Bonjour ! ;D
Je crée ce topic car j'aimerais partager avec vous mes écrits. Je mettrais ici mes fanfictions et, si j'en ai l'occasion, juste des petits textes comme ça.
Par contre je n'avais pas d'idée pour le titre du sujet, alors j'ai mis un petit truc tout nul x)
Je posterais des choses un peu de manière aléatoire mais lorsqu'il y aura une histoire a plusieurs chapitres, non seulement je l'aurais terminée avant de poster le premier chapitre, mais aussi j'essaierai de m'assurer d'avoir posté tous les chapitres avant de mettre des trucs qui n'ont rien à voir, histoire que tout ça ne parte pas en vrille. (histoire, histoire... je viens de faire un jeu de mots nul involontairement, héhé xD).
Bon, je dis ça, mais j'ai tendance à rarement faire ce que je dis, alors on verra bien !
Sinon je compte aussi vous faire part de petites anecdotes concernant les textes que je posterais. Elles seront généralement au début, mais aussi peut-être vers la fin si elles contiennent du spoil. Voilà :D
Voilà une liste de mes textes :Ma Meilleure amie (#post_Tqs1)Les fantômes d'Hyrule :Chapitre 1 (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,8778.msg540378.html#msg540378)
Chapitre 2 (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,8778.msg540523.html#msg540523)
Chapitre 3 (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,8778.msg540873.html#msg540873)
Chapitre 4 (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,8778.msg541277.html#msg541277)
Chapitre 5 (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,8778.msg541616.html#msg541616)
Chapitre 6 (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,8778.msg542124.html#msg542124)
Chapitre 7 (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,8778.msg545799.html#msg545799)
Chapitre 8 et Epilogue (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,8778.msg546129.html#msg546129)
Enfant, plante et auberge ou la Fleur de la Dame Nature (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,8778.msg547748.html#msg547748)Nous ne sommes pas ennemis (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,8778.msg553441.html#msg553441)Réincarnation (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,8778.msg553441.html#msg553441) (revenir au sommaire) (#post_Som0)
Maintenant, on peut débuter :)
Ma meilleure amie
Pour commencer j'aimerais vous présenter une petite fanfiction écrite en mars dernier. Elle est sur Minish Cap et c'est un petit one-shot. C'est clairement pas ma meilleure fanfic, elle est courte, mais je l'aime bien, je la trouve mignonne.
C'est tout simplement Link qui repense à sa "meilleure amie" (vive l'ambiguïté) et exprime ses sentiments et émotions par rapport à la situation dans laquelle il se trouve, après avoir quitté le château sur ordre du roi et avoir rencontré Exelo l'étrange chapeau qui parle durant sa quête... Bon, j'ai pas joué à TMC alors il se peut que je raconte n'importe quoi x).
Anecdote :J'ai eu cette idée de one-shot dans mon lit, un matin. J'étais en train de rêvasser tranquillement sous ma couette quand une pu**** d'idée m'a traverser la tête (je tiens à dire que ça m'arrive très souvent x)) ! Il devait être 8h de mat' et je crois que je suis jamais sortie aussi vite de mon lit (à part quand je suis en retard peut-être...).
J'ai écrit mon idée d'une traite, mais j'ai dû ensuite la retravailler pour obtenir ça.
N'empêche... j'étais super fière de l'avoir écrite en UN SEUL MATIN, alors que d'ordinaire je mets des semaines, même pour des one-shots... x)
Voilà, ceci étant dit, je vous envoie la bête, et n'hésitez pas à me faire part de vos avis !
Ma meilleure amie
Je ne sais pas ce qu'elle a vu en moi la première fois qu'on s'est rencontrés, mais ça devait être suffisant pour la convaincre de venir me harceler toutes les semaines.
Enfin, « harceler »... C'est moi qui le vois comme ça.
Depuis ce fameux jour où mon grand-père Smith m'a emmené au château, elle a toujours trouvé le moyen d'échapper à la surveillance du ministre du roi pour venir me voir, ce que je n'avais, bien évidemment, pas demandé.
Je me souviens parfaitement de la première fois où elle est venue... Elle est apparue comme une fleur à côté de moi et m'a fait :
« Coucou ! »
Et moi, j'ai fait :
« Aaaaah ! »
A l'époque, j'étais... très peureux.
J'étais en train de forger une épée, pour la première fois, tout seul, sans Smith à côté. Et comme j'ai eu peur, j'ai bien failli la décapiter avec ma lame en fusion. Alors elle aussi, elle a eu peur. On s'est mis à crier, tous les deux, puis quand elle s'est rendue compte qu'il n'y avait pas de quoi avoir peur, elle s'est mise à rire. D'ailleurs, elle est vraiment jolie quand elle rit.
Enfin bref.
Tout ça pour dire que c'est comme ça que nous sommes devenus amis, même si au début, elle m'embêtait plus qu'autre chose (surtout quand mon grand-père me disait « Eh ben, tu plais aux filles, toi ! » C'était terriblement gênant).
Par la suite, elle n'a pas arrêté de venir chez moi, minimum une fois par semaine et bien souvent quand ce n'était pas trop le moment. Mais je ne peux pas refuser de la voir. Elle est tellement gentille. A chaque fois qu'on se voit, elle me ramène toujours des trucs qu'elle trouve en chemin, comme des fleurs ou des pommes de pins, pour ensuite me dire : « Regarde Link, comme c'est joli ! ». Elle s'émerveille de tout et de rien.
Des fois, c'est avec des gâteaux faits par l'un des meilleurs pâtissiers d'Hyrule qu'elle vient. On aime bien les manger tous les deux devant la maison, assis dans l'herbe. Je me souviens encore du jour où, il y a quelques années, Grand-père Smith nous avait grondé parce qu'on s'était mis du chocolat partout. On avait tout plein de tâches marron sur nos vêtements et à cause de l'herbe, on avait aussi des traces vertes sur le derrière. Quand le ministre du roi a vu ça, mon grand-père a été obligé de présenter ses plus plates excuses à lui et au roi, bien qu'au fond, ça les faisait rire.
Souvent, quand elle vient, je lui montre les quelques mouvements d'épée que Smith a bien voulu m'apprendre. Elle m'applaudit toujours, même quand je me rate lamentablement. Je ne sais pas si elle ne remarque pas mes erreurs ou si elle le fait exprès, mais ça me fait plaisir. Elle est toujours gentille avec moi, même si je ne le suis pas tout le temps avec elle.
Par exemple, chaque année, elle vient me chercher pour aller à la fête Minish.
Mais chaque année, je refuse, puis j'accepte en la voyant si triste.
Et chaque année, j'ai l'impression de me faire mener en bateau. Je crois vraiment que je ne peux rien lui refuser.
Mais quand j'ai vu ce qu'elle était devenue après que ce Vaati soit passé par là, l'option « refus » ne m'est même pas venu à l'esprit. Je ne pouvais pas simplement rester sans rien faire, alors qu'elle était dans un tel état... La voir transformée en pierre... personne ne peut imaginer ce que ça m'a fait. C'est pour ça que je suis parti. Pour la sauver.
Je ne peux pas imaginer ce que serait ma vie sans ces moments passés avec elle. C'est ma meilleure amie, après tout.
Elle me manque tellement...
Zelda...
Je suis rarement amatrice de fanfictions, mais j'aime bien celle-là, elle est plutôt sympa. ^^
C'est bien écrit, pas de fautes, continue comme ça !
Oh j'aimes bien ta fan fiction. Elle est légère, plaisante et surtout sur un jeu Zelda que je trouve plutôt rarement écrit. J'aimes beaucoup TMC d'ailleurs, tu transcrit bien les sentiments de Link envers Zelda. Cette amitié qui date de l'enfance et tu nous fait découvrir comment elle est née. Tu nous donnes aussi le but de Link face au sort de Zelda. Bravo ! :miou:
C'est vraiment bien écrit. Continue comme ça. ^^
Oh merci ! Je suis contente qu'elle vous plaise !
Oh, très joli, ce one-shot ! J'aime bien ce petit air enfantin, bien propre à Minish Cap (et PH/ST)
Très bon, j'attends la suite avec impatience ;)
Et bien, c'était fort agréable à lire, fluide comme il le faut ! Merci pour cette œuvre ! :oui:
Comme tout à été dit, je ne me contenterais que de dire que j'ai beaucoup aimé!
Merci à tous ! Vos commentaires me font très plaisir :D !
Je ne sais pas encore ce que je vais poster après ça, mais ce sera sans doute encore une fanfiction sur Zelda. J'en ai quelques unes de terminées, je pense que ce sont elles que je vous présenterais la prochaine fois !
En tout cas je suis heureuse d'avoir réussi garder l'air enfantin du jeu et à retranscrit des émotions et sentiments, je ne pensais pas y arriver.
Merci encore pour vos avis !
Salut, salut ! :D
Aujourd'hui j'aimerais commencer à partager avec vous une fanfiction sur Zelda : Twilight Princess que j'ai commencé à écrire en mars dernier et que j'ai réellement terminée il y a quelques semaines.
Elle s'intitule...
Les fantômes d'Hyrule !
C'est une fanfic en 9 chapitres (en comptant l'épilogue), elle ne durera pas très longtemps alors je posterais un chapitre toutes les semaines, voir toutes les deux semaines. L'histoire est déjà entièrement écrite donc il n'y aura normalement pas de pause de plus de 2 semaines.
Ce n'est pas sûr mais peut-être (et je dis bien "peut-être") que je posterais d'autres textes entre les chapitres, mais, je vais me répéter, ce n'est vraiment pas certain.
Comme pour le one-shot précédent, il m'arrivera de mettre des petites anecdotes plus ou moins intéressantes au début ou à la fin de mes chapitres.
Je rappelle que, évidemment, les personnages et l'univers ne m'appartiennent pas, mais appartiennent à Nintendo et Eiji Aonuma.
Bref, passons à l'histoire, je vous mets un petit résumé :
Alors que Link, en pleine quête des morceaux brisés du Miroir des Ombres, avance tranquillement dans la plaine d'Hyrule en compagnie d'Epona, il entend une douce mélodie chantée qui semble venir de vieilles ruines.
Intrigué par le chant, il découvre alors une jeune femme esseulée en attente depuis bien trop longtemps de celui qu'elle aime de tout son cœur.J'espère que ce petit résumé vous a donné envie de lire le premier chapitre, dont je conseille la lecture accompagnée de la musique de la plaine d'Hyrule de TP la nuit (Hyrule Field Night). D'après ma "bêta-lectrice", ça donne une petite ambiance x)
Voilà, j'espère que ce début de fanfiction (assez court par contre...) vous plaira :D !
Les fantômes d'Hyrule
Chapitre 1
La nuit était tombée depuis quelques heures déjà et pourtant, un jeune épéiste se baladait encore et toujours à cheval dans la plaine, en quête d'insectes dorés pour une petite fille de la citadelle.
D'ordinaire, Link ne se promenait jamais la nuit, mais les différents services que les habitants d'Hyrule lui demandaient avaient fini par changer ses habitudes – au grand désespoir de Midona, qui ne cessait de lui répéter qu'il fallait qu'il dorme s'il voulait sauver Hyrule. Il était vrai qu'il en avait grand besoin. Cela faisait quelques semaines déjà qu'il courait à travers tout Hyrule pour récupérer les fragments de cristal d'ombre, l'épée de légende Excalibur et faire quelques quêtes secondaires dont il ne voyait pas toujours l'importance, mais comme sa nature altruiste prenait le dessus, il ne pouvait rien refuser aux Hyruliens. Pourtant, malgré son irrésistible envie de fermer les yeux ne serait-ce que pour cinq minutes, Link se forçait à rester éveiller. Les gens avaient besoin de lui, et contrairement à Midona, il était sûr et certain de pouvoir continuer à se battre.
Link avançait calmement dans la plaine en compagnie de sa fidèle jument Epona. Bizarrement dans cette zone, il n'y avait pas de monstres. Et bizarrement, il y avait aussi une étrange mélodie qui résonnait dans l'air. Comme si quelqu'un chantait. Cette mélodie, Le jeune homme l'entendait toutes les nuits sans exception. Bien qu'au début il était très intrigué et avait cherché sa source, il avait fini par trouver ça normal et se surprenait même parfois à chanter la douce mélodie. Mais, fait étrange, dans cette zone de la plaine, la voix chantante devenait plus forte. De bruits de seaux frappés semblaient accompagner l'étrange chant.
Link, intrigué, descendit d'Epona. Il se trouvait devant une sorte de monticule de pierre. Il se rapprocha et posa la main sur un rocher. Il était anormalement lisse.
On dirait des ruines, pensa-t-il. Une brise glacée se leva. Les sons et le chant étaient encore plus forts et la lune se retrouva cachée par des nuages. Link sentait une présence.
Mais qu'est-ce que je fais là ? se demanda-t-il. C'était l'une des rares fois où il commençait vraiment à avoir peur. Il décida de contourner le monticule. Il y avait quelqu'un, il en était sûr. Le chant ne pouvait pas sortir de nulle part.
Soudain une brindille craqua. Link se retourna et sortit son épée, avant de la ranger en voyant ce qui avait provoqué le bruit. Une jeune femme, un seau à la main se balançait doucement au rythme de son chant en regardant le ciel. Ses longs cheveux flottaient au gré du vent. A chacun de ses balancements, son seau frappait le mur à côté d'elle. Link fronça les sourcils. Que faisait une jeune femme seule au milieu de la plaine d'Hyrule, la nuit ? Il se rapprocha d'elle :
- Mademoiselle ?
La jeune femme ne parut pas l'entendre et continua de chanter.
- Mademoiselle ?
Cette fois-ci elle l'entendit car elle se retourna. Lorsqu'elle aperçut Link, elle lâcha son seau et mit ses mains devant sa bouche, choquée. Ses grands yeux bleus brillaient d'espoir. Link recula inconsciemment. La jeune femme se précipita vers lui.
- C... c'est toi ? demanda-t-elle la voix tremblante.
Link ne savait pas quoi penser. La jeune femme tenta de lui attraper la main.
- C'est toi, hein ? Tu es revenu...
Le jeune héros recula à nouveau, confus et effrayé. La jeune femme le regarda, elle avait l'air blessée. Des larmes commençaient déjà à se former dans ses yeux.
- Mais... pourquoi recule-tu ? Tu ne souviens pas de moi ? gémit-elle. C'est moi, mon amour... T-tu ne me reconnais pas ?
Link secoua la tête dans l'incompréhension. Elle devait le confondre avec quelqu'un d'autre.
- Je suis désolé, mademoiselle, mais vous vous tromper de personne, je ne vous connais pas...
La jeune femme parut surprise, puis baissa les yeux, attristée. Il semblait qu'elle venait de se rendre compte de quelque chose.
- Pardon. Je vous ai pris pour
lui. Vous
lui ressemblez tellement...
- Ce n'est pas grave, répondit gentiment Link, bien qu'il ne comprenait pas bien la situation. Mais que faites-vous ici, mademoiselle ? C'est dangereux de rester seule dans la plaine la nuit.
La demoiselle se détourna de lui et ramassa son seau.
- Je
l'attends. Ne vous inquiétez pas pour moi. J'ai l'habitude de rester seule le soir.
- Qui attendez-vous ?
-
Lui.
Il m'a promis qu'
il reviendrait ici. Et moi j'ai promis de l'attendre, dit-elle l'air soudainement absent.
Ici ? Mais qui peut bien donner des rendez-vous dans un tel endroit ? se demanda Link. La jeune femme devant lui commençait à sérieusement l'intriguer.
- Vous attendez ici depuis combien de temps ?
La jeune femme réfléchit puis déclara d'un ton incertain :
- Oh, ça doit faire longtemps... sans doute plusieurs nuits... Mais je vous l'ai déjà dit, ne vous inquiétez pas, je suis sûre qu'
il viendra.
Link soupira. Celui qu'elle attendait devait sûrement lui avoir posé un lapin. Et elle qui restait là à l'attendre depuis plusieurs nuits...
- Mademoiselle écoutez, je pense qu'il ne va pas venir.
- Mais bien sûr que si ! protesta-elle.
Il tient toujours ses promesses !
- Mais enfin, vous ne pouvez rester indéfiniment ici ! Aller venez, je vous raccompagne chez vous.
Il tenta d'attraper le bras de la jeune femme mais celle-ci s'esquiva en criant :
- Non ! Vous n'allez pas me faire trahir ma promesse !
Link secoua la tête. Elle devait être très amoureuse pour vouloir rester.
- Mademoiselle, s'il vous plait, il se fait tard, insista Link. Dites-moi où vous habitez, je vais vous ramener.
- Non ! Et puis j'habite ici, vous pouvez me laisser.
L'épéiste fronça les sourcils, confus.
Elle vit ici ? Mais il n'y a rien ! Il n'y avait que des vieilles pierres éparpillées au sol et quelques arbres ayant poussé sur ce qui semblait être des petits murets en ruines. Link s'approcha encore de la jeune femme sur la défensive.
- S'il vous plait Mademoiselle, je ne vous veux aucun mal. Ce ne serait juste pas correct de ma part de vous laisser seule ici.
Elle secoua la tête, déterminée. Link posa sa main sur son épaule dans l'espoir de la raisonner mais la jeune femme disparut soudainement avant de réapparaitre quelques mètres plus loin. Link, abasourdi, tenait encore son bras en l'air lorsqu'il se rendit enfin compte de la véritable nature de son interlocutrice.
Elle... elle est transparente... Son cœur s'arrêta et la sensation de froid qu'il avait ressenti plutôt s'intensifia.
- Vous... vous... vous êtes un fantôme ?
La jeune femme le regarda, apeurée. Elle tenait fermement son seau contre elle, comme pour se protéger.
- Mais... mais vous êtes fou ! cria-t-elle. Je ne suis pas un fantôme ! Lai-laissez-moi tranquille !
Avant qu'il n'ait pu dire un mot, la jeune femme disparut, le laissant complétement sidéré.
Héhé, fin du premier chapitre ! J'espère qu'il vous aura plu et qu'il vous aura aussi donné envie de lire la suite, qui arrivera sans doute la semaine prochaine !
Pas mal cette fan fiction sur TP, héhé. J'aime vraiment bien l'ambiance et c'est vrai que la musique de la plaine d'Hyrule de nuit donne une ambiance particulière. :hihi:
Franchement je suis pas vraiment fan fiction, j'en lis jamais mais là je dois avouer que j'apprécie beaucoup. Tu écris bien, l'intrigue est vraiment très mystérieuse et me donne vraiment envie de lire la suite et du coup, j'ai hâte d'être à la semaine prochaine. :oups:
Bravo à toi en tout cas.
Je suis vraiment contente que ça te plaise
@Chompir ! Le prochain chapitre sera un peu plus long que celui-ci, j'espère que tu aimeras tout autant !
Wouah ça faisait un moment que je ne m'étais pas replongée dans l'univers de TP, et je confirme que l'écoute de l'ost d'Hyrule Fields augmente l'immersion dans l'ambiance nocturne et mystérieuse de cette fic !
J'aime bien le fait que tu aies soulignée le caractère altruiste et ''infatigable'' de Link, ça lui correspond bien (et c'est le caractère de tout bon héros de jeux vidéos :(8: ). Faire des quêtes secondaires nous parait anodin dans le jeu mais rapporté à la fiction c'est vrai qu'on réalise la gentillesse (voire la naïveté dans certains cas) de Link de rendre service à tout le monde !
En tout cas j'aime beaucoup l'histoire, l'ambiance et l'intrigue me plaisent, j'ai hâte de voir la suite ! :^^:
Voilà un début bien intriguant... :hap: Et c'est une très bonne idée de lire la fic avec cette musique d'ambiance, on est bien mieux immergé. :oui:
Plein de question se pose... Qui est cette femme ? Pourquoi chante-t-elle et surtout qui attend-t-elle ? Mystère... :_i _i:
C'est très bien écrit, j'ai hâte de lire la suite ! :miou:
Merci pour vos commentaires, ça fait plaisir de voir des commentaires comme les vôtres, je sais grâce à ça ce que j'ai réussi et ce qui vous plait pour l'instant. Merci encore !
Je suis aussi très contente que vous ayez tous pris la peine d'écouter l'OST d'"Hyrule Field Night" de TP dont j'avais parlé pendant votre lecture !
Par contre je suis au regret de vous annoncer que cette musique ne servira plus... mais je pourrais toujours essayer de trouver de nouvelles petites musiques qui pourront coller avec les prochains chapitres !
Citation de: gaellink le Jeudi 12 Octobre 2017, 14:07:59
J'aime bien le fait que tu aies soulignée le caractère altruiste et ''infatigable'' de Link, ça lui correspond bien (et c'est le caractère de tout bon héros de jeux vidéos :(8: ). Faire des quêtes secondaires nous parait anodin dans le jeu mais rapporté à la fiction c'est vrai qu'on réalise la gentillesse (voire la naïveté dans certains cas) de Link de rendre service à tout le monde !
Je suis contente que tu remarques ça
@gaellink parce que c'était justement mon objectif, de donner ce trait de caractère à Link, et c'est la première fois que quelqu'un le remarque :D
Et pour toutes les questions que tu te poses
@Linkondo , on verra si on découvre des choses sur la mystérieuse jeune femme de la plaine la semaine prochaine... (on dirait une vieille annonce pour les suites des téléfilms qui passent à la télé l'après-midi xD)
Yo ! Aujourd'hui je reviens pour le 2e chapitre des "
Fantômes d'Hyrule" !
Par contre c'est "très la tristesse", je n'ai pas trouvé d'autres OST à vous proposer pour lire ce chapitre (et puis, j'étais trop occupée à rejouer à un certain jeu du nom de Wind Waker pour prendre le temps de chercher... :oups:)
Mais ce n'est pas grave, j'espère qu'il vous plaira comme ça aussi :D
Les fantômes d'Hyrule
Chapitre 2 :Pour la première fois depuis longtemps, Link était rentré chez lui. Les yeux dans le vide, il s'était assis à même le sol et y était resté jusqu'au lever du soleil.
Et c'est au moment où il commençait à s'endormir que Midona se mit en tête de lui parler. Elle sortit de son ombre et, remarquant que son coéquipier se reposait un peu, déclara fièrement :
- Ah ! Enfin ! Tu vois que tu avais besoin de repos ! Par contre je dois t'avouer qu'un lit serait tout de même mieux...
Link ne leva pas les yeux et se contenta de répondre :
- Midona... je crois que je deviens fou...
L'être du Crépuscule fronça les sourcils, perplexe.
- Pardon ? Comment ça ?
Link redressa enfin la tête. Ses yeux étaient vides de toute expression.
- Tu n'as pas vu ? Tout à l'heure, dans la plaine...
- Dans la plaine ? Non. Je dormais. Même ceux qui viennent du Crépuscule ont besoin de sommeil. Mais que s'est-il passé ? demanda doucement Midona.
Elle se rapprocha de Link et posa une petite main sur son épaule. Son compagnon avait l'air totalement effaré, comme un enfant perdu.
- J'ai rencontré une fille...
Midona fut surprise de la réponse de Link.
- Hum, oui, Link, à Hyrule il y a des filles et des garçons, et des...
- Non, non ce n'est pas ça ! la coupa-t-il. C'était une fille, mais elle était... elle était morte !
- Quoi ?
- Elle était morte, répéta-t-il. C'était un fantôme, elle était transparente !
Midona ne savait pas quoi dire.
- Mais, Link, tu as déjà affronté des fantômes, non ? Dans la tour du Jugement, pour Giovanni... Tu n'as pas de raison d'avoir peur...
- Oui ! Oui, mais pas des fantômes comma ça ! C'était une fille ! Oh, Midona, je deviens complétement fou...
Ah bah, les effets du manque de sommeil... se dit-elle en levant les yeux au ciel. Elle observa son ami qui s'était roulé en boule et soupira. Elle lui avait pourtant bien dit qu'il devait se reposer...
Elle réfléchit puis lui prit la main pour le forcer à se relever. Elle l'entraina vers le lit où il se laissa tomber brutalement et enfoui son visage dans son oreiller.
- Tu sais quoi Link, commença-t-elle. On va faire une pause d'un ou deux jours, d'accord ? Personne n'est en danger immédiat pour l'instant.
Link ne répondit même pas. Il s'était déjà endormi.
***
Malgré toutes les heures de sommeil qu'il avait à rattraper, Link ne dormit quasiment pas. Toute la journée, après juste une ou deux heures de sommeil, assis près de sa fenêtre, il repensa à la jeune femme. S'il n'avait pas halluciné, alors cela voulait dire que la plaine d'Hyrule était hantée la nuit par une jeune chanteuse.
Link réfléchit. Il fallait qu'elle parte. Non pas qu'il détestait les spectres mais visiter une plaine de nuit, c'est tout de même mieux sans fantômes (même si, à son sens, visiter une plaine se faisait le jour, mais bon, comme le disait parfois Midona « chacun ses délires »).
Link se tourna vers la créature du Crépuscule, endormie sur son oreiller qu'elle jugeait plus confortable que son lit. Il s'approcha d'elle pour lui faire part de sa décision. La nuit tombait bientôt, il n'allait pas falloir qu'elle le retienne. Malgré sa frayeur de la veille, il tenait à retourner voir l'esprit. Pour une raison inconnue...
- Midona... dit-il en la secouant. Midona réveille-toi.
La petite créature ouvrit son unique œil visible.
- Quoi ?
- Je crois que, commença Link, que... je vais retourner voir cette fille.
- Pardon ? s'écria Midona en se relevant d'un coup, manquant ainsi de faire tomber son casque. Mais tu as vu dans quel état tu es rentré hier ? Et puis, si ça se trouve, ce n'est qu'une hallucination...
Link secoua la tête.
- Non. Ce que j'ai vu hier est réel. Il faut que j'y retourne.
- Et pourquoi donc ?
- Pour aider cette femme.
Midona ne comprenait plus. Aider cette femme ? Mais pourquoi faire faire ? C'est c'était encore pour retrouver son coéquipier complétement perdu comme la veille, il n'en était pas question.
- Mais pourqu... ?
Link la coupa brutalement. La nuit venait de tomber. Il lui fallait partir.
- Je t'expliquerai en route. Viens on y va.
***
- Et donc, quand comptes-tu m'expliquer ce que tu vas faire ?
