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Restons dans le Hors-Sujet ! [Discussions libres]
Jielash:
J'pense que c'est tout naturel d'être content/fier quand on rend quelqu'un heureux avec un truc qu'on a créé à l'aide de nos petits doigts Wolf. Même si on se dit que tout le monde aurait pu le faire, la sensation du travail terminé vaut ce qu'elle vaut.
Et ouais, ça me l'a fait tout récemment en montant avec les moyens du bord tout récemment un mini-film amateur débile que j'avais fait il y a des années avec mon frère et un pote une aprèm' où on s'ennuyaient. Je me suis éclatée dessus et compte garder le résultat jusqu'à la fin des temps pour le faire du chantage :-*
Sinon comme j'ai eu un weekend bien sympa avec des anecdotes cocasses, je vais raconter ma vie cinq minutes.
Je me suis donc rendue avec la famille à la campagne, là où nous allons habituellement, sauf que cette fois, des amis de longue date de mon père sont venus aussi. On les voit le plus souvent en Auvergne, là où ils habitent mais ils étaient déjà passés il y a quelques années et avaient envie de revenir, notamment pour aller visiter le château de Guédelon. Ce qu'on a fait joyeusement, tout en volant au site un peu de terre glaise qui trainait dans un coin pour l'offrir en souvenir à un de leurs fils. Classe.
On a aussi cherché un peu des champignons en forêt et ils ont pu admirer la collection grandissante de motoculteurs de mon oncle (il en possède une dizaine). Celui-ci est d'ailleurs aussi venu, pour voir un peu la compagnie.
Samedi soir, on festoie autour d'un bon repas, on boit bien, ambiance festive toussa. On commence à parler des motoculteurs (ou pétochons, comme on les appelle) et d'un concours de labour auquel mon oncle a participé, qui a battu le record du plus grand nombre de motoculteurs travaillant sur la même parcelle (38). Des idées de défis autour du thème de records se lancent, y en a qui proposent qu'on se mette tous sur un des pétochons de la collection pour aller faire les fous dans les champs autour de la maison de campagne...
Sauf qu'ils ont été labourés et que les agriculteurs ont semés, on va tout de même pas bousiller leur boulot. Mon oncle lance à la place l'idée d'une balade nocturne, dans une remorque attelée à un pétochon, on parle d'aller jusqu'au centre de culte louche du coin (ça se fera pas, c'est trop loin).
C'est décidé, du coup le tonton nous sort soudain de nulle-part un bocal de rhum maison qui lui avait offert un copain réunionnais parce que "y faut 2g d'alcool pour pouvoir conduire ce genre d'engin", on goûte la bestiole et on se met en route.
Il est 9h30 et il fait déjà nuit, du coup on embarque des lampes de poches pour faire les zouaves en éclairant la route, vu que la nuisance sonore de la machine qui pétarade, ben c'était pas assez.
Comme par hasard, dans le petit chemin qui mène à la maison, on croise des voisins qui arrivaient, on les force à se décaler sur un autre passage alors qu'on continue notre route en leur faisant de grands signes de la main.
On continue notre route à travers forêt et devant quelques maisons sans grande discrétion, jusqu'à voir au loin les lumières du village le plus proche. C'est mignon, même s'il n'y en a pas des masses.
Après ce beau spectacle, on décide de conclure la balade et on repart en sens-inverse. En chantant.
Une petite aventure bucolique en somme.
Yuan:
Ça avait l'air d'être un weekend bien agréable JLH, ça me donne envie de retourner vagabonder à la campagne de lire des choses comme ça !
Pour ma part, j'ai vu un truc de fou furieux samedi dernier avec Vince, à savoir l'Exoconférence d'Alexandre Astier. Il va me falloir pas mal de temps pour digérer tout ce qui s'y est dit, parce que c'était vraiment magistral. Et j'ai très envie de revoir le spectacle tellement il était bon, donc j'espère qu'il aura droit à une sortie en DVD à l'instar de Que ma joie demeure !, que je n'ai d'ailleurs toujours pas vu. C'était un cadeau d'anniversaire (en avance) d'une de mes meilleures potes, accessoirement l'un des rares cadeaux d'anniv qu'on m'ait fait ces dernières années, donc ça fait centuplement plaisir.
Je ne vais pas trop en dire parce qu'idéalement, il faudrait que vous le voyiez par vous-mêmes (et je sais que quelques pézédiens de qualitay ont déjà pris leurs prédispositions pour ça, hein Murichou ? :-*). Comme toutes les œuvres d'Astier, le spectacle s'adresse autant aux mordus aguerris d'astrophysique qu'aux gens lambdas qui aiment bien regarder un beau ciel étoilé. C'est incroyablement accessible, avec un humour à en mourir (les pieds des aliens, Carglass remplace rien du tout, noble Ptolémée, ninini, la plaque du Pioneer, et tant encore :cry:), et d'autres passages plus beaux. Du Astier quoi.
