Auteur Sujet: Au delà de la Grande Mer (2)  (Lu 9338 fois)

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New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
« Réponse #30 le: vendredi 26 juin 2009, 16:15:28 »
Super, Yorick, superbement super.
Si j'ai repéré quelques fautes, ce sont les seuls défauts de ce chapitre.
En fait j'apprécie beaucoup l'herboriste et Artémis. Je me demande ce que l'ami de ta jeune héroïne peut bien vouloir lui montrer. Sans doute quelque chose en rapport avec l'épidémie. Mystère...
J'aime bien le château dans les bois...Ca me rappelle des souvenirs. Le château avec son histoire floue est fascinante et le rend encore plus captivant.
J'adore.
Et vivement la suite, avec Frédérik.

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« Réponse #31 le: mardi 30 juin 2009, 15:03:44 »
Me voilà mon mage complice! Je sais que tu n'es pas chez toi, mais j'espère bien que tu pourra slire ce message avant... ce que tu sais. ^^ Premièrement, je tenais à te remercier pour les fleurs, elles sont très mignonnes! Et ta vision s'y appliquant me touche aussi, il faut dire. Je trouve que ça correspond tout à fait, une petite fleur de sang qui fleurit pour ne pas oublier. :)

Alors sinon, que dire de ce chapitre sans rabâcher toujours les mêmes choses? Bon... Je ne trouve pas, alors je vais simplement dire que je l'ai bien apprécié, comme d'habitude. J'ai été sensible au ton plus intimiste de ce joli passage en particulier. Tout comme Raphy, Artémis et le personnage du vieil herboriste me sont très sympathiques, de même que leur relation. Malgré la différence d'âge, ils me semblent aller aussi parfaitement ensemble -en tant qu'amis bien sûr, je suis pas maso :roll:- qu'une paire de gants. En fait c'est drôle, mais ton herboriste me rappelle un peu mon médecin dans le Chant, avec les histoires de vouvoiement et de tutoiement en plus. Je pense que tu n'en es pas encore arrivé là, mais bon, quand tu y seras ty repenseras et tu me diras ce que tu en penses. C'est assez amusant comme similitude quand on y pense. ^^

Après, j'aime la mélancolie un peu nostalgique qui se dégage du château en ruines perdu au milieu des bois, image romantique s'il en est (c'est même un cliché du genre X'3). La vision des anciens chevaliers qui combattent vaillamment dans l'imagination d'Artémis, le mystère des lieux, même le petit sourire en coin de notre ami herboriste et le fait qu'il veuille attendre que la lune se lève... c'est bien amené, et c'est touchant surtout. Encore une fois comme Raph', je trouve cette description assez envoûtante, je suis fan de ce genre d'ambiances. Mystère et nostalgie, quand vous nous tenez! Encore une fois je vais faire une référence totalement désuète, mais ça me fait penser au château de Darcia dans Wolf's Rain, une sorte de forteresse noire et hantée de nostalgie perdue dans un coin reculé comme le tien. C'est juste "magique", pour reprendre la pensée d'Artémis. ;)

Sinon je ne vois pas trop quoi ajouter, ce chapitre étant assez court et posé -mais néanmoins délicieux. Il y a bien quelques fautes par-ci par-là, dont certaines m'ont fait tiquer comme "loquasse" au lieu de "loquace" (avoue que c'est très vilain X'P), mais ce sont toujours les mêmes en fait, des fautes d'accord et une confusion entre participé passé et verbe conjugué. Il y a également un "ce" à la place d'un "se" et quelques phrases qui ont échappé à ta relecture (si relecture il y a eu :3), mais dans l'ensemble c'est plutôt pas mal, ça se tient comme dirait l'autre!

En attendant, j'attends impatiemment ce que l'herboriste veut montrer à Artémis et qu'il nous dévoile tous ses petits mystères, et surtout le retour de notre cher Frédérik, qui doit se sentir bien mal à l'aise depuis le temps! :)

PS: Et je n'oublie pas mon petit présent coutumier, bien entendu! Je suis sûr que tu reconnaîtras cette musique mon mage complice, même si tu ne la connais sûrement pas dans sa version chantée qui est absolument magnifique. Et si jamais tu ne te rappelles plus vraiment d'où cette musique est tirée, eh bien tu les sauras... tout bientôt. ^^
Mais je ne te fais pas languir plus longtemps, voici le joli petit morceau en question: Inochi no Namae


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« Réponse #32 le: vendredi 03 juillet 2009, 14:34:43 »
Ca y est, je me suis mise aussi à lire ce que tu fais Yorick (chui en retard nan ?)

Enfin, lu n'est pas vraiment le mot. J'ai survolé (je crois que c'est ce que fait un lecteur à premire vue ^^) et j'y ai décelé quelques petits trucs dont je vais te parler (un plus ou moins "mauvais" et les deux autres, bons.).

Premièrement, j'ai lu le chapitre " Culpabilité" et à première vue, dans le premier paragraphe, je trouve que tes phrases sont un peu courtes. C'est super, mais à la fin, ça fini par lasser (ça fait beaucoup de "premièrement ça :p)

Deuxièmement, je trouve ton scénario géant, on se met dans le bain dès le premier chapitre et ça, c'est un point vraiment fort. il faut que tu pousses l'auteur plus loin que ses espérances, et tu as réussi. De ce côté, je n'ai rien à te dire.

Troisièmement, tes titres de chapitres. Ca joue aussi sur l'assiduité du lecteur. Quand il voit un titre qui lui plaît, il va le lire. Ca joue énormément.

Bon, voilà ce que je pense un peu de ta fic. Je me mettrais à la lecture un peu plus tard et je te dirais vraiment ce que je pense de la globalité de ta fic ;)

Sinon, tu réussi très bien, c'est agréable à lire et j'attends encore beaucoup de ton scénario !

Bonne continuation ;)
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« Réponse #33 le: mardi 14 juillet 2009, 16:40:17 »
raph ~ Bien content que ce chapitre t'ait plu. Moi, je l'aime bien, par contre la suite dont j'ai parlé en bas du chapitre ne me plait pas. Il va falloir que je change. A vrai dire, je ne sais pas trop encore ce qu'il va lui montrer, je sais globalement, mais il me reste encore à planter le décor correctement. Je vois des choses qui brillent, allez je ne vous en dis pas plus ^^ !

Prince ~ Alors je commence par la fleur. Je ne savais pas laquelle prendre, alors j'ai décidé de te montrer une fleur rare que j'ai rencontré lors de ma sortie géologique. Elle est en voie de disparition malheureusement (catégorisifactionée comme "Assez rare") : Voici l'orchidée brûlée. Je la trouve magnifique pour ses couleurs et aussi pour le fait que ce soit une orchidée aux fleurs si petites. Qu'en penses-tu ? Moi je l'adore ...
Pour ce qui est du reste du commentaire, je l'ai lu évidemment avant de te voir. Je suis content que l'atmosphère qui se dégage de ce chapitre t'ait plu.Tu sais à quel point ton avis compte pour moi lorsque j'écris ou même lors que je fais des créations artistiques. Pour ce qui est des références et des ressemblances, il faudrait que je regarde, mais tu m'as déjà lancé dans code geass, je ne peux pas me permettre de passer toutes mes vacances à regarder des animés ^^ ! Pas en prépa, ça ne se fait pas. Pour ce qui est des fautes, évidemment je n'ai pas regardé, ni même relu vaguement le chapitre. Il faudrait que je le fasse, mais comment dire ... flemme. Ah la flemme, quel fléau ! C'est peut-être bien à cause de celui-ci que la France écrit si mal. Enfin bon.

Allez, arrêtons de discuter, il faut que je poste le nouveau chapitre ^^ !

astrid ~ Je vais discuter les différents points que tu énonces dans ton commentaire, mais d'abord je voulais te remercier d'avoir fait l'effort de me lire... enfin même si je n'ai pas bien vu ce que tu as fait. Tu as lu ou survolé. Moi je lis quand je lis, je ne survole pas. Enfin bon, chacun sa technique.
Pour ce qui est des phrases courtes, je ne vois pas en quoi c'est un problème. Surtout que je ne les considère pas comme particulièrement courte. Et puis au contraire, des phrases trop longues ne permettent pas au lecteur d'effectuer des pauses dans le récit. Chaque signe de ponctuation est comme un point de sauvegarde où le lecteur peut s'arrêter pour dire, c'est bon jusque là j'ai tout compris. Si le rythme est rapide par moment, c'est souvent dû à la nécessité d'une action vive. Cherche dans les descriptions pures, tu devrais y voir des phrases beaucoup plus longues.

Pour ce qui est du second point, je suis assez d'accord. Pour une fois je suis content de mon début car j'ai beaucoup de mal à démarrer, comme Prince je crois. Alors un début où dès le départ, on est plongé dans l'intrigue et pour moi le moyen de commencer plutôt et ainsi de ne pas perdre le lecteur dans des textes ennuyeux.

