Auteur Sujet: Petites filles et gros chaudrons : la série Atelier  (Lu 2619 fois)

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Petites filles et gros chaudrons : la série Atelier
« le: dimanche 09 septembre 2018, 23:14:26 »

Démarrée en 1997 sur PS1 avec l'épisode Marie, et riche aujourd'hui de 19 titres canoniques, la série des Atelier est l'une des, sinon la plus célèbre licence du studio Gust, avec les jeux de l'univers Exapico (Ar Tonelico). Il s'agit de J-RPG à l'esthétique très "moe" (si vous savez pas ce que veut dire ce mot) et à la réputation typique du jeu de niche : beaucoup de joueurs qui s'intéressent au genre connaissent ce titre, mais très peu y ont joué.

L'histoire est, le plus souvent, celle d'une jeune fille dans la fleur à peine éclose de l'âge qui se retrouvera contrainte de reprendre un atelier d'alchimie déserté par la clientèle, et d'en faire un commerce prospère. Pour cela, elle devra apprendre le métier à la spartiate en remplissant des objectifs précis avant la fatidique deadline. Les jeux s'articulent généralement par trilogie, chacun présentant un pan d'une histoire globale, avec des variations parfois drastiques en fonction des retours des joueurs.


Les Atelier s'articulent toujours autour de trois axes, d'une importance variable selon les titres :

1) Récolter des ressources, que ce soit de la laine de lapin, du rondin de bois, des champignons, de l'eau plate ou encore des gemmes.
2) Affronter la faune des environnements dans des combats au tour par tour, pour obtenir des ressources précises mais aussi de l'expérience
3) Synthétiser les ressources pour en faire des items aux usages variés : des bombes pour le combat, du tissu pour des poupées...
3bis) Synthétiser les items synthétisés pour faire encore d'autres items, pour réaliser des recettes toujours plus compliquées

Le game design suffit le plus souvent à dissuader bien des joueurs : le farming/crafting, c'est courant comme aspect secondaire, mais d'en faire un coeur de jeu, ça a de quoi dégoûter. Pourtant, si la formule marche, si l'appel du vide prend, et si vous rejoignez la quête de la plus haute Qualité obtenue par une application poussée des mécaniques toujours plus complexes à chaque épisode, vous signez pour des heures de jeu, de calcul, de planification et de combats (dont l'intensité dépend grandement des épisodes).


Les Dusk Sea sur PS3 ont donné naissance à l'un des meilleurs tour-par-tour de l'histoire du RPG

Mais Atelier se distingue d'un W-RPG mécanique et rébarbatif par son aspect "jeu de gestion" plus poussé. A peu près tout ce que vous faites consomme du temps et vous avez un examen à passer avant une date fatidique pour ne pas avoir un Game Over ! Si vous n'avez pas correctement géré votre emploi du temps pour optimiser au maximum vos déplacements, vos combats et vos synthèses, le jeu peut devenir virtuellement infaisable, vos aptitudes n'ayant pas assez grimpé pour tenir la cadence. La courbe de difficulté des jeux est pas mal variable à cet égard, les pires sont les Arland mais les suivants se sont beaucoup calmés.

La renommée très modeste des Atelier n'est généralement pas aidée par la réalisation, qui accuse très souvent une ou deux générations de retard. C'est bien gentil de se planquer derrière une esthétique shôjo/peinture, délicieusement charmante au demeurant, certes, on dira pas le contraire, mais quand on constate le dernier titre en date, Atelier Lydie&Suelle, aurait très bien pu tourner en 60fps sur PS2, alors qu'il est sorti sur une PS4 au pinacle de ses aptitudes, ben ne nous en cachons pas, ça fait mal aux fesses.


Cette image, par exemple, c'est Atelier Totori, sur PS3

Les bandes-sons ont connu de nombreux compositeurs et chanteuses, dont Akiko Shikata qui s'est illustrée auprès de certains membres de ce forum comme la vocaliste attitrée des jeux de Ryukichi07. Pour ne citer que celles que je connais, Rorona et Shallie se traînent 80% de musiques d'ascenseur, mais pour 20% de boss themes absolument géniaux.


Je l'ai pas déjà entendue quelque part, celle-là ?... :cfsd:

Si vous voulez laisser une chance à la série, je vous recommande chaudement l'épisode Shallie, sorti sur PS3, et sa version Plus sur Vita. Ce jeu est le seul de la série à s'être affranchi du compte à rebours emblématique.
Ce choix a ses avantages et ses défauts.