Midona commençait à s'impatienter alors que Link et elle marchaient dans la plaine. Le fait que son compagnon tienne tant à revoir ce soi-disant esprit ne lui plaisait pas trop. Ils avaient d'autres chats à fouetter après tout.
- Je vais l'aider, répondit Link.
- Oui, merci tu me l'as déjà dit, mais l'aider à quoi ?
Link réfléchit quelques instants puis finit par répondre :
- Cette fille attend quelqu'un, sans doute son petit ami. Elle lui a fait une promesse et ne partira pas avant que celui qu'elle attend revienne. Un jour, continua le jeune héros, quelqu'un m'a dit que les fantômes hantaient des lieux parce qu'ils avaient encore des choses à faire. Je pense que si je l'aide à retrouver celui qu'elle attend, cette fille partira.
- Oui, si tu le dis, intervint Midona. Mais pourquoi tiens-tu tant à ce qu'elle parte, au point de vouloir la revoir alors qu'elle t'a tant effrayé hier ?
Le jeune homme soupira.
- Enfin, Midona, ça doit faire des dizaines d'années qu'elle attend là ! Comme toutes les âmes elle mérite elle aussi le repos éternel.
- D'accord, d'accord, j'ai compris. Mais pourquoi tiens-tu tant à l'aider ?
- Le devoir de tout héros est d'aider les personnes dans le besoin, qu'elle soit mortes ou vivantes. Sinon pourquoi crois-tu que je perds mon temps à chercher des insectes ?
Midona soupira à son tour. A son avis, Link était beaucoup trop gentil. Sa bonté allait finir par lui apporter des problèmes.
La nuit était déjà bien avancée quand ils arrivèrent enfin aux ruines. La jeune femme était toujours là, Link pouvait le déduire grâce à son chant et aux bruits de son seau. Midona était rentrée dans l'ombre de son ami, désireuse de ne pas se montrer.
Link contourna le monticule de pierre et vit enfin la jeune femme. Encore une fois, elle n'avait pas remarqué sa présence. Conscient que le moindre faux pas la ferait à nouveau fuir, le jeune épéiste s'approcha doucement d'elle et l'appela :
- Mademoiselle...
L'esprit se retourna brusquement et s'éloigna aussitôt lorsqu'elle aperçut son interlocuteur.
- Encore vous !? Je vous ai dit de me laisser tranquille !
Elle commençait déjà disparaitre.
- Non s'il vous plait ne partez pas ! insista le jeune homme. Je veux vous aider !
- M'aider à quoi ? A attendre ? Merci, mais je me débrouille très bien toute seule !
Elle tourna les talons et s'apprêta à partir.
- Non, mademoiselle attendez ! Je veux vous aider à retrouver celui que vous attendez !
L'esprit s'arrêta net et se retourna lentement.
- Vraiment... ?
Link, hésitant, hocha la tête avec incertitude. La jeune femme le dévisagea, se demandant s'il était sérieux, puis se précipita vers lui en lâchant son seau. Elle l'agrippa, désespérée, et Link frissonna au contact de ses mains glaciales.
- Vous allez vraiment m'aider ? C'est vrai ?
Ses yeux bleus s'étaient soudain rempli d'espoir. Face à ça, le jeune homme ne pouvait plus refuser.
- Euh, oui, bien... bien sûr, bégaya-t-il.
- Oh, merci ! Merci infiniment !
Prise d'enthousiasme, la jeune femme serra dans ses bras le jeune épéiste, qui s'empressa de se libérer de son étreinte. Le contact glacé de cet esprit le dérangeait. Malheureusement pour lui, la jeune femme le prit par la main et l'entraina près d'un muret où ils s'assirent à même le sol.
- Merci encore, monsieur, dit-elle en souriant. Depuis qu'
il est parti je ne cesse de m'inquiéter pour
lui. Je ne sais pas où
il est. Cela fait tellement longtemps que je n'ai pas reçu de lettre de
sa part... Si vous pouviez simplement me dire qu'
il va bien, je vous en serais reconnaissante toute ma vie !
Link trouva ses paroles étranges. Il semblait que la jeune femme n'avait pas conscience de sa mort.
Elle continue de parler comme si elle était vivante... Est-ce que je devrais lui dire à nouveau qu'elle ne l'est plus ? Il réfléchit, puis se décida.
Non. Je vais juste l'aider, elle finira bien par s'en rendre compte d'elle-même.La jeune femme à côté de lui ne semblait pas avoir remarqué son absence et avait continué à parler de
lui, mais fut soudainement interrompu par Link.
- Dites-moi, mademoiselle... Qui est celui que vous attendez depuis si longtemps ?
Il ne fallait que Link perde son temps en bavardages inutiles. La nuit passait plutôt rapidement et au lever du soleil, le spectre de la jeune femme disparaitrait à nouveau. Mais l'interruption du jeune homme ne parut pas déranger la demoiselle qui, ravie de parler de «
lui », leva les yeux au ciel amoureusement.
- Oh,
lui... C'est mon mari...
Il me manque, vous savez..., Je
l'aime tellement...
Link hocha la tête :
- Je vois... Et pourquoi est-il parti ?
Les yeux de la jeune femme se ternirent soudainement et la joie qui illuminait son visage lorsqu'elle parlait de son époux disparut immédiatement.
- Une guerre s'est déclarée, soupira-t-elle. Alors
il est parti combattre...
Une guerre ? Il n'y avait pas des guerres tous les jours. Si Link parvenait à savoir de quel conflit la jeune femme parlait, il pourrait avoir un indice sur son époque.
- Une guerre contre qui ? demanda-t-il.
- Oh, ça, je ne sais pas.
Il n'a pas voulu me dire, pour ne pas m'inquiéter.
Link soupira en son for intérieur. Cela ne l'avançait pas.
- Mais même si je m'inquiète pour
lui, je sais que tout ira bien, continua la jeune femme. Vous savez, monsieur, c'est le meilleur épéiste de tout Hyrule !
Une étincelle de fierté brillait dans ses yeux. Link sourit. Il n'avait jamais de femme aussi amoureuse qu'elle.
Cette dernière continua d'ailleurs à dire ô combien son mari était le meilleur jusqu'au lever du soleil, sans que Link n'ai pu placer un mot. Lorsque les premiers rayons du soleil touchèrent la peau transparente de l'âme, elle sursauta, ramassa son seau et se releva rapidement, tout en époussetant le bas de sa robe.
- Oh pardon, excusez-moi, s'empressa-t-elle de dire. Je parle, je parle et je ne vois même pas que l'heure passe. Pardonnez-moi d'avoir pris de votre temps.
Link secoua la tête. Bien qu'il n'ait pas eu plus de renseignement sur l'époque de la jeune femme, l'écouter parler ne lui avait pas déplu.
- Ce n'est pas grave.
- Bon, il vaut mieux que j'y aille. Vous devriez aussi rentrer chez vous. Vous allez être fatigué.
- Ne vous inquiétez pas pour moi.
- En tout cas merci de m'avoir tenu compagnie cette nuit. Depuis l'évacuation des habitants je me sens seule.
Elle lui sourit gentiment.
L'évacuation des habitants ? Link s'apprêta à lui poser une question quand elle le coupa :
- N'hésitez pas à revenir me voir. Je serai toujours au même endroit.
Et elle disparut soudainement, laissant Link dépité, avec ses questions encore sur le bout des lèvres.
Lemme take the time to stretch my hands, and I'm gonna get back to what I love just after : Writing, Criticize and Classical Music ! Let's go !
Spectra revenait enfin du monde de Pézedia pour revenir dans l'intermonde d'Hyrule, une sorte de hub qui permet de se déplacer entre différents Hyrules ainsi que d'observer ce qui se passe dans ces mondes parallèles. Alertée par le bruit singulier qui se propageait à chaque fois qu'il se téléportait, Jånaiva alla rapidement vers lui et l'enlaça presque en même temps qu'elle l'atteint. Elle dit alors :
- Mon Zånkaikounet ! Te voilà revenu ! Ça s'est bien passé dans ce monde, il n'a pas trop changé ?
- Combien de fois vais-je devoir te répéter que je ne suis pas Zånkaik ! Je suis Spectra !
- Oui, mais, bon, j'fais c'que j'veux... Donc ?
- Oui, ça a beaucoup changé, comment veux-tu que ce soit resté la même chose, ça fait des miliers d'années que tu n'y est pas allée !
- Tss... Bon, j'en viens aux nouvelles. Tu sais quoi, j'ai vu qu'une nouvelle dimension s'est ouverte ! J'étais en train de regarder celle avec ceux qui veulent faire un restaurant...
- Celle dans laquelle tu a versé une tasse de café ?
- Oui, parfaitement. Et puis ensuite, j'ai entendu tu sais le bruit de l'ouverture d'une dimension comme celui que tu fais quand tu voyage jusqu'ici, donc j'ai accouru ici mais tu n'étais pas là. C'est alors que j'ai remarqué une nouvelle fissure dimensionnelle. Je l'ai regardé un moment sans voir grande différence avec la dimension-cœur mais je pense que tu remarquera plus facilement les détails, tu as l'œil.
- Amèmene-moi-y donc !
Jånaiva ne se fit pas prier et l'emmena, toute joyeuse, voir sa découverte. Arrivés, ils s'assoirent sur des sièges simples mais confortables, tout de bois renforsé par des sortes de coussinets. Cet aspect rustique contraistait durement avec la modernité de la salle, du moins c'est ce à quoi on peut comparer, comme la salle était toute noire avec des reflets bleus sur des points stratégiques. Ensuite, Jånaiva usa de sa magie comme elle le faisait si souvent et élargit la fissure qui gisait dans le vide afin d'afficher une image. Elle l'élargit tant que les deux extrémités se touchèrent rendant cette vue englobante.
Ils y virent Link, que Spectra reconnut comme il avait été l'un de ses corps. Mais ce qui les surprit était le fait qu'une chanson résonnait dans la Plaine d'Hyrule, chose bien évidemment impossible en pratique dans d'autres dimensions comme celle d'où tous deux venaient, mais le simple fait que cette chanson soit chantée démontre que cela pourrait être possible dans leur dimension, donc il devait il y avoir une explication logique.
Et cette explication, elle vint lorsqu'ils virent une figure fantômatique. Tous deux se demandèrent d'où elle venait, et pourquoi elle faisait cela. Spectra se moqua de l'attitude naïve de Link comme ce fantôme voulait savoir si c'était quelqu'un d'autre. Il faut dire qu'il n'aurait pas été aussi moqueur, Spectra, s'il était en conditions réelles et aurait sûrement un peu près agit pareil. "Spectra a tendance à, inconsciemment, choisir des enveloppes qui lui ressemble", se dit Jånaiva comme elle s'était fait cette réflexion.
Jånaiva décida d'accélérer le temps de cette dimension, comme un œil extérieur à une dimension peut le faire, sans même que cela affecte le monde même. Ils arrivèrent donc à la deuxième rencontre entre Link et le fantôme et alors là Spectra se déclara fier de l'équivalent de l'une de ses enveloppes corporelles. Spectra pensa rapidement à la guerre d'unification de Pézedia lorsqu'il entendit parler de guerre dévastatrice dans laquel le mari de cette fantôme, et prenant en compte l'humiliante défaite hylienne dans le monde Pézedien, ce pourrait être la clef. Mais, comme Spectra le précisa, cette guerre peut c'être déroulée de manière différente, voire même pas du tout - ce qui est, il faut le noter, peu réaliste.
Le jour se leva et tout à coup, la fissure se recontracta, signe que nous sommes arrivés au temps présent de cette dimension. Ce fut donc le temps pour les deux amoureux de débattre sur l'importance à donner à cette dimension. Ce fut Jånaiva qui commença en disant :
- Eh bien, il est plus intéressant que je ne le pensait !
- C'est clair ! Mais je trouve l'action un peu molle, ne trouve-tu donc pas ?
- Oh, n'en demande pas trop, il y a des dimensions le Grand Esprit Régisseur porte notre attention sur de grosses guerres dandis que dans d'autres ils nous montre une histoire plus sentimentale, et donc tout aussi intéressante !
- Pas faux... Mais j'aime bien par contre comment le Grand Esprit mêne le cadrage.
- En effet, nous faire entendre les pensées de... ?
- Link.
- Link est un choix tout à fait logique au vu de l'action qu'on cherche à nous montrer. J'ai déjà vu beaucoup de fois ce cadrage et j'aime bien l'effet qu'il donne.
- Tu parle d'action !
- Oui, j'en parle bien : Link et sa petite copine marchent pour aller sur la plaine d'Hyrule !
Et s'ensuivit un fou rire. Spectra n'en demeura pas insensible mais fit des efforts pour éviter de tomber dedans. Spectra repris la discussion, un sourire toujours aux levres, en disant :
- Bon, on reprends ?
- Oui, c'est bon. Bref, je voulais aussi rajouter que ce thème mystèrieuux ajoute beacoup au tout.
- Il est vrai que cela rends ce manque d'action cruel moins important et donne une histoire tout de même intéressante.
- En effet. Rien à ajouter ?
- Non, sinon que merci de m'avoir fait découvrir cette brèche, il va falloir y rejeter un coup d'œil d'ici peu lorsque leur ligne temporelle aura assez avancé pour qu'on puisse connaître plus de cette histoire.
- Merci !
Jånaiva se leva et conduisit Spectra dans le 'hall' là où ils continuèrent de discuter un mome't, mais Spectra sentant que sa présence était requise dans le monde de Pézedia, fit ses adieux à sa moitié et partit dans ce monde. Mai pas si longtemps après, son amour, grâce à la magie, le contacta pour lui dire qu'une nouvelle partie de l'intrigue avait été dévoilée...
J'ai tout développé ci-dessus, j'ai opté pour un format plus original mais plus amusant à écrire à la fois. Continue pour donner suite à cette histoire parallèle, car tu pars sur une bonne lancée !
Content d'avoir enfin pris le temps de lire le deuxième chapitre. J'aimes vraiment beaucoup le caractère de Link et je trouves que Midona est assez bien retranscrite. La fic devient de plus en plus intéressante et elle continue de m'intriguer. J'attends de lire la suite avec impatience. :oui:
Merci de vous encouragements ! Apparemment j'ai réussi pour le côté "mystérieux" de ma fic, je suis contente !
J'aime bien le format que tu as choisi pour ta petite critique
@stefbad , c'est original :D
Par contre, je ne te permet pas de critiquer le manque d'action dans mes histoires ! C'est pas ma faute si j'ai du mal à écrire des scènes d'action... xD
Plus sérieusement l'action n'est pas le plus important dans mes histoires (et encore moins dans celle-ci), et dans les prochaines fics, il n'y en aura pas des masses non plus, il faut dire que je ne suis pas la plus douée pour ce genre de scènes x)
Enfin, bref, merci encore (faudra vous habituez aux remerciements massifs, j'ai toujours beasoin de remercier plein de fois les gens) !
Sinon, je reviens pour le troisième chapitre ! La dernière fois nous avions quitté un Link " dépité, avec ses questions encore sur le bout des lèvres." (je suis fière de cette phrase xD). Va-t-il, dans ce chapitre, trouver des réponses à ses questions ? Nous allons le voir... tout de suite maintenant (cette magnifique entrée en matière ;D)
Les fantômes d'Hyrule
Chapitre 3 :- Une guerre, une évacuation des civils et un soldat ? C'est tout ce que tu as appris ? demanda Midona, visiblement perplexe.
Link hocha la tête. Après le lever du soleil il était rentré chez lui dormir un peu et dès son réveil, l'être du Crépuscule l'avait harcelé pour savoir ce qu'il s'était passé. Elle semblait maintenant vouloir elle aussi aider l'esprit égaré bien qu'elle ne l'avouait pas.
- Bon, déclara Midona. Je pense qu'avec ça, on peut déjà arriver à quelque chose. Mais dis-moi, Link, lui as-tu demandé le nom de son mari ?
- Le nom de son mari ?
Link se mordit la langue. Il avait oublié de demander ce détail. Il préféra mentir :
- Euh... elle... elle ne m'en a pas laissé le temps...
- Mais enfin Link ! s'énerva sa coéquipière. Tu es bête ou tu le fais exprès ? Tu m'expliques comment tu peux retrouver quelqu'un de mort sans connaitre son identité ?!
- On... on sait au moins que c'est un soldat sans doute mort au combat... marmonna Link.
Il redoutait les colères de la créature du Crépuscule depuis qu'elle avait failli l'assommer pour une histoire de coffre qu'il n'avait pas ouvert en croyant qu'il s'agissait de rubis, alors qu'il contenait une petite clé. Il se souvenait encore de l'énorme bosse derrière la tête qu'il avait eue quand Midona s'était rendu compte qu'ils tournaient en rond pour rien depuis des heures.
- Ah bah bien, merci Link, rouspéta encore Midona. Et à ton avis combien de soldats sont morts au combat ? Cinq ou plus de mille ? J'hésite encore ! cracha-t-elle avant de disparaitre dans l'ombre de Link.
Ce dernier soupira. Elle avait raison. Avec tous les soldats décédés, jamais il ne pourra retrouver la trace du mari de la jeune femme.
- Hum, Midona ? On peut au moins essayer de se renseigner sur la guerre dont elle parlait, non ?
Aucune réaction de la part de son amie.
- Et je pourrais retourner la voir ce soir ?
Elle ne se manifesta toujours pas. Link soupira à nouveau. Tant pis. Il ferait ses recherches tout seul.
***
Quelque part dans la grande citadelle d'Hyrule se trouvait une grande bibliothèque où étaient conservés des livres de tous genre. C'est dans cette bibliothèque que Link entra en début d'après-midi accompagné d'une Midona toujours vexée cachée dans son ombre.
Jamais de sa vie Link n'avait vu autant de livres réunis en un seul endroit.
Le jeune héros s'avança entre les bibliothèques qui faisaient bien trois fois sa taille et se demanda comment il allait se débrouiller pour trouver les bonnes informations. Il s'approcha d'une étagère et attrapa un gros livre bleu. Il tourna à peine quelques pages avant de le reposer, dépité. Il n'y comprenait absolument rien.
En tant que berger, il n'avait pas besoin d'apprendre à lire pour faire son travail, et agiter son épée dans tous les sens dans l'espoir de toucher un monstre ne nécessitait pas non plus de grandes compétences littéraires. Malgré tous les livres que Moï lui offrait chaque année pour son anniversaire, espérant vainement qu'il s'intéresse enfin à la lecture, le jeune homme était un fin procrastinateur qui préférait s'amuser dans les bois plutôt que d'étudier. Il connaissait seulement les mots dont il avait besoin tous les jours comme « forêt », « montagne », « village », « magasin » ou « source » et pour lire des cartes ou des pancartes, il se débrouillait comme il pouvait. Mais face à des ouvrages comme ceux de la bibliothèque, Link était totalement perdu.
Alors qu'il s'apprêtait à partir dans un lieu isolé pour demander de l'aide à Midona, une voix l'interpella :
- Link ?
Le jeune homme se retourna et se retrouva nez à nez avec Jehd, membre de la résistance.
- Oh, bonjour.
Jehd lui sourit :
- Salut ! Qu'est-ce que tu fais là ?
Link réfléchit à quel mensonge il pourrait sortir afin de ne pas passer pour un demeuré.
- Je... j'ai... décidé de venir me cultiver un peu. Vu que je dois bientôt partir pour la Tour du Jugement, dans le désert, je me suis dit qu'en apprendre un peu plus sur l'histoire d'Hyrule ne me ferait pas de mal.
Jedh parut surpris.
- Oh, je ne savais que tu pouvais t'intéresser à l'Histoire... Enfin, je ne veux pas dire que tu es bête, rajouta-t-il rapidement, mais quand j'ai voulu te raconter l'histoire des Célestiens, t-tu m'as juste mis un gros vent...
A vrai dire, Link ne pensait pas, lui non plus, pouvoir un jour s'intéresser à ça. Au village Toal, Moï lui donnait parfois des petits cours d'histoire, mais ceux-ci lui servaient plus de sieste qu'autre chose...
- Euh, désolé te t'avoir ignoré la dernière fois, s'excusa Link. J'étais... pressé.
C'était surtout qu'il n'en avait rien à faire, du peuple du ciel. Il n'allait pas perdre son temps à écouter une légende dont il ne voyait pas l'utilité.
- Ce n'est pas grave, répondit gentiment Jehd. J'ai l'habitude. Sinon, tu veux peut-être que je t'aide ? Sur quelle partie de l'histoire d'Hyrule aimerais-tu te renseigner ?
- Euh, sur une guerre. Avec une évacuation des civils. J'en ai entendu parler il n'y a pas longtemps et j'aimerais en savoir plus.
Jehd hocha la tête et réfléchit. Puis il fit signe à Link de le suivre et se dirigea vers une étagère qui menaçait de craquer si on y déposait un livre de plus. Il y attrapa un énorme ouvrage et partit s'assoir à une table non loin de là. Link le suivit et s'installa à son tour à côté de lui. Jehd ouvrit le livre et commença à le feuilleter.
- Tu m'as dit une guerre où les civils ont été évacués ? redemanda-t-il.
Link hocha simplement la tête.
- Ce livre parle de toutes les guerres qu'Hyrule à connues, déclara Jehd sans lever les yeux de l'ouvrage. J'espère qu'on trouvera celle que tu cherches assez rapidement.
Link hocha à nouveau la tête et laissa le résistant chercher ce qu'il voulait. Il en profita pour observer les alentours. Un grand silence régnait dans l'immense salle, seulement perturbé par les pages des livres que les lecteurs tournaient. Entre les étagères se trouvaient parfois des tables et des chaises pour s'assoir et lire tranquillement. De grandes fenêtres faisaient entrer la lumière du jour. Link se cala confortablement sur sa chaise. Le lieu était tellement apaisant.
Quelques minutes après le début de la lecture du Livre des Guerres par Jehd, ce dernier releva la tête et s'adressa à Link :
- Je crois que j'ai trouvé ce que tu cherchais. Viens voir.
Link se pencha sur le gros livre et regarda ce que Jehd lui montrait.
- Tu vois ? dit-il. C'est marqué ici. C'était la Grande Guerre. Selon le livre, c'est le seul conflit où les civils ont été évacués. C'était il y a cent ans.
Il y a cent ans. - D'accord, merci Jehd, remercia Link.
- De rien. je pense que je vais te laisser. Si tu as à nouveau besoin de moi, je serai là-bas, de l'autre côté.
Il désigna une étagère puis parti dans sa direction, laissant Link seul. Le jeune épéiste se pencha de nouveau sur l'ouvrage et tenta de déchiffrer certains mots. Il ne réussit qu'à lire le mot « Gerudo » qu'il avait vu plusieurs fois sur des cartes avant. Bien qu'il ne connaissait pas énormément de choses sur les différents peuples d'Hyrule, il pouvait au moins dire que les Gerudos étaient un peuple de femmes aujourd'hui disparut. Il en conclut donc que ces dernières avaient été mêlées au conflit.
Il continua de tourner les pages et contempla les différentes cartes et croquis des armes de l'époque, jusqu'à arriver à une photo.
Il constata qu'il était arrivé à un chapitre parlant des civils. Plusieurs photos grises – parfois déchirées ou brulées - montraient les habitants de l'ancien Hyrule. Mais une seule attirait réellement son attention. C'était celle d'une jeune femme qui posait devant une grande étendue d'herbes où broutaient des chevaux. Une pancarte au-dessus d'elle indiquait le lieu, mais l'image était brûlée à cet endroit si bien qu'on ne pouvait lire. Link observa la photo de plus près. Elle était vieille et de mauvaise qualité, mais il pouvait tout de même reconnaitre la jeune femme qui souriait à l'objectif.
C'est elle...Link sourit puis observa les alentours. Les quelques personnes qui étaient près de lui à son arrivée étaient parties et il semblait isolé.
Parfait... pensa-t-il.
- Midona ? chuchota Link. Midona ? Je l'ai trouvée.
Il n'obtint tout d'abord aucune réponse, puis lentement, une forme se détacha de son ombre et vint se placer à côté de lui.
- Son mari ? Tu l'as trouvé ? demanda Midona dont la colère précédente était visiblement terminée.
- Non, pas son mari. Elle. J'ai retrouvé une photo d'elle. Regarde.
L'être du Crépuscule regarda attentivement la photo puis se tourna vers Link d'un air sceptique :
- D'accord. Et tu peux me dire en quoi ça nous avance ?
- Eh bien... on sait maintenant qu'elle a vécu pendant la Grande Guerre.
- Super, Link... ça nous aide... Mais... attends, c'est quoi ça ?
Midona se pencha d'encore plus près et caressa l'image.
- Regarde Link, la photo est déchirée, mais on dirait qu'elle tient quelqu'un par la main.
Le jeune héros regarda à son tour la photo. En effet le côté droit de l'image était déchiré mais on pouvait tout de même remarquer un bras tenant la main de la jeune femme.
- Tu penses que c'est son mari ? demanda Link.
- Bah oui. Qui veut-tu que ce soit d'autre ?
- J'sais pas... son frère ou son cousin.
- Tu cherches trop loin.
- On sait jamais.
- En tout cas, si c'est bel et bien son mari, on peut dire qu'on n'a vraiment pas de chance, soupira Midona. Il fallait que la photo soit déchirée a cet endroit.
- Ce n'est pas grave, je n'ai qu'à retourner la voir ce soir.
Midona réfléchit puis secoua la tête.
- Je ne pense pas. Il faut qu'on avance dans la quête.
- Mais ce n'est pas toi qui m'as dit hier qu'on avait le temps ?
- C'est parce que tu étais fatigué ! protesta l'être du Crépuscule. Je ne suis pas un monstre, je ne vais pas te laisser crever de fatigue !
Link soupira. La jeune femme allait devoir attendre une nuit de plus toute seule. Midona se rapprocha de lui et posa sa main sur son épaule.
- Allez ne fais cette tête là... Je sais comment on peut continuer à chercher tout en faisant la quête.
Link le regarda, les yeux pleins d'espoir. L'âme de la jeune femme lui faisait tant de peine. Il voulait vraiment l'aider.
- C'est vrai ?
- Mais bien sûr. Allez viens, le désert nous attends.
J'espère à nouveau que ce chapitre vous aura plu ! J'ai d'ailleurs quelques petites choses à dire à son sujet :
Tout d'abord, ce chapitre est l'un de mes préférés de toute l'histoire, il fait parti des chapitres que j'ai le plus aimé écrire et dont je suis le plus fière. Alors si il vous plait, je serais doublement contente !
Je vous ferais aussi remarquer que c'est un chapitre qui commence et se termine par une ligne de dialogue. On peut ainsi dire que j'ai fait un magnifique début
in medias res (au mileu de l'action) :oui:
Ensuite, je me dois de parler d'un passage, qui m'a fait paniqué la première fois que je l'ai posté sur un internet. Je met en spoiler parce que ça fait partie du chapitre, même si en soit, ça ne spoil pas grand-chose à l'histoire.
Il s'agit passage où il est dit que Link ne sait pas très bien lire. En effet j'ai écris ce passage en suivant ma logique (qui parfois n'est pas très logique, mais chut :oups:) que j'avais eu en écrivant une fic sur OOT. J'y avais dit que Link ne savait pas lire, car de 1 il n'y a pas d'école dans la forêt Kokiri, et de 2, j'ai l'impression que dans le jeu, c'est Navi qui lit toutes les pancartes (en plus le garde du village Cocorica demande à Link si c'est parce qu'il ne sait pas lire qu'il n'a pas lu la pancarte prévenant du danger du Mont du Péril, mais tout cela reste plus une théorie qu'autre chose)
Donc, pour une raison inconnue, j'ai décidé de suivre cette même logique pour le Link de TP... ce qui m'a bien fait stresser par la suite xD. Car j'avais oublié un détail... dans la maison de Link de TP... il y a des livres.
Ce qui m'a fait me rendre compte de mon erreur c'est le manga de TP, dans lequel il est montré que Link sait lire. Quand j'ai réalisé ça, je ne savais plus quoi faire. Quand j'écris une fanfic j'aime me baser sur absolument tous les éléments du jeu (mais jamais de ceux des mangas par contre), faire en sorte que tout semble logique, un peu comme dans une théorie, et faire comme si l'histoire aurait réellement pu se passer dans le jeu (du moins pour celle-là, car il me semble que ce n'est pas le cas pour une, mais ce n'est pas le sujet). Je me suis retrouvée un peu coincée car je ne voulais pas laisser cette erreur dans mon histoire mais je ne savais pas comment arranger la chose non plus (et je n'avais pas non plus envie de réécrire ce chapitre que j'aimais déjà beaucoup). Heureusement, j'ai fini par trouvé une solution dont je suis assez fière (c'est tout le paragraphe où on parler des livres que Moï lui offre mais qu'il ne lit pas, etc.). D'ailleurs j'ai réussi à placer le mot "procrastinateur" dans mon histoire. I'm very proud of that xD
BREF ! C'était tout pour la petite anecdote du chapitre, j'espère qu'elle ne vous aura pas trop ennuyés :oups:
Prochain chapitre la semaine prochaine (normalement xD) !
Ce chapitre est vraiment super sympa, j'ai beaucoup aimé le passage dans la bibliothèque et la rencontre avec Jehd qui est un surement l'un des résistants que je préfères avec Ash. Le fait que Link ne sache pas vraiment lire n'est pas si dérangeant que ça, certes c'est peut être un peu étrange par rapport à ma vision que j'ai du Link de TP mais ce n'est pas du tout gênant pas besoin de paniquer. :^^:
Hâte de voir lire le prochain chapitre qui va surement parler du désert Gérudo et de la tour du Jugement. ^^
Citation de: Jånaiva- Oh, n'en demande pas trop, il y a des dimensions le Grand Esprit Régisseur porte notre attention sur de grosses guerres dandis que dans d'autres ils nous montre une histoire plus sentimentale, et donc tout aussi intéressante !
Oui, j'ai aussi défendu le principe de non-action car c'est un choix artistique tout à fait valable et intéressant, il y a juste des personnes qui préfèrent les scènes d'action et d'autres les scènes sentimentales, donc plus lentes et posées, ce qui semble être ton cas (moi je préfère les scènes de Worldbuilding XD) !
Bref, ça m'a un peu choqué le fait que Link soit illettré mais c'est un choix. Le Link de TP m'a toujoues paru lettré comme dans tous les Zeldas. Sinon, tu as raison d'adorer ce passage, même si je ne connais pas les autres, car il est très bien écrit et il permet de poser merveilleusement bien le prochain objectif. Mais par contre, des photos dans OOT (car ça se voit que tu parle de OOT ici et de la Hyrulean Civil War) ? Peut-être que je dis une bêtise inacceptable en tant que fan de Zelda mais je peux me défendre en disant que je n'ai joué que très peu aux Zeldas et que je suis
très mauvais dans les Jeux Vidéos (j'ai à peine dépassé le premier boss sur OOT :'( ).
Bref, ça me titille ma curiosité, j'ai hâte de connaître la suite comme elle promet d'être pleine de choses intéressantes (Déset Gerudo et Tour du Jugement quand même ^^) !
Argh mais je suis vraiment la seule à voir Link comme ça xD ? Je ne le vois pas non plus illettré dans tous les Zelda, mais dans TP et OOT, c'est comme ça que je l'imagine en tout cas. Et la raison pour laquelle je paniquais vraiment
@Chompir , c'est parce que j'avais déjà les deux premiers chapitres de postés sur internet quand j'ai vu cette erreur. J'ai tendance à faire beaucoup de choses à la dernière minute, et la relecture de mes chapitres en fait malheureusement partie (c'est mal, je sais x) ). Bon, encore là ça allait car il me restait un ou deux pour corriger ça avant de le poster, mais je peux dire que cette mauvaise habitude m'a porté préjudice pour cette fanfic, notamment pour le dernier chapitre et l'épilogue, mais j'en reparlerai xD.
@stefbad c'est le fait qu'il y ait des photos de l'époque d'OOT qui té dérange ? C'est vrai que moi aussi je me suis questionnée à un moment sur ça, mais en me baladant un peu j'ai vu au ranch Lon Lon un journal papier imprimé avec des photos dessus. Donc on peut dire que les photos existaient à cette époque ! Et ne t'inquiète pas, ce n'est qu'un détail, ça m'étonnerait qu'absolument tout le monde l'ai remarqué et le sache xD
Citation de: stefbad le Mardi 31 Octobre 2017, 08:32:06
(car ça se voit que tu parle de OOT ici et de la Hyrulean Civil War)
Tu veux parler de la guerre qui se déroule
avant OOT ? Si c'est ça, je ne parle pas de celle-là !
Citation de: stefbad le Mardi 31 Octobre 2017, 08:32:06
je suis très mauvais dans les Jeux Vidéos
Copain !! XD
Sinon je suis très heureuse que vous ayez trouvez ce chapitre sympa et bien écrit, ça me fait vraiment super plaisir :D
Mais ce qui me rend moins heureuse par contre, c'est que je crois que le prochain chapitre va vous décevoir... :'(
Tant pis x) On verra bien ce que vous en penserez !
Bref, la suite arrivera entre mercredi et samedi !
Bonjour, bonsoir !
Voilà le 4e chapitre des
Fantômes d'Hyrule. J'ai eu du mal à le mettre en ligne car quand je vu vos commentaires du dernier chapitre je me suis dit "Oh m****", car malheureusement ce chapitre ne raconte la petite exploration de la Tour du Jugement de Link, et il sera calme, sans monstres et sans agressions toutes les trente secondes, comme d'habitude j'ai envie de dire. En bref pour ceux qui espéraient beaucoup de ce chapitre à cause de la Tour du Jugement et du Désert Gerudo, vous allez peut-être être déçus, désolée.
D'ailleurs, j'avais prévenue que cette fic était un peu courte, mais on arrive déjà à la moitié ! Eh oui, alors autant vous dire que le suspens est pas ouf vers la fin, et encore plus pour les fans de Zelda experts. Je préfère vous prévenir maintenant pour éviter les déceptions car on entre dans ce qui pourrait être appelé la deuxième partie de mon histoire x)
Bon, faut vraiment que j'arrête de vous faire des monologues à chaque chapitre, moi...
Bref je vous laisse profiter de ce chapitre 4 (et je précise maintenant que je suis fière de mon premier paragraphe xD)
Les fantômes d'Hyrule
Chapitre 4 :Le vent brûlant fouettait le visage de Link tandis qu'il avançait à travers le désert. De tous les lieux qu'il avait visités jusqu'à présent, celui-ci était de loin le moins accueillant. Le soleil incandescent brûlait sa peau et à chaque pas, des dizaines de petits vers des sables l'agressaient. Dire que le calme et paisible lac Hylia se trouvait juste à côté...
Epuisé, Link sortit sa carte. Celui qu'il cherchait ne devait plus être très loin.
En sortant de la bibliothèque, Midona lui avait proposé d'interroger le fameux esprit qui lui enseignait tant de techniques de combat. Tout d'abord, Link n'avait pas été très emballé. Puis il s'était souvenu que les dessins des armures de la Grande Guerre dans le Livres des Guerres ressemblaient étrangement à celle du guerrier fantôme. Encouragé par Midona, il s'était alors embarqué dans un canon géant, qui l'avait propulsé dans ce lieu de désolation. Il avait ensuite affronté moult monstres et avait fini par chevauché un sanglier incontrôlable qui avait tout détruit sur son chemin.
- Regarde Link, on y est presque, dit Midona en pointant du doigt un symbole doré apparu sur sa carte après avoir hurlé en tant que loup un chant près d'une stèle.
- Oui, tu as raison... Mais au fait, comment as-tu pensé à demander au loup doré des infos sur la Grande Guerre ?
- Pas sur la Grande Guerre. Sur le mari de la femme.
- Oui, enfin peu importe.
- Eh bien, tu m'as dit que le fantôme d'un guerrier t'apprenait des techniques de combat, alors j'ai pensé qu'il a peut-être connu cette guerre, et donc potentiellement le fameux mari disparu.
Link s'arrêta, perplexe.
- Comment ça « tu m'as dit » ? Tu ne l'a pas vu toi-même ?
- Bien sûr que non, répondit d'un air désintéressé Midona. C'est un truc entre vous, je ne vais m'incruster pour
encore te voir te battre, ça ne m'intéresse pas. Et puis de toute façon ce n'est pas moi qui choisis.
- Il ne te laisse pas venir ?
Midona secoua la tête.
- Il ne doit pas aimer les petites créatures du Crépuscule comme moi, plaisanta-t-elle. Mais ne t'inquiète pas, ça ne me dérange pas, ajouta Midona.
Link hocha la tête. Le fait que son amie restait seule l'inquiétait un peu. Il n'avait pas envie que Xanto apparaisse à nouveau et tente encore de la tuer. Sentir quelqu'un mourir sur son dos était une expérience qu'il n'avait pas tellement envie de revivre.
Link rangea sa carte et observa les alentours. Le loup doré l'attendait calmement dans un coin. Le jeune épéiste s'avança et sortit son épée. Le loup lui sauta dessus. Puis ce fut le vide.
Lorsqu'il ouvrit les yeux, Link se trouvait comme d'habitude au-dessus du royaume d'Hyrule. Les plus hautes tours du château se voyaient à travers les nuages, et devant lui, le fantôme de l'ancien guerrier se dressait, la lame à la main.
- Te voilà de nouveau devant moi.
Link hocha la tête.
- Les techniques que je vais t'enseigner dorénavant ne sont point sans danger pour celui qui s'en sert. Désires-tu tout de même continuer ?
- Oui.
- Fort bien.
Link avait presque l'impression que le squelette souriait.
- Mais avant tout, montre-moi que mes enseignements n'ont pas été vains.
Link, connaissant presque par cœur la façon de procéder du guerrier, exécuta parfaitement bien la dernière botte qu'il avait apprise. L'esprit eut l'air satisfait. Il lui montra alors une autre technique, et en le voyant lui donner l'exemple, Link se dit qu'il devait être de son temps le meilleur soldat de l'armée. La déclaration de la jeune femme de la plaine lui revint alors en mémoire
« Vous savez, monsieur, c'est le meilleur épéiste de tout Hyrule ! »Il ne fallait pas qu'il oublie de parler de la Grande Guerre au fantôme. Mais Link fut vite sorti de ses pensées par ce dernier, qui le demandait pour la troisième fois d'exécuter la botte secrète. Link s'excusa et fit rapidement ce que lui demandait le squelette. Facilement, il maîtrisa la sixième botte et c'est encore une fois fier de lui que le guerrier des temps anciens s'apprêtait à le quitter, avant que son élève ne l'interpelle :
- Maître ! Je... j'aimerais vous poser une question.
Le squelette fut surpris et fixa le jeune héros de son unique œil, en attente de sa question. Link hésita. Le guerrier était si imposant qu'il avait du mal à s'exprimer.
- Avez... avez connu ce qu'on appelle la Grande Guerre ?
Dès qu'il entendit le nom de la guerre, l'œil rouge sang du soldat s'assombrit.
- Pourquoi cette question ? demanda-t-il d'une voix basse, presque menaçante.
- Euh... p-parce que...
Link perdit toute contenance. Le fantôme n'était déjà pas rassurant, alors avec cette voix ! Le jeune homme avait l'impression qu'il allait mourir de sa main.
- Euh... je suis désolé si je vous ai mis en colère, maître, tenta-t-il de se rattraper. C'est juste que... dans un livre qui parlait de ça, j'ai vu des armures qui ressemblaient à la vôtre alors je me suis dis...
Il n'arriva pas à terminer sa phrase, trop intimidé. L'ancien guerrier soupira. Il avait espéré au fond de lui ne plus parler de cette période de sa vie.
- Oui, finit-il par murmurer. J'ai connu cette guerre.
Link prit une inspiration, s'apprêtant à lui poser des questions, mais l'esprit le devança.
- A l'époque, je faisais partie de l'armée d'Hyrule. Notre royaume était beaucoup plus petit qu'il ne l'est maintenant, mais notre armée était grande et puissante.
Link écoutait attentivement. Chaque information pouvait lui être utile.
- J'étais le meilleur soldat d'Hyrule, continua le fantôme, évitant le regard de son élève. Même la reine de l'époque le disait. Elle m'avait d'ailleurs nommé général. Je crois que ce jour-là, je n'avais jamais été aussi fier. J'avais aussi beaucoup d'amis dans l'armée. Je m'entendais bien avec tous les soldats.
Link sourit. Si le guerrier avait eu de son vivant beaucoup d'amis soldats, il devait probablement connaitre le mari de la jeune femme.
- Est-ce que... est-ce que vous connaissiez euh...
Et c'est là qu'il se rendit compte l'erreur qu'il avait fait en oubliant de demander le nom du soldat à son épouse.
- Euh... un soldat qu'on pourrait qualifier... de meilleur épéiste d'Hyrule ?
L'ancien général se mit alors à rire et répondit, amusé :
- Le meilleur épéiste d'Hyrule, c'était moi, mon garçon ! Pourquoi crois-tu que toutes ces techniques que je t'enseigne sont appelées « bottes secrètes » ? Parce qu'il n'y a que moi qui les connaisse !
- Oh...
A ce moment-là, Link eut l'impression de paraitre totalement stupide.
- Mais oui, continua tout de même l'esprit. pour répondre correctement à ta question, il y avait bien un homme très doué. Il était en quelque sorte mon rival, même si l'on s'entendait très bien.
L'attention de Link se porta immédiatement sur l'homme dont parlait son maître.
- Quel était son nom ? Vous vous en rappelez ?
L'ancien soldat réfléchit, puis secoua la tête :
- Malheureusement non. Cela fait des siècles que j'erre à travers Hyrule, j'ai depuis bien longtemps oublié comment il se nommait.
Link essaya de cacher sa déception mais son maître d'arme la remarqua :
- Si d'aventure je m'en souviens je n'hésiterais pas à te le dire, assura-t-il à son élève.
Ce dernier acquiesça en silence. Sa quête n'avancerait donc jamais ?
Il s'apprêtait à prendre congé de son maître lorsque celui-ci se remit à rire :
- Tout de même, avec tout ce que je t'apprends, tu aurais pu deviner
qui était le meilleur épéiste d'Hyrule, petit...
Le jeune homme baissa les yeux, gêné que l'esprit remette ça sur le tapis. Il finit cependant par regarder à nouveau le soldat et remarqua que l'unique œil de ce dernier brillait d'amusement.
- Euh, eh bien, merci d'avoir pris le temps de répondre à mes questions..., marmonna-il en tentant de mettre fin à la conversation, car visiblement, l'esprit du guerrier n'avait pas l'intention d'arrêter de se moquer de lui.
Pourtant, le fantôme retrouva immédiatement son sérieux et Link fut surpris du changement soudain d'attitude.
- Bien. Il te reste deux bottes à apprendre, déclara d'un ton dur l'esprit. Pratique sans cesse l'art du combat pour que la prochaine fois que nous nous voyions, tu sois prêt à apprendre le septième botte.
Link acquiesça et tout ce qui était autour de lui commençait à disparaitre alors que le guerrier des temps anciens déclarait :
- Nous nous reverrons...
***
Link se relevait du sol sableux où il était allongé alors que Midona sortait rapidement de son ombre.
- Alors ? Que t'a-t-il dit ?
Le jeune héros prit le temps d'ôter le sable de ses vêtements avant de répondre à sa coéquipière.
- Oui. Il a connu la Grande Guerre.
- Génial ! Il pourra sans doute nous aider plus tard. Et le mari de la jeune femme ? Il l'a connu, lui aussi ?
- Euh... Il m'a dit qu'il avait bien connu un homme très doué, mais il ne se souvenait plus de son nom, alors du coup...
Link s'éloigna discrètement de Midona. La connaissant, elle allait sans doute s'énerver à cause des conséquences de son oubli de la précédente nuit. Mais elle aussi le connaissait, et il n'eut même pas besoin de s'expliquer pour qu'elle comprenne. Elle soupira :
- Je vois... Etant donné que tu n'avais pas demandé à la femme le nom de son époux tu n'as pu savoir si c'était de lui dont ton squelette parlait... Tu es désespérant, Link, on te l'a déjà dit ?
- ... euh, tu ne m'as pas déjà posé la même question la semaine dernière ?
Midona soupira à nouveau et se demanda si son compagnon avait vraiment les capacités nécessaires pour sauver un royaume.
- Mais ne t'inquiète pas, Midona ! ajouta Link. L'ancien guerrier m'a tout de même dit que lui, il était le meilleur épéiste d'Hyrule et que la reine l'avait nommé général. Et... la jeune femme de la plaine m'a dit exactement la même chose de son mari. Peut-être que lui et le guerrier sont la même perso...
- Non.
Link fronça les sourcils à la réponse brutale de Midona.
- Mais... pourquoi ?
- Réfléchis un peu ! C'est le fantôme d'une femme amoureuse. Alors, évidemment, elle ne va pas être objective. Pour elle, son mari est forcément le meilleur.
- Tu penses ?
- Bien sûr ! s'exclama Midona, sûre d'elle. L'amour rend aveugle, c'est bien connu. Par exemple, si je te parle d'Iria, tu me diras que c'est la fille la plus intéressante que tu aies jamais connue, alors que tout le monde s'accorde pour dire que cette fille est tout bonnement fatigante... Tu n'es pas objectif, parce que tu en es amoureux.
- Mais... c'est pas vrai ! répliqua Link en fronçant les sourcils.
- Si tu le dis. Tout ça pour dire que l'on ne peut pas toujours se fier à ce que raconte cette femme. Ton squelette était général, c'est une preuve irréfutable par rapport aux dires d'une épouse follement amoureuse de son mari. Il n'est pas impossible que l'homme dont parlait ton guerrier ou même ton guerrier lui-même soient le mari disparu, mais avec si peu de preuves, on ne peut rien avancer. Je pense que si l'on veut prouver quoi que ce soit, il faut qu'on obtienne des renseignements plus concrets, si tu vois ce que je veux dire.
Link essaya de ne pas se décourager. Midona avait entièrement raison. Ce n'était pas parce la jeune femme disait que son époux était le meilleur qu'il l'était réellement. Il allait devoir continuer les recherches après la Tour du Jugement.
Cependant, il y avait une chose sur laquelle il n'était pas d'accord avec Midona.
Il n'était pas amoureux d'Iria.
Mais pour une raison étrange, tout le monde le pensait.
Vuala. En espérant que ça vous ai plu.
La dernière phrase est une référence qui n'est pas vraiment une référence à la scène où Iria retrouve la mémoire. C'est quand on voit Link et Iria face à face en train de se regarder béatement (enfin surtout pour Link il me semble). En la voyant ça m'a tellement fait penser aux vieilles scènes mal filmées des téléfilms romantiques que ça m'a inspiré cette fin de chapitre (pas super super, je le conçois).
Aussi, un jour, une amie m'a fait remarqué que Link paraissait con dans cette fic. Pour ceux qui ont eu, ou qui auront cette impression plus tard dans la fic, ne vous en faites pas, c'est normal. C'est une volonté de l'auteure, c'est-à-dire moi, que j'expliquerai plus tard.
D'ailleurs j'y pense. J'ai l'habitude de changer le nom de mes chapitres au fur et à mesure qu'ils avancent. Donc ça fait "CHP 1", "CHP 1_ 2", "CHP 1_ 3", etc. pour m'assurer d'avoir toujours la version d'avant si j'ai supprimé quelque chose que je regrette (je conseille d'ailleurs cette technique enseignée par mon écrivain de père)
Et d'habitude, j'ai toujours au moins 8 ou 9 versions. Mais pour les chapitres 4, je sais pas pourquoi, il n'y en a jamais beaucoup, c'est toujours 2 ou 3. Ou alors ces mêmes chapitres 4 disparaissent.
J'vous jure. C'est le mystère des chapitres 4.
Il est bien sympa au final ce petit chapitre, le dialogue avec l'esprit guerrier. C'est un des personnages de TP que j'adores et cette petite scène était bien marrante.
CitationL'histoire est déjà entièrement écrite donc il n'y aura normalement pas de pause de plus de 2 semaines.
Aélia, un jour où elle était de bonne humeurBon, plus sérieusement, je ferais mieux de faire gaffe, c'est pas passer loin.
Voici le 5e chapitre des
Fantômes d'Hyrule, et pour une fois j'ai pas grand chose à dire, si ce n'est qu'il y a une référence à Harry Potter que j'avais fait pour une amie. Vuala.
Les fantômes d'Hyrule
Chapitre 5 :Jamais Link ne s'était endormi aussi vite de sa vie.
Aussitôt rentré dans sa maison au village Toal, il s'était littéralement jeté sur son lit afin de rattraper ces quelques nuits de sommeil que lui avait volé la Tour du Jugement. Immédiatement il avait sombré dans les méandres des rêves.
Ça commençait plutôt bien. Il rêvait que pour une fois, il ne se faisait pas disputer par Iria par rapport à Epona.
Mais la suite se transforma rapidement en cauchemar. Iria fut remplacé par les cinq sages restants de la chambre du Miroir, qui se mirent à la harceler en disant qu'en plus des morceaux de Miroir des Ombres, il lui fallait récupérer trois pierres, sept médaillons, et sept horcruxes. Il ne savait même pas ce que c'était. Dans son rêve, il se mit à pleurer comme un bébé en se disant que jamais ces sages ne le laisseraient tranquille et que jamais il ne pourrait avoir une vie normale et que jamais sa quête ne se terminerait et que jamais...
Link se réveilla brutalement, des larmes de désespoir coulant encore sur ses joues. Il observa autour de lui, nerveux, puis poussa un long soupir de soulagement. Midona n'était pas à côté. Elle se serait probablement foutue de lui si elle l'avait vue dans cet état de profond désespoir. Le jeune homme se jura mentalement de ne jamais pleurer en public ou sa réputation de héros en prendrait un coup.
Il se leva et parti boire un verre. Jamais un rêve n'avait été aussi éprouvant. Il avait hâte que toute cette histoire de Crépuscule se termine, il commençait à ne plus ne pouvoir.
Il regarda par la fenêtre. Les arbres cachaient légèrement la lune. Link ne savait pas combien de temps il avait dormi. D'après le positionnement de l'astre lunaire dans le ciel, la nuit était déjà bien avancée. Il se mit réfléchir. Avait-il le temps d'aller voir la jeune femme de la plaine ? Mais surtout : avait-il la flemme ? Car si c'était le cas, il était hors de question de mettre un pied dehors. Mais en examinant de plus près son humeur, Link déduisit que non, il n'avait pas la flemme. Il ramassa alors son épée et son bouclier au sol, et sortit.
***
Ce que Link n'avait jamais remarqué, c'est qu'il y avait des restes de barrières près de l'endroit hanté par la jeune femme. Il ne s'était d'ailleurs jamais aperçu non plus que de loin, le lieu était en fait une énorme formation rocheuse sur laquelle on pouvait deviner des ruines légèrement cachées par des arbres. En fait, il avait toujours pensé que ce lieu était une simple colline.
Au fur et à mesure qu'il s'approchait, Link pouvait entendre la voix de la jeune femme. Il leva les yeux vers le ciel. Il avait mal évalué le positionnement de la lune lorsqu'il était chez lui. La nuit était en fait sur le point de se finir. Le ciel commençait même à se teindre d'une lueur rouge à l'est. Link pressa le pas. Il n'allait pas avoir beaucoup de temps pour interroger la jeune femme.
Pour une fois, lorsqu'il arriva près d'elle, elle était face à lui. Elle le salua gentiment :
- Bonjour ! Ou plutôt bonsoir... ?
Elle hésita, puis haussa les épaules :
- Enfin peu importe. Merci d'être revenu me voir.
Elle s'approcha de Link en souriant.
- Vous êtes très gentil. Comme
lui...
Link ouvrit la bouche pour parler mais il se fit encore devancer par la jeune femme. Elle s'était mise sur la pointe des pieds et touchait son bonnet vert :
- Oh, c'est mignon ça ! Ça me fait penser au petit peuple d'enfants qui vit dans la forêt. Mon mari m'a emmené les voir un jour. Ils portaient tous des petits bonnets comme ça !
Link fronça les sourcils.
Un peuple d'enfants dans la forêt ? Il supposa qu'ils avaient dû disparaitre au fil du temps car lorsqu'il n'était pas à la bergerie ou avec les enfants de Toal, il était dans la forêt et n'avait jamais vu d'enfants portant de couvre-chef de ce genre. De plus, l'esprit de lumière de Latouane ne lui avait pas raconté que des enfants sylvestres portaient ce bonnet.
- On m'a raconté un jour, déclara Link, que cette tunique et ce bonnet verts appartenaient au Héros des Temps anciens.
- Un Héros ? J'avais bien un ami qui portait des vêtements pareils quand j'avais dix ans, mais ce n'était pas un héros, gloussa la jeune femme. Sauf pour moi, évidement. J'étais très impressionnable à l'époque.
Elle rit encore un peu au souvenir de cette personne puis s'arrêta immédiatement lorsqu'elle remarqua que le jour se levait.
- Oh pardon, excusez-moi, s'empressa-t-elle de dire. Je parle, je parle et je ne vois même pas que l'heure passe. Pardonnez-moi d'avoir pris de votre temps.
Link secoua la tête.
- Ce n'est pas grave.
Bien qu'au fond de lui, il se maudit pour ne pas avoir réussi à lui poser de questions.
- Bon, il vaut mieux que j'y aille. Les vaches ne vont pas se traire toutes seules, déclara-la jeune femme.
- Les vaches ?
- Oui. Les vaches.
- Vous travaillez dans une ferme ?
- Oui.
- Oh...
Cela faisait une information de plus pour Link.
- Vous travaillez seule ici ?
- Oui, depuis un certain temps. Mes parents sont morts il y a longtemps et quand l'évacuation a eu lieu, mes employés sont partis.
- Oh, je suis désolé pour vous.
Elle lui sourit gentiment. Elle devenait de plus en plus transparente.
- Ce n'est pas grave, j'arrive à me débrouiller. Mais c'est vrai que je me sens seule. Comme tout le monde est parti plus personne ne vient acheter du lait. Enfin... il y a bien les quelques soldats chargés de protéger la population évacuée qui viennent parfois. Mais c'est de plus en plus rare.
- Ça doit être difficile pour vous.
La jeune femme soupira. Plus l'aube avançait, plus il devenait difficile de la voir.
- Oui, un peu, répondit-elle. C'est pour ça que j'accepte avec plaisir votre compagnie.
Link sourit. Rendre les gens heureux faisait un parti de son travail à présent.
- En ce moment, c'est plus des pillards qui viennent ici, continua la jeune femme. La plupart du temps j'arrive à les chasser, mais il n'y a pas longtemps, des soldats sont venus. Ils ne faisaient pas partie de l'armée d'Hyrule. Ils se sont mis à me voler des bouteilles des lait. Alors j'ai voulu les chasser... ils se sont énervés et ont sortis leurs épées et... et puis...
La jeune fermière réfléchit silencieusement. Link attendait. Que s'était-il passé ?
- Euh... je... je ne me souviens plus de ce qui s'est passé après... bredouilla-t-elle.
Elle haussa les épaules avec nonchalance :
- Enfin, je pense qu'ils ont dû partir.
Elle se tourna finalement vers Link et lui sourit :
- Merci encore d'être resté avec moi. A bientôt !
Lorsque les premiers rayons du soleil touchèrent sa peau transparente, elle disparut, comme d'habitude. Link resta là, à fixer l'endroit où elle s'était évaporée dans l'air. Il repensait à ce que la jeune fermière venait de dire.
«
Il n'y a pas longtemps, des soldats sont venus. Ils ne faisaient pas partie de l'armée d'Hyrule. »
«
J'ai voulu les chasser... ils se sont énervés et ont sortis leurs épées »
Il venait de comprendre ce qui lui était arrivé. C'était à cause de ces soldats qu'elle n'avait pu tenir sa promesse de son vivant. Link soupira et se força à ne plus y penser. Le fantôme de cette fille lui faisait déjà assez de peine comme ça.
Je suppose que certains ont déjà une petite de l'identité de la jeune femme, et peut-être même de son mari. En tout cas, ça ne m'étonnerait pas xD
Je commence à avoir une petite idée mais j'ai encore un doute...
entre le ranch Romani ou le ranch Lon Lon. :hap:
Pour le mari j'en ai encore aucune idée mais en tout cas, je suis bien content de lire se chapitre. Je m'attendais pas à un chapitre si "calme" et il est vraiment très agréable à lire. Je ne saurai dire pourquoi mais il est celui que j'apprécie le plus pour le moment.
On commence à voir plus clair dans cette fiction, j'attends avec impatience la suite. ^^
Mais dites-moi, j'avais loupé le chapitre 4 ! :^^':
Un chapitre très intéressant, on en apprend un peu plus sur ce fantôme.
D'ailleurs, Chompir, ce serait plus le ranch Lon Lon par rapport à l'évacuation et au fait qu'elle n'a plus de parent ;) Mais après,
qui sait ?
Comme d'habitude, c'est très agréable à lire, et j'ai hâte de lire la suite ! :miou:
Tu devras t'habituer, Chompir, pour les chapitres calmes xD Comme je l'ai dit la dernière fois je ne suis pas très douée pour les scènes d'actions. D'ailleurs, ça me fait plaisir que tu dises que ce chapitre est ton préféré !
Contente qu'il t'ai plu aussi, Linkondo ! Merci encore pour vos commentaires (et merci aussi à ceux qui lisent simplement, c'est gentil de prendre de votre temps pour me lire ^^)
Vos petites hypothèses sont sympas, et avec ce nouveau chapitre je pense que vous aurez de quoi en faire d'autres. Comme on se rapproche de la fin, ça va un peu accélérer et les dernières infos ne vont pas tarder à tomber, que ce soit dans ce chapitre 6 ou les prochains !
D'ailleurs la fatigue m'a empêché de relire correctement ce chapitre, toutes mes excuses s'il y a des phrases pas très claires ou plus de fautes que d'habitude.
Les fantômes d'Hyrule
Chapitre 6Le prêtre de Cocorico avait une grande connaissance sur tout ce qui touchait aux différents peuples d'Hyrule. C'était donc lui qui avait appris à Link que le peuple d'enfants de la forêt était le peuple Kokiri. C'était des enfants accompagnés de fée qui ne grandissaient jamais. Bien que cette information ne lui servirait à rien dans sa quête, Link fut plutôt content de l'avoir appris et se demanda à quelle occasion il pourrait étaler sa connaissance sur les enfants sylvestres pour fanfaronner.
Ses pensées furent interrompues par Midona qui le pressa d'aller voir son maître d'arme fantomatique. Avec les quelques jours passés aux Ruines des Pics blancs, ils n'avaient pas eu le temps d'avancer dans les recherches, bien que Link avait ramené du manoir quelques livres intéressants, dont une autre version du Livre des Guerres consulté à la bibliothèque. Fort heureusement, aller là-bas n'avait pas servi qu'à ça : ils avaient retrouvé un fragment de Miroir des ombres et une stèle pour appeler le loup doré. L'habituel petit symbole doré apparaissant sur la carte avait cette fois-ci désigné le cimetière du village Cocorico.
Link, en chemin, avait proposé d'aller voir les Gorons pour leur demander s'ils savaient qui était l'ancien Héros dont il portait la tunique et de qui il avait hérité l'arc, mais Midona avait sèchement refusé :
- On n'a pas que ça à faire ! Tu iras les voir plus tard, et puis, savoir qui était ce Héros ne nous avanceras à rien. Allez ! On termine ce qu'on a à faire pour la fermière de la plaine et on va chercher le dernier morceau du Miroir.
Link avait soupiré. Il ne comprenait jamais Midona. Un coup elle était surexcitée à l'idée d'aider la jeune femme, un coup elle était pressée et voulait que ça se termine au plus vite. Quand il voyait son coéquipière, le jeune homme espérait que toutes les femmes n'étaient pas comme elle.
Link tenta d'esquiver Anaïs, une jeune enfant du village de Toal, qui courait vers lui. La jeune fille se planta devant lui et déclara d'un ton faussement frustré :
- Dis, tu savais toi que le jeune Zora était en fait le prince héritier ? Si je l'avais su plutôt, j'aurais pu devenir princesse !
Link avait quelques jours plus tôt sauver un enfant Zora qui s'était révélé être le fils de la défunte reine Zora. Au grand désespoir d'Anais qui rêvait visiblement d'être princesse, le jeune héritier avait quitté le village Cocorico sitôt avoir appris le trépas de sa mère.
Anaïs bloquait encore le chemin de Link. Il la regarda, cherchant ses mots, puis déclara avec hésitation :
- Ecoute Anaïs, j'ai pas trop le temps, là...
La jeune fille soupira :
- De toute façon tu n'as jamais le temps pour écouter les déboires de la pauvre fille que je suis !
Link la contourna simplement sans répondre et lui adressa un signe de la main alors qu'il s'éloignait en courant. Il sourit. Il pouvait encore l'entendre râler et se lamenter sur son « sort ».
Lorsqu'il arriva au cimetière, le vent soufflait et projetait une multitude de particules de poussière dans l'air. Le village Cocorico était calme, mais le cimetière était morbide. On pouvait juste entendre les corbeaux croasser et le vent s'insinuer entre les tombes. Link monta les escaliers au fond du cimetière. Il avait aperçu le loup doré, mais les corbeaux l'avaient aussi repéré. Ils n'eurent toutefois pas le temps d'attaquer le jeune homme car le loup à l'unique œil rouge lui sauta dessus avant.
Encore une fois, Link était dans ce lieu étrange, qui semblait être au-dessus du royaume d'Hyrule. L'esprit de l'ancien soldat le regardait patiemment.
- Te voilà de nouveau de moi.
Link écouta une énième fois son discours, répéta la dernière botte qu'il avait apprise puis mémorisa celle que venait de lui montrer son maître d'armes. Ce dernier parut encore une fois satisfait de la prestation de son jeune élève.
- Fort bien. Tu deviens de plus en plus digne de porter ce titre de Héros.
Cependant, contrairement à ce que Link attendait, il ne dit pas les dernières phrases qui clôturait d'ordinaire son discours sur la force, le courage, etc. mais demanda plutôt :
- As-tu des questions à me poser, petit ?
Link réfléchit quelques instants. La première chose qui lui vint en tête fut un flashback de Midona en train de le sermonner car il n'avait pas demandé de noms, ni à la jeune femme de la plaine, ni à l'ancien guerrier. Sans réfléchir, il demanda donc :
- Quel est votre nom ?
- Mon nom est sans importance, répondit simplement l'esprit.
Bon... au moins la petite créature du Crépuscule ne pourra pas dire qu'il avait encore oublié...
- Euh...dans ce cas...hésita Link. Avez-vous retrouvé le nom du soldat dont vous me parliez la dernière fois ?
Le fantôme secoua simplement la tête, l'air navré. Link se retint de soupirer.
- Hum, d'accord, ce n'est pas grave... Sinon, euh... connaissiez-vous une ferme dans Hyrule ?
- Des fermes, il y en avait plusieurs, petit, répondit l'esprit. Aurais-tu un nom à me donner pour que je sache de laquelle tu veux parler ?
Link était dépité. Pourquoi tout se résumait toujours à des noms ?
- Non... malheureusement. Mais peut-être pourriez-vous me dire les quelles vous connaissiez ?
- Je n'en ai connu vraiment qu'une seule.
Le fantôme sembla soudain nostalgique.
- C'était le ranch de mon épouse.
Link se mit à réfléchir à toute vitesse. Non seulement l'ancien général était marié, mais en plus, c'était avec une fermière. Il y avait donc des chances pour que le fantôme du guerrier soit le mari de la jeune femme de la plaine...
- Vous avez épousé une fermière ? Quel était son nom ? demanda Link.
S'il parvenait à le savoir, tout deviendrait alors plus simple. Mais malheureusement le soldat était apparemment trop absorbé par les souvenirs de son ancienne vie pour prêter attention à Link.
- C'était un endroit merveilleux. Tout le monde s'y sentait bien. Quand j'ai épousé ma femme, nous n'avons malheureusement pas pu rester y vivre avec son père, mon travail au château me forçait à en rester proche. Alors nous vivions simplement dans une maison de la citadelle. Mais, quand la reine ne m'envoyait pas en mission, j'y retournais avec mon épouse et on aidait son père à travailler. Le ranch était réputé dans tout le royaume pour son lait. Aucune autre ferme ne parvenait à en faire un aussi bon. Il y avait beaucoup d'animaux. Je me souviens qu'il y avait un énorme corral au centre, où broutaient des chevaux. Des chevaux...
L'unique œil du fantôme s'illumina soudainement. Jamais Link n'avait vu son maître aussi heureux.
- Ma femme adorait les chevaux. C'était d'ailleurs elle qui m'avait offert le mien. Dès qu'elle avait du temps libre, elle se mettait au milieu du corral et elle chantait. Elle était si belle... soupira le soldat. Je l'avais épousée quelques années après mon retour d'un voyage particulièrement dangereux. Nous avions tous les deux environ vingt ans quand on s'est mariés. Ça s'était passé au Temple du Temps.
Link n'avait jamais entendu parler du Temple du Temps. L'édifice dont parlait le soldat avait sans doute était détruit avant sa naissance. Mais peu importe. Link voulait se concentrer sur ce que disait l'esprit. S'il était attentif, il aurait peut-être des indices sur l'identité de la fermière du ranch et pourrait conclure si oui ou non, l'épouse de l'ancien général avait un lien avec la jeune femme de la plaine.
- On était très heureux ensemble, continua le guerrier. Quelques fois quand je n'étais pas à l'autre bout du royaume, j'emmenais mon épouse visité les différents endroits du royaume. Elle aimait tout particulièrement le lac Hylia.
Link avait l'impression que, malgré son visage de squelette, le fantôme du soldat souriait tandis qu'il racontait ses souvenirs.
- Un jour, poursuivit-il, après quelques années, ma femme m'a annoncé qu'elle était enceinte. Neuf mois plus tard, j'étais papa d'une merveilleuse petite fille. C'était l'un de plus beaux jours de ma vie, avec mon mariage. C'était le plus beau bébé du monde et une enfant parfaite, dit-il du bonheur plein les yeux.
Pourtant ce bonheur disparut bien vite et son œil rouge se ternit.
- Et... que s'est-il passé ? demanda Link.
Le guerrier s'était tu et regardait le vide d'un air lamentable.
- Cette maudite guerre... dit-il tristement avec tout de même un soupçon de colère. J'ai dû quitter ma maison, ma femme et ma fille...Je ne les ai plus jamais revues.
Link ne savait plus où se mettre. Il avait envie de réconforter son maître d'armes mais que pouvait-il faire ? Les mots n'étaient pas son point fort et à tous les coups, il allait dire pile ce qu'il ne fallait pas.
- Je ne sais même pas ce qu'elles sont devenues après ma mort. Je... J'aimerais tant...
L'ancien général n'arrivait même plus à parler. S'il avait pu pleurer, il serait sans doute en larmes.
- J'aimerais tant les revoir une dernière fois... réussit-il à dire. Ou juste savoir ce qu'elles sont devenues... qu'est-ce qu'elles ont fait, ou elles sont restées vivre... retrouver leur trace...
Link se mordit la lèvre. Il avait une folle envie de dire à son maître qu'il pouvait chercher pour lui. Mais il avait déjà tellement de choses à faire... Il n'arrivait pas à retrouver un soldat mort, alors s'il devait encore chercher une mère et sa fille dont il n'avait aucune information, il ne s'en sortirait pas. Mais sa nature d'altruiste était plus forte que tout. Il fallait qu'il aide les gens.
- Si vous voulez, maître, je peux vous aider...proposa-t-il.
Il savait très bien que c'était une erreur et que Midona allait le disputer. Elle avait toujours dit qu'il était trop gentil et qu'un jour, cela allait lui porter préjudice. Mais en voyant la lueur d'espoir naître dans l'unique œil du fantôme, comme avec la jeune femme de la plaine, Link se dit qu'il ne pouvait pas refuser. Et puis si son intention était bonne et la fermière de la plaine et l'ancien soldat étaient liés, sa nouvelle quête serait rapide.
- C'est vrai ? demanda soudain l'ancien général.
La voix d'habitude forte et sûre du soldat tremblait légèrement. Link lui sourit gentiment :
- Oui, bien sûr.
- Merci, merci infiniment... répondit le fantôme. Tu ne peux pas imaginer à quel point ça me rendrait service...
L'esprit paraissait être soulagé d'un poids. Il semblait beaucoup plus calme, moins strict et sérieux que d'ordinaire.
- Ne me remerciez pas, c'est tout naturel...
Le soldat des temps anciens parut sourire :
- Tu sais, petit, tu me rappelle moi, quand j'étais plus jeune... Moi aussi j'aimais aider les gens. Ça me mettait bien souvent dans des situations compliquées mais rendre les gens heureux, il n'y a rien de mieux, n'est-ce pas ? J'espère que tu continueras sur cette voie.
Link lui répondit silencieusement en souriant.
- Bien. Je crois qu'il est temps de se quitter, déclara finalement l'esprit du guerrier. Ne cesse pas de t'entrainer pour encore affiner ta lame. Nous nous reverrons.
Tout devint noir et le fantôme disparut de la vision de Link.
***
- Ainsi il s'est marié avec une fermière et a eu une fille ? Eh bien je dois dire que tu as bien avancé, Link.
Midona semblait ne pas encore en vouloir à Link, mais celui-ci savait que ça ne saurait durer.
- Et as-tu eu son nom ou celui de son épouse ? Ou même celui du soldat dont il parlait la dernière fois...
- Euh... Le nom du soldat il ne s'en est pas rappelé... Son nom à lui, il n'a pas voulu me le dire et pour son épouse... il ne m'écoutait pas...
C'était entièrement vrai, mais Midona ne faisait pas la différence entre mensonge et vérité. Pour elle, il était juste un gros boulet qui n'avait pas le sens des priorités.
- Mais c'est pas vrai, Link ! Faut toujours être derrière toi pour te guider comme un gosse ou quoi ?
- Mais c'est pas ma faute, pour une fois ! protesta-t-il.
- Même, répliqua Midona. Je vais finir par croire que tu es vraiment incompétent quand il s'agit de parler.
Et ça recommence... Link soupira. Il espérait que la créature du Crépuscule ne resterait pas éternellement sur son dos.
- Enfin, finit par dire Midona, légèrement apaisée. Au moins on peut faire un lien avec la fermière de la plaine. Elle vivait dans une ferme et son mari est mort à la guerre, et ton squelette vivait lui aussi dans une ferme et est mort à la guerre.
- N'oublie pas que l'épouse de soldat des temps anciens aimait chanter, ajouta Link.
- Et la fermière de la plaine chante toutes les nuits ! s'écria Midona. On y est presque... il ne reste plus qu'à savoir si elle avait une fille et je crois qu'on aura enfin retrouvé son mari !
Midona paraissait contente.
- On en aura enfin fini avec tout ça ! Bon... sinon qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
- Comme tu veux.
- On a le choix. Soit on va à la taverne de Telma savoir où aller, soit tu te reposes un peu, proposa la petite créature.
- Je ne suis pas fatigué. Je pense qu'on peut aller à la citadelle.
- D'accord !
Midona retourna joyeusement dans l'ombre de Link tandis que ce dernier quitta le village Cocorico, joyeux d'avancer un peu plus dans ses recherches.
Bien ça avance bien du coup et on connait enfin tous les personnages. On y voit plus claire. :oui:
En tout cas le chapitre était riche en révélation et à bien fait avancer l'histoire.
Du coup, il ne reste plus qu'un chapitre ?
Avant la fin effectivement il ne reste qu'un chapitre. Mais en tout il en reste deux plus l'épilogue, que je publierai en même temps que le dernier chapitre, ça n'aurait pas trop de sens sinon. Donc en gros il ne reste plus que deux publications pour cette histoire.
Bonjour, bonsoir ! Ça fait vachement longtemps que je ne suis pas venue ici !
Je reviens pour poster la suite des
Fantômes d'Hyrule (elle aura mis du temps à arriver, c'est sûr xD)
En relisant mon chapitre, je me suis rendue compte de comment j'ai évolué en un an. C'est un peu différent de ce que j'écris maintenant, et je trouve que mon style d'écriture dans les Fantômes était assez maladroit par moment. Notamment dans ce chapitre, je trouve (j'ai même eu un peu honte, je dois avouer, en me relisant x) ).
J'espère que cette suite des
Fantômes d'Hyrule vous plaira quand même et désolée pour tout le blabla inutile (mais habituel) ^^
Chapitre 7 :
Après plusieurs heures de cache-cache dans la forêt avec un étrange être des bois, Link avait finalement réussi à atteindre le Temple du Temps et à remonter le temps afin d'y entrer et de le voir comme il était avant. En y pénétrant il avait pensé à l'esprit du guerrier qui avait eu ce sublime décor pour son mariage. Lui aussi aimerais beaucoup se marier dans un si bel endroit. Enfin... fallait-il encore d'abord trouver quelqu'un avec qui se marier.
Enfin, après deux jours de montage de marches et d'écrabouillage d'araignées, Link était sorti du Temple avec un nouvel objet, le bâton Anima qui lui permettait de faire bouger des statues.
Malheureusement, l'objet avait perdu de sa magie en venant dans le présent. En tout cas, c'est ce que lui avait Baba, une étrange créature qui l'avait accompagné. Link était alors parti à la recherche du moyen pour rendre sa magie au bâton Anima, avec sous les bottes, des restes d'araignées écrasées.
Mais avant il lui fallait passer à la citadelle, ce qu'il n'eut pas le temps de faire car il reçut juste avant une lettre du prêtre de Cocorico. C'est alors fou de joie et sous les rires de Midona que le jeune héros se mit en route pour la province d'Ordinn car apparemment, le prêtre Reynald avait trouvé un moyen de guérir Iria.
Après moult péripéties Link arriva dans un endroit bien étrange : le village oublié. Là-bas il chassa des monstres, s'amusa à faire le cow-boy, se fit gronder par Midona, trouva une des stèles du loup doré, s'amusa encore à faire le cow-boy, manqua de tomber d'un balcon et sauva une petite vieille, mais ça, c'est sans importance.
Et finalement, après avoir fait des dizaines d'aller-retour à travers Hyrule, Link se fit enfin reconnaitre par Iria : elle avait recouvré la mémoire. Ils sautèrent l'un dans les bras de l'autre et restèrent une heure ensemble avant que Link ne déclare avec regrets qu'il avait encore des choses à faire. Dehors, il fut accueilli par une Midona moqueuse qui imitait piteusement un couple amoureux qui venait de se retrouver et qui lui dit que le truc vert et gluant sous ses bottes, c'était certainement pas de l'herbe.
Et c'est donc après avoir enlevé du dessous de ses bottes ce qui restait des araignées du Temple du Temps, que Link décida enfin d'aller voir la jeune femme de la plaine.
Cette fois-ci, Link était arrivé tellement tôt que la jeune fermière n'était pas encore là. La nuit n'était pas encore tombée. Link s'était assis sur le vestige d'un petit muret et attendait patiemment que la jeune femme fantôme apparaisse. Il était venu avec Epona, qu'il avait attachée non loin de l'endroit où il s'était assis. L'endroit, lors du Crépuscule, était calme et apaisant. Les pensées de Link dérivèrent vers la jeune femme fantôme. Quand elle venait chanter, voyait-elle la plaine comme il la voyait ? Ou la voyait-elle comme elle était à son époque ? Et que faisait-elle la journée, puisqu'elle pensait être encore vivante ? Toutes ces questions restaient sans réponse pour Link.
Le soleil avait disparu à l'horizon. Un grand silence régnait sur la plaine éclairée par la lueur de la lune. Link leva les yeux au ciel et contempla les étoiles qui venaient d'apparaitre. Elle ne devrait pas tarder à arriver, pensa le jeune héros.
Et, comme pour répondre à ses pensées, une douce voix venant de derrière lui parla :
- Oh, vous êtes déjà là.
Le jeune héros se leva et se retourna pour saluer la jeune femme.
- Bonsoir, mademoiselle.
- Bonsoir ! répondit-elle. Vous êtes arrivez bien tôt, aujourd'hui. D'habitude, vous ne venez pas avant minuit.
- J'avais du temps libre, alors je suis venu ici.
- Vous auriez dû venir me voir à l'intérieur et ne pas rester ici tout seul. Je vous aurais donné quelque chose à boire. C'est dangereux de rester ici le jour car les ennemis peuvent vous voir de loin.
- Ne vous inquiétez pas, je sais me défendre.
Il désigna son épée et son bouclier, avec une légère fierté. Le visage de l'esprit s'emplit soudain de tristesse.
- Oh...
Il a le même bouclier que vous...
Elle se rapprocha de Link et observa son équipement de plus près.
- Je vois que vous avez un arc. Oh, et est-ce un grappin ?
Link baissa la tête pour voir ce qu'avait désigné la fermière.
- Oui, c'en est un.
-
Il en a un aussi.
Il était parti le chercher un jour au village Cocorico. Quand je lui ai demandé pourquoi,
il m'a dit que cet objet pouvait nous sauver la vie.
- Il n'a pas tort.
Il est vrai que le grappin que Link avait récupérer au Temple de l'Eau l'avait plusieurs tiré de situations plutôt délicates.
La jeune femme passa ses doigts délicatement sur l'arc du jeune héros.
-
Lui aussi a un arc, vous savez. Il est presque comme le vôtre. Un jour,
il nous appris, à moi et notre fille, à s'en servir. On s'était bien amusés ce jour-là.
- Votre fille ? Vous avez une fille ?
Link était désormais presque sûr d'avoir trouvé la bonne personne.
- Oui, pourquoi ?
- Hum, non, rien, répondit-il. Est-elle avec vous ?
- Non, elle n'est pas là, dit tristement l'esprit. J'ai préféré qu'elle parte lors de l'évacuation. Je ne voulais pas qu'elle reste avec moi. C'est trop dangereux. Là, au moins, je sais qu'elle est en sécurité. Je la rejoindrais lorsque
son père sera rentré, quand tout sera redevenu comme avant.
Link se mordit la lèvre et évita le regard du fantôme. Ce qu'elle ne savait pas, c'est qu'elle ne reverrait sans doute jamais sa fille et que rien ne redeviendra comme avant.
- Puis-je vous demander comment s'appelle votre fille ? demanda Link.
Il savait que la jeune femme ne reverrait pas sa fille, mais il pouvait au moins lui rendre son mari.
- Ma fille... soupira le fantôme de la fermière. Je lui ai donné le nom de ma mère. C'était une Gerudo, ce qui fait que ma petite chérie porte un nom très rare. Elle s'appelle...
