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Aujourd'hui j'ai vu...

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D_Y:
Vu que ça fait assez longtemps que j'ai pas donné un avis sur des films que personne ne connait, je m'y met avec deux pelloches que j'ai vu récemment.


Return to Oz, plus connu en français sous le titre daubé de "Oz, un monde extraordinaire", est un film réalisé par Walter Murch sorti en 1985. C'est la suite directe mais un peu méconnue du mythique film musical de 1939 que tout le monde connait. Méconnue car en raison de son atmosphère plus que sinistre et glauque, le film a fait un gros bide au point qu'il n'as même pas été édité en VHS à l'époque.

Le film fait directement suite aux événement du Magicien d'OZ, la maison de Dorothy et sa famille porte encore les traces du passage de la tornade, et Dorothy se languit de retourner voir ses amis d'Oz. Le gros soucis étant que sa famille la prend pour une grosse tarée, à un tel point qu'ils décident de lui faire pratiquer un traitement à base d'électrochocs (ça annonce la couleur). Le métrage commence donc par l'internement de Dorothy en hôpital psychiatrique, et dans la glauquerie la plus absolue, avec cris de patients et décors sinistres, un choc quand on compare avec l'ambiance bon enfant et colorée du premier film.
Bien évidemment elle revient au pays d'Oz où tout ne va plus, la Route de Briques Jaunes est en miette, la Cité d'Emeraude est en ruine, ses habitants changés en pierre, et le monde est régit par deux vilains très vilains : la Princesse Mombi et le Nome King.


Le film suit à peu prés le même schéma que le premier, à savoir qu'il arrive des moments où Dorothy rencontre plusieurs compagnons (tous excellents) tels que le robot Tik Tok ou Jack Pumpkinhead (et même une tête d'élan accrochée à deux canapés qui vole, parce que fuck la logique). Sauf que ceux ci évoluent dans un univers assez glauque qui sent bon l'hostilité, avec des ennemis qui semblent être constamment sous acide. Mention spéciale aux deux bad guy, particulièrement Mombi qui a la particularité de pouvoir changer de tête, ce qui donne de purs moments de fantastique dont cette scène célèbre :


Techniquement le film est très bon, il faut aimer la stop motion (particulièrement réussie dans ce cas là), mais sinon les décors sont excellents et Walter Murch montre encore une fois son très grand talent (pour ceux qui savent pas, c'est un monteur très reconnu, pote entre autres avec Francis Ford Coppola). Tous les acteurs sont très bons également, avec une Dorothy jouée par Fairuza Balk (la copine nazillon d'Edward Norton dans American History X) particulièrement convaincante.

En bref, un petit film méconnu mais vraiment très sympathique, et probablement l'un des film les plus mindfuck que j'ai vu cette année.

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Return of the Living Dead 3, réalisé par Brian Yuzna, qui est surtout connu pour avoir produit Re-Animator et réalisé Re-Animator 2 et 3. C'est le premier film de zombie que j'ai vu de ma vie puisque j'avais emprunté le DVD dans une médiathèque quand j'étais encore en primaire, donc forcément ça marque, et en plus c'est vraiment pas le plus pourri.

Comme son nom l'indique c'est le troisième épisode d'une saga mythique composé de l'excellent Return of the Living Dead, et de la daube Return of the Living Dead 2 (et d'autres mais osef). Et malgré le fait que ce film soit sorti en DTV par des producteurs qui n'y croyaient absolument pas, c'est un film de très bonne facture !
Le résultat ? Des idées intéressante à base de bondage et de piercing, une sorte de Roméo et Juliette chez les zombies dans lequel on suit un jeune homme fou de douleur dont la copine meurt dans un accident de moto, et qui décide de lui redonner vie avec la fameuse Trioxine entreposée dans un entrepôt militaire dans lequel travaille son père. La donzelle ressuscitée revient en vie totalement lucide mais ne peux pas contrôler son envie de manger de la chair humaine. Le seul moyen qu'elle trouve pour se contrôler est de s'infliger des sévices avec tous les objets contondants qu'elle trouve.


Inutile de dire qu'au bout d'un moment ça part totalement en couille et que la résurrection de la nana entraine une réaction en chaine qui fait que les zombies se multiplient et que la situation devient vite incontrôlable. Le tout dans une ambiance bien craspec dans des environnements urbains sombres et déglingués dans lesquels se déroulent des saletés pas très appétissantes. Bon techniquement, DTV oblige, ça ressemble quand même beaucoup à un téléfilm mais les effets spéciaux et le design des créatures sont des plus sympathiques.

Un film réussi, qui des années après se regarde sans déplaisir, surtout que le thème de la zombie sexy (et Mindy Clark, l'interprète principale, n'est pas un gros boudin) est quand même super original. A conseiller à tous les amateurs d'horreur déviante.

D_Y:
Doublet mais bon, ça vous apprendra à laisser le meilleur topic de PZ à l'abandon :coffee: (et fuck la police)

Pas vraiment un film que j'ai vu l'autre jour, mais un documentaire intitulé Cutting Edge : the Magic of Movie Editing


C'est un documentaire qui, comme son nom l'indique, est consacré au montage au cinéma. C'est un peu vulgarisé (car le sujet est ultra complexe en vrai), mais du coup accessible et très intéressant. Le docu nous passe l'historique du montage depuis ses débuts, lorsqu'on s'est rendus compte que passer d'une scène à une autre procurait une sensation au spectateur (alors qu'au tout début un film contenait un seul et unique plan). Qu'à l'origine, le métier de monteur n'était pas considéré comme important et, qu'en conséquence, était principalement reversé aux femmes.
On apprend également que les bolchéviques lors de la Révolution Russe de 1921 avait tellement compris la puissance du montage sur l'esprit humain qu'ils ont inventés des techniques qui sont devenues la base du montage, même jusqu'au Hollywood d'aujourd'hui. La même réflexion est faite sur les films de propagande nazie lors du IIIe Reich.

Et puis il y a aussi ces passages sur ces films qui brisent les codes, comme Bonnie & Clyde, Easy Rider ou les films de la Nouvelle Vague. Ou comment le montage a une importance capitale pour faire d'une scène de sexe une scène érotique et non pornographique. Sans oublier de nombreuses anecdotes avec des interventions de Tarantino, Spielberg, Scorsese, Lucas, Cameron et bien d'autres. Entre le monteur d'Under Siege II qui a peur que Steven Seagal lui pète la gueule en salle de montage, celui d'Easy Rider qui apprend à ses dépends que monter sous LSD n'est pas une brillante idée, Rob Cohen en plein délire qui applique sa compréhension limitée du cubisme au montage de XXX, ou James Cameron qui découvre que retirer une frame par minute pour raccourcir Terminator 2 ne rend pas très bien, il y a à boire et à manger dans ce petit documentaire très sympathique.

Aucun rapport avec les saucisses sinon mais j'ai également vu Snowpiercer la semaine dernière.


Bon, vu comme ça, ça ressemble à une série B moisie qui ne mérite absolument pas de payer une place de ciné. C'est sans compter que c'est réalisé par l'un des meilleurs réalisateur coréen actuel (ou réalisateur tout court en fait), Bong Joon-ho (aka le mec derrière The Host, Memories of Murder, et Mother). Bon, pour être honnête, je trouve les films sus-cités bien plus réussis que celui ci, mais force est de constater que c'est quand même un excellent cru.

L'histoire, un peu basique, c'est que la Terre est dans une ère glaciaire et que les derniers survivants de l'Humanité sont réunis dans un train qui ne s'arrête jamais et qui est capable de résister aux conditions les plus extrêmes. Le soucis c'est que dans ce train subsiste une lutte des classes avec les plus pauvres à l'arrière et les plus riches à l'avant. On suit alors un personnage nommé Curtis (Chris Evans, vu dans Captain America, plutôt bon dans ce film malgré ce qu'on pourrait penser) qui est à la tête d'une révolution qui consiste à aller à l'avant du train. Dit comme ça, ça a l'air ultra simpliste, mais fort heureusement l'histoire évolue et la morale de cette révolution est plutôt couillue, en fin de compte.

