Salutation.
Je ne puis dire si j'écrirai beaucoup, je ne puis dire si j'écrirai bien, mais bon j'ai pour une fois écouté la voie de la sagesse populaire et me suis dit que celui qui ne tentais rien n'avais rien.
Voici donc un petit aperçu de ce que je vaux.
Sa n'est pas grand chose pour le moment, mais si j'arrive à vaincre mon flegme permanent et ma peur panique du néant créatif l'on devrait pouvoir arriver à quelques choses.
J'inaugure donc ce petit coin perdu avec une réflexion tirée de mes cours de philosophie et je vous laisse me trucider à plaisir.
<Croire au génie c'est faire preuve de paresse.>
Je vais donc commencer avec un petit prologue. Il présente une idée, qui me tarode depuis toujours dès que l'on parle de Gerudo.
J'ai interprété ainsi le fait que tous les siècles il y né un homme et que celui ci et bien souvent le roi des Gerudo.
J'ai donc commencé à essayer de retracer la vie du prédécesseur du roi actuel, une sorte de vue de la Naissance d'Hyrule, par un peuple que j'apprécie bien.
voici donc ma vision de:
La naissance des seigneurs.
Prologue : Orée d'ombre.
C’était un homme à la peau mate et au visage buriné par les affres du temps de la vie et de ses multiples décadences. C’était un homme seul prostré, assis, recroquevillé sur une pauvre chaire de bois, de peau, de cuir qui semblait aussi tanné que lui. Son visage contemplait le sol dans une posture pesante qui sied à l’ambiance sombre et chaude du lieu. Ses yeux caché par son corps de grand vieillards auraient été d’un vert profond s’ils avaient été visible, ces yeux fixaient maintenant la terre du lieu, une terre ocre, une terre rude, une terre sacrée par le sang la sueur. Un sol marqué de l’orgueil du soleil qui l’écrasait de ses rayons dardant. Une terre ou les siens vivaient et ou ils vivraient, pour et par des générations.
Autour de cette étrange statue, se dressaient d’autres personnes, des femmes à la taille haute et au port altier, qui traversaient silencieusement la case sans lui porter nulle attention. Elles étaient tout aussi mate que l’ancien mais semblaient infiniment plus fière, assurance née d’un peuple qu’illuminait la grâce solaire. Ce spectacle de corps, de tissus et de poussière formait un étrange cercle autour d’un lit de fortune, assemblage de cordes et de tissus. Sur cette literie pour le moins austère reposait une femme encore, dont les yeux fixaient le plafond pour y laisser échapper une douleur profonde que ne trahissait pourtant pas son visage, aussi fixe qu’un roc. C’est son ventre arrondi trahissait son état et elle semblait le porter avec la plus grande des dignités. La femme aux cheveux de jais était enceinte et les augures des anciennes avaient parlé. Le temps semblait venu, alors que depuis longtemps des gens avait vécu, étaient mort que des mères avaient vécu et étaient morte, mais qu’un unique homme avait vécu sans mourir. Or lorsque parlent les oracles le destin lui-même semblait ne pouvoir les faire démentir. C’était un mâle qui allait naître, un seigneur et qui savait, peut être un roi. Or nul peuple ne saurait avoir deux suzerains, la fougue devait remplacer l’expérience et la force se devait de supplanter la sagesse, étrange cycle infiniment recommencé.
L’homme prostré avait eu l’âme d’un roi, un roi usé, un roi de calme et de sagesse et il regardait l’enfant à naître. Et il observait le sol, acculé par la mort et par la vie, perdu entre deux chemins.
La fin des seigneurs était une route solitaire.
La femme poussa soudain un hurlement bref court, claquant comme une foudre sèche, alors que les eaux de la naissance s’écoulaient sur la poussière rougeâtre du sol. Des spasmes la traversaient des jambes à la nuque dans sa parodie de lit, elle haletait maintenant prise d’une étrange résolution qui semblait orner ses yeux d’un rouge sanguinaire , les anciennes prostrée autour d’elle vinrent à son chevet, et ce fut avec une serviette chaude et humide que l’on purifia son corps du sel de la sueur.
L’enfant viendrait, accueillit par la plus respectée des aïeules qui lirait alors son destin dans le sang de sa mère avant de le couper d’elle. L’enfant alors libéré de ses attaches sera alors lavé, et recevra en ultime sacre, le sang de l’ancien seigneur, afin de l’abreuver de son courage et de sa sagesse.
Ce fut le second hurlement, qui sembla ranimer le vieillard. Les muscles de son cou ramenèrent lentement sa tête à sa position horizontale, lui laissant découvrir la nudité de la femme alitée et tremblante. Il pensa lentement à l’être qui s’apprêtait à ouvrir les yeux en ce monde. Qui serait-il, comment serait-t-il ? Autant de question auquel il aurait voulu pouvoir répondre. Et cette absence lui brouillait l’esprit comme une fièvre brulante. Qui serait donc ce nouveau roi, ce nouveau guide. Un sage ou un guerrier ? Un homme de paix ? De guerre ? De raison ou de folie ? La peur se mêlait en lui à la joie de voir sa tâche enfin se terminer, mais quelle étrange maitresse était donc la mort ? Et quel destin pour le peuple qu’il avait tant chéri depuis plus de trois générations déjà. Cet enfant qui lui arrachait la vie semblait être un étrange canevas de choix et de manière, un entrelac du destin.
Et pour lui en déclin ses actions seraient capables de faire mouvoir les montagnes et de vider les océans. Mais avant l’enfant cette autre question persistait, refrain entêtant. Quel destin pour le peuple tant aimé ? Verraient-ils enfin la grandeur qui leur avait été promise ? La grandeur qui avait été bafoué ? Le traité déchiqueté dans le feu et les cendres. Et revoilà la mort qui venait s’engoncer dans ses arides réflexions. Ombre invisible à la lisière du regard qui lui susurrait l’atroce douleur de son trépas et l’heureux engouement de l’oubli. Perverse, elle avait amené la peur et toujours cette éternelle question. Quel destin pour le peuple chéri ? Quel mémoire pour le roi quel destin pour l’enfant ? Qu’elle serait l’œuvre de celui qui porterait son nom comme une sépulture à sa mémoire, comme un rappel au devoir, comme une chaîne au poignet.
Son corps de vieillard le tourmentait, mais lui aussi avait sa fierté, il ne tremblerait point au seuil de la mort, au seuil de l’étrangère que l’épée caresse et que le poison enivre. Mais déjà plus volubile que la plus exquise des danseuses la peur s’éclipsait devant sa honte. Alors il lui semblait défaillir devant l’œuvre d’une existence déjà passée. Avait t’il accompli ses miracles avait t’il choisi la bonne voie, Ou était la gloire que tous désiraient ? Nulle de ses actions, rien de ses mots ou de ses actes n’avait pu enrailler le jeu des pouvoirs. Et il voyait de nouveau le moment ou lui et sa tribu avait été bafouée. Chien indigne ! Mais il n’était hélas plus temps de pleurer de rage. Il avait accepté la voie de la raison et aujourd’hui il la réprouvait. L’homme n’aurait pas du se plier, il aurait du rugir être lion plus qu’être humain, mais l’esprit avait cédé. Il avait été un penseur, un penseur qui rêvait de grandes actions. Un homme dont les ailes avaient brulés trop vite.
Alors son regard se fit droit, une ultime fois. L’enfant n’avait nul droit d’échouer, nul droit de laisser inachevé le travail de son existence, nul droit de ne pas s’élever à la grandeur des dieux et des déesses, que nul ne s’oppose à lui était son vœu le plus cher, que talonnait de près son désir de voir s’embraser les plaines ou régnait les seigneurs à la peau d’albâtre.
Il était Dragmire du prénom que lui avait donné l’oracle et il hurlait silencieusement revanche à ceux qui sa vie durant l’avait humilié. La femme hurlait dans la pièce de concert avec le remous de son esprit. Et c’est quand il vit la tête du nourrisson apparaitre du creux des jambes de sa mère, qu’il commença dans un murmure sec, sonore la voix et l’esprit à jamais clair.
<J’étais Dragmire, et voici mon leg, ceci est le récit d’une épopée inachevée, une fresque qu’il te reste à compléter. Et voici ce qu’en dit le premier morceau.> Sa voix se fit alors plus claire et plus grave alors qu’il entonnait la première des leçons qu’il avait entendu.
<Des Gerudos tu viens et aux Gerudo tu appartiendras.>