Elle s'arrêta soudainement de parler, fixant un point au loin. Elle haletait. Link se tourna, inquiet.
- Mademoiselle, tout va bien ?
Elle ne lui répondit pas. Un grand sourire commençait à se former sur son visage. Link suivit son regard. Peut-être voyait-elle son mari, au loin ? Mais lui ne voyait rien, à part Epona. Epona ?
- Epona !
La jeune femme ne laissa pas le temps à Link d'intervenir et se précipita vers la jument.
Cette dernière, voyant une inconnue courir vers elle, se cabra et voulu s'enfuir, oubliant le fait qu'elle était attachée.
- Mademoiselle, non ! cria Link. Arrêtez, elle a très peur des étrangers !
Mais la femme fantôme ne l'écouta pas et leva la main pour caresser la jument. L'animal voulut se débattre mais se calma subitement. Link remarqua ce soudain changement de comportement et s'approcha. Aussi fut-il surpris lorsqu'il entendit la jeune femme fredonner le chant qu'il utilisait pour appeler son cheval. Le chant d'Epona... ? Mais... mais qui est cette femme ?
- Mademoiselle ? appela Link. Mademoiselle, comment connaissez-vous...
Encore une fois Link ne reçut aucune réponse. La jeune femme se retourna et s'exclama, le visage éclairé de bonheur :
- C'est
son cheval ! C'est
son cheval, c'est Epona !
- Quoi ?
Link ne comprenait plus. Le cheval de son mari portait le même nom que le sien et visiblement, lui ressemblait, puisque la jeune femme les confondait.
- C'est
son cheval, celui que je lui avais donné, s'écria l'esprit.
Malgré son excitation, la jeune femme fronça soudainement les sourcils.
- Mais alors pourquoi n'est-
il pas là ?
Elle croisa les bras, perplexe et regarda Link :
- Monsieur, je ne comprends plus. Pourquoi n'est-
il pas là, alors que
son cheval, si ?
Le jeune héros ne savait plus que dire, ni quoi faire. La situation devenait un peu trop compliquée pour lui.
- Euh, mademoiselle, je crains que... que...
La jeune femme le regardait et l'écoutait attentivement, dans l'attente de la réponse à ses questions.
- Je crains que ce ne soit pas son cheval...
- Quoi ? s'écria l'esprit de la fermière. Mais bien sûr que si, je l'ai reconnue, c'est Epona. Elle réagit à mon chant, ça ne peut être qu'elle.
- Euh, oui, mais... tenta de répondre Link, complétement perdu. En fait... c'est... c'est le mien. C'est mon cheval.
- Quoi... ?
Rien qu'à la réaction du fantôme de la jeune femme, Link comprit que le monde s'était écroulé autour d'elle. Il se rapprocha de l'esprit.
- Mademoiselle, je suis désolé, mais ce cheval m'appartient.
- M-mais... mais pourtant, bégaya l'apparition, les yeux dans le vide. Mais pourtant elle lui ressemble tant... Et elle réagit à mon chant...
La situation devenait de plus en plus étrange. Pourquoi confondait-elle Epona ? Comment connaissait-elle son chant ? Bien que la situation ne s'y prêtait pas, Link se risqua à le demander :
- Comment... comment connaissez-vous ce chant ? C'est celui que je joue moi aussi... Mais j'ignorais qu'il était connu...
Le jeune femme releva soudainement la tête vers lui et le regarda dans les yeux avec dureté :
- La question serait plutôt de savoir comment
vous le connaissez. Ce chant se transmet de génération en génération dans
mafamille ! cria-t-elle. Alors comment la connaissez-vous ? Et puis qui êtes-vous, à la fin ?! Vous venez ici tous les soirs mais je ne vous connais même pas !
Des larmes commençaient à se former dans ses grands yeux bleus tandis qu'elle s'éloignait d'un Link embrouillé. Elle semblait confuse et désespérée.
- Hein ? Qui êtes-vous ?! continua-t-elle de crier. Vous avez les mêmes armes et le même cheval que
lui ! Vous connaissez le chant d'Epona et vous
lui ressemblez étrangement ! Alors, qui êtes-vous, bon sang ?!
Le jeune héros ne trouva pas de réponse à ça. Tout comme la jeune femme, il était perdu. La soirée prenait une tournure bien étrange.
- Mademoiselle, écoutez, commença doucement Link. Je suis tout aussi confus que vous, mais...
- Non ! protesta la jeune femme. Non ! Ne vous approchez pas de moi ! Vous me faites peur... Vous êtes étrange...
Link soupira. Tout recommençait comme au début. Elle avait pris peur et s'il faisait encore un faux pas elle s'en irait. Il lui fallait trouver un moyen de la calmer. Mais comment ? Tout semblait à nouveau perdu d'avance.
Link eut soudain une idée. La fille fantôme était effrayée parce qu'elle ne comprenait pas la situation. Elle ne comprenait pas car elle avait perdu toute notion du temps. Or si elle savait qu'elle était morte, elle pourrait sans doute se dire que Link était le lointain petit-fils d'une tante ou d'une cousine, ce qui expliquerait sa connaissance du chant. Car lui non plus, n'en savait pas plus. Ce chant, il le connaissait depuis sa plus tendre enfance.
S'il parvenait à prouver à la jeune femme qu'elle était morte et lui faire croire qu'il était de sa famille, peut-être pourrait la calmer et enfin avoir le nom de sa fille...
Une seule question restait cependant sans réponse. Comment lui faire comprendre cela ? Link avait déjà essayé, la première fois qu'il l'avait vue, et l'unique réaction obtenue fut la fuite. La situation était déjà très délicate, si le jeune héros se montrait maladroit, il perdrait peut-être toute chance de l'aider. Il soupira, ne sachant comme procéder. Il faudrait lui donner une preuve concrète... mais où la trouver ?
Son regard passait de la jeune femme effrayée à Epona, quand soudain il remarqua les sacs sur sa jument. Il eut alors un éclair de génie lorsqu'il se souvint de l'exemplaire du Livre des Guerres retrouvé aux Ruines des Pics Blancs. Il se précipita vers Epona, fouilla rapidement dans ses sacs, en ressortit fièrement le gros ouvrage et se félicita d'avoir oublié de l'enlever de ses sacs la veille.
Doucement, il se rapprocha de l'esprit de la fermière et tenta de la calmer :
- Mademoiselle, écoutez... je crois pouvoir vous expliquer ce qu'il se passe.
La demoiselle le fixait avec de grands yeux effrayés et recula encore lorsqu'il s'approcha.
- Non ! Je ne veux pas vous entendre ! Vous me faites peur, partez !
- Mademoiselle, s'il vous plait, attendez ! Regardez, ce livre peut tout vous expliquer.
Link ouvrit le gros livre à une page bien précise. Il se souvenait du chapitre parlant des civils et des victimes. En le feuilletant lors d'une pause au manoir des Pics Blancs, il avait trouvé par hasard une photo d'une ferme détruite, qu'il n'avait pas vue la première fois. Il venait à l'instant de faire le lien entre la ferme de la jeune femme et celle de la photo. Link tendit le livre à l'esprit qui se rapprocha et le saisit avec méfiance.
Lorsque la jeune fermière commença feuilleter les pages de l'ouvrage, il observa attentivement ses réactions. Cette dernière fronçait les sourcils, marmonnait des choses que Link ne pouvait saisir à voix basse. Dans ses yeux le jeune homme pouvait cependant voir son incompréhension. Elle semblait totalement confuse.
- Mais... mais ces dates... elles n'ont pas encore eu lieu... balbutia-t-elle.
Link s'avança encore plus vers elle.
- Mademoiselle... cette guerre dont vous me parliez la dernière fois...
Il inspira, priant les déesses pour que l'esprit ne prenne pas à nouveau peur :
- ...elle est terminée depuis bien longtemps.
- M-mais... C'est impossible... Pourquoi personne n'est revenu vivre à la citadelle, alors ?
Elle le regardait avec des yeux remplis d'incompréhension. Link hésita, puis déclara doucement :
- Tout le monde est revenu. Après plusieurs années de combat Hyrule a gagné, malgré les nombreux soldats tombés au combat. Je suis désolé mais, c'est la vérité.
- Non, non, non !
Elle se mit à secouer la tête de droite à gauche, les yeux remplis de larmes, toujours en feuilletant le gros ouvrage.
- Ce n'est pas possible, arrêtez ! Si la guerre est vraiment finie alors pourquoi ni mon mari, ni ma fille ne sont reven... oh par les déesses !
La jeune femme lâcha soudainement le livre qui tomba brutalement au sol. Tout son corps fantomatique tremblait et son regard fixait l'objet avec peur.
Intrigué, Link ramassa le livre avec curiosité et observa ce qui l'avait tant bouleversée. C'était une photo en noir et blanc des ruines d'une ferme. On pouvoir voir les restes d'une pancarte tombée au sol sur laquelle Link réussit à déchiffrer « Ranch Lon Lon ». Devant les ruines se tenait une jeune fille d'environ quinze ans à l'air triste. En dessous de la photo, une petite inscription disait : « Ranch détruit par des soldats ennemis dont la seule habitante ayant survécu fut la fille des propriétaires, que sa mère avait forcé à quitter les lieux » Link dévisagea la jeune fille de la photo, puis l'esprit qui se trouvait devant lui.
La ressemblance était flagrante. Il n'y avait aucun doute : l'adolescente qui posait devant les ruines était la fille de la jeune femme. Link releva la tête vers son fantôme. La jeune femme tremblait toujours et était devenue presque invisible. Son regard croisa celui de Link mais elle ne parut même pas le remarquer :
- Je... je suis morte ? demanda-t-elle sans réellement attendre de réponse. M-mais... et mon mari... ?
Lui aussi est... ?
- Oui, malheureusement. Je suis désolé.
- Je...
La jeune femme baissa les bras le long de son corps transparent. Elle soupira, l'image l'avait éprouvée. Elle resta ainsi plusieurs minutes en silence. Link n'osa pas la déranger. Il ne pouvait imaginer le choc qu'elle venait d'avoir. Elle finit tout de même au bout d'un temps par dire, ses yeux bleus dans le vide :
- Je comprends mieux alors... Vous... vous n'êtes pas de la même époque que moi ?
- Non.
- Ce cheval n'est pas celui de mon mari...
- Non.
- Alors si vous lui ressemblez tant... c'est... c'est peut-être juste une coïncidence, dit tristement la jeune femme en regardant pour la première fois depuis les révélations Link.
- Oui, sans doute.
- Et le chant... ma fille l'a peut-être appris à l'un de ses amis comme je l'avais fait avec
lui...
Elle soupira :
- Depuis combien de temps... depuis combien de temps suis-je ici ? Le savez-vous ?
- Cela doit faire environ cent ans, répondit Link.
- Cent ans... ? C'est pour ça que ça me paraissait si long... Et c'est pour ça qu'
il ne vient jamais...
Des larmes commençaient à couler sur ses joues transparentes. Elle s'assit sans volonté sur l'un des murets en ruine, le regard toujours dans le lointain.
- Je ne
le reverrais donc jamais... ni
lui, ni ma fille, ni personne...
- Mademoiselle ne dites pas ça.
Link, empli détermination, avait saisi sa main bien qu'il détestait la sensation froide et sans vie que cela lui procurait.
- Je ne pourrais pas vous rendre votre fille, mais je peux au moins retrouver votre mari. Je vous le jure.
- Q-quoi ? Mais comment... ?
Il est mort, vous ne pouvez pas...
- Si. Je n'ai besoin que d'une seule chose. Le nom de votre fille.
La jeune femme paraissait ne pas comprendre. Elle fronçait les sourcils et secouait la tête, désabusée :
- Mais comment pouvez-vous... ? En quoi cela pourrait-il vous aider ?
- Ne réfléchissez pas, mademoiselle. Donnez-moi son nom et je vous jure que la nuit prochaine, votre mari sera là.
- Vraiment ?
Ses yeux bleus humides brillaient d'espoir.
- Oui.
- Très bien... dit-elle. Ma fille s'appelle, enfin... s'appelait... elle s'appelait Kara.
Malgré la triste situation, le visage de Link s'illumina. Enfin, il avait obtenu un nom.
- Merci ! s'écria-t-il. Merci, mademoiselle ! Je vous promets que demain, vous retrouverez votre mari, je vous le jure !
La jeune femme se contenta de lui sourire et disparut progressivement, l'air toujours triste. Link sauta sur Epona et partit au triple galop.
Pour une fois, Midona serait fière de lui.
Comme on arrive à la toute fin, je posterais la suite, c'est-à-dire le dernier chapitre et l'épilogue, demain. Je trouve que cette fic dure depuis assez longtemps, et j'ai envie de vous proposer d'autres choses ^^
Petit edit : Finalement la fin sera pour mardi, comme d'habitude j'ai procrastiné et me suis retrouvé avec des tonnes de choses à faire... -_-
C'est vrais qu'on peut faire pas mal de progrès en écriture en un an, on se faisait cette même réflexion en lisant la fic de Xanto01 par exemple ^^ Pour ma part, j'ose même pas remettre les pieds dans ma galerie d'écriture, j'ai pas envie voir ça :oups:
Mais franchement, même si tu dis que c'est maladroit par moment, perso ça m'a pas choqué dans ma lecture, peut-être une fois la fic entièrement publiée je relirai l'ensemble pour voir :^^:
En tout cas le passage où la femme fantôme réalise qu'elle est morte est bien fait je trouve, il y a un équilibre entre la brutalité de la réalité et la manière dont Link l'amène, en plus le livre est un très bon appuis, si ce n'avait été que des mots elle ne l'aurait pas cru, 'fin bref bon travail et vivement la suite :oui:
Haha, je te comprends xD C'est vrai que fait bizarre de relire ses anciens textes.
Et merci, je suis contente que tu aies aimé le passage de la "révélation" et que tu le trouves réussi, j'avais justement des petits doutes par rapport à ça. J'avais l'impression qu'il y a avait un truc en trop, et alors que ça manquait de quelque chose. Enfin je pense que ce genre d'appréhensions est normal lors de la dernière relecture, mais ton avis me rassure quand même ^^
D'ailleurs j'aimerais bien avoir aussi un avis sur les premiers paragraphes de résumé de l'aventure de TP. Ils ont failli disparaitre alors j'aimerais quand même avoir un avis dessus, histoire de voir si j'ai bien fait de les laisser, parce que c'est justement là que je me suis trouvée maladroite.
Et fichtre, encore une fois j'ai eu trop de travail pour le lycée (et pour le concours), alors je publierai peut-être demain, ce soir c'est sûr je n'aurais pas le temps de relire une dernière fois, désolée...
Prend ton temps pour poster la suite, il n'y a pas de soucis ^^
Et puis que tu as besoin d'un avis pour les premiers paragraphes, je vais donner le mien.
Alors déjà : ''Link avait finalement réussi à atteindre le Temple du Temps et à remonter le temps afin d'y entrer et de le voir comme il était avant. En y pénétrant il avait pensé à l'esprit du guerrier qui avait eu ce sublime décor pour son mariage. Lui aussi aimerais beaucoup se marier dans un si bel endroit. Enfin... fallait-il encore d'abord trouver quelqu'un avec qui se marier.''
J'ai trouvé ça trop mignon x3 C'est pas très objectif, mais j'ai trouvé ça adorable, et puis sérieusement l'image mentale qu'on se fait à lecture de ce lieu de cérémonie de mariage fait rêver ^^
Les passages "résumé de TP" sont bien fait je trouve, le duo Midona, grincheuse et moqueuse, et Link, rêveur et optimiste, est efficace, que se soit ici ou dans tout le reste de la fic. Tu résumes assez clairement pour quelqu'un qui n'ait pas joué au jeu puisse quand même comprendre mais sans en faire trop, juste l'essentiel, car cette "histoire principale de TP" est ici secondaire (wow paradoxe o_o)
Par contre "sauva une petite vieille, mais ça, c'est sans importance." Un peu de respect pour Dame Impa non mais ! XD
Ça y est, la suite ! :balle:
J'ai bien apprécié ce chapitre, je trouve qu'il y a un très on dosage dans les événements. Tu arrives bien à nous faire comprendre les personnages, sans rentrer dans la description pure et dure. Et pour ça,e dis respect. :^^:
Je suis d'accord sur tout ce qu'a dit gaellink, même si j'avoue que la partie "Histoire principale" m'a paru un peu trop annexe pour le coup. Mais ça reste sympa.
PS : normal que le concours t'ais pris du temps, je compatis, j'ai vécu la même chose ces derniers jours. ;)
Très bon chapitre qui est vraiment bien dosé, surtout sur la scène ou le fantôme apprend qu'elle est morte et le retour à la triste réalité. J'ai envie de connaître le dénouement de l'histoire et voir ce que tu nous proposeras après.
Pour ce qui est de relire ce les premiers chapitres et le fait que tu en as un peu honte, j'imagine que c'est normal et que tu progresses.
J'aime bien que le côté histoire principal du jeu, que l'on connait, soit vraiment mise au second plan comme si on savait ce qu'il se passe. Au final ça nous permet de se retrouver entre les différents moments de la quête de Link qu'on a vécu en jouant et tu nous donnes un bonus en nous donnant une quête en dehors de ça. Franchement j'adore vraiment ce système. :^^:
Merci pour vos retours sur ce chapitre et ces premiers paragraphes ! Ça me fait plaisir qu'ils vous aient plu, j'en ai pas mal douté et ils ont bien failli disparaitre. En voir des avis positifs et objectifs me fait très plaisir :D En dehors de ça je ne m'attendais même pas à ce que autant de choses vous plaisent - comme la partie du temple de temps ou l'histoire "principale-secondaire" - , alors ça me rend encore plus heureuse !
Bon... il est temps. Enfin. Il est l'heure de mettre fin à cette fiction qui n'aurait pas dû durer aussi longtemps xD
On n'attend pas plus longtemps, c'est parti pour la fin des Fantômes d'Hyrule ! Bonne lecture j'espère que ce final vous plaira.
Chapitre 8 :
Chapitre 8
Jamais Link n'avait été aussi proche du but. Un nom. Il avait enfin un nom.
Kara... Midona, cachée dans son ombre, était très excitée. Comme le jeune homme l'avait prévu, elle avait déclaré qu'elle était très fière de lui.
Le symbole sur la carte de Link avait indiqué que le loup doré se trouvait désormais à l'entrée du château d'Hyrule. Le jeune héros s'était alors précipité à la citadelle.
Dans la grande ville, comme d'habitude, Link se faisait sans cesse bousculer. Tout le monde y était pressé. Mais pour une fois, il s'en fichait totalement. Il courait lui aussi, tout heureux, en direction du château d'Hyrule. Mais son enthousiasme fut vite oublié lorsqu'un garde lui barra la route du château.
- Navré, monsieur, mais pour certaines raisons, je ne peux vous laisser accéder au château.
Link fronça les sourcils, frustré.
- Mais je ne vais pas au château. Je vais
devant le château. Ce n'est pas pareil.
- Je ne peux tout de même pas vous laissez continuer. Je vous prie de faire demi-tour, s'il vous plait.
- Mais, monsieur c'est urgent, je...
- Je vous prie de partir...
Link soupira et ignora le garde. Il le contourna et se précipita vers le château avant qu'il ne réagisse. Ce dernier, stupéfait, se lança à la poursuite du dissident mais avant qu'il n'ait pu le rattraper, un loup doré lui avait déjà sauté dessus.
***
Link avait enfin la dernière botte en sa possession. Jamais il ne s'était senti aussi puissant. En face de lui son maître d'armes le regardait avec fierté. Il lui avait appris tout ce qu'il savait, son devoir était maintenant terminé. Mais avant que le vieux guerrier ne disparaisse pour la dernière fois devant lui, Link avait quelque chose à lui annoncer. Il s'avança vers lui.
À partir de là, c'était quitte ou double. Soit il avait trouvé la bonne personne, soit tout était perdu, car les fantômes ne couraient pas les rues. Mais au fond de lui, Link était persuadé d'avoir raison. Il commença à parler :
- J'ai une question à vous poser, Maître.
L'esprit, sans dire un mot, encouragea Link à parler. Celui-ci respira puis déclara :
- La dernière fois, vous m'avez parlé de votre fille. Mais à aucun moment vous ne m'avez dit son nom. Si ce n'est pas trop indiscret, pourriez-vous me le donner ?
Le vieux soldat parut surpris de ce que lui dit Link :
- Ainsi je ne t'ai donné aucune information sur elle ? Je croyais pourtant m'être assuré de t'avoir dit son nom...
- Il faut croire que ça n'a pas été le cas.
- Je vois, soupira le fantôme. Cela fait plusieurs décennies que mon esprit demeure en ces lieux. Ostensiblement, je commence à devenir sénile.
Il releva la tête et regarda Link, puis il annonça fièrement :
- Ma chère enfant s'appelle Kara. C'est mon épouse qui a choisi ce nom, en souvenir de sa défunte mère. C'est un prénom rarissime chez nous autres, Hyliens, car il est d'origine Gerudo.
Aussitôt, Link se remémora les paroles de la fille de la plaine. Elle avait dit exactement la même chose de sa fille.
Ce n'était pas des coïncidences, pensa-t-il. Depuis le début, contrairement à ce que Midona pensait, il avait été sur la bonne piste. Tout heureux, il sourit à son maître d'armes et lui lança joyeusement :
- Maître, je crois que c'est bon, j'ai retrouvé votre femme.
- Que dis-tu ? Tu l'as... déjà retrouvée...?
- Oui. Elle est chez vous, au ranch. Elle vous attend.
Le vieux fantôme paraissait ne pas en croire ses oreilles. Il secouait la tête d'un air égaré, et demanda :
- Mais comment as-tu... ?
L'émotion l'empêchait de parler. Son élève lui sourit et répondit simplement :
- Ne vous posez pas de question. Allez la rejoindre. Elle attend depuis bien trop longtemps déjà.
La joie du soldat était si intense qu'il ne parvint pas à former des mots. Il allait enfin retrouver celle qu'il aimait. Il ne savait pas quoi dire. Il secoua à nouveau la tête, comme perdu, puis fixa son élève de son unique œil tout en murmurant avant de disparaitre :
- Merci.
***
Les sabots d'Epona frappaient le sol avec force tandis que la jument galopait rapidement vers le lieu du rendez-vous. Le soleil descendait lentement sur l'horizon. Ce fut sous la douce lumière du crépuscule que Link descendit de sa jument près des ruines hantées. Midona sortit alors de son ombre :
- Alors c'est bon ? Tu as retrouvé touuuuutes les personnes que tu cherchais ?
- Et ouais ! répondit avec fierté et ironie le jeune épéiste en croisant les bras. T'as vu comment j'suis trop fort ?
La princesse du Crépuscule se contenta de lever les yeux au ciel, amusée par l'innocence feinte de son ami, puis fini par hausser les épaules avec nonchalance :
- Enfin bref, tu me préviendras quand tu auras fini tout ça, ok ?
Son compagnon acquiesça et elle disparut dans son ombre. Seul, Link s'avança vers les ruines et s'assit sur le muret près duquel la fermière avait l'habitude d'apparaitre.
Il observa calmement le paysage en l'attendant. Bien que le ciel fût encore rouge, la lune se levait et les oiseaux se taisaient peu à peu. Quelques minutes plus tard, toute trace du soleil avait disparue et les étoiles brillaient d'une forte lumière dans le firmament. Si le fantôme du soldat venait, ce serait la dernière fois que Link attendrait la jeune femme. Même s'il savait que sa place n'était pas dans le monde des vivants, il était tout de même triste de savoir que cette femme qu'il avait appris à connaitre et qu'il avait côtoyé durant plusieurs nuits allait sans doute disparaitre. Car il savait que les âmes errantes ayant atteint leurs buts et objectifs quittaient les lieux qu'elles hantaient. Dès que la jeune femme retrouverait son mari, elle allait partir.
Mais pour cette nuit, elle était encore présente, car ce fut sa douce voix chantante qui sortit Link de sa torpeur :
- Bonjour ! Ou plutôt bonsoir.
Link tourna la tête et aperçu les fascinants yeux bleus de la jeune femme. Il la salua à son tour tandis qu'elle s'asseyait doucement à ses côtés :
- Bonsoir.
La fermière semblait apaisée par rapport aux évènements de la veille.
- Vous êtes vraiment gentil de continuer à venir me voir, dit-elle doucement. Même si vous savez que je ne suis plus...
- N'en parlez pas mademoiselle. Je viendrais tant que vous aurez besoin de moi.
Elle sourit tristement et saisit sa main. Lorsqu'elle se tourna vers lui, quelque chose dans ses yeux avait changé, elle ne le regardait plus de la même façon, comme si elle le reconnaissait.
- Tu es si gentil... chuchota-t-elle. Comme
lui... Tu
lui ressemble tant...
Link fut surprit du changement soudain. Elle ne le vouvoyait plus et dans sa voix, quelque chose laissait penser qu'elle le connaissait bien plus qu'elle ne le faisait croire.
- Tu es vraiment comme
lui, continua-t-elle en le regardant avec tendresse. Même visage, mêmes mèches rebelles...J'ai l'impression de
le voir en face de moi... On voit bien... que vous partagez le même sang...
Le même sang ?Elle passa délicatement ses doigts fins et froids sur la joue du jeune homme. Celui-ci embarrassé et perplexe, tenta de se reculer mais la jeune femme le retenait par la main. Elle avait à ce moment l'air si douce et si fragile qu'il n'osa pas se détacher d'elle. Ses fascinants yeux bleus le fixaient, tandis qu'elle souriait.
- Tu sais, Link, murmura-t-elle, j'aimerais tant
le revoir une dernière fois...
Mais... comment... ? Link frissonna, aussi bien à cause du contact glacial, qu'à cause de la situation. Comment connaissait-elle son prénom ? Il était pourtant certain de ne jamais le lui avoir dit...
Le jeune homme trouvait le moment très étrange mais bizarrement, il n'avait pas peur. Une lueur douce et maternelle brillait dans les yeux de l'esprit. La jeune femme le regardait désormais comme si elle reconnaissait un fils en lui. Cependant, il se recula et tenta d'enlever la main à nouveau, gêné par la proximité. L'esprit continua tout de même de parler, sans pour autant le lâcher :
- C'est drôle, sourit-elle. Je ne pensais que je pourrais voir de mes propres yeux notre descendant... et je ne pensais pas non plus qu'il
lui ressemblerait autant. Vous êtes exactement pareils, jusqu'au prénom.
