Auteur Sujet: Au lieu dit du lys [Quelques écrits]  (Lu 224 fois)

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Au lieu dit du lys [Quelques écrits]
« le: mardi 05 juillet 2011, 01:10:08 »
Salutation.

Je ne puis dire si j'écrirai beaucoup, je ne puis dire si j'écrirai bien, mais bon j'ai pour une fois écouté la voie de la sagesse populaire et me suis dit que celui qui ne tentais rien n'avais rien.

Voici donc un petit aperçu de ce que je vaux.
Sa n'est pas grand chose pour le moment, mais si j'arrive à vaincre mon flegme permanent et ma peur panique du néant créatif l'on devrait pouvoir arriver à quelques choses.


J'inaugure donc ce petit coin perdu  avec une  réflexion tirée de mes cours de philosophie et je vous laisse me trucider à plaisir.

<Croire au génie c'est faire preuve de paresse.>



Je vais donc commencer avec un petit prologue. Il présente une idée, qui me tarode depuis toujours dès que l'on parle de Gerudo.
J'ai interprété ainsi le fait que tous les siècles il y né un homme et que celui ci et bien souvent le roi des Gerudo.
J'ai donc commencé à essayer de retracer la vie du prédécesseur du roi actuel, une sorte de vue de la Naissance d'Hyrule, par un peuple que j'apprécie bien.

voici donc ma vision de:

La naissance des seigneurs.

Prologue : Orée d'ombre.



C’était un homme à la peau mate et au visage buriné par les affres du temps de la vie et de ses multiples décadences. C’était un homme seul prostré, assis, recroquevillé sur une pauvre chaire de bois, de peau, de cuir qui semblait aussi tanné que lui. Son visage contemplait le sol dans une posture   pesante   qui sied à l’ambiance sombre et chaude du lieu. Ses yeux caché par son corps de grand vieillards auraient été d’un vert profond s’ils avaient été visible, ces yeux fixaient  maintenant la terre du lieu, une terre ocre, une terre rude, une terre sacrée par le sang la sueur.  Un sol marqué de l’orgueil du soleil qui l’écrasait de ses rayons dardant. Une terre ou les siens  vivaient et ou ils vivraient, pour et par des générations.
Autour de cette étrange statue, se dressaient d’autres personnes, des femmes à la taille haute et au port altier, qui traversaient silencieusement la case sans lui porter nulle attention. Elles étaient tout aussi mate que l’ancien mais semblaient infiniment plus fière, assurance née d’un peuple qu’illuminait la grâce solaire. Ce spectacle de corps, de tissus et de poussière  formait un étrange cercle  autour d’un lit de fortune,  assemblage de cordes et de tissus. Sur cette literie pour le moins austère reposait une femme encore, dont les yeux fixaient le plafond pour y laisser échapper une douleur profonde que ne trahissait pourtant pas son visage, aussi fixe qu’un roc. C’est son ventre arrondi trahissait son état et elle semblait le porter avec la plus grande des dignités.  La femme aux cheveux de jais était enceinte  et les augures des anciennes avaient parlé. Le temps semblait venu, alors que depuis longtemps des gens avait vécu, étaient mort que  des mères avaient vécu et étaient morte, mais qu’un unique homme avait vécu sans mourir. Or lorsque parlent les oracles le  destin lui-même semblait ne pouvoir les faire démentir. C’était un mâle qui allait naître, un seigneur et qui savait, peut être un roi. Or nul peuple ne saurait avoir deux suzerains, la fougue devait remplacer l’expérience et la force se devait de supplanter la sagesse, étrange cycle infiniment recommencé.
L’homme prostré avait eu l’âme d’un roi, un roi usé, un roi de calme et de sagesse et il regardait l’enfant à naître.  Et il observait le sol, acculé par la mort et par la vie, perdu entre deux chemins.
La fin des seigneurs était une route solitaire.
La femme poussa  soudain un hurlement bref court, claquant comme une foudre sèche, alors que les eaux de la naissance s’écoulaient sur la poussière rougeâtre du sol.  Des spasmes la traversaient des jambes à la nuque dans sa parodie de lit, elle haletait maintenant prise d’une étrange résolution qui semblait orner ses yeux  d’un rouge sanguinaire , les anciennes prostrée autour d’elle vinrent à son chevet, et ce fut avec une serviette chaude et humide que l’on purifia son corps du sel de la sueur.
L’enfant viendrait,  accueillit par la plus respectée des aïeules qui lirait alors son destin dans le sang de sa mère avant de le couper d’elle. L’enfant  alors libéré de ses attaches sera alors lavé, et recevra en ultime sacre, le sang de l’ancien seigneur, afin de l’abreuver de son courage et de sa sagesse.

Ce fut le second hurlement, qui sembla ranimer le vieillard. Les muscles de son cou ramenèrent lentement sa tête à sa position horizontale, lui laissant découvrir la nudité de la femme alitée et tremblante. Il pensa lentement à l’être qui s’apprêtait à ouvrir les yeux en ce monde. Qui serait-il, comment serait-t-il ? Autant de question auquel  il aurait voulu pouvoir répondre. Et cette  absence lui brouillait l’esprit comme une fièvre brulante. Qui serait donc ce nouveau roi, ce nouveau guide. Un sage ou un guerrier ? Un homme de paix ?  De guerre ? De raison ou de folie ? La peur se mêlait en lui à la joie de voir  sa tâche enfin se terminer, mais quelle étrange  maitresse était donc la mort ? Et quel destin pour le peuple qu’il avait tant chéri depuis plus de trois générations déjà. Cet enfant qui lui arrachait la vie semblait être un étrange  canevas de  choix et de manière, un entrelac du destin.
 Et  pour lui en déclin ses actions seraient capables de faire mouvoir les montagnes et de vider les océans. Mais avant l’enfant cette autre question persistait, refrain entêtant. Quel destin pour le peuple tant aimé ? Verraient-ils enfin la grandeur qui leur avait été  promise ? La grandeur qui avait été bafoué ? Le traité déchiqueté dans le feu et les cendres. Et revoilà la mort qui venait s’engoncer dans ses arides réflexions. Ombre invisible à la lisière du regard qui lui susurrait l’atroce douleur de son trépas et l’heureux engouement  de l’oubli. Perverse, elle avait amené  la peur  et toujours cette éternelle question. Quel destin pour le peuple chéri ? Quel mémoire pour le roi quel destin pour l’enfant ?  Qu’elle serait l’œuvre de celui qui porterait son nom comme une sépulture à sa mémoire, comme un rappel au devoir, comme une chaîne au poignet.
Son corps de vieillard le tourmentait, mais lui aussi avait sa fierté, il ne tremblerait point au seuil de la mort, au seuil de l’étrangère que l’épée caresse et que le poison enivre. Mais déjà plus volubile que la plus exquise des danseuses la peur s’éclipsait devant  sa honte.  Alors il lui semblait défaillir devant l’œuvre d’une  existence déjà passée.  Avait t’il  accompli ses miracles  avait t’il choisi la bonne voie, Ou était la gloire que tous  désiraient ? Nulle de ses  actions, rien de ses mots ou de ses actes n’avait pu enrailler le jeu des pouvoirs. Et il voyait de nouveau le  moment ou lui et sa tribu avait été bafouée. Chien indigne ! Mais il n’était hélas plus temps de pleurer de rage. Il avait accepté la voie de la raison et aujourd’hui il la réprouvait. L’homme n’aurait pas du se plier, il aurait du rugir être lion plus qu’être humain, mais l’esprit avait cédé. Il avait été un penseur, un penseur qui rêvait de grandes actions. Un homme dont les ailes avaient brulés trop vite.
Alors son regard se fit droit, une ultime fois. L’enfant n’avait nul droit d’échouer, nul droit de laisser inachevé le travail de son existence, nul droit de ne pas s’élever à la grandeur des dieux et des déesses, que nul ne s’oppose à lui était son vœu le plus cher, que talonnait de près son désir de voir s’embraser les plaines ou régnait les seigneurs à la peau d’albâtre.
Il était Dragmire du prénom que lui avait donné l’oracle et il hurlait silencieusement revanche à ceux qui sa vie durant l’avait humilié. La femme hurlait dans la pièce de concert avec le remous de son esprit. Et c’est quand il vit  la tête du nourrisson apparaitre  du creux des jambes de sa mère, qu’il commença dans un murmure sec, sonore la voix et l’esprit à jamais clair.
<J’étais Dragmire, et voici  mon leg, ceci est le récit d’une épopée inachevée, une fresque qu’il te reste à compléter. Et voici ce qu’en dit le premier morceau.>  Sa voix se fit alors plus claire et plus grave alors qu’il entonnait la première des leçons qu’il avait entendu.
<Des Gerudos tu viens et aux Gerudo tu appartiendras.>

Sing to me of a time long past
A Time when men answered to power alone
Ruled by steel, Steeped in darkness
Sing of an Age called Xytegenia.

