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Les questions bêtes de la vie.

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Great Magician Samyël:
Je suis un peu fatigué donc je m'explique peut être mal mais il n'y a pas de contradiction dans ce que j'ai dis. A l'oral, a priori la plupart du temps tu as le contexte, mais il peut arriver que tu arrives au beau milieu d'un discourt, d'une conversation, etc, et donc là tu n'as pas de contexte. Bref.

Les lettres muettes servent aussi à donner du sens au français écrit, en rendant les genres et les nombres. Les "s" ne se prononcent pas la plupart du temps mais ils indiquent un pluriel. Beaucoup de "e" muet servent aussi de marque au féminin.

"Général" et "Générales" ne sont pas la même chose, par exemple. Dans le cas des participes passés, les lettres muettes permettent de sous-entendre le féminin de ce participe. "Mis ==> mise" "Pris ==> prise" Si l'on écrivait "mi" pour "mis" le féminin donnerait "mie" et ça n'aurait plus de sens.

Bien sûr ça ne reste qu'un exemple concret, mais il est évident que le français ne serait plus le français si l'on se mettait à enlever les lettres muettes. Toutes ont leur utilité.

Mytho Man:

--- Citation de: "Anis" ---A quoi servent les lettres muettes ?
Ca faciliterait beaucoup l'orthographe comme dans certaines langues...

--- Citer ---
A koi serv lé letr muet ?
Ca facilitré bocou l'ortograf com dan certèn lang...
--- Fin de citation ---

--- Fin de citation ---


Je ne partage pas du tout la même opinion que GMS, je tiens à le déclarer. Bon, d'abord, revenir sur la notion de "lettre muette". Généralement, quand on parle d'une lettre muette, il s'agit du "e muet", du fameux schwa, "e caduc" ou "e muet". Notion qui ne me semble intéressante qu'en poésie "classique" (ou post-classique, ou pro-classique, etc.), où il faut la prononcer, car elle est utile pour compter les syllabes.

Ces doux êtres pensifs dont pas un seul ne rit ? Ici, le "e" en gras doit être prononcé pour qu'il y ait un alexandrin (eh oui, c'est du Victor Hugo, l'alexandrin est demandé à Houston !).

Sinon, on pourrait inventer la notion de "lettre muette" pour désigner toutes les lettres que nous écrivons mais que nous ne prononçons pas à l'oral. Voilà déjà une partie de la réponse : il y a un fossé (plus ou moins grands, selon les personnes, selon les contextes) entre l'oral et l'écrit ; ce propos me semble irréfutable.

Comme l'a bien dit GMS, le français est une "langue latine" : elle descend du latin, langue dans laquelle on prononçait toutes les lettres (enfin, il paraît ; moi, je n'étais pas là ! Des débats existent encore sur les prononciations de la langue latine... Enfin, n'oublions pas non plus que le latin était une langue vivante en son temps, et qu'elle a également évolué au fil des siècles). Bref, entre la fin de l'Empire romain d'Occident, et la France contemporaine (ou moderne, soyons généreux), beaucoup d'eau a coulé sous les ponts, comme on s'en doute.
Ajoutons à cela "une langue sous surveillance" (l'Académie et les commissions de terminologie, quoique ces dernières ne soient pas aussi lourdes que l'Aca) : certaines institutions veulent "fixer la langue". Donc, du coup, on écrit encore comme il y a 50 ans, ou 100 ans, ou plus loin encore, sans faire grand cas de l'évolution de l'oral.

Mais revenons au propos général (hum, hum) : entre le latin et le français moderne, de nombreux changements, tant d'ordre syntaxique (organisation des mots dans la phrase), que d'ordre sémantique (signification des mots) ou que d'ordre phonétique ; ce dernier est intéressant à signaler, puisque les spécialistes n'ont que de vagues idées concernant la prononciation de "l'ancien français" ("français" des XIe-XIIe-XIIIe siècles, grosso modo ; on y inclut parfois les Xe et XIVe siècles) : bref, on ne sait pas trop comment on prononçait ce parler. Quoiqu'il en soit, je suppose qu'on a arrêté de tout prononcer (par paresse : en linguistique, je crois que c'est le "principe d'économie" : nous sommes tous de grosses feignasses et avons tendance à ne pas tout prononcer, mais tout en veillant à être bien compris), tout en conservant néanmoins un semblant d'"orthographe" (littéralement, la bonne graphie/écriture) : Montaigne (XVIe siècle) en langue originelle serait intéressant à observer, par exemple, lui qui sut le latin avant le français !

Bref, désolé, je crois que je me suis perdu dans mes explications ! XD Je conclurai, une fois de plus, en disant que les lettres muettes sont inutiles ^^

EDIT : Je ne sais pas très bien comment fonctionne l'arabe, mais il me semble que l'on n'écrit que les consonnes, c'est ça ? Ce qui me paraît (à moi, non-arabisant) problématique, du moins pour la prononciation, puisqu'on ne sait pas quelle voyelle employer. Et la langue française est également truffée d'exceptions, même si l'on ne s'en rend plus/pas compte ^^

Sheikor:
Ce n'est pas tant que la langue française est bourrée d'exceptions, mais plutôt que celles-ci ont leurs règles propres...

Mytho Man:
Tiens, moi aussi, j'ai une question (métaphysique) bête de la vie qui me turlupine depuis hier :

Comment les Schtroumpfs font-ils pour se reproduire ?

Non mais sans blagues, l'auteur se moque de nous ! Ils pondent des oeufs, ou quoi ? o.O

Doutchboune:
Facile, les nuits où la lune est bleue, parfois, une cigogne vient et dépose un bébé schtroumpf.

Rien à voir avec la reproduction sexuée que nous connaissons. Bien sûr, cele ne dit pas d'où sort le bébé schtroumpf (et où il y a des schtroumpfs en dehors du monde connu, puisque dans l'ouvrage "Le bébé Schtroumpf" d'où je sors ces informations, le bébé est une "erreur de livraison" et devait donc se retrouver ailleurs... mais où ??), mais en tout cas, pas d'un coït entre schtroumpfs des deux sexes, d'autant plus qu'ils existait 99 schtroumpfs au village avant la création de la Schtroumpfette par Gargamel. (le 100e schtroumpf étant lui sorti d'un miroir, autre forme de reproduction, du coup, peu banale, je dois avouer, et qui pose certains problème, voir l'épisode "le 100e schtroumpf" dans je ne sais plus quel album, désolée !)

Une femelle schtroumpf ado est aussi créée, dans l'épisode "les p'tits schtroumpfs", par les p'tits schtroumpfs en question, redevenus ados après un passage dans l'horloge du Père Temps. Ils ont pour cela volé la recette chez Gargamel (qui diffère quand même un peu de l'originale, mais bon c'était pour le scénar...). Il faut donc en conclure que tout schtroumpf "naturel (i. e. rapporté par une cigogne) est mâle, pour avoir une femelle, il faut faire de l'animation de statue d'argile. (le cas du double miroir étant une exception, mais là c'est plus un clonage qu'une naissance, faut avouer)

PS : s'il y a eu des ajouts post Peyo (enfin, à 2-3 albums près), j'avoue ne pas savoir. J'ai dû m'arrêter au Schtroumpf financier, un truc du genre. D'autres sont sortis depuis, mais j'ai cessé de lire d'une part mon âge y était ptet pour quelque chose, d'autre part, la trop grande diversification avec des ados, des grands pères, et compagnie, ça m'a pas trop plu par rapport justement à l'homogénéité de départ (même s'ils leur est toujours resté quelques chose de leur transformation en schtroumpfs noirs, dixit un schtroumpf maugréant sur la mauvaise humeur de schtroumpf grognon dans un album du début mais je sais plus lequel...)

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