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Aujourd'hui j'ai vu...

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D_Y:


Vu RoboCop, la nouvelle version de José Padilha. Bon, autant être clair, je voulais vraiment pas voir ce film à la base, vu que je considère l'original de Verhoeven comme une oeuvre frolant la perfection. Violent, crade, percutant, bande son de folie, acteurs excellents, satyre sociétale, un petit bijou qu'on devrait étudier en école, mais bon je m'égare :^^:
J'ai quand même lancé le remake m'attendant à un film, si forcément inférieur à celui de 87, au moins divertissant. En fait c'est une grosse bouse

Ce film rame pendant prés de 2h (contre 1h30 pour l'original, rappelons le) à raconter ce qu'il veut raconter, c'est à dire rien, presque tout le propos se limitant à savoir si oui ou non des machines doivent assurer la sécurité des rues d'Amérique. Enjeu dont on se fout totalement puisque même RoboCop, le flic mi-humain mi-machine, utilise une arme non létale (un taser...), à se demander pourquoi une machine ne ferait pas de même, surtout qu'elles semblent marcher, au contraire de celles du premier film.
Et oui, RoboCop a un putain de taser, si ça c'est pas du crachat de glaire sur le personnage original, je sais pas trop ce que c'est.


Robocop, 50% homme 50% machine 100% arme qui peut tazer.

Le Robocop en question est joué par un mec appelé Kinnaman, qui est très mauvais dans la mesure où à aucun moment on a l'impression de voir un robot à l'écran. Si ça ne se voit pas forcément dans la gestuelle, c'est flagrant dans les expressions faciales. Tandis que le film nous bassine avec l’ambiguïté homme/machine, cet acteur de merde ne fait aucun doute quand à l'humanité du robot. Recherche d'humanité tombant totalement à plat également dans le propos de l'histoire, puisqu'au contraire de l'original, dans lequel le robot ne savait pas qu'il était un homme, ici Alex Murphy sait qu'il est Alex Murphy.

Oui, mais sinon, c'est un bon film d'action non ? Ben non même pas, le gros du bouzin se focalisant sur les concepteurs de Robocop, le faisant passer pour un élément de décors tandis que des personnages vides et inintéressants tiennent le premier rôle. En conséquence, les scènes d'action sont plutôt rares (et mal shootées), d'autant plus que jamais on n'a l'impression que la ville de Detroit est une ville dangereuse et poisseuse. Et donc c'est vachement chiant, j'ai souvent eu envie de couper à tel point l'histoire et les enjeux me paraissaient d'une inintérêt spectaculaire.
Reste un casting assez cool (Samuel Jackson, Gary Oldman, Michael Keaton) mais qui semblent être là pour le cachet parce que bon, leurs personnages sont aussi mal écrits que le reste. Et pour rajouter la petite crotte au dessus de ce tas de merde, l'OST est médiocre, ce qui fait d'autant plus regretter celle de Poledouris.

Conclusion : il faut matter le Robocop de 1987.

thelinkdu40:
Aujourd'hui j'ai vu Coraline, si, si c'est le nom d'un film d'animation avec pour personnage des marionnettes un peu la même pâte artistique que l'étrange Noël de Mr Jack ou nightmare before christmas(pour ceux qui préfèrent les titres anglophones) j'ai connu ce film fabriqué de toute pièce(quelle jeux de mot) par le biais de Ginger force.




Voici le résumé :

Coraline Jones est une fillette intrépide et douée d'une curiosité sans limites. Ses parents, qui ont tout juste emménagé avec elle dans une étrange maison, n'ont guère de temps à lui consacrer. Pour tromper son ennui, Coraline décide donc de jouer les exploratrices. Ouvrant une porte condamnée, elle pénètre dans un appartement identique au sien... mais où tout est différent. Dans cet Autre Monde, chaque chose lui paraît plus belle, plus colorée et plus attrayante. Son Autre Mère est pleinement disponible, son Autre Père prend la peine de lui mitonner des plats exquis, et même le Chat, si hautain dans la Vraie vie, daigne s'entretenir avec elle. Coraline est bien tentée d'élire domicile dans ce Monde merveilleux, qui répond à toutes ses attentes. Mais le rêve va très vite tourner au cauchemar. Prisonnière de l'Autre Mère, Coraline va devoir déployer des trésors de bravoure, d'imagination et de ténacité pour rentrer chez elle et sauver sa Vraie famille


Je tiens à dire que c'est la première fois que j'ai autant eu d'empathie avec un personnage, à chaque instant mon coeur palpitait, on se demandait si elle allait s'en sortir tout au long du film, j'ai eu peur tout au long du film pour elle, j'ai étais triste quand elle étais triste, enfin bref c'est un bijoux.