Troisième point, les titres des chapitres. Là par contre, je ne suis pas d'accord. Certains laissent quand même à désirer. Mais bon, c'était comme ça que je l'ai choisi et cela permet maintenant de voir l'évolution d'un point de vue très reculé de mon écriture.



Voilà un chapitre un peu inutile, plutôt centré sur la psychologie de Frederik.



LES FLAMMES BLEUES
Chapitre X : La bourse ou la vie

      Frederik se réveilla alors qu’il était propulsé en avant. La calèche qui l’amenait jusqu’à Estold venait de s’arrêter brusquement. D’après ce que lui avait dit son oncle c’était un port qui vivait aussi bien des pêches que la mer du Sud lui apportait que du tourisme. Beaucoup de riches bourgeois faisaient escale à Estold pour partir vers le rocher prophétique. Ces derniers revenaient souvent déçus, mais les marins de la ville savaient très bien négocier le voyage jusqu'à l'île contre une somme qui paraissait assez modeste pour des clients fortunés jusqu'à ce qu'ils se rendent compte que ce n'était qu'un vulgaire caillou. Souvent traités d'escrocs, ils restaient néanmoins des marins courageux qui osaient braver la mer qui disait-on était dangereuse près des récifs du rocher prophétique. Certains riches ayant eu vent de la rumeur des prix exorbitants faisaient un détour à Ildir  un petit village sur une île qui se trouvait à peu près sur le chemin où le coût du voyage était plus rentable, néanmoins des bourgeois patients prêts à faire un détour ne faisaient pas légion. Toute cette attraction autour de cette île mythique était un commerce dangereux pour Estold, mais très rentable, pourtant les autres villages ne se lançaient pas dans de telles aventures. Estold était même une des rares villes dans cette région de l’île principale à se prêter à de telles activités. Au fur et à mesure des années, ces risques pris avaient payé et firent de ce qui était d'abord un village une ville prospère et connue à travers Iolys.
Malgré toutes ces indications historiques et économiques sur leur destination, le jeune homme n’avait qu’une vague idée de la suite de ce voyage. Gabriel n’avait pas été si bavard que ça et il n’avait donné que peu de détails sur ce qui intéressait vraiment Frederik. Il lui avait montré brièvement une carte d’Iolys pour lui montrer le trajet et désigner une île apparemment dangereuse. Ce n'était ni celle où se trouvait le rocher prophétique qui concentrait l'attention de ces riches couverts d'or et de superstitions, ni celle où avait été construite Ildir la ville intermédiaire, mais une autre plus proche des côtes d'Estold. Si elle avait été un peu plus grande elle aurait complètement bouché une partie de la mer isolant au milieu de la carte une étendue que l'on aurait peut-être appelée la Mer du Milieu. Pour le jeune homme le voyage n'était qu'une courte distance sur le papier… Frederik s’attendait à ce que le voyage dure moins longtemps. Ils avaient pris un moyen de transport discret, une calèche que l'on pourrait qualifier de normale et dénuée de tous les ornements possibles que les nobles trouvaient bon de rajouter aux montants, aux roues et jusqu'aux chevaux. L'ancien apprenti forgeron trouvait cela totalement inutile, voire même hideux dans la plupart des cas, mais cela avait au moins le mérite de permettre aux habitants des grandes villes, telle Mnémé, de reconnaître depuis l’extérieur un carosse d'un homme riche d'une calèche normale que le commun des mortels employait et ainsi de savoir à quelles classes appartenaient ses occupants. Dans le cas de Frederik et surtout de son oncle, cet indice de richesse jouait en leur faveur. Dès la découverte de la mort des assassins pris au piège à leur propre "jeu", ils seraient à nouveau traqués. Une fuite remarquée aurait déjà pu éveiller les soupçons. Gabriel avait envoyé deux calèches aux apparats luxuriants dans deux directions différentes : l'une vers les plages de la Seconde et l'autre vers Parmis. Il avait précisément demandé à ce qu'elles n'aillent pas trop vite et qu'elles passent bien par des rues fréquentées. Cela devait passer pour un voyage des plus communs. Ce n'est qu'après qu'ils partirent de la capitale dans une roulotte rudimentaire, mais pas trop non plus : il fallait que le voyage reste confortable ce qui pour Frederik restait encore à voir. Cependant ils gagnaient ainsi un temps d’avance considérable et précieux sur leurs adversaires.
      Frederik bailla à s’en décrocher la mâchoire. Les sièges étaient durs et le trajet beaucoup trop long à son goût. De plus, le paysage qui s’offrait à lui par la fenêtre était occulté par des rideaux épais. Même s’il avait soulevé un des pans de la toile rouge qui protégeait les occupants de la calèche des regards indiscrets, il n’aurait vu qu’une pluie battante venant s’écraser sur la vitre. Le jeune homme le savait bien, il avait déjà essayé plus tôt. Son oncle était intervenu criant presque : « Ferme-moi ça, avant qu’un passant découvre que nous sommes partis pour Estold. Tu préfères peut-être laisser un petit mot pour ceux qui nous en veulent.» Depuis, Frederik n’avait pas osé ouvrir le rideau et s’était endormi, mort d’ennui, avant que la calèche ne s’arrête, provoquant ainsi son réveil un peu brutal.

      La porte s’ouvrit violemment. Un homme ridiculement masqué se trouvait derrière. Un autre menaçait les trois voyageurs d’une dague brillant sous la pluie. Frederik ne put voir que son oncle impassible et Gregory enfiler une écharpe de couleur crème avant d’être tiré à l’extérieur par un troisième. Il atterrit dans la boue. Sali de la tête aux pieds, il se sentit soulevé et une lame froide se posa sur sa gorge.
      Des voleurs de bas-chemin, de simples bandits croyant avoir affaire à un pauvre villageois les avaient attaqués. C’était le revers de la médaille pour la discrétion. Celui qui menaçait son oncle et son compagnon dit d’une voix forte :
    «  La bourse ou la vie »
    Gabriel en ria : « Ne peux-tu pas faire mieux ? Un peu plus original ? Et bien soit. Je choisis la vie, mais n’espère pas que ce soit la nôtre. Tu ne sais même pas à qui tu as affaire, petit ignorant sans valeur.
    - Oh non, j'ai peur. S'il vous plait ne me faites pas de mal ! Non, mais sérieux, le bougre s'est cru capable de jouer les durs. Je te rappelle que je suis armé gros lard et que chacun de mes camarades l'est aussi. Et vous ? Qu'avez-vous ? Un gamin et un femmelette qui ne sort pas sans son écharpe. Ton petit cocher a déjà rendu l'âme, mec. Vous ne pouvez rien contre nous.
    - Peut-être, mais lui le peut.»
      Suite à cette réplique, il regarda Frederik et hocha la tête. Le jeune homme avait compris le message. Il avait l’autorisation d’utiliser ses pouvoirs. Son oncle l’avait prévenu qu’il ne fallait pas les montrer à tout le monde. A vrai dire, personne ne devait être au courant à part eux trois.  De toute évidence, il souhaitait que ces trois bandits ne le sachent pas bien longtemps.
      Sans faire un geste, Frederik utilisa son pouvoir. Cela faisait une dizaine de secondes qu’il étudiait la situation immobile, les pieds dans la boue, la dague sous le cou. Les premiers temps il était resté paniqué par ce changement de situation, mais l'allure confiante de son oncle lui avait remis la tête sur les épaules. Faisant preuve de sang froid, il avait élaboré un plan. Dix secondes, même neuf c’était bien assez pour trouver une parade s’il pouvait utiliser ses pouvoirs. S’il ne pouvait pas… Il n’y avait pas pensé. Peu importe, pour l’instant, il avait le droit. Se concentrant il essaya quelque chose. Jusqu’à maintenant, il avait fait jaillir ses flammes bleues que depuis ses mains comme si celles-ci ne pouvaient être que la source de ce mystérieux pouvoir. Il avait réussi à les déplacer sur le long d'un objet, comme avec le tisonnier. Jusqu'où allait l'étendue de ses pouvoirs ? Juste après le signal de Gabriel, il laissa couler son pouvoir. Fuyant ses mains où il avait l’habitude de loger, il embrasa ses entrailles, remonta le long de son ventre, puis s’agglutina près de sa gorge. Il avait comme l'impression de boire un délicieux chocolat chaud, mais à l'envers. Il pouvait sentir la chaleur monter, il décidait où les flammes allaient, c'était aussi simple que cela. Cela pouvait être les mains comme il en avait l'habitude, ou bien les cheveux, les jambes, les yeux. Peu importait, mais pour l'heure ce que voulait Frederik, c'était sa gorge. De là, il lâcha son pouvoir et le laissa filer droit sur son adversaire le plus proche. Les flammes se propagèrent sur l’arme posée sur le cou du jeune homme, puis commencèrent à entamer la chair, brûlant d'abord la peau. Le bandit hurla de douleur et de surprise. Comme pour repousser ce mal, il lâcha l’arme qui menaçait plus tôt Frederik. Ses compagnons ne réagirent pas sur le coup et voulurent fuir à toute hâte qu'après coup. Ils auraient pu mener cette entreprise à bien, si entre temps Gregory et Gabriel n’étaient pas intervenus pour leur empêcher toute fuite. Alors que l’un saisit à pleines mains la tête d’un des deux vagabonds et lui retourna dans un craquement glauque, l’autre passa son écharpe autour du cou du deuxième. Pas de bruyant broyas, seulement le son hoquetant d’une respiration impossible et en quelques secondes, les assaillants s’étaient écroulés et prenaient le statut de victime. Une fois cela fini, Frederik regarda les deux corps immobiles et sans vie. Avaient-ils une famille ? Le jeune homme sortit de son immobilisme lorsqu'il reçut l’ordre de son oncle d’achever le travail. En clair, il fallait qu’il tue de ses propres mains le troisième bandit. Il n’était pas un homme de cette trempe. De plus, la seule chose avec laquelle il réussissait à combattre était ses flammes, sa magie. Hors il savait - comme tout le monde le savait - que la mort dans les flammes étaient la plus douloureuse qui soit. Personne n’était revenu pour le dire, mais les cris d’agonies que l’on entendait suffisait à transcrire l’horreur que cela devait être. Frederik ne voulait pas infliger une telle ignominie. En vérité, il ne le pouvait même pas, il en était clairement incapable. Une mort plus rapide était préférable. Enfin... c'était toujours préférable à ce que pourrait lui infliger Gabriel. Son oncle dirait qu’une mort plus discrète était la meilleure option à choisir. Dans les deux cas, cela revenait au même.

