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Aujourd'hui j'ai vu...

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Duplucky:
Je vois, effectivement. Ils ont bien calculé leur coup. Je crains surtout qu'il y ait énormément de grosses longueurs qui ruinent le rythme du film. :/ Enfin, ça n'empêche pas que j'ai bien hâte de le voir. 8)

Encore merci pour ton avis et ta réponse. :)

Gaillom:
Personnellement j'ai trouvé le film bien réussi dans l'ensemble mais par contre le grand défaut est qu'il s'inscrit trop dans le continuité de la précédente trilogie du SDA. Je suis d'accord que c'est que l'histoire qui se passe avant les évènements de l'anneau, dans le même univers et tout et tout mais à trop vouloir le rappeler le film perd de son identité propre à mon gout. Ça se ressens énormément sur les ambiances visuelles et musicales comme tu l'as souligné Kitty (d'ailleurs retrouver  l'ambiance de Fondcombe que je trouvais déjà très kitch dans la première trilogie m'a juste fais rire en fait). Il y a aussi 2 plans qui je trouve limite parodique  du fait que ça fait un rappel direct et grossier à la premiere trilogie:
(Cliquez pour afficher/cacher) la façon dont l'anneau se pose sur le doigt de bilbon de la même façon que sur Frodon avec le même ralenti, et lorsque Gandalf murmure au papillon avec le même mouvement de cam, la même profondeur de champs j'ai trouvé ça un poil abusé de ne pas avoir essayer de le tourner d'une autre façon.  En fait il y a trop de codes qui sont les mêmes que dans SDA et qui fond que ce film perd du charme.

Alors après j'ai quand même passé un bon moment, n'ayant plus grand souvenir du livre rien ne m'a choqué plus que ça et en effet le jeu de Martin Freeman est plaisant.
Apres la 3D relief ne m'a pas transcendé et je ne sait pas si mon mal de crane post cinéma à été causé par le relief ou le HFR.
Je reproche aussi un peu que tout les mobs soient en image de synthèse et qu'ils aient un aspect trop "propre" à mes yeux, et que certain plans font vraiment trop faux.

Sinon mention spéciale à la scène:
(Cliquez pour afficher/cacher)du dialogue/devinette entre Bilbo et Gollum que je trouve techniquement et théatralement excellente
Et sinon Duplucky perso je n'ai pas senti de longueur dans le film, les scènes s’enchaînent bien.

Hate de voir la suite quand même.

JeK:
Bon bah moi j'ai vu le film hier soir en 3D HFR et en rentrant j'avais vraiment la flemme de faire une critique (vu qu'une fois n'est pas coutume, on est allé à la toute dernière séance). Telle est la raison pour laquelle elle arrive aujourd'hui v.v

Neuf ans après la sortie d’un Retour du roi multi-oscarisé, la Terre du Milieu est de retour sur grands écrans. Peter Jackson et une grand partie du casting d’origine sont de retour. Le résultat est-il à la hauteur ?

The Hobbit
Un Voyage Inattendu
de Peter Jackson
Sortie le 12/12/12
2h45



Synopsis
Dans UN VOYAGE INATTENDU, Bilbon Sacquet cherche à reprendre le Royaume perdu des Nains d’Erebor, conquis par le redoutable dragon Smaug. Alors qu’il croise par hasard la route du magicien Gandalf le Gris, Bilbon rejoint une bande de 13 nains dont le chef n’est autre que le légendaire guerrier Thorin Écu-de-Chêne. Leur périple les conduit au cœur du Pays Sauvage, où ils devront affronter des Gobelins, des Orques, des Ouargues meurtriers, des Araignées géantes, des Métamorphes et des Sorciers…
Bien qu’ils se destinent à mettre le cap sur l’Est et les terres désertiques du Mont Solitaire, ils doivent d’abord échapper aux tunnels des Gobelins, où Bilbon rencontre la créature qui changera à jamais le cours de sa vie : Gollum.
C’est là qu’avec Gollum, sur les rives d’un lac souterrain, le modeste Bilbon Sacquet non seulement se surprend à faire preuve d’un courage et d’une intelligence inattendus, mais parvient à mettre la main sur le « précieux » anneau de Gollum qui recèle des pouvoirs cachés… Ce simple anneau d’or est lié au sort de la Terre du Milieu, sans que Bilbon s’en doute encore…


Le Hobbit : Un voyage inattendu est un film bâtard. Malgré des qualités évidentes, il est naturel de lui faire de nombreux reproches sur certains aspects visuels et scénaristiques.

Commençons par cet aspect narratif. Peter Jackson a fait le choix de transformer un conte pour enfant de « quelques » pages en grande fresque cinématographique dans la lignée de la trilogie du Seigneur des Anneaux. Du coup, une aventure somme toute assez courte doit être traitée à travers trois longs films. Pour combler les trous, il choisit notamment d’introduire les évènements du Seigneur des Anneaux, de renforcer les liens entre les deux aventures. Le conte devient alors une quête initiatique, dans laquelle un Hobbit complètement ignorant du monde, et d’une certaine manière sans valeurs, va découvrir le monde et en même temps qui il est. Malin mais peu courageux et sans intérêts, il va devenir, de lui-même, un aventurier au sens le plus noble du terme. Il va braver les dangers, se mettre au service des autres, et apprendre à faire des choix difficiles qui auront des conséquences. On est face à quelque chose de bien plus fort que le simple conte qu’était le livre Bilbo. Pari réussi pour Peter Jackson. En même temps, les caractéristiques du conte sont toujours bel et bien présentes : un rythme frénétique ou les évènements s’enchaînent à grande vitesse (malgré ce rythme « lent » typique de la trilogie précédente), beaucoup d’humour et une panoplie de séquences épisodiques plus ou moins en lien avec la quête initiale (Les géants, le séjour « inutile » chez les Elfes, la rencontre avec Gollum…). Réussir un tel mélange est une prouesse assez incroyable.

D’ailleurs, l’alchimie n’est pas parfaite, elle laisse des traces. Le fait d’enchaîner plusieurs évènements sans véritable structure narrative, correspondant à un bout de conte seulement, et d’introduire à coté différents éléments de la trilogie à venir en fait en apparence un récit sans ambition. Il ne se passe pas grand chose d’intéressant et d’épique en comparaison à ce qu’était le Seigneur des Anneaux. Et pourtant, en prenant le temps de se poser les bonnes questions, on réalise à quel point le film est maîtrisé. Il est juste victime de cette direction artistique légèrement nouvelle (et c’est tant mieux) et de cette volonté d’introduire non pas les deux films suivants mais tout une saga. Son seul crime est donc d'être passé après le SDA...


Martin Freeman campe un Bilbo très crédible et absolument génial.
Parmi les points négatifs du scénario, on peut également émettre quelques doutes sur l’humour, indispensable à tout conte, mais parfois un peu trop référentiel, à tel point que certains pourraient y voir une forme de parodie.

On peut légitimement se demander si cette sensation kitch n’est pas aussi due à la technologie de projection en 48i/s (ou HFR). Disons le tout de suite, le résultat est vraiment déroutant. Le rendu est très inhabituel et plusieurs fois, les maquillages dérangent ou les armes et accessoires peuvent ressembler à des jouets en plastique. De même, la première séquence de bataille (magnifique il faut l’avouer) et certaines créatures ont un rendu très jeu-vidéo. Il faut un sacré moment pour s’adapter au rendu visuel du 48 fps et même une fois "habitué", la technologie reste bien visible et ne s’efface jamais au service du récit. On est bien loin d’un Avatar (dont l’histoire est sans intérêt soyons clair) pour lequel James Cameron avait attendu de totalement maîtriser la technologie qu’il utilisait. Peter Jackson expérimente et perd certainement beaucoup avec le choix de ce format. Certaines scènes d’action sont absolument illisibles et je n’ose même pas imaginer les dégâts au cerveau et aux yeux que ferait un film de Michael Bay filmé en 48 images par seconde.

L’avenir nous dira si cette technologie rentre dans les habitudes ou si elle est mise au placard. Je penche pour le moment pour la deuxième option. Oublions cette technologie et penchons nous sur les autres aspects visuels du film. Peter Jackson frappe un très grand coup. La direction artistique est comme précédemment incroyable mais on découvre presque autant de lieux, personnages et objets que dans toute la trilogie précédente. Le travail est colossal et le résultat admirable. Surtout, c’est la mise en scène qui franchit un pallier. Sur ce point-là, Peter Jackson nous offre un film bien plus abouti que ce qu’il a pu faire par le passé. Les mouvements de caméra sont plus d’une fois déments et nous embarquent littéralement dans les évènements et les environnements.


