Art > Longs métrages et Télévision
Aujourd'hui j'ai vu...
Nilezor:
Vu Boyhood.
D'habitude, je ne suis pas fan de ce genre de film qui montre des tranches de vie, sans réel scénario. Sans pour autant trouver ça mauvais, je trouve ça assez chiant. Mais concernant Boyhood, je ne me suis pas ennuyé pendant les 2h45 de film. C'était assez plaisant, et le fait de garder les mêmes acteurs tout le long de l'histoire permet une certaine cohérence que beaucoup de films n'ont pas (sérieux, ça ne vous a jamais arraché un soupir de voir que le seul point commun physique entre les différents acteurs qui incarnent le même personnage à différents âges est la couleur des yeux ? Je sais bien que c'est pas facile de trouver des acteurs qui se ressemblent en plus jeune/vieux, mais parfois on dirait qu'ils n'essaient même pas).
Voila, pas de grande analyse pour dire que j'ai apprécié ce film. J'ai bien aimé le rôle d'Ethan Hawke dans le rôle du père un peu couillon et irresponsable mais sympathique qui évolue en père de famille honorable.
Suijirest:
Je suis allé voir Snow Therapy.
Pour faire mon fieffé faquin à nom d'animal, le film se paie un nom anglais alors que son titre original est en français dans le texte (Force Majeure) alors bim, 5/20.
Pour ne pas faire mon fieffé faquin à nom d'animal, le film me fait énormément penser à une version accélérée de Winter Sleep, film turc dont j'ai déjà parlé sur ce topic. C'est l'histoire d'une famille suédoise qui passe cinq jours dans les Alpes, et les tensions internes qui couvaient déjà entre le mari et la femme vont imploser quand les natures profondes de chacun s'expriment lors d'une situation de crise.
Le film se veut une comédie dramatique, les plans sont lents, l'action est hyper-mesurée et les acteurs jouent comme s'ils avaient un flingue pointé dans le dos, c'est-à-dire crispés mais émotifs. Les couleurs sont éclatantes (c'est là où j'aime mes lunettes de gamer) et la pureté des panoramas a de quoi vous faire frissonner. Les dialogues introduisent parfois une rupture de ton tellement violente, on passe d'un coup de la corde de pendu qui craque à la réplique qui vous assommerait un bœuf, et là, les nerfs peuvent vous lâcher des éclats de rire.
Au-delà du postulat fictif, le film sait faire poindre la fatale question "et moi, que ferais-je donc ?" mais aussi la non moins fatale "est-ce que j'ai vraiment envie de savoir, en fait ?". Ne vous attendez toutefois pas à autre chose qu'à ce que Snow Therapy est : un film qui sait nous faire réfléchir et qui véhicule une énorme empathie à l'égard des protagonistes (la famille n'étant pas la seule cellule à présenter des signes de faiblesse) mais qui traîne en longueur et qui martèle parfois de toutes ses forces des messages qu'on considérait comme déjà acquis. La scène finale change par contre totalement de ton et vaut presque la séance à elle toute seule même si le reste vous a assommé.
Note finale : 17/20.
Poulika:
--- Citer ---(...) mais qui traîne en longueur et qui martèle parfois de toutes ses forces des messages qu'on considérait comme déjà acquis.
--- Fin de citation ---
C'est le principal défaut du film; il aurait pu durer environ 40 minutes de moins. L'enrobage est flagrant et le leitmotiv (la fameuse question donc) revient trop souvent (Bien que l'effet contagieux soit assez fendard).
Au delà de ça, c'est une comédie dramatique vraiment sympa, rafraichissant une certaine imagerie de la montagne et avec un traitement des personnages intéressant. Pas énorme pour autant.
Un film qui est énorme en revanche, c'est There Will Be Blood, avec un Daniel Day Lewis aux petits oignons.
Fonzie:
J'ai vu Birdman récemment, sorti l'année dernière aux USA mais je ne le découvre que maintenant. Y'a pas à tortiller du fion pour chier droit, c'est de loin le meilleur film que j'ai vu depuis très longtemps (avec Gone Girl quand même, faut pas pousser).
Le film raconte l'histoire de Riggan Thomson, un acteur has been qui était connu autrefois pour avoir incarné un super-héro nommé Birdman dans une série de films du même nom et qui tente de revenir sur le devant de la scène en adaptant une pièce de théâtre à Broadway. C'est Michael Keaton qui interprète le rôle de Riggan, alias Birdman, et il le fait de manière absolument divine ! On connait l'acteur principalement pour ses rôles célèbres comme Batman ou encore Beetlejuice, mais là je crois qu'il a véritablement trouvé son meilleur rôle, avec une interprétation tout en finesse, tour à tour délirante, sobre, drôle, émouvante et flippante. Il y avait Natalie Portman pour Black Swan, Sam Rockwell pour Moon, James Franco pour 127 heures... désormais le cinéma devra compter sur Michael Keaton comme étant l'acteur qui porte littéralement un film à lui tout seul sur ses épaules. C'est juste énorme ce qu'il fait sur ce film. Le casting est aussi composé d'Emma Stone, Edward Norton ou encore Naomi Watts, tous très bons également, mais disons-le tout net totalement éclipsés par la prestation hallucinante de Keaton.
Sinon le film en lui-même est énormissime. Très prenant, très intéressant à suivre, avec un scénario simple mais diablement efficace. C'est aussi un véritable ovni car au final, et vous le verrez en le regardant, le film s'autorise des trucs tellement wtf qu'au final on n'arrive pas toujours à déceler ce qui est réel et ce qui ne l'est pas. Mais le tout est toujours traité avec humour et c'est super bien foutu !
Il est réalisé par Alejandro González Iñárritu, qui est connu pour avoir fait Babel (entre autres). Avec Alfonso Cuaron, les réalisateurs mexicains ont décidément le vent en poupe à Hollywood !
A noter aussi, et c'est assez important pour être signalé : le film a la particularité d'être intégralement présenté en un seul et même plan et sans coupures. Au ciné je crois sans me tromper qu'on appelle ça un plan-séquence. En réalité le film a été tourné avec plusieurs (très longs) plans-séquences et monté pour en faire un seul et même plan grâce à des trucages numériques. Au final, on y voit que du feu, et ça en fait donc le plus long faux plan-séquence de l'histoire du cinéma. Rien que ça !
Bref, Birdman c'est clairement mon nouveau coup de coeur ciné et je conseille vraiment à tous ceux qui auront lu ces lignes de le voir très mais alors très très rapidement.
Nominé aux oscars dans maintes et maintes catégories. S'il ne remporte pas au moins une statuette, là je comprend décidément plus rien au cinéma :coffee:
D_Y:
Nathalie Portman, James Franco, Rockwell qui portent les films à eux seuls ? v.v Non pas qu'ils soient mauvais mais niveau acteurs de légende qui sont capables de magnifier un film, il y a quand même plus parlant je trouve.
Sinon les Oscars ne récompense pas le talent mais le porte-feuille des sociétés de productions. J'ai peur que pour comprendre le cinéma il faille se tourner ailleurs. Mais bon je pinaille :note:
Pour pas être HS je me suis fait un marathon Dario Argento l'autre soir avec Phenomena, Suspiria, et Tenebre (me manque Inferno du coup). C'est dingue à quel point ce réalisateur arrive à magnifier des meurtres, rien à voir avec des slashers lambda qui sont souvent filmés avec les couilles et qui ne font ressentir aucune émotion. Filmer la mort de manière limite artistique ça peut paraître glauque dit comme ça mais ça rajoute un impact émotionnel sans comparaison, en plus du côté technique de la chose qui impressionne par moment.
Mon préféré des trois à été Phenomena qui m'a rappelé un Vendredi 13 couplé à une histoire d'Edgar Poe (la Rue Morgue notamment), du coup la dernière partie est quand même bien crade. La musique est sublime et il y a Jennifer Connelly en actrice principale, ce qui est un apport non négligeable (la beauté de cette femme me laissera toujours pantois :^^:).
Bref Argento c'est une sacré valeur sûre dans son genre de prédilection, de slasher de luxe avec des petits bouts de fantastique dedans (sorcellerie dans Suspiria, télépathie avec les insectes dans Phenomena), et rien que pour ça, ça vaut le détour.
Navigation
[#] Page suivante
[*] Page précédente
Sortir du mode mobile