Animation: 5/5: j'aime bien les films d'animation fait avec du bric à brac, ça donne un style tout mignon
Musique:3.5/5: j'en ait bien aimé quelques une mais certaines étais bof.
Histoire :5/5: original et bien ficelé(définitivement je fais un combo de blague pourris aujourd'hui)l'histoire est très prenante et on trouve vite de l'empathie pour Coraline.
Décor 5/5: pareil j'aime bien les décors fait main comme ça.


19/20 voilà je vous le conseille.

Duplucky:
Aujourd'hui, j'ai vu un film qui me semble un peu sorti de nulle part tellement j'en ai pas entendu parlé et que c'est grâce à mon frère si je le connais : Blackstorm

Il s'agit d'un film catastrophe sans grande prétention traitant des tornades, comme l'avais fait jadis un certain Twister. Après une petite mise en bouche vite fait, on se retrouve avec énormément de blabla pour mettre en place les (nombreux) personnages du film et les situations, ce qui nous permettra de deviner à l'avance ce qui nous attendra durant le film. Donc point de vue surprise, c'est vraiment pas de ce côté là qu'on ira les chercher, d'autant plus qu'on se retrouvera avec certains clichés typiques du film catastrophe, censés mettre du suspens, mais qui n'y arrive pas pour la simple et bonne raison que c'est du déjà vu et qu'on sait forcément comment ça va se terminer.

Enfin heureusement, l'essentiel du sujet est vraiment bien géré : les apparitions des tornades sont vachement impressionnantes et le carnage qui en découle vraiment... impressionnants aussi, d'autant plus que les tornades apparaissent de façon assez soudaine et que c'est donc là qu'on est prit par surprise. De plus, le réalisateur du film a eu une bonne idée : il mixe les séquences en vue normale comme dans tout film qui se respecte et les séquences filmées à la caméra à la Projet Blair Witch ce qui permet de voir les tornades au loin et de voir le carnage qui en découle en première loge et de s'y croire dedans.

Ceci dit, je trouve ça un peu dommage qu'au final, certains personnages présentés dans la longue introduction disparaissent durant quasi tout le film, moi qui pensait assister à toute une batterie de mini-intrigues de survies durant ces catastrophes alors que le résultat final se révèle plus linéaire mais bon, franchement, j'ai passé un super moment sur ce film qui en met plein la rétine. Je le conseille volontiers et lui met un petit 7/10. :^^:

Leena:
Cette semaine j'ai vu Hippocrate.



Benjamin est interne et espère devenir un grand médecin. Pour son premier stage il se retrouve dans le service de son Père et arrive plutôt sûr de lui. Mais il va vite se rendre compte que la pratique est bien plus compliquée que la théorie. Entre son Père qu'il n'arrive pas à voir et son co-interne Abdel, médecin étranger plus expérimenté que lui, Benjamin va devoir faire face à des situations dont aucun livre n'a pu le préparer.

C'est un film vraiment intéressant et qui dépeint plutôt bien la difficulté du métier en s'éloignant des clichés des séries américaines. Je n'ai pas demandé à un interne s'il trouvait ça plutôt fidèle à la réalité mais en tout cas ça m'a plutôt l'air de l'être. Thomas Lilti, le réalisateur, aurait pu être tenté de théâtraliser plus les choses en tant que cinéaste mais puisqu'il est lui même médecin il a dû fortement s'inspiré de son expérience. Le film est plutôt bien dosé entre scènes drôles et moments plus durs. Il montre plusieurs facettes de l'hôpital, les internes, les infirmiers, les problèmes financiers .. Au final on ne connait pas grand chose de la vie de Benjamin mais c'est aussi l'intérêt du film je pense. Il décrit bien la vie de l'hôpital dans sa globalité et non pas seulement de Benjamin en tant qu'interne. J'ai lu une interview de Thomas Lilti où il cite l'expression de Camus « Une société se juge à l’état de ses prisons », et en ajoutant qu'il était possible de dire la même chose des hôpitaux.

Suijirest:
J'ai vu Dracula de Coppola.

Un film très impressionnant sur le plan technique et visuel, avec un sens de la photographie et de la mise en scène de haute volée. Qui plus est, le réalisateur témoigne d'un amour fou pour Stoker et ses personnages.

Je regrette uniquement qu'on vogue de la plus subtile et palpable tension sexuelle distillée à travers plans et actes au second degré, à du tronchage de donzelle bête et méchant. De la même façon, on a des moments angoissants où la puissance du vampire s'impose en filigrane, et d'autres où c'est de la plus pure démence qui nous percute au visage. Tellement d'extrêmes qui se croisent sans se rencontrer qu'au final, je me dis qu'en s'en tenant à une zone d'influence plus délimitée, Coppola aurait pu donner à son oeuvre un statut encore plus mythique.

17/20, alors que le film pouvait prétendre au 20/20. Try again. v.v

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