Art > Littérature, BD et séries d'animation
[Topic] Animés & Manga
Jielash:
Syndrome : Qu'est-ce que tu entends par "consistant" ? Si tu pouvais donner quelques titres d'animés que tu as vu aussi, ça aidera peut-être à te conseiller/éviter de te donner des trucs que tu connais déjà :3
Un beau matin, vous vous réveillez avec un lézard sur votre couverture. Celui-ci se présente comme un chevalier venu sur notre planète pour protéger une princesse des forces du mal et vous implore de l'aider à sauver le monde.
Que faites vous ?
Réponse 1 : Vous acceptez avec joie, prêt à défendre la Terre grâce au pouvoir de l'amitié.
Réponse 2 : Vous refusez parce que ça fait quand même trop peur tout ça.
Réponse 3 : Vous jetez le lézard par la fenêtre.
(Cliquez pour afficher/cacher)La bonne réponse était la réponse 3 ! Du moins, si vous vous appelez Yûhi Amamya.
Allez, on va parler de Samidare : Lucifer & The Biscuit Hammer aujourd'hui. Il s'agit d'un manga d'action-aventure de Satoshi Mizukami en 10 tomes qui parle de sauver le monde. Un groupe de 12 chevaliers et leurs animaux représentatifs accompagnés d'une princesse doivent donc empêcher un enchanteur de détruire la Terre à l'aide de ses marionnettes de boue.
Problème n°1 ? Notre personnage principal, Yûhi Amamiya n'a pas l'air trop motivé pour le job. Sauver des vies au péril de la sienne, ça ne plait pas trop au jeune étudiant qu'il est et il préférerait donc rester sur le banc de touche pendant que les autres font le boulot à sa place. C'est pas comme s'il avait une carrure d'athlète en plus non plus.
Problème n°2 ? La princesse en question veut certes vaincre le méchant enchanteur mais c'est pas pour ça qu'elle veut forcément du bien à la Terre.
(Cliquez pour afficher/cacher)Bon, en fait elle veut carrément la détruire parce qu'il s'agit de sa propriété et qu'elle ne va pas la laisser à quelqu'un d'autre une fois sa mort arrivée, non mais.
Problème n°3 ? Bon ils sont quand même un peu louches ces animaux... Ils cachent quelque chose.
Mais à part ça tout baigne ! Sauvons le monde dans la joie et la bonne humeur, avec beaucoup d'humour, des personnages charismatiques, des bastons épiques et quelques moments tragiques histoire de nous mettre la larme à l'œil entre deux tranches de rire.
Samidare ne conte pas une histoire débordante d'originalité mais ce que ce manga raconte, il le fait bien et avec du cœur. Ça se moque gentiment et montre du doigt certains gros clichés des histoires d'aventures tout en discutant autour (Crier ou ne pas crier le nom de son attaque avant de la lancer ?) mais l'auteur sait aussi utiliser avec plaisir les thèmes qu'on aime bien voir et les bons sentiments sympathiques quand il faut.
Le trait est plutôt simple mais je trouve les charadesign très efficaces, c'est dynamique et expressif.
Si vous aimez les histoires d'aventures avec de l'humour, tout en cherchant un truc qui sort un peu des sentiers battus, je conseille fortement ce manga là.
À noter qu'il y a aussi un chouïa de fanservice à base de petite culotte (ça diminue peut-être un peu avec le nombre de tomes, si ma mémoire ne me fait pas défaut), c'est pas trop exagéré dans le sens où cela ne se produit pas à base de poses trop ridicules et/ou infaisable et que l'auteur arrive même à faire des blagues drôles avec de temps en temps, contrairement à certains autres mangakas... mais je préfère prévenir et ça passe pas toujours pour autant. (Sérieux Hangetsu, t'es adulte et tu veux avoir la noblesse d'un super héros mais tu va soulever les jupes d'une lycéenne ? Non, juste non quoi. :-*)
Un extrait comportant le premier chapitre est disponible sur le site manganews, en cliquant sur "lire ce manga", si vous voulez en voir un peu plus. Les trois premiers tomes sont sortis en France pour le moment.
Syndrome:
Consistant, s't'à dire avec une intrigue bien ficelée, palpitante, avec du suspens et tout l'couplet de l'animé parfait gnagnagna.
Niveau animé j'suis pas bien fourni, j'en ai vu pas mal, mais des récents pas trop ... J'en ai pas maté beaucoup. Mais balance en moi, j'ferai le tri t'façon.
Jielash:
Alors dans la catégorie intrigue bien ficelée, palpitante et avec du suspens je dirais en vrac :
Paranoïa Agent (13 épisodes) : c'est du Satoshi Kon, seal of quality.
Denno Coil (26 épisodes) l'intrigue met peut-être un peu de temps à se montrer parce qu'elle est cachée dans les premiers épisodes derrière l'introduction à l'univers énorme de cette série de SF.
Mawaru Penguindrum (24 épisodes) : Fantastique, du symbolisme et des manchots.
Baccano! (16 épisodes) : Far West, Mafia et trains fantômes.
Kaiji (2 saisons de 26 épisodes) : Anime à stress, avec un perso intelligent mais qui a la poisse et se retrouve toujours sur le fil au dessus du précipice. Des jeux et un système du style de ceux de Liar Game en plus stressant. Personnages GAR à gros nez.
Dans la catégorie bien ficelée, palpitant mais sans forcément trop de suspens je dirais :
Kaiba (13 épisodes) : de la SF, dans un univers où on a trouvé un moyen de matérialiser l'esprit et les souvenirs dans une puce. Du coup il est possible de changer de corps, sauvegarder les bons souvenirs et se débarrasser des mauvais... et évidemment, l'argent joue beaucoup dans tout ça.
The Tatami Galaxy (11 épisodes) : les déboires abracadabrants d'un universitaire au débit de parole très développé.
Dans la catégorie palpitant et avec du suspens mais pas forcément une histoires à super ficelles :
Chihaya Furu (25 épisodes) : Un anime sur le Karuta, une sorte de jeu de cartes assez sportif. Un peu à la Hikaru no Go.
Giant Killing (26 épisodes) : Anime de football du point de vue d'un entraineur d'une équipe pro de seconde zone.
Bon et comme c'est du vieux et tout on t'as sûrement déjà conseillé de les voir/tu les as déjà vu mais je dis quand même : Evangelion et Cowboy Bebop.
:-* J'ai l'impression de répéter toujours les même titres n'empêche, parce que ça fait longtemps que j'ai pas revu certains anime que j'ai adoré mais qui sont flous dans ma tête donc que je n'ose pas nommer (Noein, Gankutsuou, Eden of the East par exemple) et parce qu'on me demande jamais de trucs au rythme "calme" haha.
Suijirest:
--- Citation de: Syndrome ---Du coup, tu donnes pas vraiment ton avis sur la série, bien que tu n'aies vu que 3 épisodes.
--- Fin de citation ---
Est-ce que tu aurais préféré que je spamme des "trop d'la balle cet anime, regardez si vous ne voulez pas finir votre vie dans le caniveau des sans-goûts !" ? :/
Bref, voilà un nouvel avis critique sur mon dernier manga terminé, Shin Megami Tensei : Kahn. Les feignasses peuvent passer directement au dernier paragraphe ou aller voir ailleurs s'ils y sont, ça m'est égal.
Kahn est un seinen en neuf volumes né sous la palette de Yanagisawa, avec l'aide d'Aya Nishitani (auteur des light novels Megami Tensei : Digital Devil Story dont est naturellement issue la saga phare du RPG) et de Kazuma Kaneko (designer attitré de la licence).
L'histoire est celle d'un étudiant de dix-sept ans nommé Nobu. Celui-ci, assez violent et distant, cache le secret d'avoir fait un petit voyage dans le monde des enfers (cf le one-shot très dispensable Shin Megami Tensei : If...), ce qui l'a rendu sensible à la présence des démons dans le monde réel. Mais son quotidien, déjà pas toujours rose, se retrouve teinté de rouge quand sa mère est assassinée et qu'il se retrouve suspect n°1. Obligé de fuir, il va se retrouver embarqué dans une vaste histoire dont dépend l'avenir du monde, aux côtés de divers alliés et ennemis, en particulier la douce Yumi.
On pourrait croire à tort que Kahn n'est qu'une adaptation du jeu vidéo très conceptuel sorti sur SNES en 1992. Pourtant, il s'agit bien davantage d'une œuvre originale fortement inspirée de l'univers éponyme. On retrouve dès le départ beaucoup de noms et de notions (le colonel Goto, l'ambassadeur Thorman, la démone Pixie et d'autres encore) et plus on avance, plus le manga se charge jusqu'à la gueule de clins d’œil et références. On y retrouve aussi toutes les positions morales et les situations d'apocalypse chères à la licence. Ce n'était pas un pari facile que de reprendre tous les éléments d'un jeu aussi riche que SMT, que ce soient les Alignements ou le concept même du demon taming sans faire dans la copie facile, mais Yanagisawa a su jouer de tout cela pour faire un tout très cohérent.
Je ne cache pas que le premier tome est relativement atroce, trop rapide et parfois un peu "gore facile", d'autant plus que le style de l'auteur est correct mais pas exceptionnel, surtout en ce qui concerne les "démons" qui souffrent terriblement de ne pas avoir le design de Kazuma Kaneko et se rapprochent plus des monstres de Silent Hill : Shattered Memories. Heureusement, les choses s'arrangent avec le second, et l'intérêt trouve toute son amplitude avec le troisième. Les mangas avec un début mou qui deviennent rapidement prenants ne sont pas rares non plus, après tout.
En revanche, il faudra supporter une rupture drastique entre le troisième et le quatrième tome, et malgré les bastons de plus en plus abusées et les concepts toujours plus nombreux, la tension ne reviendra jamais tout à fait ; on entre alors dans le pur affect. Soit on aime, et on continue, soit on n'aime pas, et on envoie proprement le reste se faire foutre. Il sera quand même plus facile d'aimer si on voit les messages subliminaux et si on a ses connaissances en MegaTen pour s'appuyer et comprendre le scénario qui est parfois un peu confus et pas toujours assez explicité au milieu des gunfights et autres bains de sang de plus en plus présent. Quelques chapitres de plus et une narration moins succincte des positions fondamentales n'auraient pas été de trop pour les moins cultivés des lecteurs.
La dernière édition date de 2008 et est vendue à prix coûtant. Cette décision fut prise pour essayer de voguer encore un peu plus sur le regain d'intérêt que les jeux estampillés SMT ont eu en Occident avec Personaze 4 et aussi pour poser quelques bases (même indirectes) en prévision de Strange Journey, qui finalement ne foulera jamais le sol européen, pour notre plus grand bonheur. La seconde édition ne se distingue en rien de la précédente, sortie entre 1997 et 2000, sinon par ses trois euros de moins par volume et une mention inesthétique X/9 en quatrième de couverture. Aucune réimpression future n'est envisagée, ni même envisageable.
On retrouve maintenant nos chères feignasses, j'espère que vous avez bien profité de la pause. Passons donc à la conclusion : la série a beau être sortie sous nos latitudes par un hasard inexplicable (Ki-Oon oblige), elle ne s'adresse pas à un public de profanes, qui seraient bien en peine d'entrevoir où l'intrigue veut en venir sur le départ. On peut aller jusqu'au bout de ce manga si on aime les seinens truffés d'actions et qu'on s'intéresse à Shin Megami Tensei sans être motivé pour les jeux, mais ce sera peut-être en se forçant. Toutefois, si vous avez une culture de base en MegaTen comme Lucifer's Call ou encore Strange Journey, mais pas en vous arrêtant aux overhypés Personaze sur PS2, vous saurez peut-être passer un bon moment sur cette création. Pour les fans avertis, il y a un très bon rapport entre la fidélité et l'originalité du contenu, plus une exploitation fort correcte des contraintes et libertés du support papier.
HamsterNihiliste:
Floax ! Je viens de trouver ça sur SensCritique, tu vas devoir t'expliquer !
(Cliquez pour afficher/cacher)
Navigation
[#] Page suivante
[*] Page précédente
Sortir du mode mobile