Art > Longs métrages et Télévision
Aujourd'hui j'ai vu...
Guiiil:
Personnellement, ce qui me gène dans Avatar, ce n'est pas que l'histoire soit déjà vu, c'est que l'histoire soit déjà vu avec exactement le même traitement dans d'autres films sortis plus tôt dans un interval assez "court" (Le dernier samouraï, Danse avec les loups...). Et visuellement, il est sympa dans son montage, mais classique quoi, surtout dans le traitement des persos et le caractère que Cameroun veut leur forcer (plutôt que donner).
Pour Titanic, le film aurait gagné à ne pas avoir d'histoire d'amour (exclusivement en tout cas), suivre des gens, des passagers différents (qu'on entraperçoit le temps d'une séquence, et dont l'histoire m'intéressait plus), parce que l'histoire même de base du Titanic, c'était assez intense. Après la fameuse scène du dessin est intéressante, mais surtout pour moi parce qu'elle a donné lieu à cette parodie :
http://www.youtube.com/watch?v=ynBXapfY9oo&t=4m40s
Après pour le coup du "maître du monde, j'ai bien dû le faire à un moment ou un autre de ma vie ! :niak:
Plastik:
--- Citation de: GranKorNichon le jeudi 16 janvier 2014, 11:46:46 ---
--- Citation de: Plastik le jeudi 16 janvier 2014, 10:08:29 ---Je déteste Titanic quoi, c'est quand même le film qui a créé une génération de débiles qui crie "JE SUIS LE ROI DU MONDE" partout.
--- Fin de citation ---
C'est la faute de Cameron si les gens sont des gros cons ?
--- Citation de: Plastik le jeudi 16 janvier 2014, 10:08:29 ---Enfin je sais pas, le coup du presque clodo et de son histoire d'amour avec une riche, blabla, c'est tellement cliché qu'on a du mal à s'attacher aux personnages... Et en plus Céline Dion y chante, donc les tares sont nombreuses quoi.
--- Fin de citation ---
C'est aussi naze que de dire "Avatar, c'est les cow-boys et les indiens !". Je comprends pas : parce qu'on parle d'un sujet qui a été déjà vu et revu, celui-ci ne doit plus être utilisé si adapté ? C'est une histoire d'amour, c'est la Belle et le Clochard mais ça fonctionne et c'est crédible !
Pour le coup de Céline Dion, qu'est-ce qu'on s'en branle...
--- Fin de citation ---
La Belle et le Clochard reste un dessin-animé disney pour les enfants et pas un film catastrophe. Si?
Je trouve juste que l'histoire d'amour de Titanic n'est pas crédible, les personnages pas trop non plus. Un évènement comme le Titanic ça a créé des histoires tragiques sûrement bien plus touchante que cette relation montée de toutes pièces... Bref j'ai pas aimé ce film, je comprends pas son statut de "classique" du cinéma alors que c'est juste une histoire d'amour bancale avec un budget colossal. Je rejoins Guiiil sur le fait que suivre des passagers lors de la catastrophe, etc aurait été plus intéressant.
Et non, on ne s'en branle pas de la chanson de Dion, ça montre quand même que le film verse délibérément dans la guimauve quoi.
Quant à Avatar, je l'ai pas trouvé désagréable, c'était marrant au cinéma, après ça reste une histoire assez classique et c'est pas forcément non plus ultra-palpitant.
D_Y:
Je serais plutôt d'avis avec Plastik pour à peu prés tout ce qui est dit, mais pour une raison qui m'échappe encore j'adore également ce film. Ça serait sans doute moins bien passé entre les mains d'un tâcheron mais bon voilà, Cameron a réussi à faire un sacré film malgré l'histoire d'amourette qui n'avait pas forcément sa place.
Par contre le fait qu'une romance soit clichée n'enlève pas forcément sa force, si c'était le cas un bon paquet de classiques seraient à mettre à la poubelle (Rocky c'est pourri parce que c'est cliché aussi ?). Sans me faire chialer, l'histoire est quand même touchante et les deux acteurs principaux sont bons (quoi qu'on dise de Dicaprio période minot). Reste derrière la mise en scène, la musique, les décors, et puis l'événement en lui même qui est quand même un gros morceau.
Bref, pas le meilleur Cameron à mon goût mais c'est un des rares films que j'ai regardé plusieurs fois de suite (je sais même pas l'expliquer).
Suijirest:
Pour fêter le week-end et la fin d'une semaine placée sous le signe de la guigne de compétition, je suis allé voir un film qui me tentait comme aucun film ne m'a tenté depuis The Dark Knight, j'ai nommé :
Il faut dire que l'accroche avait de quoi ravir un fan à tiques (les joies d'avoir un chat) de libertés fondamentales et de causes féminines comme moi : une énième comédie se basant exclusivement sur tous les pires aspects de la Charia en les retournant et en les hypertrophiant. Sauf que, et ça c'est pas neuf ni exclusif au ciné, avoir un concept c'est bien, en faire quelque chose c'est mieux...
L'histoire commencé à Museau, petit village de la République Démocratique et Populaire de Bubunne. Dans ce pays (plus ou moins) fictif, les femmes sont au gouvernement, à l'armée, tiennent les commerces, tandis que les hommes sont voilés et tiennent la maisonnée, chargés de cirer les bottes de mesdames, au propre comme au figuré, et de touiller la bouillie. Car les bubunniens ne consomment pas les carottes, épinard, navets et autres "plantins" qui sont la nourriture sacré des chevalins, les figures divines qui ne parlent qu'aux élus et qui guident le peuple vers le droit chemin, des êtres purs et supérieurs. Ci-dessous, une photo d'une tentative désespérés des Gueux pour entendre la voix de la sagesse.
Et nous suivrons les aventures d'un beau et séduisant jeune homme de Museau, Jacky, qui est né sous la pire étoile possible : sa mère est pauvre, il est demandé par toutes les femmes les moins recommandables, sa belle-famille le tyrannise. Tout ça ne serait pas grave s'il n'était pas follement amoureux de la deuxième femme la plus importante du pays : la Colonelle, fille et héritière de la dirigeante du pays, la Générale Bubunne XVII. Et comme une héritière n'est pas apte à passer Générale sans avoir un procréateur d'héritières, une grande fête est organisée : la Grande Bubunnerie, événement où la Colonnelle choisira parmi tous les célibataires du pays son mari non, pardon, son Grand Couillon dans l'idiome bubunnien. Et forcément, Jacky va tout faire... non, pardon, espérer le plus fort possible être parmi les candidats... et être l'élu de l'élue de son cœur.
Ce film est intéressant à plusieurs niveaux, notamment parce que toute sa lourdeur, le jeu apparemment discutable des acteurs, le parfum "bas budget" des décors, peuvent être parfaitement justifiés et légitimés par l'univers dépeint et le cheval de bataille du réalisateur. On s'attaque en effet aux clichés, aux idées reçues, mais également à une part de vérité non négligeable. C'est très consciemment que l'acteur principal joue de traviolle, comme le petit être frustre et sans éducation qu'il doit être. C'est très consciemment que la Colonelle est la seule à témoigner d'un vrai talent d'actrice. C'est très consciemment que les environnements transpirent le carton-pâte ou le "filmé sur le vif". C'est aussi très consciemment qu'on voit une société particulièrement abjecte et répugnante où l'être humain (ici masculin) est vraiment réduit au plus bas niveau de dignité. Le film est parfois dur, violent, sexuel sans concession, et les quelques touches de niaiserie qui sembleraient techniquement hors-propos ne viennent que renforcer le message du créateur : vous vous sentez pas un peu con avec vos tentatives mièvres pour rappeler que l'amour triomphe de tout, même dans le pire des enfers ?
oui, oui, c'est bien ce que vous croyez qui pend au cou de ces messieurs
On peut donc reprocher énormément de choses à Jacky au Royaume des Filles : d'être tourné avec deux dollars de budget par jour (production française bitches), de manquer de subtilité dans le traitement du sujet choisi voire d'être un peu raciste sur les bords. Et je dois admettre que si l'humour n'a pas de frontières il a quand même quelques limites, et ce film ne s'en est pas soucié ; n'emmenez donc pas tata Latifa voir ce film, même si papa Rachid lui a filé deux paires de claques en la traitant de sale truie (oui parce que ça veut dire qu'il est d'accord, pas d'accord ça se traduit par des coups de poing et une répudiation dans ces familles de barjes). On n'est jamais trop prudent, faudrait pas que ces foutues idées de "rigolade" ou de "dérision" nous fasse réfléchir sur des vérités qui ont eu quinze siècles pour éprouver leur véracité. Non mais sans blague.
Et on apprend que le corps d'un rédacteur raté a été retrouvé aux alentours de Paris, suite à des propos diffamants et injurieux sur Internet...
Plastik:
Hier, chez un pote, entre deux préparations de stage, on a regardé un blockbuster de science-fiction bien récent, Oblivion avec ce cher Tom Cruise, Morgan Freeman, le gars qui fait l'amour à sa soeur dans Games Of Thrones, une rousse et une ukrainienne.
Visuellement c'est de la bombe : décors, effets spéciaux, design... Ça en jette vraiment, c'est beau et impressionnant.
Mais le mal qui touche les super productions hollywoodiennes ici se fait ressentir beaucoup trop fort. Les personnages (même si pas trop mal joués) sont vides et inintéressants.
Ce qui découle de ce constat est assez simple : on s'en branle de leur destin, de leurs péripéties, de leur combat...
La moitié des éléments scénaristiques sont ultra-fucking prévisibles, et quand le film vous surprend c'est surtout car la "découverte" ou le "twist" est d'une stupidité aberrante.
Mention spéciale aux quinze dernières minutes, dont la bêtise affligeante m'a scotché au canapé.
Un autre facteur gravissime du film est son manque d'âme et de profondeur. Les repompes sont nombreuses et présentes à tous les niveaux: musique d'intro volée à Alien, vaisseaux et robots à l'odyssée de l'espace, paysages à Prometheus (bon là, j'exagère), scène de course à Star Wars, effacement de mémoire à Total Recall (avec la bonne femme et tout et tout), désert de Dune (bon là j'exagère²).
Le scénario n'apporte aucun élément concernant plusieurs choses tout de même importantes : pourquoi cela se passe? quoi exactement est derrière tout ce merdier?
Si le film avait au moins une ambiance forte et une symbolique parlante, on aurait pu en discuter, évoquer des hypothèses, mais... rien du tout. Tout est froid et épuré. On a aucune idée du pourquoi, du comment, donc même constat qu'avec les personnages : on s'en bat les couilles avec véhémence.
Encore un métrage qui est complètement à côté de la plaque: ce qui aurait pu être un blockbuster émouvant ou efficace avec du mystère est une coquille vide atrocement chiante et sans aucune personnalité.
Une terrible façon de balancer des centaines de millions de dollars à la fenêtre.
Navigation
[#] Page suivante
[*] Page précédente
Sortir du mode mobile