Bref, j'ai trouvé que le film avait des moments de fulgurance incroyable mais aussi des moments un peu gênants (notamment la fin que je trouve un poil ratée). Ce qui m'as vraiment plu c'est l'emballage général du film (décors, costumes, photo), comme le réalisateur a l'habitude de le faire dans ses films, ainsi que la grande cruauté (physique et psychologique) des personnages. C'est simple, c'est une société brutale qui est dépeinte, une société où les plus pauvres n'hésitent pas à se bouffer (littéralement) pour survivre. Une société où la révolution se passe à coup de haches dans les genoux et dans la tête. Pour un film emballé dans sa promo comme un blockbuster mainstream ça fait quand même plaisir. A ce titre la scène du flambeau (ce qui l'ont vu comprendront) est une des meilleure mise en scène que j'ai vu au ciné cette année, le meilleur moment du film sans aucun doute.


Le gros intérêt, au final, c'est bien de dépeindre les différences de niveau de vie entre les plus privilégiés et les autres. Du coup chaque "wagon" apporte un changement de ton et plus on avance plus on est choqués par le train (quel humoriste de talent je suis 8)) de vie à l'avant. Ces changements de ton peut apporter une certaine confusion au niveau de l'espace, mais ils apportent à chaque fois une nouvelle trouvaille visuelle (la scène de l'école est excellente). Je pense pouvoir dire que l'avancée des révolutionnaires est inspirée d'un jeu vidéo, chaque wagon peut être apparenté à un niveau différent et ça, c'est quand même la classe !

Bref profitez en pendant qu'il est encore en salle, ça vaut bien plus le coup que les 3/4 des autres films à l'affiche.

Suijirest:
J'en profite pour signaler que Snowpiercer est l'adaptation de la BD éponyme et elle envoie du bois.

De mon côté j'ai vu Le Silence des Agneaux et j'en sors avec la certitude d'être passé à côté de quelque chose, la faute sans doute à mon manque de connaissance cinématographique.

Car si j'ai adoré l'histoire, le personnage de Hannibal, le côté parfois très violent mais sans jamais donner dans le rabattage d'audience, je reste profondément choqué par l'acteur de Hannibal. Oh, j'adore Anthony Hopkins, c'est un acteur-né avec un vrai talent. Sauf que, je sais pas comment l'exprimer, autant sur le plan "technique" y avait pas plus capable que lui d'incarner un personnage mentalement déviant, autant ben... je l'associe plus volontiers à Rain Man, à Forest Gump, le gentil triso, pas ce genre de psycho. Et puis, la scène avec trouzmille sécurités, le masque de plastique et tout... non mais flûte, le physique de l'acteur ne colle absolument pas ! Jodie Foster en agent du FBI est crédible. Scott Glenn en Buffalo Bill est crédible. Catherine est crédible. Tous les personnages ont un acteur concordant... sauf le personnage central.

D'où je dis que c'est sans doute parce que je suis incapable d'adopter l'angle requis pour comprendre que c'est pas une erreur, c'est parfaitement justifié en fait, mais je vois pas en quoi. Et ça me choque. Profondément.

Du coup il reçoit un gentil 13/20.

D_Y:

--- Citer ---autant sur le plan "technique" y avait pas plus capable que lui d'incarner un personnage mentalement déviant, autant ben...
--- Fin de citation ---

Pas totalement en fait, il y avait Brian Cox qui jouait Hannibal Lecter dans Manhunter (dont j'ai déjà parlé ici il me semble), qui bien que différent d'Anthony Hopkins, était vraiment excellent dans le rôle.

Cela dit c'est quand même choquant que t'arrive à assimiler le Lecter du Silence des Agneaux à Forrest Gump ;D Au contraire il arrive à happer l'attention du spectateur par son intelligence et sa malice. Tu sais qu'il est vicieux et cruel mais c'est pas montré explicitement (à part dans la scène de l'évasion qui soit dit en passant est un grand moment de cinéma, bizarre que ça t'ai choqué à ce point).
Enfin voilà, je t'assures que t'es passé complètement à milles lieues du film, il mérite bien plus qu'un pauvre 13/20...

Fonzie:
Perso je suis allé le voir Snowpiercer ce week end avec mon frère et j'ai pas vraiment aimé ce film, y'a de sérieux moments où je me suis grave emmerdé en fait :severe:
Franchement hormis un casting plutot alléchant et des décors et une mise en scène certes très réussis, j'ai pas aimé...

Je serais un peu sévère si j'avais une note à lui donner mais je lui donnerai 11/20. v.v

Normalement cette semaine je devrais voir Gravity (enfin!), et j'espère vraiment ne pas m'emmerder autant que devant Snowpiercer :p

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