(Cliquez pour afficher/cacher)Mention spéciale au passage sur la fameuse citation de Blaise Pascal qu'il aime tant ressortir : « le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie »... pour la compléter en disant que c'était particulièrement fou qu'on puisse quantifier en nombres les distances qui séparent les étoiles et de se dire qu'il n'y avait que du vide entre elles, et qu'elles étaient complètement inatteignables. Ce passage était vraiment touchant, surtout avec la façon dont il l'a conclu : « Rien ne peut combler le silence éternel de ces espaces infinis... La poésie, peut-être ? Même pas... Y'a que la musique, et encore. »
J'étais un peu en train de fondre dans mon siège tellement cette idée fait mouche sur moi (pour un millier de raisons, notamment l'ironie que les ondes sonores ne se transmettent pas dans le vide) et tant sa mise en scène était belle. Ça fait déjà plusieurs jours, et je m'en suis pas encore remis. :cry:Enfin voilà, je pourrais vraiment vous décortiquer ce spectacle en long et en large, mais je vais m'arrêter là sinon j'ai pas fini. Il est drôle, il est cool, il est beau, on y apprend plein de choses, Astier est génial à voir sur scène, bref, que du bonheur. Quoi que vous pensiez d'Alexandre Astier ou quelle que soit votre opinion sur les saisons V et VI de Kaamelott ou encore sur la potentialité d'un monde sans spatules, je vous le recommande vivement. Et si vous pouvez pas y avoir accès avant la sortie en DVD, contentez-vous de lever un peu le nez la nuit en mangeant des framboises, ça compensera.
Sinon, les vacances de la Toussaint approchent, ça va être une petite délivrance de mes journées chiantes et nuits sans sommeil. Je risque de bien en profiter pour m'étaler par terre et ne rien branler, ça va me faire du bien. Et je pense sincèrement ne pas lever le petit doigt, parce qu'en tant que deuxième de ma classe avec des moyennes correctes à part en physique-chimie (oui, j'ai une meilleure moyenne en bio qu'en phychi, ¿ma que pasa?) et en allemand (faire genre j'ai 4 ans d'allemand dans les pattes alors que non, c'est pas très efficace :astro:), je mérite bien quelques séances de larvage sur canapé moi je dis.
Poulika:
Je suis allé au Musée d'Art Contemporain de Lyon voir l'expo (Ou plutôt rétrospective) sur Erro. Pour ceux qui connaissent pas, Erro est un artiste postmoderne qui a pour originalité d'utiliser une technique assez folle depuis des années : Il fait des compositions de découpages/collages et les reproduit à la peinture. Je vous laisse taper Erro sur Google Image afin de vous imprégner du travail du monsieur. Il s'est spécialisé, via ses compositions, dans la caricature de la société occidentale, et à ce titre, la rétrospective qui suivait donc son parcours chronologique est un véritable cours d'Histoire moderne (Le monsieur a plus de 80 ans). Autre caractéristique; à l'instar d'un Picasso, Erro est un formidable bosseur et son oeuvre est colossale. L'expo se tient sur trois étages remplis de tableaux assez énormes, rendant la visite fascinante mais éprouvante : On est resté 3 heures et il a fallu rusher à partir du deuxième étage pour tout voir.
Donc bref, je recommande vivement, pour ceux qui seraient dans le coin, d'aller voir cette expo qui vaut vraiment le coup. Vous avez jusqu'à Février.
Trictus McNatret:
J'ai ma maison, elle est grande, belle, blabla, ma coloc se passe bien, on s'éclate, blabla, les cours ont repris, c'est chiant mais j'y ai retrouvé de l'intérêt, blabla, ma formation de coiffeur se poursuit plutôt bien malgré l'abandon des autres apprentis et la VDM de ma formatrice, blabla, j'ai une connexion etc. Bref, les choses vont à peu près bien. En plus, j'ai de nouveau une connexion. Par contre, j'ai vécu deux trois trucs débiles mais assez marrants pour avoir envie de vous les partager alors que je suis en train de rédiger un devoir que je dois rendre dans 1h30.
Dimanche, petite soirée sympa en bar avec des amis, dont je rencontrais plus de la moitié le soir-même. On devait être une petite dizaine, tout se passe bien, bonne ambiance et tout... Jusqu'à ce que le bar ferme et qu'on nous mette gentiment à la porte (ce n'est pas ironique, ça s'est vraiment bien passé). Comme la plupart des gens (moi y compris) n'avait pas vraiment envie de rentrer malgré la reprise des cours le lendemain, j'ai proposé à mon habitude une promenade nocturne, avec pou objectifs de montrer aux gens mes coins préférés de la ville, voire d'en découvrir. Sauf que rapidement, on s'est rendu compte qu'un type relativement massif (disons que plus grand et large que moi, ou même que les gens qui m'accompagnaient, c'est assez facile) et visiblement en état d'ébriété marchait au milieu de notre groupe comme s'il se promenait avec nous. Et que si on se mettait à marcher plus vite, il accélérait aussi pour rester à notre niveau. Bon. J'ai l'habitude des types chelous, et en général, les bourrés sont pas les plus dangereux, alors après avoir tenté en vain de semer le gars, qui commençait à hurler des noms de fromages (nojoke) et des insultes très homophobes et misogyne (ce qui est mal), j'ai tenté le coup d'entrer dans un hôtel. Bon, sauf que le type nous y a suivi. Là, ça commençait à devenir sérieusement lourd. Du coup, après m'être excusé auprès du type de la réception, et ne sachant vraiment pas comment se débarrasser du poivrot qui nous collait, je songeais à proposer aux gens de se séparer en petits groupes (quelle est votre film d'horreur préféré ?) et de partir dans des directions opposés pour se donner RDV ailleurs, en comptant partir le dernier pour que le type me suive (j'aime bien jouer les appâts) sauf qu'avant que ça marche, le type est venu nous baragouiner quelque chose, au réceptionniste et à moi, comme quoi il voulait emprunter les toilettes. Comme le gars lui a dit qu'elles étaient réservées aux clients, le mec est sorti, et avisant qu'il était allé faire sa petite affaire plus loin, on a remercié le brave hôtelier avant de sortir discrètement pour rejoindre ma forteresse, dernier lieu sûr de toute la ville en perdition.
C'est assez anodin mais ça m'a bien fait marrer après coup, même si je m'en suis vraiment voulu de pas être allé voir le type avant pour lui dire de se barrer de façon plus civilisée. Ce qui aurait probablement été plus simple, en fait.
Et sinon, j'ai évoqué le fait que ma coloc se passait bien, mais c'est pas vrai à 100%. Y a eu un incident diplomatique lundi soir, quand on a découvert qu'un vil gredin avait dévoré le camembert de l'une de mes colocataires. Et le gredin, c'était l'ogre que je suis qui avait faim et qui n'avait pas forcément rattaché le sacro-saint fromage aux possessions personnelles de la dame. C'est qu'on a encore pas mal de points à faire sur les provisions et le budget qui leur est alloué, et que malgré plusieurs décisions prises, y a encore quelques malentendus... Bon, passer une sérieuse engueulade à laquelle je n'ai pu que hocher tristement la tête en m'excusant, le conflit s'est réglé le lendemain, mais j'avoue m'être senti très coupable.
Voilà, c'était les deux anecdotes stupides du jour, à vous les studios.
Duplucky:
Petite journée banale sans prétention à Oxfam, à part que j'ai eu la désagréable surprise de devoir accueillir un futur stagiaire dans mon magasin, qui est arrivé un peu en avance et qui m'emmerdait pour avoir un café alors que je devais absolument préparer l'ouverture dudit magasin. Et parce qu'il m'a déconcentré en me parlant, j'ai fais des erreurs dans ma caisse. v.v Mais bon, après, temporisons, il m'a emmerdé au début mais ce type a l'air en fait bien sympa, une fois qu'il a reçu son café et j'dois avouer que je suis curieux de voir ce qu'il va donner comme stagiaire (à condition qu'il se prépare son café de lui-même, n'en consommant jamais, j'en ai pour ainsi dire jamais préparé de ma vie. v.v )
Mais l'anecdote que je veux raconter, c'est surtout le beau fail de ma part : une dame qui vient acheter deux tasses plutôt jolies exposées en vitrine. Je vérifie en stock si y en a pas d'autres en réserve. Malheureusement non. Sur le chemin me menant aux articles tant convoités se dressent : un panneau de vente de graines pour les jardiniers, un panneau pour la publicité des Ptits Déjeuners Oxfam (où je viens d'être recruté de force. 8) ) et d'autres articles bien évidemment fragiles sinon ce n'est pas drôle. Donc ben du coup, je vide littéralement la vitrine pour récupérer les précieuses tasses que je vends à la dame puis une fois qu'elle est partie, je remets tout en place.
Une fois que j'ai terminé de tout remettre en place, je tombe en dépression avec envie de suicide toussa toussa. Pourquoi ? Parce que j'ai vu que j'avais oublié de retirer le petit carton avec le prix des tasses de la vitrine et que si je le retirais pas, les clients pourraient croire que c'est le prix d'une jolie serviette sur laquelle étaient posés les tasses. Fort heureusement, une collègue passe me saluer et me dis qu'il y a une sorte de pince pour récupérer le prix sans avoir à pénétrer dans la vitrine. Sauf que, la pêche aux prix, c'est pas mon point fort et j'ai bien galéré. Et lorsqu'enfin j'ai réussi à le récupérer, j'entends un tonnerre d'applaudissement : pendant que je tentais de récupérer l'étiquette, plusieurs personnes sont venues faire du lèche-vitrine pour voir si oui ou non, j'allais récupérer cette foutue étiquette. Bon ben du coup, autant se ridiculiser jusqu'au bout, j'ai saluer mon public d'une révérence avant de retourner au boulot : pas un ne s'est transformé en client. :(
Enfin dernier détail de ma life osef : je l'ai putain d'échappé belle. Je viens de rentrer chez moi. A peine je ferme la porte qu'il se met à dracher violemment. Ouah, c'était limite. O_O
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