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Sentinelle:
Ouais c'est terrible. Ce même docteur m'a dit qu'il avait passé une nuit d'enfer à cause d'une boîte de petits pois... Sérieux.
En gros si tu manges t'assumes les conséquences après. Mais les petits pois je trouve ça vraiment exagéré... C'est même pas bon. :oups:
Dup' si t'as soif je te conseille la tisane. Perso si j'ai à boire j'ai pas envie de manger, et une tisane c'est toujours bon à prendre ! Après c'est vrai que si t'as rien acheté et que du coup t'as rien pour te donner envie, ça aide, encore faut-il réussir à ne rien acheter.
En tous cas merci à tous. Je peux survivre avec du sucre, c'est juste que d'après le docteur : sucre = gros moment de mal-être dans plusieurs heures à assumer quoi. Mais ça reste vivable vous inquiétez pas aha.
Et gg D_Y d'avoir réussi à arrêter de fumer comme ça, je crois pas connaître d'autre personne qui ait réussi sans substitut. Je prends tous les conseils, mais je suis impressionnée.
Duplucky:
L'astuce, c'est de faire tes courses après avoir bien mangé. Comme ça, t'es pas tenté. v.v
D_Y:
--- Citer ---Et gg D_Y d'avoir réussi à arrêter de fumer comme ça, je crois pas connaître d'autre personne qui ait réussi sans substitut. Je prends tous les conseils, mais je suis impressionnée.
--- Fin de citation ---
@Haine Puisque ça a l'air de t'intéresser, c'est en grande partie (pour ne pas dire uniquement) dans l'inconscient que se produit l'addiction. Prend par exemple un homme qui est profondément alcoolique ; tout le monde lui dit le truc (excessivement irritant) de base "ben t'as qu'à prendre sur toi et arrêter". Consciemment, c'est ce qu'il veut de tout son cœur, mais si malgré la dégradation de sa santé, si ses gosses le voient plonger, s'il risque de perdre sa femme, il n'y arrive pas, c'est que l'inconscient lui dicte de boire.
Pourquoi ? Parce qu'à sa première gorgée (de sa vie) il a mémorisé que ça provoquait des émotions pas désagréable. En plus il pense que ça l'aide à se faire des amis, que ça le rend cool, et il a envie de fuir de la peur que le monde lui inspire (comme tous les hommes), &c. Le piège se referme très vite, et même quand un homme pense avoir conscience de faire une chose X, son inconscient lui barre la route (ça concerne pas que les addictions d'ailleurs, avec la même logique, le principe même de libre-arbitre tombe comme un château de cartes).
Le tabagisme marche un peu de la même manière. On fume parce que ça nous donne un air cool (je fumais sans doute pour ressembler à mes héros de "Casablanca" et des "Tontons Flingueurs") et parce que socialement il y a un effet de groupe non négligeable. Du coup pour arrêter sans substitut, il faut convaincre son inconscient de l'inutilité de la chose, sinon, on aura toujours la sensation de manque et de privation. Ce n'est pas simple mais c'est loin d'être marginal ; dans l'alcool, les statistiques sont formelles, l'abstinence volontaire et subite est plus fréquente que la guérison via alcooliques anonymes ou autres cures de désyntox.
Le problème c'est que le processus de guérison n'est pas du tout lié à la volonté. Il faut tout d'abord avoir conscience de la nocivité du truc (ce qui ne coule pas de source dans la clope, puisque nous sommes par nature voués à penser à court terme), et s'entrainer à penser différemment sa réalité (à ce stade, quelqu'un d'extérieur se dit "wtf ?" :oups:), ce pourquoi sont totalement inutiles les patchs et les images dégueulasses de sensibilisation (ce qui a un effet pervers encore pire, faire culpabiliser les fumeurs).
C'est un peu philo de comptoir, mais pour être clair, comme un être humain est consciemment incapable de comprendre l'intégralité de la réalité qui l'entoure, il relègue beaucoup de choses au fin fond de son esprit (beaucoup étant des réalités qui dérangent, si on pouvait se figurer physiquement l'inconscient, ce serait vraiment un endroit poisseux).
Imagine la bonne vieille image de la caverne platonicienne, mais avec une petite variante. Tu es dans le noir, et tes yeux sont tes mains. Tu touche la patte d'un éléphant (je vais pas dire trompe sinon Mike va se rappliquer :oups:) et tu penses avoir conscience qu'un éléphant ressemble à une patte. Un autre touche son ventre et pense avoir conscience qu'un éléphant ressemble à un ventre, et ainsi de suite. Ce qu'on doit comprendre, c'est que chacun a littéralement sa propre vision de sa propre réalité, et que concrètement tout le monde se plante. Si on allume la lumière, notre conscience voit qu'on contemple un éléphant dans sa globalité, mais l'inconscient a imprimé qu'un éléphant était une patte (en vrai, allumer la lumière est impossible, sinon tout le monde péterait un plomb, c'est juste pour imager), et comme l'inconscient déteste avoir tort, il va dire qu'il rêve, ou qu'il est dans une simulation (ou un simulacre ? lit Baudrillard si tu es dans ce genre de pensée métaphysique :oui:).
Dans le cas de l'addiction il faut comprendre inconsciemment (paradoxe) la vraie nature du mal. Concrètement se répéter encore et encore que l'on est un esclave de la substance. Habituer l'inconscient à intégrer qu'à la place de la cigarette du matin, ou de la cigarette de quand on s'emmerde, il importe de faire autre chose (n'importe quoi, des pompes, lire un bouquin, écouter une musique...).
Bref, dit comme ça, c'est un peu simpliste v.v Et un peu mensonger, j'ai trouvé un substitut, le café. J'en bois peut être trop, mais comme je bois plus une goutte et je fume plus, je me dis que ça va, si c'est mon seul vice, je devrais m'en sortir...
Sentinelle:
C'est intéressant tout ça. Je comprends mieux comment t'as pu arrêter maintenant, avec autant de volonté. (j'ai pas tout compris, surtout les histoires de réalités ect...)
On entend toujours "c'est la faute au subconscient". Cela dit j'ai brûlé d'envie de poser la question au docteur ce matin, j'ai pas osé :
Ok on sait que c'est à cause du subconscient, que notre volonté est souvent différente, mais comment faire taire ce subconscient ?
J'avoue que je n'y arrive pas, mais ton approche est intéressante "se répéter qu'on est esclave de la substance". J'imagine qu'il faut quand même une certaine force d'esprit pour le forcer avec de simples mots. :hap:
Puis tout ça est assez lié (et fascinant uiui), est-ce que tu penses que ça fonctionnerait avec les phobies et autres peurs ? Par exemple se répéter qu'on est esclave de sa peur ?
D_Y:
--- Citation de: Haine le vendredi 03 novembre 2017, 21:10:55 ---J'imagine qu'il faut quand même une certaine force d'esprit pour le forcer avec de simples mots. :hap:
--- Fin de citation ---
Mais les mots ce sont les choses les plus puissantes du monde. On a créé des civilisations sur des mots (la nôtre par ex, bâtie sur des évangiles).
Après je suis pas sûr que ce soit de la "force", c'est un processus de l'esprit qui ne s'explique pas vraiment, c'est pas juste se répéter une phrase donnée jusqu'à ce que ça rentre, comme à l'école, c'est questionner sa vision du monde :coffee:. Et c'est pas sans faille, beaucoup n'y arriveront jamais et auront réellement besoin de substituts. C'est pas une preuve de force de ma part, ni de faiblesse de la leur, c'est juste que même Freud ne connaissait pas les méandres de l'inconscient (ça s’appellerait pas l'inconscient sinon), donc je crains ne pas être en mesure de répondre à ta question sur les phobies v.v
Mais après tout, n'importe qui regardant un JT ou lisant un journal, ou entendant parler un bon orateur, manipule son inconscient. Si c'est possible dans ces cas, pourquoi il ne serait pas possible que le message vienne de nous même ? (juste, si t'es agoraphobe, ne te jette pas dans la foule du jour au lendemain en espérant que ton inconscient comprenne le message :oups:)
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