Troisième thème:Fin de The Wind Waker. Link et Tetra sont saufs, mais Hyrule a été engloutie à jamais sous les flots. Pourtant, l’aventure ne s’arrête pas là : en effet, nos deux héros partent à la découverte de nouveaux horizons sous l’injonction du feu Roi d’Hyrule. Commence alors pour les finalistes une réécriture de l’histoire zeldesque telle que nous la connaissons, avec pour seul acquis un thème et un titre imposé.Texte 1 : Sakuranbo
Escarmouches et facéties
Conformément au vœu de son roi, Hyrule a été engloutie sous les flots pour les siècles des siècles. Son glorieux passé a été ainsi sacrifié afin que le Seigneur du Malin, pétrifié dans sa vilénie, ne puisse plus jamais refaire surface. Le destin du prestigieux royaume avait été scellé dans une volonté de non-retour. Cependant, tout espoir n’était pas perdu.
En effet, les jeunes et courageux héros qui avaient sauvé leur monde de la destruction, Link et Zelda, furent préservés du déchaînement des eaux. Bientôt, ils furent repêchés par l’équipage de la princesse et confiés aux bons soins des habitants de l’Île de l’Aurore.
Leur histoire ne devait pas s’arrêter là, car bien qu’ils eussent mérité un long repos, l’appel du roi Nohansen résonnait encore dans leurs oreilles : l’avenir d’Hyrule reposait entre leurs mains. C’est donc avec une foi renouvelée que Link et Zelda embarquèrent sur le vaisseau pirate afin de rebâtir l’ancien royaume dans des terres encore inviolées… et inconnues, bien au-delà de la Grande Mer.
Mais jusqu’où devraient-ils naviguer pour cela…? Cela faisait bientôt cinq ans que nos amis Link et Tetra (nous ne l'appellerons pas Zelda, car elle n'aimait pas du tout cela) avaient mis pied à terre sur l'Île de l'Aurore. Cinq longues années durant lesquelles ils avaient grandi ensemble et partagé moultes péripéties sur terre aussi bien qu'en mer, car bien que la paix régna aujourd'hui sur les flots calmes et paisibles de la Grande Mer, la jeune princesse ne pouvait renier sa nature de marin. Ils s'étaient rendu bien au-delà de la forteresse maudite au nord, mais aussi bien plus au sud de l'île de l'Aurore, combattu quelques gobelins survivants au règne de Ganondorf, rencontré quelques vieux marins à la langue bien pendue, mais rien qui ne puisse donner satisfaction à la demande du roi Nohansen formulée cinq années plus tôt. Bien sûr toutes ces péripéties doivent être intéressantes à écouter, et peut être un jour prendrais-je le temps de vous les conter toutes, mais l'aventure que je vais vous narrer à présent a bien plus d'importance que toutes celles rassemblées lors de ces dernières années. Ceci car elle marqua le début d'un nouvel avènement…
Voici un mois que l'équipage du bateau pirate avait à nouveau embarqué. Un mois qu'ils avaient mis cap vers l'est, en direction du soleil levant, par un beau matin de printemps. Il y avait à présent plus de trois semaines qu'ils avaient dépassé l'Archipel de la Cassiopée, dernière île connue de la Grande Mer, naviguant sur une onde paisible, mais tristement désertique. L'équipage savait qu'une semaine supplémentaire sans voir terre signifierait un retour en arrière obligatoire, car les vivres viendraient forcement à manquer.
- Crois-tu qu'à force de naviguer nous atteindrons le bout du monde Link? demanda Tetra rêveuse alors qu'elle était assise nonchalamment sur le bastingage du navire.
Le jeune héros soupira, le regard dans le vide, mais fut coupé par Mako avant de pouvoir répondre.
- D'après mes calculs, le monde est rond. Il est donc improbable que nous atteignons un jour le "bout du monde". Dans le meilleur cas de figure, nous rejoindrons tout simplement la Grande Mer par l'ouest, dit le petit homme en remontant ses lunettes écaillées sur son nez porcin.
La princesse éclata d'un grand rire face à cette idée saugrenue.
- Quelle idée stupide! Postillonna Nico qui était en train d'astiquer le pont. Si le monde était rond, cela voudrait dire que les habitants à l'opposé de la Grande Mer vivraient la tête en bas! Il faut être fou pour penser ça… commenta-t-il en remontant sur sa tête son turban bleu qui lui cachait presque les yeux.
- Terre en vue! Hurla Zuco en vigie alors que Mako piqué au vif s'apprêtait à rétorquer.
Tetra se tourna vers l'horizon, et Link plissa les yeux en portant sa main gauche en visière. Bien sûr d'ici, il ne voyait rien encore de la terre tant attendue.
- Je monte en vigie, lança Tetra ragaillardie en bondissant sur ses pieds.
Link se hissa sur le bastingage en s'accrochant à la balancine, et sortit sa longue vue. Très loin devant eux, une montagne émergeait de la mer.
Il fallut encore deux jours pour approcher au plus près de l'île montagneuse. Et lorsqu’ils mouillèrent enfin l’ancre, le soleil était déjà dans leur dos, c'est à dire tout à fait à l'ouest du monde tel qu’ils le voyaient à cet instant.
- Capitaine, nous devrions débarquer demain, la journée est déjà avancée, fit remarquer le fidèle Gonzo.
- J'en ai assez de ce rafiot, mettez une chaloupe à la mer, j'ai besoin de me dégourdir les jambes, répondit la princesse.
- L'endroit n'a pas l'air d'être habité, dit Link en rangeant sa longue vue. A priori, on ne risque rien à jeter un œil ce soir.
On mit aussitôt une chaloupe à flot, car on ne discutait pas les ordres de Tetra. L'équipage au grand complet se rendit ainsi à terre où chacun put boire tout son saoul dans la rivière non loin (car il faut que vous sachiez que lors d'un voyage aussi long en mer, afin d'économiser les réserves d'eau douce, les marins sont rationnés). Chacun partit ensuite à ses occupations. Tetra renvoya Nudge et Zuco à bord afin de garder le bateau, tandis qu'elle et Link partiraient observer les environs. Mako armé d'un crayon et de son fidèle carnet de bord partit prendre quelques notes sur la faune et la flore présente sur l'île alors que Senza, Nico et Gonzo se chargèrent du travail à faire. Il fallait effectuer de petites réparations sur la grand-voile, laver le linge de l’équipage, réparer et remplir les barils d’eau potable, et remettre en état le navire fatigué par cette longue traversée. Un travail long et fastidieux dont ne tarda pas à se plaindre Nico.
- On ne pourrait pas se reposer un peu? Râla-t-il en frottant le linge dans la rivière où ils s'étaient tous abreuvés. Et comme par un heureux hasard, c'est encore moi qui m'occupe du linge sale. Nico fais-ci, Nico fais ça... S’en est assez d'être le sous fifre... Le gamin est arrivé après moi, c'est lui qui devrait faire tout ça. Mais c'est le chouchou de Tetra, alors bien entendu...
Il n'acheva pas sa phrase, car un tremblement dans les buissons derrière lui l'avait fait sursauter.
- Pas habité, pas habité, qu'est-ce qu'il en sait d'abord? Siffla-t-il entre ses dents.
