragan Katrina sont parfaits, l'atmosphère malsaine est parfaite : clans qui chassent et tuent, cannibales... Les deux acteurs principaux sont très bons, les tremblements de terre, les feux de forêt...
Même s'il y a un léger message philosophique (We have to carry the fire, we are the good one) laissé par un père agonisant qui veut tout faire pour son fils. Un beau film malgré quelques longueurs et un fond pas super fort développé, mais j'ai tout de même vraiment aimé ce film.
Plastik:
12 Angry Men (Douze hommes en colère)
Mieux vaut tard que jamais comme dirait l'autre. Eh oui, c'est seulement ce soir (enfin cette nuit) que j'ai vu ce classique du cinéma... Film noir et blanc d'1h36, datant de 1957 et qui se déroule à 95% dans une seule pièce, et on se doute de la fin après dix minutes.
Et pourtant, ce film était sérieusement énorme. Douze hommes qui débattent dans une pièce sur la peine de mort d'un "gosse" de 18ans qui aurait tué son père d'un coup de couteau. Les acteurs sont tous incroyables et aussi très crédibles, même si certains n'échappent pas au cliché de l'époque, et la tension qui émane du métrage est très prenante... Qui va craquer ? Qui va changer d'avis ? Le metteur en scène via ce "débat" montre aussi tous les côtés de l'être humain.
Le seul point noir ? C'est peut-être qu'il est à certains moments vraiment trop théâtral, faussant alors temporairement toute l'impression de réalisme du film...
Bref, je ne vais pas m'étendre car fatigué comme je suis, je dis que de la merde mais : ce film c'était génial, les acteurs y étaient formidables, et bordel, ça prouve bien que pour être passionnant, faut pas 10.000.000 tonnes d'effets spéciaux.
GKN:
Outre le fait que je n'aime pas Takashi Miike, je pensais que le film serait assez passable (La mort en ligne était un vrai bon film, une vraie bonne réappropriation de Ring). Au final, il est vraiment super pendant un bon moment parce qu'on sent que tout est trop parfait, que c'est bien trop lisse et que ça va se renverser... Le problème c'est que le film ne dure que trop peu de temps et je doute qu'il ait été réellement exploité car il y avait tant à faire !
Au final, on se retrouve avec une méchante "classique" et typé de l'horreur japonaise qui, malgré tout ses fabuleux charmes, ne parvient absolument pas à effrayer.
Elle est charismatique et on voudrait en apprendre beaucoup sur elle alors qu'on a pas grand chose à se mettre sous la dent...
J'aurai été cinéaste que j'aurai fait ce film en plus de 3h40 histoire de bien mettre en valeur l'aspect du "sac" ainsi qu'un véritable bouleversement plus digne qu'une sorte de Hellraiser du (très) pauvre...
--- Citation de: Plastik le samedi 07 janvier 2012, 12:47:18 ---
Film d'horreur japonais assez connu, The Audition raconte l'histoire d'un producteur de film dont la femme est morte il y a 7ans, malgré le temps il vit toujours sa disparition avec douleur... Mais avec l'aide d'un vieil ami, il décide d'organiser une audition fictive pour un film, dans le but de trouver une compagne parfaite. Monsieur tombe amoureux d'une femme qui a l'air d'avoir un lourd passé, et celle-ci va l'entrainer dans une spirale malsaine...
Si l'idée de départ est très bonne et que le film contient son lot de bonnes idées, je dois avouer que je n'ai pas été séduit. Trop décousu, trop lent, trop impersonnel, la femme censée être belle se comporte comme une autiste et est assez laide (du moins c'est mon opinion ;D), la scène finale est dégueulasse, et pas mal de choses restent inexpliquées, donnant l'impression que tout était presque gratuit, pour un film qualifié de film d'horreur psychologique c'est moyen...
--- Fin de citation ---
Plastik:
Je dois penser quoi du fait que tu quotes ce que je pense du film ? :R
GKN:
Que le film dont je parle a déjà eu un avis, que j'ai pris en compte en tout cas.
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