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Aujourd'hui j'ai vu...

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Guiiil:
Dans le bouquin, de mémoire, Khan retourne les loups contres Mowgli (y a un semblant de début de respect de cet aspect du scénario), après qu'il soit allé dans le village des hommes. Mowgli fini par attirer Khan dans un piège où il se fait écraser par deux armées de buffles se rentrant dedans (dans le fond, il y a un clin d’œil à cette scène dans le film). Rejeté par les loups, et par les hommes qui voient en lui un sorcier capable de parler aux animaux, Mowgli s'en va vivre en solitaire, comme Baghera et Baloo !

Donc on navigue un peu entre le livre et le DA, en étant plus proche de ce dernier !

Mais selon moi ils n'auraient vraiment pas dû mettre la scène des singes, ils font vraiment faux, contrairement au reste des animaux (la plupart du temps), et surtout les grands singes disparaissent tous lors de l'attaque, il n'y a plus que les p'tits singes ne posant plus de problèmes à Baloo ! Des singes qui bien sûr ne parlent pas, comme ça on s'en tape de les voir crever !

Dans le générique de fin, la chanson de Kaa fait très Bondesque sur les bords, t'as pas remarqué ? :3

D'ailleurs, en parlant de clin d'oeil, dans le fond, le Roi Louis me faisait penser au dragon Alpha du premier Dragon !

Tartaloignon:
Pour Le Livre de la Jungle, je suis complètement d'accord avec vos avis, Guiiil & Pouli; notamment pour votre analyse de la scène avec le Roi Louis que je trouve très juste et qui m'a "ouvert les yeux" sur ce qui me dérangeait: c'était effectivement la scène de trop, qui n'était pas nécessaire au cours du récit, qui plombait un peu l'ambiance, qui n'apportait pas grand chose et qui n'était pas dans le ton (notamment pour cette fameuse chanson, qui perdait tout son aspect guilleret).
Pour ma part, je n'ai malheureusement pas du tout réussi à me prendre au jeu, l'ambiance été là mais je n'ai pas du tout été réceptive. C'est vrai que les CGI m'ont beaucoup dérangés, j'ai trouvé ça très cheap; et j'avais beaucoup de mal à croire à cette VF.
J'ai aussi trouvé que la scène des buffles, qui fuient Shere-Kan dans le lit de la rivière asséché, était une grosse référence au Roi Lion (passage de la mort de Mufasa), ça m'a un peu dérangé cette auto-référence (même si bon, si c'est dans le bouquin admettons, je n'ai rien à dire...), Disney est habitué à se jeter des fleurs à lui-même, mais j'ai l'impression que ça devient un prétexte de récupérations scénaristiques plus qu'autre chose.

Poulika:
Comme le mois dernier, je vous fait ma retrospective de films vus.


Rosalie Blum (2016)   5/10
Film de Julien Rappeneau avec Noémie Lvovsky, Kyan Khojandi, Alice Isaaz
 1 h 35 min. Sortie : 23 mars 2016. Comédie.


C'est mignon comme tout mais c'est vachement chiant, il se passe pas grand chose et il n'y a aucun moment qui m'ait réjoui.
Malgré la relativement originale idée de diviser le récit en trois actes successifs se focalisant sur trois personnages (Dont deux où chaque personnage donne une version différente d'un même évènement), il n'y a pas grand chose dans le scénario qui puisse soulever le film. Je rajoute à ce constat quelques personnages bien costaud dans le stéréotype (Tous les amis et la mémé), le jeu approximatif de certains (Kyan Khojandi qui n'est pas toujours juste et son pote qui, au passage, pue salement le ressort permettant au personnage de Vincent d'avoir un interlocuteur) et quelques procédés de narration un peu facile comme la narration en voix off au début de chaque acte.
Il y a aussi ce passage bancal et superficiel du discours direct à indirect quand le père d'Aude s'apprête à raconter l'histoire commune de sa tante et de sa mère. Au lieu de le laisser raconter, cut, et on passe à une scène plus tard où Aude vient de finir de raconter ladite histoire et on laisse parler ses deux amies qui réagissent en re-racontant de la manière la moins naturelle qui soit ce qui vient d'être dit. Il s'agit juste d'une manière de faire une transition sur une scène qui ne contient que ça, qui n'a aucun impact sur le film et qui ne sert qu'à laisser quelques lignes de dialogue supplémentaires à des personnages qu'on a introduit mais dont on ne sait pas trop quoi faire. Et c'est quelque chose de malheureusement fréquent dans le film; introduire des trucs dispensables et se forcer à ne pas les délaisser. Vincent fait du cerf-volant et c'était même pas utile de le montrer ? On remettra des cerfs-volant plus tard, ça servira toujours à rien (Boh si, pour une symbolique pas bien foulée) mais au moins, on lâche rien.



10 Cloverfield Lane (2016)   8/10
Film de Dan Trachtenberg avec Mary Elizabeth Winstead, John Goodman, John Gallagher Jr.
 1 h 45 min. Sortie : 16 mars 2016. Thriller.


Gros fan de huis clos et de Cloverfield, je pars forcément un peu conquis par 10 Cloverfield Lane. Bon, le récit n'a pas grand chose à voir avec les évènements de New York mais le fait d'avoir une même histoire liée et simultanée avec une focalisation et un point de vue complètement différents, voir déconnectés, ça m'emballe carrément. Une intrigue redoutable parfaitement maitrisée (Une femme, suite à un accident de la route se réveille enfermée dans un bunker avec deux hommes (John Goodman <3) qui lui expliquent qu'il leur est impossible de sortir dehors parce que c'est l'apocalypse et l'air y est devenu irrespirable) suscitant une tension remarquable. Parce qu'évidemment, l'héroïne, tout comme le spectateur, ayant de gros doutes sur cette histoire d'apocalypse, tout ce petit monde va avoir du mal à se tenir tranquille dans le bunker.

(Cliquez pour afficher/cacher)Michelle, l'héroïne, comprend finalement qu'Howard, le propriétaire du bunker, est un gros taré psychopathe/pédophile et parvient à sortir du bunker. Certains ont trouvé la fin décevante, notamment parce que la "première partie" avec son omniprésente claustrophobie se suffisait à elle même et n'aurait pas dû laisser place à quelques scènes supplémentaires à l'extérieur avec Michelle qui échappe à des extraterrestres. J'ai trouvé que paradoxalement, cette partie était trop courte; le film m'a happé et j'ai trouvé le temps court. Quand le perso principal s'en sort, j'avais l'impression qu'on en était qu'à la moitié du film (Alors que non, il restait 15 minutes à tout casser) et sur le coup, j'étais super enthousiaste de voir que le film changeait complètement d'atmosphère et d'intrigue en plein milieu. Donc j'ai été déçu qu'en réalité ce ne soit pas le cas : / ... Mais ok, son lancer de cocktail molotov dans la gueule de l'extraterrestre était peut être un peu abusé.


Médecin de campagne (2016)   3/10
Film de Thomas Lilti avec François Cluzet, Marianne Denicourt, Christophe Odent
 1 h 42 min. Sortie : 23 mars 2016. Comédie dramatique.

Plus documentaire qui se prend pour un film, Medecin de Campagne est chiant ... Vraiment chiant. Et très prévisible (Oui intrigue amoureuse inutile, je parle notamment de toi). Je recommande pas.



À la poursuite du diamant vert (1984)   3/10
Romancing the stone

Film de Robert Zemeckis avec Michael Douglas, Kathleen Turner, Danny DeVito
 1 h 46 min. Sortie : 30 mars 1984. Aventure.

Je peux comprendre que ce soit le genre de film qu'on porte dans notre coeur parce qu'on l'a maté en boucle en VHS étant gamin. Mais c'est pas mon cas et ce film m'a désespéré, notamment parce qu'il pleut des archétypes de films d'action (Coucou la fille pas faite pour l'aventure et le baroudeur de service qui se méprisent au début mais finissent ensemble à la fin). Les personnages sont lourd, l'histoire est pas particulièrement captivante et c'est bas de gamme niveau réalisation (Heureusement que Zemeckis s'améliorera par le suite).



Demolition (2016)   6/10
Film de Jean-Marc Vallée avec Jake Gyllenhaal, Naomi Watts, Heather Lind
 1 h 41 min. Sortie : 6 avril 2016. Comédie dramatique.


Honnêtement, le film m'a pas marqué ... Je sais même plus vraiment s'il m'a plu ou non. Je sais juste que j'aime bien Gyllenhaal en mode sociopathe (Nightcrawler <3) puis que jusqu'à un certain point, j'aimais bien la relation que commencent à tisser ce dernier avec Naomi Watts, mais après ça, c'est un peu le vide. J'ai quand même passé un moment pas désagréable.



Usual Suspects (1995)   7/10
The Usual Suspects

Film de Bryan Singer avec Stephen Baldwin, Gabriel Byrne, Benicio Del Toro
 1 h 46 min. Sortie : 19 juillet 1995. Policier, mystère et thriller.



Les Aventures de Jack Burton dans les griffes du Mandarin (1986)   5/10
Big Trouble in Little China

Film de John Carpenter avec James Hong, Victor Wong, Kate Burton
 1 h 40 min. Sortie : 2 juillet 1986. Aventure et fantastique.


Désolé Yuan, c'est vrai que les décors, les costumes, les cabrioles et l'exagération ambiante sont un vecteur de cool en puissance, mais le récit, c'est beaucoup trop n'imp pour moi. Puis le fameux Jack Burton (Aussi appelé "Héros blanc dans un film centré sur la communauté chinoise") est arrogant, faussement blasé, mal joué (Dsl Kurt, j'ai rien contre toi) et ça le rend à la fois cool mais aussi insupportable. J'ai pas su s'il s'agissait d'un film d'aventure à prendre au sérieux ou pas, je me suis longtemps posé la question, mais au final, ça change pas grand chose, l'oeuvre est pas chiante à regarder mais le wtf ambiant me perd trop pour me captiver.


Desierto (2016)   6/10
Film de Jonás Cuarón avec Gael García Bernal, Jeffrey Dean Morgan, Alondra Hidalgo
 1 h 34 min. Sortie : 13 avril 2016. Drame.



Le Livre de la jungle (2016)   7/10
The Jungle Book

Film de Jon Favreau avec Neel Sethi, Lambert Wilson, Leila Bekhti
 1 h 46 min. Sortie : 13 avril 2016. Aventure, drame et fantastique.


J'ai bien aimé le film, l'histoire est assez fascinante à suivre, les passages d'action, notamment la violence entre fauves, sont plaisant à regarder. Bon, la CGI, malgré le gros travail derrière c'est vraiment pas ça (Les loups sont berk) et c'est un peu la foire dans le charadesign entre les personnages réalistes, les personnages plus cartoonesques et Baghera et son gros pif, mais sinon j'ai passé un bon moment. Quelques réticences sur l'aspect "cul entre deux chaises" avec par exemple la chanson "Un Homme Comme Vous" qui a été incrustée de force juste parce que c'était une chanson emblématique du dessin animé. Ce qui me dérange, c'est que Disney a voulu jouer la carte de l'auto référence en réutilisant des images et des musiques du dessin animé tout en voulant faire un film différent avec un récit plus approfondi (Probablement plus proche du livre de Rudyard Kipling, je l'espère) et un ton plus sérieux et grave. Effectivement le Roi Louis est dans le film un vrai King Kong (A proportion variable d'ailleurs) intimidant et quasi paralysé par son poids. En conséquence, la chanson en question, qui est originalement un jazz qui swing sa mère, devient un jazz qui swing sans plus, accompagnant une scène molle et inquiétante (Et avec Eddie Mitchell, qui plus est, même si je le trouve pas si mauvais dans ce rôle, à vrai dire). Cette musique est un véritable drame pour moi, parce qu'à la base je l'adore et qu'elle représente dans le film l'incertitude entre une création originale et un remake. Et tu fais soit l'un, soit l'autre, pas les deux. Pareil pour "Il en Faut Peu", qui est quand même bien mieux placé dans le contexte du récit (aka si vous incrustez une chanson dans un film sérieux, au moins ne mettez pas une chanson joyeuse à un moment dramatique svp). Par contre le thème d'intro, c'était que du bonheur et le motif de Ka, assez discret, ne m'a pas dérangé.



La Route d'Eldorado (2000)   5/10
The Road to El Dorado

Long-métrage d'animation de Éric Bergeron et Will Finn avec Kevin Kline, Kenneth Branagh, Rosie Perez
 1 h 29 min. Sortie : 25 octobre 2000. Animation, aventure, comédie, famille et romance.


La direction artistique est sympa, il y'a des blagues qui prennent bien et le message du film sur la religion est assez intéressant (Faux prophète projetant ses désirs sur sa propre vision de la religion ... Plutôt d'actualité). Malheureusement, le récit est pas fantastique, il suffirait de très peu pour que cette histoire de religion se transforme en rites païen de sale sauvages vs grandiose civilisation blanche. On sent en voyant le film que le mélange animation de synthèse et animation traditionnelle a permis aux animateurs de tenter des choses assez sympa, malheureusement ça a quand même mal vieilli #GrandMèreFeuillage. Ah, et intrigue amoureuse inutile.



Prince of Persia : Les Sables du temps (2010)   3/10
Prince of Persia : The Sands of Time

Film de Mike Newell avec Jake Gyllenhaal, Gemma Arterton, Alfred Molina
 1 h 56 min. Sortie : 19 mai 2010. Action et aventure.


Film très dispensable qui nous sert une histoire pré-mâchée et donc très peu surprenante avec son faux méchant, son vrai méchant, son gentil très gentil, ses facilités narratives et son héroïne "fonction intrigue amoureuse" et "vecteur de plan boobs" pour un public visiblement ciblé, mais quand même pas trop (On veut attirer les joueurs mais aussi toute la famille). Certes, ça fait des courses d'autruches, mais au delà de ça, c'est très loin d'être innovant et je suis même pas sûr que ce soit divertissant (J'ai pas été diverti en tous cas). Les scènes d'action sont vraiment trop segmentées (Le fameux effet, "on veut que ce soit dynamique") pour être lisibles, le rythme est affligeant, dans certaines scènes, on skip tout ce qui prendrait trop de temps à introduire correctement (certes ça rend le supplice moins long, mais ça neutralise aussi leur enjeu) et à côté de ça on fait de la bonne grosse exposition bien crade. Il y a aussi ces plans bien ridicules de gens qui se tiennent debout dans un paysage grandiose aléatoire juste pour le plaisir de faire genre qu'on est super classe. Puis surtout, le film consiste en une quête perpétuelle d'un artéfact qu'on trouve, qu'on paume, qu'on retrouve, qu'on repaume et qu'on retrouve, pour repaumer ... pour retrouver ... wow.



Dalton Trumbo (2016)   6/10
Trumbo

Film de Jay Roach avec Bryan Cranston, Michael Stuhlbarg, David Maldonado
 2 h 04 min. Sortie : 27 avril 2016. Biopic et drame.


Je suis pas fan des biopics de manière générale, je trouve leur rythme assez peu adapté à un cinéma digne d'intérêt; trop décousu, on est sensé vivre l'évolution d'un personnage mais on s'y perd, c'est long, un peu ennuyeux, et on a pas trop l'impression qu'on nous raconte une histoire (Parce que, fondamentalement, la réalité n'a pas d'intrigue ...). Et là, c'est encore un peu le cas.
Ça parle de la persécution des communistes américains dans les années 50, mais ça n'évoque pas vraiment l'idéologie en soit (Mis à part quand Dalton donne une explication vulgarisée de ce qu'est le communisme à base de partage de sandwich) et c'est vraiment dommage, c'est comme parler de la révolution française et de ses événements sans évoquer ce pourquoi les gens se sont battu. Peut être que les productions américaines sont encore réticente à l'idée de parler de communisme sans que ce soit pour le calomnier.
Cranston est bon et malgré quelques cabotinages, il livre une performance vocale et physique (Trumbo et ses problèmes de dos) convaincante et assez jouissive. Le film est plutôt plaisant à voir, puis moi qui n'ai jamais entendu parler de Dalton Trumbo, c'était assez enrichissant



Jefferson à Paris (1995)   5/10
Jefferson in Paris

Film de James Ivory avec Greta Scacchi, Nick Nolte, Thandie Newton
 2 h 19 min. Sortie : 24 mai 1995. Comédie dramatique.

Jielash:
Aujourd'hui hier j'ai regardé Dark Crystal, un film dont j'avais vu des bouts quand j'étais môme.

Niveau scénario c'est de la fantasy très classique et manichéenne, même si un point de scénario qu'on apprend vers la fin diminue un peu ce fait.  Après ça ne manque pas forcément de charme et j'ai bien apprécié le fait que le protagoniste soit assez dubitatif par rapport aux instructions très floues de la quête mystérieuse qui lui est confiée. Le côté bête et méchant poussé à l'extrême des antagonistes peut s'avérer drôle si on n'est pas trop repoussé par le cliché de la chose.

Niveau visuel et ambiance, c'est là que le film se démarque, c'est franchement somptueux. Les décors, les marionnettes, le bestiaire, chaque scène fourmille de détails présentant un univers bien vivant à travers sa faune et sa flore. Il y a de nombreux plans mettant en avant les différents environnements et ceci, couplé à des scènes qui prennent leur temps, donne un rythme assez lent et particulier. Pas forcément facile à suivre si on n'est pas motivé.

Je suis contente d'en avoir pris plein les mirettes pendant 1h30 mais c'est clairement pas un  film que je me verrais revoir souvent à cause de son rythme et scénario pas exactement passionnant.

Yuan:
J'ai été voir la Tortue Rouge, le film d'animation muet franco-belgo-japonais qui est sur les lèvres de tous les gens ayant un lien de près ou de loin au dessin ou à l'animation (c'est dire les attentes que j'ai pu avoir à son sujet).
Je n'avais regardé aucun trailer, seulement quelques visuels, en essayant de me garder un peu la surprise, quitte à faire monter la pression. Tout ça pour un résultat très intéressant, et un film que je recommande, ne serait-ce que pour l'expérience qu'il procure. L'animation 3D est vraiment sans reproche, la plus belle que j'aie eu l'occasion de voir dans ce style (et donc riche en rappels à l'animation 2D). Elle est d'une très grande fluidité et beauté, même si je déplore l'utilisation de quelques filtres qui jurent parfois avec un ensemble aussi léché (je pense notamment à la pluie, un peu dommage). Les jeux de couleur sont magnifiques et, liés à la musique, jouent un grand rôle dans l'atmosphère crée par le film, très onirique.

(Cliquez pour afficher/cacher)Difficile de trouver les mots pour formuler mes reproches, c'est dire à quel point je pinaille. Il y a quelques aspects de la narration qui m'ont froissé, caressé à rebrousse-poil, mais je pense que c'est principalement du à la finesse dont fait preuve l'histoire, et ça ne fait que témoigner de la réussite qu'est l'œuvre. Je pense principalement au départ de l'enfant, qui m'a laissé sur ma faim, m'a procuré un sentiment d'inachevé. Quelque part, la boucle est bouclée : l'enfant apparaît en même temps que la bouteille, le lien au monde extérieur, et quitte l'île avec cette même bouteille. Mais dans la réalisation, j'ai trouvé que la symbolique n'était pas assez accentuée, contrairement au reste de l'histoire qui était bien plus forte dans sa mise en scène. Voilà, j'ai l'impression que ma formulation est plus que maladroite et ne touche en rien ce qui m'a chiffonné, c'est dire à quel point il s'agit d'un détail minuscule dans un ensemble solide.

Mention spéciale à la scène du tsunami, qui m'a complètement renversé. Je ne veux pas jouer les mélodrames, mais j'étais clairement en train de bouffer mes larmes (j'suis un peu un bb, m'en voulez pas, les films bien animés sa me fé ploré). La force des vagues qui ravagent le paysage, le souci du détail, la nécessité de s'arrêter sur chaque élément de la nature pour montrer à quel point il a été ravagé, la justesse de la musique pour orchestrer cette destruction : tout fonctionnait à merveille dans cette scène. Bravo.

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