Lorsque le soleil descendit plus encore à l'ouest et que le ciel prit une magnifique couleur cramoisie qui se refléta sur la mer, l'équipage se retrouva au complet sur la plage pour se délecter d'un bon repas autour d'un joyeux feu de camp avant de retourner à bord pour la nuit. Il restait encore de nombreux travaux à effectuer sur le navire, et les aventuriers devraient trouver de quoi se nourrir pour les jours à venir avant de reprendre la mer. Tetra fit noter la position exacte de l'île à Mako sur son journal de bord. Vraisemblablement inhabitée, et de toute façon trop petite et inhospitalière pour être habitable par les hyliens, il n'était pas négligeable d'y faire un arrêt pour se procurer des vivres lors d'un long voyage fit-elle remarquer.
- Comment l'appelle-t-on? Questionna Mako en griffonnant les coordonnées de l'endroit.
- Je ne sais pas. On verra bien plus tard, répondit le capitaine en baillant.
- Link ! Link ! Réveille-toi !
- Qu’y a-t-il ? Questionna le jeune garçon en ouvrant difficilement les yeux.
- Nico a disparu, lui répondit Tetra. Sa couche est vide, il n’est nulle part à bord et aucune chaloupe ne manque. On part à sa recherche.
Il fallut peu de temps à Link pour rejoindre l’équipage déjà sur le pied de guerre alors que le soleil se levait à peine. On laissa Nudge et Zuco en charge de surveiller le navire, tandis que le reste de l’équipage partit à la recherche du disparu.
- Il y a des traces dans le sable, fit remarquer Gonzo peu après avoir accosté.
- Elles sont minuscules, observa Mako en remontant ses lunettes. On croirait des traces de pattes.
- Il n’y a rien d’autres aux alentours, informa Link en revenant vers le groupe alors qu’il s’était éloigné.
- On ne sait pas à qui on a affaire, fit remarquer Tetra. Suivons ces traces, c’est la seule piste que nous ayons.
Les quatre compagnons s’enfoncèrent à la suite du capitaine dans la profonde forêt qui bordait la plage et montait en pente raide. Les arbres étaient si hauts et la végétation si dense qu’ils se trouvèrent vite dans l’humidité et la pénombre, ce qui n’était guère agréable.
- Arrêtez-vous. Dit soudainement Link.
- Tu as vu quelque chose ? Chuchota Tetra.
- Nous sommes suivis. On nous observe depuis tout à l’heure.
Il n’eût le temps de mettre tout le monde en garde, car soudainement, l’ennemi apparu au grand jour. Bondissant des fourrés alentours, des petites créatures leur arrivant à peine à la taille et munies d’épées les encerclèrent rapidement. Bien que Link fût fin bretteur, la vivacité de l’ennemi le prit de court et il lâcha son arme alors que ses compagnons n’avaient pas même dégainé.
- Qu’est-ce que c’est que ça ? Bredouilla Tetra en détaillant le visage de ses adversaires.
Armées jusqu’aux dents (qui leur étaient bien longues d’ailleurs), un bataillon de souris de taille extraordinaire (tout du moins pour une souris de chez nous) leur faisait face. Plus étonnant encore, celle qui était coiffée d’un chapeau à plume prit la parole :
- Etrangers, vous êtes ici sur notre territoire, et vous êtes à présent nos prisonniers. Suivez nous et il ne vous sera fait aucun mal.
Escortés par les rongeurs, nos quatre amis marchaient en file indienne en suivant la souris chapotée. Après quelques minutes de marche rapide (les souris étaient agiles, et bien que leurs pattes soient petites, elles bondissaient avec dextérité sur le terrain accidenté), la petite troupe débarqua dans ce qui semblait être un village de fortune aux cabanes de bois.
- Faire toute cette traversée pour se retrouver dans un village de souris… ragea le capitaine, les mains liées dans le dos, en observant les alentours.
Les habitants du village observaient avec attention les prisonniers défiler devant eux en se lissant les moustaches ou en donnant des coups de coude à leur voisin. On avait accroché ici et là des guirlandes de fleurs et des ribambelles de fruits de toute sorte.
- On dirait qu’ils fêtent quelque chose, fit remarquer Mako.
- L’arrivée de leur petit déjeuner… murmura Gonzo qui tremblait comme un couard.
- Imbécile, tu crois vraiment que ces bestioles sont capables de dévorer un gros benêt dans ton genre ? rétorqua Tetra.
- J’ai toujours eu horreur des souris capitaine…
- Inclinez-vous devant notre Roi, ordonna la souris au chapeau sans prendre en considération les chamailleries de ses prisonniers.
Les quatre compagnons levèrent les yeux vers là où se portaient tous les regards. A peine plus grand que les souris parlantes, un homme aux dents exagérément longues fit son apparition. Vêtu d’une cape rapiécée trop grande pour lui, et coiffé d’une couronne cabossée reposant sur un turban bleu, le roi s’assit sur une souche à l’allure grotesque faisant office de trône.
- Qu’est-ce que c’est que cette mascarade ?! Pesta Tetra.
Nico (puisque c’était bien lui) leva la main droite à la manière d’un orateur réclamant l’attention d’une assemblée, et pour un roi, il le fit avec beaucoup de gaucherie.
- Le roi Nico est magnanime, dit-il solennellement. Il vous pardonne.
- Nous pardonne de quoi ? Rétorqua Link en haussant un sourcil sceptique.
- Pour toutes les tâches et corvées que vous lui avez imposées.
- Le voilà qu’il parle à la troisième personne maintenant… soupira Mako en plissant le nez pour remonter ses lunettes, car ses mains étaient toujours attachées.
- Pourrait-on avoir l’honneur de savoir pourquoi ces souris t’ont élu roi en puissance ? Questionna Tetra avec un air agacé.
- Madame, répondit la souris chapotée en s’inclinant bien bas. La souveraineté de l’îlot-souris revient à celui qui possède les plus longues incisives, souris ou non.
Malgré la gravité de la situation, Tetra ne put s’empêcher de s’esclaffer en compagnie de Gonzo et Mako. Link quant à lui, dû se mordre la langue pour s’empêcher de faire de même.
- Bande d’esclavagistes ! Un peu de respect pour votre roi ! S’insurgea Nico en se remettant debout sur ses courtes jambes, sa longue cape traînant au sol.
- Cependant, continua la souris sans prendre en considération l’hilarité générale de nos quatre amis, pour gouverner sur l’îlot-souris, le roi doit s’acquitter d’une quête.
Le silence revint soudainement.
- Une quête? Répéta Nico. Quel genre de quête un roi doit-il accomplir?
- Sa majesté devra se rendre cette nuit à l'endroit le plus en hauteur de l'îlot-souris. Tout en haut de cette montagne, réside une sorcière. Elle loge dans une maison particulière, recouverte d'un rosier blanc. Sa majesté, s'il veut continuer à prétendre au titre de roi, devra se rendre à la demeure de la sorcière, et cueillir une fleur de ce rosier blanc et la porter sur sa couronne lors de son retour avant le lever du soleil.
- Jusque-là, ça a l'air facile, fit remarquer Tetra.
- Attention cependant messire. La sorcière n'accepte point de se faire dérober. Tâchez de ne point la réveiller durant votre mission, ou vous risquez de ne jamais revenir.
- Et je dois y aller seul? Demanda Nico en jetant un regard furtif vers les quatre prisonniers, dont Tetra qui lui lança un regard noir.
- Le roi doit s'acquitter de sa tâche seul. S'il échoue, ses amis seront donnés en offrande à la sorcière pour apaiser sa colère.
- Nous voilà bien, commenta le capitaine en levant les yeux au ciel.
