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Aujourd'hui j'ai vu...

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Yuan:
Récemment, j'ai enfin vu Napoleon Dynamite, après avoir vu un milliard d'affiches pour ce film un peu partout dans des contextes tous plus randoms les uns que les autres (dont la salle de classe de certains de mes profs aux USA, c'est vous dire). Il me faisait de l'œil pour la même raison que tout le monde, à savoir la tête complètement blasée et désinvolte du héros.
Résultat... euh, impossible à mettre en mots. J'aurais dû boire en même temps que je l'ai regardé, en fait. C'est un film qui ne se prend au sérieux à aucun moment, et il faut le regarder en tant que tel. Tout est tellement absurde que c'en est énorme. Bref, franchement sympa. Mention spéciale à LaFawnduh et à la danse de fin (merci Jamiroquai).
Au final... ouais, j'ai vraiment pas grand chose à dire sur ce film. Mais bon, je recommande d'y jeter un petit œil, pour peu que vous soyiez en mesure d'apprécier un ton aussi décalé.


Et sinon, aujourd'hui, je suis allé au ciné pour la première fois depuis un moment (il faudrait décidément que je le fasse plus souvent, ça me fait tellement plaisir de profiter d'un film sur grand écran). Sachant que le cinéma à côté de chez moi passe aussi des courts-métrages d'animation avant le film au lieu de bandes-annonce etc, c'est d'autant plus cool. Pour le coup, j'étais allé voir Big Eyes, le petit dernier de Burton, et le court-métrage juste avant était un hommage à Jackson Pollock, . Très bien choisi puisqu'on reste dans la thématique de l'art, et puis franchement sympathique ce court-métrage, avec de très bonnes idées de réalisation, et une chouette animation 2D.

Tout d'abord, que ça fait du bien de voir un Burton hors de son esthétique habituelle ! Pour ma part, je considérais qu'il était complètement tombé dans l'autodérision depuis Charlie et la Chocolaterie tellement il se recyclait fadement. Oui, son esthétique est originale, mais il en abusait au point que le reste de ses films en étaient devenus creux (le paroxysme ayant été Alice au Pays des Merveilles, AU SECOURS quelle daube). Bref, j'attendais désespérément qu'il se renouvelle, parce qu'il reste pour moi un réalisateur très talentueux sur le plan technique. Et, miracle ! il l'a enfin fait avec ce film ! C'est pour ça que j'avais tant envie de le voir.
Mais finalement, un peu déçu aussi du côté de la réalisation. Pour du Burton, ça tranche avec ce qu'il fait d'habitude, oui... mais sur un plan plus général, rien de bien folichon là-dedans. Pas de parti pris de réalisation, rien de très audacieux. Ça reste beau à voir, on a quelques plans très bien pensés, mais j'en suis pas tombé de ma chaise. C'est un peu triste, à croire que Burton serait incapable de trouver un juste milieu. Personnellement, je garde espoir et je me dis qu'un jour, on aura vraiment un truc bien dosé de Burton. Je trust pls.

