Auteur Sujet: Topic concerts  (Lu 8567 fois)

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« Réponse #15 le: lundi 17 juin 2013, 13:51:33 »
Ce week end j'ai été au festival gratuit Les pieds dans la vase pendant lequel j'ai notamment pu voir les allumés de Rage Against the Peppers. Autant les tribute band sont généralement sans grand intérêt, ici la mise en scène est intéressante. Le concert est posé comme un match de boxe entre le bassiste (qui porte un t-shirt "J'enc*** Rage Against The Machine") et le guitariste (qui lui porte un t-shirt "J'enc*** les Red Hot Chili Peppers"). Quand au chanteur et au batteur, il ne s'agit ni plus ni moins d'Andréas Martin (qui était déjà venu dans ce festival l'année dernière avec Nicolas) et Manard (Ultra Vomit) déguisés en arbitre et en présentateur. Connaissant les deux gaillards, on se doute que le concert sera l'occasion de rire un bon coup. Par exemple, après que le guitariste ait mis le bassiste à terre grâce à "Bulls on parade", il tente de l'achever avec "Bullet in the head". A la fin de la chanson, l'arbitre intervient et, en vertu de l'alinéa truc du réglement qui interdit l'usage d'armes à feu sur le ring, inflige une pénalité au guitariste, qui est de jouer une "ballade sirupeuse des Red Hot". Les morceaux sont très bien exécutés et l'humour toujours présent, un vrai régal. D'autant que, tel les vrais Red Hot, certains musiciens terminent le concert à poil avec une simple chaussette sur le zob...
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« Réponse #16 le: mardi 18 juin 2013, 00:53:42 »
t The Datsuns (garage rock néo-zélandais). C'est assez exceptionnel que The Datsuns joue dans un "petit" bar à Lorient alors que c'est un groupe qui est assez connu et qui a déjà fait des grandes salles.

Malheureusement on peut pas dire qu'ils soit très succesful par chez nous...

J'ai eu l'occaz d'ouvrir pour eux avec un ancien groupe.
Pas franchement causant les gars...
Par contre le type qui les faisait tourner en france etait bien fun avec des anectodes improbables sur moult groupes.
sympa !!
Résu powa!!

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« Réponse #17 le: dimanche 07 juillet 2013, 12:41:13 »
chez moi ce week-end c'est le festival de Beauregard et hier on a eu droit à deux concerts sympatiques.

D'abord Bloc Party avec un set plutôt cool.
Perso je connais que le premier albul et ça m'a permis de voir un ce qu'ils ont produit par la suite.

Et ensuite, The Smashing Pumpkins...

C'etait vraiment chouette et un rêve qui se réalise pour moi.

set list

Tonite Reprise
Tonight, Tonight
Bullet with Butterfly Wings
Space Oddity  (David Bowie cover)
Quasar
Pale Horse
Today
Disarm
Pinwheels
Eye
Zero
Stand Inside Your Love
United States

Encore:

1979



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« Réponse #18 le: samedi 20 juillet 2013, 18:22:55 »
Une vidéo (qualité pourrav') de Rammstein aux Vieilles Charrues :

A partir de 3:50, il y a un truc très fun qui apparaît. Je suis même allée parler à son proprio pour lui dire que c'était un foutu génie.

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« Réponse #19 le: samedi 20 juillet 2013, 21:13:09 »
Mort de rire !
En tout cas, j'ai l'impression que c'était vraiment mortel, ce live.

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« Réponse #20 le: mercredi 07 août 2013, 10:48:14 »


Luna Sea Live Tour 2013 The End of the Dream at 日本武道館


Un concert de 2h20 de LUNA SEA

setlist:
  • MOONLIGHT SONATA (Luna Sea vers.)
  • LOVELESS
  • Dejavu
  • G.
  • END OF SORROW
  • TRUE BLUE
  • Rouge
  • gravity
  • Providence
  • Ray
  • The End of the Dream
  • Bass Solo-At the Dream’s Edge-
  • BLUE TRANSPARENCY 限りなく 透明に 近いブルー feat.Drum Solo
  • TIME IS DEAD
  • ROSIER
  • TONIGHT
  • I for You
  • IN SILENCE
  • PRECIOUS...
  • WISH
  • MOTHER
  • BELIEVE

Et Ryuichi, le chanteur du groupe qui me fait furieusement penser à Wolf sur LOVELESS :-*

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« Réponse #21 le: vendredi 16 août 2013, 17:30:09 »

13 octobre 2013 : un concert à Paris de Hitoshi Sakimoto (Final Fantasy XII, Valkyria Chronicles, Breath of Fire, Tactics Ogre).

Le billet coûte 35€. C'est un peu cher, mais je crois que je vais me laisser tenter. :)
« Modifié: vendredi 16 août 2013, 17:31:53 par un modérateur »

Mille mercis à Yorick26 pour la signature !

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« Réponse #22 le: dimanche 24 novembre 2013, 15:06:51 »
Hier, il y a eu un concert, au Zénith d'Amiens. C'était quelque chose comme 12 euros pour y entrer. 12 euros, c'est que dalle, quand on y pense... Je les ai déjà eu un faisant la manche avec un pote. 12 euros, c'est pas grand chose : on est heureux de les avoir, et on peut s'en sortir un petit moment rien qu'avec eux. Mais 12 euros, c'est aisément sacrifiable pour un évènement culturel.

Mais 12 euros, un tel investissement... Comment est-ce que j'aurais pu l'imaginer ? C'est presque le prix d'un cinéma, dans ma ville ; et autant vous dire que ça fait bien longtemps que j'ai pas eu l'impression de faire une bonne affaire en entrant dans une salle de projection. Mais là... là j'ai eu l'impression de jeter des centimes dans une fontaine et de voir mon voeu exaucé, tellement ce qu'il s'est produit tiens du miracle.

Pourtant, au début, ça n'avait l'air de rien. On est arrivé, moi, une amie et un pote, la salle était quasi vide, on a eu aucun mal à se trouver des places assises où on a été rejoint par d'autres amis. C'était... Convivial, comme un petit concert de rien du tout. Faut dire que le début de soirée avait l'air assez banale, on s'est posé sur des sièges en plastique, des gens sont arrivés, et au bout d'un moment, les lumières se sont coupés pour laisser place aux rojos et à deux DJs furieux, qui forme le duo Turnsteak. De l'electro qui oscillait entre transe et bourrin, pas transcendant mais en rien désagréable, sur lequel les gens ne se déhanchaient pas des masses, et qui n'augurait rien de spécial. D'autant plus que ce n'était pas ce que les gens attendait :



J'avoue que le départ était aussi agréable que banal. C'est à dire franchement agréablement mais carrément banal. Et puis, les deux DJs ont largué les platines sous les applaudissements, même les miens, et on a remplacé leur tablette par des instruments auquel je suis plus habitué : guitare électrique, clavier, basse, des micros, une grosse batterie. On a fumé une clope au-dehors en se demandant ce qui nous attendait, sans savoir qu'on allait pas tarder à décoller.

Quand on est revenu, ça a été à temps pour voir un groupe d'éphèbes punky s'amener sur scène. Ils avaient pas l'air de messies, juste de jeunes branchés, sympa comme tout. Je ne connaissais pas Juvéniles avant ce jour. Comptez moi désormais parmi les plus grands fan de l'un des meilleurs groupes que j'ai jamais eu l'honneur de découvrir. On aurait dit la fusion de Joy Division et de Metronomy, tout en n'ayant absolument rien à voir. Et c'était formidable.

(Cliquez pour afficher/cacher)

Vous savez... Depuis que je suis tout petit, je n'ai jamais vraiment dansé. A part deux trois fois, souvent parce que j'étais alcoolisé avant d'être majeur, ce qui est plus blâmable qu'autre chose. Et bien, pour la première fois de ma vie, j'ai découvert le plaisir d'enchaîner des pas au son de la musique. Parce que l'electro-rock progressif de Juvéniles m'a arraché le coeur pour l'envoyer en plein ciel comme une fusée. Ambiance enfumée et néonisée de bleu et d'orange, des voix tendres, jeunes, un brin rocailleuse, pleine d'une chaleur profonde et d'un brin de mélancolie, une basse chaude et vibrante, une batterie légère et clinquante, et des mélodies au clavier et à la guitare pleine de féérie... J'ai voyagé. Au moment où la petite bande a commencé à jouer, ce concert est devenu le meilleur de ma vie, et le serait sûrement resté rien que pour eux.
Je ne suis pas un fervent adepte de la foule ; j'ai toujours su faire exception lors des concerts, mais là, je me suis senti VRAIMENT bien. Bercé. C'était incroyable, cette envie de bouger, la joie omniptésente, cette tendresse dans la musique, cette douceur passionnée dans leurs voix... Quand la musique a cessé, j'étais complètement ensorcelé parce que je venais de vivre.

Je pense très sérieusement que je vais acheter leur(s) CDs très prochainement. Ils le méritent. Ce qu'il s'est produit cette nuit là, c'est vraiment trop précieux pour être oublié. Je me demande si son mon amie qui m'a entraîné dans la foule et fait danser avec elle, j'aurais autant apprécié... Est-ce que, plus loin de la scène, sur ma chaise, immobile, j'aurais pu savouré tout ce que j'ai senti traverser mes sens en battant du pied dans la fosse ? Je ne sais pas. Je ne pense pas. Et je crois que je l'aurais amèrement regretté, car la magie qui a opéré m'a vraiment transcendé.

Il nous a fallu un moment pour redescendre sur terre. On nous a laissé ce moment : le temps d'installer le matos de l'artiste suivant nous a suffi à profiter d'un bon bol d'air frais, et de discuter avec passion de ce qu'il venait de nous arriver. Je sais que certains des amis avec lesquels j'étais ne partageais pas mon avis, mais en ce qui me concernait, j'étais vraiment aux anges. J'étais bien loin de me douter que le miracle de ce soir allait se faire engloutir par une révélation d'une toute autre envergure.

On est retourné sur place, avec la ferme intention de s'approcher le plus possible de la scène avant qu'Il n'arrive. On voulait être LA où ça allait se passer. Après un peu d'attente, les lumières se sont éteintes. Des projecteurs blancs se sont allumés, diffusant leurs faisceaux éclatants sur la scène nimbée de fumée, et révélant d'impressionnant set de percussions et un clavier. ; des cris de surprise ont retenti dans toute la salle quand sont arrivés des roadies transportant violons, violoncelles, cors et trombones : Son orchestre était là, avec lui. On allait avoir droit à la totale. Après un temps, ils sont arrivés. Les musiciens. En silence. Ils se sont figés. Comme des statues. Il ne manquait plus que Lui. La foule entière a retenu son souffle. Et puis, Il est arrivé.

Un tout petit bonhomme. Chauve, coiffé d'une casquette, avec une barbe impressionnante et une gueule de gosse. Le maestro tant attendu, accueilli par les ovations. Yohan Lemoine. Il s'est placé, lui aussi, au coeur de la scène, devant son micro. Vous avez écouté sa musique ? On l'imagine, à sa voix, la chantait en se promenant calmement sur scène. Oubliez cette image : c'est une bête de scène. Tout au long du concert, le Woodkid a bondi d'un bout à l'autre de son terrain, faisant montre d'une passion et d'une énergie incroyable, sans pour autant perdre sa voix incroyablement grave, forte et douce, pleine de cette mélancolie douloureuse qui caractérise son chant. Sa présence était in-cro-ya-ble. Son regard, sa prestance, ses mouvements... C'était juste compètement dingue et hypnotisant. Le maestro était partout pour tout le monde, passant d'une immobilité quasi-minérale qui donnait des allures de messe pour extasié aux moments les plus ascendants du concert pour exploser en boule de nerf quand les percussions éclataient. Et les percussions... Mon dieu. Jamais tambours n'avaient autant été martelés de toute une vie. C'était un coup au coeur à chaque fois que les baguettes rencontraient la surface à frapper.

Tout était PARFAIT, harmonieux, extatique. La lumière dansait, éclatait en flash violent pour accompagner le rythme fou des percus, et sur l'écran, des images accompagnaient la musique, faisant montre de l'univers graphique propre à Woodkid. Là où le sépia est devenu une "mode pour hypster", Woodkid en a fait sa marque de fabrique, et la bichromie donnait un côté profondément minéral à l'ensemble. C'était vraiment une claque visuelle que je me suis prise, et je ne m'y attendais absolument pas, même venant de ce maître de la réalisation qui s'est illustré par la beauté de ses clips. Pas à un seul moment, je n'aurais voulu fermer les yeux, tant il y avait de quoi les régaler. Ca bougeait, ça s'immobilisait, c'était soudain, brutal, pur, lumineux.

J'ai le souvenirs de purs moment d'extase, notamment lors de l'interprétation particulièrement déchirante d'I love you, qui est l'une de mes préférées, de l'ouverture au son de Golden Age... Mais aussi lors de la surprenante irruption d'une nouvelle piste, Volcano, qui nous a tous laissé absolument et visiblement choqués : le rythme endiablé de ce morceau instrumental était juste effroyable, la foule est entré dans un long délire totale où tout le monde bondissait partout comme si leur vie en dépendait. Le groupe a enchaîné à la suite Ghost Light et Conquest of Spaces, qui comptent parmi mes coups de coeurs de l'oeuvre de Woodkid et que j'ai vu magnifiée par la puissance de la scène. Sentir le monde vibrer autour de soi, cette impression de gravité, de froid, de martialité qui s'est élevé dans la salle... C'était hallucinant. Il y a aussi eu Iron, sa piste la plus célèbre, devenu une ode au séisme tant les percussions ont explosé avec fracas, alors qu'il la chantait avec toujours cette douceur et cette tristesse caractéristique. Et puis, enfin, il y a eu ce retour fou sur Run Boy Run, qui a entendu toute la foule scander au garçon de courir, courir toujours plus, alors que le morceau s'allongeait, que le public entrait de le délire le plus total en brandissant le poing en rythme...

Waouh. Je pense que même en essayant de tout mon coeur, je ne pourrais pas retranscrire ce qu'il s'est passé. C'était juste l'une des choses les pus intenses que j'ai jamais vécu. Le concert parfait tel que je l'imaginais. Alors voilà... Pour 12 euros, j'ai eu le droit à une révélation. A une expérience quasi-mystique, comme Artaud en rêvait dans son théâtre de la souffrance.

C'était absolument fantastique.

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« Réponse #23 le: dimanche 24 novembre 2013, 15:59:14 »
Ah Juveniles, c'est des mecs de Rennes ça. Leur EP était sympathique comme tout, mais leur album qui est sorti cette année m'a moins convaincu. Ils ont un son assez kitsch qui me rappelle un peu Kavinsky.
Concernant Woodkid, j'ai également eu l'occasion de le voir en live, lors de l'édition 2012 du festival des Indisciplinées à Lorient. Très bon en live surtout au niveau visuel, même si contrairement à ce que tu dis je ne l'ai pas vu bondir partout : au contraire, il était resté scotché tout du long à son micro. L'album aussi est fort agréable, mais ses chansons ont tendance à trop se ressembler.
“My philosophy is basically this. And this is something that I live by. And I always have. And I always will. Don't ever, for any reason, do anything to anyone, for any reason, ever, no matter what. No matter ... where. Or who, or who you are with, or where you are going, or ... or where you've been ... ever. For any reason, whatsoever.” Michael Scott.

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« Réponse #24 le: dimanche 24 novembre 2013, 16:09:48 »
Ah Juveniles, c'est des mecs de Rennes ça. Leur EP était sympathique comme tout, mais leur album qui est sorti cette année m'a moins convaincu. Ils ont un son assez kitsch qui me rappelle un peu Kavinsky.
Concernant Woodkid, j'ai également eu l'occasion de le voir en live, lors de l'édition 2012 du festival des Indisciplinées à Lorient. Très bon en live surtout au niveau visuel, même si contrairement à ce que tu dis je ne l'ai pas vu bondir partout : au contraire, il était resté scotché tout du long à son micro. L'album aussi est fort agréable, mais ses chansons ont tendance à trop se ressembler.

Bah nous, on a eu droit à un Woodkid extrêmement mobile qui courrait un peu partout, bondissait dans tous les sens, c'était assez hallucinant à quel point il était mobile. Ca a d'ailleurs surpris énormément de monde, mais en bien. Ensuite, pour ses chansons... Eh bien, je suis loin de partager cet avis ! Ayant découvert l'artiste avec ses trois premiers clips, j'ai au début eu du mal à faire le rapprochement entre les sonorités martiales de Iron, avec ses percussions lourdes et lentes, et Run boy run, qui enchaîne des rythmes de percus très rapide et aigue avec des phases sans, plus calmes et posées, ou encore I love you, qui n'a juste rien à voir. Je trouve au contraire qu'il se réinvente pas mal, c'est après, c'est personnel comme point de vue. Ensuite, on a apparemment eu droit à pas mal de réorchéstrations, des interprétations magnifiques de pistes connues qu'il a transfiguré, et à des inédites, Go et Volcano, cette dernière ayant beaucoup surpris car proposant un son très dancing... mais à la façon Woodkid. C'était assez étrange.

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Topic concerts
« Réponse #25 le: lundi 25 novembre 2013, 01:34:30 »
Juveniles ça a l'air cool ... ça me rappelle un peu Poni Hoax dans le groove et la voix.

Sinon, 12 euros pour aller voir Woodkid, c'est assez fou (Et donné surtout). Et puis le fait qu'il y ait pas eu tant de monde que ça (Du moins pendant les 1ères parties), c'est étonnant vu le battage qu'il y a eu autour de son album. Je voulais aller le voir quand il est passé aux Nuits de Fourvières, mais les places se sont vendues en quelques jours. Heureusement j'ai réussi à chopper des billets pour aller le voir en Janvier, j'ai assez hâte, surtout d'après ce que tu en rapporte ... (Et on en reparlera à ce moment)

Citer
Et les percussions... Mon dieu. Jamais tambours n'avaient autant été martelés de toute une vie

Il y a rien de mieux que d'entendre la réelle acoustique d'une percussion en live, c'est tellement différent comme sensation que de l'entendre sur un CD ou un mp3. Alors quand c'est du gros tambours, j'imagine que ça doit être fabuleusement puissant ...


Sinon, moi je suis allé voir Steven Wilson (Porcupine Tree, Blackfield, Storm Corrosion, etc ...) il y a deux semaines au Transbordeur de Villeurbannes. Pour ceux qui connaissent pas, c'est du rock progressif assez rétro bien que contemporain; instrumentaux, mélodies, ambiance, longeurs, blablabla.


Donc pour faire rapide, grosse grosse performance des musiciens (La partie rythmique, c'est du prodige), atmosphère torturée et enivrante, setlist badass, mixage parfait et public quarantenaire. Un concert de Steven Wilson, c'est cher, mais rien que pour l'expérience délicieuse et l'état extatique en sortant, le billet est largement remboursé. Je vais pas m'étendre sur l'artiste et le projet, c'est long et difficilement explicable. Le ressenti que j'ai en écoutant du Steven Wilson est vraiment puissant et je sacralise le mec donc vous imaginez bien que le concert m'a émerveillé, au point même que j'en ai trouvé les chansons largement sublimées.

Mais il y a un aspect du concert sur lequel je voudrais me pencher : 20/25 minutes avant le début du concert, c'est généralement le moment chiant. Tout le public est là, la première partie est finie (btw, pas de première partie pour ce concert), on attend tous assez impatiemment, il commence à faire chaud et le seul spectacle qu'on a devant les yeux, c'est les roadies ... Mais là, la volonté était visiblement de faire patienter agréablement le public. On éteint les lumières 20 minutes avant le concert et un écran dévoile une longue vidéo entrecoupée d'effets magnétoscope/rembobinage ou il ne se passe pas grand chose : Un plan fixe sur un angle de bâtiment assez ancien, genre village de campagne anglais. Il y a des voitures, des piétons qui passent, leurs bruits et c'est tout. Au bout de 10 minutes de vidéo, un mec se met en place au centre du plan (Il est trop mystérieux avec son chapeau, son écharpe et son trench coat noirs  :niak:) contre le bâtiment et pendant dix autres minutes il va se tenir là, à fumer une clope, boire un café, faire semblant de faire des trucs ... Vraiment il se passe rien, mais nous, public crédule, on regarde, complétement absorbés, hypnotisés, juste parce que quitte à attendre, autant regarder le seul truc qui bouge ... Un p*tain de coup de génie qui nous met dans l'ambiance. J'avais jamais vu ce genre de procédé en concert, c'était juste puta*n d'intrigant !

Par la suite, le mec au centre de l'écran sort sa guitare et au moment où il s'apprête à jouer, c'est Steven Wilson en personne qui sort des coulisse et commence le concert en se calquant sur la vidéo à 20 h 00 précises et pas une seconde de plus. Réglé comme une montre.

Donc concert vraiment énorme.


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Topic concerts
« Réponse #26 le: mercredi 27 novembre 2013, 10:23:03 »
Lors du concert, Woodkid a interprété deux oeuvres inédites, encore jamais parues en album ou en vidéo-clip. Parmi ces deux pistes, il y en a eu une qui a particulièrement surpris le public par ses sonorités typiques du groupe mêlés à une atmosphère qu'on ne l'avait encore jamais vu rechercher, créant un ensemble complètement nouveau. Lambiance a viré sauvage, Volcano a provoqué un déchaînement de la foule et a amorcé le début des pistes les plus percutantes.



Maintenant, ce sont des groupes comme Radiohead ou Metronomy que j'aimerais voir en live !

Hors ligne Trictus McNatret

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« Réponse #27 le: jeudi 05 décembre 2013, 02:43:46 »
Je réactualise parce qu'à l'instant même, je reviens de Paris, du Café de la Danse pour être précis, où a été donné l'un des meilleurs concerts auxquels il m'ait été donné d'assister. Et attention : oubliez la pyrotechnie de Rammstein à la scénographie de Woodkid, les foules denses et les enceintes qui vous arrachent le cerveau. Cette fois, c'était une jolie petite salle toute charmante, dans laquelle s'est déroulé un spectacle à la fois convivial et bouleversant qui va s'inscrire, aux côtés de son prédécesseur, parmi les meilleures choses qu'il me soit arrivé.

On est arrivé assez tôt, et on s'est de suite posé juste devant la scène, on était une petite troupe de sept personnes ; une de mes meilleures amies et sa copine m'ont invité à venir avec elle et m'ont transbahuté dans leur véhicule, directement depuis la fac jusqu'à la salle, où un petit public attendait patiemment.

Le premier groupe à passer était un duo, nommé They Call Me Rico. Originalement formé par un homme orchestre qui s'est lancé le challenge de la performance sur scène, un québecquois du nom de Frederic Pellerin, qui joue de la guitare, rythme ses concerts à coup de pédales sur une grosse caisse et chante de sa grosse voix vibrante d'énergie, la formation s'est vue complété par le pianiste et violonniste parisien Charlie Glad. Jouant un blues sauvage qui n'a pas manqué de chauffer la salle, rapidement devenue déchaînée, le musicien et son acolyte m'ont bluffé par leur alchimie sur scène, et leur compréhension mutuelle. Malgré l'aspect solo du projet de base, Glad a parfaitement su s'adapter, jouant de ses deux clavier pour accompagner les ballades de Pellerin, ou se saisissant de son violon pour alterner un jeu à l'archet et en pizzicato qui se mêlent parfaitement bien à la guitare de son compagnon. Lequel, véritable bombe d'énergie humaine, a dirigé son spectacle avec brio, alternant des airs très jazzy et lancinant. Leur énorme présence sur scène et la puissance de leurs mélodies leur ont vau un indéniable succès, et les ont fait rentrer dès les premières notes parmi mes grands coups de coeurs, au point que j'ai acheté leur album !

(Cliquez pour afficher/cacher)

Si They Call Me Rico a été une putain de surprise, le second groupe groupe a été une révélation, et m'a fait un véritable choc. Il s'agissait, cette fois encore, d'un duo. Mais là où TCMR s'était planté sur scène avec tout un arsenal, eux sont arrivés avec juste une guitare et un micro chacun. J'étais bien loin de m'attendre à ce que me réservait Heymmonshaker, groupe de beatbox blues, avant de les voir jouer sur scène. Car, oui, Andy Balcon et Dave Growe, jouent du beatbox blues : le premier chante avec sa voix éraillé comme pas permis et d'une sensualité à coupé le souffle, tout en jouant ses mélodies à la guitare, tandis que le second est une boîte à rythme humaine au talent monstrueux. Les deux ont interprété une performance à couper le souffle, à la fois très intimiste et conviviale, et en même temps faisant montre d'une puissance dans le jeu qui m'a complètement halluciné. L'ensemble est tantôt détonant, tantôt planant, le tout avec virtuosité. Dave Crowe est une véritable bête de scène et un front man extrêmement communicatif avec son public, en plus de surprendre par les sonorités inhumaines qu'il produit avec sa bouche, tandis qu'Andy Balcon, plus en retrait, saisit par la qualité de son doigté et la beauté de son chant. C'était à la fois poétique, érotique et électrique, et ça m'a complètement emporté. J'ai vraiment décollé durant tout le temps du concert, et inutile de vous dire que quand je me suis retrouvé face à Andy Balcon, c'est les larmes aux yeux que je l'ai remercié pour ce qu'il m'a fait découvrir ce jour-là. Le lien qui unit les deux musiciens est incroyablement fort, et ça se sent dans l'unité de leur musique, dans leur aisance à improviser, à s'adapter, à se recréer et à toujours prendre leur public aux tripes. Ils ont une formidable présence sur scène qui m'a hypnotisé du début à la fin ! J'ai du coup récupéré leur CD, que le guitariste et chanteur m'a fait la joie de dédicacer.

Il est assez difficile, en se basant sur les sessions studios, de saisir combien les phases de transition où Dave Crowe abreuve le public de paroles, affectent à l'atmosphère qu'ils créent, et ces dernières ne rendent pas justice à son beatboxing qui remplace facilement basses et percussions tout en ajoutant une dimension parfois proche du dubstep à des mélodies très blues, rock ou jazz. Toujours est-il qu'en tant que musiciens, ils sont géniaux, et qu'en tant que performeurs, ils déchirent genre carrément.

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Hors ligne Sigurico

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« Réponse #28 le: dimanche 22 mars 2015, 12:49:04 »
Alors voilà... Concert de Steven Wilson hier soir. Ce fut magique. Mais aussi bien trop éphémère, évidemment...
(La setlist.)

Commençons par les déceptions. Theo Travis, le flûtiste et saxophoniste, n'était pas présent. Ce qui fait mal, car je trouve vraiment son apport attrayant et important. Ninet Tayeb, chanteuse sur quelques titres du dernier album, n'était pas là non plus. Et cela fait mal aussi, car elle apporte une certaine fraicheur, ainsi qu'une certaine beauté, et que j'apprécie grandement les voix féminines. Voilà pour les déceptions, deux absences que j'estime regrettables.

Autrement... oui, ce fut magique. Steven Wilson, Adam Holzman, Guthrie Govan, Nick Beggs, Marco Minnemann. Merci à vous. Ces types ont du génie, du talent, et ils savent l'exprimer sur scène.

Donc musicalement, ce fut grandiose, sans surprise, au final. Et ce n'est pas tout, car il y a également de la recherche visuellement. Le début du concert, avant l'arrivée de la troupe, débute sur un clip d'ambiance de quelques minutes. Ensuite, tout le long du concert, divers clips sont diffusés derrière les artistes. L'éclairage, les jeux de lumières, de leur côté, varient, et s'adaptent parfaitement à la richesse des ambiances. Nous sommes passés par des plongées dans l'obscurité inquiétantes, envoûtantes, des moments assez aériens, légers, ou encore des séquences d'intense puissance, à la limite de la violence. (Je pense que mon ouïe en a pris un coup irréversible. Qu'importe, il s'agit d'un infime compromis.)

Puis, le groupe s'en va, une toile translucide se baisse. Divers cadrans sont alors projetés sur ce fameux rideau, un tic-tac se met à retentir. (Comment ne pas alors penser furtivement à Time de Pink Floyd. L'une de mes favorites, en outre.) Le public demeure silencieux. Tout cela dure quelques instants. Puis les magiciens refont leur apparition, avec The Watchmaker, bien sûr. (L'une de leur meilleure pièce, à mon sens. Sans oublier que c'était alors (enfin) le premier morceau joué de mon album favori de Steven Wilson : The Raven That Refused to Sing (and Other Stories).) Un second morceau est interprété, puis ils partent à nouveau. Les spectateurs peuvent alors les rappeler une dernière fois. Une ultime fois. Le rideau se lève. Le concert se termine sur The Raven That Refused to Sing, le meilleur choix possible (à mes yeux)...

Les génies font leur révérence sous l'ovation des spectateurs. Et c'est ainsi un au revoir... Au revoir. Merci.

(Écrit rapidement. Certainement que par la suite, j'évoquerai des choses honteusement oubliées, éditerai quelques détails, et cetera.)
« Modifié: dimanche 22 mars 2015, 14:08:53 par Sigurico »

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« Réponse #29 le: lundi 23 mars 2015, 00:38:03 »
Mis à part le morceau Hand Cannot Erase, la setlist est plutôt craquante. Je note qu'à l'inverse de la dernière tournée ils n'ont pas présenté de titre inédit. A l'époque c'était Ancestral qui s'appelait pas encore comme ça, mais qui confirmait un prochain album. On avait aussi eu le même dispositif pour Watchmaker, vraiment classe. J'espère que t'en a bien profité, grosse expérience, presque éprouvante, un concert de Steven Wilson.