      Le jeune homme avisa l’arme qui l’avait menacé plus tôt et qui traînait maintenant par terre. Sa future victime était restée assise, pataugeant dans la boue, effondrée, paralysée par le meurtre de ses compagnons et par la magie qu’il avait vue. Lorsque le jeune homme s’approcha de lui, arme en main, il ne bougea pas. Frederik s’attendait à plus de résistance. A la limite il aurait préféré plus de résistance. Qu'au moins il puisse se dire que c'était pour se défendre. Là le bandit restait immobile et tremblait, le regard vide, comme déjà absent. Frederik aurait décidément préféré qu’il se batte pour sa vie. Non, là, il devait l’abattre de sang froid, comme un vulgaire animal qui servirait dans une heure ou deux de gibier que l'on ferait rôtir dans un four de pierre. Serrant le poing autour de l’arme blanche et les jointures de sa main perdirent de leur couleur : il avait peur. Peur de devenir un autre, son oncle lui n’avait pris aucun remord pour briser le cou de sa victime. Gregory semblait en avoir aussi peu. La situation l’exigeait : ce bandit devait mourir. Pour son bien, si la nouvelle venait à s’ébruiter, il serait sûrement tué sur-le-champ. Il était déjà traqué, il n’avait pas besoin que sa situation empire. Or cet homme l’avait vu utiliser sa magie. Plus que les deux autres, il était apte à comprendre ce qui s’était passé. Frederik avait utilisé sa magie sur lui. Il ne fallait pas cela se sache.
      Prenant son élan, le bras plié, il s’abaissa au niveau du vagabond. Il ferma les yeux, il ne pouvait pas voir l’homme en face. Il sentit les épaules de sa victime se raidir puis rapidement s’affaisser : il avait visé le cœur. Le bandit était mort et lourd. Le jeune homme n’osait plus bouger. Le cadavre s’appuyer sur lui comme lorsque l’un de vos amis vient dans vos bras pour chercher du réconfort et que vous le consolez en lui caressant le dos ou l’épaule. Peut-être que c’est cette situation bizarre ou encore la culpabilité, mais Frederik se pencha à l’oreille du vagabond et souffla : « Tout ira bien ». Ces quelques mots étaient pour rassurer, rassurer l'âme de ce brigand, rassurer le cœur blessé de Frederik.

      La pluie, elle, ne s’était pas arrêtée. Le jeune homme la remercia. Il sentait ainsi que le Ciel voulait bien qu’il soit pardonné. Cette pluie était là comme pour le laver du terrible crime qu’il avait commis. Grâce à elle, il se sentait soulagé du poids moral qu’il portait. Il était toujours coupable, mais il pourrait vivre avec... tout du moins pendant un temps. Peut-être qu’un jour il aurait l’occasion de demander pardon à la famille de la victime, tout du moins de lui apporter l’explication de son geste. Il n’en aurait sûrement pas l’occasion, néanmoins il se promit de rajouter cette promesse à celles qu’il n’aurait sûrement pas la chance de réaliser, mais sans lesquelles il n’aurait pas le courage de continuer. Cette promesse était le gage de retrouver un jour son intégrité moral. Frederik remercia la pluie. Il la remercia pour lui permettre de continuer à vivre. Il la remercia pour cacher ses larmes que son oncle aurait sans doute critiquées.
      Le jeune homme releva la tête. Son oncle et Gregory étaient en train de trainer un des deux corps jusqu'au bas-côté de la route. L’autre l’attendait déjà là-bas. « Relève-toi ! » C’était un ordre sans objection possible. Frederik recula et le corps sans vie privé de tout appui s’écroula sur le côté. Le jeune homme ne se releva pas malgré l’autorité de son oncle : il était comme frappé de paralysie. Qu’avait-il fait ? Son pouvoir venait de le sauver. Il avait sauvé son oncle, mais sans ce dernier, il ne serait pas parti à la recherche de ce temple inconnu. Il aurait été comme les autres, avec un pouvoir certes, mais luttant pour trouver un simple travail et pour gagner sa vie. Il avait déjà une vie, un travail auprès de Mr. Fiez. Tout lui avait été arraché. Frederik ne savait plus s’il devait haïr ou plutôt remercier ces flammes bleues. Il n’avait aucune ambition contrairement à Gabriel, il ne savait même pas comment il voulait s’en servir et à quelle fin. Il voulait vivre, mais pour cela devait-il devenir un meurtrier ? Assis dans l’herbe boueuse, ses pensées l’isolaient du monde. Il ne se rendit pas compte que Gregory le soulevait et qui l’installait dans la calèche alors que son oncle s’occupait du dernier corps. Il tremblait. Il était exactement comme ce bandit quelques minutes plus tôt avant que Frederik ne l’égorge : effrayé, terrorisé par l’avenir. L’avenir, même encore inconnu, ne lui laissait rien présager de bon. Pour l’instant il s’était laissé embarquer par Gabriel, mais il ne le connaissait pas tant que ça… et puis jusqu’à présent, cela ne lui avait valu que des ennuis. Au fond de lui, le jeune homme commençait à haïr son oncle. Il l’avait arraché à son ancienne famille, il ne lui avait pas permis d’être présent lorsque sa mère mourut. Et maintenant, il le forçait à s’endurcir et à devenir un meurtrier. Non, c’était nécessaire. Il le savait pourtant il ne pouvait pas s’empêcher de ressentir une rancœur contre ce Gabriel. Certes, il devait devenir fort, croire en lui et avoir du sang froid pour être digne de ce pouvoir, mais Frederik n’en avait nullement envie. Il avait envie de retourner chez lui, travailler à la forge et rester dans cet univers calme et posé. Pourtant, il ne pouvait pas et puis il y avait ce temple : il ne s’était pas encore demandé ce qu’il attendait de cette aventure. Des réponses peut-être… Oui, comprendre… comprendre le sens de sa vie et de son pouvoir lui paraissait une bonne raison de continuer. Il devait aller dans ce temple pour comprendre son pouvoir et ce, même s’il devait supporter son oncle. Après tout c’était plus sûr pour lui. Que ce serait-il passé si lui et Gregory n’avaient pas été là ? Il aurait pu se défendre contre un des trois brigands, mais après … un coup de couteau en aurait eu fini de lui. Il devait continuer avec eux, c’était le seul choix possible.
 
      Gabriel remonta dans la calèche et il était seul avec Frederik. Gregory, lui, avait remplacé le cocher mort dans l’embuscade. Aussitôt que la porte fut refermée, la voiture recommença à avancer. Bientôt ils atteindraient Estold. En attendant, Frederik n’avait aucune envie de parler. Il était encore ailleurs.