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Au lieu dit du lys [Quelques écrits]
« Réponse #1 le: mardi 05 juillet 2011, 12:49:47 »
C''est dur de faire tout un commentaire d'un prologue, car il ne fait que décrire un scène, la naissance d'un enfant Gérudo. Aussi je trouve que le prologue donne plus d'informations sur ton style que sur l'histoire en elle-même.
Donc qu'on se le dise directement, le style n'est pas mauvais, il est emprunt d'un côté épique intéressant par contre il y a un truc qui pèse des tonnes dans ton style, ce sont les anaphores (C'était un homme à la peau mate....C'était un homme seul....). Tu en abuses carrément là, je t'assure que on est au bord de l'overdose. Donc, d'accord pour une de temps en temps mais là il y en trop. Autrement le vocabulaire est riche, bien choisi, pas de reproche à faire là-dessus.
Donc voilà, je me demande ce que tu vas faire ensuite, parce que le prologue ne permet pas vraiment de se faire une réelle idée de ce que tu veux montrer.
Bonne continuation.

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Au lieu dit du lys [Quelques écrits]
« Réponse #2 le: jeudi 21 juillet 2011, 00:35:57 »
Chapitre 1  Traditions et cultures de l’avant.

Ce premier chapitre va diantrement vous ennuyer si vous n'aimez pas les descriptions. J'ai fait trois petites pages pour ébaucher un modèle de culture Gerudo que j'apprécie avant de me lancer vraiment dans une intrigue plus travaillée. Si il y a quelqu'un pour critiquer je serai  toujours ravi de l'entendre.




Cette leçon, il l’avait entendu bien des années avant, dans un endroit similaire à celui-ci, assis près d’un grand lit de bois, et écoutant une femme gémir. Les seigneurs se devait d’assister à toutes les naissances  car les Gerudo était leurs enfants tout autant que ceux de leurs mères. Et alors que la femme hâlée de sueur poussa un ultime hurlement, il vit pour la première fois le corps frêle d’un nouveau –né. Il avait d’abord pris peur  devant  cet être étrange émergé plein de sang et de fluides, effroi du jeune garçon qu’il était lui-même. Peur  naturelle devant ce que l’on ne connaissait pas et devant ce que les aïeules elles mêmes  considéraient comme sacré.
La femme était jeune se souvint  il alors, pourquoi ce détail le frappait t’il ?  Peut être que parce que plus qu’une naissance c’était son premier-né. Et que devant cette souffrance et joie qu’était le regard de la mère il avait découvert la grandeur de la vie et l’amour de son peuple.  Un sourire étira ses traits ridé pendant qu’il raconta son histoire. L’enfant sortit du ventre on le lui présenta, et il frémit quand il du soutenir ce corps si faible, si chaud, si vivant qui tendait vers la vie comme une plante vers la lumière. Une des aïeules vint alors s’agenouiller près de lui. Forte femme aux traits durcis par le temps qui le contemplait de son regard azur. Sa voix au contraire de son corps était tout sauf frêle et son accent pesant ne lui rappelait que plus l’enfant qui pleurait doucement dans ses bras, il répéta après elles les mots qui sacrent  la vie et le clan, et quand l’enfant fut Gerudo on lui montra pour une unique fois sa mère soutenu par une vieille femme qui le ballotait doucement, on lui montrait sa mère et par delà elle on lui montrait le peuple comme sa famille.  En ces temps là les regards avaient valeur de pacte et le premier regard d’un bambin à celle qui lui avait donné naissance finissait de sceller ce qui le liait aux siens.

Appartenir au Gerudo, cela avait un sens à l’époque, bien plus que maintenant continua le roi fatigué, le peuple était fait de femmes plus fières les unes que les autres et nul n’osait alors offenser leur orgueil sauf les fous ou les ignorants.  L’honneur se payait au prix du sang car les deux étaient lié. La tribu vit par l’honneur et la vie par le sang les deux sont donc liés, c’était une autre grande leçon qu’il avait appris durant son enfance. La philosophie est une chose rude, car la vie elle-même n’est pas  simplicité. Lui avait on encore enseigné, un jour où deux femmes s’étaient défiée pour une querelle qui lui échappait. La vie semble aussi monotone que les les étendues que tu voies, mais en elles même elle ressemble plus aux racines noueuses des arbres vénérables qui réside dans les bois.
 Les plaines oui il lui fallait en parler. De vastes landes aux senteurs grasses battues par les pluies l’hiver écrasé de soleil l’été elles rappelaient à tous la liberté, le mouvement, l’infini. Les sentiers s’y croisaient en de multiples endroits laissant leurs aboutissements lointains hors de la vue de ceux qui les arpentaient.  Carrefour idéal entre mer et montagne, forêt et collines, clairsemée d’arbres. Chaque signe y était un repère pour s’orienter.  C’était dans ce lieu finalement si vide que se croisaient les multiples peuples des régions environnantes .Lieu d’échange commun à tous que nul ne revendiquait comme sien C’était une convention tacite de tout ceux dont les foyers se trouvaient en bordure reconnaissait comme un édit. Ces steppes se voyaient donc arbitre de conflits, place de commerce et  subtil mélange de cultures, parsemé de villages-relais qui abritaient bon nombre d’artistes inspiré par les va et viens incessant  des groupes des clans et des ethnies. C’était le pilier de l’ordre ancien de la dynamique du monde tel qu’il l’avait connu et qu’il la regrettait, c’était en ce temps avant que le changement n’emporte et n’écrase avec un rire narquois qu’il avait  et aurai voulu vivre.

Il revint à parler de ce qui avait à l’époque fait la grandeur des femmes Gerudos. Leur philosophie liée intrinsèquement force et liberté, sang et armes comme des vertus qui faisait la fierté tout comme les talents artistiques. Mais cet orgueil n’était pas exempt de sacrifices.   Il fallait tout d’abord savoir que nulle enfant ne savait qui était sa mère, la liberté était une maîtresse absolue que les liens du sang ne faisaient que trop souvent ployer. Après la naissance l’enfant présenté à celle qui l’avait enfanté recevait son premier nom, son vrai nom, qui était tout. Sa symbolique et sa mystique  lui donnait un pouvoir tel que l’on disait de celle qui connaissait le premier nom d’un membre de la tribu connaissait son cœur, son âme et sa pensée, et qu’il pouvait l’en déposséder. Ses enfants n’avaient pour famille que le peuple,  mais celles qui se choisissaient pouvaient devenir sœur et révélaient entre elles  leur nom véritable. C’était une chose saine dit-il. Les liens ainsi fondé étaient souvent plus fort plus égal et moins instable que ceux de la parenté.  L’humain est un diamant aux multiples facettes mais la roche qui l’enfante l’empêche de briller de son éclat véritable. Chacune des faces elles même devraient  porter un nom différent.  Celle qui détourne le regard vers la roche d’où elle vient  se trouve être le nom de cœur qui liait la mère à l’enfant. Alors qu’à l’opposé celui qui tourné aux grands jours recevait ne premier l’éclat solaire devait porter  le nom courant  qui était celui que décernaient la femme qui avait mis l’enfant au monde.  C’était le seul  que tous se devaient de connaître, celui  qui était prononcé lorsque l’enfant rejoignait la tribu.
Mais en cela encore  les seigneurs souffraient d’un autre maux, Ils devaient connaitre les deux noms et cela faisait d’eux des parias autant que des chefs de la tribu. Des hommes parmi les hommes qui tiennent dans leurs mains les rennes du peuple tressé d’un millier de vies.

Il se rappelait s’être approché de la femme, tenant l’enfant braillant dans se deux bras tremblant. Il se rappelait  l’avoir posé sur elles et avoir épié son regard enamouré pour le petit bout de chair qu’elle blottit sur ses seins. Elle ne souffrait plus du moins n’en avait t’elle plus l’air. Elle serrait sa fille avec vigueur et tendresse, et ce fut dans les heures suivante qu’elle lui apprit le nom qu’elle souhaitait lui donner , aussi étrange qu’il puisse être  il se devait de le retenir. Maudite était la fille dont les rois  perdaient le nom condamnée à une solitude forcée ne pouvant se trouver une sœur parmi les femmes de la tribu.
Il regarda une dernière fois la femme avec un air effrayé. Elle ne prononcerait plus jamais ce mot sous peine de maudire son enfant. Et c’est avec des yeux qui se brouillèrent de larme qu’elle le vit sortir de la pièce, jetant un dernier regard à son chérubin qui allait à présent rejoindre une nourrice.
Une Aïeule l’avait aidé à se souvenir du nom en ces temps-là, palliant par son expérience les oublis de sa jeunesse.
 
Il continua de raconter le peuple, parlant d’images et de scènes qui lui étaient chère. C’était à leur cinquième hiver que les jeunes commençaient l’entrainement. Leurs premières années passant sous la gouverne de différents nourrices et d’anciennes.
Et c’était  à l’aube alors on les voyait s’éveiller en silence prête à s’élancer  jusqu’à l’épuisement.  C’était une source d’affranchissement, une   garante de l’effort, une purification. Tout au long du matin  l’on entendait les battements du pas de course autour des camps, pauvre chant d’éveil certes mais stimulant, qui bien   souvent d’ailleurs poussait les moins jeunes à courir elles aussi.  Venait ensuite la pratique des  armes, pourfendeuse de la liberté,  Symbole pour chaque femme son droit sur toutes chose et  protectrice du peuple en cas de conflit. Elles avaient un rôle important dans la symbolique des Gerudo.
L’on maniait la lance, l’arc, le javelot, la dague et quoique avec plus de rareté la hache et l’épée. Bien des femmes préféraient la grâce des coups d’estoc à la barbarie des moulinets d’une hache ou d’une épée. La moitié du trajet solaire voyait ainsi  se dérouler les incessants mouvements, les ballets de corps qui perlaient de sueur et qui soulevait la poussière à la recherche d’une forme de perfection.

Le reste du trajet solaire était dédié à l’étude. Chaque ancienne venait à tour de rôle expliquer et transmettre la sagesse qui lui avait été transmise. Point d’ouvrage, chaque connaissance était orale et devait se fixer dans la mémoire de celles qui apprennent. Les sujets couverts étaient divers.  Des connaissances du monde, à l’histoire du peuple en passant par des rudiments d’anatomie et d’usages de « simples »
L’ancien continua à déclamer les principales traditions. L’enfant devait connaî… être le peuple avant d’appréhender son histoire, et de juger ses actions. il avait à lui transmettre non plutôt à créer chez lui un quelques chose d’incisif, une soif profonde et dévorante qui le mènerait sur des chemins ou il n’avait sut se risquer. Il plaçait en l’enfant l’espoir de voir rejaillir la grandeur des siens, et c’était la plaie béante de son âme qui parlait à travers lui.
Il continua alors, le temps pressant sur les autres grands rituels. Ayant parlé de naissance, il en vint à expliquer comment  les femmes venaient à procréer. Procréation, quand il prononçait ce mot  il lui semblait  voir une chape brodé d’or et de sigles divins, qui éloigne les regards indésiré du pouvoir absolu des femmes sur la création.  Don sinistre te merveilleux qui faisait naître autant de fous que de puissant.  Plus de joie profonde que de peines. Mais des peines tout de même. Ainsi que de la souffrance, oui beaucoup de souffrance, voilà pourquoi elles ne connaissaient pas le nom de ceux auquel elles donnaient droit de vivre, c’était le tribut à payer à Moloch pour éviter que trop de sang  ne se répande.
La encore la liberté était un maitre mot dans la tradition des gerudo. A partir du premier  jour ou une femme  laissait s’épanouir son sang elle était libre à tout moment de quitter la tribu.
Elles disparaissaient souvent subitement du soir au matin sans avertir personne, feu follet en quête d’un plus grand brasier elles pouvaient choisir l’homme qui leur plaisait, et d’après ce qu’il en savait rare était les hommes qui résistaient à leurs charmes. On les voyait donc ainsi partir des lunes, des saisons durant sans chercher à les retenir ou à les instruire, jusqu’au jour ou elles se sentaient le devoir de revenir, et rare était celles qui disparaissaient pour de bon. Portée par le devoir envers la tribu comme seule contrainte à leur libre-arbitre.
C’était cela le peuple qu’il avait aimé, et que ces chiens d’Hylien avaient fait dépérir.

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Au lieu dit du lys [Quelques écrits]
« Réponse #3 le: lundi 25 juillet 2011, 17:57:51 »
Bon voilà parce j'ai envie d'écrire pour rien, pour s'exprimer je poste ces quelques lignes en attendant que je continue mon chapitre.


Belle inconnue au loin assise sur un pauvre petit banc de pierre, les yeux saillants vers le grand astre qui se proclame seigneur du ciel.

Inconnue au regard triste sur ta robe nappée de serments, son reflet incandescent glisse comme sur un linceul de tourment.

Inconnue au jambes découvertes par les troubles plis du tissu tu regardes l'azur et tu sanglotes. De ton étrange promontoire tu jettes alors un oeil noir qui semble bouffer l'horizon. Et de ta colère furibonde le monde entier tu inondes en écorchant ta peau ambrée.

Finalement  tu t'affaisses ta main agrippant ta faiblesse qu'est cette poitrine soudain blessée. Cette écorce brisée qui laisse s'écouler le fiel vermeil de ta fierté humiliée. Alors tu t'agenouilles une seconde devant ce qui t'a fait ployer, devant l'inconnu qui te surplombe
il porte la faux tu tiens l'épée.

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