Et voici enfin ma partie, elle est courte, mais bon, je préfère rendre des p'tits passages que ne rien faire ! Et si un jour j'ai vraiment une longue histoire à raconter, je vous préviendrai ! ;-p
Les ténèbres, et puis le silence. Le corps d'Aleph lui faisait souffrir un martyr sans nom. Il ne savait pas si la fuite nécessitait un tel prix, surtout une fuite aussi incertaine. Lentement, les sens lui revinrent : les goutes de pluie s'écrasant sur son visage, le vent frappant son visage, le souffle, les craquements, et puis les voix. Merde, des voix ? Pourquoi ? Comment avaient-ils pu... Lentement, il ouvrit les yeux. Ce simple geste lui arracha un grognement de fatigue et de douleur. Le flou ne lui permis de distinguer qu'une silhouette, grande, qui parlait avec une autre, à peine visible dans son champ de vision. Son regard parvint à faire le point sur la personne de gauche, et il ne pu s'empêcher de grogner en reconnaissant le vieux au teint bizarre. Le grognement attira l'attention de ce dernier, qui se pencha en avant :
- Et bien, semer un vampire, voilà qui n'est pas donné à tous. Cette capacité que vous avez est réellement impressionnante, et j'en ai vu durant ma longue après vie.
A ces mots, Aleph ne pu s'empêcher d'afficher un rictus et de cracher dans un ricanement :
- Tu es un de ces foutu accroche-vie à la con qui ne savent pas quand lâcher le morceau ! De quel type ? Banshee, zombie ?
- Zombie. Alexandre Wersinewski de la guilde Goarem, a votre service.
Le semi-elfe ne pu s’empêcher de déglutir. Cette guilde était connue pour être un ramassis de cinglés, et il en avait de toute évidence un en face de lui. Il tenta de se relever dans un grand effort, mais abandonna immédiatement lorsqu’il senti le tranchant d’une épée sur son cou. Son regard se tourna vers le visage de l’épéiste, s’arrêtant au passage sur sa main, qui semblait très humide, afin de détecter une faille. Merde, c’était un arlong, c’est pour ça qu’ils avaient pu le rattraper si vite… Il entendit également le cliquetis singulier d’une arme à feu derrière lui.
- Je vous présente messieurs Dŵr et Van Deckerk, deux jeunes recrues pleines de promesses ! Calmez-vous messieurs ! Je sens que notre ami a compris qu’il valait mieux pour lui de rester tranquille.
La pensée d’Aleph oscilla entre l’envie de rétorquer « Que dalle ! » à la face de son interlocuteur et la liste de ce qu’il risquait s’il s’opposait à la guilde. Il parvint à répondre :
- Donc vous vouliez discuter. Très bien, je suis à votre écoute… Que me voulez vous ?
- Rien de bien méchant, on nous a simplement demandé de vous ramener chez vous.
- Et bien vous arrivez trop tard, rétorqua t-il avec un sourire triomphant ! Je suis déjà allé voir mon père et toutes ces primes de merde qu’il a placée sur ma tête vont disparaitre. Alors c’était bien sympa toute cette petite discussion, mais il est tard, et je n’ai qu’une envie, c’est de…
Alors qu’il se relevait. Alexandre le renvoya d’une main au sol.
- Bien, dit-il. Nous fermons donc ce dossier ! Mais tout n’est malheureusement pas réglé.
- L’elfe ailé, c’est ça ?.. Soupira Aleph.
- Exactement. Elle est entre de bonnes mains, mais j’ai bien peur qu’elle ne soit tout bonnement invalide pour les mois à venir. Et en vertu des règles de la guilde…
Il se pencha en avant, tout en appuyant d’avantage sur la cage thoracique du demi-elfe.
- … Vous êtes entièrement responsable de cet état de fait. Nous sommes donc contraint d’appliquer nos règles, et elles ne vont pas dans votre sens, à moins que…
Il relâcha un peu la pression qu’il exerçait.
- En fait… J’ai une proposition à vous faire !