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[Topic] Animés & Manga
Trictus McNatret:
J'ai décidé de me lancer dans un petit marathon Matsumoto, aujourd'hui... J'ai commencé à découvrir l'oeuvre du bonhomme avec un épisode d'Albator 78 passant à la télé qui m'avait beaucoup plu, j'ai lu le très bon manga Capitaine Albator, suivi le début de la série Albator 84 et vu le film l'Atlantis de ma jeunesse, que je considère comme un pur chef-d'oeuvre, débuté Galaxy Express 999... Bref, j'ai une certaine connaissance du travail du monsieur.
Bon. J'avoue que j'appréhende beaucoup. Parce que l'oeuvre de Matsumoto est aussi conséquente qu'incohérente; les correspondances entre chacun de ses travaux sont encore plus difficile à établir qu'entre les épisodes de Zelda. Y a bien des indices ci et là, des similarités, etc... Mais c'est extrêmement vague. Certains personnages se croisent, d'autres sont morts mais de nouveau vivants, etc... Bref, c'est un sacré bordel face auquel même la mythologie grecque pourrait sembler uniforme. Et pourtant, cette dernière a été travaillé par tout un peuple, tandis que Matsumoto est seul. Ajoutez-y, pour bien complexifier la tâche, les erreurs de traduction qui ne facilitent pas la chose (Tôchiro est renommé Alfred, qui est le nom d'un personnage d'une autre génération, Miime s'écrit de plein de façon différente, et le vaisseau s'appelle tantôt l'Atlantis, tantôt l'Arcadia... Et je passe le vrai nom d'Albator qui est Harlock. Fuu!)
Du coup, j'ai voulu commencer par le plus court, la série d'OAV Harlock Saga... Et j'ai la migraine. Des personnages morts ou d'une autre génération se croisent, Miime a désormais une bouche et des iris (WTF? D:) et Tôchiro a une grosse voix grave, au lieu de sa voix nasillarde d'antan. QU'EST-CE QUE JE REGARDE, LA? D:
Bon, cela dit, l'histoire est pas inintéressante, même si, pour une OAV, je trouve certains détails de l'animation un peu bâclés (on remarque A PEINE que les persos ouvrent la bouche quand ils parlent) ... C'est moins fluide dans la narration que d'autres travaux, et y a un côté cross-over troublant dans cette oeuvre. M'enfin, je me tais et je savoure.
Bon. Harlock Saga terminé... Honnêtement, pour des OAVs reprenant le plus grand manga mettant en scène Harlock et Tôchiro en pirate de l'espace, je m'attendais à mieux... Genre vraiment mieux. Là, je suis passablement déçu. L'univers d'Albator est fantastique, y a quelque chose dans le trait de Matsumoto, que ce soit par ses personnages atypiques, la qualité de ses décors ou encore le génie dans la conception de ses vaisseaux... qui me fascine depuis toujours, mais... Maaais... Y a des incohérences si et là qui 'empêche les liens logiques de s'établir autant que je l'aimerais entre plusieurs de ses saga, et alors que j'espérais qu'Harlock Saga règlerait le problème, je reste sur ma faim. Les antagonistes sont fades, l'ost est fade (je crois bien qu'il n'y a que trois pistes, d'ailleurs, en prenant compte de l'opening et de l'ending, qui sont pas moins décevants que le reste), le scénario est bâclé et peu cohérent, le rythme est un peu naze, y a pas vraiment de scènes intéressantes. Les dialogues, d'habitude plein de ce panache très nekketsu qui les caractérise, sont ici ennuyeux à mourir, et bien trop rares, les batailles sont nulles, le doublage français me fait pleurer (même si Darbois qui incarne Albator, c'pas inintéressant, les voix originales collent trop aux personnages et ressemblent plus à la VO, ce qui rend la différence imbuvable), bref: c'est un fail.
Quand on a vu l'Arcadia de ma Jeunesse, avec son animation old school typé mais pas dégueulasse, les voix touchantes des protagonistes, les dialogues bourrés de répliques chocs et les musiques mélancoliques qui vous arrachent des larmes, les batailles spatiales palpitantes etc... Et qu'on se retrouve face à des dieux oisifs et effrayés, menacés par un ennemi plus pathétique qu'autre chose, avec en plus de ça un scénario pas forcément crédible... On ne peut qu'être blessé par cette série d'OAV que je considère comme un parjure à tout ce que j'avais vu d'autre de Matsumoto. Je suis écoeuré.
Du coup, j'me suis consolé en terminant l'excellent animé Ouran High School Host Club, qui m'a fait fortement déliré. Les derniers épisodes m'ont pas mal surpris tant ils juraient par leur gravité avec l'humour très léger du début, mais j'ai vraiment aimé. Un vrai vent de fraîcheur, d'humour et de niaiserie qui m'a séduit sans souci.
Bilberry:
Host Cluuuub~
J'ai d'abord regardé l'animé puis j'ai lu le manga. C'est vraiment génial. Super drôle, complètement débile, il y a bien quelques passages un peu triste mais globalement c'est une oeuvre qui remonte bien le moral. Je relis régulièrement le manga à cause de ça justement.
D'ailleurs tu devrais le lire aussi, c'est encore plus le bordel que dans l'animé. Son gros défaut c'est que les derniers tomes sont un peu chiants (on part sur un shojo plus classique) mais la fin rattrape un peu cette baisse de régime.
Pis pour rien arranger, la personne qui double Tamaki a aussi fait Light de Death Note. Ca me fait toujours sourire.
Trictus McNatret:
--- Citation de: Bilberry le vendredi 06 septembre 2013, 21:30:49 ---Pis pour rien arranger, la personne qui double Tamaki a aussi fait Light de Death Note. Ca me fait toujours sourire.
--- Fin de citation ---
Ouais, j'avais cru comprendre XD Bah, je lirais le manga si j'en ai l'occasion mais c'pas dans mes priorités :3
Là, j'songe plutôt à me soigner de ma rancoeur envers Matsumoto en attaquant une de ses oeuvres réussies... J'pensais à Gun Frontier, pour changer un peu de décor!
Bilberry:
Ouais bah t'as quand même intérêt à le lire.
Sinon, sur les recommandations de Jielash je me suis mise à Jojo's Bizarre Adventure. 6 épisodes vus et je suis conquise. Je dirais que c'est du DBZ (à cause des gros muscles) avec une bonne GROSSE couche de kitsch. Les mecs annoncent à haute voix leurs attaques, l'amitié est virile et pleine de loyauté, les tenues ne sont pas du tout assorties, ça tremble de partout... bref c'est magnifique.
J'ai même pas envie de vous donner l'histoire en fait, regardez et appréciez par vous-même.
(l'autre qui MARCHE sur les murs hngggg)
Et une bonne nouvelle, pour moi en tout cas, Nolife diffusera Nadia et le Secret de l'Eau Bleue à partir du lundi 23 septembre, en HD et VOSTFR svp. Je risque de faire chauffer le disque dur pour enregistrer ça, histoire de patienter avant la sortie du DVD chez Dybex m'voyez. Pour ceux qui connaissent pas, l'animé adapte très librement "20 000 lieux sous les mers" de Jules Verne. C'est plein d'aventures et de moments assez sombres (ça peut surprendre). En plus c'est Anno le réalisateur, ça peut toujours être sympa de voir ce qu'il faisait avant Evangelion.
Et puis c'est un peu mon animé préféré même s'il a quelques problèmes ici et là.
Regardez Nadia.
Jielash:
Pour Nadia, je vais attendre le DVD pour m'y mettre parce que j'ai pas Nolife.
Et oui, Jojo c'est beau. Comment expliquer cette œuvre ? Le sujet est à la fois simple et complexe puisqu'on parle d'une œuvre toujours en cours, ayant un peu plus de 25 ans et étant séparée en 8 parties pour le moment.
Ces "saisons" nous font vivre les étranges aventures de Jonathan Joestar puis de ses descendants. Les histoires se passent donc dans différentes périodes mais aussi à travers les continents, dans différents pays, du coup on voyage pas mal.
C'est tout une ambiance, tout un délire unique à chaque partie.
(Cliquez pour afficher/cacher)La première partie se passe dans l’Angleterre victorienne. Tout commence de manière un peu spéciale : une histoire à la Princesse Sarah mais avec des gamins de douze ans super musclés, rivalité terrible entre deux frères adoptifs qui va mener à la création d'un vampire et manquer de causer une invasion de zombies. Le monde sera sauvé grâce à une technique spéciale tibétaine que notre héros apprendra grâce à un mentor italien.
La deuxième partie se déroule dans les années 1930 et c'est un peu Indiana Jones à la sauce Jojo : artefacts magiques venus des temps anciens, pièges démoniaques, nazis très foufous, un héros charismatique et drôle qui voyage dans différents pays d'Europe.
À cela on rajoute des surhommes, qu'il faudra encore une fois affronter avec des techniques tibétaines magiques.
Le troisième arc suit un scénario de quête pour sauver le monde (même si en fait, les héros se sentent plus concernés par des circonstances qui font qu'une membre de la famille Joestar est mise en danger à cause du grand méchant) et ils vont donc partir du Japon pour voyager jusqu'en Egypte afin d'aller vaincre le boss final dans sa tanière, tout en tatannant des assassins qui essaient de leur régler leur compte sur la route.
Beaucoup d'affrontements et l'apparition des Stands qui vont bouleverser le système de combat et apporter une grande variété de pouvoirs.
Dans le quatrième arc, Araki s'amuse à faire de la "tranche de vie" dans la fin des années 90. L'histoire se déroule dans la petite ville japonaise de Morioh où l'on suit les aventures au jour le jour de Josuke, lycéen qui aime bien trainer après les cours avec ses amis et va rencontrer tour à tour différents utilisateurs de Stand qui pullulent dans les environs. Entre tentatives de se faire de l'argent de poche, de rendre service à sa famille et ses potes ou d'aider à trouver et vaincre un serial killer qui se cache dans la ville, sa vie est tout de même assez mouvementée et bizarre, comme pour les autres Jojo de sa famille. Une partie très drôle avec des personnages vraiment bien campés.
Petit changement d'air avec la cinquième partie qui se déroule en Italie, où nous suivons un membre non officiel de la famille Joestar qui cherche à rejoindre la Mafia. Il rejoint donc une petite équipe à la charge d'une mission top secrète pour le Boss d'un groupe en passe de contrôler tout le pays dans l'ombre. Vu le sujet, l'arc comporte son lot de pouvoirs et scènes dérangeantes, voir bien gores.
Arc six à la Prison Break : Jolyne Kujo s'est retrouvée dans une sale affaire qui a de forts airs de conspirations. Elle se retrouve condamnée à passer 15 ans dans une prison ultra-surveillée. Avec l'aide de quelques codétenus, elle va tenter de découvrir pourquoi on la voulait ici et sauver son père qui s'est retrouvé au bord de la mort à cause d'une attaque ennemie.
Bilberry a tout à fait raison quand elle mentionne l'aspect Dragon Ball parce que Jojo, c'est un manga d'aventure et de grosse baston. Mais là où Dragon Ball devient au fil du temps de plus en plus une histoire de niveaux de forces où les personnages secondaires ne peuvent rien faire, Jojo suit le chemin inverse : au fil des arcs, l'auteur développe des pouvoirs de plus en plus variés (et insolites), qui lui permettront de rendre ses combats plus stratégiques. Ce qui fait que les personnages vont devoir utiliser leur cerveau afin de comprendre comment marchent les capacités de leurs ennemis et où sont leurs faiblesses.
Araki, l'auteur, est capable de dessiner des combats hilarants avec des capacités complètement débiles puis d’enchaîner sur d'autres beaucoup plus dérangeants, à bases de pouvoirs glauques ou gores.
Ce n'est pas une œuvre de haute psychologie, bien que certains personnages se montreront sympathiquement développés et qu'ils ont un potentiel aussi attachant que leurs goûts vestimentaires peuvent sembler douteux. (Mais pour ceux qui apprécient le kitch, le style est juste parfait.)
Et Araki aime bien faire péter les couleurs.
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