Évidemment, la présence de Christoph Waltz ne m'a pas laissé indifférent non plus. C'est un acteur que j'estime infiniment depuis que je l'ai découvert avec Inglourious Basterds. Il a un talent abusé pour jouer les manipulateurs, et une fois de plus, il ne m'a pas déçu. Très beau personnage, très beau jeu d'acteur. Sans surprise mon préféré du film. (hein quoi, mon personnage préféré est toujours quasi-toujours lié au mensonge pour palier son estime de lui ? mais de quoi parlez-vous donc... ?)
Incroyable ce talent qu'il a pour rendre un fils de pute attachant. J'étais incapable de rester du côté de la belle Margaret tout le long. Voir Walter se briser vers la fin, ça m'a vraiment fait mal.
(Cliquez pour afficher/cacher)En particulier la scène où on apprend que les tableaux des scènes parisiennes n'étaient pas de lui. Sa tentative de « fuite » pour esquiver le sujet et se justifier, avant de craquer par faiblesse... oh mon dieu, on a tellement une belle compréhension de la mythomanie et de la façon de réagir qu'ont les mythomanes. J'avais vraiment mal pour Walter et je n'arrivais même pas à prendre le parti de Margaret. Insoutenable.
En revanche, je trouve ça très dommage que le personnage soit tombé dans un manichéisme désagréable. Je ne connais pas les détails de l'histoire dont le film s'inspire, mais Walter tombe trop dans le ridicule sur la fin. Le pire étant la fameuse scène où il essaye de mettre le feu à l'atelier : elle combine absolument tous les clichés du genre. La musique idiote avec les basses qui montent en pression et les cordes super aiguës, mais au secours Elfman, c'est de la merde là (d'ailleurs le reste de la BO est pas dégueu, même si je suis pas non plus super fan d'Elfman, enfin il fait des trucs chouettes mais ça s'arrête là pour moi). Sans parler du jeu d'acteur trop caricatural, et ne mentionnons même pas le feu qui prend à cause d'une malheureuse bouteille d'huile mal fermée... À en vomir. Au point où je me demandais : puisque le « kitsch » des tableaux a été évoqué plus tôt dans le film, est-ce que la réalisation de cette scène serait là pour faire passer le thème du kitsch dans la réal' en la rendant kitsch exprès ? Hum, à méditer. De Burton, c'est aussi probable que ça ne l'est pas. On saura jamais.
Et finalement, encore une fois, je ne connais pas les détails des faits réels, mais Walter est beaucoup trop ridiculisé lors de la scène du procès. Ce qui est décevant, il y avait tant matière à rendre le personnage touchant et à montrer son dépit et sa folie sans lui donner l'air con. Dommage...
Le film aborde beaucoup de thèmes extrêmement intéressants, les plus notables étant la place de l'art dans la société, le charisme de l'artiste vs. son talent et le rapport avec sa popularité, les formes de « marketing » artistique, la place de la femme dans la société d'antan, la place de la femme dans l'art, le plagiat évidemment, et même la religion... Bref, beaucoup (toutes exception faite de la religion, en fait) de choses qui me touchent assez personnellement, donc ça a joué en la faveur de mon avis globalement positif du film.
Les gourmands d'art et d'histoire de l'art comme moi seront aussi récompensés pour leur passion avec quelques petites références ici et là, ça fait toujours plaisir. On a même un joli parallèle de fait avec l'art abstrait, notamment avec le propriétaire de la galerie d'art abstrait qui dit que l'art est une question de mode et qu'il veut des choses qui vendent, mais qui paradoxalement reste insensible face à la coqueluche des "big eyes" (ce qui confirmerait qu'il apprécierait sincèrement l'art abstrait ?). Subtil et très bien trouvé, à mon humble avis.

Voilà voilà, un film bien chouette. Je vous recommande d'aller le voir tant qu'il passe encore. C'est pas un must-see non plus, mais il fait plaisir. Surtout si, comme moi, vous attendiez que Burton arrête de se rouler dans la boue.

(yolo flemme de relire, dsl pour les éventuelles fautes)

Poulika:
Je me permet d'opposer ton avis sur Big Eyes au mien. Le film n'est pas mauvais, néanmoins je le trouve puissamment quelconque. Je suis pas admirateur du travail de Burton, tant mieux, je n'ai pas regardé le film en fonction de son auteur. De toutes façons, Burton semble avoir complètement délaissé son bestiaire et son univers (Et Johnny et Helena), peut être qu'il a cherché à s'en émanciper, je sais pas. Ce qui est marrant en tous cas, c'est que Big Eyes est aux antipodes, justement, du film d'auteur; c'est un biopic classique, sans parti pris de réalisation (Mis à part en ce qui concerne son travail sur les couleurs), sans prise de risque, sans transcendance, sans personnalité. L'histoire est sympathique et les messages, surtout ceux concernant l'art (Parce que les questions sociales restent traitées de façon superficielles) sont bien présent. Mais quand même, que c'est plat ! Pire, que c'est chiant ! J'ai l'impression que le film ne veut s'appuyer que sur la performance de Christophe Waltz avec lequel, contrairement à ce que tu semblais ressentir, je n'ai lié aucune sympathie ni empathie. Tu parlais de manichéisme désagréable concernant une scène, je l'ai personnellement constaté durant une grande partie du film. C'est terrible, j'ai vu un duo insupportable, entre un monsieur mythomane dont le jeu est clair dés le début, tête à claque et sans scrupule (Pourtant j'aime bien les anti-héros) et une madame plus ou moins perspicace qu'on aurait envie de secouer.
En vérité, j'ai trouvé ce film tellement insipide, si peu intéressant que je n'ai pas grand chose de pertinent à en ressortir.