« Modifié: lundi 29 août 2011, 13:31:25 par Yorick26 »
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« Réponse #34 le: mardi 14 juillet 2009, 22:11:24 »
Que c'est bon un nouveau chapitre de ta fiction. J'adore, cette ambiance que tu installes dans ce chapitre. C'est tout nouveau dans ton style ce côté tragique, torturé, sombre même. Frederik qui hésite, qui doute, c'est grandiose. En tout cas, ça marque un virage, à mon sens, dans ton style. Poursuis ainsi, Yorick, continue à donner de la profondeur à ton histoire. Oui, je suis très enthousiaste.
En bref, sois très fier de toi.
Maintenant Yorick, je voudrais évoquer le point noir de ta fiction : les fautes. Des déterminants qui manquent, une lettre qui passe à la trape par-ci, par-là.
Mais globalement, c'est très bon. Poursuis ainsi, fait des efforts et tu finiras par faire des chapitres qui mériteront uniquement des éloges.

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« Réponse #35 le: jeudi 18 février 2010, 00:27:53 »
Raph ~ Merci pour ton commentaire. Après avoir écrit ce chapitre et relu ton commentaire, je me suis dit que je changeais souvent d'ambiance. Là on retrouve un peu d'espoir, même si c'est très bref et je l'espère illusoire. Néanmoins, je n'écris pas assez régulièrement pour être à chaque fois dans le même état d'esprit pour écrire. Bon d'accord j'ai un peu eu l'impression de me répéter pour Artémis qui découvre encore une fois un paysage splendide, mais bon c'est pas ma faute (ello-elli-téa) si j'aime les beaux paysages mêlant restes d'histoire et nature.
J'espère que ce chapitre te plaira quand j'aurai tout relu. Je suis assez content du fait que je ne vais pas trop vite. C'est une de mes peurs, la peur de tout précipité et de ne pas prendre le temps de savourer. Pourtant je n'ai pas envie d'être trop lent, je risquerai d'être ennuyeux et d'avoir une histoire à rallonge et sans fin.

Merci encore et bonne lecture.





LES FLAMMES BLEUES
Chapitre XI : L'artéfact rouge et l'arbre de Judée

      Frederik tira discrètement les rideaux. La ville d’Estold était en vue et de loin on aurait dit un tout petit village de pêcheur installé près des côtes profitant du bon air halin apporté par la mer. Le jeune homme savait très bien que c’était bien plus que cela. C’était une grande ville. Pas autant que Mnémé, la capitale, mais cela restait une grande ville par rapport à son village natal : c'était un lieu plein de mystères que toute une vie ne réussirait pas à tous les découvrir.  La grande ville, beaucoup de personnes en parlaient chez lui. C’était le sanctuaire de l’ambition et des libertés. Ne pouvait-on pas espérer mieux pour échapper à tout ce contrôle social qui sévissait dans les villages ? Pour Frederik, c’était quelque chose d’assez étrange, toute cette liberté. Dès les premiers jours il s’était vite senti perdu dans toute cette foule, dans toute cette populace de maisons et de bâtiments. Quelque chose lui manquait. Il lui manquait quelque chose un peu comme l’horizon, un peu comme le regard que l’on peut jeter au loin sans limite et sans fin. Dans la capitale, rares étaient les endroits où l’on pouvait admirer la longue plaine ou même l’océan. Et cette sensation d’étouffement avait vite suivie. Tout comme dans cette calèche d’ailleurs. Enfermés dans une sorte de minuscule pièce, serrés les uns contre les autres, en route vers une autre ville, à moitié contraints d’échapper à une menace inconnue et à moitié en quête d’un lieu encore plus mystérieux, le tout sous un silence pesant, le jeune homme n’en pouvait plus. Dehors la pluie ne battait plus contre la porte. Il avait envie de sortir, mais il n’avait pas besoin de regarder son oncle pour savoir qu’il l’en défendrait sans avoir à dire un seul mot. Il fallait s’armer de patience, patience que Frederik n’avait pas. Bientôt il serait à Estold et il pourrait sortir de cette boîte sur roues.
 


      Artémis lâcha de surprise son sac. Après avoir parcouru plusieurs centaines de mètres dans des couloirs sombres et humides, elle se trouvait à nouveau à l’air libre sous la lumière sélénienne. Et quel paysage magnifique ! Il était tout autant sublime que l’entrée du château. Pourtant elle était à nouveau bouche bée et totalement stupéfaite devant ce qui se présentait à ses yeux. Elle se trouvait là où se dressait autrefois une sorte de tour, peut-être pas bien haute.. La forme circulaire des ruines et les amas de pierres mousseuses témoignaient de cet ancien héritage. Plus surprenant que les ruines, un arbre de Judée s’élevait au milieu de cette pièce délabrée. Il était en fleur et son tronc torsadé lui donnait un air vénérable et solennel. Il était tout simplement magnifique.
      Artémis tomba à genoux. Elle pleura. Comment ? Quel hasard pouvait être à l’origine d’un tel miracle. Cet arbre sûrement centenaire jaillissait du sol soulevant au passage les pierres grises de l’ancien château. Il était presque seul dans cette pièce, majestueux, trônant sur quelques touffes d’herbes qui avaient réussi à trouver un bout de terre pour survivre et  sur d’autres mousses. Une brise légère vint essuyer les larmes de la jeune fille, emportant avec lui une dizaine de pétales roses qui dansèrent autour de l’arbre et elles brillaient sous l’éclat de la lune d’argent.
      L’herboriste l’attendait, assis sur une racine qui dépassait du sol. Décidément Artémis, pensa-t-il, serait se montrer à la hauteur de ses espérances.
    « Artémis, tu devrais regarder au pied de cet arbre. »
      La jeune fille s’exécuta. Entre les racines se dessinait une zone d’ombre. D’abord quelque chose de flou, puis de plus en plus nette, Artémis pu distinguer une sorte de construction qui s’enfonçait dans le sol. Poussée par une curiosité non dissimulée, elle s’avança vers cet étrange endroit que cachait les racines de l’arbre tout en saisissant au passage son sac. Celles-ci en s’enfonçant dans le sol masquaient l’entrée d’un escalier souterrain. Une fois qu’elle fut assez proche, elle s’agenouilla et caressa les racines. Elles étaient épaisses et rugueuse et elles occupaient assez d'espace pour rendre l'accès aux marches de pierre difficile.
      Artémis tourna la tête vers l’herboriste dégageant en même temps une mèche qui lui barrait la vue. Celui-ci souriait comme satisfait de l’air enthousiasmé de sa jeune amie. Alors qu’Artémis allait se redresser, le vieil homme saisit la torche qui n’avait pas cessé de brûler depuis qu’ils s’étaient aventurés dans les couloirs du château et la tendit à la jeune fille qui s’en saisit. Alors avec une voix réconfortante et chaleureuse, il lui dit :
    « Faufile-toi à l’intérieur de ces ruines et va donc voir ce qu’elles recèlent ?
    -   Vous ne venez pas ?
    -   Oh non, ma chère. Je suis bien trop vieux et bien trop fatigué. C’est pour ça que j’ai souhaité te montrer cet endroit. Je savais que cela te plairait… J’avoue être, moi aussi, totalement désarmé devant ce cadre. Malheureusement mes avancées s’arrêtent là. Si je n’avais pas tant d’embonpoint peut-être que j’aurais pu t’accompagner, dit-il en riant les mains sur son ventre qui n'était pas si gros que ça, mais je n’ai jamais su avoir une taille aussi svelte que la tienne.
    -   Nous devrions peut-être attendre qu’il fasse jour…
    -   Je doute que la lumière du soleil ne soit d’une quelconque utilité là-bas. Alors pourquoi attendre ? Ne t’inquiètes pas, je reste là à t’attendre. Vas-y et ne te soucies pas de moi. »
      Sur ces dernières paroles réconfortantes, Artémis se faufila entre deux racines assez espacées. De toute façon elle avait envie d’aller voir ce qu’il y avait là-dessous. Elle n’était pas rassurée, mais quels dangers pouvaient bien se cacher sous un aussi bel arbre ? Elle admira une dernière fois cet arbre de Judée, elle pouvait y aller sans crainte.



      Le jeune homme descendit de la calèche. Ils étaient arrivés par la porte Nord d’Estold et ils devaient la laisser à l’entrée de la ville. Le jour commençait à peine à se lever : le soleil ne dépassait pas encore les montagnes de Menh de l’autre côté de la mer qui bordait la ville, mais le ciel commençait déjà à s’éclaircir. L’aube ne se faisait plus attendre et les citadins le savaient. Déjà quelques uns sortaient de leur maison.
      Dans les ruelles à peine éclairées, Frederik suivit son oncle et son acolyte. Ils étaient partis pour chercher une auberge et Gabriel savait déjà où ils allaient logeaient. Une de ses relations habitait dans cette ville et il se trouvait qu’elle avait une dette envers lui. C’était alors l’occasion de se faire rembourser. Ce n’était pas un problème d’argent – il n’en manquait pas –, mais c’était surtout pour un souci de discrétion. Son oncle était connu à travers tout Iolys et cela ne jouait donc pas en leur faveur. Les capuches que chacun portait ne suffiraient pas à assurer l’anonymat dont ils avaient besoin si les choses se gâtaient. Elles n’étaient déjà pas faciles comme ça.
      Après quelques détours à travers des ruelles toutes aussi différentes les unes que les autres, Frederik suivit son oncle et Gregory à l’intérieur d’une auberge appelée « L’Artéfact rouge ». Au-dessus de la porte une planche de bois vacillait sous l’effet du vent encore froid de ce début de matinée. Sur cet écriteau le nom de la bâtisse avait été gravé, ainsi qu’un étrange symbole représentant trois boucles se rejoignant au centre à la manière d'un triskel. Frederik resta à regarder ce drôle de dessin avant d’être rappelé à l’ordre par ces deux « tortionnaires ».
      A l’intérieur, l’auberge était surprenante. Même si les locataires étaient encore endormis et que la pièce se retrouvait pratiquement vide, il y régnait une atmosphère chaude et accueillante. Les murs avaient été peints en rouge et en orange et les pierres étaient encore apparentes. Dans un coin, le feu d'une cheminée projetait des reflets or et blanc sur les murs donnant à la pièce une chaleur qui allait au-delà d'une simple impression. Des tables rondes en bois parsemaient la pièce. Quelques hommes et une femme prenaient un petit déjeuner sur l'une d'elles. Un autre homme barbu assis à même le sol ronflait fortement et semblait se remettre dans son sommeil d’une soirée bien alcoolisée. Au bar se tenait une charmante femme, les cheveux bruns et bouclés. Aussi surprenant que cela puisse l'être pour Frederik, elle semblait être la gérante de cet établissement. Le visage fin, elle préparait déjà quelques œufs pour ses futurs clients. Alors que Frederik fermait la porte, cette jeune femme vint à leur rencontre. Elle portait une robe longue et noire et autour du cou pendait un pendentif en forme de trèfle-portefortune accroché à une chaîne d’argent. Le jeune homme ne put s’empêcher de la trouver séduisante et en rougit aussitôt. La gérante ne le remarqua - à son grand soulagement - ou tout du moins elle n’en laissa rien paraître. Celle-ci se rapprocha de son oncle qui s’empressa de lui prendre la main pour la baiser. Frederik fut un peu surpris de ce témoignage de douceur venant de cet homme qui quelques heures plus tôt venait de tuer plusieurs hommes... tout comme lui.

    « Que me vaut votre visite, cher Gabriel ?
    -   Tamara, nous aimerions te parler seul à seul.
    -   Je vois. Dans ce cas, je vous propose de prendre chacun une chambre. Je vous prépare en attendant quelque chose à manger. Vous devez avoir faim, surtout le jeune homme qui est avec vous. » dit-elle en souriant.
      La jeune femme pris trois clefs épaisses et les posa sur le comptoir. Chacun en pris une, Frederik en dernier. Alors que les hommes monter à l’étage pour s’installer dans leur chambre, Frederik resta un moment pour regarder cette auberge en parfait contraste avec le temps maussade qu’il faisait dehors quelques temps plus tôt.
    « L’auberge te plaît ? Demanda la gérante.
    -   Oui, ma dame. Je trouve que c’est très accueillant comme endroit. J’aimerai bien y rester plus de temps que possible.
    -   J’en suis ravie, mais ... appelle-moi Tamara.
    -   Très bien dame Tamara.
    -   Allez va rejoindre tes compagnons. Je te prépare un petit déjeuner qui sera à la hauteur de mon auberge. »
      La jeune femme lui fit un clin d’œil et retourna à ses occupations. Frederik, lui, monta les marches pour aller dans sa chambre.


Relectures, commentaires et tout demain ou à un moment où j'aurai le temps.
Juste j'ai trouvé une superbe image pour l'arbre de Judée. Pour ce qui est de l'inspiration physique de Tamara, je pense que la référence est facile.

EDIT : Apparition des lignes pour séparer l'histoire des personnages.
Remise à niveau des liens de la première page qui ont mal supporté le changement de version (juste un petit "forums" à déplacer dans l'url... je le signal pour ceux qui font un sommaire en première page)
J'ai mis à jour le sommaire ainsi que le titre du topic. Je me suis relu une fois pour le premier paragraphe. Je sais c'est peu, mais j'ai peu de temps.

Bonne lecture !
« Modifié: lundi 29 août 2011, 13:33:10 par Yorick26 »
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« Réponse #36 le: jeudi 18 février 2010, 11:41:58 »
Ah, ça m'a manqué de ne plus lire ta fiction et ça fait donc beaucoup de bien de retrouver Frederik et Arthémis.
J'aime assez la plongée dans les pensées de ton héros au début de ton chapitre, sa sensation d'enfermement.
Mais tu sais c'est pas grave si tu te répètes avec la description du château, j'aime bien les descriptions, moi, donc du coup ça te fait un bon point de plus. La perspective de découvertes dans des souterrain me plait assez je dois dire, donc j'attends la suite pour savoir ce que tu vas faire d'Arthémis.
Pour ce qui est de Tamara, étant donné qu'elle connaît bien Gabriel, je crains qu'elle ne soit pas très nette ele aussi.
Enfin, je vais pas m'étaler, ce n'est pas ma spécialité. Que du bon. J'attends la suite avec impatience.

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« Réponse #37 le: jeudi 25 février 2010, 20:00:24 »
Raph ~ Tu sais tu peux t'étaler. Ce n'est peut-être pas ta spécialité, mais ça fait toujours plaisir. Puisque tu aimes les descriptions, en voilà une autre dans le prochain chapitre. Apparemment elle t'a plu. Pour ce qui est de Tamara, je ne sais pas si je vais lui donner un rôle. J'aimerai bien. En tout cas je suis content que le chapitre t'ait plu (ainsi que le suivant, mais ça on verra après)
Petite remarque : Artémis sans h ^^


Voilà le nouveau chapitre. Je fournis image florale de la mauve des bois et pour une fois la musique qui a accompagné l'écriture.
http://www.youtube.com/watch?v=Dod4nENU7kM&feature=related
Commentaires et relectures à venir ^^
Néanmoins je mets le chapitre pour les impatients (peu nombreux, je n'en doute pas)




LES FLAMMES BLEUES
Chapitre XII : Salomon et Archibald

      L’herboriste n’entendait dans la nuit noire que les battements de son cœur et le souffle du vent qui sifflait à travers les feuilles des arbres. Il attendait le retour de sa petite protégée. Il avait mené à bien sa quête. Bientôt l’ère nouvelle pourrait commencer. Il savait que ce jour viendrait, il savait qu’il viendrait, mais il ne savait pas quand. Il fallait tout simplement qu’il vienne et cela allait bien au-delà d’une nécessité. C’était une fatalité tout comme le beau temps remplaçant la pluie. La nouvelle ère était prête à commencer, et il était de son devoir de faire en sorte qu’elle soit sous le signe du respect de la nature. La nature, il l’avait toujours servi, depuis sa tendre enfance.
      Il avait toujours considéré que c’était la Nature qui était venu à lui et non pas lui à la nature. Il aurait pu se perdre et la rencontrer par hasard, il aurait pu aussi lors d’une promenade avec ces parents au détour d’une rivière ou d’un rocher tomber sur la Nature. Elle était venue plus simplement à lui, elle l’avait choisi pour qu’il la représente et pour qu'il devienne le gardien des forêts et des montagnes, le protecteur des plaines et des rivières. A son âge, il n’avait pas compris tous les enjeux qui s’en déduisaient, mais déjà il avait trouvé l’idée belle et noble. Une sainte mission à laquelle il consacrerait corps et âme. Elle l’avait rencontré de la plus belle manière qui soit à son goût : elle était venue à lui dans un rêve. C’était une nuit de printemps, il avait eu ses quinze ans quelques mois auparavant, lorsqu’il rencontra Dame Nature pour la première fois. Elle lui était apparue comme une révélation. Dès les premiers instants de ce rêve fantastique il l’avait aimé. Il l’avait aimé comme un enfant aime sa mère et la Nature le lui rendrait : il en était sûr. Sa beauté n’avait point d’égale lui semblait-il. Elle avait la peau d'un rose pâle, comme le teint de certaines fleurs à peine éclose sous les rais d’un soleil matinal. Quelque chose dans cette nuance lui était étrangement familière. Quelque part au creux de sa mémoire, un souvenir y faisait écho : il avait déjà vu cette couleur alors qu’il était plus jeune. C'était dans le jardin d’une vieille femme que la vie n’avait pas épargné et qui pourtant éprouvé un certain plaisir à façonner un jardin splendide couverts de roses. Il passait devant chez elle quelques fois alors qu'il revenait de la ville voisine pour rentrer chez lui. A chaque fois, le jeune garçon se disait que cela avait du lui prendre des heures, des mois et des années pour arriver à un tel résultat et on pouvait voir en regardant tout simplement l’éclat des pétales tout l’amour avec lequel ce jardin avait été entretenu. Ce rose était si pur, si doux au regard, Salomon ne put se retenir de tendre une main vers ce visage qui le fascinait. Suspendue dans le vide, comme n’osant pas s’approcher un peu plus par peur de souiller une si parfaite peau, elle tremblait. Ce teint ensorcelant avait l'air irréel. Il était trop doux, trop beau, il était tout simplement trop parfait. Était-ce une illusion ? Non, il rêvait. Alors le jeune garçon eut peur : peur de ne plus revoir ce visage qu’il avait aimé depuis les premiers instants, peur de vivre dans l’absence de cette femme si belle et pourtant si inaccessible. Ce n’était qu’un rêve, il avait peur de cette réalité et il tremblait. Salomon voulait se mentir à lui-même. Ne lui avait-on pas dit que les sorts d’illusions prenaient fin lorsque l’on se rendait compte du subterfuge ? Le rêve prendrait fin dès qu’il aurait compris que ce n’était qu’un rêve. Il voulait se mentir et croire encore et encore à cette fraicheur et à ce rose qui n’existe que dans les songes les plus merveilleux. Jamais il ne toucherait une peau aussi claire et harmonieuse que celle de la Nature. Il serait à jamais contraint de vivre dans l’éternel regret de ne pas avoir tendu le bras assez loin, de ne pas avoir osé effleurer le visage de cette femme qui pourtant l’attirait tellement. Il tremblait, son regard se fixa sur ses doigts qui ne voulaient pas avancer un peu plus. Il n’était qu’un lâche qui n’osait pas prendre les risques alors qu'il était si tenté. Il le savait et pourtant le jeune Salomon n’essayait même pas de vaincre sa crainte d’être désabusé. Que se passerait-il si jamais sa main en dépassant une barrière invisible glissait le long d’une joue ? Traverserait-elle la chair comme si la Nature n’était qu’une illusion dans une autre ? Quelle serait sa déception ! Immobile, il pouvait toujours espérer que tout ceci soit vrai. Il ne rêvait pas, la femme de sa vie était venue à lui, l’avait trouvé et l’avait bercé de tant de beauté. Hélas, il n’en aurait jamais la certitude.
      Le lendemain matin, Salomon resta triste et morose. La Nature n’était plus là. Chaque geste qu’il faisait semblait refléter une désillusion tragique et la journée fut longue et morne. Quand le soir vint, les parents du jeune garçon purent enfin voir une lueur d’espoir réapparaitre dans ses yeux. Il désirait la revoir. Il savait que ce ne serait qu’un rêve, il y était résigné, mais il souhaitait du plus profond de son cœur la revoir ne serait-ce qu’un instant pour à nouveau admirer la pureté de la couleur de ses bras dénudés, de son visage et de sa peau. Quand la nuit vint, il ne rêva pas. Salomon était tellement enthousiasmé à l’idée de la revoir qu’il n’en trouva pas le repos. Il avait pourtant essayé d’imaginer leurs retrouvailles, mais comme bien souvent c’est en cherchant le sommeil que l’on n’arrive pas à le trouver.
      Ce n’est que plusieurs nuits après, l’esprit mélancolique, mais apaisé, qu’il retrouva sa promise. Elle était resté la même, mais lui avait changé. Il voulait toujours pouvoir la toucher, mais il voulait que ce rêve dure le plus longtemps possible pour que cette sensation de bonheur et d’amour reste jusqu’au dernier instant. Il s’était promis ne quelques jours de ne plus hésiter. Au lieu de douter, il ne prendrait plus que le plaisir de la regarder, de contempler sa peau et se rose qui avaient ravi son cœur dès la première fois.  Quelle terrible sorcellerie que l’amour, il s’en rendait compte, mais il cédait et luttait contre cette envie de connaître la vérité. Il ne voulait plus de cette vérité que tout le monde cherchait et qui pourtant pouvait se révéler être si cruelle. Les mains à terre, il respira son odeur. Elle sentait les marronniers d’Adynamia. Quel parfum enivrant et envoutant.
       Salomon sentit ses mains se soulever. Il n’avait pas voulu et pourtant ses bras se levaient inexorablement sans qu’il puisse y faire quelque chose. Il sentait cette douceur, cette caresse qui parcourait sa peau. Sur le plat de sa main il ressentait une chaleur calme et rassurante. La Nature le regardait avec son visage souriant et si beau. Ils étaient assis tous les deux, à même le sol recouvert de mauves, les mains dans les mains.
Il ne songeait plus à rien. Il en était certain : ce n’était pas un rêve. Tout ceci était vrai, depuis le début. Il l’aimait comme il savait qu’il n’aimerait jamais personne d’autre. Il en était sûr, cette odeur, ce touché, cette sensation que l’on ne peut pas percevoir dans une illusion étaient bien là. Il se rappellerait ces marronniers, la douceur de ses paumes lorsque celles-ci caressaient le visage de Salomon et des derniers mots qu’elle lui avait dit cette nuit-là : « Aimez-moi ».
       Le vieil herboriste se souvint du moment où la Nature baisa son front avec affection. Il lui jura loyauté et fidélité et depuis il avait tenu sa promesse. Malgré les ans, son amour ne fut jamais affaibli et resta toujours aussi vivace dans le cœur de l’herboriste et la Nature lui rendait tendrement sa passion.
     
Une lueur approchait. Le vieil homme ne le remarqua pas tout de suite et ce ne fut que lorsque les premiers bruits de pas se firent entendre que Salomon ouvrit les yeux pour voir qui venait à sa rencontre. La lumière qu’apportaient les flammes de la lampe à huile n’était pas nécessaire pour distinguer les traits d’Archibald.
      A son approche, Salomon ne put s’empêcher de craindre le pire. Il n’avait rien à faire là : même si sa visite ne le surprenait pas, il ne fallait pas qu’il soit ici.
    « Cher Archibald … quelle magnifique nuit pour se promener dans la forêt, n’est-ce pas ?
    -   Ne m’appelle plus comme ça, je t’en prie. Cela fait bien longtemps que j’ai changé de passé. Ma nouvelle vie se fait sous le nom d’Antonin Fiez.
    -   Je sais, mais j’ai encore un peu de mal. Surtout que nous ne pouvons pas couper complètement avec notre passé. Tu as aussi une mission je te rappelle.
    -   Tu fais bien de me rappeler. Pourtant, c’est bien toi qui a suggérer au père de Frederik de l’emmener avec lui chez son oncle. Il aurait du rester près de moi.
    -   Tu n’es pas son père.
    -   Comme tu n’es pas le père d’Artémis.
    -   J’aurai pu l’être. Elle m’appréciait.
    -   Mais Frederik aussi m’appréciait. Il n’aurait jamais du quitter le village. C’est de ta faute. Ma mission est vouée à l’échec à présent.
    -   Ne te mens pas. Tu peux toujours aller le rejoindre au-delà des montagnes de Menh. Il est au près de son oncle. Si tu ne l’as pas suivi c’est par pur égoïsme. Tu as préféré rester vivre avec ta famille plutôt que de faire ce que tu devais faire. Tu avais perdu la foi qui nous animait autrefois. Nous devions le faire et nous étions tous d’accord. Aucun de nous n’a faillit à part toi.
    -   C’est de ta faute. Je pouvais le protéger, mais tu l’as envoyé loin de moi. Si je ne l’ai pas accompagné c’est parce que j’ai une famille que j’aime, mais ça tu es incapable de comprendre. Tu n’as jamais aimé que toi et tes plantes. Tu me traites d’égoïste, mais je trouve que tu es le plus mal placé pour m’injurié de la sorte. Si je ne pars pas, c’est car je ne veux pas faire souffrir mes enfants et ma femme. Comment penses-tu les consoler de mon départ ? Ils ne pourront pas me suivre si je me lance dans la quête qui m’est prédestinée. Tout ça est de ta faute. Tu pensais peut-être bien faire, mais au fond de toi tu es vil. Tu ne souhaites que ta réussite et l’échec des autres. Alors tu as saisi l’occasion. La mort de la pauvre mère de Frederik t’a servi d’excuse. Tu l’as éloigné de moi, tu l’as mis hors de ma portée pour que je ne puisse pas faire ce qui doit être fait.
    -   De toute façon, tu aurais du quitter ta famille pour l’amener au temple. Tu n’aurais jamais accompli ta mission.
    -   Nous comptions nous installer près du temple à Estold d’ici l’année prochaine. Il nous fallait du temps et tu as précipité les choses par pur orgueil. Tu t’es cru plus fort, plus passionné, plus dévoué, mais tu n’es que le plus fourbe d’entre nous.
    Puisque tu m’obliges maintenant à quitter ma famille, je me dois de te punir pour la souffrance que tu m’infliges.
    Artémis loin de toi, nous étions quitte, mais puisqu’elle est revenue et que tu as commencé son initiation, il te faut une vengeance à la hauteur de la douleur que je vais sentir loin de mon foyer. »
      Sans prévenir le forgeron lança sa lampe à huile au pied du tronc de l’arbre de Judée duquel partaient les innombrables racines épaisses et entremêlées. Les flammes attaquèrent le bois difficilement, mais l’huile qui se répandait aidant et les racines à l’air libre étant sèches, le feu prit petit à petit plus d’ampleur, assez pour affoler Salomon. Il hurla et un hurlement retentit à l’intérieur du souterrain. Un cri énorme et effroyable. Les flammes avaient réveillées la bête.
« Modifié: lundi 29 août 2011, 13:34:40 par Yorick26 »
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« Réponse #38 le: jeudi 25 février 2010, 21:05:32 »
Bon sang qu'il est bon ce chapitre ! On commence enfin à entrevoir la vraie personnalité de l'herboriste. Obsédé par une apparition qui hante ses rêves, il semble prêt à tout pour la protéger. J'aime beaucoup la description de ton allégorie de la nature avec son teint de rose, c'est très bien réussi, on sent presque le velouté de la peau sous les doigts : admirable.
On apprend surtout beaucoup du dialogue entre Salomon et Archibald. Quel est donc la mission dont Archibald est chargée et qui semble compromise par Salomon. À quoi Artémis est-elle donc initiée ? Que de mystères autour de Frederik.
Mais un des points essentiel de ce chapitre, c'est tout de même qu'Artémis est bloquée dans un souterrain, prise entre les flammes et une mystérieuses créature.
En tout cas bon travail, Yorick Deucroivébaton.

