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[Topic] Animés & Manga
Bilberry:
Comme ça se fait paaaas. On doit se contenter d'un simple teaser, j'veux un trailer avec les autres personnages et des voix moi :'(
M'enfin, l'apparition de Star Platinum est quand même super cool j'ai oraoraoraorahâte <3
Jielash:
Haha, c'est dommage qu'on ai qu'un teaser ouais mais ça me motive déjà bien et je pense qu'on devrait avoir un vrai trailer d'ici peu ?
Mais ouais, Star Platinum est super classe en tout cas :-*
Et sinon, la série va débuter le 4 avril au Japon.
Yuan:
Bon allez, j'ai décidé de me bouger les fefesses et de mettre sur PZ ce que j'avais à dire au sujet des deux mangas que j'ai lu récemment !
GetBackers est un manga assez étrange à résumer, décrire, ou encore à noter. À vrai dire, je me suis un peu creusé la tête pendant de longues minutes après l'avoir bouclé en me demandant comment je pouvais chiffrer l'impression qu'il m'avait donnée.
Il perpétue l'un des gros soucis de beaucoup de mangas : la tendance de vouloir expliquer des incohérences par des incohérences. Toutes les explications pseudo-scientifiques peinent à tenir debout, et sont particulièrement difficiles à gober, surtout lorsqu'elles s'enchaînent sans prévenir. Au final, beaucoup de choses resteront inexpliquées, ce qui tranche complètement avec les éléments déjà justifiés, et laisse un goût particulièrement amer dans la bouche du lecteur. Toutes les explications scientifiques du manga sont à dormir debout (« quand on formate un disque dur, on n'efface pas les données, mais on donne l'ordre à l'ordinateur de le considérer comme vide », « Himiko a fait son poison rétrogradeur en régénérant les cellules d'un australopithèque », ou mieux encore, toute l'explication qui tourne autour de Kagami, à laquelle je n'ai pas bité un mot). C'est vraiment navrant de voir à quel point l'auteur s'échine à justifier scientifiquement tous les phénomènes pseudo-épiques propre au genre du shonen, et à quel point c'est ça qui rend la totalité des éléments complètement ridicules.
Le scénario en lui-même est intégralement truffé de symboles et de détails qui auraient pu paraître intéressants, mais qui sont bien vite ruinés par leur côté vu et revu, ou tout simplement... nanardesque ? Je n'arrive vraiment pas à trouver un mot autre que celui-ci pour décrire la chose. Le manga en lui-même est un bon gros nanar, mais pas le genre de nanar qu'on recommande pour se marrer. C'est le genre de nanar en lequel on a presque envie de croire, mais dont on ne peut pas s'empêcher de se moquer tellement il en est minable. C'est assez triste, dans le fond.
Les personnages rattraperaient presque la mise, si seulement leurs liens entre eux n'étaient pas aussi... niais ? stupides ? puérils ? Je n'arrive pas à vraiment mettre le doigt dessus, mais j'espère que vous saisirez l'idée. Les combats, quant à eux, ne sont que des enchaînements random avec des PNJ sur le côté du ring pour faire genre c'est impressionnant, truc typique de beaucoup de shonen (mais ça ne veut pas dire que c'est bien - au contraire).
Et puis bon, il faut l'avouer, c'est rudement moche. Les décors et les visages des personnages (à part pour les nez - c'est quoi le délire avec les nez, sérieux ?) doivent être les seules exceptions. Les habits sont tellement couverts de plis posés hasardeusement qu'on dirait des sacs poubelles (bien que ça s'améliore au fur et à mesure, ça reste assez atroce, déjà que les personnages ont quasiment tous le même pantalon et les mêmes chaussures, qui sont immondes au passage). Les proportions sont absolument catastrophiques, les mains ressemblent plus à des araignées qu'à des mains, les positions sont tout sauf naturelles, les muscles sont mal placés (et on s'amusera à remarquer que les torses sont dessinés avec des purs pecs et des abdos de ouf, alors que les bras sont tout riquiqui tout minces), et les cuisses... bordel, les cuisses. Elles sont IMMENSES ! On dirait que tous les persos ont la même carrure que Chun Li... Même les mecs. Surtout les mecs. Ah, et ne parlons même pas des nombrils qui ne ressemblent à rien, et de Heaven qui a visiblement ses tétons SOUS ses seins, puisqu'ils sont bien cachés dans son décolleté qui lui découvre 93% de sa poitrine au bonnet 120J.
Le manga a quelques bonnes idées, il n'en est pas un étron absolu. Mais en tout cas, il ne vole pas bien haut, et il se casse souvent la gueule. Je pense que le fait que le dessinateur n'était au courant du scénario qu'au fur et à mesure doit avoir joué un grand rôle dans les défauts de l'œuvre. Mais bon. La seule chose que je puisse faire, c'est éviter de vous recommander le manga.
Kira, cette tête de con. Heureusement que Ryuk vient sauver la photo.
Autant le dire toute suite, cette critique sera épicée en spoil, donc si vous n’arrivez pas à supporter ça et que vous n’avez pas lu l’œuvre en entier, passez votre chemin.
J’ai découvert Death Note en 2003-2004, avec les scans du manga après en avoir vaguement entendu parler, mais je ne suis jamais allé bien loin. Puis les tomes ont enfin sortis en France, et j’ai redécouvert l’histoire jusqu’au tome 7. Après ça, j’ai pris une pause du manga, parce que je n’avais plus accès aux tomes suivants suite à mon déménagement. Et je dois dire qu’étrangement, mon opinion du manga n’a que peu changé entre mes premières lectures et maintenant que j’ai vu la conclusion de l’histoire.
Premièrement, si l’on s’attarde uniquement sur le manga dans sa globalité, il faut le dire : il est excellent. Le dessin d’Obata est magnifique, presque sans faute, et c’est un style qui se démarque. Si je devais lui reprocher quelque chose, ce serait sans doute le contraste trop énorme entre les protagonistes dont le chara-design est très typé manga classique, et les autres qui sont banals voire inintéressants. Enfin, malgré cela, ça n’empêche pas à certains personnages plus âgés d’être très intéressants (Yagami Soichiro, Aizawa…). Mais je ne comprends toujours pas pourquoi L a une coupe de host et pourquoi Near a les cheveux blancs.
Au début j'étais triste qu'il vire son afro, mais en fait il est super classe avec la barbe.
Le scénario et l’univers sont excellents : le concept des shinigamis et du cahier est très sympathique et glauque, ça change pas mal de ce qu'on trouve un peu partout. Les personnages sont tous très intéressants, pas forcément réalistes mais intéressants (enfin, je reproche par contre le fait que les protagonistes jurent à côté des personnages secondaires qui ont une tête plus banale et qui n'ont pas une coupe de host). Mais globalement, le manga se défend très bien et se situe bien au-dessus de la moyenne.
La façon dont s'enchaînent les stratégies mises en place par L/Near/Mello et Kira sont très intéressantes, c'est d'ailleurs la force du manga. On peut parfois reprocher à la narration d'être indigeste, du fait que les cases sont remplies de gros pavés (ce qui n'est pas vraiment très caractéristique du format). Je me suis parfois retrouvé à relire plusieurs fois certains passages pour vraiment comprendre tous les détails, et c'est un peu dommage, mais étant donné la complexité et le souci du détail, c'est pardonnable. Les personnages se divisent rapidement en deux catégories : ceux qui sont super chiants, et ceux qui sont attachants. Dans les premiers, on case facilement Light, Misa, Mikami... Et de l'autre, Near, Mello, Ryuk, Aizawa, Yagami Soichiro... Bref, c'est dommage, mais deux camps se dessinent très facilement.
Qui est sur ce screen ? Alucard (Hellsing) ou Mikami Teru ? Vous avez 4 heures.
Alors les personnages, parlons-en, puisqu'ils sont l'une des forces du manga, et aussi l'une de ses faiblesses. Comme je le disais plus haut, certains d'entre eux ne sont pas très crédibles (et parmi les moins crédibles, je place facilement Mikami en première place), mais ça ne les empêche pas d'être plutôt complets et intéressants. Le côté autiste de L lui aura valu d'avoir un nombre incommensurable de fangirls, et personnellement, ça m'horripile au plus haut point. Dans le fond, L, c'est juste un mec un peu craignos qui n'aime pas mettre de chaussettes... et qui se trouve avoir une forme d'autisme qui lui donne un sens inné de l'observation et de la compréhension. Mais toutes ses mimiques, bien que très amusantes, ont créé toute une génération de crétin qui les reproduisent bêtement et qui s'efforcent à trouver « charmants » des soucis psychologiques. De ça, L n'a rien à se reprocher, c'est plutôt les fans crétins que je blâme. On remarquera aussi que Misa lève également les foules, alors que pourtant il ne s'agit que d'une idiote sans nom avec un fashion statement à vomir (parce que oui, désolé les loulous, mais son espèce d'attirail gothique est plutôt de mauvais goût). J'ai vu beaucoup de gens reprocher à Near et Mello d'être des remplaçants de L qui ne lui arrivent pas à la cheville, et pourtant je dois avoué que je les ai apprécié plus que L. Sinon, parmi les personnages les plus cools du manga, je mets facilement Ryuk, Rem, Yagami Soichiro, et Aizawa.
(Cliquez pour afficher/cacher)D'ailleurs, Aizawa a tout pour être le héros de l'histoire : il fait des réflexions très naturelles, que n'importe qui à sa place aurait faites également, et la façon dont il se met à soupçonner Light est géniale. Et sinon, ben... Mikami n'est vraiment pas crédible (le fait qu'il se mette à détester sa mère au collège et qu'il soit content qu'elle meurt, alors que c'était sa seule famille, euh...), et Light, bien qu'il soit loin du niveau de Mikami, est d'un chiant... Tout le long du manga, j'avais envie qu'il crève. Je ne peux vraiment pas le supporter. Le personnage est très bien écrit, mais justement, c'est le genre de type qui m'insupporte et que j'ai envie de cogner.
Mello, enfin un personnage qui me comprend, moi et mon chocolat.
(Cliquez pour afficher/cacher)Ce que j'ai le plus adoré dans le manga, c'est la conclusion. La tension incroyable qui ronge le lecteur durant tout le dernier tome, la rencontre entre Kira et Near, Mikami qui regarde par l'ouverture de la porte, Kira qui se marre et qui explique son plan... Puis personne qui ne meure, Kira qui pète les plombs, et enfin, Ryuk. La note de fin, qui dénigre l'existence de paradis ou d'enfer, qui nous rappelle que tous les hommes meurent sans qu'il n'y ait de suite à cela. Ça, je l'ai vraiment adoré.
Le dernier mot de Kira, « merde », à son image, était génial.
L'épilogue était aussi intéressant, et même touchant lorsqu'on voit Near manger du chocolat et Aizawa qui a repris le titre de Yagami. Quant à la petite scène avec la secte de Kira, je dois avouer ne pas l'avoir entièrement comprise, mais elle apporte un final très mystique que j'ai apprécié.
C'est kiki le héros de l'histoire ? La pomme de Ryuk !
Globalement, je dois dire que ce qui me surprend le plus dans Death Note, c'est les retours qu'il a suscité. J'ai déjà parlé des fanboys de L et Misa, qui, il faut le dire, composent sans doute la plus grande partie des lecteurs ; mais il y aussi ceux qui ont été incapables d'apprécier le manga à cause d'eux. Et le fait que l'audience de l'œuvre soit divisée à ce point, c'est ça que je trouve très amusant. Personnellement, l'œuvre m'a plu et marqué, point. Mais il est amusant de voir comment elle a divisé le public, que ce soit par fanboyisme ou par hipsterisme. (Bien évidemment, loin de moi l'idée de dire que tout le monde entre dans une catégorie.)
Bref, voilà qu'après presque 10 ans, j'ai terminé Death Note (oui je sais c'est une honte de ne pas l'avoir fait plus tôt blabla), et je ne le regrette pas.
Bilberry:
Comme d'habitude tes posts sont super sympa à lire mais je suis outrée par une chose... D'où tu parles pas de Matsuda, mon seul et unique rayon de soleil dans Death Note ?
Matsuda n'approuve pas.
Bon mes souvenirs de Death Note commencent à dater mais j'avais trouvé cool que
(Cliquez pour afficher/cacher)ça soit lui qui blesse mortellement Light. Vu sa relation avec le père Yagami ça faisait un peu "karma qui vient frapper à ta porte".Puis il apportait un peu de légèreté dans l'oeuvre sans me faire rouler des yeux comme Misa-Misa.
Et t'inquiète pas si t'as 10 ans de retard, je suis pas la mieux placée pour te juger :niak:
Pour Get Backers j'avais essayé de m'y mettre il y a plusieurs années mais j'avais vite lâché. Apparemment je rate pas grand chose.
Yuan:
Ah, mais je l'aime bien Matsuda, moi ! Et Ide et Mogi aussi, d'ailleurs. Mais j'ai vraiment eu un gros coup de cœur pour Aizawa, qui a une coupe af... qui a une personnalité très attachante.
(Cliquez pour afficher/cacher)Moi aussi je l'ai vu comme ça, c'était presque touchant. En tout cas j'ai trouvé que ça, couplé aux réflexions de Near (on ne peut pas affirmer avec certitude le bien et le mal), et enfin à la sentence de Light par Ryuk, faisait un très beau final.
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