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[Topic] Animés & Manga
Bilberry:
Maintenant qu'on en parle c'est vrai que toute la team Yagami (je parle du père) était assez sympa dans son ensemble. Et je me rappelle plus mais il me semble que tu n'as pas vu l'animé ? Parce que même si la fin est la même le déroulement diffère et je préfère nettement la version manga que je trouve plus digne du personnage
(Cliquez pour afficher/cacher)c'est à dire que Light crève la bouche ouverte en hurlant et en pleurant et c'est tout ce qu'il mérite. Dans l'animé il parvient à s'enfuir et meurt dans les escaliers d'un immeuble, "paisiblement" si je puis dire.
Jielash:
Ouais, Death Note a son lot de petits phénomènes au niveau du fandom, ça a rassemblé tellement de monde que évidemment, certains ne suivaient l'histoire pas du tout pour les mêmes raisons que d'autres.
Y a en effet beaucoup de grand fans de L (je me souviens d'une époque où sur certains forums, un membre sur cinq avait un avatar de lui) par contre je me souviens pas tant que ça d'avoir vu des fans du personnage de Misa en fait. Certes, beaucoup accrochaient à son esthétique gothique-lolita et du coup il y avait masse de cosplays et fanworks mais... J'ai bien plus souvent vu des gens lui jeter la pierre et la traiter de tous les noms au final :^^':
Les tics de L, je trouvais ça très intéressant au niveau "character-designesque" parce que ça contribuait bien à rendre le personnage unique dans sa démarche, les mouvements de ses mains, son attitude, etc... On sentait bien qu'une grande attention avait été porté à ce niveau.
Et puis ça meublait certains passages de parlotte de manière assez ludique à certains moments ; on avait pas juste les personnages plantés là à bavarder, il y avait des petits détails à découvrir. Pareil pour Near et ses jouets. (c'était encore mieux avec lui à ce niveau d'ailleurs il me semble, vu qu'il reproduisait les événements)
J'approuve l'appréciation pour l'équipe de papa Yagami et Mello et Near !
Pour la différenciation que tu faisais en deux groupes Yuan, ça m'a fait rire parce que j'ai plus souvent vu les gens les séparer entre les génies et les cons.
Concernant la fin, je préfère aussi celle du manga à celle de l'anime :
(Cliquez pour afficher/cacher)Pour la raison qu'à mentionné Bilby déjà mais aussi parce que dans le manga, Light sait que Ryuuk va l'achever alors que dans les souvenirs, pas vraiment. Ryuk se contentant de se barrer quand Light l'appelle à l'aide, pour revenir plus tard se percher sur le point le plus haut de la ville pour la frime graphique et que lorsqu'il écrit le nom, Light a déjà plus l'air très vivant.
Yuan:
Non, en effet, je n'ai jamais regardé l'anime, c'est intéressant à savoir. En tout cas, j'ai adoré la fin du manga, donc comme vous, je me demande si j'apprécierai celle de l'anime.
(Cliquez pour afficher/cacher)Pour moi, la façon dont Light crève est parfaite. Il a peur de la mort alors qu'il l'a donnée à énormément de gens sans aucun scrupule, et il ne fait que gigoter partout en implorant la pitié de Ryuk, qui lui en revanche, est au bord des larmes tant il se marre.
Quant aux fans de Misa, eh bien je parlais surtout des gens qui « pardonnaient » sa crétinerie en se rabatant sur son esthétique. Donc oui, je pensais bien aux tonnes de gens qui la cosplayaient. Mais c'est vrai qu'un peu partout, les gens ont plutôt tendance à la trouver conne, ni plus ni moins.
(Cliquez pour afficher/cacher)D'ailleurs j'étais bien triste à la mort de Rem, que je trouvais franchement chouette. Et c'est marrant de savoir que Misa crève un an après les événements de fin du scénario, tellement elle a raccourci sa vie.
Pour ce qui est des tics de L, moi aussi je les aime beaucoup. C'est juste que je trouve ça agaçant que les gens aient autant perdu leur attention là-dessus, au point de l'imiter bêtement. Enfin, franchement, je préfère un peu ceux de Near quand il joue avec ses legos pour se décompresser, ou même Mello qui mange son chocolat.