Au final, si Le Hobbit : un Voyage Inattendu laissera un léger goût amer à la sortie de la salle, c’est parce qu’il réussit à être différent du livre dont il est adapté, mais paradoxalement pas assez de la trilogie à laquelle il se greffe. On peut prendre ça autant pour un défaut que pour une qualité. D'ailleurs je comprend Kitty et Gaillom lorsqu'ils reprochent respectivement au film de trop en rajouter par rapport au livre, et aussi de ne pas arrivé à se détacher du sda. Les volets suivants le confirmeront, même si Peter Jackson est logiquement parti pour signer trois nouveaux hits au box-office.
Ceci dit j'ai bien aimé le film car on passe un très bon moment, et les 2h45 passent comme une lettre à la poste...
Un divertissement honnête donc.

Suijirest:
J'ai également vu Le Hobbit.

Je rejoins l'avis de JeK, mais je serai plus direct que lui : le film a beau miser sur son impressionnant niveau technique, il a clairement le cul entre deux chaises.

Même à la fin du film, je n'avais toujours pas distingué si Jackson s'adresse plutôt au public initial du bouquin (que je n'ai pas lu, mais dont j'ai lu la BD, si ça compte) qui doit avoir 12-15 ans à tout péter, ou aux anciens spectateurs du SdA des années 2000. Finalement, il essaie de concilier les deux, en bouffant à tous les râteliers, et c'est finalement au spectateur de payer la note. Entre la violence à quatre-vingt-quinze pour cent sans sang, et le peu qu'il y a fait clairement tache sans rien tacher, plus des passages qui se torchent tellement l'arrière-train avec les lois fondamentales de la physique que non, stop, quoi, y a un moment ou non, stop, quoi.
(Cliquez pour afficher/cacher)Pour le sang, je pense notamment à Thörin qui se prend (techniquement) une raclée de tous les diables et en ressort... avec trois malheureuses égratignures (ta gueule c'est nanique), ou encore Bilbo qui arrache l'épée de la tête de la Ouargue in the Excalibur style et celle-ci ressort propre comme un sou neuf (ta gueule c'est elfique).
Plus la scène de l'épieu chez les Gobelins, on jurerait qu'ils pèsent trente grammes pièce, c'est abusé.
Et je ne cite que pour mémoire ce moment où un nain crève le crâne d'une Ouargue juste en passant sa hache dans son dos au bon moment. Heu, en bon fan de Devil may Cry j'ai rien contre le too much des familles, mais tôt ou tard y a un minimum de respect des rapports taille/force/poids à adopter...
J'ai aussi pesté in petto contre le fait qu'aucun des personnages ne meurt en cours de route alors que tout était pourtant fait pour ça (et même dans la Communauté de l'Anneau Boromir y passait et on croyait que Gandalf y avait eu droit aussi... Et ce dernier est toujours autant un Monsieur Miracle.
Qu'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai point dit : le film n'est pas vraiment mauvais. Techniquement bien foutu, les acteurs sont bons, les environnements sont saisissants, la musique est à point... Mais voilà, le film ne sait pas du tout à qui il s'adresse et on se demande bien s'il nous prend pour un fan d'heroic fantasy ou pour un ado attardé.

Raison pour laquelle le triumvirat du bon goût (composé de moi, je et moi-même) donne à Le Hobbit la note finale de 12/20.

Duplucky:
(Cliquez pour afficher/cacher)
--- Citer ---J'ai aussi pesté in petto contre le fait qu'aucun des personnages ne meurt en cours de route alors que tout était pourtant fait pour ça (et même dans la Communauté de l'Anneau Boromir y passait
--- Fin de citation ---

Ouais enfin, dans le bouquin, personne ne meurt non plus, à ce stade de l'aventure, hein? Du coup, j'prends ça pour un argument non valide.
Après, je n'ai pas encore vu le film donc je ne dirai rien sur ta critique mais décidément, Bilbo a l'air de bien diviser les gens. :/

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