Bon, eh bien je vous écris ici ma première fanfic Zelda. J'espère qu'elle vous plaira.
NB : J'ajouterai les autres chapitres au fur et à mesure.
Prologue
C'était une très belle journée, la première des vacances d'été. Je fus réveillé par un rayon de soleil qui traversait la fenêtre du bateau. J'aperçus un carré de ciel bleu. Je me suis empressé de prendre ma douche. Puis je me suis habillé. Je fus prêt en un rien de temps.
J'ai couru ensuite sur le pont, avalé mon petit-déjeuner à la hâte, et monté au mât. Je vis Tetra qui regardait au loin. Elle avait prévenu les autres qu'on allait faire une grande balade rien que tous les deux ! J'avais préparé à l'avance un pique nique : sandwiches, fruits et coca. Avec tout ça, on allait bien s'éclater toute la journée ! Peu après, nous avons quitté le bateau.
Chapitre 1 : Une nouvelle découverte.
- Aujourd'hui, Link, c'est à toi de choisir où on va, me dit Tetra.
J'ai regardé à droite, à gauche, puis j'ai enfin décidé d'aller vers les champs de blé. On a marché une vingtaine de minutes, puis on a été vers les collines. Au loin, j'ai aperçu une silhouette familière. Une petite silhouette avec un bonnet et un violon. J'ai tout de suite reconnu Fado, l'ancien sage du vent. L'ayant reconnu, je lui ai souri, et il me répondit :
- Bonjour, Link et Tetra. Quelle surprise ! On ne vous voit pas souvent par ici !
- Bonjour Fado. Tu vas jouer pour des pourboires ?
- Oui.
Puis j'ai continué à avancer. Le paysage était magnifique, les collines étaient verdoyantes. Et même, si on n'était pas très loin du bateau, j'avais l'impression d'être à des lieues du port. Au bout de quelques minutes, j'ai remarqué une petite cuvette, au pied d'une colline, et nichée dans le creux, une chaumière en ruine. Le toit était effondré, le lierre avait envahi les murs et poutres, masquant en partie la vieille maison.
- Tu es sûr que c'est une bonne idée d'y aller ?
Tetra était inquiète, elle avait peur des fantômes qui pourraient hanter la maison.
- Je vais voir.
J'ai regardé à l'intérieur, et tapé un pan de mur avec mon talon. Rien n'a bougé.
- Y'a pas de danger. On peut y aller !
- Euh... Ok.
On était si bien..... Le moment venu de regagner le bateau avant la tombée de la nuit, on se promit de retourner à la vieille maison. Mais on ignorait un détail : des ours avaient niché dans les bosquets environnants.
Chapitre 2 : Catastrophe
Le lendemain, nous sommes retournés à la chaumière. Il y avait deux murets qui la bordaient ; ils faisaient approximativement une soixantaine de centimètres. L'un des deux avait l'air fragile. J'ai tapé dessus, rien.
J'ai remarqué une petite source près de la maison, où des grenouilles sautaient.
Je suis allé dans les bosquets, voir ce qu'il y avait. Mais à ce moment précis, un ours menaçant est sorti des buissons.
- Tetra !! Y'a un ours !!!
- Allons nous en !
Tetra sautait très bien, elle franchit aisément le premier. Mais au deuxième muret, le plus fragile, pour une raison inconnue, elle sauta non pas par dessus le mur, mais sur le mur..... Le bruit de ses pieds heurtant la pierre m'a figé. Sous mon regard horrifié, le mur s'écroula sous son poids. Elle tomba. Un pan de mur s'effondra sur Tetra et emprisonna sa jambe gauche. Allongée sur le côté, elle essayait de se dégager, en vain.
Elle hurla de douleur. Je me suis précipité pour lui porter secours. Rien à faire : elle était clouée au sol, et les blocs étaient trop lourds pour que je puisse les déplacer; j'ai vu qu'ils étaient maculés de sang. Tetra était sérieusement blessée. L'ours gagnait du terrain quand j'ai brandi mon épée et l'ai tué.
- Oh, ma pauvre Tetra ! Qu'allons-nous devenir ?
Il fallait de l'aide dans les plus brefs délais. Mais où ? Le trajet à pied était très long jusqu'au village, je mettrais des heures à l'atteindre. Mes yeux se remplirent de larmes. Mais je n'avais pas le choix, il fallait laisser Tetra ici et aller chercher de l'aide.
Je m'apprêtais à partir quand des bruits familiers attiraient mon attention. Un bruit de violon joué à l'archet et en pinçant les cordes. Ces bruits provenaient du sommet de la colline.
- Fado, ai-je murmuré.
Et j'ai gravi la pente en agitant les bras.
- Fado ! Fado !
Comme il ne semblait pas m'avoir entendu, j'ai pressé le pas. A bout de souffle, je surgis d'entre deux buissons. Surpris, Fado sursauta et arrêta de jouer.
- Fado, j'ai besoin de toi !
Le coeur battant à grands coups, je lui ai raconté ce qui s'était passé.
- Oh mon dieu ! Je file prévenir Dumoria et Médolie !
Sans me laisser le temps de placer un mot, il disparut. Je suis retourné près de Tetra. Ses yeux étaient ternes. Son regard était abattu.
- Fado est parti chercher de l'aide ! On va te tirer de là !
- J'espère que je n'ai rien de grave. Ca fait mal... J'ai l'impression qu'on m'enfonce un couteau dans la jambe.....
Elle ferma les yeux et grimaça de douleur. Fado était parti depuis cinq minutes, et j'avais l'impression que ça faisait deux heures.
J'ai regardé la jambe blessée de mon amie pour la énième fois quand Fado, Dumoria et Médolie arrivaient. Dumoria attacha une corde très solide aux blocs de pierre, et tirait avec l'aide de Fado. Pendant ce temps, Médolie restait auprès de Tetra et moi et nous adressait un regard bienveillant, pour nous montrer qu'il fallait garder espoir.
Chapitre 3 : Emotion
Au bout d'une heure, les blocs avaient tous roulé dans l'herbe. Médolie, l'air grave, regarda de près les blessures de la jambe de Tetra. Elle me regarda avec un air triste.
- C'est grave, a t-elle dit. Link, sois fort. Tetra a une jambe et un pied de cassés. Et si je regarde bien, vu le poids des blocs, sa malléole ressemble à un glaçon brisé.
Tetra restait les yeux mi-clos, comme assoupie.
- Faites tout pour que je guérisse.
- On consultera Grand Chef. Il sait très bien les secrets de guérison.
Mon amie se releva. A chaque pas qu'elle faisait, sa cheville se posait douloureusement sur le côté comme si elle était molle. Nous sommes tous partis sur l'Ile du Dragon.
Grand Chef examina mon amie, qui ne bougeait pas et gardait son calme.
- Tetra a des multiples fractures. On doit l'opérer pour essayer de voir si elle n'a rien de plus grave et pour lui poser des barres. Si l'opération ne réussit pas, il faudra prendre la décision de....
Je me suis bouché les oreilles, ne voulant pas en entendre davantage.
- Link, il ne me veut que du bien ! Si je dois être......
Mes yeux se remplirent de larmes. Je ne voulais pas qu'elle parte ! Non !
Grand Chef et Scaff l'emmenèrent dans une pièce rembourrée au sol. Ils lui demandèrent de se coucher au sol.
- Link, il faut ton aide.
Ils m'ont demandé d'entrer.
- Pendant qu'on lui fera la piqûre, tu ne cesseras pas de la caresser aux épaules et aux joues, pour qu'elle pense à autre chose.
- J'espère que t'as rien dans le bide.
- Non, je crêve la dalle !
Scaff prit la seringue et la planta dans une veine. Je caressais Tetra, et après m'avoir adressé un petit sourire amical, progressivement, ses yeux se fermaient. Le sommeil l'a prise.
- Link, reste dehors pendant qu'on l'opère. Je ne voudrais pas que tu sois traumatisé !
Scaff me prévenait. J'ai préféré rester dehors. Ca faisait déjà deux heures que je patientais, quand j'entendis :
- Scaff, file moi les barres !
J'ai compris que ça ne durerait pas si longtemps. Fallait encore attendre un peu. Quelques heures plus tard, Grand Chef vint me chercher.
- Link, elle se réveille doucement. Caresse-la, elle aime ça. Ca l'apaise.
Je suis entré. Tetra avait un énorme bandage autour de la jambe et du pied.
J'ai commencé à lui caresser la joue, à lui chuchoter des mots apaisants, et j'ai constaté que ses yeux commençaient à s'ouvrir.
- J'suis où en fait ?
- Tu es sur l'Île du Dragon.
- Ah ben j'ai plus d'souvenir.
Elle put se relever.
- Bon ben j'suis encombrée. J'm'en fous !
On l'a ramenée au bateau pirate.
Chapitre 4 : Que d'inquiétude
Tetra s'est mise sur son canapé et s'est détendue. Je me suis assis à côté d'elle.
- Quel bonheur de me trouver ici !
J'ai acquiescé. Elle avait raison. Il fallait que je la soutienne. Une jambe cassée, ça doit faire terriblement souffrir.
Nous avons repris la route dès le lendemain.
Je dois l'avouer, tous les jours je m'inquiétais. Pourtant, Scaff passait tous les matins voir l'état du plâtre et de sa jambe.
- Pour l'instant, ça ne se ressoude pas.....
J'en avais les larmes aux yeux. Personne ne savait si elle guérirait.
J'étais tout simplement désespéré. Mais il y avait une lueur d'espoir.
Chaque jour, Scaff l'examinait, l'air de plus en plus préoccupé. Cela faisait déjà cinq jours que Tetra s'est cassée la jambe.
- Nous n'avons pas le droit de la laisser souffrir comme ça. Il faut...
- NON !
- Attendons encore deux mois, et nous aviserons après.
La première semaine touchait à sa fin. Scaff constata des améliorations. Mais Tetra n'était pas aussi vive que d'habitude. Elle était toute abattue.
Cette nuit, mon sommeil fut agité. Je ne cessais de voir notre mésaventure avec les ours et le muret. Je revoyais les pierres tomber sur Tetra, entendais le "crunch", la voyait qui tentait de se dégager sans succès.... Ce souvenir hantait mes rêves. Mais là, je sentis le bateau tanguer violemment et s'arrêter.
J'ai couru jusqu'à la chambre de mon amie. Elle se relevait.
- J'suis tombée sur ma jambe.... Ca fait mal...
- Ca va ?
- Bof... Vu le poids du plâtre....
- Tu peux bouger la jambe ?
Elle acquiesça.
- Dans ce cas, retournons nous coucher.
Cette fois, mon sommeil fut calme. J'entendais le vent et je sentais le bateau tanguer. Gonzo avait dû faire une bêtise avec la barre.
Je suis monté sur le pont et je le voyais la tête sur le gouvernail.
- Ho, mec ! Faut te réveiller !
- Gné ? Ah oui ! Je me suis endormi...
Je suis retourné me coucher. Quel crétin ce type-là !
Le lendemain, je me suis précipité dans la chambre de Tetra. Elle avait fait son lit et se détendait dessus. Mais il m'a fallu un moment pour me rendre compte qu'il y avait des morceaux blancs sur le tapis. Et qu'il y avait deux fissures sur le plâtre !
Chapitre 5 : On ne sait pas.
Tetra ne l'avait pas remarqué. Elle continuait à rêvasser.
- Tetra !
- Oui ? Tu veux quoi ?
- Ton plâtre, y'a deux fissures dessus !
- Oh, c'est rien... Scaff passera de toute façon...
Au même moment, j'aperçus le piaf qui arrivait.
- Quand on parle du loup, on en voit la queue....
Il regarda le plâtre fissuré.
- La jambe est à peine soudée.
J'ai baissé les yeux. Scaff était très préoccupé.
Quand il fut parti, je suis retourné dans ma chambre et j'ai fait une sieste.
Dans ma tête, les images se bousculaient. Je me voyais pleurer sur le corps de mon amie, je voyais ses yeux saphir se fermer peu à peu.
Je me suis réveillé en sursaut. Non, il ne fallait pas penser à ça.
La semaine suivante, Scaff examina l'état de sa jambe.
- Ca se ressoude progressivement. Tetra, tu risques de perdre 5 % de la mobilité de ta cheville.
- M'en fiche, du moment que je peux encore marcher sans problème...
- Ca ne t'empêchera pas de marcher, courir,ou sauter !
Tetra semblait soulagée, plus détendue. Il restait un mois à voir avant de prendre cette terrible décision si elle ne se rétablissait pas. Après que le piaf fut parti, elle sortit de sa chambre et alla sur le pont. Ca sentait la mer. Les embruns volaient pour se jeter sur le bois. La voile était gonflée. On allait vite. Peu après, Tetra et moi sommes retournés en bas et avions commencé à discuter.
Jour après jour, son état s'améliorait.
Chapitre 6 : Tragédie
Le deuxième mois avait commencé, Tetra se rétablissait très bien. Ce qu'on ignorait, c'est qu'un évènement tragique allait bouleverser nos vies à jamais.
Je discutais tranquillement avec mon amie sur le canapé quand Nico est arrivé en trombe dans la chambre.
- Raah ! Nico, tu peux pas frapper avant d'entrer ? grogna mon amie.
- Tetra ! C'est que... que...
- Que ?
- Le bateau est bloqué !!!
On a monté l'escalier en vitesse. Le bateau s'était pris dans la glace. Il ne pouvait plus avancer. On était près de l'Île Gelée. Une seule solution, se jeter par dessus bord.
Tetra a commencé, et est retombée sur ses deux pieds sans problème, même sur sa jambe blessée. Moi, je me suis jeté. Je m'en suis sorti sans une fracture, malgré la dureté de la glace et la façon dont je suis tombé, sur le ventre. J'aurais pu me casser une côte !
Tout à coup, j'entends un hurlement et un craquement. Zucco venait de faire une très mauvaise chute. Il ne s'est jamais relevé.
Mon amie pleurait. Moi aussi, je sentais mes larmes couler, j'étais incapable de me contenir. Les autres déprimaient. Un de nos amis était mort. Impossible de s'empêcher de pleurer.
On devait rester sur cette banquise, avec pour seule nourriture des poissons; la végétation ne pouvait pas pousser sur le sol gelé. Je suis allé me promener sur la glace, mais j'ai glissé, je suis tombé sur une plaque de glace fragile et je suis tombé à l'eau !! Mon amie accourut, elle tira de toutes ses forces, sans pouvoir me dégager. L'eau glacée me coupa le souffle un instant. Mes pieds s'enfonçaient dans la glace. Tetra tira et réussit à me libérer. Le lendemain, je me suis réveillé en sueur, je grelottais et j'avais très mal à la tête. Scaff a dit que dans à peu près une semaine, on allait enlever les barres sur les os de mon amie. J'en étais heureux. Tetra, elle aussi devait être au septième ciel. Mais je n'ai pas pu me lever à cause de la fièvre qui me fatiguait.
Je me suis endormi. A mon réveil, Tetra me prévenait que le bateau commençait à se dégager. J'avais dormi cinq heures et demie.
Le lendemain, le bateau était complètement dégagé, mon amie et les autres ayant cassé la glace.
On alla sur Mercantîle, et on enterra notre ami Zucco près de la plage sur la falaise, la tête orientée vers la mer.
Sa chute fatale restera à jamais gravée dans nos mémoires comme un évènement tragique.
La semaine touchait à sa fin. J'avais eu le temps de guérir, après ce bain froid !!
Epilogue
On a amené Tetra sur l'Île du Dragon, où, une fois à jeun, on l'endormit. Je suis sorti comme la première fois, mais cette fois, j'ai amené un manga pour lire en attendant. Je lisais le volume 7 de Black Cat. J'entendais Scaff et son père.
Quelques heures plus tard, Scaff est venu me chercher. J'ai vu Tetra, ses yeux saphir fermés, le plâtre et les barres ôtés, quelques points de suture. Je commençais à la caresser et à l'apaiser en lui parlant doucement.
Elle a progressivement ouvert les yeux, et après une vingtaine de minutes, elle a pu se relever, et pour la première fois depuis deux mois d'immobilisation, elle s'est appuyée sur ses deux jambes sans le plâtre !!
Elle a fait quelques pas hésitants. De temps en temps, elle trébuchait. Mais elle restait debout.
- Encore quelques semaines et tout rentrera dans l'ordre, il faut qu'elle marche un petit peu tous les jours. Bien entendu, pas question de sauter ou courir pour le moment !
Scaff était lui aussi heureux que sa patiente soit rétablie. Grand Chef aussi. Quelques semaines à consacrer à Tetra, une vraie part de bonheur !! Elle aussi rayonnait de joie, ce regard bleu profond si terne ces derniers jours était ravivé. J'ai hâte de m'amuser avec mon amie !!
Fin de la première fic ^^