Même si le meilleur tic du monde, c'est Ryuk qui se tortille n'importe comment...
Suijirest:
Je sors de trois épisodes de la série Watashi ga Motenai no wa Dou Kangaete mo Omaera ga Warui. Traduction : « Peu importe comment je le prends, c'est de votre faute si je ne suis pas populaire ! » et généralement diminué en Watamote. J'imagine que plusieurs personnes l'ont déjà vu. Et que j'aurais dû finir Higurashi Kei avant d'entamer un nouveau truc. Mais j'ai la quasi-certitude que je le finirai pas alors zut. :-*
L'anime s'approche de Lucky Star : une tranche de vie qui s'attache à un personnage otaku, bourrée de références geeks et d'humour de caractère. Mais les ressemblances s'arrêtent là car si Lucky Star tourne autour de quatre amies et de leurs débats, Watamote traite d'une quasi-hikikomori. L'héroïne, Kuroki Tomoko surnommée Mokocchi, est... disons, une attardée sociale (je vois pas de meilleur mot) qui a passé toute son enfance et tout son collège sur les jeux vidéos, tout particulièrement les simulations de vie. Tout commence à l'approche du lycée, période de forte popularité pour toutes les adolescentes d'après les otome-games.
Seulement, voilà, quand on a sa tronche de sorcière pas possible, un caractère profondément misanthrope et qu'on s'appelle Kuroki (énergie noire en japonais), c'est mal barré...
Car oui, notre "chère" Mokocchi a vraiment un épouvantable caractère. Auto-persuadée d'être une charmante loli alors que ce n'est qu'une fille horriblement négligée, elle va également s'auto-persuader qu'en adoptant des attitudes « mignonnes » elle va réussir à attirer l'attention. En un mot, elle veut que les autres viennent à elle parce qu'elle est certaine de leur être supérieure. L'ennui, c'est qu'entre ses doux rêves et la réalité, ses aptitudes à réagir face aux autres et les films qu'elle se fait, y a plus qu'un monde. C'est là où la série opère une scission : il y a d'un côté l'aspect « comédie » où on voit Mokocchi se faire dix millions d'idées toutes plus débiles les unes que les autres, et se manger des putains de gamelles bien senties, et l'aspect « psychologie » du personnage profondément reclus, rejeté et pourtant désireux, comme tout être humain, d'être aimé, accepté par des gens qu'elle jugerait dignes d'intérêts. Un fossé qui lui vaut une haine dévorante envers l'humanité toute entière par compensation et un rejet sans concessions de ces fameux groupes d'adolescents épanouis et bien dans leur peau.
Techniquement, je ne me prononce pas de trop car j'y connais foutre rien à la fluidité d'animation ou à la qualité d'un plan, mais il y a une débauche d'effets visuels correspondant aux états d'esprits du personnage, généralement très appropriés même si parfois téléphonés. Quoique la transformation du personnage en peinture cubique ça je la voyais pas venir. Bref, ça se regarde avec grand plaisir si on entre dans la logique très exagérée du trip.
Je n'ai pas encore vu assez d'épisodes pour vraiment le recommander à tous mais je dois dire que c'est un programme intéressant, quoique porté avant tout par le charisme du personnage vu que c'est typiquement le genre d'humour que je ne supporte pas peut-être parce que je me retrouve pas mal là-dedans. Ah, et juste un détail.
L'opening déboîte sa race.
edit : terminé Higurashi Kai. Franchement, autant j'ai eu ma dose d'épique et de tension, autant je suis grave déçu par ce final puissamment enfantin et « happy-end above all » après tout le reste.
Y a surtout deux trois trucs qui me restent pesamment.
(Cliquez pour afficher/cacher)Comme Mion et Kansai armés de shotgun et de Kalach qui font jamais jaillir une goutte de sang, ils n'arrivent même pas à abattre un Yamainu... Ou Akasaka qui maîtrise sept ou huit gars à lui tout seul, karaté-style. Oui, les Yamainu ne sont pas des combattants mais ils ont pas, je sais pas moi, des panpan-tu tues ou des gaz lacrymos ? Et aussi, être capables de défaire une armée avec des pièges de paysans c'est comme ça que les USA ont perdu le Vietnam oui, mais par une bande de gosses, sérieux ?...
J'en demande beaucoup, certes. Mais ça me déçoit quand même.
Note finale : 10/20. Avec un final plus sanglant, plus tragique, j'aurais mis 13. Et sans les passages complètement ratés du dernier arc qui transpirent le "on n'a pas le temps ni l'argent de mieux faire", je serais monté à 15.
Jielash:
Le 30 décembre de l'année dernière, je m'étais lancée dans un "petit" récapitulatif de ce que j'avais vu.
Et devinez quoi ? Je vais m'y remettre aujourd'hui ! Nouveau pavé dans la mare en approche.
Avant de commencer, je voudrais noter que les derniers posts de l'année 2012 sur le topic étaient en page 36. Et que nous sommes actuellement à la page 75. Oui, mes chers camarades de postage, nous avons doublé le nombre de pages de ce sujet datant de 2006 en seulement un an. Félicitations, je vous aime.
Bref, je vais d'abord revenir un peu sur les petites attentes que j'avais noté pour cette année dans mon post de 2012 avant de me lancer.
(Cliquez pour afficher/cacher)
--- Citation de: moi ----Tout d'abord la saison 2 de Chihaya Furu en début 2013.
--- Fin de citation ---
Et j'ai bien fait de l'attendre parce qu'elle était tout aussi réussie que la première, poétique et pleine de passion, avec des personnages toujours aussi attachants et chouettes à suivre !
Le manga sur lequel l'anime est basé a aussi commencé à sortir en France cette année, du coup il ne me reste plus qu'à l'acheter.
--- Citation de: moi la fangirl ----L'adaptation animée de Shingeki no Kyojin au printemps.
--- Fin de citation ---
Bon ben ça hein. On en a tellement parlé que j'en ai fait un topic. Vous aurez toutes mes impressions là bas.
--- Citation de: moi et juste (pas) moi ----Rebuild of Evangelion 3.0
--- Fin de citation ---
C'était très plaisant à voir, dans la ligné de la série, Anno a intérêt à bien gérer le dernier film pour conclure ça bien mais sinon, une bonne débauche au niveau graphique et il faut vraiment que je le revoie.
--- Citation de: moi, naïve et trahie ----La suite de Hunter x Hunter. Togashi s'étant relancé dans un nouvel arc cette année, j'ai hâte de voir ce qu'il mijote. Hâte aussi d'avoir la conclusion de l'arc des Fourmis en français.
--- Fin de citation ---
Étant donné que Togashi n'a rien foutu en 2013, je n'ai pas pu voir grand chose. Ceci-dit, l'anime est rentré dans l'arc des Kimera Ants et c'est vraiment très très chouette à suivre en couleurs et animé, chaque épisode est un plaisir à suivre (certains vous diront que c'est un peu lent mais moi j'aime vraiment le rythme adopté), Madhouse fait vraiment du bon travail sur cette adaptation. J'adore, j'adore.
--- Citation de: moi et mes espoirs ----March Comes in like a lion, Shingeki no Kyojin, Assassination Classroom, l'anime de Honey and Clover et Denno Coil disponibles en France ? Ouais je rêve un peu.
--- Fin de citation ---
2/5 (bon je me sens obligée de préciser mais techniquement l'anime de Honey and Clover est disponible en France mais seulement en dématérialisé sur le site de téléchargement de Kazé, moi j'aimerais des DVDs)
Shojo et nekketsu main dans la main, que peut-on rêver de mieux ?
Quoi de mieux pour commencer que de revenir sur des bons vieux anime shojoesque à tendance magical girl et du gros mecha nekketsu de chez Gainax ?
-Top wo Nerae : Gunbuster et Diebuster !
Gunbuster est une série de six OAV (original animation video = disponible directement en k7/dvd) produit en 1988 par le studio Gainax, avec Hideaki Anno à la réalisation. On y suit une adolescente un peu pleurnicheuse du nom de Noriko qui étudie dans une école de pilotage de robots afin de partir dans l'espace pour protéger la Terre d'attaques extra-terrestres et suivre les traces de son père.
