Auteur Sujet: Final Fantasy  (Lu 102323 fois)

0 Membres et 1 Invité sur ce sujet

Hors ligne Duplucky

  • Sage Goron
  • *
  • Messages: 11647
  • Dragon Gardien d'Hyrule
    • Voir le profil
    • http://soignies.miniville.fr/ind
Final Fantasy
« Réponse #915 le: dimanche 01 mai 2016, 00:56:15 »
Je ne critique pas la magnifique musique de cette zone, je critique juste le fait que c'est un entrecroisement de chemins sinueux, rendant la zone hyper longue et le tout dans une absence totale de décor, voulant sans doute nous faire croire qu'on est en plein bizarre.

Enfin, cerise sur le gâteau, dans cette zone, on fait un combat par mètre, contre des monstres relativement forts, en plus.  v.v

Hors ligne Yorick26

  • Priant de Nayru
  • Sage Goron
  • *****
  • Messages: 9504
  • Homme à tout faire
    • Code ami 3DS 1951-0832-7742

    • yorick.oudin
    • yorick26100
    • SW-6264-4058-0328
    • Voir le profil
Final Fantasy
« Réponse #916 le: dimanche 01 mai 2016, 08:47:43 »
Ouais mais justement ! Je trouve qu'en plus de pouvoir faire un level up correct (j'avoue que les monstres étaient plus forts sûrement boostés par des conditions climatiques difficiles) sans trop avoir à se forcer, l'ambiance permet de se recentrer sur les personnages.

  • La Plaine de Spira : Elle est complètement vide et n'a pas beaucoup de décors. Quelques petites attractions permettent de s'attarder avant de commencer à s'attaquer à la fin, mais globalement c'est vide. Elle permet de se concentrer sur l'histoire du jeu. Qu'est-ce que la félicité ? Quelles sont les conséquences d'un combat contre Sin (un monde dépourvu de vie dont les cicatrices ne sont pas encore fermées visualisées par ses failles qui t'empêchent d'avancer et qu'il faut contourner).
  • Mont Gagazet : On retrouve le même vide, mais l'accent est mis sur la difficulté et sur le respect des personnes qui traversent ou vivent dans les montagnes. Donc là c'est le moment de réfléchir sur les difficultés traversées déjà et celles qui nous restent à parcourir. Et ce paysage initie le suivant.
  • Zanarkand : Le côté spirituel est encore plus renforcé parce que Zanarkand theme, quand même ! Mais cette fois on ne se concentre plus sur les difficultés traversées, mais celles qui restent à traverser et notamment les choix cornéliens et difficiles qui restent à faire. La scène du feu de camp que l'on peut voir dans l'introduction est la quintessence de cette zone.

On trouve quand même une certaine logique dans les zones et les ambiances attribuées. Et je pense que le côté vide est assez réfléchi pour donner une dimension tragique à l'histoire. Perso, je l'ai trouvé assez réussi parce que j'ai pleuré (il me semble, ça remonte) à la fin. Mais c'est une continuité et une logique qui font que le Mont Gagazet. Ils n'allaient pas mettre un univers super dynamique et vivant. Cela doit être un endroit difficile, moche, sans vie. Parce que c'est un lieu de désolation. Et que sans ça, la fin triste serait tombée comme un cheveu sur la soupe.

Voilà, c'était mon éloge du Mont Gagazet.

Little bit of Love

Hors ligne Duplucky

  • Sage Goron
  • *
  • Messages: 11647
  • Dragon Gardien d'Hyrule
    • Voir le profil
    • http://soignies.miniville.fr/ind
Final Fantasy
« Réponse #917 le: dimanche 01 mai 2016, 12:37:06 »
Je demande pas un monde plein de vie et tout au mont Gagazet mais dans mont Gagazet, y a mont, j'aurai bien aimé voir qu'on escalade une montagne et pas juste des chemins moches suspendus au-dessus du vide et qui serpentent sur des kms.

Et puis, on a pas le temps de réfléchir à toujours se faire harceler non stop par les mobs dans cette zone. :mouais:

Non pour moi, cette zone pue le bâclage total qui sert à rallonger artificiellement la durée de vie du jeu. On voit bien qu'il n'y a aucun travail effectué ici, aucun décor ni rien, ça ressemble même pas à une montagne. v.v

Hors ligne Moon

  • Chef Skimos
  • ***
  • Messages: 3894
  • Go to the moonlight
    • Voir le profil
    • http://yuese.deviantart.com/
Final Fantasy
« Réponse #918 le: lundi 06 juin 2016, 17:23:37 »


Bon je sais que certains vont encore râler car c'est un énième remaster (et alors que celui du VII est prévu et que le XV tarde aussi à se montrer) mais j'avoue que celui ci je l'attends particulièrement et il a pas l'air si fainéant que ça.
Déjà, il n'a pas pour ambition d'être un remake (contrairement au VII) et les changements ont l'air purement graphiques/ergonomiques ce qui à priori me convient très bien ayant bien aimé le jeu original (et sa suite sur DS) (bon je cracherais pas sur le remake du VII mais j'y vais un peu plus à reculon on va dire).
Je m'en souviens plus des masses donc ce serait avec plaisir que je me replongerais dedans perso (il est injustement aimé à mon avis).

Hors ligne Brume-Ondeblois

  • Tokay bizarre
  • *
  • Messages: 1655
  • Souriez, rien n'est sous contrôle.
    • Voir le profil
Final Fantasy
« Réponse #919 le: lundi 06 juin 2016, 18:15:23 »
Et bien je ne vais pas faire partie des râleurs pour une fois vu qu'FF XII est le seul FF des temps modernes à trouver grâce à mes yeux.

J'aurai peut être le courage de le finir si je le prend cette fois-ci  :R.
Merci Alice Lee pour la sign
Sing to me of a time long past
A Time when men answered to power alone
Ruled by steel, Steeped in darkness
Sing of an Age called Xytegenia.

Hors ligne Doutchboune

  • Sorcier Sheikah
  • ****
  • Messages: 7307
  • Couronne de Charisme +2
    • Voir le profil
Final Fantasy
« Réponse #920 le: lundi 06 juin 2016, 18:40:38 »
Étrange, j'aurais pu écrire ton post à peu près mot pour mot, Brume ! Pas dit que je le prenne cela dit, j'ai tellement de jeux en retard à faire (dont Witcher 3, qui prend un certain nombre d'heures, à priori)

Hors ligne Brume-Ondeblois

  • Tokay bizarre
  • *
  • Messages: 1655
  • Souriez, rien n'est sous contrôle.
    • Voir le profil
Final Fantasy
« Réponse #921 le: lundi 06 juin 2016, 19:25:05 »
J'imagine que c'est parce que c'est l'effet que fait ce jeu à beaucoup de monde doutch, le jeu a un univers attrayant un gameplay intéressant et une histoire sympa, mais le tout prend tellement de temps, il faut des heures pour se traîner d'un temple à l'autre, d'une ville à l'autre et hélas au bout de 20,30 ou 40 heures on lâche et on oublie de reprendre.

Merci Alice Lee pour la sign
Sing to me of a time long past
A Time when men answered to power alone
Ruled by steel, Steeped in darkness
Sing of an Age called Xytegenia.

En ligne Rodrigo

  • Prince Zora
  • *
  • Messages: 14089
    • Voir le profil
Final Fantasy
« Réponse #922 le: mardi 07 juin 2016, 10:51:37 »
La même, sauf que moi c'était 15-20h. :niak: Avant de me sentir dépassé par le gigantisme du monde et l'étendue des possibilités. Encore un de ces jeux que je ferais volontiers, mais je n'ai pas le temps pour (enfin, j'ai trop de jeux en attente et les JRPG ça en prend beaucoup trop). Je ferai une exception pour FF XV évidemment !

Hors ligne Bilberry

  • Skull Kid
  • *
  • Messages: 5444
  • rero
    • Voir le profil
Final Fantasy
« Réponse #923 le: mardi 07 juin 2016, 11:08:46 »
Etant une grande fan de FFTA (et de sa suite), j'étais super excitée de jouer à FF12 pour visiter Ivalice en 3D. Mais comme le dit Rodrigo le jeu est GRAND, trop même (j'ai en tête un tunnel avec des rails interminables là *brrr*). Mais c'est surtout le système de combat qui m'a fait lâcher tellement il m'a blasée. J'ai pas trouvé l'IA des compagnons tip top (quoique je crois qu'on peut changer de perso en cours de combat, ce qui est toujours mieux que rien) et je vois pas l'utilité de faire des combats où on peut se déplacer librement si ça ne prend pas en compte notre emplacement. Inciter le joueur à attaquer par derrière aurait été un ajout cool par exemple. En gros vous l'aurez compris, un gameplay à la Xenoblade m'aurait plus bottée.

Mais sinon l'univers est vraiment intéressant et les personnages ont du potentiel. Puis j'a-do-re le style de Hitoshi Sakimoto, ses musiques collent parfaitement à l'univers d'Ivalice. Mais ça vient sûrement du fait que j'ai passé des heures sur FFTA plus jeune, du coup ces sonorités me ramènent en enfance.

Je retenterai le jeu un jour, peut-être.

Hors ligne Duplucky

  • Sage Goron
  • *
  • Messages: 11647
  • Dragon Gardien d'Hyrule
    • Voir le profil
    • http://soignies.miniville.fr/ind
Final Fantasy
« Réponse #924 le: mardi 07 juin 2016, 12:30:14 »
Citer
(il est injustement aimé à mon avis).

@Moon Injustement détesté, tu voulais dire, non ?  :R

Enfin pour moi, ce jeu, je l'ai torché en pas loin de 200h, il me manquait deux boss à tuer : un impossible à trouver sans soluce et l'autre qui avait la bagatelle de 50 000 000 de pvs et qu'il fallait une petite dizaine d'heures pour le vaincre à lui seul.  v.v

Mais il est de loin le FF le plus amusant que j'ai fait, juste pour son aspect exploration, tous ses secrets à trouver, que ce soit les invocs ou les contrats, sans compter les monstres spéciaux à chercher. Mais clairement, plus jamais j'y retouche, d'une part parce qu'il est très long, d'autre part parce que au final, je le connais, il n'y a plus beaucoup de surprise, qu'il faudra forcément se retaper les 20 premières heures de jeu qui sont quand même assez chiantes vu le peu de possibilité qu'on a au début et que son scénario reste d'une platitude et que c'est clairement pas pour ça qu'il faut jouer au jeu.  v.v

@Bilberry : pour dire que l'IA n'était pas tip-top, t'as pas du aller bien loin dans le jeu. Une des forces du jeu, c'était qu'on pouvait justement programmer l'IA des persos comme on le voulait. Il y avait moyen d'optimiser tout ça pour qu'ils jouent tout seul sans que tu aies besoin de toucher ta manette. :R

Hors ligne Bilberry

  • Skull Kid
  • *
  • Messages: 5444
  • rero
    • Voir le profil
Final Fantasy
« Réponse #925 le: mardi 07 juin 2016, 13:05:10 »
Vrai que j'avais oublié le système de gambits mais même ça j'en suis pas fan, devoir progresser dans le jeu pour apprendre un "ordre" à l'ordinateur je trouve ça dommage (Dragon Age Origins avait le même système il me semble mais comme j'aime vraiment avoir le contrôle sur tout j'ai jamais utilisé). Comme tu dis, il faut sûrement attendre plusieurs heures que le jeu décolle et moi j'ai pas cette patience :v

En ligne Suijirest

  • Skull Kid
  • *
  • Messages: 5462
  • Ci-gît Suijirest
    • Voir le profil
Final Fantasy
« Réponse #926 le: lundi 18 décembre 2017, 21:26:00 »
Vous savez à quel point la nostalgie ou l'anti-nostalgie peuvent altérer vos souvenirs d'un jeu ? Si vous avez plus de 12 ans, la réponse devrait être "bien sûr que oui". Et dans mon cas présent, j'ai décidé de refaire un jeu auquel je n'avais pas touché depuis 13 ans, un jeu très populaire auquel presque tous les joueurs de plus de 20 ans ont joué, j'ai nommé Final Fantasy VII.

Et c'est de refaire l'original, dans ce qu'il a de plus pur et immaculé (excepté sa trad FR désastreuse) qui me fait voir à quel point je me suis laissé aveugler pendant des années par une forme de "néo-bashing" totalement hors de propos. Car si son univers étendu initié en 2005 nous le ferait oublier, FF7 c'est aussi et surtout la consécration d'un certain âge d'argent du RPG japonais. Une époque lointaine, ou Squaresoft et Enix étaient deux studios qui faisaient autorité en la matière. Deux studios différents (mais pas trop) qui s'affrontaient, se jalousaient, se copiaient et s'abordaient dans une guerre n'ayant rien à envier à celle opposant Nintendo à Sega, pendant que les outsiders battaient des ramasse-miettes pour offrir aux fourmis ce que les divinités ne pouvaient offrir aux titans.

Une époque où le public était encore prêt à apprécier les contenus profonds et torturés pour ce qu'ils valaient, ni plus ni moins. Un temps où l'écriture du scénario était la seule façon de savoir où aller et que faire, un temps où les personnages n'avaient pas encore été passés à la plus sauvage des moulinettes à cliché. A cette fameuse époque, on pouvait lire au quart de l'histoire des questions philosophiques comme "si le monde est destiné à mourir, que ce soit demain, dans un an ou dans dix siècles, à quoi bon se battre pour le sauver ?" sans que ça fasse prout-prout et sans que ce soit pour la déco. FF7 était un jeu où le spleen accompagnait notre team tandis qu'elle traversait des épreuves noires comme la nuit, où l'on ressentait toute la détresse des PNJ qui ont cédé à la question précédente là où nos héros tentent de tenir. Une noirceur équilibrée par des passages burlesques et légers, sans aucune miction entre les deux ; nulle blague hors de propos lorsqu'un personnage affronte sa part sombre, nul propos déprimant quand l'heure est à la détente.

Tout ça, c'était FF7. Un jeu qui reprend à son compte les contenus alors emblématiques de Final Fantasy, une licence bien plus profonde qu'elle n'y paraît, avec des thèmes récurrents comme la mort, l'eschatologie, la fragilité morale de ceux qui veulent sauver le monde. Des thèmes portés si fièrement que le proto-scénario fut rejeté, car jugé "trop sombre" (il reviendra sous le titre Xenogears). Mais tout cela n'a aucune importance, nous sommes en 1997, et à cette époque, FF7, ça pète la classe, Cloud pète la classe, le duel entre Dayne et Barret pète la classe, l'attaque de l'Arme sur Junon est l'une des plus grandes scènes de l'histoire du jeu vidéo.


... Puis arrivèrent deux drames successifs, indépendants l'un de l'autre mais voué à entraîner une terrible réaction en chaîne : l'échec commercial du film pharaonique Final Fantasy, et l'émergence de la contre-culture gothique. Car c'est de ces deux événements pourtant sans aucun rapport direct que naîtra l'horreur. Le plus terrible coup qu'on puisse porter à un jeu culte : l'émergence d'un "univers étendu" conçu pour capitaliser à moitié sur la nostalgie des fans, à moitié sur la dernière mode porteuse des ados. La profondeur et la noirceur sincères de FF7 sont alors troqués au profit d'un contenu pour dark emo prépubères, Cloud se voit résumer à son seul rôle de personnage profondément torturé et ténébreux, et les projets s'enchaînent comme des perles sur un collier, toujours plus coûteux et tape-à-l'oeil. Que ce soit un deuxième essai au cinéma par un long-métrage qui a oublié de payer des scénaristes (Advent Children), en capitalisant sur le marché émergent du jeu sur mobile (Before Crisis) ou en misant sur la puissance de la dernière console en date (Crisis Core) quand ce n'est pas carrément débarquer dans un genre presque inconnu pour le nouveau-né Squix (Dirge of Cerberus) rien n'est trop audacieux ou hors de propos. On tient là la nouvelle devise du studio : "tout est bon pour se faire du pognon, surtout quand les gens sont cons".

S'ensuivra alors une forme de dédain outré de la part des anciens fans qui "redécouvrent" leur univers adoré entaché de la bouillie macabre et superficielle de la nouvelle époque. Le prisme des souvenirs en ressort faussé, le jeu était-il vraiment si bien ? N'étais-je pas trop jeune pour saisir cette arnaque, ne le verrais-je pas sous un jour plus favorable car j'étais moins exigeants ? FF7 était-il vraiment un bon jeu ?


A cette question, joueurs, ma réponse personnelle est définitivement "oui". A l'origine, à sa sortie, mais aujourd'hui encore, FF7 est un jeu qui a de l'audace. Celle de parler avec des mots qui parlent à tous les publics (je ne prends pas les paroles de Bugenhagen de la même façon aujourd'hui que je ne l'avais fait à ma première partie), celle de profiter de la nouvelle génération de consoles avec tout ce qu'elle offrait comme possibilité de mise en scène. Celle de rebondir sur le modèle de FF6 et ses sorts modulables pour donner naissance à un système parfaitement souple, pas dénué de profondeur (mais malheureusement jamais exploité à fond à cause du challenge trop faible du titre).

On peut être tenté de brûler l'idole de notre jeunesse, de se trouver de fausses excuses pour rejeter les jeux qui nous ont bercés, mais qu'à cela ne tienne : même si le temps a passé, même si son âge se fait sentir, quand un jeu traverse les temps et les espaces, ce n'est pas uniquement parce qu'il est tombé au bon moment, qu'il a profité d'une communication en gavage d'oie ou qu'il a eu un coup de chance. C'est parce qu'il a su trouver le public qui lui correspondait et qu'il désirait. C'est cette synergie, couplée au savoir-faire de game designers et de développeurs compétents, qui permet d'exprimer la pleine portée du travail des scénaristes, graphistes et musiciens. C'est ainsi que naît un univers immersif peuplé de personnages vivants, dont nous vivrons et éprouverons les aventures à travers un jeu aux mécaniques efficaces et agréables.

C'est ainsi qu'est né Final Fantasy VII. Et c'est ainsi qu'il vivra encore.

Mille mercis à Alice Lee pour la signature !
Entre ce que je dis et ce que tu entends, on risque de pas se comprendre...