Pour ma part, les cours de Civilisation Américaine m'ont exigés une liste de assez conséquente de films (32, parfait pour faire un tournoi ... Maintenant que je le dis, je trouve pas ça idiot) parcourant certaines périodes de l'histoire des Etats Unis d'Amérique, donc du coup j'en bouffe pas mal en ce moment. Pas grand chose de cool pour l'instant; la plupart des films sont longs et assez factuels, c'est intéressant mais pas plus sympa à voir que ça. Je recommande quand même assez vivement The New World de Terence Malick et Danse avec les Loups de et avec Kevin Costner, les deux sont assez longs et ont leurs défauts mais il y a quand même du niveau. J'ai aussi vu, entre autres, Vol au Dessus d'un Nid de Coucou de Milos Forman (Dont il faut que je vois plus de films), et là par contre, wow. #Bonplan

Mais je n'en parlerai pas ici.

Kitty:
Hier j'ai vu Shaun le mouton, grande fan de Aardman Animations que je suis.
J'ai vraiment passé un excellent moment, je crois que j'ai eu le sourire aux lèvres tout le long du film.
C'est d'une inventivité totalement dingue et j'ai autant apprécié les nombreuses références (Breaking Bad, Le Silence des Agneaux,...) que l'humour "pets/slips à l'air".
Vraiment un excellent divertissement que je conseille à tout le monde, enfants ou adultes.

Sinon je suis fan de Timmy, le bébé mouton. Il est vraiment trop adorable. Je crois même que je me suis mordu le pouce à un moment pour m'empêcher de glousser tellement je le trouvais mignon tout plein. D'ailleurs, je viens de le mettre en fond d'écran.

Yuan:

--- Citation de: Poulika le dimanche 05 avril 2015, 17:19:26 ---Je me permet d'opposer ton avis sur Big Eyes au mien. Le film n'est pas mauvais, néanmoins je le trouve puissamment quelconque. Je suis pas admirateur du travail de Burton, tant mieux, je n'ai pas regardé le film en fonction de son auteur. De toutes façons, Burton semble avoir complètement délaissé son bestiaire et son univers (Et Johnny et Helena), peut être qu'il a cherché à s'en émanciper, je sais pas. Ce qui est marrant en tous cas, c'est que Big Eyes est aux antipodes, justement, du film d'auteur; c'est un biopic classique, sans parti pris de réalisation (Mis à part en ce qui concerne son travail sur les couleurs), sans prise de risque, sans transcendance, sans personnalité. L'histoire est sympathique et les messages, surtout ceux concernant l'art (Parce que les questions sociales restent traitées de façon superficielles) sont bien présent. Mais quand même, que c'est plat ! Pire, que c'est chiant ! J'ai l'impression que le film ne veut s'appuyer que sur la performance de Christophe Waltz avec lequel, contrairement à ce que tu semblais ressentir, je n'ai lié aucune sympathie ni empathie. Tu parlais de manichéisme désagréable concernant une scène, je l'ai personnellement constaté durant une grande partie du film. C'est terrible, j'ai vu un duo insupportable, entre un monsieur mythomane dont le jeu est clair dés le début, tête à claque et sans scrupule (Pourtant j'aime bien les anti-héros) et une madame plus ou moins perspicace qu'on aurait envie de secouer.
En vérité, j'ai trouvé ce film tellement insipide, si peu intéressant que je n'ai pas grand chose de pertinent à en ressortir.