On attacha les prisonniers au pied d'un grand chêne, puis lorsque la lune fut haute dans le ciel, on envoya le roi en mission, sans fioriture ni excès de galanterie. Nico, l'air penaud, s'enfonça seul dans la forêt tandis que les souris regagnaient leurs demeures. Lorsque le silence fut total, Tetra ôta ses liens en un tour de main, puis détacha ses compagnons.
- Ne perdons pas de temps, murmura le capitaine. Il faut rattraper ce sombre crétin avant qu'il ne fasse une bêtise plus grosse que lui.
- Ou plus longue que ses dents, pouffa Gonzo.
La petite troupe se mit alors en route. Ils ne tardèrent pas à trouver Nico qui, tremblant de tout son être s'était réfugié derrière une souche à la sortie du village.
- Hé bien majesté, on a peur du noir? lança Gonzo en attrapant Nico par le col pour le remettre sur ses jambes.
- Les amis, j'étais sûr que vous viendrez à mon aide! Dis, Gonzo, si tu pouvais me reposer à terre à présent...
- Rectification, coupa Mako en remontant ses lunettes. Nous n'avons pas la moindre envie de terminer coupés en rondelle par une sorcière à cause de ton incompétence.
- Ce cher Mako, il a toujours le mot qu'il faut au bon moment, commenta Tetra en croisant les bras.
- Et si on filait à présent? proposa Gonzo en reposant Nico sur le sol.
- Non, trancha Link. Si nous faisons ainsi, alors nous devrons faire demi-tour et rentrer à l'île de l'Aurore.
- Link a raison, fit remarquer Tetra. Si nous voulons continuer notre route, alors nous devons être en bon terme avec ce peuple, aussi primitif et ridicule soit-il. Nous avons besoin de vivres pour continuer, et donc nous avons besoin d'eux. Faisons ce qu'ils demandent, ensuite nous discuterons.
Comme bien sûr personne ne contestait les ordres du capitaine, on se remit en route. Il fallut deux heures pour monter au sommet de la montagne et trouver la maison de la sorcière. C'était une charmante bicoque recouverte d'un splendide rosier blanc dont les fleurs embaumaient la nuit et rayonnaient sous l'éclat de la lune. Elle était entourée d’un charmant petit jardinet délimité par un muret en pierre, regorgeant de fleurs et d’arbres fruitiers dont les fruits murs et appétissants à souhait vous aurez chatouillé les papilles tout comme à nos cinq amis (étant donné surtout que quatre d’entre eux n’avaient rien avalé de la journée).
- Une sorcière, ça n'habite pas dans un endroit pareil, fit noter Gonzo dont l’estomac gronda bruyamment.
- Méfions-nous de l'eau qui dort, répondit Tetra. Allez Nico, va cueillir une de ces maudites fleurs qu'on en finisse.
- Pourquoi moi encore? C'est toujours moi qui m'acquitte des tâches ingrates au cas où vous ne l'auriez pas remarqué.
- Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, c'est ta mission Nico, rétorqua Link.
Vaincu, le petit homme soupira et s'avança vers la demeure de pierre dont la cheminée fumait paisiblement. Il avançait à petits pas en se tortillant les doigts, jetant des regards ici et là, comme s’il s’attendait à ce que la sorcière surgisse d’un pot de fleur.
- Dépêche-toi un peu bougre d’âne ! On n’a pas toute la nuit, pesta Tetra à mi-voix.
Nico tourna la tête vers ses compagnons qui attendaient, dissimulés derrière le petit muret du jardin. Puis, maladroitement, il trébucha sur sa longue cape cramoisie rongé aux mites. De justesse, il se rattrapa à la branche d’un pommier dont les fruits lourds faisaient ployer sa ramure. Rattrapage de justesse qui n’empêcha pas la couronne cabossée de tomber de sa tête, toquant son nez au passage. « Aïe ! » fit le pirate, « ding ! » fit la couronne en s’échouant sur un arrosoir en fer blanc.
- Quel cornichon… soupira Tetra en se cachant les yeux tandis que Link esquissait un sourire en coin.
Malheureusement pour le pauvre Nico, la situation ne fut bientôt plus drôle du tout. Tandis qu’il se frottait encore le nez, une fenêtre de la bicoque s’illumina et une silhouette se dessina derrière le carreau.
- Reviens imbécile ! Lui lança Mako.
Le petit homme ramassa sa couronne en vitesse, puis la calant sous son bras, il prit soins cette fois ci de relever sa longue cape avant de décamper. Mais comme un malheur n’arrive jamais seul (et comme, il faut bien l’avouer, notre ami Nico n’était pas des plus habiles en ce monde), il se prit les pieds dans un pot de fleur et s’étala sur le sol alors que la porte s’ouvrait, laissant apercevoir une vielle femme tenant une lanterne à la main.
- Ne me mangez pas ! Hurla le pirate étalé sur le sol.
- Ne soyez pas stupide pauvre homme. Relevez-vous donc.
Nico, tremblotant, obéit aux ordres de la sorcière, ou plutôt de la vieille dame, car vous avez certainement compris qu’elle n’en était pas une.
- Ce sont ces maudites souris qui vous envoient n’est-ce pas ? questionna l’ancienne en boitillant jusqu’à notre ami. Que vous ont-elles fait miroiter cette fois ? De l’or ? Un trésor quelconque ? Ha je vois, soupira-t-elle en découvrant la couronne et le curieux accoutrement du pirate.
- Vous voulez dire, qu’elles se sont ri de nous ? Demanda Tetra en sortant de la pénombre.
La vieille femme jeta un coup d’œil vers les nouveaux venus.
- Bien sûr ! Chaque marin qui passe sur cette île, aussi rare soit-il, est un prétexte pour un nouveau jeu. Elles leur font miroiter un trésor quelconque en me faisant passer pour une sorcière ou un démon. J’espère pour vous que vous ne comptiez pas repartir riches, ricana la vieille femme.
- Non. Nous souhaitions simplement repartir en mer, et naviguer jusqu’au bout du monde s’il le faut. Nous cherchons une terre d’asile, répondit Tetra.
- Savez-vous mon enfant, que le monde est rond ? Dit la vieille femme avec un air mystérieux.
- Quoi ? objecta le capitaine.
- Ha ! Je vous l’avais bien dit ! S’enflamma aussitôt Mako.
- Mais si le monde est rond, alors les gens de l’autre côté marchent la tête en bas ? questionna Nico.
- Très bien, alors admettons que le monde soit rond, coupa Tetra. Mais pouvez-vous nous dire s’il existe une île, ou plutôt un territoire assez vaste prêt à recueillir une grande population si nous continuons vers l’est ?
- Je pense que si vous continuez vers l’est, vous trouverez ce que vous cherchez.
Le cœur de Link et Tetra fit un bond dans leur poitrine. Leurs regards se croisèrent. Nul besoin de parler pour dire ce qu’ils ressentaient à présent : un immense espoir, car peut-être toucheraient-ils bientôt à leur but.
- Alors ne perdons pas de temps, l’aventure nous appelle ! Lança Tetra ragaillardie.
- Tenez mon petit, n’oubliez pas ceci, dit la vieille femme en tendant une rose blanche à Nico. Et la prochaine fois, tâchez de ne pas écraser mes plates-bandes…
Nos cinq amis redescendirent la montagne de bon train après avoir fait leurs adieux à la vieille dame. En chemin, ragaillardis, ils coiffèrent tour à tour la couronne de Nico en faisant mille et une pitreries qui les fit bien rire. Lorsqu’enfin ils atteignirent le petit village aux souris, ils furent accueillis par de nombreux éclats de rire et acclamations. Ensemble avec les insulaires, ils festoyèrent toute la journée suivante et une grande partie de la nuit, riant de cette aventure, et ne manquant pas au passage de taquiner Nico qui se prit au jeu de la dérision.
Il fallut encore deux jours à nos pirates pour rassembler les vivres nécessaires au voyage qui les attendait. Lorsqu’enfin ce fût le moment du départ, des larmes et des embrassades furent échangées en guise d’au revoir. On promit de se revoir, puis on embarqua à bord du vaisseau en faisant signe aux habitants de l’île qui agitaient leurs petites pattes depuis la plage. Les pirates levèrent l’ancre et le bateau s’en retourna vers la mer, en direction du soleil levant, vers de nouvelles aventures…
- Link ! Link ! Réveille-toi ! Claironna Tetra dans les oreilles du jeune homme en le secouant par les épaules.
- Qu’est-ce qu’il y a ? Ne me dis pas que quelqu’un a disparu… Bailla le héros en se frottant les yeux.
- Non, c’est une très bonne nouvelle, viens vite !
La princesse se rua hors de la cabine de son ami. Link, attisé par la curiosité bondit rapidement dans ses vêtements et sortit à son tour, éblouit par le soleil levant.
- Terre en vue ! Lui lança Zuco depuis la vigie.
Un large sourire s’étalant sur son visage, le jeune homme se hissa jusqu’au poste de vigie ou Zuco, Mako Nico, Nudge, Senza et Gonzo se disputaient le peu de place disponible autour de Tetra. Link qui était agile, s’agrippa à un cordage, se hissa sur le rebord du poste d’observation et se saisit de sa longue vue. Au loin, une immense terre s’étalait du nord au sud, baignée par le soleil levant.
- C’est magnifique n’est-ce pas ? Aurais-tu pu imaginer à quel point un si grand espace aurait pu être aussi beau ? Murmura Tetra.
- C’est merveilleux… lui répondit Link dans un sourire.
- Oui, mais espérons que dans ce pays, il n’y aura pas de souris, commenta Gonzo. Ou alors, vraiment toutes petites…
- Et surtout qu’on ne soit pas obligé d’appeler Nico Votre Majesté… Ajouta Mako.
Et ce fût dans un grand éclat de rire que nos amis découvrirent ensemble dans le soleil levant ce qu’on appellerait encore bien plus tard les Nouvelles Terres d’Hyrule.
Raphael 14
Critères définis : 8,5/10
- Respect du thème : Thème parfaitement respecté avec une histoire mêlant à la fois du comique et de l'aventure. 2/2
- Maîtrise de la langue : Bonne maîtrise de la langue, pas de faute apparente. 2/2
- Style : Simple, sans fioriture, ce sont les recettes les plus simples qui fonctionnent le mieux, néanmoins on pourrait reprocher un certain manque de panache, dommage 1,5/2
- Cohérence et clarté du récit : Il y a par contre un gros point noir qui gêne la compréhension : le nom des pirates. Dans le texte, les noms sont : Zuco, Mako Nico, Nudge, Senza et Gonzo et dans la version de TWW vendue en France c'est : Gonzo, Sénèque, Naggi, Zucco, Nico et Mocco. Sans que cela relève de l'incohérence la plus totale, ça perturbe. 1/2
- Originalité et attractivité du texte : La grande originalité de ce texte, c'est de mettre Nico, une sorte d'antihéros médiocre, en avant. Mais il y a tout de même des surprises dans ce texte : les habitants de l'île qui sont des souris et la sorcière qui n'est au final pas une sorcière du tout. 2/2
Appréciation personnelle : 7,5/10
C'est un texte assez plaisant, drôle avec un peu d'action. Il n 'y a peut-être pas de la vanne-de-la-mort-qui-tue-qui-fait-que-l'on-se-roule-par-terre mais on sourit assez souvent. Voilà, un bon texte.
Note finale : 16/20
◊ ♣ ◊
Kirbyzoux
Critères définis : 8,5/10
- Respect du thème : Tout à fait dans le thème. 2/2
- Maîtrise de la langue : Très bonne. 2/2
- Style : Très bon, mais quelques imperfections. 1/2
- Cohérence et clarté du récit : Passable. 1,5/2
- Originalité et attractivité du texte : Très bon texte. 2/2
Appréciation personnelle : 8/10
Très bon concurrent, texte riche, intéressant et original. Attention toutefois au style où se côtoient de bonnes expressions "moult péripéties" et des moins bonnes "râla". Sinon rien à dire.
Note finale : 16,5/20
◊ ♥ ◊
Richter
Critères définis : 8,5/10
- Respect du thème : Le texte se passe bien après les événement de The Wind Waker. 2/2
- Maîtrise de la langue : Pas d'erreur flagrante. 2/2
- Style : Style clair bien adapté. 1,5/2
- Cohérence et clarté du récit : Aucune ambigüité. 2/2
- Originalité et attractivité du texte : Plutôt original dans la forme, ce texte n'en reste pas moins que peu attractif du fait du scénario peu entrainant... 1/2
Appréciation personnelle : 6/10
Texte amusant, plutôt enfantin surtout le passage avec la « sorcière », malheureusement peu intéressant. Il aurait peu être été préférable de se concentrer plus sur les escarmouches que sur les facéties.
Mais ne noircissons pas le tableau, c'est tout de même un joli texte dans l'ensemble qui manque un peu de panache.
Note finale : 14,5/20
◊ ♦ ◊
Plagueis
Critères définis : 8/10
- Respect du thème : Le thème est dans l'ensemble bien respecté, sauf pour l'escarmouche, qui est associée à des combats, alors qu'il n'y en a pas vraiment eu ici. 1,5/2
- Maîtrise de la langue : A part quelques fautes d'orthographe disséminées par-ci par-là, ça reste très propre. 1,5/2
- Style : Quelques répétitions disgracieuses à déplorer et certaines phrases sont un peu lourdes, mais sinon le style reste agréable. 1,5/2
- Cohérence et clarté du récit : Pas de soucis à ce niveau. 2/2
- Originalité et attractivité du texte : Assez original et sympathique à suivre comme récit, malgré le fait que certaines péripéties rappellent un peu d'autres fictions existantes. 1,5/2
Appréciation personnelle : 7/10
Voici un texte contant une aventure plutôt guillerette, assez amusante à lire, même si le début peine un peu à démarrer. Le coup de Nico devenant roi à cause de ses dents est plutôt drôle. Cette séquence rappelle d'ailleurs un peu Star Wars, avec C3-PO devenant un dieu chez les Ewoks. Sinon le fait que le narrateur d'adresse directement au lecteur est plutôt une bonne idée, mais c'est un peu trop étalé et ça arrive parfois comme un cheveu sur la soupe. Il aurait peut-être été judicieux de présenter ce narrateur au départ, d'autant qu'on a l'impression qu'il narre une aventure dont il fut témoin.
Note finale : 15/20
Silver
Critères définis : 9,5/10
- Respect du thème : Tout est présent, rien à rajouter. 2/2
- Maîtrise de la langue : Je n'ai pas trouvé la moindre erreur. 2/2
- Style : J'apprécie. 1,5/2
- Cohérence et clarté du récit : J'estime que ça c'est passé dans un ordre pertinent et réaliste. 2/2
- Originalité et attractivité du texte : L'histoire me semble bien correspondre au thème imposé. beau travail. 1,5/2
Appréciation personnelle : 8/10
J'ai particulièrement bien aimé et trouve tout ceci particulièrement bien ancré dans le thème.
Note finale : 17,5/20
◊ ♣ ◊
Ti’bouchon
Critères définis : 7.5/10
- Respect du thème : On est dedans! 2/2
- Maîtrise de la langue : La conjugaison est un peu difficile parfois 1/2
- Style : L'utilisation d'un autre temps t'aurait sans doute facilité le récit et l'aurait rendu plus digeste. 1/2
- Cohérence et clarté du récit : Certains passages pèsent un peu 1.75/2
- Originalité et attractivité du texte : L'ensemble est assez sympa. 1.75/2
Appréciation personnelle : 8.5/10
Les "minishs" ont donc grandis! J'aime beaucoup ce petit clin d'œil.
Note finale : 16/20
◊ ♥ ◊
Weekly
Critères définis : 9.25/10
- Respect du thème : 2/2
- Maîtrise de la langue : 2/2
- Style : 2/2
- Cohérence et clarté du récit : 2/2
- Originalité et attractivité du texte : 1.25/2
Appréciation personnelle : 7/10
Une très bonne rédaction, remplie de descriptifs qui apportent de la profondeur au récit. Le scénario reste juste bon à mes yeux, en fait j'avais tout le long l'image des paresseux de l'Âge de Glace 2 vis à vis des souris ; l'histoire reste drôle mais manque un peu d'originalité et de pertinence à mes yeux. Bref, une anecdote des voyages de l'équipage de Tetra dans l'ensemble bien sympathique à lire. Encouragements pour tes prochains textes, y'a du bon.
Note finale : 16.25/20
◊ ♦ ◊
Dashins
Critères définis : 7,5/10
- Respect du thème : Le thème est respecté. 2/2
- Maîtrise de la langue : Rien à redire. 2/2
- Style : Style un peu simple mais sympathique. 1/2
- Cohérence et clarté du récit : Pas d'incohérence. 2/2
- Originalité et attractivité du texte : Le texte a pour lui son côté un peu barré. 0,5/2
Appréciation personnelle : 5/10
Bien qu'agréable, le récit est un peu simple et manque de profondeur. L'humour employé entrainant l'hilarité des personnages donne une sorte d'effet sitcom un peu étrange.
Note finale : 12,5/20
***
Moyenne : 15,5/20
***
Texte 2 : Great Magician Samyël
Escarmouches et facéties
Journal de bord de Link, capitaine de la Fierté Hylienne.
1er jour en mer. Nous laissons les îles Tokay derrière nous, et plus précisément l’île du Croissant. Cette escale a été une erreur, comme je l’avais signalé depuis le début à Tetra. Nous n’y avons trouvé, en lieu et place d’une terre riche et accueillante où prospérer, que mort et chagrin. Le capitaine Tetra est décédée il y a deux jours, emportée par la fièvre mortelle qui frappe implacablement les étrangers. Nous devons également déplorer les morts du vieux Nico et d‘Edgard, qui n’ont pas survécu au poison insidieux dont sont enduites les armes primitives des Tokay. Cela sans compter les dizaines d’entre nous qui ont rejoint les Déesses durant l’année écoulée passée à terre. Nous ne sommes plus qu’une trentaine, hommes et femmes, juste assez pour assurer la bonne marche du navire. Dans notre malheur, les cales sont pleines de denrées impérissables qui nous tiendront éloignés de la faim pour le long périple qui s’annonce. En tant que veuf de Tetra, je prends le commandement de la
Fierté Hylienne, avec l’aval de l’équipage. Nous nous dirigeons Est-Nord-Est, en espérant que les mers du Septentrion se montreront plus hospitalières que les chaudes eaux du sud.
23e jour en mer. L’horizon reste désespérément vide, mais le moral est plutôt bon. J’ai fait mettre en perce un tonneau la nuit dernière et les chants ont raisonné jusqu’à tard dans la nuit. Le ciel est dégagé depuis deux lunes déjà, même si nous avons essuyé une courte averse la veille d’hier. Nous croisons occasionnellement des bancs d’animaux gigantesques mais apparemment inoffensifs, qui se contentent de nager le long de la coque sans même l’effleurer. En revanche, nulle trace d’oiseaux, qui aurait pu nous donner une estimation quant à la distance nous séparant d’une terre. Les eaux sont calmes et le vent régulier.
Tetra me manque. 25e jour en mer. Sally est décédée en mettant son enfant au monde. Ce dernier était mort-né. Nous avons renvoyé les corps aux Déesses, avec les prières de rigueur. Le moral de l’équipage en a pris un coup.
46e jour en mer. Guy affirme avoir vu une mouette à l’horizon, depuis le poste de vigie, mais comme aucune autre n’est apparue depuis, il est probable que sa vue l’ait trompé. Naviguons à présent plein Nord. La température se refroidit sensiblement mais la brise reste agréable. Les réserves de nourriture commencent à descendre, il va falloir rationner.
Je commence à perdre espoir quant à la découverte d’une terre d’accueil. 54e jour en mer. Avons accosté sur une petite île. Nous y avons trouvé quelques maigres traces de civilisation, mais à voir leur état, les créatures qui vivaient là ont quitté les lieux il y a plusieurs siècles. Nous avons tout de même pu mettre la main sur de la nourriture fraîche et de l’eau douce en quantité. J’ai décidé de passer deux jours à terre, pour nous accorder à tous un peu de repos.
55e jour, île inconnue. Pat a fait une découverte incroyable. En s’aventurant dans une petite grotte à moitié cachée par la végétation abondante de l’île, il a mis la main sur un morceau d’étoffe miraculeusement conservé. On y voit clairement l’aigle rouge volant vers la Triforce. L’emblème d’Hyrule. Cette île a du servir d’escale à un corps expéditionnaire ou à des réfugiés cherchant peut-être à fuir le Déluge. Cela me remplit de joie. Il est probable qu’ils venaient de terres proches. Nous reprenons notre voyage demain.
57e jour en mer.
Je ne m’étais pas trompé. Un vaste continent s’étend à l’horizon, simple silhouette noire pour le moment. De nombreuses mouettes évoluent dans les airs à sa proximité. C’est une côte rocheuse faite de hautes falaises. Nous allons devoir la longer pour essayer de trouver une crique où accoster. Une intense étude à la longue-vue n’a révélé aucune trace de civilisation visible. Peut-être trouverons nous enfin un endroit où nous établir. Il le faut. L’équipage est très excité, et son moral est au beau fixe. Je crois que si le vent nous fait défaut, personne ne rechignera à s’emparer de sa rame. Les températures sont rudes, mais selon mes estimations nous devons être en plein hiver, dans cette partie du monde. Quelques plaques de glace éparses sont visibles à la surface de la mer, mais peu épaisses.
58e jour en mer.
Avons passé la journée à longer la côte. Elles sont encore plus hautes que je ne l’avais figuré. Des milliers d’albatros géants au plumage bleu de glace (que j’avais pris pour des mouettes) nichent dans la multitude de crevasses qui trouent littéralement l’à-pic. Des arbres monstrueux couronnent la falaise, qu’il faut tordre le cou pour apercevoir, et leurs racines épaisses affleurent un peu partout, certaines au niveau de la mer. La côte est restée sensiblement identique tout le long des miles que nous avons passés à la longer, et elle ne semble pas avoir de fin. Il n’y a toujours aucune trace d’une quelconque civilisation.
59e jour en mer. Nous devons déplorer la mort de Guy. Un albatros l’a saisi dans ses serres en fondant sur lui, et l’a emporté dans l’une des crevasses. Ses cris se sont arrêtés assez vite. J’ai ordonné que chacun garde une arme à portée de main et fait poster deux sentinelles à la proue et à la poupe avec des arcs. Malgré ce drame, nous avons trouvé une crique sableuse où nous avons pu accoster. L’endroit est bien protégé des vents et de la marée, et nous allons pouvoir commencer à explorer l’île dès demain. Une forêt de géants s’ouvre devant nous, froide mais peu hostile en apparence. J’espère que la faune n’est pas à l’échelle de la flore. Avons baptisé l’endroit Crique de la Capitaine, en l’honneur de ma défunte épouse. Je souhaite que ce lieu soit véritablement la fin de notre si long voyage…
***
[/b]
Link posa sa plume à côté du journal, puis retira ses lorgnons avant de se frotter les yeux en poussant un soupir. Il parcourut rapidement ce qu’il venait de jeter sur le papier, puis rangea le précieux document, dans le coffre aux côtés de ceux écrits par sa chère et tendre. Il y en avait tellement. Plusieurs dizaines. Chacun correspondant à une année passée en mer, ou sur une terre hostile, ou dans un royaume déjà habité.
Le navire était calme ; conformément à ses instructions nulle musique n’était jouée ce soir-là sur le pont et tous les feux étaient éteints. L’équipage s’était aligné le long des bastingages et écarquillaient les yeux en essayant d’apercevoir quelque chose à la lumière incertaine de la lune, petit globe jaunâtre perdu dans l’immensité du ciel déserté d’étoile.
Link se redressa et alla s’assoir sur sa couchette. Il jeta un rapide regard dans le miroir qui lui faisait face, à côté de son manteau de capitaine. Son visage n’avait plus grand-chose de jeune. Ses longs cheveux pendaient, délavés et filasses, de dessous le tricorne qu’il portait. Des rides marquées ornaient ses yeux fatigués et ses lèvres, ses joues étaient creuses, sa peau tannée par le soleil, et de nombreuses cicatrices couturaient l’ensemble. La quarantaine passée, le Héros du Vent n’avait plus grand-chose de reluisant. Il se sentait vieillir à chaque jour qui passait, sa main se faisant moins sûr et sa vue moins perçante. Lorsqu’il avait embarqué avec Tetra, quelques trente ans auparavant, il était alors le cadet de l’équipage. A présent, il en était le doyen, et surtout le dernier de l’équipe originelle, partie de Mercant’île à la recherche d’un territoire où rebâtir l’ancienne Hyrule des légendes.
L’aspect héroïque de la quête s’était peu à peu mué en un aspect purement pratique. Il n’existait plus de chance de retour au pays, les longues années d’errance, les tempêtes et les périodes d’accalmie à terre ayant effacé de l’esprit du Héros les coordonnées nécessaires. De plus, l’équipage actuel n’avait que faire de l’archipel Hylien. Il avait soif de découverte, de trésors, d’aventures. Les désirs de Link n’avaient pas voix au chapitre. Et puis de toute manière… Qui se souvenait encore de lui, là-bas, au pays? Tant de temps s’était écoulé. Mémé avait du mourir, Ariel devenir une femme, peut-être mariée et mère de plusieurs enfants. Personne ne l’attendait.
Le vague à l’âme, Link moucha sa chandelle et se coucha.
***
[/b]
Le capitaine de la
Fierté Hylienne désigna une dizaine de ses gens pour l’accompagner dans sa première expédition de reconnaissance, tandis que le reste resterait aux alentours du bateau pour prévenir toute attaque éventuelle. Ils s’équipèrent en conséquence d’arcs et de flèches, d’épées et de matériel divers -cordes, silex et amadou, torches…- et se vêtirent d’armures de cuir et de mailles. Ils s’enfoncèrent dans la forêt aux premières lueurs du jour.
Le bois devait être dense pour des créatures à l’échelle de ces troncs massifs, mais pour les frêles humains, c’était presque des clairières qui séparaient chaque arbre. Du reste, les frondaisons jumelées assombrissaient pas mal la forêt, et sortis de l’orée ils durent allumer leurs torches pour s’éclairer. L’endroit était d’un calme de tombe, et la température basse et surnaturelle qui y régnait renforçait d’autant cette impression. Une brume fine et algide serpentait à quelques centimètres du sol, qui glaçait littéralement les os des aventuriers. Au demeurant, rien ne semblait vivre à l’ombre des géants végétaux.
La nuit tomba plus vite qu’ils ne l’avaient prévu. Link décida de bivouaquer sur place plutôt que de tenter leur chance dans la pénombre au risque de perdre l’itinéraire, même si l’idée de passer la nuit dans un environnement inconnu et toujours potentiellement hostile ne lui plaisait guère. Ils érigèrent un petit campement de fortune et firent un feu. Après un léger repas silencieux, ils se couchèrent assez vite, après que Link eut établi des tours de garde.
Le capitaine de la
Fierté Hylienne fut en proie à des cauchemars effroyables cette nuit-là, dans lesquels des êtres païens arborant des masques grimaçants s’adonnaient à des rituels abjectes sur les membres de son équipage, sous l’égide d’un dieu cruel à tête de démon. Il se réveilla en sursaut, au point du jour, trempé de sueur malgré le froid intense. Le feu se résumait à une poignée de braises rougeoyantes qui peinaient à définir les contours de ses camarades. Tout semblait comme il l’avait laissé, à l’exception de la sentinelle qui avait disparu.
Link réveilla à la hâte son équipage.
« Allons, levez-vous et armez-vous! John a disparu! »
En inspectant les abords du camp, ils finirent par dénicher des traces de pieds -humains- laissées dans la glaise glaciale du sol forestier. Les traces de l’un des intrus étaient bien plus profondes que les autres, suggérant qu’il transportait quelque chose de lourd… Comme un corps. Ils encochèrent une flèches à leurs arcs et se ruèrent, la peur au ventre, dans la direction d’où repartaient les pas.
Ils crurent perdre la piste à plusieurs endroits, mais au final, après s’être enfoncés dans la forêt sur plusieurs kilomètres, ils parvinrent à une vaste clairière, au centre de laquelle trônait un effroyable autel de pierre noire. John se tenait dessus, nu et allongé, visiblement inconscient. Une haute et sombre silhouette toute de noire vêtue se tenait au dessus de lui, exécutant d’amples gestes qui ressemblaient à des incantations. Une vingtaine d’hommes et de femmes, presque entièrement nus malgré le froid, se tenaient agenouillés devant l’autel, comme priant quelque chose. Ils murmuraient une sombre mélopée qui s’élevait dans le silence de la forêt comme une insulte à tout ce qui se trouvait de sacré.
Tous, sans exception, portaient des masques effroyables à l’effigie de créatures ou de monstres, qui n’étaient pas sans rappeler à Link son cauchemar récent. Face à pareil vision, son courage, émoussé par la vieillesse, vacilla et une peur primale s’insinua en lui. Cependant lorsque la silhouette noire fit mine de lever un couteau dans l’intention apparente de tuer John, le Héros en lui se réveilla et il poussa un formidable cri qui interrompit le prêtre -du moins, c’est ainsi que Link l’aurait qualifié.
Aussitôt, le chant cessa, et dans un bel et effrayant ensemble, les « prieurs » se tournèrent vers les aventuriers, leurs masques renvoyant des expressions mortes et figées. Lorsqu’ils firent acte de s’emparer des armes rudimentaires qu’ils portaient à la ceinture ou attachées dans le dos, Link ordonna d’un ton sec et précipité :
« Feu! »
La première salve jaillit, désordonnée, au son des cordes qui se détendent et des flèches qui fendent l’air. Elle fut peu mortelle, car non préparée, et tandis que les sauvages les chargeaient en poussant des cris de bêtes, les armes hautes, l’équipage de la
Fierté Hylienne décocha une seconde salve qui faucha toute une ligne de guerriers. Ils n’eurent pas le temps d’encocher une autre flèche qu’ils furent contraint de tirer les épées pour se défendre. Malgré toute la férocité des sauvages, l’escarmouche fut finie avant même de commencer. Le courage et la force brute des natifs ne purent rivaliser en aucune façon face aux armes d’acier et à la tactique de Link et de ses hommes. Quelques blessures légères étaient à déplorer, et Willem avait reçu un coup de lance dans la jambe, auquel il survivrait.
Une fois dépouillés de leurs masques, les prieurs se révélèrent n’être rien d’autre que des hommes et des femmes à la peau foncée et aux traits cruels. Le prêtre n’avait pas bougé de l’autel, il se contenait d’observer la scène sans frémir ni rien dire. Même lorsque Link vint vers lui, l’épée au poing, il ne broncha pas.
« Ecartez-vous de lui, ou bien vous subirez le même sort que les autres! »
Le prêtre ne bougea toujours pas. Son masque était particulièrement terrifiant. Il avait vaguement la forme d’un cœur, crénelé de piquants en os jauni, et sa surface de bois était intégralement peinte, en mauve et rouge, et on y avait figuré deux yeux énormes, écarquillés, effroyables, qui semblaient littéralement vous transpercer. Link dut rassembler tout son courage pour lui rendre son regard.
Au bout d’un moment de tension, le prêtre fit soudainement volte-face, levant son couteau, et fit mine d’abattre John. Link fut le plus rapide et projeta son épée avec dextérité, dans un grognement sonore. La lame s’enfonça profondément dans le dos du prêtre, jusqu’à ressortir de l’autre côté, et ce dernier exhala avant de lâcher son poignard et de basculer sur le côté.
Le capitaine de la
Fierté Hylienne se précipita au chevet de John, et constata avec bonheur qu’il était parfaitement en vie. Il ordonna qu’on l’enroule dans des couvertures pour le tenir au chaud.
Les aventuriers quittèrent la clairière sans demander leur reste. Link jeta malgré lui un regard en arrière, là où gisaient le prêtre, et son masque…
***
[/b]
Après un mois passé à récolter vivres et matériel, l’équipage du navire, au grand complet, partit à la recherche d’une terre d’accueil, au-delà de la forêt. Leur périple dura de longs jours, et ils subirent plusieurs escarmouches sanglantes contre les étranges hommes masqués, ainsi que contre une espèce inconnue de créatures-plantes, qui coûtèrent la vie à plusieurs d’entres-eux.
En franchissant une rangée d’arbres plus massifs encore que leurs semblables, ils eurent soudainement l’impression que la température venait de monter de plusieurs degrés, que la lumière s’était intensifiée, et que la brume s’étaient levée. Ils commencèrent à entendre des oiseaux chanter, et perçurent les bruissements caractéristiques de petites créatures fourrageant dans les buissons, à mesure qu’ils progressaient plus avant et que la végétation reprenait une échelle convenable.
« Regardez! » s’écria Cynthia en pointant quelque chose derrière eux.
Là où les arbres étaient encore gigantesques, ils aperçurent une silhouette si formidable qu’elle faisait passer les géants forestiers pour des hautes herbes. Les aventuriers comprirent avec horreur qu’il s’agissait d’un véritable géant : ils ne voyaient là que les deux jambes, grêles, d’un être extraordinaire qui déambulait. Ses pas avalaient des kilomètres et ses pieds faisaient trembler le sol lorsqu’ils le touchaient. Par bonheur, la chose s’éloignait en direction de la côte, et l’équipage de la
Fierté Hylienne reprit son chemin, peu rassurée.
Le lendemain, ils finirent par sortir du bois, et à leurs yeux éblouis s’offrit un paysage magnifique : une gigantesque plaine verdoyante et vallonnée, ceinte au Nord par de hautes montagnes aux cimes enneigées, à l’ouest par une vaste côte sableuse et à l’est par un plateau rocheux.
***
98e jour. Cet endroit est merveilleux. Il possède tout ce dont nous pouvions rêver : du gibier, du bois, et tout ce dont nous pourrions avoir besoin. Nous avons déjà commencé à bâtir les prémices d’une cité, où nous nous installerons, au centre de la plaine. C’est un endroit légèrement surélevé qui donne un point de vue parfait sur tout le paysage, et qui sera facilement défendable en cas d’attaque. Nous avons enfin trouvé notre chez nous. Tout reste à faire, je le sais, mais je ne peux que laisser libre cours à ma joie, après ces si longues années d’errance et de malheur. Les éclaireurs que j’ai envoyés aux quatre coins m’ont raconté qu’ils avaient trouvé des traces de civilisations primitives aux abords de la plaine. Peut-être pourront nous lier des contacts, et commercer quand le temps sera venu. Ikana m’assure qu’il pourra trouver les minerais dont nous aurons nécessairement besoin pour nous développer dans les plateaux à l’est. C’est une bonne chose. Pour un peu, je jurerais que cette terre est un cadeau des Déesses elles-mêmes. Muto m’a demandé comment je comptais baptiser ce pays, puisque ce choix me revient, en tant que capitaine. Après un moment de réflexion, je lui ai répondu, facétieux, Termina. « Termina? », m’a-t-il redemandé, avec des de grands yeux. « Oui » ai-je fait, « Car c’est ici que notre long voyage se termina. »
Dernière entrée du journal de bord de la Fierté Hylienne.
Raphael 14
Critères définis : 8,75/10
- Respect du thème : L'ambiance est franchement sympa : des morts de partout, Link qui a sans doute besoin de Prozac, heureusement que le titre précise « facétie », on s'en serrait pas douté. Heureusement qu'il y a les escarmouches. 1/2
- Maîtrise de la langue : Excellente, pas de faute, rien à redire 2/2
- Style : Assez recherché, simple, clair, net, pas pompeux. 2/2
- Cohérence et clarté du récit : Clair et cohérent à part un petit truc qui me chiffonne : le point de départ du voyage des pirates est l'île de l'Aurore, pas Mercant'île. Mais c'est tout 1,75/2
- Originalité et attractivité du texte : Original, ça l'est. Dans sa forme déjà avec l'alternance des extraits d'un journal de bord et de passage narrés. Et puis original dans l'idée de faire intervenir Termina dans l'histoire. 2/2
Appréciation personnelle : 8,5/10
Si au début j'étais pas vraiment emballé par le texte, je me suis petite à petit rendu compte qu'il y avait quelque chose dans ce texte. En faisant fi de l'absence totale d'humour dans le texte, il n'y a pas grand-chose à lui reprocher. Même, utiliser Termina, ce dont on ne se rend pas compte tout de suite, est une brillante idée puisqu'elle implique que dans M'sM Link aurait voyagé très loin dans le future pour débarquer à Termina, ce qui jette un jour nouveau sur la façon d'aborder le jeu.
Note finale : 17,25/20
◊ ♣ ◊
Kirbyzoux
Critères définis : 8/10
- Respect du thème : Parfait. 2/2
- Maîtrise de la langue : Passable. 1/2
- Style : Bon. 1/2
- Cohérence et clarté du récit : Excellentes grâce au système du "carnet de bord". Super. 2/2
- Originalité et attractivité du texte : Parfait. 2/2
Appréciation personnelle : 8/10
Très original et audacieux. Le carnet de bord est une très bonne idée.
Note finale : 16/20
◊ ♥ ◊
Richter
Critères définis : 8,5/10
- Respect du thème : Aïe... Aussi facétieux qu'une veillée funèbre, ce texte ne respecte que peu le thème 1/2
- Maîtrise de la langue : Très bonne maitrise 2/2
- Style : L'utilisation du journal de bord est parfaitement adaptée, mais parfois un peu plat 1,75/2
- Cohérence et clarté du récit : Bien que le texte soit très clair, il ne correspond pas à la chronologie originale des jeux, mais comme Termina est un monde parallèle on ne peut dire que ce soit impossible (la vraie chronologie étant inconnue, seule des théories circulent) donc la cohérence ne sera pas mise en question... 2/2
- Originalité et attractivité du texte : Bon travail pour l'originalité, un vieux Link moins fringuant avec une atmosphère sombre en plus d'un texte bien attractif. 1,75/2
Appréciation personnelle : 8,5/10
D'un noir inhabituel ce texte m'a tout de même agréablement surpris, en effet on rencontre un Link âgé, qui donne un point de vue différent sur le héros.
En plus d'une histoire originale et sombre, l'auteur essaye d'aborder a la fin du récit une facette différente de la chronologie zedlaesque (Ou peut-être qu'il n'a jamais joué a Majora's Mask ou Wind Waker et qu'il n’a aucune idée d'où placer son texte dans la chronologie). En définitive un bon texte qui donne une autre idée de ce que pourrait être les aventures de Link.
Note finale : 17/20
◊ ♦ ◊
Plagueis
Critères définis : 8/10
- Respect du thème : le texte a complètement zappé le coté facétie imposé par le titre et certaines incohérences vis-à-vis de l'univers zeldaesque sont à déplorer. 1/2
- Maîtrise de la langue : Bonne dans l'ensemble. 2/2
- Style : Parfois des répétitions et quelques phrases un peu longues. 1,5/2
- Cohérence et clarté du récit : Rien à redire. 2/2
- Originalité et attractivité du texte : Le coté journal de bord écrit par Link au début est plutôt original, après on retrouve un récit plus classique. 1,5/2
Appréciation personnelle : 7/10
Voici un texte assez désenchanté, où de grands personnages de la série, Tetra en tête, meurent rapidement dans l'histoire, ce qui est plutôt rare dans ce genre de fiction. Ça reste tout de même de l'émotionnel facile. Par ailleurs certaines incohérences par rapport à l'univers viennent porter préjudice à un ensemble plutôt bon. Les Tokai tuant les arrivant sur leur île, c'est assez hors sujet. Ceux-ci sont pacifiques dans OoA, juste un peu voleurs sur les bords, mais ça s'arrête-là. Ils n'utilisent pas de flèches non plus. L'idée de mélanger les jeux est bonne à la base, mais encore faut-il rester cohérent. Par contre la fin avec Termina est bien mise en place. Ça apporte une sorte de paradoxe temporel et dimensionnel intéressant.
Note finale : 15/20
Silver
Critères définis : 7,5/10
- Respect du thème : Tout est présent mais le texte me semble décalé quant au titre. 1,5/2
- Maîtrise de la langue : Aucun problème détecté ni rien d'autres. 2/2
- Style : J'ai adoré tout simplement. 2/2
- Cohérence et clarté du récit : Tout est cohérent à mon sens. 1,5/2
- Originalité et attractivité du texte : Je suis peut être dur mais l'histoire et le titre me semble totalement décalé. 0,5/2
Appréciation personnelle : 5/10
L'histoire est sympa à lire mais ce n'est pas ce que j'aurais mis pour un tel titre. J'ai bien relu plusieurs fois avant de me décider mais je ne vois pas de liens crédibles avec le thème. En dehors de ça, j'aime globalement l'histoire.
Note finale : 12,5/20
◊ ♣ ◊
Ti’bouchon
Critères définis : 8.75/10
- Respect du thème : Contrat rempli. 2/2
- Maîtrise de la langue : Quelques fautes qu'une relecture aurait pu éviter. 1.5/2
- Style : Bon début puis un passage trop "livraison d'infos". 1.75/2
- Cohérence et clarté du récit : Pourquoi tant de morts? 1.75/2
- Originalité et attractivité du texte : Bon départ mais c'est ...noir! 1.75/2
Appréciation personnelle : 6/10
Trop de morts. L'ambiance macabre omniprésente fait baisser la note
Note finale : 14.75/20
◊ ♥ ◊
Weekly
Critères définis : 9.25/10
- Respect du thème : 1.25/2
- Maîtrise de la langue : 2/2
- Style : 2/2
- Cohérence et clarté du récit : 2/2
- Originalité et attractivité du texte : 2/2
Appréciation personnelle : 10/10
Ah non mais là c'est le "Perfect !" assuré. C'est fidèle au contexte original, y'a des références aussi bien à TWW qu'à d'autres anciens Zelda, et qui du coup foutent totalement en l'air la logique scénaristique qui devrait exister entre les différents opus - l'Île du Croissant et Termina quoi... mais on s'en fout c'est une FanFiction ! C'est prenant, c'est dynamique, c'est descriptif, c'est à la fois très sérieux et dramatique mais finalement Happy End avec un énorme brin d'espoir, même s'il ne suffit pas à justifier les facéties imposées par le thème, attention donc. À part ça, j'aime. Bravo.
Ah par contre, Mercant'île s'écrit Mercantîle. Bon ce serait vraiment trop con de te pénaliser sur ça, mais c'est juste pour corriger le problème, voilà.
Note finale : 19.25/20
◊ ♦ ◊
Dashins
Critères définis : 9,5/10
- Respect du thème : Thème respecté. 2/2
- Maîtrise de la langue : Rien à redire 2/2
- Style : Alternance astucieuse entre journal et narration classique avec tournures de phrases agréables. 2/2
- Cohérence et clarté du récit : Cohérent dans l'ensemble, la mort de Tétra pose problème vis à vis du vœu adressé à la Triforce. L'incohérence est aisément pardonnable car mise à profit. On peut pourrait également voir un problème chronologique vis à vis d'un Majora's Mask cependant pas réellement situé. 1,5/2
- Originalité et attractivité du texte : La mise à profit du journal, le travail vis à vis d'un héros vieilli physiquement et mentalement et le liens avec Majora's Mask bien amené servent habilement l'attrait du texte. 2/2
Appréciation personnelle : 8,5/10
Un texte attrayant qui interroge sur l'intérêt de l'entreprise et son contre-coût, notamment via la distillation des pertes humaines. Beaucoup de bonnes idées bien exploitées. Du très bon, malgré un final un peu mal amené.
Note finale : 18/20
***
Moyenne : 16,2/20