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Aujourd'hui j'ai vu...
Kitty:
Il y a deux semaines je suis allée voir 47 Ronin. C'est un très beau navet je dois dire. En même temps vu le flop qu'il a fait aux Etats-Unis, on peut pas dire que j'étais pas prévenue^^
C'est bizarre parce que j'arrive pas vraiment à savoir ce qui cloche. J'ai été mal à l'aise tout du long mais en même temps j'ai pas vu le temps passer. D'un côté, l'histoire est intéressante et l'esthétique est vraiment soignée (Rick Genest^^) mais de l'autre il y a un montage foireux, des dialogues insipides et le charisme d’huître de Keanu Reeves.
Trictus McNatret:
Je plussoie Coolben... J'ai personnellement bien aimé Hunger Games, qui, sans être la meilleure oeuvre de sci-fi que j'ai lu, se défend vachement bien en bouquin, et surprend beaucoup.
Si le premier tome peut ressembler à un BR à l'américaine, les nuances restent tout de même assez importantes puisqu'il ne s'agit pas d'une bataille entre camarades de classes, mais entre candidats tirés au sort contre leur gré, ce qui change beaucoup de choses. D'autre part, les armes, les spécificités de l'arène et la mentalité derrière les jeux sont très différents de BR. D'autre part, le personnage de Katniss est vachement plus intéressant sur papier, puisque le suivi de ses pensées est... Fascinant. Vraiment, c'est une héroïne qui m'a pas mal plu.
Et si le premier film a de grosses et indéniables faiblesses, en commençant par une caméra tenue par un vieillard tremblotant et une mauvaise exploitation de l'image, le second est franchement pas mal. Il a encore quelques soucis, notamment quand il s'efforce d'ajouter du romantisme là où il n'y en a PAS (Katniss est la fille la plus anti-romantique qui soit) de façon complètement absurde, mais il s'en sort pas trop mal. Si l'adaptation n'est pas un chef d'oeuvre, ça reste sympa à regarder, et y a certains des acteurs que j'apprécie beaucoup.
Après, Hunger Games est une de ses sagas de sci-fi jeunesse, à la fois adaptée à un public d'adolescents et réflexives, qui suit la mode de l'Uglies de Scott Westerfield (que j'avais adoré), et qui, honnêtement, s'en sort bien. L'univers est vachement cohérent et bien présenté, les personnages peuvent être vraiment cool, pas d'OOC et un traitement cohérent, du drama bien dosé... L'évolution de la trame est marquée par des plot twist plutôt sympa, le manichéisme se fait de plus en plus démolir et les thématiques abordées m'ont pas mal plu. Et puis, c'est un ouvrage qui n'hésite pas à heurter l'empathie du lecteur pour dire ce qu'il a à dire. Donc je pousse les déçus des films à tenter les livres, ils pourraient être agréablement surpris.
Sinon, dans le même genre, j'ai vu Divergente. J'avoue que l'affiche, très laide, et la catégorisation du film en science-fiction/romance m'a fait grimacer, mais heu, honnêtement... Honnêtement, c'est pas mal. L'oeuvre est également adapté d'un bouquin que je n'ai pas lu et donc que je n'évoquerais pas, même si les extraits qu'on m'en a proposé me tentent bien.
Ca se passe dans un Chicago fututiste, post-apocalyptique et dystopique, où les survivants coexistent à travers cinq factions aux moeurs et aux mentalités très orientés, qui permet de leur attribuer une place dans la société. Les Fraternels, soudés et pacifistes, travaillent la terre, les Sincères qui croient en la transparence absolue travaillent dans le droit et le journalisme, les Audacieux qui prônent la force et la bravoure forment la police, les Erudits sont des ingénieurs et des scientifiques, et les Altruistes, qui condamnent l'ego et vantent le collectivisme, travaillent pour le gouvernement.
Les règles et les moeurs au sein de chacune des factions peuvent être très durs, amènent les éléments inadaptés à en être évincés et à devenir des miséreux sans-faction, les factions fournissant logement et nourriture à leurs membres. Les enfants grandissent au sein de la faction de leurs parents, puis subissent un test psychologique permettant d'indiquer celle qui leur convient, avant de pouvoir choisir la faction qu'ils veulent rejoindre. Le test sert bien sûr à leur éviter un mauvais choix, qui pourrait les conduire à devenir sans faction ou à mourir.