--- Fin de citation ---

Je réagis un peu en retard, mais en tout cas je partage presque complètement ton avis (même si ça n'est pas assez retranscrit dans mon post). Mais j'avoue que j'ai vraiment trouvé que l'histoire et le personnage mis en scène par Waltz (même si j'ai eu mes réticences sur la fin) sauvaient les meubles. Comme dit, ça m'agace que Walter ne soit pas assez exploité, même si ce n'est pas surprenant puisque le film prend éhontément le parti de Margaret, de façon unilatérale. Compréhensible, mais pas forcément ce qu'il y avait de plus intéressant à faire.
Après quelques recherches, j'ai vu que le film avait un budget assez petit, et c'est sans doute à cause de ça qu'on n'y retrouve pas la patte de Burton. Parce que c'est vrai qu'à part son esthétique (en temps normal), il ne fait pas de plans bien folichons. Et ce n'est clairement pas les jeux de couleur qui rattrapent ça, ils étaient très (peut-être trop ?) logiques (le fait que les couleurs soient plus ou moins présentes selon ce qui se passe dans l'histoire). Ça reste du bon travail, mais encore une fois, pas de parti pris, pas d'audace...
Par contre, là où je ne suis pas d'accord, c'est que je ne me suis pas non plus fait chier pendant le film. C'est clairement pas le genre de film que j'ai envie de revisionner pour mieux l'appréhender, mais de là à dire qu'il était chiant, il y a un pas qui n'a pas été franchi pour ma part.

Sinon, rien vu de nouveau depuis (à part des séries), mais j'avoue que les pubs qui m'assaillissent dans le métro au-sujet d'En Route me vendent plutôt bien les mascottes trop mignonnes dedans. À tous les coups ça sera un truc fade et niais comme on n'en fait plus en 3D, mais je sais pas, j'ai envie d'avoir de l'espoir ? J'ai tellement vu aucun film d'animation récent que je me demande ce que ça donne réellement de ce côté (surtout niveau 3D, où j'occulte tout à part les Pixar, certains Disney et quelques rares Dreamworks, je sais je suis un gros raciste de la 3D en anim mais c'est la vie).

Suijirest:
Je sors de Future Cops, film hongkongais de 1993. J'ai découvert via Crossed, comme à peu près tout le monde, un tout le monde qui n'a donc pas besoin de lire cet avis.

C'est un film low-cost assez barré comme on en trouve pas mal à cette époque dans cette région, vous savez à quoi vous en tenir si vous avez des notions de cinéma et vous n'avez donc pas besoin de lire cet avis. Sachez juste qu'il reprend pas mal de trucs dont Street Fighter. Bien entendu en tant que fan avoué de la licence vous avez vu trois fois tout ce qui touche de près ou de loin à cette série et vous n'avez donc pas besoin de lire cet avis. Le film est barré de bout en bout, et des films barrés, on en veut on en trouve des trouzaines de milliards, vous n'avez donc pas besoin de lire cet avis.

Nan, vraiment, j'insiste. Pas besoin. D'autant que ce qui va suivre peut choquer les âmes stupides. :coffee:

Future Cops c'est une autre façon de capitaliser sur l'addiction d'un public à une licence tellement décérébrante qu'elle en a élevée au rang d'art les façons de ponctionner une fois par an une somme aberrante pour un jeu que tout le monde a déjà mais avec juste un perso cloné du roster original qui a un incroyable move différent qui est juste le move de base uppé de 25% x 10^-5 de dégâts qui font toute la dfférence. Future Cops c'est comment dépenser dix dollars pour un effet spécial moisi qui veulent en rapporter dix millions à l'aide des VHS vendus à chaque fan munificent du globe. Future Cops c'est la consécration de tout ce que Street Fighter est et a toujours été : une licence à mougeons qui n'en ont jamais marre de payer et payer et toujours payer plus plus et encore plus pour un jeu que s'ils avaient attendu dix mois ils auraient eu pour 100€ de moins.

Si vous croyez qu'un seul mot de ce que j'ai dit ci-dessus est vrai, félicitations, vous avez encore une once de lucidité. Et ça n'en rend que plus aberrant encore l'idée qu'on puisse volontairement donner de l'argent pour regarder ce film qui est aussi sain pour le cerveau qu'un singe faisant du trampoline au-dessus de votre tête avec une masse plombée dans les pattes.

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