Au cours de ces six épisodes d'environ trente minutes chacun, on assiste à l'évolution de Noriko de gamine peureuse à sauveuse de l'univers, quelques batailles de mecha, des thématiques SF et un dernier épisode volontairement réalisé en noir et blanc pour renforcer le ton.
La série contient aussi beaucoup de références et d'hommages à des œuvres diverses de la Japanimation (que ce soit des détails comme des posters de Totoro et du Yamato dans la chambre de Noriko ou des influences comme Ace wo Nerae, un shojo de tennis)
En 2004, pour fêter les 20 ans de Gainax, une suite surnommée Diebuster voit le jour, sur la même base de six OAV. Stylistiquement beaucoup moins sérieuse que son ainée, ne vous attendez pas à une suite direct au niveau du ton de l'histoire. On peut cependant retrouver dans Diebuster des thèmes qui rejoignent ceux de Gunbuster. J'ai beaucoup apprécié l'univers et le mecha-design.
-Utena, la fillette révolutionnaire : Utena, aaaah Utena. Ses pluies de pétales roses, son école inspirée de grands châteaux de contes de fée, ses gros délires humoristiques et ses symboliques étranges, ses thèmes osés sur la sexualité, son histoire remplie de métaphores, portées par une animation souvent très limitée mais où chaque choix de composition peut vouloir dire quelque chose (ou rien du tout) et sublimée par une piste musicale excellente.
Utena nous parle de deux adolescentes prisonnières d'un conte de fée, qui vont devoir révolutionner le monde pour arriver à sortir de leur coquille. Mais qu'est-ce que le monde ? Qu'est-ce que la coquille ? Qui est Ohtori ? Et qu'est-ce qu'un cercueil vient faire dans l'histoire ?
-Princess Tutu : J'avais déjà fait un petit post sur la série. Je vais me contenter de répéter que c'est un très bon anime pour enfants, qui peut aussi très bien être apprécié par les adultes. Surtout si vous aimez les contes de fée, la musique classique et/ou le ballet.
Du 2013 vu en 2013 (sauf ce dont j'ai déjà parlé woops)
-Tamako Market : Cette année, Kyoto-Animation avait sorti trois séries et je n'en ai vu qu'une (bon, j'ai aussi vu l'épisode 1 de Kyoukai no Kanata mais ça m'a pas trop donné envie de voir la suite). Si Tamako Market se laisse tranquillement regarder, je suis sortie du dernier épisode avec l'impression que rien n'avait vraiment bougé au fond. "Evidemment, c'est du tranche de vie Kyo-ani avec des moeblobs" me dira-t-on... et bien vous avez raison, il faut croire que j'aime perdre mon temps naïvement.
C'est pas mauvais mais c'est pas spécialement bon non plus. J'avais vu quelqu'un dire que ça convenait mieux à des enfants et en fait ouais, je me dit que c'est pas faux.
-Suisei no Gargantia : Un concept chouette de cités-bateaux et de choc des cultures avec un spationaute venant d'un monde très développé mais l'anime ne savait vraiment pas où aller, ni quoi raconter. Ça part dans tous les sens, aucun des personnages ne marque vraiment ou ne semble important au fond. Le seul qui s'en sort avec un minimum de charisme c'est Chamber, l'intelligence artificielle du gros robot...
-Aku no Hana : Adaptation très controversée du manga du même nom, pour son choix d'animation en rotoscopie. Le rythme est très lent, avec certaines scènes qui s'étendent vraiment pour rien mais il y a quelques perles, comme les épisodes 7 et 10 qui ne me font vraiment pas regretter d'avoir vu la série.
Pis bon. Nakamura quoi.
-Kill la Kill : Premier anime original du studio Trigger, qui regroupe pas mal d'anciens de Gainax, Kill la Kill n'est pas exactement ce que j'espérais. Parfois j'en suis un peu triste. S'il y a des filles qui se bastonnent comme je l'espérais, je m'attendais plutôt à voir des tenues d'étudiantes racailles un peu plus classiques et classes et pas à tout ce fanservice moche et quand même parfois de bien mauvais goût.
L'animation est souvent à la ramasse, parfois ça donne des épisodes glorieux comme le quatrième puisque ça ne se prenait pas du tout au sérieux mais quand c'est pour des phases plus sérieuses/de baston, ça casse un peu le truc.
Ceci dit, Kill la Kill nous a donné Mako. Je ne m'attendais absolument pas à Mako et c'est une merveilleuse surprise que ce personnage surexcité qui pourrait facilement être agaçant (et l'est pour certains apparemment) mais que j'adore de tout mon cœur. Elle me fait rire et rien que pour elle, je veux finir la série.
Les autres personnages ne sont pas mal non plus et l'univers possède un certain potentiel.
-Kyousougiga TV : Après les mini-épisodes spéciaux publiés en 2012 sur Nico nico douga, le youtube japonais, Kyousougiga se paie cette année une série télé qui "explique" le joyeux bazar que laissait deviner cette introduction. Au final, la série reste relativement simple et j'en serais presque déçue que ça se finisse comme ça, si vite, vu que j'accrochais vraiment bien à l'ambiance de cet univers à la Alice au pays des merveilles. Pas mal des épisodes reprennent du matériel des ONA donc si vous voulez tester la série, je vous conseille de passer directement aux épisodes de 2013.
Il n'en reste pas moins que ce petit ovni possède beaucoup de charme. C'est coloré, dynamique et bien animé. La petite famille atypique des personnages principaux est elle aussi bien sympathique.
-Uchouten Kazoku, la famille excentrique : Encore une histoire familiale. Il faut croire que ça a été le thème de l'année pour moi, non seulement à travers Uchouten et Kyousogiga, mais aussi à travers la saga des Jojo's Bizarre Adventure et son arbre généalogique immense, le shojo Piece et son étude des liens parents/enfants, Kamakura Diary ou Mawaru Penguindrum que je me suis revu cette année... Autant dire que c'était un peu la fête aux familles étranges et non-conventionnelles.
Concernant Uchouten, il s'agit clairement de mon anime préféré sorti en 2013, avec la saison 2 de Chihayafuru et L'attaque des Titans un peu derrière.
La série se passant à Kyoto et narrant les aventures quotidiennes d'une famille de tanukis était à la fois magique, drôle et mélancolique. Techniquement, l'animation était tout à fait correcte, les couleurs et décors magnifiques donnaient vraiment envie de visiter la ville présentée. La série est de plus portée par un ensemble de personnages variés et déjantés, le héros débrouillard Yasaburo et la mystérieuse femme fatale Benten en tête.
Jielash au pays des shojos *o*
Je m'étais faite vers le début de l'année la résolution de lire plus de shojo et josei. Parce que plusieurs œuvres me tentaient, que je voulais varier un peu et que c'est un type de manga qui est malheureusement souvent vu par le public comme constitué uniquement de comédies romantiques.
Or, si la romance peut avoir une grande importance dans ces œuvres destinées aux adolescentes et aux jeunes femmes, certains manga sont loin de se résumer à simplement cela.
Résultat, j'en ai lu plus que d'habitude mais je n'ai pas encore eu l'occasion de tester autant de classiques que ce que je comptais à la base. Il faudra voir si j'arrive à faire mieux l'année prochaine ou pas.
Ceci dit, j'ai quand même réussi à lire les 27 tomes de la fresque épique Basara, j'ai commencé le sympathique Sailor Moon qui, s'il va un peu vite sur les premiers tomes, va je pense s'améliorer au fur et à mesure. Il y a aussi Piece, dont j'avais un peu parlé sur la page précédente du topic.
Côté josei, j'ai pris le premier tome de Chihayafuru, au début avec un rien d'hésitation parce que le trait de Yuki Suetsugu me semblait un peu "sec" par rapport aux beaux dessins de l'anime mais en fait, il est très joli même si un peu moins arrondi. Ses personnages sont adorables et les planches sont bien remplies. On suit avec plaisir les premiers pas de Chihaya dans le jeu très spécial du karuta de compétition et la naissance de sa passion. Si vous êtes intéressés par la culture japonaise ou les manga de sport atypique à la Hikaru no Go, je vous conseille vraiment de tenter.
J'avais aussi récupéré à la Japan Expo les deux tomes sortis de Kamakura Diary, un josei de l'auteure de Banana Fish, racontant la vie quotidienne de trois frangines qui décident d'accueillir leur demi-sœur chez elles à la mort de leur père qui avait fuit la maison familiale. Dès le début, des thèmes assez lourds sont abordés (y a un gamin qui se fait amputer la jambe à cause d'une maladie dans le premier tome) mais c'est écrit de manière sobre et légère, sans chercher à nous étaler du pathos à la truelle pour faire pleurer dans les chaumières.
Et je finis avec un shojo très très bizarre : Princesse Kaguya. Je n'ai lu que quelques tomes et je ne sais pas encore trop si je vais continuer déjà parce qu'ils ont l'air difficile à trouver, ensuite parce que si ça m'intéresse bien, c'est quand même vachement bizarre et je ne sais pas trop où ça va.
Au début c'est présenté comme l'histoire d'une ado adoptée, qui rencontre deux garçons qui la connaissaient apparemment quand elle était plus petite et ils veulent l'amener sur une île. S'ils font ça, c'est pour se sauver tous les trois d'une sorte de malédiction d'une secte qui sacrifiait des gamins à la Princesse Kaguya de la légende japonaise du même nom, qui implique donc des aliens. Et puis ça part sur une thriller avec l'armée qui tire les ficelles avant qu'on apprenne qu'il y a une aussi histoire de clonage dans le lot et wowowowowow. Wow. Je sais pas vers où ça part ensuite mais j'ai l'impression que la mangaka serait capable d'aller dans dix autres directions différentes entre temps.
Je donne peut-être l'impression que c'est du n'importe quoi allant dans tous les sens mais de ce que j'ai lu, ça progressait tout de même de manière bien lisible et on avait le temps de prendre un peu connaissance avec les nombreux personnages importants au cours des nombreuses péripéties. C'est juste les thèmes qui donnent un peu l'impression de faire le grand écart.
Et puisqu'on parle de bizarre...
Bizarre, vous avez dit bizarre ?
Ouais, je ne pouvais pas ne pas mentionner cette merveille qu'est Jojo's Bizarre Adventure, étant donné qu'elle m'a suivie tout au long de cette année 2013.
J'avais bien sûr entendu parler de Jojo depuis longtemps et c'était un manga qui me rendait vaguement curieuse et que je comptais donc lire "un jour". Comme tant de choses.
En 2010~2011 j'avais un peu commencé à m'y mettre en lisant le début de la partie 1 jusqu'à l'arrivée de Zepelli mais je n'avais ensuite pas pris le temps de continuer après, soit par flemme, soit parce que j'avais d'autres trucs en cours, soit parce que l'immensité de l'œuvre m'effrayait à cette époque (haha).
Puis est venu l'anime, diffusé en fin 2012 et début 2013, qui a été le coup qu'il fallait pour que je m'y lance sérieusement. Au printemps je lisais la partie 3 et commençais la 4 que je finissais au début de l'été, à la fin de l'été j'enchainais les parties 5 et 6 puis, après une pause de quelques mois j'ai finalement dévoré la partie 7 cet automne.
Ce qui est bien dans Jojo, outre le kitsch, l'humour, l'horreur, les combats passionnants et les personnages, c'est la polyvalence de son auteur je dirais. À chaque partie, on rentre dans un nouvel "univers", bien que le monde reste le même... et ces changements permettent à l'œuvre de continuer à vivre tout en évoluant, changeant parfois de ton et ne lassant pas le lecteur parce que ce n'est pas une histoire qui s'étire à rallonge comme dans d'autres shonen, puisqu'il s'agit de plusieurs histoires à la fois variées mais liées les unes aux autres.
Je vous ferais bien une nouvelle liste d'attente pour l'année prochaine mais il y en a moins que la dernière fois.
J'attends juste la suite de l'adaptation animée de Jojo, le dernier film des Rebuild of Evangelion et je suis curieuse de voir ce que donnera Space Dandy.
Ce post est de toute façon déjà bien long, je vais m'arrêter là.
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