Auteur Sujet: [Série littéraire] Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire  (Lu 543 fois)

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Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire est une saga littéraire écrite par l’auteur américain Daniel Handler sous le pseudonyme de Lemony Snicket. Elle est à l’origine parue en langue anglaise sous le titre de A Series of Unfortunate Events. La traduction française est le travail de Rose-Marie Vassallo. Publiée entre 1999 et 2006 aux États-Unis et entre 2002 et 2007 en France, la série est à l’heure actuelle terminée et comporte treize tomes plus deux hors-séries.

Listes des tomes
 
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Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire narre les heurs et malheurs de Violette, Klaus et Prunille Baudelaire (Violet, Klaus and Sunny Baudelaire dans la version originale), trois enfants surdoués qui vivaient heureux dans une grande maison avec leurs parents aimants. Mais un jour, un mystérieux incendie détruit la demeure familiale de la cave au grenier, privant les enfants Baudelaire à la fois du toit qui les avait vu naître et de leurs parents. Les désormais orphelins Baudelaire sont alors placés sous la tutelle d’un parent éloigné, un certain comte Olaf. Malheureusement, ce dernier se révèle être un triste sire, un scélérat de la pire espèce dont l’obsession est de faire main-basse sur l’immense fortune que les parents Baudelaire ont légué à leurs enfants. S’ensuit alors toute une série des désastreuses aventures au cours desquels Violette, Klaus et Prunille tenteront tant bien que mal de déjouer les plans machiavéliques du comte Olaf et de lui échapper. Les talents d'inventrice de Violette, le goût pour la lecture et la recherche de Klaus, et les dents acérées de la petite Prunille se révèleront utiles pour cela. De plus, au fil de la série, les trois orphelins découvriront et tenteront de résoudre un mystère impliquant à la fois ce compte Olaf, leurs parents, ainsi que d’autres personnes.

Pour l’anecdote, Daniel Handler a eu l’idée des Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire après les ventes et les critiques médiocres de ses premiers romans. En effet, son éditeur lui a alors conseillé d’écrire pour la jeunesse, décelant dans le style de l’auteur un « potentiel ». Daniel Handler n’était pas convaincu, objectant que même jeune, il trouvait la littérature enfantine mièvre et inintéressante. Il imagina alors une sorte d’anti-conte de fée, une histoire où trois enfants gentils, charmants et intelligents enchaînent les calamités et ne parviennent à survivre que grâce à leur ingéniosité, sans jamais cependant réussir à mettre un terme aux agissements des méchants qui s’en sortent encore et toujours.

La principale force de la série est sans doute son style très particulier. En effet, Daniel Handler y joue le rôle d’un narrateur fictif nommé Lemony Snicket. Lemony Snicket fait partie intégrante de l’univers de la saga. Il aurait enquêté sur les mésaventures vécues par les enfants Baudelaire et aurait pour mission de les faire connaître au public. Il aurait également un lien plus ou moins étroit avec les évènements qu’il narre. Cependant, lesdits évènements sont légèrement invraisemblables, et même complètement abracadabrants par moments ; mais à côté de cela, l’auteur continue de certifier qu’il ne fait que raconter l’exacte vérité. Toutefois, je trouve que l’auteur débride son imagination sans pour autant faire un récit sans queue ni tête (ce sont deux choses différentes), ce qui fait qu’on se prend au jeu. Et on s’attache à ces trois orphelins qui se trouvent toujours dans des situations aussi absurdes que tristes.

Concernant l’écriture en elle-même, l’auteur allie un style simple (pas de longue description, mais plutôt la recherche du mot juste) à un vocabulaire varié et soutenu. A ce propos, l’auteur L’humour utilisé est un humour caustique, virant même parfois au cynisme ; et le ton employé est volontiers pessimiste, voir fataliste. Également, les références à la littérature et à la culture en général sont nombreuses, ce qui fera plaisir au lecteur averti. Par exemple, le nom de famille des Baudelaire vient du poète Charles Baudelaire (Les Fleurs du mal étant d’ailleurs l’œuvre préférée d’une certaine poétesse amatrice de la série) ; ou encore, l’illustration de la couverture du Tome V (Piège au collège) est une référence à la scène d’Oliver Twist où le personnage éponyme de l’œuvre demande une portion supplémentaire de gruau. Et des exemples comme ça, il y en a pléthores d’autres.

Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire ont fait l'objet de deux adaptations : un film sorti en 2004 et reprenant l’histoire des trois premiers tomes uniquement, et une série sortie sur Netflix le 13 janvier 2017 et qui reprend elle l’intégralité des treize tomes. Le film est plutôt sympa, et fait bien son travail qui est d'adapter les trois premiers volets de la série. Mais il présente beaucoup moins d'intérêt depuis l'arrivée de la série Netflix qui elle adapte l'entièreté de l'histoire et qui prend certaines libertés bienvenues pour étayer l'univers et donner enfin une interprétation de certains mystères laissés en suspens par l'auteur
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tout en restant fidèle à l'esprit de la série originale.

Citation de: PZA 2019
Vous voilà dans le coin roman. Vous vous approchez des étagères, et vous emparez du premier tome d'une série. Une voix se fait alors entendre. Une jeune fille se tient dans la pénombre des étagères, un livre à la main. Vous ne l'aviez pas vue.
"Je ne veux pas vous spoil, mais dans l'antépénultième tome, Fenrin est nommée meilleure PZ team avec 14 points. A moins que je ne confonde avec les PZA 2019..."
« Modifié: jeudi 18 avril 2019, 19:55:09 par un modérateur »
Fierté :
Encore merci à Aki pour l'avatar !

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[Série littéraire] Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire
« Réponse #1 le: lundi 11 mars 2019, 23:19:31 »
J'aime beaucoup cette désastreuse série que j'ai découvert quand je devais avoir environ 10 ans et qui m'a accompagnée pendant plusieurs années, jusqu'au lycée, puisque sa publication n'était pas encore terminée à l'époque. C'était un plaisir de découvrir à chaque tome quels nouveaux mystères et quels nouveaux méfaits d'Olaf l'auteur allait bien pouvoir inventer, sans compter comment les pauvres Baudelaire allait bien pouvoir s'en sortir de justesse.

C'est une série qui peut s'avérer un peu répétitive dans son déroulement (surtout dans les premiers tomes avant qu'un fil conducteur à base de trois initiales ne s'installe pour donner envie de continuer  :8):) mais je trouve le ton très personnel du narrateur tellement plaisant dans son pessimisme, son sarcasme et son ironie que j'ai relu la série plusieurs fois, dont quelques tomes en version originale, que j'avais trouvé d'occasion.

J'ai bien aimé l'adaptation Netflix, qui a fait d'intéressants choix d'adaptation pour amener plus tôt les mystères sur le devant de la scène, cela change pas mal de choses mais j'appréciais bien les idées et personnages qu'ils ont développés ainsi.

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Sinon à noter qu'il existe une préquelle publiée entre 2012 et 2015, qui n'a pas été traduite en français : All the Wrong Questions, en 4 tomes, qui parle de l'apprentissage de Lemony Snicket et qui est vraiment très chouette. Le style d'écriture est similaire évidemment mais l'intrigue se développe beaucoup plus rapidement et on a un fil conducteur plus marqué car il un côté moins "épisodique" que l'original. Lemony se trouve dans une ville où les mystères sont tous connectés. C'est plus condensé donc et je conseille vraiment si vous êtes fans des livres originaux et que vous n'avez pas peur de l'anglais (ça reste un livre jeunesse donc ce n'est pas super ardu à lire, non plus)