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Aujourd'hui j'ai vu...

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Suijirest:
Je voulais aller voir Her ce soir.

Pas de chance, séance complète. Je me rabats sur Real, un film japonais.

C'est l'histoire d'un jeune homme qui entre dans l'esprit de sa fiancée, mangaka de renom qui tenta de se suicider un an plus tôt ; par ces intrusions dans son inconscient, le héros espère comprendre les motivations de son geste, et lui faire reprendre goût à la vie. Bien entendu, il va mettre pied dans un monde factice qui ne sera pas tendre avec lui...


On pourrait penser que Real est la version japonaise de Inception, car dès le début de la séance on sent poindre les mêmes thématiques de l'égarement entre réel et onirique, messages et cadrage. La comparaison tient un certain temps avant de plonger dans d'autres films américains que je ne citerai pas.


L'histoire est globalement convenue et prévisible, mais l'intérêt du film se trouve plus dans le traitement de l'image et du sentiment. Real est en effet très froid, très vide, et chaque plan s'efforce de mettre en place une occupation de l'espace strictement délimitée. Que ce soit par un poteau noir, un rideau translucide, une vitre aux reflets voyants, un bureau avec des coudes appuyés, ou au contraire un câble noir, une table, un lit double, on voit clairement les rapports et les démarcations entre les personnages, ou parfois, entre l’œuvre et le spectateur. L'espace de travail, lieu d'isolement de l'artiste, est surchargé d'outils, de bibelots et de souvenirs alors que la table, lieu de rapprochement pendant les repas, se montre on ne peut plus spartiate et fonctionnelle. Toutes sortes de dichotomies du genre se ressentent d'un peu partout. La dominance du blanc, du gris, de l'ocre et d'une manière générale des couleurs "froides" affermissent le propos de la ville d'adultes moroses pour mieux jurer avec les débauches de couleurs sur l'île d'Hikone, symbole d'enfance et de pureté perdue. Oui, Real n'est pas un film où les émotions débordent et virevoltent, où les images s'enchaînent à un rythme effréné. Ce n'est pas une faute. C'est un choix assez japonais, dans l'essence d'une estampe immobile et représentative contre un tableau flamand pris sur le vif.


Le film est loin de la perfection sur le plan technique : on sent clairement que tout a été fait en studio, les fonds verts et autres effets par ordinateurs sont assez risibles tellement ils sont voyants. De plus, le film misant énormément sur son aspect "artistique" qui se montre parfois un poil prétentieux, au surcroît vu l'originalité très limitée du scénario et de son propos, il ne faut clairement pas y chercher une révolution quelconque, mais plutôt une mise en application soignée et réussie de codes bien établis.

Note finale : 16/20 et recommandation personnelle.

Poulika:
Depuis peu, je me refais les Disney, notamment Raiponce (Qui est plus mauvais que dans mes souvenirs en fait), Peter Pan, Mulan (Première fois et très bonne expérience) et Tarzan qui est bieeen meilleur que dans mes souvenirs. En fait Tarzan, je me souviens l'avoir vu au ciné il y a pas si longtemps, à vue de nez j'aurais dit en 2004 ... 2003 dernier mot ! En fait le film date de 1999 ... wtf ?
Et puis franchement, l'animation fait assez moderne avec quelques touches de CGI à peine visibles et des décors franchement délicieux. Je suis assez stupéfait par le récit qui est vraiment pas mal malgré quelques obviouseries et surtout par la musique. Autant je suis pas adepte de Phil Collins post-Genesis (Et de presque tout le Genesis période Phil Collins en fait), mais faut avouer qu'il envoie sec dans la composition. D'ailleurs ça me manque que Disney n'ait plus recours à de grands compositeurs comme sur Tarzan et le Roi Lion avec Elton John ... 'Fin bref je voulais pas vraiment parler de ça à la base.

L'autre jour donc, j'ai pu voir Hunger Games. Je savais que le film était un sorte de Battle Royal sauce Hollywood et sérieusement, tout ce que je pouvais craindre d'un Battle Royal sauce Hollywood était présent. La principale gène, symptomatique de ce genre de film, c'est la distribution : On fout du teenager bogoss sans charisme et semblable physiquement à n'importe quel autre acteur. Passe encore pour le personnage principal qui se démarque à peu près du lot, mais le reste des personnage est un patchwork stéréotypé de l'image que je me fais des jeunes américains. C'est fou.
Le récit est tout naze; une heure d'introduction au grand jeu, sérieux, c'est interminable. Si encore l'introduction permettait de poser des bases importantes, une morale, une problématique sur la mort, sur l'absurdité de la situation et de la société, sur la vengeance des Etats que je sais plus quoi qui amènent à ce triste spectacle, mais non elle est juste la pour poser des données : Rien de la mise en scène, ne serait-ce même pendant l'espèce de cérémonie avec des chars, moment absurde au possible, ne suggère une quelconque remise en question sur la situation, qui est quand même folle et intéressante. Bref c'est une heure d'introduction, une heure (Si si j'insiste, une heure) pour juste présenter ce qu'il va se passer pendant l'heure restante, c'est à dire, le seul intérêt du film (Oui parce qu'entendre pendant une heure "Ohlala qu'est-ce qu'elle est forte au tir à l'arc", ça va quoi.) C'est juste pas possible de faire une rallonge pareille, surtout que l'heure restante me semble extrêmement bâclée. La structure de ce film est triste.

(Cliquez pour afficher/cacher)Pendant l'heure de film suivante, le combat à mort entre 24 protagonistes où il ne doit rester qu'un seul survivant, il n'y quasiment aucune surprise. Quasiment parce que pour le coup du "Finalement, il y aura deux vainqueurs si les deux joueurs d'un district survivent", c'est fort. Je m'attendais assurément à ce que les deux du district 12 survivent, mais pas avec cette issue (La mauvaise pirouette étant "Olol, au dernier moment on annonce qu'il n'y aura qu'un seul survivant quand même" puis les deux décident de se suicider parce que keur keur et en fait non. Pitoyable). Bref, tout est extrêmement convenu et dés le moment où tu vois la gueule des personnages tu sais à peu prés qui va crever quand, tu sais que la petite va faire copine avec l'héroïne, tu sais que joffrey (J'ai décidé d'appeler le blond méchant comme ça) va être le boss final, tu sais que les morveux vont se faire lapider au début, tu sais que le blond gentil il va tomber amoureux et que soit il va mourir et qu'on aura le droit à au bas mot 5 minutes de pleurs de connasse ou alors qu'il va survivre, d'une manière ou d'une autre ... Pas de surprise.
Ce qui me déçoit c'est que la narration ne se concentre que sur un personnage et que du coup on ne voit que très peu d'affrontements, le sel de l'histoire. Du coup à défaut de voir la liste diminuer, on se rend difficilement compte de l'avancement du jeu, que ce soit en terme d'éliminations ou même du temps qui passe. Et ce sont spécifiquement des points qui m'avaient plu dans Battle Royal où tu avais une diversité de personnages, des assassins professionnels venus pour le plaisir au plus faibles, c'était très plaisant de les suivre et de s'attacher à tel ou tel concurrent.
Là c'est juste un calvaire de suivre la gourdasse qui n'est pas capable de se débrouiller seule. Sérieusement, elle est annoncée comme une rockstar , parce que les gens aiment pas que les héros soient des outsiders, et pendant une demi heure, elle se fait juste assister, c'est assez navrant et tu perds complètement l'aspect survivaliste excitant, puisque de toutes façons, en plus, tu sais pertinemment qu'elle finira par s'en sortir d'une manière ou d'une autre.
Autre mauvaise note pour le film; le traitement de son univers. Messieurs/Mesdames les scénaristes, si vous avez quelque chose à dire au cinéma, montrez le, ne l'expliquez pas brièvement sur un carton au début du film. Le contexte était rigolo, ç aurait pu être très intéressant. Mais rien, que ce soit dans le traitement très flou de l'univers ou dans l'affreuse esthétique de l'Etat moderne, ne nous permet de prendre tout ça au sérieux. Je suis très intéressé quand il s'agit de films décrivant des société futures/alternatives. Là j'étais juste blasé et hilare à la fois. J'ai la flemme d'en dire plus, si je voulais aller dans le détail, je pourrais, c'est fou comme on a plus de choses à dire sur les mauvais films.

Il me semble que le film est tiré d'un bouquin, quelqu'un sait si le film est fidèle au matériaux de base ?

thelinkdu40:
Aujourd'hui j'ai vu Noé(je l'ai vu hier mais je ne pouvais pas faire ma critique).

Alors commençons, que dire en prenant du recul je n'ai pas vraiment aimé le film, mais il n'est pas non plus lamentable, si la première partie étais géniale dans la seconde on a envie de tué Noé qui pense qu'à sa poire, et enfin Noé qui devient un personnage horrible, je ne sais pas pourquoi le réalisateur à fait ça, et la troisième partie est assez lamentable.

Je vais analysé chacune des parties et je mettrais quelque spoils.


Déjà le début se casse la gueule (Cliquez pour afficher/cacher)et des veilleurs apparurent des monstres de pierre. Heureusement qu'il y'a eu le titre pour me rappeler ce que j'ai étais allez voir, puis là on commence véritablement le film et la première partie traite sur l'écologie, qui nous montre ce qui pourrais arriver sans arbre, ce qui se passerais pour l'être humain sans avoir rien à manger, et tout ça, c'est pour ça que je dis qu'elle est bien car elle apporte un message.

La seconde partie nous retrouvons les (Cliquez pour afficher/cacher)veilleurs qui aide Noé à construire son arche et Noé devient un vrai petit con, désolé Dieu mais dans ce film c'est la vérité mais j'ai eu envie de le tuer (Cliquez pour afficher/cacher)notamment quand il ne sauve pas la fille qu'aime Sham(Logan Freeman) tout ça parce qu'elle n'est pas pure...Qu'alors elle étais innocente

La troisième partie selon mon point de vue, est la notion et condition de "qu'est ce que l'homme, le bon, le mauvais? Et que nous demande Dieu? "La troisième partie se passe dans l'arche à un moment quand il regarde dehors et voit tout les hommes sur les rocher il ne fais rien(note: cette scène est tiré d'une gravure de Gustave Doré) Noé deviens totalement fou, Shame veut le tuer(il a raison en même temps) Seth veut le tuer, sa femme en a marre de lui... (Cliquez pour afficher/cacher)Seth veut le tuer car Ila à eu deux petites filles et Noé veut les tuer...Non mais quelle fils de trallalalal. Et à la fin Noé redevient bon il décide (Cliquez pour afficher/cacher)de ne pas tuer les deux fillesIls sortent de l'arche et commence une nouvelle vie, et Shame s'en va pour sans doute se trouver une femme.

Décor: je mettrais pas de note, marre de voir des décors numérisé.
Histoire 3.5/5: on peut faire mieux que ça et 1h30 de films aurais suffit pour raconter l'histoire de Noé.
Acteurs: 5/5 les acteurs joue tous très bien.
Musique 5/5: de jolis thème.
Costume: 0/5: je savais pas qu'il portait des jeans en peau de bêtes, et des anorak et des veste et autre en peau de bêtes, non mais vous vous foutez la gueule de qui là?

Voilà je déconseille au puriste, à ceux qui ne sont pas croyant ça fausserais encore plus la vision qu'ils ont de la bible.

Je conseille à ceux qui aiment rigoler, qui aime le WTF, qui sont croyant mais non puriste, ou ceux qui veulent simplement dépenser 5.50€ pour un film bof.

Note 11/20

Cap:
Poulika> J'ai lu le livre, et vu le film (juste les premiers, j'avoue ne pas avoir envie de lire/voir la suite, pour moi, ce genre d'histoire, c'est en une fois, pas trois)
De mémoire, c'est assez fidèle. Comme d'hab, le film est élagué par rapport au bouquin, mais globalement, c'est la même mentalité
(Cliquez pour afficher/cacher)L'arrivée dans l'arène se fait à peu près au milieu du livre, soit quand même pas mal tard. On a le droit aux même foutaises d'avant, qui ne servent qu'à introduire les jeux, et l'héroïne et l'autre du district 12 (parce que osef des autres (enfin, on les voit vite fait avec un truc du genre "omg qu'ils sont forts"))
Pis l'histoire ne se concentre que sur Katniss dans le livre aussi. A tel point qu'on sait qu'elle va forcement gagner. Ce qui retire tout intérêt aux jeux. La plus grande question, c'est "et l'autre du district 12 (tellement insignifiant que j'ai oublié le nom :astro:), est-ce qu'il va survivre aussi ?"
Bref, ce que tu reproches au film, je lui reproche aussi. L’intérêt de ce genre d'histoire, c'est de balayer tous les personnages, pour qu'on s'attache, et qu'on rage quand l'un d'entre eux meure, et surtout, qu'on aie aucune idée de qui va gagner. C'est le principal défaut d'Hunger Games je pense. (bon, yen a d'autres, mais c'est surtout ça que je reproche à cette histoire)

Saryx:
C'est dommage de s'arreter au premier pour hunger games. J'ai lu les trois bouquins et on se rend vite compte que le premier n'est que de l'exposition et de la préparation pour l'histoire complète, car oui c'est un peu plus qu'un battle royale sauce hollywood (sans frites s'il vous plait).

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