L'héroïne, Béatrice Prior, est un cas unique : lors de son test, elle obtient un résultat non-conforme, elle tient de trois factions à la fois (Erudit, Audacieux et Altruiste) et est donc divergente, ce qui est considéré comme nuisible pour la société et pourraient l'amener à être éliminée. Pour survivre, elle doit s'adapter à une faction unique et cacher sa particularité. Fascinée par les Audacieux, c'est eux qu'elle choisit.
Alors que dans l'ombre, la politique de la cité crée des dissensions qui pourraient avoir des conséquence fâcheuses, les Erudits semblant lorgner la place au gouvernement des Altruistes, Béatrice, devenu Tris, découvre la vie au sein des Audacieux, faction aux moeurs brutales et suicidaires, chez qui prouver son courage à tout instant est une obligation. Ils escaladent les infrastructures par leurs façades, sautent dans les trains en marches, et doivent passer des tests d'aptitudes physiques et mentales très difficiles. Il lui faut donc survivre et trouver sa place au sein de ses casse-cous violents...
La première faiblesse que je pourrais reprocher au film tient de ce qu'il soit extrêmement difficile de faire un résumé à la fois condensé et explicite. Les synopsis sont généralement soit court et peu alléchants, soit très longs et plein de spoil ; c'est un mauvais point. Mais il est vrai que la richesse du monde, les particularités qui le rendent attractifs sont difficiles à aborder brièvement.
De ce dernier, je dirais qu'il est franchement pas mal conçu. On retrouve un système de castes, vers lesquelles la jeunesse est orientée en fonction de son profil psychologique, et au sein desquelles il faut se mettre à niveau et s'adapter, ce qui est parfois très dur. La thématique de l'adaptation sociale, de ses difficultés, dangers et aléas... y est vraiment bien travaillée, les transfert nés dans d'autres factions doivent se faire aux moeurs de celle qu'ils ont choisis et subissent une forte pression (chez les Audacieux, ceux qui ratent les test d'aptitudes sont évincés), il y a violence, mensonge, corruption et intimidation, et les divergents, qui pensent différemment et sont du coup considérés comme des dangers, doivent cacher leur nature pour survivre.
On a beaucoup reproché à Divergent l'incohérence de cette notion de profil psychologique qui destine à une fonction sociale, mais, heu... Personnellement, j'estime que toutes ces pratiques d'embauche récente qui tourne autour du profiling lui donnent au contraire une certaine tangibilité. De même, les divergents pourraient être tous ces gens inadaptés à la société car pensant trop différemment pour ne pas inquiéter les employeurs.
La trame est bien menée, on suit à la fois l'évolution de Tris, qui doit rester à niveau pour ne pas devenir sans-faction tout en cachant sa nature divergente, et à la fois l'intrigue politique qui se dessine en arrière-plan, et qui conduit le scénario vers son point culminant. C'est peut-être traité un peu trop vite par moment, mais le livre a l'air très dense, et ils ont apparemment dû supprimer pas mal de personnages secondaires pour le mettre à l'écran.
Sur le plan technique, le film a bien peu à se reprocher. En fait, je dirais qu'il subit un traitement classique, peu audacieux mais efficace, et plutôt sensible. De bonnes musiques, des décors post-apo très sobres, peut-être un peu épurés, des costumes pas trop mal travaillés, un jeu d'acteur qui passe bien avec quelques mollesses de certains et marques d'héroïsmes d'autres (j'ai beaucoup aimé celui de l'actrice principale), un jeu de costume bien trouvé (vous comprendrais en regardant, je suppose), et un bon travail de réalisme sur les cascades, le traitement de la violence, etc... C'est pas extraordinaire, mais ça pêche pas, quoi.
Ah, si, un truc qui m'a clairement agacé : la romance. TRES TRES MAL JOUEE. C'EST NAZE. STOP LA ROMANCE. FINI. ON FAIT PLUS DE ROMANCE DANS LA SCI-FI, CA SE PETE TOUT LE TEMPS LA GUEULE. Sérieusement, j'ai eu l'impression qu'à chaque scène romantique, le jeu des acteurs se ramassait par terre. C'était ignoble et vachement mal introduit dans le récit. Paraît que dans le bouquin aussi, ça se rate un peu. M'enfin.