Elle rit doucement.
- V-votre descendant ? demanda soudainement Link.
La jeune femme hocha doucement la tête, toujours en souriant calmement.
Tout était clair à présent dans l'esprit de Link. C'était étrange mais cela ne l'étonnait pas plus que ça.
La confusion de la fermière lorsqu'ils se sont rencontré pour la première fois... Son envie presque irrépressible de l'aider à retrouver son mari disparu... tout cela était donc parce qu'il était... leur descendant ?
Le jeune héros sourit à son tour. Il n'imaginait pas avoir un tel lien avec cet esprit.
Il tourna la tête vers la jeune femme. Le bleu rencontra le bleu et ils se sourirent doucement, apaisés.
Je comprends mieux... pensa Link.
Soudain une voix grave brisa le silence qui s'était installé :
- M-ma chérie... ? C'est toi ?
Cela venait d'un nouvel arrivant, apparut quelques mètres devant eux.
En entendant la voix, la fermière tourna brusquement la tête en un tourbillon de cheveux roux, et, lorsqu'elle aperçut celui qui avait parlé, elle lâcha immédiatement la main de Link. Ce dernier, curieux, regarda à son tour le nouveau venu. Son souffle se coupa quand leurs regards se croisèrent.
C'était un homme, grand et blond. Il était légèrement transparent lui aussi, comme la jeune femme. Il portait une vieille armure. Son œil droit était couvert par un cache-œil. Il ne s'était pas présenté sous sa forme habituelle de squelette mais le jeune héros pouvait encore le reconnaitre.
C'était le fantôme de son maître d'armes. Il était sûr et certain.
Mais il y avait une chose qui dérangeait Link.
Son apparence.
Visiblement, quand la fermière de la plaine lui disait qu'il
lui ressemblait, elle n'avait pas tort. Link avait l'impression d'avoir son sosie en face de lui. Les cheveux du guerrier étaient certes plus clairs et ses yeux plus foncés, le jeune héros était tout de même déconcerté par la ressemblance. Mais... les liens du sang pouvaient désormais tout expliquer.
La jeune femme à ses côtés se leva brusquement, ne quittant pas un seul instant du regard le soldat. Des larmes commençaient à apparaitre dans ses yeux bleus. Elle s'avança doucement vers l'autre fantôme et tendit la main vers lui. Sa voix tremblait d'émotion lorsqu'elle parla :
- Mon amour ?
- C'est moi... lui dit tendrement le guerrier. C'est moi, Malon... Tu me reconnais ?
La jeune femme, en guise de réponse, courut se jeter dans ses bras. Elle se mit à pleurer dans son cou tandis qu'il lui caressait ses longs cheveux de feu.
- T-tu m'as tellement m-manqué ! sanglota-t-elle. J-je pensais ne jamais te revoir !
- Ne pleure pas... Tout va bien maintenant, chuchota son amant.
Ce n'eut pour effet que de faire redoubler les pleurs de la jeune femme.
- Je t'ai attendu tellement longtemps !
- Je sais, je suis désolé...
Elle continuait de pleurer et il continuait de la réconforter. Link n'avait jamais vu de retrouvailles aussi émouvantes. Ils paraissaient s'aimer à la folie. Le jeune héros espérait lui aussi un jour rencontrer l'amour de sa vie, comme les deux fantômes.
Ces derniers ne faisaient d'ailleurs plus attention à lui, trop occupés à se rassurer de la présence de l'autre.
La fermière ne parvenait pas à arrêter ses larmes. Elles coulaient le long de ses joues et mouillaient les vêtements de son mari, qui ne s'en souciait pas le moins du monde. Il la serrait simplement dans ses bras et embrassait son front, tout en chuchotant des mots doux, pour la rassurer :
- Calme-toi, s'il te plait, tout va bien. On est à nouveaux ensemble, non ? dit-il en essuyant d'un doux revers de main les traces humides sur les joues de la jeune femme.
- Oui...
Elle releva la tête et caressa le visage de son époux, comme pour s'assurer qu'il était bien là, avec elle.
- Oui, tu as raison... Nous sommes à nouveaux ensemble. Et c'est grâce à toi ! s'écria-t-elle en se retournant vers Link, qui observait la scène sans dire mot.
Surpris d'avoir soudainement l'attention des deux êtres fantomatiques, Link ne trouva rien d'intelligent à dire et leur sourit simplement. Il aurait été dommage de gâcher ces retrouvailles tant attendues avec une réplique peu pertinente.
Tout en souriant, le couple s'avança vers le jeune héros et la femme lui prit la main. Cette fois-ci, le contact était diffèrent, plus chaleureux. Peut-être était-ce la solitude qui la rendait si glacée ?
- Merci infiniment, déclara au jeune épéiste la jeune femme fantôme. Merci, je ne sais pas ce que j'aurais fait sans toi. Je serais sans doute resté à errer éternellement ici. Tu...Tu... – les sanglots l'empêchait de parler correctement – tu ne peux pas imaginer ce que c'est d'attendre indéfiniment la personne qu'on aime sans savoir si elle va bien. Et... et c'est pour ça que je te remercie du fond du cœur pour avoir retrouvé pour moi mon Link adoré.
- Oui, merci beaucoup, ajouta le soldat fantôme. Grâce à toi, je revois enfin ma belle femme et nous serons de nouveau heureux ensembles.
Link ne savait que faire de tous ces remerciements. Il se contenta de hausser les épaules et de marmonner, gêné, un ridicule « pas besoin de me remercier, c'est normal ». Les deux fantômes rirent. Puis le soldat déclara solennellement :
- Je crains qu'il ne soit temps de nous quitter.
Son épouse s'accrocha à son bras et dit à Link :
- Nos discussions vont me manquer.
- A moi aussi, mademoiselle.
- Voyons, tu vois que je suis mariée ! Tu peux m'appeler madame, rit doucement la jeune femme.
- Oh... d'accord.
Le jeune homme baissa les yeux, embarrassé, ne sachant, encore une fois, que dire. La fermière sourit. Son mari serra à son tour la main de Link.
- Je ne peux m'empêcher de te remercie à nouveau. Grâce à toi, je puis enfin transmettre mon savoir et retrouver mon épouse. Puisses-tu continuer dans cette voie qu'est celle de la bonté, comme je l'ai fait de mon vivant. Adieu.
- Adieu, courageux héros, murmura la jeune femme à ses côtés.
Avant que Link n'ai pu leur répondre, le vieux guerrier lâcha sa main, attrapa celle de son épouse et partit vers le lointain, tout en disparaissant progressivement. Link tendit le bras dans l'espoir de les rattraper. Bien qu'il n'ait pas beaucoup parlé durant toutes ces retrouvailles, il voulait passer un peu plus de temps avec eux, ses ancêtres. Savoir que plus jamais il ne parlerait avec la fermière et ne s'entrainerait avec le guerrier lui serrait le cœur. Il leur cria d'attendre mais ils ne l'écoutaient pas. Link se résigna finalement et baissa le bras, triste.
Mais, avant de disparaitre complétement, les deux fantômes se retournèrent, et le guerrier murmura :
- Adieu... mon fils !
Épilogue :
Épilogue
La nuit était tombée depuis bien longtemps et pourtant, un jeune épéiste se baladait encore et toujours à cheval dans la plaine, sans but. La lune éclairait le paysage et tout était calme. Cependant il manquait quelque chose... Quelque chose comme...un chant ?
Link sourit. Il était heureux d'avoir aidé les deux amants à se retrouver même si depuis leur départ, il manquait quelque chose à l'immense plaine d'Hyrule.
Midona, pour une fois, n'était pas dans l'ombre du jeune homme et flottait calmement à côté de lui.
- Quand même, c'est étonnant ce que l'amour peut faire faire, dit-elle soudainement. Ça faisait cent ans qu'elle l'attendait, son homme ! Cent ans ! Moi, je ne sais pas si je serais capable d'attendre aussi longtemps.
- Non, je ne pense pas, répondit Link en riant. Tu es bien trop impatiente.
- Hum... réfléchit la princesse maudite, tu as sans doute raison. Et toi ?
- Quoi, moi ?
- Eh, bien tu serais capable d'attendre quelqu'un cent ans ?
- Je pense que ça dépend de la personne. Si je l'aime vraiment, sans doute, oui.
- Evidemment. Toi, tu es un chevalier servant, tandis que moi, je suis juste une grosse égoïste, dit Midona en plaisantant.
Ils se turent. Le silence apaisant de la nuit était uniquement troublé par les pas d'Epona. Plusieurs minutes s'écoulèrent ainsi jusqu'à ce que Midona brise une seconde fois le silence :
- Dis Link...tu te doutais, toi, qu'ils étaient tes ancêtres ?
Link réfléchit quelques instants, puis secoua la tête :
- Non... je n'avais pas fait le lien entre le chant, la ressemblance supposée et tout le reste, avoua-t-il.
Midona eut un sourire un coin presque invisible. Elle hésita, puis finit par dire, une petite fierté dans la voix :
- Parce que moi... je l'avais deviné.
Son ami tourna la tête vers elle en levant un sourcil, attendant des explications. La princesse du Crépuscule haussa les épaules d'un air innocent et déclara :
- Disons que c'était l'intuition... mais, de toute manière, c'est sûr que ce n'était pas du tout évident de le deviner.
Link soupira en souriant. La princesse maudite essayait-elle de le faire réagir par rapport à son manque de résonnement ? Ou faisait-elle preuve d'une grande prétention ? Le jeune épéiste opta pour le premier choix. Il songea d'ailleurs qu'il avait une sale renommée concernant son intelligence et qu'il lui faudrait changer cette réputation d'idiot de première.
- Tu peux t'arrêter Midona, j'ai compris que tu ne me trouve pas très futé, déclara-t-il sans la regarder, un petit rictus amusé sur le visage.
- Mais... ! Ce n'est pas ce que j'ai dit ! se défendit la petite créature.
- Mais c'est ce que tu penses, répliqua-t-il.
Midona serra les poings, n'ayant plus aucune répartie. Link la regarda en lui souriant, amusé.
- Et puis... si je ne l'avais pas deviné... dit-il, c'est sans doute parce que je le savais déjà au fond de moi. Mais c'était tellement évident que je n'y ai pas songé.
- Eh oh, ne dis pas n'importe quoi ! s'énerva Midona. Je sais très bien que tu n'avais pas deviné, alors laisse-moi savourer cette « victoire » de l'avoir su avant toi !
Link rit et son amie, feignant d'être vexée, disparu simplement dans son ombre.
Le jeune homme reporta alors son attention sur le chemin qu'Epona empruntait, toujours souriant en pensant à sa coéquipière.
Le soleil commençait à se lever. Ses premiers rayons éclairaient doucement la plaine. Link, comme soudainement pris de nostalgie se retourna et aperçu au loin les ruines du ranch de ses ancêtres. Et deux silhouettes, qui dansaient ensemble sous le lever du soleil, puis qui disparurent soudainement, si bien que le jeune héros crut avoir rêvé. Mais c'était sans compter sur ce chuchotement, empli de tendresse, qui atteint doucement l'oreille du héros, tandis qu'il s'éloignait.
Merci...Link...Voilà ! C'est enfin fini !
Je serais ravie de savoir ce que vous avez pensé de la globalité de cette fic que j'ai bien aimé écrire, savoir ce que vous avez pensé des personnages (s'ils étaient bien écrits, s'ils respectaient les caractères décrits en jeu), de ma façon d'écrire même si elle n'est plus tout fraiche dans cette fic (elle date quand même d'un an), de l'intrigue, de ce qui vous a particulièrement plu ou marqué, de ce que vous avez préférez, enfin bref de tout x)
D'ailleurs ça m'intéresserait de savoir qu'est-ce que vous a fait comprendre l'identité des deux fantômes, à quel moment c'était. Ce n'était pas non plus hyper difficile à trouver mais ça m'intéresse, parce que ça change vachement selon les personnes.
J'ai d'ailleurs vu concernant leur identité plusieurs suppositions plus ou moins logiques. J'ai par exemple vu quelqu'un supposer qu'il s'agissait de Ruto (et cette personne avait de bons arguments en faveur de ça en plus), et une amie était même arrivée à la conclusion que Malon était la sœur de Link de TP. Je n'ai jamais compris pourquoi, et elle non plus ne sait pas comment elle en est arrivée là xD
Enfin, voilà, j'ai hâte de savoir tout ce que vous en avez pensé ! ^^
Aussi, cette histoire n'est qu'un premier jet, j'ai eu de nouvelles idées et peut-être que j'en ferais une deuxième version avec de nouveaux chapitres. Enfin on verra ça plus tard. J'ai déjà tout plein d'autres projets de fics en cours et dans ma tête, alors ça attendra.
Sinon, pour ceux que ça intéresse je parle encore un peu ci-dessous de cette fic, d'anecdotes à son sujet on va dire, parce que j'aime beaucoup parler du pourquoi du comment j'ai fait telle chose et j'ai écrit telle phrase, même si ça peut sembler évident x)
"Anecdotes inintéressantes" :
- Tout d'abord ce sont deux fics qui m'ont inspiré pour écrire, deux one-shot, "A farm girl's promise" et "A song so haunting". Elles parlent toutes les deux du fantôme de Malon que rencontre Link TP. Je les ai bien aimées même si l'une (qui est un peu morbide) m'a vraiment mise mal à l'aise. Il y a aussi « Reflexions of a former hero », qui raconte l'histoire du fantôme du maître d'armes qui suit l'aventure de son descendant, qui m'a bien inspirée. J'aime bien le surnaturel, même si je suis extrêmement peureuse x) alors cette histoire de fantôme me tentait bien. De plus j'apprécie beaucoup le personnage de Malon et le jeu Twilight Princess.
Malon est mon personnage préféré, Twilight Princess mon Zelda préféré et j'aime les histoires de fantômes, alors une histoire de fantôme avec Malon dans l'univers de TP... voilà quoi xD
- Je pense que vous l'avez remarqué mais, j'ai fait dans cette fic un mix entre plusieurs théories plus ou moins connues qui tournent toutes autour du personnage de Malon.
La première est celle comme quoi Malon d'OOT hanterait la plaine d'Hyrule de TP, et ce serait elle que l'on entend chanter dans la musique de la plaine la nuit (c'est pour ça que j'ai proposé de lire le premier chapitre avec cette musique en fond). Le sceau qu'elle tient dans ses mains vient du bruit métallique qu'on entend dans la musique, d'ailleurs. Cette musique m'a vraiment mise mal à l'aise quand je l'ai écoutée pour la première xD
La deuxième est celle comme quoi la mère de Malon serait une Gerudo, par rapport à la réaction de son père face au masque Gerudo, et de sa couleur de cheveux.
Et la troisième théorie, est celle comme quoi le Link de Twilight Princess serait le descendant de Link d'Ocarina of Time et de Malon. Évidemment, cette théorie est en quelque sorte le ciment de ma fanfiction, puisque Link lui-même - dans cette histoire du moins - doit son existence à cette théorie x) De plus je trouve que Link et Malon sont plutôt mignons ensemble, ça change des histoires d'amour avec Zelda, alors ce couple et cette théorie reviennent dans quelques autres de mes fics.
Ce n'est en tout cas pas la dernière fois qu'une de mes fics se base sur une ou plusieurs théories, car j'adore faire ça !
- Ensuite, j'en ai déjà parlé mais c'est la première histoire que je termine entièrement. J'ai beau écrire depuis toute petite, je n'ai jamais terminé aucune de mes histoires, celle-là est vraiment la première et j'en suis assez fière ^^ Par contre elle a mis des plombes à se terminer. J'ai écrit la majorité de mes chapitres en deux semaines pendant les vacances de février dernier mais je ne l'ai réellement terminée qu'en octobre.
Et justement l'épilogue a énormément changé depuis la première version, et n'est devenu « définitif » qu'en octobre. A la base, Link, devait deviner par lui-même que les fantômes étaient ses ancêtres et à aucun moment, ils ne devaient révéler leur nom. Seulement j'ai dû réécrire le chapitre 8, et l'épilogue ne collait plus, j'ai donc dû en refaire la moitié. J'étais un peu déçue, j'y avais fait de belles phrases x')
- Enfin pour finir, plusieurs personnes (pas que sur le forum) m'ont parlé du fait que Link paraisse idiot et que c'était un peu étrange... C'est tout à fait normal xD J'aime bien m'inspirer de ce qui m'arrive en jeu pour écrire mes fics, ou de ce que je vois dans des LP, notamment des fails (est-ce que d'autres gens font ça ? Je suis curieuse de le savoir). Et comme je suis très mauvaise aux jeux vidéo, et que mes parties sont semées de fails en tout genre, je m'amuse à transposer tout ça dans la « réalité », ce qui nous donne un Link assez idiot et de drôles de situations. Et il y aussi ses fameuses roulades et autres actions du jeu, qui, une fois transposées dans la "réalité", ne lui donne pas un air très intelligent. Et puis j'aime bien, ça créer une sorte de décalage avec l'image qu'on se fait d'un héros x)
Bon, voilà, c'est fini ! Il y a d'autres choses à raconter mais je vais m'arrêter là. Si je racontais tout, ça prendrait des plombes x). Alors voilà voilà, on s'arrête là pour les anecdotes ^^
J'essaierais d'être un peu plus active maintenant, j'ai un peu délaissé le forum pendant quelques mois. Évidement j'ai pas mal écrit pendant ce temps, alors je vais essayer de vous proposer d'autres écrits dans pas trop longtemps. Dans tous les cas ne vous fiez pas trop non plus à ce que je dis, parce que je suis tout le temps en retard quand je donne des dates (suffit de voir ce que ça a donné pour cette fin... j'avais prévu de la poster lundi dernier xD)
Enfin voilà, j'espère que les Fantômes d'Hyrule vous aura plu, merci d'avoir lu, j'ai hâte de lire vos avis !
Et voilà, une bonne fic de terminé ;D
En tout cas je trouve que le mystère/suspens autour de la femme fantôme était très bien dosé, j'avoue ne pas avoir réfléchi directement si il s'agissait d'un personnage que l'on connaissait. Mais plus les indices avançaient notamment pour le chant d'Epona, plus je me disais que c'était Malon, mais l'histoire de la mère Gerudo m'a beaucoup perturbé car j'étais pas du tout au courant de cette théorie XD
Et pour ce qui est du fantôme/loup doré, je savais bien que c'était un ancien Link, je me suis toujours dit que le lien entre chaque incarnation du Héros était spirituel et non pas héréditaire, plutôt du genre réincarnation de son âme (je développe en base spoil parce que c'est un peu HS :
Du moins c'est ce que je me dis en me basant sur la malédiction de l'Avatar du Néant qui poursuit Zelda et ses descendantes et Link et ses réincarnations. Ainsi Zelda est une élue des Déesses par son sang mais Link l'est par son âme. Enfin bref.
je viens de réaliser que mon raisonnement est foireux, un fantôme est une âme errante, et si Link se réincarne, et bah il ne devrait pas alors avoir l'âme errante ET le héros du crépuscule (qui a bel et bien une âme en lui j'imagine :niak:), du coup être un descendant c'est plus probable ...? //embrouille dans sa tête//
En tout cas j'aime beaucoup le fait que tu te sois inspiré de la musique de TP pour l'ambiance, mais ça je l'avais déjà dit au premier chapitre :niak: Aussi l'aspect "idiot/niais" ne me dérange pas plus que ça, il faut dire qu'à mes débuts sur Zelda (dont TP) je faisais autant de fails, et l'aspect cartoonesque de Link m'a toujours plus, que ce soit le Link Cartoon justement ou les autres Links //
revoit la scène de Skyward Sword où Link crie en voyant Hergo lui tomber dessus// le contraste entre épique et comique est toujours drôle !
Sur ce, hâte de voir tes prochains textes ^^
Je te félicite pour cette fic qui aura vraiment été prenante du début à la fin et qui aura vraiment été très bien travaillé. Elle était très bien dosé et c'est vraiment plaisant. (je dois dire que j'ai un peu la flemme de faire un pavé, peut être que j'éditerai mon post si j'oublie pas)
Pour avoir compris l'identité des fantômes, j'ai compris qu'il s'agissait de Malon au chapitre juste avant celui de la Bibliothèque et pour le fantôme, sur les 4 derniers chapitre je crois.
Enfin bref, moi aussi j'ai hâte de voir tes prochains texte et voir l'évolution avec des textes plus récents. :^^:
Ça y est. C'est fini. :'(
C'est une super fic, j'ai adoré lire chacun de ses chapitres. L'écriture est calme et pas trop rapide, c'est très agréable à lire.
Pour le coup je ne connaissais pas cette théorie sur le chant de Malon dans TP, c'est intéressant même si il n'y a pas réellement d'argument pour ça. Par contre il me semblait bien que le squelette était le Link d'OOT, donc là-dessus pas de surprise. D'ailleurs gaellink...
Il parait bien plus logique que ce soit une hisoire d'élu, plutôt qu'une descendance. Après tout, dans MM on voit Link quitter Hyrule. Donc TP, qui se déroule après, peut difficilement acceuillir de ses descendants. Ce n'est pas non plus par l'âme, puisque déjà on voit le Link d'OOT dans TP, et en plus chaque link a un caractère différent. Je pencherais plus pour un être "désigné" par les déesses, ou quelque chose dans le genre.
Je suis un peu triste que ça se termine, mais bon, tout a une fin... :^^: En tout cas, comptes sur moi pour lire tes prochaines fics !
Ton style écrit est fluide et agréable à lire, on te lit facilement. Plutôt concis : tu arrives à expliquer ce qui se passe sans faire de longues descriptions. Les longues descriptions ne sont pas forcément un défaut cela dit, mais c'est quelque chose qu'il faut savoir gérer.
J'ai apprécie le One Shot alors que pourtant, je n'aime pas Minish Cap. C'était mignon et bien écrit.
Quant à l'histoire, j'ai un peu tilté au début sur le fait que Link ne sache pas lire et soit un peu bête. Parce qu'en effet, il y a des livres dans la maison du Link de TP (et c'est ce premier point qui me gène le plus) et, dans le manga, il montré qu'il sait lire. Et je n'ai jamais imaginé le Link de TP comme étant bête. Mais ce ne sont que des questions d'interprétation au fond, et ton interprétation n'est pas vraiment incohérente.
Mais à part ça, l'histoire était bien construite avec un bon petit mystère autour de l'identité de cette femme fantôme. Le coup du livre pour que Malon se rende compte qu'elle est un fantôme était bien pensé et bien amené.
Concernant l'identité des fantômes...
Pour le squelette, j'avais compris qui c'était dès le début, parce que je connaissait la théorie selon laquelle le loup doré dans Twilight Princess est en fait l'esprit du Link de Ocarina of Time / Majora's Mask.
Du coup, pour la femme, je me doutais fortement que c'était Malon dès qu'on a su qu'elle avait vécu dans un ranch et qu'elle avait été fermière. Ca faisait sens avec le fait que le squelette était le Link de OoT/M'sM.
Merci encore pour vos commentaires pour ces derniers chapitres, ça me plait beaucoup de les lire à chaque fois. Merci aussi d'avoir ma fic en entier ^^ (je ne cesserai jamais de vous remercier xD) Ça fait vraiment plaisir de voir que des gens suivent vraiment ce qu'on fait, et surtout d'avoir des avis constructifs, ça donne confiance en soi.
Je suis aussi contente d'avoir pu vous faire découvrir quelques petites théories grâce à cette fic ;)
Ensuite, concernant la descendance des Héros...
J'aime bien les trois possibilités évoquées, même si j'ai un faible pour le fait que ce soit plutôt héréditaire. J'aime beaucoup aussi le fait que ce soit les Déesses qui choisissent, comme Linkondo. En revanche, le choix de la réincarnation par l'âme mais plait moins, surtout que comme l'a dit gaellink, ce n'est pas très logique, mais si on suit ce qui est dit dans SS, c'est ce qu'on devrait penser.
Mais pour cette fic j'ai préféré l'hérédité car je me suis basée sur le Hyrule Historia, où il est clairement dit que Link TP a le sang du Héros du Temps qui coule dans ses veines.
Enfin, de toute façon pas de jaloux x) j'ai un OS qui parle au contraire de la réincarnation qui ne devrait pas tarder et une autre fanfic qui se base sur le choix par les Déesses
Et merci de ton avis
@Fenrin ! C'est sympa d'avoir pris le temps de lire depuis le début, et je suis contente que mes écrits et mon style t'ai plu :^^:
Salut
@Aélia, j'ai découvert ta fiction "Les fantômes d'Hyrule" il y a quelques temps et j'ai beaucoup aimé ! L'histoire était vraiment prenante et ton style me permettait d'entrer dans l'atmosphère de ta fic. Grâce à ton histoire, j'ai découvert des théories concernant Malon et ça m'a même donné envie de faire quelques recherches à ce sujet ^^
En tout cas j'ai vraiment aimé ton histoire autour de ces deux Link et j'ai hâte de lire tes nouvelles fic ;D
Salut
@xanto01 ! Ton commentaire me fait très plaisir, je suis contente que ma fiction t'ai plu de bout en bout et d'avoir pu te donner envie de intéresser un peu plus au personnage de Malon ! C'est un personnage secondaire (tellement secondaire que plusieurs personnes ne voient même pas qui c'est xD ), mais je la trouve vraiment attachante. Merci d'avoir lu ! :D
Aujourd'hui ce n'est pas une fanfic que je vous propose. C'est un one-shot que j'ai écrit suite à une sorte de défi. Je devais écrire un texte où il devait y avoir une plante, un enfant, une auberge et une séparation. Est-ce que j'ai réussi le défi ? A vous, chers pézédiens, de me le dire !
Le titre est provisoire, et si ce texte prend l'apparence d'un OS pour l'instant, il pourra changer et devenir un simple chapitre ou prologue d'une histoire à part entière, car j'ai eu de nombreuses idées suite à sa rédaction.
Enfant, plante et auberge ou la fleur de la Dame Nature
On ne lui avait rien expliqué. On lui avait juste dit qu'il fallait partir. Quand il avait demandé pourquoi, les grandes personnes lui avaient répondu avec une nervosité cachée : « Ce n'est rien, ne t'inquiète pas. On va juste trouver un endroit bien mieux pour vivre. Ici il n'y a plus personne. Tu ne voudrais pas aller vivre dans un grand village, avec pleins d'autres enfants pour jouer avec toi ? » C'était tout. On ne lui disait pas tout. On voulait le rassurer. Il était bien trop jeune pour connaitre tous les problèmes des grands. Alors, on lui faisait croire qu'il n'y avait rien. Que personne ne courait aucun risque.
Mais la vérité était que le monde devenait bien trop dangereux. Dans leur propre village, ils n'étaient plus en sécurité. La forêt avançait sur les terres avec une vitesse folle, poussée par la Dame Nature. Bientôt, l'entité recouvrirait le monde entier pour détruire de sa rage dévastatrice tout ce que les hommes avaient construit. Ces derniers n'étaient pas de taille face à la Dame Nature. Ils lui avaient trop fait de mal, et désormais, elle voulait se venger d'eux. La plupart des habitants du village avaient déjà fui. La forêt n'était plus qu'à quelques lieues des vieilles maisons, et dans quelques jours, elle les aurait déjà toutes englouties. Seuls étaient restés les vieux magiciens fous, le forgeron – qui se croyaient tous de taille face à la menace –, et la petite famille de l'auberge-taverne, dont l'unique enfant ne voulait pas partir. En apprenant la nouvelle, il avait versé toutes les larmes de son corps, et le manque d'explications de ses parents n'avait fait qu'empirer la chose. Quitter la maison ? Mais pourquoi faire ? Et quitter son amie, sa seule amie ? Hors de question ! Il l'aimait bien trop pour la laisser au village, seule, avec des vieillards alcooliques. Son amie, sa plante... Il ne pouvait pas la quitter comme ça...
Derrière la maison avait grandi une plante magique. C'était une belle fleur jaune, de la même hauteur que l'enfant, et dont un seul pétale fait bien la taille de sa tête. En la découvrant, les aubergistes, effrayés, avaient décidés de la déraciner. Et si cette plante était une envoyée de la Dame Nature ? Et si elle grandissait tant au point de détruire leur maison, comme le ferait un jour ou l'autre la forêt ? Non, on ne pouvait pas courir le risque de se réveiller, un beau matin, l'auberge à moitié croulante, et envahie par l'effrayante nature de leur monde !
Et les quelques voyageurs qui fuyaient, où dormiraient-ils ? Et les vieux magiciens, où iraientils boire leurs chopes de bière ? Il était hors de question de perdre comme ça leur commerce, pas de sitôt en tout cas ! Déjà qu'ils auraient du mal à en rouvrir un dans les autres villages encore en sécurité, à cause de tous les autres aubergistes et taverniers ayant fui avant eux, ils ne pouvaient pas se permettre de perdre ainsi de l'argent, qui leur serait sans aucun doute très utile pour leur voyage.
Cependant, malgré les multiples déracinements auquel le couple de commerçants opéraient, la fleur repoussait toujours quelques jours plus tard, encore plus belle, encore plus vive qu'avant.
« C'est l'œuvre de la Dame Nature, pour sûr ! » s'était écrié le père de famille, un soir où son fils dormait déjà profondément. « On ne peut plus rester là, il faut fuir ! Cette fleur est une messagère ! Elle nous dit que pour avoir la vie sauve, il faut partir, ou sa mère la Nature nous détruira tous ! » Il s'était arrêté, puis avait ajouté, l'air sombre : « Si cette fleur ne nous tue pas avant. »
Aussitôt, la mère de famille horrifiée avait fait les bagages. Son mari avait pris l'argent. La grand-mère avait psalmodié des prières. L'oncle avait tracé le chemin le plus sûr sur une carte. Il n'y avait pas de temps à perdre. Le danger arrivait. Il fut décidé de partir la semaine suivante, quand tout serait prêt.
L'enfant, au tout début, n'avait pas compris toute cette agitation. Il allait voir sa plante, sans que personne ne s'en aperçoive. Tous étaient bien trop pris par la préparation du voyage pour remarquer ses sorties. Alors il lui parlait, à sa plante, lui racontait ses journées, caressait avec une douceur infinie ses grosses feuilles, et lui contait blagues et histoires. Il la trouvait jolie, cette fleur jaune, avec les petites traces orangées qu'il percevait sur ses pétales. Il avait l'impression qu'elle l'écoutait, qu'elle acquiesçait à ses longs discours, et il était persuadé que les légers tremblements qui l'agitaient parfois étaient dû au fait qu'elle riait à ses plaisanteries. Quand il était retenu par sa famille qui le questionnait sur ses occupations, le garçonnet se précipitait ensuite s'excuser auprès de sa fleur. Il ne voulait pas la rendre triste, et encore moins qu'elle lui en veuille. Il ne voulait pas lui manquer. Après tout, comme lui, elle était toujours toute seule. Elle n'avait pas d'amis, la jolie fleur. Lui non plus n'en avait pas. Et ce serait triste s'ils n'étaient plus amis, s'ils se quittaient.
Avec qui passerait-il ses journées, sans elle ? Hein, avec qui ?
Alors le jour où il apprit la nouvelle du départ, cette question résonna en boucle dans la maison, entre deux reniflements et crises de larmes, et ce, toute la journée. Rien ni personne ne parvint à le consoler, si bien que le père finit par s'énerver, lui interdisant de sortir de la maison et de retourner voir cette fleur. Son oncle, sa grand-mère et sa mère acquiescèrent vigoureusement. Et si cette plante étranglait l'enfant de ses racines ? De plus le petit garçon aurait tout le loisir de se faire de nouveaux amis de son âge lorsqu'ils auraient fui, pourquoi s'entêter à vouloir rester avec une fleur ? Maléfique, qui plus est !
Mais malgré les craintes de sa famille, le jour du départ, il sortit tout de même rejoindre sa plante. Il la serra dans ses petits bras en pleurant. Non, non, non ! Il ne voulait pas la quitter ! ais ses parents voulaient partir, ils ne voulaient plus qu'il la voit. Qu'allait-il faire ? Il eut soudainement l'impression que les feuilles de la plante lui caressaient le dos, comme pour le rassurer. Cela l'apaisa et les larmes coulèrent moins fort.
Cependant il n'eut pas le temps de faire ses adieux à sa jolie fleur. Son père arriva et, en le découvrant ainsi aussi proche de la plante qu'il croyait maléfique, se mit à lui hurler de s'éloigner d'elle. Il ne laisserait pas cette fleur démoniaque, envoyée de la Dame Nature, tuer son enfant ! Le petit refusa. Il ne quitterait pas sa plante, ou alors, il l'emmènerait avec lui.
Le père était furieux. Il attrapa le bras de son fils et l'arracha à son amie. Quand il revint près de la famille au complet, son épouse se précipita vers le petit garçon pour le serrer dans ses bras.
La mère dû trainer son fils pour le sortir du village. Ses pleurs étaient déchirants. On essayait tant bien que mal de l'ignorer. Le père avançait devant, avec détermination. La grand-mère avait déjà du mal à marcher. L'oncle vérifiait ses cartes. L'enfant pleurait, encore et toujours, retardant la marche.
Enfin, ils passèrent l'arche de l'entrée du vieux village, l'arche qui symbolisait la frontière entre leur chez-soi, et l'inconnu. La petite famille passa dessous. Ils s'éloignèrent petit à petit, trainant les affaires qu'ils avaient jugés bon d'emporter, et l'enfant, toujours en pleurs.
Mais ils eurent à peine quitté le village que la jolie fleur derrière leur ancienne maison commença à trembler. Ses feuilles et ses pétales bougeaient frénétiquement. Puis d'un coup, elle se mit à pousser à une incroyable vitesse. Ses racines passèrent sous et sur la maison, comme pour l'entourer. Les murs commencèrent à se fissurer. On aurait dit que la fleur voulait l'écraser. Ses racines et ses feuilles serrèrent le bâtiment si fort que la toiture se fit broyer en un bruit effroyable. Quelques murs cédèrent sous la pression. La plante s'infiltra à l'intérieur. Les meubles abandonnés se retrouvèrent en une fraction de seconde recouverts de végétation. La Dame Nature reprenait petit à petit ses droits. La vieille auberge avait presque disparu sous l'emprise de son envoyée.
Si la famille s'était retournée une dernière fois pour observer de loin son chez-soi adoré, l'enfant en pleurs n'aurait sans doute même pas reconnu sa maison. Et ses parents auraient pu voir que leurs craintes s'étaient réalisées. Mais aucun ne se retourna, et seuls les vieux magiciens pourraient constater plus tard que l'auberge de la petite famille avait disparue sous les feuilles et les racines de la jolie fleur jaune.
Et que la Dame Nature continuait inexorablement son œuvre de destruction, sa vengeance envers les hommes.
Alors là défi réussi ! En plus j'ai beaucoup aimé, c'est tout mignon et triste à la fois. L'enfant ami avec une fleur m'a fait penser au Petit Prince en plus.
Par contre je ne m'attendais pas à une fin comme ça, je ne pensais pas que la fleur en voulait réellement aux hommes puisqu'elle était amie avec l'enfant, et donc aurait compris que les humains ne sont pas tous mauvais, mais c'était peut-être un peu naïf de ma part. Après tout l'enfant sous l'influence de sa famille finira peut-être un adulte aigri s'est s'en doute dit la fleur, à moins que c'était une mission où elle était obligé d'obéir et ça l'arrangeait que l'enfant parte pour pouvoir l'accomplir ?
Bref l'idée du défi est sympas, et en plus ce début d'histoire si tu comptes la développer est prometteur !
Merci, gaellink !
A vrai dire, je me suis dit que la plante s'était attachée au petit garçon, premier humain qu'elle croise qui est gentil avec la nature, assez pour ne pas vouloir lui de mal, mais avait quand même reçue l'ordre d'anéantir les humains. Pour moi elle a juste attendu que l'enfant innocent s'en aille, pour accomplir sa mission, mais tes interprétations sont bonnes aussi. Par contre pour le Petit Prince, c'était une référence absolument pas volontaire, je n'y ai même pas pensé en écrivant x)
Comme mon idée semble plaire, j'ai vais tenter d'écrire à nouveau sur cet univers, on verra bien ce que ça va donner ^^
Chaud cette galerie pas du tout active avec une artiste qui a été inscrite aux PZAwards dans la catégorie « Meilleur écrivain » malgré ça...
Il faut remédier à ce problème immédiatement. Et pour ça, rien de tel que deux petites nouvelles sur Zelda.
La première parle de Dark Link d'OOT. Je l'ai écrite entre novembre et décembre dernier parce qu'une personne me l'avait demandé, et si dans un premier temps j'ai eu un max d'inspiration, la suite a été beaucoup plus compliquée car j'ai longtemps hésité pour les temps que je devais utiliser, et je ne savais pas comment conclure mon texte. Au final, je le trouve brouillon et flou, mais j'espère qu'il vous plaira quand même. ^^
La deuxième, parlant de Link de TP et de bien d'autres, été débutée en mai 2017 pour être terminée en janvier 2018. Presque un an pour le finir alors qu'il est relativement court :oups:. Mais il faut dire que pendant deux mois, de mai à juillet, mon texte se limitait au un et demi premier paragraphe car il me semble que je n'avais pas d'inspiration. Mais je doute tout de même de ce fait, et je ne sais pas vraiment pourquoi j'ai autant galéré, j'ai pourtant le souvenir d'avoir toujours eu mon idée bien en tête. (Il y a une phrase illogique dans ce que je raconte, mais j'ai la flemme de la corriger. :oups:)
Sinon, vous n'imaginez pas le manque d'enthousiasme que j'ai eu pour la dernière relecture de ce texte.
Petit résumé pour vous donner envie :
Lors de l'affrontement final au château d'Hyrule, Ganondorf possède soudainement le corps de la princesse Zelda, dans l'espoir de faire souffrir le jeune héros Link. Mais ce dernier, n'ayant aucune affection pour la jeune femme, se rit de la tactique de son ennemi et ses souvenirs divaguent alors à travers ses diverses réincarnations et la toute première Zelda, ainsi que sa relation avec toutes ses descendantes.
A part ça, comme dit plus haut, ça fait longtemps que je n'ai pas posté dans ma galerie. Comme je suis en vacances depuis environ un mois désormais, j'ai eu et j'aurais l'occasion d'écrire énormément, alors prions pour que je sois plus active ici – mais surtout que j'ai le courage de tout partager. x)
Bonne lecture. ^^
1er texte :
Nous ne sommes pas ennemis
Je me souviens qu'à ma naissance, la seule chose que j'ai ressenti, ce fut la douleur. J'ai eu l'impression qu'on m'arrachait une partie de moi-même.
A ma mort, au contraire, il n'y avait rien. Rien. Pas de douleur, pas de souffrances. Pas d'émotions. Juste un grand vide. Comme s'il me manquait quelque chose. Et pourtant ça a été violent : ce fut un coup d'épée dans le ventre qui mit fin à ma vie.
Ma vie... En ai-je seulement vraiment une ? Je ne me suis jamais senti vivant. Je n'ai jamais ressenti d'émotions, mais juste un grand sentiment de vide persistant. En fait, je pense que je ne suis même pas vraiment en vie. Cela expliquerai sans doute pourquoi après ma mort, je me suis réveillé à nouveau...
Quand j'ai ouvert les yeux après mon trépas, j'étais encore dans cette salle sombre et humide. Cependant l'illusion qui la décorait avait disparu, et les portes qui me retenaient prisonnier étaient ouvertes. Toutes. Toutes les portes de ma prison étaient ouvertes.
Je me suis alors dit que c'était l'œuvre de mon assassin, cet individu qui me ressemble étrangement et que je dois absolument retrouver.
Je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas comment, mais je me sens lié à lui par une force inimaginable. Dès que je l'ai vu entrer dans ma salle, j'ai ressenti toutes les émotions que le destin m'avait refusées jusque-là. Pour la première fois je me suis senti vivant.
Quand les portes de ma prison se sont ouvertes, je suis resté caché derrière l'unique arbre que je n'avais jamais vu ; mon instinct m'avait crié de le faire. Alors, debout derrière l'arbre gris, j'ai observé. Et il est entré.
J'ai alors vu un garçon blond, aux yeux bleus, accompagné d'une fée qui virevoltait autour de sa tête. Il avait dans sa main une épée qui ressemblait à la mienne. Une puissance qui me voulait du mal en émanait. Mais lui... il avait une aura lumineuse... Incroyable. Totalement pure. Parfaite. Comme s'il n'avait... aucun défaut, aucun vice, aucune imperfection.
Tout le contraire de moi, en somme.
Au tout début, je suis resté caché. Il m'intriguait, ce garçon. Il me ressemblait, mais parassait aussi tellement différent de moi... J'ai eu le sentiment, en le voyant, que je l'avais déjà rencontré, et qu'il n'était qu'une vieille connaissance. Mais je n'arriverais pas à me souvenir de lui. Et même maintenant, je n'y parviens toujours pas. C'est étrange. Tout ce que je sais, ce que nous sommes liés.
Le garçon a ensuite commencé à explorer minutieusement ma salle. Il regardait de partout mais semblait ne pas me voir, si bien qu'il a fini par dépasser mon arbre. J'avais bien remarqué qu'il voulait sortir, je le voyais chercher en vain un moyen de sortir de la pièce. Alors j'ai décidé de m'approcher de lui.
Immédiatement sa fée m'a repéré et s'est mise à tourbillonner autour de moi. Et lui, il m'a attaqué.
Sur le coup, j'ai paniqué, son épée me faisait tellement peur ! J'ai tout fait pour éviter qu'elle ne me touche. Cette arme me voulait du mal, elle voulait m'éliminer ; je l'ai bien senti. Une puissance destructrice émanait de sa lame. Je ne l'ai pas laissé me toucher, ni même me frôler. Et jamais je ne la laisserais le faire. Ni aujourd'hui, ni demain, ni jamais.
Mais visiblement, je me suis si bien défendu contre l'arme qui me menaçait que son porteur a fini par en changer. Il a pris une immense épée, qui devait bien faire sa taille – et la mienne aussi, puisque nous sommes pareils. Il a enchaîné ses coups, je n'ai alors pas pu me défendre. Je me suis contenté de subir et j'ai fini par disparaître sous l'eau.
Je me suis réveillé quelques temps après, trempé et avec encore une faible douleur au ventre, là où j'avais reçu le coup d'épée. Je ne saurais dire combien de temps il s'est écoulé entre ma mort et mon réveil : depuis que j'ai rencontré ce garçon, j'ai perdu toute notion du temps.
Une seule pensée hantait mon esprit à ce moment là – et le hante toujours – : je devais – et dois – absolument retrouver sa trace, coûte que coûte. Le lien que je ressens entre lui et moi est bien trop fort pour pouvoir l'ignorer.
Même s'il y a quelques heures, jours ou mêmes mois, c'est lui qui m'a « tué ».
Déterminé à l'idée de revivre toutes sortes d'émotions, je suis alors sorti de ce lieu dans lequel j'avais déjà passé trop de temps. A ma sortie, je fus ébloui par toute la lumière et toutes les couleurs dont je ne connais toujours pas le nom que ce monde a à offrir. Tout cela est si beau... Dans ma cellule, il n'y avait pas de couleur. C'était sombre, si sombre... Et là, je vois un monde nouveau, ce monde dans lequel je vis pourtant, mais qui me semble incroyable.
Mes premiers pas dans cet univers furent magiques. J'ai senti le vent souffler contre mon visage et le soleil déposer ses rayons sur ma peau. Je me suis baissé et j'ai alors passé mes mains à travers l'herbe. J'ai découvert une sensation douce, que je n'oublierai jamais.
Puis j'ai commencé mon exploration. Même après des heures et des heures de marche, je m'émerveille encore de tout, je vois de la vie tout autour de moi ; des oiseaux, des plantes et mêmes des monstres, tout est beau à mes yeux.
Mais au fil de mes découvertes, j'ai fini par arriver devant un grand monticule sur lequel se trouvent des habitations. C'est devant elles que je me trouve à présent.
Depuis plusieurs heures je reste devant l'entrée de la colline, immobile et penseur.
Je suis fortement intrigué, je me demande si je peux y trouver des gens comme moi, mais à cette idée, mon ventre se serre d'angoisse et de peur. Je ne sais pas ce qui peut se passer. Et si les habitants essayent aussi de me tuer, comme le garçon ? Qu'est-ce que je ferais ? Je devrais... me battre à nouveau ?
Toutes ces questions m'inquiètent. Je suis totalement perdu, dans ce monde nouveau.
Après de longues réflexions silencieuses, je finis tout de même par me décider, et entrer dans ce lieu inconnu. Là-bas, il y a une odeur bizarre, mais pas désagréable et je peux également entendre un multitude de bruits étranges. Au loin, j'aperçois des créatures qui marchent sur de longues pattes et broutent l'herbe au sol. Je suis fasciné par elles, elles galopent avec vigueur au centre des barrières en bois. Je m'approche alors, désireux de les voir de plus près, quand soudain j'entends des voix. Je me tourne.
Debout appuyé contre les barrières, se trouve celui qui m'a tué et fait ressentir toutes les émotions du monde. Aussitôt, ces dernières me comblent et je me sens à nouveau vivant.
Ainsi je n'aurais pas à le rechercher à travers ce gigantesque univers puisqu'il est là, devant moi, et qu'en restant près de lui je vais enfin pouvoir combler ce vide immense que je ressens depuis si longtemps !
Il est en compagnie d'une fille aux longs cheveux roux. Bien qu'elle soit dos à moi, je lui trouve une certaine grâce. Ils rient tous les deux, souriants et joyeux.
Rire... Moi, je n'ai jamais ris. Je n'ai jamais connu non plus la joie. Et encore moins l'amitié. Je connais juste ces mots, mais sans réellement savoir leur signification.
Ces deux-là semblent être amis. J'aimerais bien, moi aussi, rire et être heureux. J'aimerais bien avoir des amis, puisque ,apparemment, cela fait rire et donne le sourire. J'aimerais bien les rejoindre...
Je m'approche d'eux. Ils sont joyeux, je veux être comme eux.
Mais leur réaction me fait aussitôt regrette ce choix imprudent. J'aurais dû réfléchir avant d'esquisser le moindre geste à leur égard...
La jeune fille crie en me voyant., et je vois, horrifié, mon assassin se place alors immédiatement devant elle et sort son épée, qui n'est pas la même que la dernière fois, comme pour la protéger. Mais la protéger de quoi ? Je ne suis pas méchant ! Je veux juste devenir leur ami !
Je reste figé, déconcerté de la tournure que prennent les événements. Va-t-il encore une fois me tuer ? Je le vois devant moi, ce garçon qui me ressemble et avec qui je me sens lié. Il me fixe, et je le fixe. Il semble perplexe. Peut-être attend-t-il que je dégaine mon arme moi aussi, pour l'affronter comme dans mon horrible prison d'eau ? Mais je ne suis pas là pour ça. Tout ce que je veux c'est connaître aussi la joie, et rester avec lui, pour me sentir vivant.
Je ne sors pas mon arme. Je me contente de tendre la main vers lui.
Je suis bien trop loin, je ne peux pas le toucher. Mais il a dû lire dans mes yeux mes supplication car il fait un pas vers moi, puis deux, puis trois. Et il tend sa main comme je l'ai fait.
On se regarde dans les yeux. Les siens sont beaux. Ils sont bleus, bleus comme le ciel. Je sais que les miens sont rouges. Comme le sang.
Il s'avance encore un peu. Mon cœur s'accélère. Je l'entends et je le sens battre dans ma poitrine. C'est une sensation étrange. Ça ne m'était jamais arrivé, avant lui.
Il s'avance encore.
Nos doigts se frôlent, puis...
Un éclair blanc. D'anciennes émotions refont surfaces.
... puis
nous nous souvenons.
Nous avions dix ans. Ganondorf venait d'enlever Zelda. Nous venions de récupérer son ocarina.
Nous étions devant l'épée, prêts à la retirer de son socle. Nous avions attrapé le pommeau. Et nous avons tiré.
L'épée était lourde. Nous avions du mal à la soulever.
Mais finalement, nous avons réussi. L'épée de légende était hors de son socle.
Mais on ne savait pas. On ne connaissait pas le prix à payer pour la porter.
On ne pensait pas ...
...qu'elle nous séparerait.
Elle ne tolérait pas, en tant qu'épée du bien, que son porteur puisse ne pas être parfait. Sans vice. Sans défaut. C'est la lame purificatrice après tout. Elle ne peut pas être portée par n'importe qui. Seulement par quelqu'un de bien, qui ne veut que du bien
C'est pour ça.
C'est pour ça qu'elle nous a séparés. Qu'elle m'a séparé de lui. De mon corps. De ma moitié.
Moi, je devais être une entité à part entière. Je faisais partie de lui. J'étais ce qui le rendait... humain ? Imparfait comme tous les êtres. J'étais ses défauts. Ses imperfections.
Mais pour éviter que je ne prenne le dessus, que je n'insuffle quelques pensées noires ou une trop grande soif de pouvoir dans son cœur, et qu'il n''utilise ainsi sa lame qu' à mauvais escient, elle m'a forcé à le quitter, lui, mon propre corps.
C'est donc de là que vient ce profond vide que je ressens... et cette affreuse douleur que je suis venu au monde... C'est pour ça que... j'existe.
Je ne suis pas complet. Lui non plus.
Mais maintenant qu'on se souvient, tout est plus clair. Nous ne sommes pas ennemis. Loin de là.
En réalité, nous sommes un.
2ème texte :
Réincarnation
Le rire maléfique de Ganondorf résonnait encore et encore dans la salle du trône, se répercutant contre les murs, son écho tintant entre les grandes colonnes de marbre. Midona était étalée au sol, inerte. Le combat ne se déroulait pas comme Link l'avait prévu : il n'avait pas pensé une seule seconde que Ganondorf pouvait maîtriser la magie des ombres. Le jeune héros l'avait visiblement sous-estimé et désormais, il se retrouvait seul, sans son amie du monde du Crépuscule qui l'avait tant aidé durant sa quête.
Des bruits de talons résonnèrent derrière Link, qui se retourna, près à se battre. Il retira vivement son épée de son fourreau et se retrouva nez-à-nez avec la princesse d'Hyrule, Zelda. Ses yeux, désormais jaunes, luisaient d'un éclat malfaisant.
Alors c'était de cette manière que le Seigneur des Ténèbres comptait se battre ? En possédant la princesse d'Hyrule ? Qu'espérait-il exactement, faire souffrir le jeune héros en le faisant combattre la tant aimée jeune femme ?
Ce dernier ricana en son for intérieur. La tactique de son ennemi ne prenait pas. Ce n'était pas combattre la belle princesse qui allait l'affaiblir.
Encore aurait-il fallu que l'éternel ennemi du Héros ait eu cette idée quelques siècles plutôt...
Bien que plusieurs centaines d'années le séparaient de cette belle et douce époque, Link s'en souvenait encore. En ces temps-là, il n'était encore qu'un jeune homme innocent dont la seule préoccupation était de dormir. Tout était si paisible... Il avait des amis, une vie calme... Il était amoureux... Tout allait bien. Il avait également un oiseau géant... comment cela s'appelait-il déjà ? Ah oui, un célestrier.
Il menait la belle vie, sur cette île dans le ciel, avec la gentille Zelda.
La première Zelda...
Cette première Zelda, il l'avait aimé. Sa joie de vivre et sa gentillesse... tout en elle l'avait conquis. Alors quand elle avait disparu, il avait bien évidement remué ciel et terre pour la retrouver. Peut-être, malgré tout son amour, n'aurait-il pas dû...
Ceci n'est pas la fin.
Ma haine... la malédiction des démons... renaîtront sans fin à travers les âges.
Ne l'oublie jamais ! L'histoire se répétera !
Vous... héritiers du sang de la Déesse et de l'âme du héros, vous ne pourrez pas échapper à ma malédiction !Ces paroles, Link s'en souviendrait à jamais. C'étaient celles qui l'avaient condamné. Qui l'avaient destiné à revenir dans un autre corps à chaque fois que le danger reparaissait, et à ne jamais pouvoir revoir, même dans la mort, son premier amour.
Suite à cette malédiction, il s'était sans cesse réincarné. Les premières fois, il était proche de la famille royale – les descendants de sa Zelda et également les siens. Il avait apprécié les différentes princesses qu'il avait rencontrées, mais à chaque fois que le danger réapparaissait et que ses souvenirs lui revenaient une fois la menace passée, il songeait à la première jeune femme et il ne pouvait s'empêcher de la comparer à ses descendantes.
De toutes les princesses d'Hyrule qu'il avait connues, aucune ne pouvait surpasser la première. Quand l'une avait sa gentillesse, c'était sa joie de vivre qu'il manquait. Quand l'autre avait sa joie de vivre, c'était la gentillesse qu'elle n'avait pas. Et ainsi de suite... Aucune ne pouvait être aussi parfaite que sa Zelda.
Mais il les avait tout de même appréciées, ces princesses. Quelques unes lui avaient suffisamment plu pour qu'ils deviennent amis, ou au mieux, qu'il y ait un début de romance entre eux. Seulement au fil du temps, les descendantes de sa déesse lui devinrent insupportables. Trop sérieuses. Trop snob. Irresponsables face aux menaces maléfiques. Le Héros n'en pouvait plus, la seule chose qu'il pouvait faire était simplement de nouer avec elles de simples relations respectueuses en vue de leur éternelle mission.
Au fond de lui, tout ce qu'il voulait était simplement revoir la jeune déesse et retrouver une vie normale. Seulement, les Déesses ne semblaient pas vouloir son bonheur. Jamais elles ne lui accorderaient le repos éternel.
Heureusement pour lui au fil des siècles, ses réincarnations se firent de plus en plus éloignées de la famille royale. Peut-être les divinités d'Hyrule avaient-elles enfin eu pitié de lui ? Ce fut durant cette période qu'il redevint heureux, comme il l'avait été dans sa première vie, et dans les quelques rares qui suivirent et qu'il avait appréciées.
De nouveaux environnements l'entouraient, de nouvelles personnes, de nouvelles coutumes. Le changement lui faisait du bien, et plus il s'éloignait de son passé, mieux il se portait.
Même s'il n'oubliait son premier amour, il avait rencontré d'autres femmes et en avait même aimé certaines. Il s'était de toutes les manières fait à l'idée qu'il ne retrouverait plus jamais sa Zelda.
A chaque réincarnation, après qu'il ait sauvé les différentes princesses irresponsables, il s'en allait sans même recevoir un merci de la part des souveraines ingrates. C'était lors de ces moments de solitude, où il n'avait plus personne, seul au milieu d'Hyrule, qu'il rencontrait à nouveau ceux et celles qui l'avaient aidé dans sa quête et qui l'avaient apprécié. Il revoyait notamment certaines jeunes filles, pour qui naissaient quelques fois des sentiments amoureux. S'en suivait parfois un mariage, des enfants, et le tout dans des vies simples et normales, qui lui rappelaient la toute première qu'il avait eu.
C'était souvent ces épouses, amantes, ou justes amies qui le rendaient heureux à travers ses différentes vies. Pas toutes les Zelda plus fades et inintéressantes les unes que les autres. Celles-là le faisaient tellement souffrir.
Parfois, il souhaitait tout oublier de sa première vie, pour ne plus endurer la douleur, à chaque réincarnation, du souvenir doux-amer de la Zelda originelle quand il voyait ses descendantes.
Mais, si les déesses exauçaient ses prières et lui accordait un nouveau départ, il avait tout de même une dernière faveur à leur demander...
Oh, ce qu'il aurait aimé revoir une dernière fois sa Zelda ! Il savait bien qu'il ne pourrait plus jamais être avec elle, mais le simple fait de la voir, après des siècles et des siècles, lui ferait un immense bien. Cela pourrait apaiser sa douleur et il pourrait recommencer une nouvelle vie sans regrets... Si seulement – Si seulement ! – les déesses avaient le pouvoir de briser sa malédiction...
Link revint soudainement à la réalité. La princesse possédée par le Seigneur du Malin venait de charger, et il s'était pris l'attaque de plein fouet. Il se releva difficilement ; elle lui avait fait mal. Le héros leva les yeux vers elle, et eut un sourire froid.
Toute la grâce et la beauté dont était pourvue l'héritière du trône d'Hyrule n'atteignait pas – ou plus – son cœur.
La pitié ne serait pas au rendez-vous pour ce combat.
Je devrais peut-être songer à améliorer ma capacité à trouver de bons titres...
Pas mal d'émotions dans ces deux textes, et les idées d'histoires sont bien trouvées.
Dans "Nous ne sommes pas ennemis", on a pitié de Dark Link alors que c'est censé être un "méchant". J'ai même eu l'impression en lisant que Link lui avait tout volé alors que le pauvre n'avait rien demandé. Et ce n'est pas très souvent que l'on voit une histoire avec le point de vie d'un "méchant".
Pour "Réincarnations", j'ai apprécié que tu mettes en avant la théorie selon laquelle Link et Zelda se réincarnent à chaque fois que Ganon / Ganondorf réapparait. Et reprendre le moment plutôt court de Twilight Princess quand Ganondorf prend possession de Zelda et faire une fiction avec ça, il fallait y penser.
Sinon, style écrit toujours agréable à lire et, s'il y a des fautes, je ne les ai pas vues. Et ne t'inquiètes pas, je comprends ton problème pour les titres.
Bonjour, bonjour ^^ Je reviens ici après de longs mois d'absence pour vous partager une autre fiction sur Zelda. Cette fois-ci ce sera sur Ocarina of Time, et plus particulièrement à propos de la princesse Zelda. C'est une histoire nommée
Journal d'une princesse prisonnière que j'ai créée en juillet 2017, mais que j'ai réécrite en janvier 2018, parce que les premières versions des chapitres étaient un peu nulles.
Ce n'est pas quelque chose qu'on doit prendre très au sérieux. Je l'ai faite un peu pour m'amuser, alors il y a certaines choses que vous risquez de trouver improbables, stupides, ridicules ou absurdes, mais c'est l'ambiance générale de cette fanfic qui est comme ça ^^ (et puis j'ai la flemme de réécrire une nouvelle fois, mais chut) Certains trucs n'ont pas tellement de logique mais j'aime bien xD C'est assez différent des
Fantômes d'Hyrule, moins sérieux et moins émotionnel.
Avant de poster le premier chapitre ici, je l'ai un peu réécrit car je le trouvais moyen, mais il reste globalement le même, avec juste quelques phrases en plus et de nouvelles tournures. Comme c'est toujours en cours d'écriture depuis janvier 2018, mon style va sans doute évolué au cours des chapitres. Il y en aura d'ailleurs en tout 15 en comptant l'épilogue, qui seront assez courts. Actuellement, il y a 13 chapitres d'écrits, je suis encore en train de faire le dernier chapitre et l'épilogue, mais ils seront finis lorsque j'arriverai à leur niveau sur le forum.
Je vous mets un petit résumé (pas ouf), celui que j'ai fait quand j'ai commencé à poster sur Wattpad :
Dans l'imposante Tour du Seigneur des Ténèbres, quelques temps après son enlèvement au Temple de Temps sous les yeux du Héros Link, la belle princesse Zelda trouve un vieux carnet abandonné.
Seulement le courageux Héros du Temps, pris par ce qu'on appelle communément les "quêtes secondaires", met bien du temps pour venir la secourir, et la jeune femme décide de décrire dans le carnet ses pensées et son nouveau quotidien avec son grand ennemi, le Seigneur du Malin Ganondorf.
J'espère que ce premier chapitre vous plaira, bonne lecture !
Journal d'une princesse prisonnière
Jour 1, 18h14, dans ma cellule
La famille royale serait-elle maudite ?
C'est une question que je me pose depuis tellement longtemps... et ce n'est pas la seule. Il y en a tellement d'autres qui tourbillonnent dans mon esprit actuellement.
Pourquoi ? Pourquoi les princesses d'Hyrule sont toujours victimes de sortilège ou d'enlèvement ? Pourquoi est-ce que je suis née au sein de la famille royale ? Pourquoi est-ce que je porte sur mes épaules le sort de tout un royaume ? Pourquoi moi ? J'ai fait tellement d'erreurs... Il aurait mieux valu que quelqu'un d'autre soit à ma place pour protéger ce monde.
Il y a des jours où je voudrais juste être une fille normale, sans royaume à diriger ou à sauver, sans héros à aider, ou je-ne-sais-quelles autres activités auxquelles s'adonnent les princesses des légendes d'Hyrule depuis des temps immémoriaux. C'est fatiguant de faire cela, je n'en peux plus, et le pire dans tout ça, c'est que malgré tous mes efforts, malgré tout ce que je fais pour aider même en étant exténuée, je n'arrive à rien. Durant ces sept ans de terreur, depuis que Ganondorf a pris le pouvoir, j'ai eu l'impression de ne servir à rien, d'être juste là, dans le décor, à regarder mon royaume s'écrouler.
Tout ce que j'ai fait a été inutile, tous mes choix n'ont eu aucune conséquence positive et ont été des erreurs.
C'est pour ça qu'à présent, je suis ici, dans la Tour de Ganondorf. Je me suis faite enlevée il y a quelques heures. Link n'a pas pu m'aider. Il a, bien évidemment, réagi trop tard.
Si j'avais réfléchi avant d'agir, si j'avais été plus intelligente, je n'en serais peut-être pas là. Je ne me serais pas révélée au Temple du Temps, Ganondorf n'aurait pas découvert ma ruse, et je pourrais encore aider Link – car il en a grand besoin.
Seulement, j'ai fait des choix regrettables, je suis prisonnière de Ganondorf, et je ne suis plus d'aucune utilité au héros.
Dans la chambre où l'usurpateur de mon trône m'a enfermée, j'ai trouvé un petit carnet vide que j'ai décidé de m'approprier. En attendant que Link arrive pour me délivrer et vaincre Ganondorf ou que je trouve une solution convenable pour m'enfuir seule, je pourrais toujours y noter mes pensées pour m'occuper. Tant pis si mon geôlier y trouve quelque chose à redire. De toute façon, je pense que ça ne le dérangera absolument pas.
En effet depuis que je suis arrivée ici, c'est comme s'il avait perdu toute agressivité à mon égard. Je pensais qu'il allait être bien plus méchant et démoniaque, et j'avais peur de ce qu'il pouvait me faire vu sa réputation à travers le royaume. Cependant, il m'a juste semblé extrêmement fatigué et il ne s'est rien passé de grandiose, au contraire. Ganondorf m'a simplement attrapée par le poignet et m'a traînée jusqu'à dans cette cellule aménagée en chambre, pour ne plus jamais venir me voir de la soirée. Même mes cris et mes grands gestes pour qu'il me lâche ne l'ont pas perturbé. Il semblait comme... lassé.
Je m'attendais tout de même à pire, de la part du Seigneur du Malin – même si je ne vais pas non plus me plaindre du fait qu'il ne s'intéresse pas à moi. Je pense que c'est la meilleure chose qu'il puisse m'arriver pour le moment. Il ne se préoccupe pas de moi, si je reste discrète je pourrais peut-être trouver un moyen de m'enfuir... Surtout qu'il ne me semble pas qu'il ait fermé la porte à clé.
Seulement, plus j'y pense, et plus je me dis que Ganondorf n'est pas idiot. Il a dû tout prévoir, et même tout ce que j'ai appris en tant que Sheik ne pourra sans doute pas suffire si celui qui m'a volé mon trône est confiant au point de m'enfermer dans une simple chambre sans même la verrouiller. Tout à l'extérieur de cette pièce doit être rempli de pièges et autres dangers qui devraient me dissuader de vouloir m'évader.
De plus, c'est malheureux, je sais, mais je n'ai même pas la force pour aujourd'hui d'essayer de m'enfuir. Devoir remettre mon destin et celui de mon royaume entre les mains de l'imbécile qui me sert de héros m'a déjà déprimée et épuisée. L'inquiétude me ronge depuis que je suis ici.
Et si Link ne venait pas ? Et s'il décidait de m'abandonner ? Et s'il se faisait tuer en route ? Et si toute cette histoire de Triforce l'avait lassé ? Et s'il décidait que tout cela n'en valait pas la peine ? Et si, et si, et si... ?
J'ai l'impression que tout ce tourment ne me quittera pas tant que je ne verrais pas Link de mes propres yeux dans cette tour, mais j'ai malheureusement l'impression que ce n'est pas prêt d'arriver. Seulement m'inquiéter ne me sert à rien. Tout cela n'est plus de mon ressort désormais, seul Link peut décider du sort de mon royaume. Il ne me reste plus qu'à l'attendre en espérant que cette incertitude ne rende pas folle d'ici son arrivée.
Je prie pour qu'il vienne vite...
@Fenrin Merci beaucoup ! Ça me fait plaisir de savoir que mes histoires te plaisent et que tu les trouves originales :D (Et désolée de répondre aussi tard ;-;)
Ça fait plaisir de relire de tes écrits et de te voir dans un nouveau projet de fiction. La présentation donne vraiment envie, tes textes changent toujours de l'ordinaire des fictions Zelda, tu nous propose toujours des choses très sympa. J'ai lu le premier chapitre et ça promet vraiment d'être très intéressant ce petit journal de la vie de Zelda, captive de Ganondorf.
Hâte de lire la suite. :^^:
Merci beaucoup Chompir ! Ça me fait plaisir de voir que le début te plait, j'espère que ces deuxième et troisième chapitres te plairont aussi !
Bon. Pour être honnête, je ne suis pas très satisfaite de ce deuxième chapitre, sans doute parce que ça fait assez longtemps que je l'ai écrit, du coup il ne me correspond plus. Je vous le donne tout de même à peu près tel qu'il était. De toute façon le style va évoluer au fil des chapitres ^^ Du coup, j'ai décidé de poster aussi le troisième chapitre, pour compenser un peu parce qu'il me plait un peu plus (à part quelques phrases que je ne sais pas comment arranger). Je n'ai presque pas modifié le troisième.
J'espère qu'ils vont plairont, bonne lecture ^^
(Je me force à poster ce soir parce que ça fait une semaine que je me dis "Allez, ce soir je mets la suite !" et je finis toujours par oublier, allez savoir pourquoi... Du coup je le fais maintenant malgré la fatigue sinon je vais reporter à demain et oublier xD Donc s'il y a des fautes, c'est que je ne les ai pas vues à cause de ça^^)
Journal d'une Princesse prisonnière
Jour 2, 16h02, dans ma cellule
Ganondorf semble se moquer éperdument de mon existence.
Depuis que je suis ici, il ne s'est pas préoccupé de moi une seule fois, et n'est jamais venu me voir dans ma cellule. Comme je l'ai écrit hier, je pensais qu'il aurait été méchant et cruel avec moi. Qu'il m'aurait enfermée dans un vrai cachot. En bref, qu'il aurait fait des choses que tous les méchants des légendes d'Hyrule font ! Mais non. Il ne fait rien de tout ça.
La porte est ouverte. Tout à l'heure, j'ai essayé de m'enfuir. Seulement, je me suis trompée de chemin, et c'est directement dans la salle du trône de Ganondorf que j'ai atterri. Si dès le début je commets ce genre d'erreurs... Je ne risque pas de m'en sortir de si tôt.
Fort heureusement, je n'ai pas semblé attirer l'intérêt de mon ennemi. C'était même tout le contraire. Il était en train de jouer de l'orgue. Quand il m'a entendue, il s'est retourné vivement. Il paraissait fier et de bonne humeur ; mais dès que ses yeux se sont se posés sur moi, toute étincelle de joie ou autre sentiment agréable s'est effacé, et son regard est redevenu désabusé, comme au moment où il m'a enfermée.
Ainsi c'est moi qui le rends de cette humeur maussade ? Ma simple présence suffit à le déprimer ? Je me demande depuis tout à l'heure comment est-ce que je suis censée le prendre.
Cependant, lorsque j'étais en face de lui, ce n'est pas cette question qui m'a traversée l'esprit. J'étais juste tétanisée. Je ne savais pas comment il allait réagir, j'avais peur. Seulement, la seule chose qu'il me soit arrivée, eh bien, c'est recevoir un ordre de sa part, car c'est d'une voix molle qu'il m'a simplement dit :
- Si tu pouvais retourner dans ta cellule et éviter de m'ennuyer, jeune fille, je t'en serais reconnaissant.
Je suis restée interdite. Il me demandait cela comme si je n'étais qu'une enfant venu l'importuner, et à qui on répéterait encore et encore de laisser les grands travailler. Je n'ai pas eu le temps de répondre que Ganondorf s'est détourné de moi, et a repris ses accords à l'orgue. Je ne suis pas très fière, mais je dois dire que j'ai été tellement perturbée, déconcertée par ce comportement, que la seule chose que j'ai su faire à ce moment-là, fut de retourner dans ma cellule comme il me l'avait demandé. Mais comment étais-je censée réagir face à ça ? Un méchant n'est-il pas supposé être méchant justement ? Alors pourquoi Ganondorf ne fait-il rien, même quand je me trouve en face de lui alors que je devrais être enfermée ?
Il reste là, dans son château, et m'ignore totalement. Je ne comprends pas son comportement.
Cet épisode m'a passé l'envie d'essayer de l'attaquer. J'avais prévu en me levant de tenter de l'assommer pour ensuite m'enfuir, mais cette scène m'a coupé dans mon élan. Disons qu'un vrai challenge aurait été plus motivant. S'il y avait eu du danger, de l'adrénaline, j'aurais été encore plus déterminée à m'enfuir !
Certes actuellement je le suis, mais bon... le manque de volonté de mon ennemi m'a un peu refroidie. Je ne dis pas non plus que je souhaite qu'il me donne du fil à retordre, qu'il m'enferme à triple tour ou qu'il m'enchaine au mur, loin de là ! Mais après avoir fui cet homme pendant sept ans, en avoir cauchemardé, et au final me retrouver face à... ça... Un cinquantenaire fatigué par ma présence, au regard vide et sans volonté dès que je suis près de lui... Dire que c'est ce même homme qui me terrifiait et que je redoutais il y a à peine quelques jours. Je ne vais pas mentir : je suis étonnée, et même assez déçue. Je m'attendais à mieux. Enfin... « mieux »... tout est relatif.
18h35, dans ma celluleJe remets ma fuite à plus tard. De toute façon, je ne semble pas en danger imminent, vu cette manière qu'à mon ennemi d'aussi peu s'intéresser à moi. Je pense avoir le temps d'y méditer encore un peu – afin d'éviter de nouvelles stupides erreurs. De toute manière, après mon départ, je ne pourrais pas tout faire toute seule. Il me faudra l'aide de Link pour vaincre Ganondorf.
Si l'un veut bien se montrer et l'autre se battre...
20h58, dans ma celluleLe comportement du soi-disant « Seigneur du Malin » m'intrigue encore. Comment Ganondorf a-t-il pu devenir aussi... eh bien... comme ça ?
Dans mes souvenirs, il était bien plus effrayant, bien plus majestueux ! Mais peut-être n'est-ce, justement, que dans mes souvenirs. Après tout je n'avais que onze ans. Ma vision des choses était sans doute faussée.
Je soupire. Il ne faut pas non plus que j'oublie que si Ganondorf se préoccupe si peu de moi, c'est qu'il est confiant. Et je vais sans doute me répéter, mais s'il est confiant, c'est qu'il a dû tout prévoir. Si je tente de m'enfuir sans plan, je n'y arriverais jamais.
Il me faut réfléchir. Demain, j'irai explorer les lieux, je prendrai mes marques, puisque Ganondorf n'a à aucun moment été réellement fâché par présence hors de ma cellule. Enfin... pour l'instant... Tout cela n'est peut-être qu'une ruse pour endormir ma méfiance.
Mais si je reste discrète, je suis sûre tout ira bien.
Dans ce cas, je tenterai quelque chose plus tard.
Jour 4, 8h10, dans ma cellule
Trois stalfos. Deux gardant la porte du couloir et un patrouillant dans le couloir.
Huit soldats et soldates. Deux à l'entrée de la salle du trône et quatre à l'intérieur.
Plus Ganondorf.
Il n'y a vraiment aucune chance pour chance pour que je puisse m'enfuir seule.
Mon escape dans sa salle du trône a finalement dérangé mon geôlier, qui s'est empressé de placer des guerriers – parfois des soldates gerudos – autour de lui. C'est ce que j'ai pu observer lors de mes parties d'espionnage.
Ma motivation est revenue. Il m'a suffi d'une bonne nuit de sommeil pour que ma détermination à m'enfuir me revienne. Bon, en vérité, cette détermination a bien failli ne pas se réveiller, vu comme le lit de ma cellule est confortable – non, vraiment, Ganondorf sait choisir ses matelas. Ce lit est tellement agréable que je me demande si ce n'est pas fait exprès, pour diminuer mon envie de partir...
Enfin, ce n'est pas le sujet. Le sujet, c'est ma fuite. Que j'ai décidé de repousser. Encore. Oui. Même si je suis à nouveau motivée.
A vrai dire, j'ai beau réfléchir, je ne sais pas par où commencer. Que dois-je faire des stalfos ? Comment les vaincre ? Non, vraiment, fuir m'est impossible pour le moment sans Link. Je vais encore observer Ganondorf et ses fidèles, le temps que « mon héros » arrive.
D'ailleurs en parlant de héros, je me demande comment Link a pu en devenir un. Cela peut paraitre étrange que je doute de lui, mais c'est le cas.
Link, depuis que je le connais, ne m'a jamais semblé être une lumière. Il a toujours tout fait pour énerver le monde, à mon grand désespoir. Je me souviens du jour où je l'ai vu pour la première fois...
J'étais toute heureuse d'enfin rencontrer celui que j'avais vu en rêve, celui qui m'aiderait à sauver Hyrule. Cependant dès le début en le voyant, j'ai été prise d'un doute. La vision d'un enfant usant de son lance-pierre en espérant briser les fenêtres du château me hante toujours, même après sept ans. Ça a été à ce moment précis que j'ai commencé à me questionner à son propos. Etait-il apte à sauver mon royaume ?
La suite aurait pu être normale. Il aurait pu se comporter normalement. Normalement comme le font les héros des anciennes légendes.
Mais non. Il a continué sur sa lancée de garçon stupide. Notamment en me faisant répéter cinq fois, pour son pur plaisir, les légendes de notre monde. Cinq. Fois. En faisant semblant de ne pas avoir compris, un grand sourire moqueur aux lèvres.
« Tu peux réexpliquer, s'te plait ? J'ai pas bien compris.» Il n'a cessé de répéter cela en boucle. Ce garçon est hallucinant. J'avais à ce moment-là une très forte envie de le taper mais je me suis retenue. Ce n'est pas digne d'une princesse, de taper quelqu'un. Même quand ce quelqu'un est Link.
Heureusement il a daigné passer à autre chose – certes, au bout d'un certain temps – mais il ne s'est pas mieux comporté pour autant. Prenons pour exemple le moment où je lui ai tendu la lettre écrite par mes propres soins, celle qui lui servirait de passe pour à peu près tout et n'importe quoi. Quand j'ai voulu la lui donner, il m'a regardée. Je l'ai regardé. Il a regardé la lettre. Je l'ai regardé. Il a pris la lettre. Et s'est enfui en courant, comme un voleur, sans merci ni au revoir. Et moi, je l'ai regardé partir, perplexe.
Alors, je sais bien qu'il a grandi dans la forêt, entouré d'autres enfants. Je me doute bien que ce devait être l'anarchie, vu la maturité dont sont dotés les enfants de dix ans. Mais j'estime que l'Arbre Mojo aurait pu jouer son rôle de père et lui donner un semblant d'éducation. « Bonjour, merci, au revoir », les bases de la politesse, par les déesses ! Actuellement, quand je le vois, j'ai juste l'impresson de voir un sauvage – et encore plus quand on sait que son surnom en Hyrule est « la terreur des potiers ». Le pire c'est que ça ne va pas en s'arrangeant...
Après son violent coup de vieux au Temple du Temps, il a dû se sentir pousser des ailes. Il se comporte encore plus comme un imbécile, toujours à encore plus taper les cocottes et à encore plus détruire des pots. Mais maintenant qu'il est adulte, plus rien ne lui est interdit, n'est-ce pas ?
Les hormones ont aussi fait leur travail, car, confiant de ses charmes naturels, il commence à beaucoup trop s'intéresser aux filles. C'est ce que j'ai pu observer lorsque je l'espionnais déguisée en sheikah. Toujours à draguer à droite et à gauche. Toutes les filles tombent sous son charme. C'est incroyable.
J'ai aussi remarqué qu'il est toujours aussi impoli, comme lorsque j'ai vu qu'il ne s'est pas gêné pour regarder sous mes jupes tandis que Ganondorf m'enlevait avec son cristal rose qui s'élevait vers le ciel.
Il me désespère... Ce malotru est quand même censé sauver le monde. J'aimerais que les Déesses m'expliquent. Comment suis-je censée avoir confiance en énergumène pareil ?
Est-il vraiment celui que j'attends ?
Et c'est reparti pour les explications !
Pour le Jour 3, je me suis beaucoup inspirée d'un Let's play où le gars qui le faisait avait donné à Link une personnalité comme celle-ci. Ça m'avait fait rire de le voir prendre le personnage si peu au sérieux que j'ai décidé de le reprendre. Alors ça fait un peu déjà-vu (Les Fantômes d'Hyrule, Concours de Circonstances...) mais j'aime toujours autant x)
Et puis, je voulais aussi faire quelque chose de différent des autres fanfictions sur OOT que j'avais vu, où Zelda était toujours très éprise de Link, et où Link était un héros parfait sans peur et sans reproche. Je n'avais pas envie de rendre Zelda amoureuse de lui, parce que je ne vois pas pourquoi elle le serait obligatoirement. Donc voilà le résultat x)
Hey ! J'avais déjà lu la première version de ta fic sur Wattpad ou Ffnet mais je suis contente de voir que tu es en train de faire une réécriture. ^^
Je viens de lire tes trois premiers chapitres et comme la première version, j'ai beaucoup aimé. Voiir le quotidien des personnages, ça change des fics avec des grandes épopées, ça donne un coté plus frais si je puis dire.
J'ai hâte de lire les prochains chapitres ;D
Je suis contente que ce concept et que la première version de ma fic t'aient plu
@Xanto01 ! Je vais tenter de réécrire les prochains chapitres dans la semaine mais ça risque d'être compliqué :oups: