Art > Longs métrages et Télévision
Aujourd'hui j'ai vu...
Rodrigo:
L'imagination c'est une excuse facile, tu peux dire que Mario est volontairement dépouillé dans son scénario pour laisser le joueur imaginer sa propre vision du personnage. :p
(non, là je trolle, on sent clairement qu'il y avait un background développé, mais allonger le film avec des explications/développements aurait sûrement nuit à son rythme, déjà que la scène chez les matriarches m'a un peu ennuyée. :p)
D_Y:
C'est pourtant le leitmotiv de toute oeuvre qui raconte l'histoire d'un univers non pas aux origines, mais juste un épisode de l'univers en question et une partie de la vie des personnages.
Paradoxalement raconter tous dans les détails ça nuit souvent aux histoires, car pour qu'une histoire marche il faut laisser une part d'imaginaire, ça lui donne de la substance et l'enrichie (même si j'aurais voulu voir plus de trucs dans Fury Road mais bon), tandis que trop détailler la simplifie.
Yan930:
--- Citation de: Floax ---L'imagination c'est une excuse facile, tu peux dire que Mario est volontairement dépouillé dans son scénario pour laisser le joueur imaginer sa propre vision du personnage. :p
--- Fin de citation ---
WTF ? Comment oses-tu utiliser l'exemple "Mario" dans ces conditions ? Dois-je te rappeler la profondeur du personnage, pouvant rivaliser sans aucun soucis avec les personnages les plus complexes des RPG ?
Déjà, premier aspect, le plus évident, qui est Mario ? Si on se fie aux premiers opus, hors Super Mario Bros USA (cas particulier, nous y reviendrons), que peut-on apprendre du personnage ? Pour commencer, il est plombier, c'est évident, tous les mario 2D hormis SMBUSA ont des tuyaux (et même plusieurs fois dans chaque niveau), aspect qui a marqué le personnage. Maintenant, on peut se demander, pourquoi fait-il ça ? Pourquoi aider une princesse enlevée ? Et bien justement ! Il ne le fait pas, Mario est un personnage sans doute malheureux et dans le désespoir, mais pas totalement, il a toujours sa petite lueur, lui permettant de se raccrocher à la vie.
Qu'est-ce qui me fait dire ça ? Mario se sent devenir plus fort (en vrai, plus résistant nous dirons) lorsqu'il mange des champignons, substance qu'il prend dans la vraie vie et qui le fait planer, substance qui le fait se sentir bien. Bref, Mario, en planant, voit en ce fameux champignon (rouge au passage, couleur qui le symbolise dans ses délires. Quant est-il en "vrai" ?) un atout précieux, qui non seulement lui permet de libérer une partie de son potentiel mais en plus, lui permet de faire la taille de la princesse Toadstool (En effet, si on prend pour exemple SMB3, si mario bat Bowser en étant petit mario, il deviendra grand Mario pour l’épilogue), bref sans ces champignons, il se sent petit, inférieur. Après, le reste coule de source... Une fleur qui permet de tirer des boules de feu, des champignons qui marchent, des buissons qui sont des nuages verts, des kappas suicidaires, des poissons qui sautent du vide alors qu'on ne voit pas forcément l'eau (il plane bien pour voir ça d'ailleurs), parfois même, on voit des "Bill Balls" sorti de nulle part attaquer le personnage, etc... Cela dit, des ennemis qu'il s'imagine peuvent être lié à sa vraie vie qui le rend si triste, comme les frères marteaux ou encore les taupes dans SMB3 qui envoie des clés sur Mario.
D'ailleurs, dans SMB3, il a franchi un nouveau cap, il doit taper dans de la drogue plus violente, il devient carrément un furry (à ce moment-là, Mario a sans doute touché le fond :h: )
Bref, sans plus développer ce détail, si on fait une analyse bâtarde des jeux, on peut croire que Nintendo approuve la drogue, permettant une sortie de secours aux personnes malheureuses, plutôt que d'en finir brutalement, continuer de vivre dans l'illusion plutôt que mourir ? Telle est la question, cette hypothèse pouvant être appuyer par Yoshi's Island d'ailleurs ! Nous y reviendrons si je n'oublie pas en chemin.
En fait, il est tout autre, Nintendo a sorti les premiers Mario 2D pour prévenir, pour permettre de se ressaisir. La drogue reste une fuite, on est heureux en planant, on est un moins que rien dans la vraie vie, si on se ressaisit on peut devenir tout aussi heureux qu'en planant, et se faire nos propres aventures, et que limite, notre imagination nous suffit... Malheureusement, Nintendo donne beaucoup de pistes pour appuyer la première hypothèse.
Premièrement, lorsque Mario a réalisé son objectif, qu'il sauve la princesse, que se passe t-il ? Se réveille t-il ? Non, il est reparti pour une nouvelle boucle du jeu (c'est un aspect très important ça, j'y reviendrai plus tard avec le reboot de la saga). On peut très bien voir ici que finalement, Mario ne cesse de vivre ce cercle vicieux, pire, dès son second loop, le jeu est plus difficile, Mario emprunte-il une voix sans issus ? Répétant toujours et toujours cette même boucle, avec pour épée de Damoclès ce chrono au dessus de sa tête. Que représente t-il d'ailleurs ? L'effet de la drogue qui s'estompe ? Une overdose ? Quoi qu'il en soit, il est hors de question pour Nintendo de faire sortir Mario de son trip une fois son objectif atteint.
Secondement, dans Yoshi's Island, la créature overhypée qu'est Yoshi peut se défoncer en bouffant ou touchant les Coconuts ( Monde 1, niveau 7). Surtout que là, les effets sont évidents, les yeux du Yoshi sont totalement ouvert, montrant qu'il plane, il n'est plus capable de se déplacer droit, etc... Bref, Nintendo s'est montré plus qu'explicite avec cet opus.
Bref pour Nintendo, la drogue c'est le bien, je ne serais pas surpris que la société soit liée à des Yakuza, je dis.
Ah ! Et SMBUSA n'est pas du tout un contre exemple. Pour commencer, rappelons que ce n'est pas un vrai Mario, ils ont juste utilisé la licence en changeant les sprites d'un autre jeu. Et pour finir, c'est juste un rêve. On peut donc définitivement pas s'appuyer dessus quand à la profondeur de la saga dans ses débuts.
Maintenant, je m'arrêterai sur un dernier jeu, le reboot de Mario donc, avec SM64. En quoi est-ce un reboot ? Les aspects les plus évidents ! Déjà, la perte du chrono, ensuite, il y a une fin, il est d'ailleurs impossible de passer l'ending, il faut soit faire reset, soit éteindre le jeu (ce qui va totalement à l'encontre des vieux Mario NES). Quoi la 3D ? Osef de ça, ne nous concentrons pas sur des détails insignifiants :h:
Bref, c'est un reboot de la saga, plus aucun rapport avec la drogue direct, si on exclut les champi 1-UP, que je vois plutôt comme un clin d'oeil aux mario 2D . Il reste des traces comme les goombas, mais au fur et à mesure, c'est surtout devenu des emblèmes de la série, donc pas vraiment de lien avec la profondeur du jeu.
Non, ici, c'est un cas particulier. Nous nous retrouvons avec Mario, invité par la princesse, à venir prendre le gouter avec un bon gros gâteau. Bref, à se remplir la panse. Du coup, sans hésité, affamé, Mario se dirige vers le château. Malheureusement, un imprévu va chambouler son objectif. La princesse a été enlevé avant qu'elle puisse faire le gâteau.
Du coup, ici, on se retrouve dans un autre cas particulier, Mario, pour atteindre son objectif, doit passer par une étape intermédiaire et sauver Peach. Outre le message de la place de l'homme et de sa survie dans le monde, Nintendo commence à poser le personnage de Mario. Il arrive à une finalité, il se fait un peu ferrer ce bon vieux Mario. Sa vie pénarde où des fois, il est invité à goûter s'approche petit à petit à la fin. Peach, femme machiavélique et calculatrice (genre, vous la croyez aussi conne que ça pour se faire pécho chaque fois par Bowser ?), bref une femme quoi :h: , arrive à ses fins en piégeant Mario, que ce soit son estomac avec des gâteaux (on craquerait tous, tmtc) mais aussi au niveau sentimental et affectif, en poussant la création de liens avec le "héros malgré lui". Qui finalement, ne pouvant plus résister à cette pression provoqué par Peach, lui fera un enfant qui deviendra plus tard Harmony/Rosalina. Bref, Mario est vaincu.
Bon, je vais pas plus pousser l'analyse. Mais ne redis PLUS JAMAIS que le scénario de Mario est dépouillé, NO MORE ! :fu:
Par contre, les NSMB, c'est de la merde, rien à en tirer à part de vulgaires jeu de plate-forme 2D sans profondeur, juste des jeux rempli de clin d'oeil et sans âme
Ah ! Concernant le sujet... Aujourd'hui j'ai vu... le poste de Floax et je l'ai commenté :h:
Message modéré par Hope Merci pour ce HS très enrichissant, mais ce serait bien de poster dans le bon sujet la prochaine fois :3
Suijirest:
Récemment, j'ai été par hasard dans une boutique d'affiches de film et j'en ai vu une qui m'a marqué.
Et comme toujours quand quelque chose retient mon attention, je me suis renseigné. Et comme souvent quand les renseignements me suffisent, je l'ai regardé. Et comme on parle d'un très vieux film pas facile à dégoter, je suis allé le chercher sur YouTube. Au prix d'une violente entorse à mes principes cela dit, j'ai encaissé la très mauvaise résolution à titre de rédemption.
Yôkai Hyaku Monogatari ou, à l'international, One Hundred Monsters est un film japonais de 1968, premier volet de ce qui sera ultérieurement nommé la trilogie des Yokai Monsters. Ces films furent réalisés par Kimiyoshi Yasuda à qui l'on doit notamment la série des Zatoichi, des films de samourais des années 60 et 70 qui ont acquis leur petite renommée.
L'histoire se déroule dans le Japon de l'ère Edo alors qu'un magistrat matérialiste, égoïste et irrespectueux décide de faire capoter une tradition sacrée du shintoïsme, la nuit des 100 yokais. Mal lui en prit car la pratique bafouée lui vaudra d'être remplacé par un démon babylonien buveur de sang humain, raffolant particulièrement du sang d'enfant. Pour lui faire face, seul un samourai itinérant du nom de Shinpachiro et une petite bande de yokais pacifiques des environs se dresseront.
Qu'on s'entende bien, malgré l'affiche du film et le synopsis, on est aux antipodes du film d'horreur. On se rapproche plus volontiers d'une comédie tellement les yokais se montrent guignolesques. Le scénario ne vole jamais bien haut même s'il a des relents de xénophobie religieuse intégriste courante chez les Japonais, la mise en scène hors-combats est bancale et les acteurs sont juste convaincants. Les décors et les costumes (surtout les costumes) trahissent leur âge avancé mais on sent un réel souci de bien faire et un respect honorable du folklore nippon. La scène opposant Shinpachiro au démon vaut par contre son lot d'éloges et le combat final avec les fameux "cent monstres" en fait assez pour capter l'attention et trop peu pour arracher un facepalm.
Ce yokai est de très loin mon favori, il se paie d'ailleurs les meilleurs trucages.
Le film se tient donc au bord de la grande question : est-ce que ses défauts ne sont pas intimement liés à son genre et son âge, ce qui devrait lui valoir une indulgence certaine ? Ou faut-il considérer que ranafout, c'est un film assez bon pour se regarder mais qu'on ira pas courir derrière ? A vous de voir. v.v
Suijirest:
Suite à un étrange concours de circonstances impliquant le cours de la sardine au Mali, la volonté de Yog-Sototh au Népal et l'ennui profond au lundi de Pentecôte, je suis allé voir le dernier Mad Max.
Je pourrais dire que j'ai pas aimé en m'attardant sur des détails inutiles rien que pour faire rajer les rajeux, mais si j'en arrivais à de telles provocations bas de gamme pour avoir le sentiment d'exister, ça me rendrait trèèèèès triste.
Sérieusement, le film en sa qualité de divertissement vaut le détour, truffé d'action et bénéficiant d'une réalisation nerveuse à souhait. Rien à redire, de ce côté, la bête est maîtrisée au quart de poil. L'univers est également cohérent, blindé de créatures humanoïdes ayant rejeté l'éducation et la société au profit d'un âpre sabir et d'instinct grégaire avec le culte du chef.
Par contre, faudra sérieusement qu'on m'explique comment Max a pu tenir debout tout ce temps après s'être fait pomper au bas mot vingt litres de sang sans rien manger et aussi pourquoi, si l'essence est tellement précieuse, on la fout en l'air pour un oui ou pour un non à coups de lance-flammes. Et pourquoi on tient pas les motos en plus haute estime que ça en terme d'économie et d'efficacité (les tenants de la passe tiennent quasi mieux la nique au Porteur de Guerre que l'armada d'Immortan).
Pas convaincu par l'intégralité et la magie de la pellicule elle peut aller se planquer au fond du cul du pape pour ce que j'en ai à foutre. Je regrette pas la séance et dans le fond j'en attendais pas plus.
14/20.
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