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[Discussions libres] Parlons Jeux Vidéo !
Moon:
Ah oui c'est vrai qu'accepter de l'agent joue énormément dans la fin (au même titre que si tu ne fais pas la partie combat de boules. de neige avec Ciri).
Bah en vrai, je trouve ça presque logique, elle sacrifie sa vie pour le bien de tous et la seule personne en qui elle a une totale confiance s'en occupe comme si c'était un vulgaire contrat lancé par son "père" qu'elle déteste à ce moment là ...
En vrai, c'est pas ce qui se passe mais c'est son ressenti ...
Pour TLOUS, oui c'est sombre et pessimiste mais sans le trouver absolument nul, j'ai pas été plus que ça touché (il y a tant de jeux post apocalyptiques que j'ai joués et films/livres qui avaient les mêmes thématiques avec une fin très pessimiste que j'ai pas eu ce petit truc qui m'a sorti du simple jeux vidéo).
Oui les personnages sont bien écrits, pas de doute, mais oui perso je me suis attendu à la fin ...
Suijirest:
Aujourd'hui, je vais parler d'une seconde chance qui paie : Atelier Shallie Plus, sur Vita.
Pour ceux qui ne connaissent pas (autrement dit presque tout le monde) Atelier est une série de RPG de niche développée et éditée par Gust depuis la PS2. La série, très longue, fonctionne par trilogies "indépendantes mais pas trop". Ces jeux consistent essentiellement en farming-crafting, avec des explorations et des combats pour obtenir nos ingrédients.
J'avais laissé sa chance à cette série en 2015 avec Rorona Plus pour un bilan plutôt mitigé (en fait je n'ai même pas eu la volonté de le finir). Mais comme il n'est jamais bon de s'arrêter à un seul essai, j'ai voulu retenter l'expérience, avec le jeu qui m'occupe dans les transports, Shallie Plus, version enrichie du dernier épisode de la trilogie Dusk précédé de Escha to Logy et Ayesha.
Inutile de se mentir, le jeu n'est pas très beau en technique comme en esthétique, qui n'ose pas pousser son style à fond, et la mise en scène n'a que de rares fulgurances. La bande-son pas dégueu au demeurant vous fera vomir les petits sons de clochette qu'elle fout absolument partout, le doublage (japonais dans mon cas) ne casse pas des briques et l'histoire est presque négligeable. Grosso modo, vous incarnez, au choix, Shallie la fille de chef, douce et douteuse, venue sauver son village de la désertification du monde, ou Shallie la fille de mère célibataire, pile électrique ambulante, quasi-clocharde qui veut qu'on lui donne du travail et du manger. Dans les deux cas, leur objectif implique de gagner la confiance de la Corporation des Chasseurs, donc, d'accepter des contrats toujours plus risqués.
A ce plot déjà désespérément fade et déjà-vu, entrecoupées de scénettes aussi cheap et girly que bavardes et ennuyeuses, s'ajoute une tare colossale qui fera fuir à bride abattue la grosse majorité des joueurs : les 5 premiers chapitres comptent parmi les temps les plus chiants de l'histoire du jeu vidéo. A moins que ce soit l'apogée du fun pour vous que de faire la navette entre des environnements aussi vides que rigides avec quatre monstres et cinq loot, un atelier où vous ne testerez guère que vos nouvelles recettes, et une guilde qui vous assomme de quêtes de MMO comme "va me plomber dix-huit lapins, ramène trente-deux poils de cul de gorille puis fais-moi voir cinquante-six chandelles en forme de couille de chameau".
Et n'espérez pas vous rattraper sur le fun des combats, le désespoir est complet ! RPG à trois personnages aux builds intouchables, dont votre Shallie qui est la seule à pouvoir utiliser des items, le jeu a des allures d'ersatz de FF 10. Il y a certes quelques subtilités à mentionner, comme la jauge de Burst, qui se remplit à chaque coup porté, et qui démultiplie les dégâts infligés une fois remplie à 100%... ce qui la vide fatalement au premier coup porté. Ou encore les Assists Attacks ou Assists Guards avec le 4ème personnage obtenus au chapitre 3... mais qui fait peu de différence, et qui demande aussi à être rechargé à chaque usage. Histoire de ne rien oublier, le jeu a un équilibrage aux fraises, enchaînant les sous-merdes qui ne nous auront guère qu'à l'usure, et les boss ou demi-boss absolument increvables à moins de passer par un grinding aux effets imprévisibles. En effet, le jeu nous distribue des fournées d'expérience en tuant tant de fois telle catégorie de monstre, ce qui nous mène au niveau 30 dès la fin du deuxième chapitre... de quoi être largement assez pété pour tout bousiller en deux tours.
L'unique aspect véritablement plaisant du jeu réside à ce moment dans les demi-boss ou autres "monstres colossaux" et leurs excellents thèmes musicaux. Rajoutez-y l'ambiance cosmique du Burst et les animations vraiment époustouflantes des skills d'attaque (je veux pas savoir quel portion du budget est passée là-dedans) et vous aurez alors une petite idée du sens du mot "épique".
... Pensez-vous qu'il soit possible de sauver un jeu si mal parti, de le changer par magie avec une ou deux grosses qualités en un chef-d’œuvre du XXIème siècle, et de lui faire rafler des titres et des distinctions par cargo ? Ben je vais être franc avec vous : non, on ne peut pas. Et on ne le peut pas parce que Atelier Shallie n'a jamais eu telle ambition. Cette série a compris depuis très longtemps qu'elle s'adresse à un public réduit, acquis de longue date, qui les suivra quoiqu'il en coûte (expression adéquate vu que les jeux Gust coûtent une putain de fortune vu leur prix de revient). Est-ce donc là le dernier clou au cercueil, pouvons-nous passer à l'enterrement ?... Ben je vais être encore plus franc avec vous : non, on ne peut surtout pas !!!
Car c'est au terme de ces 4 chapitres chiants comme la mort que le jeu renaît de ses cendres et démontre l'entièreté de ses moyens, d'une façon très simple : en réunissant les deux teams Shallie, ce qui double la taille de son équipe, plus les personnages en DLC inclus dans la version Plus, dont le fameux Logy qui transpire la classe. Ça n'a l'air de rien, mais ça rend l'entièreté du gameplay largement plus complexe. Désormais, la gestion du Burst, les Assist Attacks et les Assists Guards, puis d'autres coups comme le Variable Strike ou les Ultimates, deviennent beaucoup plus intuitifs et font désormais partie intégrante des combats. Les personnages se succèdent, se font place et écho, un virevoltant ballet d'effets pyrotechniques au service d'un maniement beaucoup plus stratégique qu'il n'y paraît en gestion des aptitudes et faiblesses. La dernière fois que j'ai vu un travail d'équipe totale qui soit si complet et agréable, c'était dans Digital Devil Saga, qui avait été copié aussi vainement que maladroitement par un jeu dont je ne donnerai pas le titre pour qu'on ne m'accuse pas d'obsession.
Pour ne rien gâter, le jeu se décide alors à augmenter sensiblement son scaling en truffant chaque nouvelle zone de monstres plus riches en HP et en skills, qu'on gère pourtant aisément. Dès lors, même sans aucune préparation, il est possible et pas bien dur de se farcir trois ennemis colossaux d'une zone qu'on vient de découvrir ! Et cette expérience de jeu figurera, je vous l'affirme et je l'assume, parmi les meilleurs gameplays de RPG au tour par tour que j'ai connus en 18 ans de pratique !!!
De la même façon, les environnements commencent à gagner en ampleur, le bestiaire et les loots se font plus variés... ce qui remet en perspective tout ce qui avait précédé, notamment en recréant des items pour obtenir une qualité bien plus haute.
... Pour autant, irais-je considérer Atelier Shallie Plus comme l'un des meilleurs jeux vidéos que j'ai connus de ma vie ?... La réponse est déjà non, et elle le restera ! Je ne vais pas auréoler de gloire un titre qui m'a initialement assommé.
Duplucky:
J'ai vraiment détesté Atelier Shallie alors que j'ai adoré Atelier Escha & Logy. T'as vraiment pas eu de chance de tomber sur un mauvais épisode de la série, alors qu'E&L était vraiment excellent. (Bon après, ça va continuer de blablater, mais selon le personnage que tu choisiras, ce sera plus centré sur la vie quotidienne ou sur l'intrigue du jeu.)
M'enfin voilà, les Atelier, il y a de bons épisodes comme il y en a des mauvais, c'est ça le gros soucis. (Rorona+, je l'ai testé aussi, globalement plutôt bien aimé mais il a tellement de contrainte qu'il en est décourageant et du coup, pas fini non plus.)
Taiki:
TLOU c'est une vrai tuerie 8-) cool que t'aies apprécié D_Y.
Le gameplay ne m'a pas dérangé personnellement, j'ai même apprécié en vrai, classique mais efficace, mais j'ai lu à droite à gauche que beaucoup le trouvent pas terrible effectivement. Après je suis d'accord pour l'IA aux fraises. Mais le jeu brille clairement par la relation entre Ellie et Joel. J'ai pris une bonne claque en y jouant tellement j'ai été pris dedans.
Sinon j'ai craqué pour Hellblade Senua's Sacrifice. Encore un jeu, alors que j'en accumule trop... et je prend pas le temps d'y jouer. Mais celui-ci est court donc je sens que je vais me prendre un week-end et m'immerger dedans, je sais pas grand chose sur le jeu si ce n'est que j'en ai entendu que du bon, voir très bon. Et que c'est très particulier. On verra donc :hap:
Je sens que je vais acheter le remake de Shadow of the Colossus la semaine prochaine aussi, pour le coup c'est un vrai remake beau et tout ça fait plaisir. J'ai jamais fini le jeu j'avais arrêté au colosse dans le désert là mais j'avais adoré à l'époque. Mais le jeu faisait cracher les tripes de la PS2 c'était pas super fluide parfois du coup c'était frustrant.
L'occasion de le refaire et de le terminer.
Suijirest:
Je sors d'une partie de La Pucelle dont j'ai parlé récemment et ce jeu, qui partait pourtant avec plus de qualités que je n'en voudrais compter, évolue vraiment très mal. :severe:
L'idée des skills passifs, à la base, n'était pas désagréable pour donner un peu de piment au jeu... mais plus on avance, plus ils comptent dans le déroulement des joutes, et ils fracassent le jeu de long en large. S'il est possible de gérer ses escouades de façon à ne pas être trop mal barré, il est absolument impossible d'anticiper les résultats : le jeu est alors géré à 60% par la RNG, c'est-à-dire l'aléatoire. Ce qui peut donner naissance à des joutes bien one-sided, contre lesquelles aucun farming, aucun skill, aucune martingale ne peut rien : ça se joue presque autant au talent qu'à la chance. :mouais:
Or, quand la console ne vous aime pas, mais genre vraiment pas, aucun de vos coups, même vos attaques ultimes, ne touchera l'ennemi ciblé pendant trois tours d'affilée, mais lui n'aura aucun mal à enchaîner les coups imparables, les boosts d'attaques voire les coups critiques à la chaîne. Or, les ennemis repoppent si la map traîne trop en longueur, autrement dit, plus dans la merde, tu meurs. Ah, et bien sûr que oui, c'est du vécu !!! X.
Et attendez, la fête est pas finie, c'est du vécu dans un pan du scénario où il faut enchaîner 4 maps à la suite. La première comprenait un monstre intuable (niveau 100 alors que mon équipe est même pas niveau 20, je peux pas lui faire un bleu) que je dois esquiver au mieux. J'enchaîne sur une salle optionnel (je l'ignorais) avec un monstre de plutôt haut niveau, mais gérable, et une récompense que j'ai ratée parce que je l'ai tué trop tôt, puis retour à la jonction des maps, et son gros monstre intuable qui one-shot tout. Puis vint une map avec des monstres longue distance placés en chevron, qui fut l'apogée de la lutte entre la console et ma volonté. Et enfin, on termine en beauté, avec 70% de mes unités (dont les soigneurs sinon c'pas drôles) au cimetière et les survivantes presque à sec de HP/MP... pour tomber sur une salle très semblable à l'optionnelle, avec donc un monstre de haut niveau.
Combien d'entre vous peuvent imaginer une infime fraction de la grosse douleur que j'ai vécu tout du long ? Ce fut un carnage, une boucherie sans précédent, un combat constant entre ma poisse et ma ténacité. Finalement, j'ai survécu à tout ça et bouclé le chapitre (en rushant la map finale) mais bordel de merde j'ai du mal à savoir si je dois en être fier. :-|
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