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« Réponse #39 le: jeudi 25 février 2010, 23:29:54 »
J'ai lu tes deux premiers chapitres des Flammes bleues! Oui je suis encore en retard je sais ><'

J'ai beaucoup aimé ce début, la façon dont tu mets en place ton scénario et tes personnages. Pour le moment Frederik reste très mysterieux. On a l'impression qu'il ne prends pas trop mal l'idée de ces flammes bleues dans ses mains. Il a l'air d'être d'un tempérament assez posé, mais peut être que je me trompe, je n'ai lu que deux chapitres, il a encore le temps de se dévoiler^^'

Artémis a l'air plus fougueuse en revanche avec un caractère bien trempé. Elle n'a pas froid aux yeux on dirait!

Je ne peux pas encore dire lequel de ces deux perso j'apprécie le plus, on verra bien par la suite^^
Concernant ton style d'écriture, c'est très fluide donc plaisant à lire, tout va bien pour moi^^
Je continuerai à lire très bientôt!

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« Réponse #40 le: dimanche 29 août 2010, 21:07:10 »
Hé, Yorickounet! J'ai enfin lu la suite de ta fic! Oui, je sais, j'ai mis le temps, mais c'est toujours pareil on trouve pas le temps, on oublie, on regrette, on est occupé, on oublie à nouveau et... c'est très laid comme attitude.

Bref, je vais me rattraper en te disant tout le bien que je pense des Flammes Bleues. Car, oui, j'en pense du bien! Beaucoup de bien! Il faut que tu continues, mon mage complice, la situation n'est pas aussi bloquée que tu sembles le croire! Et puis c'est si bien parti cette histoire que ce serait dommage de ne pas la poursuivre. Je veux voir la bête, je veux voir le temple, je veux voir Artémis se battre pour sauver sa vie, je veux voir Frédérik lever le voile sur les mystères qui entourent sa magie, je veux voir ces deux êtres si charmants enfin réunis dans de formidables aventures!

Et puis tu peux pas nous laisser comme ça, les révélations sur Salomon et Archibald sont terriblement intrigantes! Je ne m'attendais pas du tout à ça et franchement c'est un bon rebondissement. En plus, cette histoire d'initiation, là, et de rivalité, ça émoustille tous tes lecteurs! Tout comme Raph', j'ai adoré l'allégorie de la Nature, sa description m'évoque beaucoup de belles choses. Sans parler de l'histoire du dévouement de Salomon, ce vieillard sympathique qui s'accroche à son rêve et à sa mission sacrée, son lien avec Artémis... c'est vraiment très touchant. D'autant qu'avec un cadre pareil, on est servis! On n'a aucun mal à imaginer un lieu pareil, avec l'arbre fleuri, les senteurs, les mystères qui se dégagent du château et qui insufflent une ambiance très lunaire à tes lignes. Tu tiens le lecteur dans tes filets!
D'ailleurs, j'apprécie toujours autant ta manière bucolique de conter, on dirait un petit ruisseau forestier aux eaux limpides qui nous emporte doucement, sans qu'on s'en rende compte. Ta manière de présenter et de représenter les choses est très jolie, il te faut poursuivre sur ta lancée!

Regarde, c'est tellement réussi, et ce monde a encore tellement de secrets à livrer, que je te dispense de mes habituelles remarques sur l'orthographe, la syntaxe etc. C'est pas rien, ça! Alors tu vas me faire le plaisir de continuer, et vite! ;)

Et pour t'y pousser, voilà une chouette musique qui ne manquera pas de t'inspirer: Escapade forestière


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New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
« Réponse #41 le: lundi 30 août 2010, 14:07:43 »
Hey, j'ai lu Chocolat chaud et théière rose, et bah j'adore !
L'humour est agréable, pas trop lourd, on rentre vraiment dans l'univers  et dans l'originalité !Il faut quand même du courage pour imaginer la Princesse aussi tortionnaire que ça et sa bêtise, qui, effectivement est remarquable.
Au-delà on a un beau désir d'évasion de la part de Link face à tant de dégoût et de stupidité, ce que j'aime beaucoup et que tu peux remarquer dans les fics, je comprends maintenant le lien que tu as voulu faire dans ton commentaire !
Très bon alliage donc entre l'humour, l'esprit et le suspense ( Celui de connaître le véritable ami qu'il veut retrouver dans M'sM, révélation qui se fait finalement attendre )

Par contre l'écriture manque un peu de liens logiques, tu pars parfois dans tous les sens et tu digresses ( Graisse, ça y est, je l'ai dit. ) mais ça n'empêche de bien rentrer dans le fond.

Bah voilà, j'tenais à faire partager mes impressions sur un texte qui n'est pas un chapitre de PdC trop long et trop lassant, tout c'que j'aime ;)

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New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
« Réponse #42 le: mercredi 12 janvier 2011, 15:24:01 »
Raphi - Merci de ton commentaire. Je ne sais pas si je vais donner suite à cette fiction. Je n'avais pas de scénario défini à l'avance. Comme j'ai avancé à tâtons depuis le début, je me suis embourber dans les situations inextricables.

Pourtant, je n'ai pas envie de les lâcher mes deux comparses. Faut voir, en tout cas si je reprends la fiction, je vais devoir changer les chapitres... Ce sera une occasion de les relire ^^ !

sakuranbo - Prends ton temps. Surtout que je ne suis pas prêt de finir la fiction. En plus les personnages changent de comportement par la suite (les années passent et je me suis inspiré de personnes réelles pour ces personnages).
Merci d'avoir lu les Flammes bleues ^^

Prince du Crépuscule - Rah ! Ce sont des messages comme ça qui me pousse à continuer. Mais bon, je fais déjà un effort de ne pas occulter la possibilité de continuer et de retravailler mon texte. Il se peut que je revienne à un scénario principal. (Un qui est plus en rapport avec mon résumé initial).

Ham - Merci pour ton commentaire. C'est un vieux texte qui mériterait d'être relu (mais alors quelle flemme !... c'est pourtant le seul texte que j'ai publié sur le site fan). Mais bon comme c'est un texte que j'aime bien, le dépoussiérer ne lui fera pas de mal. ^^

Bon, j'en profite pour vous faire part de ma nouvelle tentative de Fic. Et oui le concours m'a donné envie d'écrire. Alors tout d'abord, je reprends l'idée du dernier thème du concours de Prince du Crépuscule (dudududedudude). Cela se passe après TWW, Link et Tetra ont pour mission de découvrir un nouveau monde etc... etc... Vous retrouverez peut-être mon texte de concours, mais il sera sûrement modifié et retravaillé et tout ça. Je préfère commencer plus tôt ce qui me donne l'occasion de faire plusieurs chapitres. Et comme je n'ai pas beaucoup de temps, j'utilise cette excuse pour faire des chapitres courts (1000 mots environ). Vous n'avez donc plus aucune excuse pour ne pas commenter :



AU DELÀ DE LA GRANDE MER
Chapitre 1 : Initia


      Tetra se rapprocha de Link et lui glissa à l’oreille :
    « Nous sommes bientôt arrivés.
    -   Je vois. Je crois que je reconnaîtrai ces trois îles toute ma vie. Même quand je serai sénile et toi impotente.
    -   Impotente… Impotente !? Tu rigoles j’espère. Je ne serai jamais « impotente »  comme tu dis. Je serais toujours agile et athlétique comme maintenant.
    -   Pareil.
    -   Oh non. Toi, moi cher Link, tu n’as plus que quelques années devant toi avant de devenir un vieux crouton. Regarde-toi. Tu es déjà accoudé sur le bord du bateau à admirer la mer d’un regard vide.
    -   Et je reconnaîtrai l’île aux Forêts comme personne d’autre. »
      Tetra n’avait rien d’autre à répondre. Elle savait que Link était probablement la personne qui connaissait mieux la Grande Mer. Pourtant, elle la connaissait depuis plus longtemps que lui. Aussi loin que sa mémoire lui permettait, elle avait toujours vécu sur ce bateau à briser les flots et à affronter les vagues.
      Son père disait-on avait été un pirate craint, mais aussi admiré. La piraterie avait fait de lui une personne malaimée, mis-à-part au sein de l’équipage. Dans le cœur des gens, un pirate reste un pirate. Cependant, il respectait les vies humaines et il n’avait fait de toute sa vie qu’une victime selon les rumeurs. C’était il y a bien longtemps avant la naissance de Tetra. Alors que le navire était accosté à Mercantîle, le Capitaine Œilvert fit une escale pour se ravitailler. Cela faisait longtemps qu’ils n’avaient pas touché terre et ils festoyèrent leur retour. C’est cette nuit qu’une jeune fille répondant au nom de Lili décida de quitter sa famille. Sans prévenir quiconque, elle s’insinua dans le navire des pirates et attendit l’aube et le départ du bateau pour révéler sa présence. La jeune Lili fit partie de l’équipage et tomba peu à peu amoureuse du Capitaine Œilvert le long des voyages en mer. Le Capitaine lui montra des sentiments partagés. Après des années en mer, Lili tomba enceinte et donna naissance à une petite fille. Alors que l’arrivée de Lili avait mis du temps à être acceptée par les pirates, sa fille fut admise tout de suite comme une future pirate. Dans le ciel, quatre goélands crièrent leur contentement alors que l’équipage dansait et s’apprêtait à boire pour fêter l’évènement. On appela alors cette petite fille Tetra. Et Tetra, qui au fil des années acquit toutes les connaissances et les savoir-faire que pouvait avoir un pirate, fut nommé Capitaine à la mort de son père. Sa mère l’ayant quitté plusieurs années auparavant, elle fut seule, mais trouva en l’équipage une famille chaleureuse et agréable.
      Tetra imita Link. Elle s’accouda au garde-corps et regarda droit devant elle. Au loin on ne pouvait voir que deux îles, malgré les dires de Link. Elles semblaient minuscules, mais la nouvelle Princesse d’Hyrule savait que c’était une des plus grandes îles de la Grande Mer. Elles n’étaient pas aussi grandes que l’île du Dragon, mais ensemble elles formaient l’île aux Forêts qui était de taille considérable. A l’intérieur d’elles, le Vénérable Arbre Mojo veillait sur ses petits Korogus. Tetra ne connaissait pas vraiment ce peuple. Ils étaient surprenants, voire pour certains effrayants. La jeune fille l’avouait : leur physique et leur comportement n’étaient pas naturels. Link semblait bien les apprécier ; ils se ressemblaient sur de nombreux points. D’après ce que lui avait raconté le Roi Daphnes Nohansen Hyrule, Link et Dumoria, l’un des Korogus, avaient du braver les dangers d’un temple envahit par les sbires de Ganondorf et Link avait par le passé sauvé Dumoria des monstres qui se cachaient dans l’une des îles de l’île aux Forêts.  Tetra ne pouvait pas s’empêcher de penser que cela avait du resserrer les liens entre ces deux « éternels enfants ». La jeune fille ne le connaissait pas vraiment, mais elle avait entendu parler de ses fameuses étourderies et de sa merveilleuse musique.
      Depuis que Link avait triomphé de Ganondorf, le petit Korogu priait au Temple du Vent comme le faisait auparavant le sage Fado. Alors Link n’avait pas souvent l’occasion de revoir son ami ce qui le rendait assez triste. L’absence de Dumoria, rendrait la journée de demain plus difficile encore. Il savait ce qui l’attendrait : des encouragements et des souhaits d’un retour rapide.
Link n’avait pas envie de partir. Chaque « J’espère que tu reviendras bientôt » lui serrait le cœur. Un goéland répondit à son souhait inavoué par un cri qui semblait dire : « Tu iras loin. ». Si le jeune homme resta encore dans ses pensées, Tetra, elle, fut tirée de sa rêverie. Elle saisit l’avant-bras de son compagnon et lui dit :
    « Allez viens. Nous aurons tout le temps de regarder la mer plus tard.
    -   Ce n’est pas la mer que je regarde. Ce sont les îles. »
Sans laisser le temps de répondre, Link emboîta le pas de la jeune pirate et se dirigea vers l’arrière du navire. Il monta les quelques marches qui le séparaient du pont arrière. Cette partie du bateau était composée d’une dunette faite dans un bois rouge sous laquelle avait été construite la chambre de Tetra. Au dessus, une barre à roue commandait le gouvernail. C’était le plus souvent Tetra qui était à la barre, même si Gonzo la remplaçait régulièrement lorsqu’elle devait faire quelque chose ailleurs. De là, Link pouvait voir tout le monde qui s’affairait. Alors qu’il restait encore plus d’un mile à parcourir pour atteindre l’île aux Forêts, tout l’équipage s’apprêtait à accoster. Le vent avait changé de direction et la plupart des hommes préférait déployer ou ranger les voiles plutôt que d’avoir recours à la baguette du vent du héros. Cela  faisait partie de leur honneur de pirate. Cette baguette était vue comme une triche qu’ils se refusaient d’utiliser. Malgré les tentatives de Link pour les aider, ils étaient catégoriques : ils n’en avaient pas besoin. Quant à Tetra, elle était d’accord avec eux, mais elle tenait à ce qu’il garde sa baguette avec lui. Elle serait utile en temps et en heure. Elle en était absolument sûre.
« Modifié: lundi 29 août 2011, 13:35:56 par Yorick26 »
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New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
« Réponse #43 le: mercredi 12 janvier 2011, 19:41:01 »
Allez c'est parti, je t'avais promis un bon gros commentaire, tu vas l'avoir.
Pour commencer je pense que commencer à écrire une autre fiction est une excellente idée. En effet, ça te permet de faire une pause dans l'autre fiction et remettre les choses biens à plat et quand tu reprend, les idées que tu as pu avoir ont eut le temps de se développer et de mûrir.
En outre, tu as déjà la base de cette nouvelle fiction puisqu'elle est issue du texte que tu as écrit pour le concours de Prince. Du coup j'imagine que tu sais où tu compte aller, enfin je l'espère.
Autrement, ben je dois te faire remarquer une chose au niveau de ton orthographe....Ça s'est amélioré, beaucoup amélioré, pas de faute arracheuse de cornée, pas de temps-on-se-demande-ce-qu-il-fout-ici, c'est un pur bonheur. Au fait qu'est-ce que tu croyais que j'allais te dire après les petits points ?
Venons en à la partie que je préfère : le style. Tu sais ce que je pense de ton style, que du bien. Ton style est simple mais pas dans le sens de superficiel et plat, dans le sens de beau et poétique. Et le plus formidable dans ce texte tu sais ce que c'est ? C'est que ton style colle parfaitement avec l'ambiance de the wind waker. Poétique, simple, beau, avec un petit goût nostalgique d'enfance.
Donc rien qu'à lire ce cour chapitre, j'ai sentit l'ambiance du jeu resurgir et ça c'est une très agréable surprise, restituer la magie de TWW avec une telle exactitude est un véritable piège à fan (fourbe, va). En tout cas, tu ira très loin si tu poursuis sur cette voie, car ce sont les bons petits plats que mijotait grand-mère qui marchent le mieux avec leur petite saveur d'antan, pas besoin de faire du super compliqué pour avoir du goût, car généralement les plus élaboré c'est juste de la sauce avec beaucoup de persil pour faire joli.
Bref t'as compris, j'accroche, je trouve cette nouvelle fiction géniale et très prometteuse. Alors garde la même recette et à très bientôt.

Hors ligne sakuranbo

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New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
« Réponse #44 le: mercredi 12 janvier 2011, 23:51:07 »
Ouais encore une fic Zelda à lire pour moua! :3 J'ai beaucoup aimé ce premier chapitre, et comme tu dis il est assez court, mais je pense qu'il amorce bien ton histoire qui je pense sera palpitante! J'attends la suite :niais: