Le Seigneur des Anneaux : Le Retour du Roi est un film de fantasy américano-néozélandais réalisé, coproduit et coécrit par Peter Jackson, sorti en 2003. Comme beaucoup, la trilogie du Seigneur des Anneaux sont des films de mon enfance et parmi mes préféré, Cependant, j'avais uniquement écouté la version longue une fois. Pour ce 25e anniversaire le film était diffusé au cinéma avec ses deux prédécesseurs et ce en version longue. J'aurais aimé pouvoir aller voir les deux autres, mais prit d'une vilaine grippe, je n'ai plus qu'aller voir celui-ci après que ma période de propagation se soit terminé et mes symptômes calmés. Et j'ai adorer le film, évidement, cependant il reste pour moi le plus faible de la trilogie.
Un premier point c'est le cast. C'est évident dans chaque film, mais c'est sans conteste dans Le Retour du Roi qu'on le considère comme excellent. Chaque personnage est incarné par un acteur ou une actrice parfaitement choisi. Même les personnages secondaires sont bien choisis, mais plus particulièrement les acteurs principaux : on ne pourrait imaginer personne d'autre dans ces rôles.
Cependant, le véritable triomphe d'interprétation du film est Elijah Wood. Il poursuit sa descente aux enfer avec un talent incroyable. Le jeu de Wood est crucial pour le film, car il détermine le pouvoir de corruption de l'Anneau, qui, cela va sans dire, est absolu.
Il y aussi la musique. J'ai certes l'oreille d'une pierre, mais même moi entend comme celle du Seigneur des Anneaux est tout simplement brillante, surtout dans Le Retour du Roi. Elle regorge de nuances subtiles, notamment vers la fin et lors des moments les plus épiques, qui subliment le film.
Le film est aussi d'une intensité dramatique et d'un dynamisme exceptionnels. Le film défile à un rythme effréné, nous entraînant dans des moments inoubliables comme la bataille des champs du Pelennor, véritable prouesse d'animation fluide et de réalisation épique. Il est absolument incontournable, tant les scènes à couper le souffle y sont nombreuses. Les moments plus intimistes, centrés sur les personnages, gagnent en puissance et l'importance des enjeux et de leurs conclusion déchirante ne fait aucun doute.
Le Retour du Roi est aussi un véritable régal pour les yeux, sans jamais tomber dans l'excès. Jackson reste profondément ancré dans ses personnages, ne laissant pas les effets spéciaux dominer l'histoire, mais servant au mieux la qualité des dialogues et la profondeur des personnages.
Malheureusement, le film est aussi le plus critiquable en terme d'adaptation. Celui dont les choix me semblent les plus mauvais. Par exemple, là où pour le Rohan les Deux Tours montrait un peu le quotidien des gens et que c'était un territoire assez rural et peu peuplé, ce qui colle bien à ma vision du Rohan, ce n'est absolument pas le cas pour le Gondor. Contrairement au livre qui montre bien le quotidien d'une classe moyenne-élevé dans la cité, on ne nous montre que ce qu'il se passe dans la salle du trône, pas le quotidien des habitants.
Mais surtout, les film donne l'impression que le Gondor est composé de Minas Tirith et Osgiliath. En oubliant Pelargir et Dol Amroth et la taille du Gondor. De manière général les livres décrivent le Gondor comme en déclin, mais toujours très puissant et le principal rival du Mordor et de ses alliés (surtout Umbar). Un royaume qui reste l'un des rares royaume riche et puissant de l'ouest de la Terre du Milieu. Dans le film il est montré comme étant limite une cité-état autrefois puissante, mais désormais quasi en décrépitude et on se demande si le Rohan est pas plus puissant.
Et j'aurais aimé que le film donne l'impression de la taille du Gondor comme il réussit pour le Rohan. Il essait avec la scène des feux, ou encore la chevauché de Gandalf et Pippin, mais ne n'est pas assez selon-moi. Une idée aurait été de simplement rajouter une scène ou on voit les différentes armées des provinces et principauté du Gondor rentré dans Minas Thirit. Avec chacune des emblèmes différents et quelqu'un qui crie ou décrit leur nom. Voici les cavalier de Paris, les chevalier de Berlin, etc. Comme dans les livres et faire remarquer comme dans les livres que peu ont répondu à l'appel de Denethor car ils craignent de se faire attaquer par les corsaires d'Umbar. Il aurait fallut rajouté des champs devant la ville! Peux-être aussi un village lors de la scène de la chevauché de Gandalf et Pippin Il y aussi la scène dans les Deux Tours ou Faramir présente une carte. Il aurait fallut rajouter une ligne de dialogue ou deux mentionnant que les cités portuaires seront attaqués par les pirates de Sauron et ne pourront pas venir en aide à Minas Tirith
Il y aussi des problèmes d'esthétiques. La bataille des champs du pelennor devrait se dérouler dans une certaine obscurité non naturel, ce qui augmenterait la tension. De plus, les films ont un problèmes d'échelles de ses armés. Dans Les Deux Tours, on nous dit qu'il y a 10 000 uruk-hai durant la bataille de Fort-le-Cor. Dans Le Retour du Roi, Gandalf nous dit qu'il y a 10 000 orcs entre Frodon et la Montagne du Destin. Et à vu de nez, je dirais autant pour la bataille des champs du pelennor. Dix mille orcs sous Sauron ne semblent pas du tout monumentaux, ne serait-ce que parce que nous avons déjà vu nos héros vaincre dix mille orcs combattre au Gouffre de Helm. Et ça dévalue le Seigneur des Ténèbres comparé à Saroumane, alors que celui-ci est censé n'être rien en terme de force militaire à côté de Sauron. Même chose lorsqu'on nous montre tous les orcs se déplacer vers la Porte Noire. Ça prend des semaines dans les livres, ce qui se fait ici en quelques minutes. Ça dévalue la puissance de Sauron si on peut vidé le Morder en cinq minutes. Il est profondément curieux de savoir pourquoi les cinéastes ont été si inconscients de l'échelle.
Aussi, les raisons pour lesquelles ils ont besoin d'affronter Sauron - pour attirer son attention sur Frodon et Sam - ne sont pas correctement explicitées. Dans le livre, Sauron se prendre au piège car il pense qu'Aragorn, figure héroïque par essence a l'anneau, ce qui explique la victoire miraculeuse des alliés à Pellanor. Et Aragorn décide donc de faire comme s'il avait l'anneau, agissant de manière orgueilleuse et inconsidéré en tentant d'envahir le Mordor.
Il y aussi le traitement du personnage de Denethor qui est raté. Dans le livre, Denethor n'est certes pas très sympathique, n'aime pas Gandalf ou Faramir, mais il n'est pas présenté comme un homme à moitié-fou avant la toute fin, lorsque brisé par le mort de Faramir il devient fou. C'est un politicien profondément orgueilleux et arrogant; il rejette son fils pour avoir apprécié la sagesse de Gandalf et est déterminé à conserver son propre pouvoir. Mais c'est beaucoup plus subtil son déplaisir de voir Gandalf et son désamour de Faramir s'exprime bien plus par ses dialogues et sa façon de parler, il reste polie, mais sec, et par des jeux ou défis de regards. De plus, il y aussi une certaine force et valeur, il défit directement Sauron depuis des années par le Palentir, se brisant la santé physique et mental pour des informations sur la pensé du seigneur des ténèbres et c'est quelque chose d’impressionnant. Je crois qu'il aurait fallut au minimum, au moment de sa mort, montré le Palentir et expliqué à Gandalf qu'il défit le Seigneur des ténèbres depuis des années et qu'il n'y a aucun échappatoire. Et plus qu'avoir sa mort au final assez ridicule, avoir celle du livre, lorsque même après que Gandalf et Pippin est retiré Faramir du bûcher, où il s'allonge sur le bucher pour se livrer volontairement aux flammes, en mode Vous m'avez prit mon fils, mais vous ne me prendrez pas ma mort.
Une autre critique c'est le combat entre Gandalf et le Roi-Sorcier où le Roi-Sorcier domine Gandalf. Dans le livre, cette confrontation est beaucoup plus dramatique, sans même qu'il y est combat. Juste après que la porte de Minish Tirith est été brisé, le seigneur des Nazgûl entre alors d'un pas décidé et nargue Gandalf, seul à pouvoir rester dans la cour – tous les autres, paniqués, ont fui. Dans le récit, la mission de Gandalf a été d'inspirer et de motiver les peuples de la Terre du Milieu à résister au mal. Dans leur heure la plus sombre, alors qu'il semble avoir échoué dans sa mission, il se tient prêt à être le dernier rempart du monde libre. Cependant, à ce moment critique, il est révélé qu'il n'a pas besoin d'agir : des années d'efforts ont enfin porté leurs fruits : l'homme viendra sauver l'homme. Le sort de la bataille sera décidé par les profanes (c'est-à-dire non-magiques). Gandalf et le Nazgûl se toisent du regard et échangent des menaces avant que le Nazgûl ne doive battre en retraite, non pas vaincu, mais parce qu'il doit mener la bataille. Dans le films, le Roi-Sorcier surgit de nulle part et terrassent Gandalf sans difficulté. Gandalf, impuissant, a besoin d'être secouru avant que le Nazgûl ne bat en retraite sans réfléchir. Imaginez : vous avez un ennemi redoutable à bout de forces, gisant sans défense au sol. Prenez un instant pour éliminer Gandalf, puis concentrez-vous sur cette nouvelle menace.Les modifications apportées par Jackson amoindrissent la scène de toute sa force. Elles la rendent tellement moins percutante qu'elle en paraît superflue. Jackson l'a visiblement pensé, puisqu'il l'a purement et simplement supprimée de la version cinéma. Même dans la version longue, elle semble avoir été ajoutée à la hâte, comme s'il l'avait filmée par simple obligation, puis qu'il avait ressenti le besoin de l'inclure quelque part. Il est vrai que Gandalf alors devenu l'un des plus puissant être de la Terre du Milieu qui vain facilement le Roi-Sorcier et l'oblige à fuir serait assez mauvais pour le rythme et la menace de Sauron, mais bah ce n'est pas pour rien que Tolkien à éluder cette confrontation. Et vraiment la confrontation verbale était sacrément plus cinématographique que le combat que l'on a eut.
C'est un peu la même chose pour le sac de Minas Tirith. Dans le livre, l'ennemi ne parvient pas entré dans la ville blanche (à cause de la confrontation entre Gandalf et le Roi-Sorcier et l'arrivé des Rohirims), ce qui est symboliquement assez fort. Cela s'inscrit dans une tendance plus large de l'adaptation de Jackson. Il aime mettre l'accent sur la peur et le mal, renouant avec ses racines horrifiques pour traiter le mal comme un spectacle. Le Seigneur des Anneaux parle de défier le mal, de tenir bon face à la peur et de la rejeter.
Petit bémol aussi pour la mort de Saruman et de Sauron. Dans les livres, il y a à chaque fois une fumée qui apparaît après leur mort, qui dans le cas de Sauron est assez impressionnante, une main noire gigantesque tentant d'écraser l'armée des capitaines de l'ouest à la Porte Noire avant d'être dissipé un vent d'ouest. C'est dommage d'enlever c'est éléments qui n'auraient pas coûter grand chose en terme de temps à l'écran et qui donne un indice sur la nature de ces personnages. Même si dans le film on se doute déjà que l'oeil enflammé n'est pas humain, contrairement au livre où Sauron ne prend pas une telle forme.
Un autre point que je trouve plus bizarre que dommage c'est la scène de la mort de Saruman et du dialogue entre lui et Théoden et Gandalf. Je ne comprend pas pourquoi l'avoir mit tout en haut de la tour plutôt que sur le balcon qui nous est montré dans les Deux Tours. Je peux comprendre que la voix de Saruman porte loin, mais certainement pas celle de Théoden et ça fais vraiment une scène assez surréaliste où les personnages se parlent à des centaines de mètres de distance.
Il y a aussi la « rupture » de Frodon avec Sam, et son renvoi chez lui pour quelques miettes de lembas, en est le plus grand exemple. Je comprends que cela visait à accentuer l'état d'esprit ravagé de Frodon et la trahison de Gollum, mais c'est tellement exagéré. Cela déprécie complètement l'héroïsme de Frodon en portant l'Anneau en premier lieu, ainsi que sa profonde amitié avec Sam.
Tous ses défauts sont en grande partie du au manque de temps de Peter Jackson. Là où il a pu prendre deux ans pour tourner La Communauté de l'Anneau et Les Deux Tours, il a du tourner Le Retour du Roi en moins d'un an. Il est normal dans ces conditions que l'on atteint pas le même niveau de relecture que dans le premier film, mais bah, ça reste du défaut de ce troisième épisode.
Bref, j'ai de gros bémoles sur le Retour du Roi qui fait en sorte que je trouve le film comme le plus faible de la trilogie. Il reste cependant un excellent film qui garde une grande partie des qualités des films précédents et ses défauts reste relativement mineure comparée à ses qualités.