Art > Longs métrages et Télévision
Aujourd'hui j'ai vu...
D_Y:
Je trouve pas que ce soit un film mythique perso. Nosferatu le défonce (étant le meilleur film sur Dracula de toute façon) et même certaines adaptations de la Hammer avec Christopher Lee sont plus dignes d'interet.
Enfin bon personne n'as fait l'adaptation ultime du livre.
Yuan:
Dimanche passé, j'ai vu Cloud Atlas, un film que je voulais voir depuis les premiers trailers que j'en avais visionnés. C'étaient surtout les images qui m'avaient mis l'eau à la bouche de par leur esthétique très particulière. Du moins, visuellement, j'étais comblé en quelques secondes. Finalement, je ne suis jamais allé voir le film en salle... mais j'ai rattrapé mon retard désormais !
Pour le moment, mon avis est un peu mitigé. Il faut vraiment que je revois le film (le fait que je faisais mes devoirs en même temps pendant le début n'a pas aidé, je l'avoue), qui est atrocement dense et difficile à vraiment cerner en un seul visionnage selon moi. Cette densité ne fait pas sa force, mais il y a d'autres points sur lesquels j'aimerais passer avant d'aborder le film dans son contenu pur.
Tout d'abord, et parce que c'est ce qui m'a le plus tenu en haleine de tout le film : la réalisation. Il y a certaines scènes où j'avais vraiment envie de crier au génie. On a de magnifiques jeux de couleurs et des plans cadrés avec beaucoup d'habileté. Pendant chacune des trois heures du film, on en a plein la rétine, et c'est du gros miam-miam. Franchement, rien que pour ça, j'estime que le film vaut le détour. Chaque époque abordée par l'histoire est complètement maîtrisée sur le plan esthétique – j'aurais peut-être quelques réserves pour la période futuriste à Neo-Seoul cela dit, mais ça c'est plus pour le côté over the top/tou meutch de certaines scènes (et le fait que c'était le scénario qui m'ait le moins plu n'a pas aidé, il faut l'avouer).
Le jeu d'acteur était globalement très bon et je n'ai pas grand chose à dire là-dessus, à part pour Sonmi-jesaispluscombien, pour qui j'ai trouvé que l'actrice avait des expressions parfois un peu forcées. Ça va un peu avec le personnage, mais sur certains moments, c'était pas hyper subtil. Mais c'est pas non plus une catastrophe, donc bon.
La musique aussi est excellente, surtout le que j'ai encore en tête depuis dimanche, et que je réécoute encore un peu ces jours-ci tellement il est bô. Grosses larmes. :cry:
Maintenant, pour ce qui est des trames superposées tout au long du film... Je pense que mon principal reproche sera leur inégalité. On se retrouve très vite à s'intéresser à certaines trames plus qu'à d'autres. Et ça n'aurait pas été mauvais si, justement, celles qui n'ont pas attiré notre intérêt de base ne finissaient pas par le perdre en cours de route. Je sais que pour ma part, j'ai complètement décroché du scénario avec la journaliste (pourtant il avait de très bons éléments, mais sur la fin j'étais bien plus captivé par les autres) et de celui à Neo-Seoul. En revanche, je me suis beaucoup pris d'affection pour l'histoire avec le compositeur ptdr Yuan c tro surprenan 2 ta par, celle avec l'éditeur, et celle avec l'esclave (malgré sa fin niaise). Heureusement, le film, de par sa très bonne réalisation, n'arrive jamais à complètement perdre son spectateur. Par là, je veux dire que malgré mon intérêt plus faible pour les autres parties, je ne les ai pas non plus ignorées quand elles passaient. Au contraire, le découpage bien dosé (et tant mieux d'ailleurs, puisque c'était essentiel dans une œuvre construite en patchwork comme celle-là) permet de toujours relancer un peu d'intérêt pour chaque trame. Pas de façon égale, comme je le disais plus haut, mais on n'a jamais de perte d'intérêt totale, et ça, c'est vraiment gg étant donné la densité de chaque scénario. Encore une fois, l'aspect visuel joue énormément.
Il faut le dire, c'était extrêmement ambitieux de vouloir adapter une œuvre aussi complexe en un seul film, pour des raisons évidentes (d'ailleurs, il faudrait que je lise le livre d'origine). Mais je pense pouvoir dire que le pari est plutôt réussi, même s'il en demande bien plus qu'un film lambda de son spectateur. Je pense néanmoins – pour le moment du moins, et il faudrait que je me refasse un avis sur la question après un deuxième visionnage – que la plus grande faiblesse de Cloud Atlas reste dans les messages qu'il véhicule. Au final, au bout des trois heures, la question qu'on a sur les lèvres c'est : « oui, et ? » Autant les thèmes taclés par la partie à Neo-Seoul sont clairs et intéressants, autant on reste sur sa faim quand même. Quant aux autres, on est un peu perdu et on n'arrive pas à apprécier chaque histoire de façon séparée puisqu'on ressent le besoin de la lier aux autres (et à raison, parce que sinon on aurait 6 œuvres différentes, pas une seule). Je pense donc pouvoir dire que les thèmes ne sont pas particulièrement marquants, parce que bon, « l'amour et l'amitié triompheront », c'est pas tip-top, et c'est malheureusement ce qu'on en retient le plus au bout du compte.
Enfin, difficile de mettre sur des mots exacts mon ressenti du film. Encore une fois (je le dirai pas assez je pense), il faut vraiment que je le revoie. Mais en attendant, je pense quand même pouvoir le recommander sans me tromper, parce que même si vous finissez par avoir des choses à lui reprocher, Cloud Atlas possède des qualités qu'il est difficile de nier, et de par son format ambitieux, il mérite quand même un petit détour de la part de tous ceux qui apprécient le cinéma.
D_Y:
--- Citation de: Arrogant Mischief le vendredi 22 août 2014, 07:53:01 ---J'ai récemment été voir Lucy au cinéma (avec Scarlett Johannson et Morgan Freeman en tête d'affiche) et c'est un film que je vous recommande chaudement. Certes, le côté Besson se ressent plutôt bien au travers du scénario et certains ont même dit que c'était un films pour les fans de Besson. Mais c'est faux, je suis loin d'être fan et j'ai adoré ce film à la tournure complexe et à la fin vraiment surprenante (pas de spoil, c'est promis). L'histoire est centrée sur l'évolution possible du cerveau humain, de ses capacités si grandioses que nous avons restreintes à 10%. Evidemment, petit clin d'oeil à l'histoire de Lucy la première femme découverte par les archéologues. Un film qui bouge avec avec sa pointe d'humour et évidemment Scarlett qui brille dans son rôle.
La bande annonce : www.youtube.com/embed/uYZDo-RBVeY
--- Fin de citation ---
Un peu vu sur le tard, et personnellement je l'ai trouvé merdique. Déjà le postulat des 10% de cerveau utilisés est une grosse légende urbaine venant d'une théorie vaseuse (les gens qui sortent cet argument de merde sans arrêt pour montrer qu'ils sont forts en science ça me sort par le trou de balle), mais bon à la limite, c'est pas vraiment le problème.
Le hic c'est la réalisation. Ce qui est raconté n'a vraiment aucun sens et part dans le grand n'importe quoi. Le point central de tout ce bordel est, à mon sens, bien illustré par la course poursuite Rue de Rivoli, filmée en mode Parkinson et avec des voitures de flic en CGI qui volent dans tous les sens. Sans aucune notion de rythme et de cadrage, un peu comme Taxi en somme sauf que dans Taxi au moins, c'était pas des effets spéciaux jeux vidéo.
Et puis comme d'hab avec les bouses de Besson, les acteurs sont en roue libre alors qu'ils sont tous bons à la base (l'acteur principal de Old Boy, c'est pas un clodo quand même, ben avec Besson si), l'action est brouillonne comme pas possible et le tout part dans le gros délire méta-physique pour les Nuls.
Ah et la fin est tellement originale et surprenante que c'est exactement la même que celle de Ghost in the Shell... entre d'autres pompages évidents comme Matrix, Akira, et de manière plus flagrante, 2001 l'Odyssée de l'Espace.
Le Besson de Nikita est mort :coffee:
Suijirest:
Je suis allé voir Sin City : J'ai Tué pour Elle.
Je n'ai pas vu le précédent film, ni le roman graphique.
Je mentirais en disant que je me suis fait chier. Y a un parti pris esthétique certain, des acteurs qui collent à merveille à leur rôle, surtout Mickey Rourke qui en jette des paquets de dix en Marv.
Je mentirais en disant que j'ai aimé. Les scènes d'action sont plus WTF qu'un DmC, les intérêts en présence n'évoque aucune empathie particulièrement forte et les histoires sont cousues de fil blanc, le comble pour un roman noir.
Je mentirais en disant que Jessica Alba elle a pas un super beau cul et que la scène du night club m'aurait pas envoyé le tibia dans le pif si je m'étais scotché la bite à la cuisse.
Note finale, 10/20 et ça, je ne mens pas.
Kitty:
--- Citation de: Wolf le lundi 06 octobre 2014, 00:05:33 ---Je n'ai pas vu le précédent film, ni le roman graphique.
--- Fin de citation ---
Je crois que ça explique ta note finale.
Ton manque d'empathie vient sans doute du fait que tu ne connais pas le passé des personnages. C'est notamment difficile de comprendre la situation de Nancy/Jessica Alba, si on a pas vu le premier film.
Je te conseille fortement de le voir en tous cas, surtout si tu aimes Marv. Il envoie du pâté dans le premier Sin City.
Sinon moi c'est Eva Green qui me rend totalement lesbienne.
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