En bref, un monde extrêmement intéressant et travaillé, de très bonnes thématiques bien traitées, une certaine sensibilité qui ne m'a pas déplu... Mais aussi quelques mollesses et, surtout, un romantisme guimauve absolument gratuit et mal foutu qui m'ont parfois gâché mon plaisir. Un divertissement agréable, qui manque un peu d'audace mais m'a au moins donné envie de lire le livre.
D_Y:
Et la romance entre Deckard et Rachel dans Blade Runner c'est du poulet ? v.v
Sinon j'ai aussi vu 47 Ronin et je rejoins Kitty. Pourtant il y avait de la matière vu l'histoire mais les differentes peripeties manquent de piquant et ça se suit sans grand interet.
Pas trop compris l'interet d'avoir foutu le personnage de Keanu Reaves qui sert à rien au final (sauf peut être remplir le quota d'occidental du film), puisque le personnage le plus important semble être le gars de San Ku Kai dont j'ai oublié le nom.
Je sais pas trop non plus pourquoi ils ont choisis de faire un Japon fantastique avec des bestioles à la sauce Avatar, vu que l'histoire parle tout bêtement de samourai, et qu'à mon sens être fidèle à la realité historique aurait été une meilleure idée. Mais bon on est plus à ça de prés.
Poulika:
Je plussoie l'avis de Cap et rejoins (un peu) l'avis de Coolben et de Rictus. PARCE QUE j'ai vu Hunger Games 2, toujours sans avoir lu les bouquins, que je ne toucherais pas de toute façon, et que je me rend compte que ça va effectivement plus loin qu'un "Battle Royal Like".
(Cliquez pour afficher/cacher)Alors j'avais reproché la sous exploitation du contexte de Panem et des districts, en disant qu'ils avaient traité le sujet de façon lacunaire et que quitte à en parler si peu, autant ne pas en parler du tout. Là, j'ai été gâté puisque c'est exactement l'inverse qui se produit : Le contexte au détriment du jeu.
Cet épisode nous parle beaucoup de ce qu'il se passe dans les districts, ses histoires de rebellions contre l'oppresseur. Malheureusement, ça me plait toujours pas. Je dis pas que l'idée est moisie hein, c'est un sujet qui pouvait être sympa. Seulement j'avais vraiment l'impression d'avoir vu ce genre d'histoire des tas de fois et mieux exploité qui plus est. Hunger Games : L'embrasement ne va pas bien profond dans le sujet de la rébellion, le film utilise un schéma stéréotypé, autant que ses personnages opposant les grands méchants très très sadiques, les gentils très très gentils et très très désespérés et une entité supérieure, ici représentée par une seule personne parce qu'il faut pas que ce soit trop compliqué quand même.
Concernant la structure du film, j'avais envie de m'arracher la tête. Le début relate la tournée des vainqueurs, pour rappel Katniss et Peeta, donc on passe un long moment à visiter les districts à constater comment les districts sont pauvres, maltraités, comment les méchants sont méchants et les gentils gentils et blasés par le système. Dans l'idée, encore une fois, je suis pas contre. Mais c'est juste super chiant; ça dure des plombes et il ne se passe rien, on voit juste des gens être des martyrs du système et, encore une fois, vu par l'unique spectre de Katniss, ce qui enlève toute empathie. Le début est entrecoupé de romantisme très chiant et de discours émouvants sensés montrer à quel point Katniss représente un espoir. On va aussi faire un tour dans la "Cour du Roi Snow", revoir l'amoureux secret de l'héroïne, essayer de réintégrer tous les personnages de l'épisode précédent dans l'histoire en mode "Oh tu es là toi aussi ! Mais quelle surprise !" ... Tout cela est chiantissime, mais vraiment. On met bien 40 minutes avant l'annonce du Hunger Games, et toute cette partie sensé montrer le background tombe à l'eau, ne serait-ce que parce qu'on nous rabat les oreilles avec ces histoires de romance.
Alors chouette on nous annonce que la prochaine édition sera composée uniquement d'anciens vainqueurs. Et c'est une bonne nouvelle je trouve. Après avoir mis des gens random on va avoir des participant plus expérimentés, j'imagine. ça peut être cool après tout. Bon on passe 40 minutes d'introduction au jeu similaires à l'introduction du premier film. Je passe rapidement là dessus, mais je suis réellement énervé parce que toutes les étapes initiales et inutiles pour le récit qui étaient présentes dans le premier film sont remises sur la table. Pourquoi diable nous montrer quelque chose qu'on a déjà vu et qui servait déjà à introduire le sujet ?! Sérieusement sur l'heure et 20 minutes d'introduction, on peut en virer au bas mot la moitié. Spéciale dédicace au moment ou Peeta annonce à la télé que Katniss serait enceinte. C'est faux, mais l'idée est géniale, elle remet en cause la participation de Katniss, idée désamorcée 50 secondes plus tard où on nous dit que Fuck It les jeux auront bien lieux. Ce genre de choses ce sont typiquement des parties qui fonctionnent dans un bouquin mais qui n'ont pas leur place dans une adaptation au cinéma. Et le film en est bourré.
Bref ! La Baston ! Toute la dream team est présente, ça, c'est cool !
Hélas les mêmes reproches que j'avais fait pour le premier (Histoire uniquement centrée sur un personnage, Katniss pas aussi dégourdie que le film veut bien l'admettre, ...) se retrouvent ici et d'autres se rajoutent; à commencer par la formation d'un clan. Ce qui de base pue du cul, faire une alliance dans un jeu où il n'y a qu'un seul vainqueur, c'est déjà une idée de merde à la base et dés ce moment tu sais que ça ne se finira pas par un bain de sang. Alors pour pallier au manque d'adversité, un procédé simple : La menace vient d'ailleurs et les méchants concepteurs du jeu envoient tour à tour, Champ de force, Fumée toxique (Qui fait des boutons qui, pour la première fois du film, me procurent quelque chose, en l'occurrence du dégoût, c'est un bon début), mandrills ( Uniquement des mâles d'ailleurs, je sais pas si c'est fait exprès), tsunamis, rotation de terrain. Bref, la menace vient du terrain et non pas d'autrui. On apprend peu à peu (Et seule Katniss semble ne pas s'en rendre compte) que les participants sont presque tous complices pour péter le jeu et ne pas participer, que Katniss est l'élue, porteuse d'espoir et tout le monde doit la protéger. Katniss envoie une flèche d'électricité sur le dime, court-circuit, vaisseau spatial, ils s'échappent et on apprend que Seymour Hoffman (Son dernier rôle d'ailleurs, dommage de finir sa carrière là dessus) est un rebelle.
Le problème de ce film, c'est qu'il a, selon moi, une grosse incohérence. Le 75ème Hunger Game est une farce inhérente au développement du récit. Je ne vois pas l'intérêt de faire tout un patafouin sur le tournoi si c'est pour le démonter aussitôt. Déjà parce que c'est pas la peine d'attendre de risquer la vie de tout le monde pour commencer la rébellion, et puis parce que c'est frustrant merde ! J'attends depuis le début qu'ils se tuent tous et on m'enlève ce seul plaisir en me disant qu'en fait le tournoi était un cake qu'on arrête au milieu ? Je me suis réellement senti volé en voyant le film. Alors certes je peux pas reprocher à un film de ne pas me montrer l'idée que je m'en faisais, mais là on a passé un temps fou à m'expliquer que ça allait se battre sévère et cette histoire de complot n'intervient qu'une fois dans l'arène. Le contexte doit être au service du sujet. Là le contexte prend le dessus et ça tombe mal parce que le contexte, je le trouve tout naze à la base.
Et je me rend compte que je me suis étendu. J'ai plein de choses à dire mais ça partirait trop dans tous les sens et au fond tout le monde s'en fout donc je m'arrête là.
Saryx:
Pouli (tu permets que je t'apelle pouli?) tu résumes assez bien mon idée sur le film qui est qu'il n'est pas mauvais en temps qu'adaptation, plutôt fidèle au bouquin même si certains trucs me font encore râler quand je le revois, mais que justement sa structure fait trop livre. le découpage est sympa quand on le lit, indigeste quand on le voit. Les suspens qui dans le livre se résolvent bien plus tard au vu des descriptions et du temps de lecture se passent ici en deux scènes.
Je me souviens que lorsque j'ai été le voir au cinéma des gens se sont plaint de la fin alors qu'elle est exactement comme celle du livre (mis a part que dans le livre, la réaction de katniss n'apparait pas) et le problème vient du fait que ce n'en est pas une, elle est faite pour lancer le troisième tome pas pour vraiment conclure le deuxième.
C'est dommage que tu ne veuilles pas les lire, étant donné qu'ils sont plus approfondis que les films (c'est pas transcendant non plus mais c'est plus digeste)
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