Le plus gros avantage, c'est qu'on ne se prend pas la tête à se demander si on n'est pas en train de gaspiller un quart de jour par une mauvaise décision.
Le plus gros défaut, c'est que toutes les aspérités du titre (notamment les graphismes moches, le level design minimaliste et l'aspect redondant) n'en ressortent que davantage ; il faut attendre au moins le chapitre 5 pour que la sauce prenne, et c'est un cap dur, très dur à passer.


A défaut d'avoir donné de solides raisons à certains d'entre vous de tester cette série, j'espère avoir pu leur donner assez d'infos pour savoir au moins en quoi elle consiste ! :coffee:
« Modifié: mardi 03 décembre 2019, 15:17:10 par Suijirest »

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Petites filles et gros chaudrons : la série Atelier
« Réponse #1 le: lundi 10 septembre 2018, 01:15:27 »
Personnellement, je conseillerai plutôt aux néophytes Atelier Escha & Logy : le chronomètre est présent mais est suffisamment large pour permettre aux personnes découvrant la série et ayant lamentablement foiré leur partie de se rattraper dans la dernière ligne droite. (Expérience vécue...  :oups: )

Ce jeu montre vraiment ce qu'est un Atelier sans être trop contraignant : on a le stress du chronomètre et l'aspect gestion est bien présent, mais il tolère les erreurs et est épuré de certaines mécaniques lourdingues qui m'ont vite fait lâcher un Atelier Rorona, par exemple. D'ailleurs accessoirement, il est considéré comme l'un des meilleurs Ateliers et honnêtement, je comprends pourquoi : j'en ai fait deux tests sur ce forum.  :R

Alors que Shallie... Je veux bien croire sur parole qu'il devient bien après un long moment, mais sans la pression du temps derrière, tu ne fais que t'ennuyer sur ce jeu.... M'enfin, du coup, j'ai pas été bien loin sur ce jeu, donc difficile de juger.  :coffee:

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Petites filles et gros chaudrons : la série Atelier
« Réponse #2 le: vendredi 21 septembre 2018, 13:25:45 »
Je ne m'y attendais pas moi-même mais suite à certaines circonstances (dont une nuit passée à vanter les mérites de son gameplay) je me suis lancé dans un NG+ de Atelier Shallie Plus avec un cran de difficulté supplémentaire.

Après deux chapitres refaits avec la douce et naïve Shallistera, comme mon premier run, avec sa team blindée d'items archi-pétés dans une intrigue dont je garde quelques souvenirs, j'ai senti l'ennui m'étreindre. J'ai donc décidé de me faire violence, et reprendre ma clear state. Cette fois-ci, pour avoir un minimum de découverte, je joue avec Shalotte, la diablotine surexcitée qui m'avait fait péter les plombs en cinq minutes à mon premier essai.

Il s'avère que sa route est plus avare en explications, mais aussi un peu plus dure (même si ça se voit pas autant avec, une fois de plus, des alliées au stuff abusé). De plus, comme je connais davantage les mécaniques du jeu et ses environnements, j'ai moins de mal à faire abstraction de ses "zoiing" et autres petits cris pour me concentrer sur le gameplay.

Ce personnage est donc manifestement plus adapté aux seconds runs, et je ne l'aurais jamais deviné. :-|

J'ai aussi envisagé de prendre Atelier E&L Plus pour appliquer ma science avec le compte à rebours, ainsi que pour jouer Logy (parce qu'il over-pète la classe) mais la politique de Gust reste ce qu'elle est : les plus gros voleurs du J-RPG. Le jeu a je sais pas quel âge, mais il tape toujours ses 40€ sur le PSN comme s'il venait de sortir. :severe:

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Petites filles et gros chaudrons : la série Atelier
« Réponse #3 le: vendredi 21 septembre 2018, 13:40:30 »
Ouais, les prix des Ateliers ne baisse pas d'un cran, même pas de promos ni rien. C'est dommage car j'aimerais bien me refaire Atelier  Firis sur PS4, mais j'en suis pas au point de vouloir le racheter au prix fort.  :mouais:

Enfin du coup, je pense attendre sa version +, en espérant qu'elle sorte sur PS4 histoire de ne pas avoir à repayer les dlcs en prime.  :ange:

Pour Escha & Logy, ben encore une fois, il fait partie des meilleurs Ateliers donc bon, faudra bien lui laisser sa chance à un moment ou un autre.  :oups: Ceci étant dit, tu me rappelles qu'il faut que je termine l'aventure de Logy (je l'avais déjà réussie une fois, mais je m'étais lamentablement foiré dans sa relation avec ses compagnons, du coup, j'ai eu aucune fin avec lui.  :8): (merci les persos dlcs qui n'apportent presque rien.) Sans oublier qu'il me reste encore des boss ultimes à fracasser alors que jusqu'à maintenant, ce sont eux qui me fracassent.  :boxed:

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Petites filles et gros chaudrons : la série Atelier
« Réponse #4 le: lundi 02 décembre 2019, 21:34:18 »
Je me suis mis à Atelier Ryza : Ever Darkness & the Secret Hideout sur Switch. C'est ma quatrième et probablement dernière tentative à cette série, après Rorona Plus, Shallie Plus et Lydie&Suelle.

On va commencer par un détail qui condamnera le jeu auprès des fans fidèles, pour intéresser les profanes : tout comme Atelier Shallie, il n'a pas de compte à rebours. Voilà, le reste du tri se fera tout seul entre ceux qui vont lire le super-post du connard fini  à nom d'animal sur son jeu qui n'intéresse personne, et ceux qui préfèrent jouer à des vrais jeux. :mouais:


L'histoire est celle de Reisalin "Ryza" Stout, fille de fermière au caractère assez particulier, et ses deux amis, le gros bras Lent et le petit nerd Tao. Leur route ordinaire et ennuyeuse croisera celle de l'alchimiste Empel, et cette rencontre révèlera à Ryza qu'elle possède le don de l'alchimie. Comme ça a l'air super cool, et que sa vie est mortellement chiante, elle va se lancer à corps perdu dans cet apprentissage de l'art de crafter par magie.

Vous pensez peut-être que ça a l'air girly et ordinaire, mais la série conserve son habitude de cacher sous son moe des pitchs assez dark. Quand je disais que Ryza a un caractère assez particulier, c'est pour ne pas dire que, en plus d'une paire d'arguments qui ne vont pas avec son visage enfantin, elle a toutes les qualités d'une adolescente de J-RPG : égoïste, feignante, cupide, manipulatrice, vaine et irresponsable. Si elle choisit de plaquer la ferme de ses parents qui lui demandent de participer aux travaux, c'est pour se jeter dans les leçons d'un fabriquant de drogues et de bombes. Après ça, elle va entraîner ses amis dans son sillage pour fonder leur propre QG au fin fond d'une forêt où personne ne se rend, et on ne sait absolument pas de quoi ils vont vivre.
M'enfin, quand on peut fabriquer des bombes et des drogues à partir de morceaux de bois et de bouts de papier, dans une série dont le principe même a toujours été de rendre florissant un commerce à l'abandon, je suppose qu'on n'a pas trop besoin de s'en faire. Punaise que c'est malsain tout ça.


Quand je vous dis que c'est une grognasse.

Bon, vous vous doutez bien que je force le trait pour prêter au jeu des intentions qu'il n'a pas mais ça m'amuse.

Sorti de ça, le jeu reste ce qu'il est, c'est-à-dire un Atelier, soit un pur jeu de farming-crafting entrecoupé de RPG typé Grandia. Ceux qui considèrent ces phases comme les plus chiantes et inintéressantes de tous les jeux du monde sont donc invités à ne jamais tenter la série, à plus forte raison s'il y a une allergie aux contenus "animuu" et "moe" pour en rajouter. Et encore, graphiquement, le jeu porte fièrement sa comparaison avec une autre licence dont je tairai le nom, mais que vous reconnaîtrez peut-être en regardant ceci et ceci.

(Cliquez pour afficher/cacher)


Cela dit, contrairement à Atelier Shallie qui n'était amusant à jouer qu'au bout de 10 ou 12h, Ryza se défend rapidement avec un gameplay tactique et bourrin à la fois, plus un système d'Alchimie qui laisse plus de libertés (mais aussi de contraintes) pour concevoir les items de nos rêves.

Côté combats, on ne contrôle réellement qu'un seul des trois personnages de l'équipe ; les deux autres sont gérés par l'IA. Quand vient notre tour, on a le choix entre maraver le bouton A pour l'attaque basique, utiliser un item en puisant dans des "droits d'usage d'item", ou lancer un skill avec des AP qui se gagnent en frappant les ennemis à l'attaque simple. Parfois, vos alliés vous donnent des consignes, et si vous les suivez, vous gagnez une puissante attaque gratuite de leur part.
La stratégie, outre la gestion des usages d'items, est que les AP ne servent pas qu'aux skills : ils servent aussi à activer des "niveaux tactiques", qui ont pour effet d'augmenter le nombre de frappes par attaques basiques, mais aussi par skill. Bien sûr, pour avoir un niveau tactique élevé, il faut non seulement stocker ses AP au maximum, mais aussi tous les sacrifier, donc ne plus pouvoir lancer de skills pour un moment. Tout cela prend un certain temps à encaisser comme une grosse victime en chatouillant les monstres en face, avant de leur lancer de la patate bien salée... si on survit jusque-là.


"Au fait, c'est qui, la grognasse, sale connard fini  à nom d'animal ?"

Braiffe, je suis assez satisfait du jeu par rapport à ce que j'en attendais, mais qu'on ne s'y trompe pas : c'est un jeu de niche japonais avec tout ce que ça implique, beaucoup n'y trouveront pas leur compte, surtout ceux qui aiment les "vrais" jeux. Cela dit, si vous n'avez jamais testé la série, et que votre curiosité vous y retiendra au moins 10 ou 12h, c'est un bon investissement (bien meilleur que Lydie&Suelle auquel je n'ai pas pu consacrer plus de deux heures).
« Modifié: lundi 02 décembre 2019, 21:39:31 par Suijirest »

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Petites filles et gros chaudrons : la série Atelier
« Réponse #5 le: dimanche 05 janvier 2020, 19:43:25 »
Après 30h sur ce jeu, je viens planter le dernier clou.

Plus on avance, plus le jeu devient complexe et plus il permet de choses. Quand on a débloqué d'autres zones avec d'autres ressources, qu'on maîtrise de mieux en mieux les mécaniques, et qu'on choppe des outils de qualité, le jeu devient constamment plus fastidieux, mais aussi plus réjouissant. Crafter un item d'une qualité de 200 avec de bons effets, ça fait plaisir, mais c'est encore mieux quand on compte le re-crafter derrière pour une qualité de plus de 300 avec des effets abusés. Si vous ne voyez pas comment on peut aimer passer littéralement 2h à voguer de recette en recette juste pour ça, pas la peine de vous pencher sur le jeu.

Quant aux combats, ils sont funs et dynamiques dans l'ensemble, avec un gameplay qui a de chouettes idées (même si moins pyrotechnique que dans Shallie). Mais je reste un peu sur ma faim sur son équilibrage catastrophique, qui rase la moquette dans l'histoire pour des boss optionnels qui crève le plafond.

Et côté histoire, plus on avance, plus on a du edgy et du sombre "à la japoniaise" qui ne fera d'effet que sur ceux qui n'ont jamais joué à un J-RPG de leur vie.

Bref, Atelier Ryza, c'est pas un jeu que je vous inviterais à acheter sans tarder, mais si vous le voyez passer à un prix qui vous semble raisonnable, pensez-y. Pourvu qu'on lui donne les 4 ou 5h requises pour commencer à vraiment jouer et saisir le jeu, qu'on ne régurgite pas le farming-crafting et qu'on aime le moe et l'edgy, il vaut le détour. Sinon, c'est pas la peine d'essayer.

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« Réponse #6 le: dimanche 15 novembre 2020, 11:25:07 »
Grande première pour la série : Atelier Ryza 2, prévu pour janvier 2021, aura une traduction française.
J'ignore si ça lui apporte une plus-value, quant bien même j'y jouerais je le mettrai direct en anglais.
Mais je sais que pour beaucoup de joueurs, ça compte, comme confort. v.v

En attendant, l'annonce m'aura donné une raison de refaire un peu le premier épisode, et même si mon ressenti du scénario s'est un peu amélioré, les tares d'ergonomie se sont amplifiées pour compenser.

J'en profite aussi pour montrer que je ne fais pas que des vidéos longues à crever sur des jeux que personne ne connaît. ;D


Je reste convaincu que Atelier Ryza mérite qu'on s'y intéresse pourvu qu'on soit prêt à lui consacrer un peu de temps, mais aussi que j'ai gardé un meilleur souvenir général de Atelier Shallie Plus. Pourtant, quand je relis mes opinions de ma partie de ce dernier, je ne tenais pas un mot de différent... Le miracle du souvenir embelli, je suppose. :/

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« Réponse #7 le: dimanche 15 novembre 2020, 12:54:21 »
Faut vraiment que je reprenne Atelier Ryza premier du nom pour être pour accueillir le 2 comme il se doit, moi.  :oups:

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« Réponse #8 le: mardi 02 mars 2021, 22:56:06 »
Dans des circonstances que je ne souhaite pas expliquer, on m'a offert Atelier Ryza 2.

Je l'ai laissé de côté car j'avais un gros projet vidéo sur les bras... D'ailleurs vous pouvez consulter ma chaîne ci-dessus pour la regarder, ça me fera plaisir.

Bref, j'ai donc entamé ce jeu offert.

Au début, j'avais autant de points "woah" que de points "meh".

Dans les woah, on trouve les environnements, plutôt bien foutus (bon je gage que Monster Hunter lui fout la honte mais ballek), le game design circulaire entre les quêtes, les collectes qui évoluent avec un arbre de compétences, le level design qui ressemble enfin à quelque chose, et la trad FR juste en-dessous de l'excellence (mais loin de la perfection).

Dans les meh... Tout ce qui touche au scénario, aux personnages, et surtout, au fan service. Reisalin était déjà assez sexualisée dans le 1, mais là, c'est du pur mauvais goût. La moindre occasion de braquer la caméra sur son mini-short ou son décolleté avec des gestes bien doux et veloutés est bonne à prendre. On rajoute même un modèle 3D rien que pour elle sous la pluie ou en sortant de l'eau...

J'ai bien conscience que Gust essaie de plébisciter sa série, de la rendre plus "grand public" et donc de faire des sacrifices, mais de là à croire que "le grand public" c'est juste une masse de mâles oméga qui n'ont pas touché de nibards depuis leur sevrage... :mouais:

Et donc, après une petite dizaine d'heures de jeu, est-ce que j'ai vomi sur ma manette ? Ben non, figurez-vous. :-|

Parce que, vraiment, en tant que pure expérience mécanique, il ne déçoit jamais. Le système de combat, un peu foutraque au départ, devient une vraie merveille quand on trouve des mobs assez solides pour l'exploiter. Il ne paie pas de mine mais il en a à revendre.

Proche du premier, on contrôle un perso à la fois en temps réel. L'utilisation des quatre touches et des gâchettes pour agir instinctivement est géniale, la défense parfaite exige une attention constante sur les regards et les jauges d'action, les skills enchaînés et les ordres alliés jonglent entre anticipation et réaction, le lancer d'objets récompense la pleine exploitation de tout ça... Je prends un panard pas croyable, alors que le 1 avait assez vite montré ses limites, et j'ai bien envie de monter en Hard ou plus pour voir jusqu'où ça peut aller.


Comme quoi, bricoler un menu tape-à-l'œil pour cacher un système obsolète et hurler à la révolution, c'est pour les merdeux. Les vrais studio compétents, ils n'hésitent pas à plonger les mains dans le cambouis pour se rénover à fond.

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Petites filles et gros chaudrons : la série Atelier
« Réponse #9 le: lundi 08 mars 2021, 18:39:32 »
J'ai bien aimé celui la, les séquences animées, l’humour omniprésent et la « chara design » font d’Atelier Lulua, un J-RPG qui me fait aimer de nouveau la série des Ateliers d’Atlus

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« Modifié: jeudi 08 avril 2021, 18:37:17 par un modérateur »

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« Réponse #10 le: vendredi 02 avril 2021, 18:26:37 »
Je continue d'infliger ses douleurs à mon public :


En attendant, avec plus de 70 plombes au compte-heures, je dois avouer que l'expérience est un peu retombée sur la fin. Une fois les innovations bien essorées, on retombe dans la redondance qui pourrissait le premier Ryza.
Mais les combats en Hard et les ficelles de l'alchimie procurent toujours le même plaisir, ce qui fait que vraiment, je continue de recommander le jeu.
Que vous ayez joué au 1 ou pas ne fait aucune différence. :)

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Petites filles et gros chaudrons : la série Atelier
« Réponse #11 le: jeudi 29 avril 2021, 21:29:27 »
Evidemment, Atelier Firis est ressorti sur Switch en version Deluxe. Et comme j'avais la version PS Vita toute moche, j'ai voulu le reprendre pour profiter de cet excellent jeu dans d'excellentes conditions et...

Bordel, quelle claque : le jeu est vraiment super beau par rapport à la version PS Vita, je suis bluffé.  O_O

Bien évidemment, l'appel de l'aventure est toujours aussi excellent, j'ai bouffé l'histoire principale en 23 heures, le temps de faire les 5 lettres de recommandations. Si au début, la partie ne m'a posé aucun problème, j'ai cru bon d'aller explorer un endroit optionnel dans le cadre d'une quête annexe histoire de dire que c'était fait, me mettant finalement bien en retard sur le timing du jeu. Pire, connaissant les évènements de Flussheim qui duraient facilement pas loin de 100 jours sur 350, j'ai prit de l'avance en farmant les composants en amont, durant mes explorations... Pour réaliser que mes souvenirs m'ont fait défaut et que j'ai farmé les mauvais composants.  :boxed:

Du coup, me restait à peine 200 jours pour explorer la deuxième partie de la map et obtenir les deux dernières lettres de recommandations. J'ai évidemment fait la quête de la réparation du pont pour obtenir l'objet unique obtenable uniquement pour cette quête temporaire. Puis j'ai foncé dans le désert pour faire l'alchimiste de Gaur-Tal. Galéré de ouf  car il me demandait de farmer les punis noirs pour obtenir 10 puniballs dorées. Ces bestioles faisaient assez mal à ce stade du jeu, me faisant comprendre que j'aurai dû le garder pour la fin. Tant pis, j'ai continué, les loots étaient extrêmement rares quand je me prenais pas du game over dans la tronche car les mobs poppaient souvent avec des démons qui vaporisaient ma team. Au total, j'ai passé 50 jours à farm ces foutues puniballs de ces morts.  :mouais:

Ensuite, je voulais me diriger vers la capitale Reisenberg en passant par le désert car je savais qu'on pouvait accéder au dernier alchimiste depuis la capitale. Sauf que, autre imprévu, fallait reconstruire un autre pont et je n'avais plus de quoi crafter les matériaux nécessaires. J'ai donc fait demi-tour et suis revenu à l'entrée de la deuxième moitié de la carte pour prendre au nord et atteindre la zone neigeuse. Là-bas, évidemment, j'ai eu aucun soucis à faire la tâche de l'alchimiste. Par contre, j'ai eu la mauvaise idée de tenter d'affronter le premier dragon du jeu, lvl 40 contre lvl 25 : il m'a one shot ma team en deux coups. :mouais: Par contre, le farm à côté de la plaque pour Flussheim m'a permis de débloquer directement les sources chaudes.  :oups:

Au final, avec mes 5 lettres de recommandations, j'ai atteint Reisenberg avec 100 jours au compteur. J'en ai profité pour upgrader à fond mon équipement, préparer mes recettes en vue de l'examen et d'aller explorer la zone désertique de l'autre côté du pont détruit. A noter que j'ai douillé ma race contre deux boss optionnels censés me préparer au boss final.  :severe:

Du coup, tout à l'heure, j'ai tenté l'examen final. 17/20 à la première partie.  8-) D'après mon perso, une deuxième partie catastrophique. (Me restait 5 secondes au compteur car mes ingrédients ont été salement mélangés.  :mouais: ) et une troisième partie ou j'ai fais un total de 258 points de dégâts. J'avais au moins tout ce qu'il fallait pour le duel final, où gérer le boss sans gros soucis jusqu'à ce qu'elle se remette full life et me one shot en retour.  :boxed:

J'ai rajquit le jeu, je retenterai demain. Mon objectif étant d'affronter le true final boss (pas de le vaincre, juste l'affronter pour l'intégrer au bestiaire. Je suis pas ouf, non plus.  :coffee: )

EN tout cas, il me tarde de débloquer le endgame pour explorer à nouveau la map à fond.  :miou:

Et là, les screenshots vont volés grâce au nouveau mode photo implanté. :oups: