Auteur Sujet: [Fiction] Walvesblaeser : Livre I : Chapitre 10  (Lu 12081 fois)

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[Fictions] Walvesblæser : Livre I - Chapitre 3 (partie 2)
« Réponse #30 le: dimanche 01 juin 2008, 11:31:09 »
Bonjour, Raphael14! ^^ Je vois avec plaisir que tu nous as fourni deux chapitres en peu de temps, cela ne peut que me ravir. :)
Avant d'entamer les "choses sérieuses" (ou plutôt les divagations intempestives fufu ;p) je me dois de te répondre, et de te dire que tu peux évidemment m'appeler par mon surnom, aucun problème! (mon pseudo est long à tapper, je sais... XP) Sinon je suis content que tu aies un relecteur qui te soit fidèle comme Alan le zeldaïque, qui a vraiment l'air de beaucoup aimer ta fiction. Une telle aide, c'est un luxe pour un écrivain, surtout pour une jeune pousse telle que toi (du moins je crois) dans cet art noble et difficile. ^^

Alors sinon pour tes deux chapitres, encore une fois je vais faire mon original je sais, mais je les ai bien appréciés. Il faut bien le dire je pense, même si ce n'est pas de la dernière nouveauté. ^^ Comme Alan le zeldaïque, je trouve que ta progression en matière d'écrit, et surtout de narration, se perçoit pas mal au fur et à mesure de ces chapitres. Déjà dix chapitres tout de même, ça se fête! :)
Enfin bref, pour le neuvième chapitre "La Vallée des Escaliers noirs", je l'ai trouvé réussi au niveau de la tension qui émane de ce champ de bataille, et qui monte à mesure que la confrontation s'amorce, puis finalement éclate. C'est très palpable, et donc on se fond aisément dans l'atmosphère tendue et particulièrement épique de cette situation périlleuse. Le face-à-face qui oppose la nouvelle Reine Zelda II (pauvre Reine Mère, enterrée sous un saule pleureur, je l'aimais bien moi é_è) et le maléfique Triebius est également du meilleur effet. La demande en mariage -juste pour mieux assouvir son joug cruel sur Hyrule et ses habitants- est particulièrement odieuse et nous montre encore une fois tout le charisme et le vice qui habite ce sombre personnage. Tu nous le transposes vraiment comme un Roi des Ombres: dangereux, sanguinaire, fourbe et impérieux... brrrr, il fait peur! ;p
Ce climat de fin du monde, ces escaliers glissants, ces éclairs, bref cette véritable apocalypse qui accompagne la bataille est bien rendue aussi. Elle est d'ailleurs non sans rappeler la scène de l'interminable escalier avant d'entrer dans la grotte de l'horrible araignée dans Le Seigneur des Anneaux. Je ne sais pas si c'est voulu ou non, mais en tout cas ça m'a fait penser à ce passage, ce qui est tout à ton honneur.

Pour le dixième chapitre, personnellement j'ai trouvé les descritpions du Temple Ardent du meilleur goût, avec une ambiance insolite et tendue au fil de ces corridors sombres, vestiges d'un temps glorieux désormais révolu. Enfin, tu connais sûrement l'étendue de ma passion pour les descriptions et restitutions d'ambiance puisque tu lis ma fiction. En un mot, ceci est un grand compliment. ;)
Voir Triebius qui s'affole, craignant les pouvoirs combinés de la Triforce de la Sagesse et de l'Epée de Légende est délectable à souhait. Tout ce jeu de trahisons et de revirements sert aussi à instaurer cette atmopshère instable et démente. Bref, j'aime beaucoup et j'ai hâte de lire cette confrontation qui opposera Zelda, Antonin et Allister à ce monstre effroyable qu'ils viennent de trouver malencontreusement, scène finale de ce chapitre qui nous laisse très cruellement envieux d'en connaître la suite. Espèce de vil auteur, va! XD

Autre chose encore... Je me dois de finir -même si j'aurais dû commencer par cela à y repenser- en ajoutant un bémol à ce flot de bonnes choses. Je trouve qu'il y a encore bien trop de fautes et constructions assez malaisées à mon goût, ce qui crée des aspérités à cette fiction prometteuse tant au niveau de la narration que de l'intrigue, et forcément la lecture en est moins agréable. Je ne sais si c'est un réel problème pour toi ou si cela ne relève que d'inattention, mais je me devais de te le signaler. Enfin, comme tu as un relecteur-correcteur normalement ça devrait s'arranger, du moins je l'espère! ^^

Bref, j'espère ne pas t'avoir vexé avec cette remarque, et comme à l'accoutumée je t'invite à poursuivre ton Roi des Ombres. Mes meilleurs voeux pour la suite! A bientôt! :)
« Les gens exigent la liberté d’expression pour compenser la liberté de pensée qu’ils préfèrent éviter. »


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[Fictions] Walvesblæser : Livre I - Chapitre 3 (partie 2)
« Réponse #31 le: vendredi 06 juin 2008, 17:49:20 »
Pdc : Tu ne peux pas imaginer à quel point ça fait plaisir de voir quelqu'un apprécier mon travail. Je te remercie infiniment. Pour ce qui est des Escaliers Noirs, ce n'est pas voulu la ressemblance avec le Seigneur des Anneaux. Et en se qui concerne Triebius, ne te fait pas tout de suite une image de lui, tu vas avoir des surprises. Mais je n'en dit pas plus, je détesta gâcher les surprises.

[align=center]Partie I :
Chapitre 11: Les Racines de la Montagne
[/align]


Jamais de toute leurs équidistances Antonin, Zelda et Allister ne virent une chose aussi affreuse, face a eux, se dressait l'une des pires terreurs du peuple Goron, une chimère. C'était un lion d'une taille légèrement supérieure à celle d'un cheval, à la fourrure d'un fauve presque dorée, au milieu de la colonne vertébrale, sortait une tête de chèvre blanche comme de la neige, mais aux yeux rouge et aux dents tranchantes comme des couteau et en guise de queux, un long serpent aux écailles vertes et lisse, ondulait en sifflant.
La gueule du lion s'ouvrit en grand et vomit des flammes rouges vives, Antonin poussa la reine contre l'un des murs de la salle et dégaina son épée, juste à sa droite, Allister avait fait de même et tout deux se jetèrent sur la créature qui lança sa queux-serpent sur eux . Ils reçurent la lourde masse d'écaille et de chair dans l'abdomen et ils furent projetés au sol. Les trois paires d'yeux de la bête se tournèrent vers les deux soldats puis soudain trois cris sortirent des trois gueules du monstre. Zelda avait profiter de l'inattention de la chimère pour lui enfoncer un poignard dans le flanc. La gueule de la chèvre se referma sur le poignet de la reine, celle-ci réprima un cri et arracha son bras à l'étreinte des mâchoires de la bête. Elle rejoignit ses protecteurs en serrant son poignet blessé avec sa main valide et leur demanda :
« Une petite idée ?
-Eu...On pourrait essayer de partir par la porte, proposa Allister.
La reine pointa du doigt la porte, des barreaux l'avait bloqué.
-D'accord, on est coincé.
-Quel perspicacité, je me demande comment tu fais, lança Zelda.
-Je sais, s'écria Antonin, tandis que la chimère s'avançait vers eux. On va s'attaquer chacun à une tête. Elle sera déstabilisée et on pourra s'en faire une descente de lit. »
L'idée fut approuvée et ils se jetèrent chacun sur une tête : Zelda sur le serpent, Allister sur la chèvre et Antonin sur la tête le lion. Zelda prit le long corps mobile sous son bras et plante son couteau dans la boite crânienne du reptile qui poussa un terrible hurlement avant de retomber inerte. Allister sauta sur le dos de la chimère, juste derrière la tête de la chèvre, il reçu un coup de corne dans le ventre puis fit passer son épée dans la gorge de la bête qui retomba à son tour. Il ne restait plus que le lion qui cracha un flot continu de flammes, le soldat se glissa entre les pattes griffue et planta son épée dans la poitrine de la chimère qui poussa un dernier cri avant de mourir. Dès que la bête poussa le dernier soupir, la porte s'ouvrit et un énorme coffre apparut au fond de la salle. Allister alla l'ouvrir pendant qu'Antonin bandait la blessure de la reine. Il revint bientôt avec un arc, un carquois, et un large sourire.

***

« Tu sais te servir d'un arc ?
-Oui, j'ai appris, tous les membres de la famille royale doivent apprendre à manier une arme, moi j'ai choisis l'arc. »
Zelda tendit la corde de l'arc et dans un sifflement la flèche heurta le cristal de la pièce circulaire. La porte bloquée devint libre d'accès. Il l'a franchirent et se trouvèrent dans une pièce gigantesque de forme rectangulaire et dont la majeure partie était occupée par de la lave en fusion et le reste par des plates-formes de pierre. Ils avancèrent avec précaution jusqu'à l'issue malheureusement inaccessible parcequ'il n'y avait pas de plate-forme devant. La reine tira une flèche vers le haut, la flèche frappa une chaîne qui se cassa et une dalle de pierre tomba brusquement entre la porte et la dernière plate-forme formant ainsi un pont qui leur permit de traverser en toute sécurité.

La pièce suivante était une grande salle circulaire avec dans le plafond un grand trou, un grand disque de pierre portée par une colonne de flamme les descendirent au niveau inférieur où une porte les mena dans la salle suivante une pièce carrée, la porte était clairement visible de l'autre côté, mais...un fossé de lave empêchait le passage. La reine s'assit sur le sol tiède et dit à ses compagnons :
« J'en peux plus. Reposons-nous. On a fait plus de la moitié du chemin. Je me demande qu'elle heure il peut bien être dehors.
-Sans doute plus de minuit. Peut-être deux-trois heure du matin.
-Alors il est temps de faire une pause. »

***

Pendant que la reine prenait un repos bien mérité, Triebius, lui aussi, s'accordait une petite pause, à l'abri de la pluie, contre une paroi. La lassitude le gagnait, son armée aussi gagnait, à chaque ennemi vaincu, Triebius avait un allié qui tombait sous son emprise. Cette abondance d'être à gérer, cela devenait intenable. Le mage, haletant, sortit de son manteau une fiole de liquide bleu, il l'a vida d'un trait, décidément, les potions bleus étaient toujours aussi efficaces. Rien de mieux pour retrouver son énergie physique et magique. Triebius lança une nouvelle pluie de lumière verte sur ces troupes puis continua son ascension. Quand il aura capturer Zelda et exécuter son plan, tenir Hyrule sous son contrôle n'aura plus d'importance.

***

« Mais où est-il passé ?
-Il a peut-être fuis, père.
-Thor, ne dis pas d'idioties, je vous mal Triebius fuir comme un couard après nous avoir fait son numéro de prestidigitateur. De plus il ne peut pas traverser le champ dans l'autre sens. Sais-tu où son passé Lycaon et Scipion ?
-Scipion est descendu pour aider les archets et Lycaon surveille l'entrée de la vallée pour voir si la reine revient.
-J'espère qu'ils sont presque arrivé. »
Thor et Odin levèrent la regard vers la montagne.

***

Pendant ce temps, Allister avait trouvé la solution pour traverser la fosse, ils se trouvait que sur un des piliers qui décorait la salle on avait incrusté un silex et une mèche qui était accroché à un baril de poudre. La flèche frappa le silex, mit le feu à la mèche et fit exploser le baril. Le pilier bascula et forma un pont au dessus de la roche en fusion qu'ils se hâtèrent de traverser. Ils devaient se dépêcher, ils ne savaient pas combien de temps les généraux tiendraient face à Triebius. Ils franchirent la porte et se trouvèrent dans une longue salle obscure remplie de piliers de pierre épais comme le tronc d'un chêne, et à quelque centimètres du sol, une brume jaunâtre flottait en volute en répandant une odeur des plus désagréables, une forte odeur d'œuf pourri. Ils avancèrent dans la pièce et ne purent retenir un frisson devant l'aspect sinistre de l'endroit.
Ils aperçurent avec soulagement la sortie de cette pièce déplaisante, lorsqu'un bruit les fit se retourner, un sifflement. Au milieu de la brume, se dressait une immense créature qui avait vaguement la forme d'un gigantesque lézard muni d'une paire d'aile couverte d'écailles écarlates, comme chauffées au rouge, ses yeux jaune fixaient les voyageurs d'un air mauvais, des volutes de vapeur jaune jaillissaient des narines de l'effroyable reptile. La gueule du dragon s'ouvrit en formant un trou béant d'où sortit un geyser de flamme. Allister se jeta sur la reine tandis qu'Antonin bondissait vers la créature, le soldat brandit son épée et frappa les écailles de la bête qui ne furent même pas abîmées, alors que la bête levait une de ses pattes griffues au-dessus de la tête du jeune homme, une flèche fendit l'air et vint se planter dans un des yeux jaunes du monstrueux lézard, puis une autre flèche vint crevé l'autre œil de la bête, qui poussa un hurlement. Antonin vit la silhouette d'Allister sauter à la tête du dragon, la forme , rendue indistinct par la brume, fut rejetée en arrière par une des énorme pattes griffue de la bête, le mouvement fut suivit par un hurlement de douleur de la part du colosse. Pendant que Zelda se penchait sur le corps d'Allister, Antonin repartit à l'assaut. Le dragon, aveugle désormais, donnait des coups de griffes et de queux en tout sens, le soldat évita avec difficulté les coups de pattes du reptile et frappa la bouche grande ouverte du dragon qui se mit a hurler de plus belle. Une flèche vint frapper la gorge du monstre, puis une épée vint frapper la tête de la bête et enfin dans un concert de hurlements, le dragon s'effondra au sol, terrassé par la reine et ses protecteurs, puis le brouillard se dissipa, Antonin put distinguer ses amis avec plus de précision. Zelda saignait légèrement de la lèvre, son meilleur avait le bras de sa tunique rouge déchirée et trois coupures parallèles marquaient la peau. Un tintement métalique rompi le silence puis une énorme clé en or et finement forgée tomba à ses pieds, il la mit dans sa poche. Ils franchirent enfin la porte et arrivèrent dans une grande salle circulaire où un escalier descendait jusqu'au dernier niveau du Temple Ardent.

Lorsqu'ils arrivèrent en bas une porte les conduisit dans un tunnel. Il y faisait une chaleur insupportable, la roche noire luisait d'un faible éclat rouge, lorsqu'ils sortirent du boyau c'était une gigantesque salle occupée en majeur partie par de la lave en fusion, le reste par les passerelles, des ponts pour atteindre une grande grille tout au fond de la salle. Après avoir traversé la moitié de la pièce en traversant les innombrables ponts, ils remarquèrent un cristal logé dans une niche très haut au-dessus de leurs têtes. Ils durent l'ouverture de la grille seulement à la dextérité de la reine. Ils se trouvaient sur la dernière passerelle lorsque un mur de flamme leur bloqua la route. Une voix extrêmement forte résonna dans leurs oreilles :
« Ceux qui veulent connaître leur avenir devront d'abord regarder vers leur passé et se demander se qu'ils ont pu oublier. »
Une fois l'écho de la voix disparue, ils cherchèrent la signification de ses paroles. Il fallait sans doute retourner en arrière pour savoir ce qu'ils avaient oublié. Ils revinrent sur leurs pas en observant tous les détails de la pièces jusqu'à ce qu'ils revinrent devant la porte. Antonin remarqua que le sol devant la porte était dallé. Ce détail sortit de son esprit puis revint brusquement lorsqu'il marcha sur une dalle qui bougeait. Il tira son épée et entreprit de soulever la lourde pierre avec la lame en guise de levier. Il ne fut pas déçu, sous la dalle, un gros cristal luisait d'une lumière rouge, Zelda prit son couteau et frappa le cristal qui vira au bleu, à l'autre bout de la salle, les flammes avaient disparu. Ils franchirent de nouveau la pièce et ils franchirent la grille en toute sérénité, puis enfin ils arrivèrent dans la dernière pièce du Temple Ardent. Face à eux, en haut d'un escalier de deux, trois marches, encadrée de deux statues qui représentait des soldats en armure et portant des lances, se trouvait la gigantesque porte verrouillée par six chaînes et un cadenas qui menait à la salle où dormait le grand oracle Prométhée. Ils marchèrent jusqu'à la porte, les statues semblaient leur lancer des regard sévères puis enfin, Zelda introduisit la clé trouvée près du dragon dans la serrure du cadenas qui s'ouvrit libérant les chaînes qui tombèrent au sol. N'osant ouvrir le panneau, la reine le contempla. Il était en métal orange, bordée de rouge, en son centre, un dessin du même rouge représentait un serpent qui s'enroulait autour d'une flamme et qui mordait sa queue. Zelda resta immobile devant la porte, la peur au ventre puis l'idée que derrière se trouvait l'épée de légende lui donne du courage. Elle posa ses doigts sur le métal, aussitôt la porte s'ouvrit et ils entrèrent dans la salle où sommeillait Prométhée, celui qui leur serait salutaire.

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[Fictions] Walvesblæser : Livre I - Chapitre 3 (partie 2)
« Réponse #32 le: mercredi 11 juin 2008, 14:49:50 »
Nous voici presque arrivé au terme de la première partie de ma fiction, après celui que vous allez pouvoir lire, il ne restera plus que le 13 avant l'arrivée de la prochaine partie (Environ fin août)

[align=center]Partie I :
Chapitre 12 : Prométhée
[/align]

La salle était gigantesque et de forme circulaire, les murs était décorés de colonnes éclairée d'une puissante lumière rouge provenant de la lave qui boulonnait dans la fosse qui entourait la grande plateforme dallée qui occupait la majeure partie de la pièce. Au centre de celle-ci, sur le sol, se trouvait une énorme mosaïque représentant l'aigle de la famille royale ainsi que la Triforce. Le seul bruit qui venait troubler le silence de ce lieu était la lave qui boulonnait dans sa fosse.

Antonin, Allister et Zelda traversèrent un petit pont qui leur permit d'accéder à la plateforme centrale. Ils avancèrent jusqu'à se trouver sur la Triforce, les trois triangles se mirent à luire d'une lumière dorée dans l'obscurité ambiante. La même voix que celle de la pièce précédente retentit :
« Vous qui souhaitez rencontrer Prométhée, celui-qui-voit-le-futur, voici votre dernière épreuve. Vous devrez prouver votre valeur face au gardien du Temple Ardent, je dois vous demander si vous êtes prêt. L'êtes-vous ? Sinon vous pourrez quitter ses lieux sans le moindre dommage.
La voix de la reine lui répondit :
-Nous sommes prêt, que l'épreuve commence »
La lumière de la Triforce changea de teinte, elle passa du dorée au rouge. La lumière se répandit jusqu'à l'aigle. La lumière devint si puissantes, qu'ils durent fermer les yeux et quand ils les réouvrirent, devant se tenait le gardien du temple.

C'était un aigle gigantesque au plumage rouge vif, le rapace déploya ses ailes, il s'envola puis soudain toutes ses plumes s'embrasèrent, c'était un phénix. L'énorme créature leur jeta un regard mauvais puis ouvrit largement son bec, un jet de flamme en sortit. Antonin bondit sur le côté pour éviter d'être brûlé par le feu, Zelda tendit la corde de son arc et lança une flèche vers la poitrine de l'affreux oiseau. Le pointe entra dans la chair tendis que le bois flamba au contact des plumes incandescentes, une substance épaisse et bouillonnante sortit de la plaie, Antonin se rendit alors compte que ce liquide qui fumait sur le sol dallé était du sang. La bête féroce plongea en direction d'Allister qui essaya de donner un coup d'épée au rapace mais son bras lui fit mal puis le sang en ébullition de la bête vint goutter sur la peau dénudée de son membre supérieur. La brûlure qui s'ensuivit arracha un hurlement rauque au soldat, Zelda se précipita vers son compagnon blessé, mais un jet de feu l'obligea à plonger à plat ventre.
Antonin vit alors la bête de dos, et à un endroit, entre les ailes, un fragment de la peau n'était pas recouvert de plumes embrassées. Il tenta sa chance et sauta en direction de la bête qui se retourna et ouvrit le bec pour cracher des flammes. Antonin vit quelques millièmes de seconde les étincelles au font de la gorge du phénix avant que les flammes soient remplacée par un hurlement atroce. Zelda avait tiré une flèche dans cette partie «faible» du corps de l'oiseau.
Antonin en profita pour se mettre hors de portée de l'oiseau et alla voir comment se portait son ami. Allister souffrait d'une terrible brûlure un peu au dessus des coupures provoquées par le dragon, Zelda avait enduit la blessure d'un épais baume vert qui sentait fortement l'eucalyptus. Après s'être assuré de la santé de son meilleur ami, le soldat repartit à l'assaut.
La bête se montrait plus féroce que jamais, ses serres fendaient l'air, son bec tranchant faisait de même et les jets de flammes fusaient en tous sens. Le phénix allait leur donner beaucoup de fil à retordre.

***

Il état presque six heure du matin. Triebius courrait vers le village Goron quand il aperçut sur la route une silhouette familière, Loki. Le mage l'interpella le traître.
« Bon sang ! Qu'es-ce que vous faîtes ici, sombre imbécile. Pourquoi n'êtes-vous pas en bas ?
-Maître, gémit-il. Je viens de parler à Lycaon, Zelda est entrée dans le Temple Antique depuis très longtemps. À l'heure qu'il est, elle a peut-être déjà Excalibur. Qu'allons-nous faire, monseigneur ?
Triebius gratta la barbe qui commençait déjà à pousser sur son menton. Loki reprit :
-J'ai peut-être une idée.
-J'espère qu'elle est plus sensée que celle que vous m'avez proposé jusqu'à maintenant, cingla, d'un ton sec, le roi des ombres.
Loki rougit puis proposa :
-Pourquoi n'allez-vous pas attendre avec Lycaon à l'entrée de la vallée des Escaliers Noirs ? Comme ça dès que la peste arrivera avec l'épée, vous la capturerez et vous la forcerez à livrer son fragment de la Triforce en échange de la liberté de son peuple.
Un ange passa puis Triebius admit :
-Par les Astres du Crépuscule ! Loki, je regrette d'avoir dit que vous êtes un sombre imbécile, c'est tout le contraire vous êtes presque génial-enfin par moment je crois que je vais prendre cette option. »
Triebius reprit sa course vers le village, aussi discrètement que possible. Bientôt, il tiendrait cette peste de Zelda et alors Hyrule tomberait entre ses mains.

***

Le phénix commençait à faiblir, trois flèches étaient plantée dans la chair du rapace et avec l'énergie du désespoir, la bête se battait encore plus férocement. Antonin, Zelda et Allister aussi étaient exténués. Les coupures, les brûlures et les bleus couvraient leurs bras, jambes et autres parties de leurs anatomies.
Zelda tendit la corde de l'arc, la flèche se planta dans la chair, puis l'oiseau tomba à terre, mais il était toujours vivant et conscient. Antonin n'hésita pas, saisit l'occasion, et sauta sur le dos du monstre dont les plumes rouges s'étaient éteintes un bref instant, et donna un féroce coup de sa lame dans la chair. La créature s'ébroua et projeta Antonin dans les airs vers le bord de la plateforme où ils se battaient, il réussit à s'agripper au bord de l'immense disque de pierre.
À quelques mètres sous ses bottes, la roche en fusion luisait d'une lumière éclatante, Le soldat sentit ses doigts glisser sur le rebord puis un bras saisit son poignet et le hissa en sécurité. Le propriétaire du bras, Allister le remit sur pied, puis ils se lancèrent au combat.
Zelda décocha une nouvelle flèche qui fit de nouveau tomber le rapace puis les deux camarades donnèrent en même temps à puissant coup dans la chair du phénix géant qui s'envola une dernière fois avant de tomber au sol où il explosa en une multitude de petites braises. Les petit points rouge restèrent suspendus dans le vide un moment avant de se rassembler et de plonger vers la lumière qu'émettait de nouveau la Triforce sur le sol. La lueur dorée vira à l'écarlate puis s'éteint. Un pesant silence s'installa puis des milliers de petites lumières rouges, semblables à des lucioles, jaillirent puis s'agglomérèrent pour former une silhouette humaine lumineuse.

C'était un homme très grand, vêtus de haillons aussi brillants de lumière rouge que sa peau, sa tunique usée était déchirée au niveau du foie et l'on pouvait distinguer la cicatrice d'une blessure très profonde, son crâne était couvert d'une crinière de cheveux courts, ses pieds nus flottaient à quelques millimètres du sol mais le plus surprenant était son visage masqué. Son masque ressemblait à ceux des acteurs des temps anciens, il représentait les traits d'un homme qui à connu une longue captivité dans de dures conditions : barbe broussailleuse, traits émaciés et fatigués. L'homme étendit ses longs bras puis la voix qu'ils avaient entendus avant le bombat se fit de nouveau entendre, elle semblait venir de l'homme :
« Mon nom est Prométhée, je suis l'oracle du Feu Septentrional, je suis celui-qui-perçoit-le-futur. Je sais pourquoi vous êtes venus. Vous êtes venus pour tenter de détruire un mal qui fait souffrir les terres sacrées d'Hyrule, Triebius et son pouvoir maudit. Vous devez vous hâtez, en se moment même son pouvoir grandit ainsi que son influence sur ce royaume. Toi Zelda reine d'Hyrule et toi Antonin l'élu. Vous que j'ai désigné pour accomplir cette mission vous devez savoir certaine choses avant que je vous confie ce qui serra indispensable à votre quête. Il y a de cela bien longtemps, avant que je ne plonge dans mon long sommeil et alors que le roi lui même m'apportait l'épée de Légende, les déesse m'envoyèrent une vision. Je rapportai alors à sa Majesté ce que j'ai vu et lui ai dit :
« Vous devez savoir que le Roi des Ombres combattra votre arrière-petite-fille, mais si l'épée reste en ma possession, lorsqu'elle se rendra en ces lieux, elle n'aura pas ni force, ni le courage, ni la sagesse pour affronter les vils pouvoir de ce démon. Je vous conseil donc de confier la garde de cette arme à quelqu'un d'autre. »
Ce à quoi votre arrière-grand-père me répondit :
« Dans ce cas, je confierais cette épée à Triton. »
Voilà tous ce que j'ai à vous apprendre.
-Quoi ?! ne put s'empêcher d'hurler Zelda, on a fait tout cela pour rien !
-Rien ? Répondit Prométhée. Croyez-vous réellement que cet épreuve vous a été inutile ? Vous avez appris à maîtriser votre impatience, ce sera capital. Je vous dit adieu, mon long sommeil n'attend pas. Je resterai ici dans l'oubli jusqu'au moment où les déesses estimeront qu'il sera temps pour moi de retourner au Saint-Royaume. Surtout ne perdez pas espoir, je sais ce que l'avenir vous réserve comme vicissitudes. Souvenez-vous que même dans les moments les plus sombre, la lumière finira par revenir.
L'oracle se retourna et marcha jusque dans la lumière rouge où il disparut. Sa voix résonna une dernière fois dans la salle :
-Pour quitter ce lieu, marchez sur la Triforce. »
Les trois compagnons se regardèrent, tous d'un air dépité. Ils n'avez pas avancé. Tous ce qu'ils avaient, c'était cet indice sur un certain Triton. Ils demanderaient à Cyrille, lui pourrait les renseigner. Ils avancèrent dans la lumière que continuait à emmètre la Triforce, et ils éprouvèrent une étrange sensation, comme si ils était aspirés vers le sol puis ils se retrouvèrent deux secondes dans l'obscurité totale avant de se trouver à l'air libre.

L'orage s'était éloigné et le soleil n'allait pas tarder à se lever, une mince bande blanche colorait l'horizon. Ils se trouvaient tous trois sur le parvis du Temple Ardent, devant eux, la vallée des Escaliers Noirs était baignée de brume et un vent glacé soufflait. Ils se mirent en marche vers le bas de la vallée et en peu de temps ils arrivèrent en bas. Mais cependant quelque chose n'allait pas, une bataille faisait rage sur un flanc du volcan, et pourtant, tout était silencieux. Ils sortaient du passage qui menait au village Goron quand soudain, Zelda sentit une main agripper avec force son poignet. C'était la main de Lycaon.

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« Réponse #33 le: jeudi 12 juin 2008, 14:48:34 »
Eh bien, eh bien, je vois avec bonheur que ça avance toujours aussi bien, cette fiction! ^^ Tu n'as pas besoin de me remercier Raphael14, c'est tout naturel, j'aime lire et commenter, donc quoi de mieux que me fournir matière à épancher ce plaisir? :)
A te lire, je constate que la première partie de ta fiction est sur le point de s'achever. C'est fou comme le temps passe vite, j'ai l'impression de t'avoir découvert à peine hier! Enfin, l'heure n'est pas aux radotages, je vois surtout que tu es motivé à poursuivre, et je trouve que c'est une très bonne attitude. Continue, et surtout fais-toi plaisir, c'est tout ce qui compte! ^^

Bref, en ce qui concerne ces deux chapitres je les ai beaucoup aimés. En fait, je crois que je les ai surtout appréciés pour l'ambiance que tu as su insuffler à tes lignes et la mélancolie qui s'y rattache. Car ces deux suites me parlent, à moi, fan inconditionnel de Zelda. Je trouve excellente la manière dont tu arrives à faire revivre ces scènes inhérentes à la série, avec ce donjon de lave, cette atmopshère épique, ces combats intenses contre des boss gigantesques et mythiques, mais aussi les différents mécanismes pour ouvrir les portes comme les cristaux qui changent de couleur, la colonne à briser pour former un pont, ou bien sûr, la clé du boss et la Triforce... Vraiment, c'est très bien rendu, ça m'a rendu nostalgique pour le coup, j'ai envie de m'y remettre même! (mais ce ne serait pas raisonnable X'3) Bref, j'applaudis ces beaux moments que tu as réussi à me faire (re)vivre. ;)

Outre cela, toute cette dimension héroïque des combats et de cette exploration périlleuse du Temple Ardent, j'ai bien aimé la rencontre avec Prométhée. Comme tu le sais, je voue un véritable culte aux oracles, prophètes et liseurs de rêves en tous genres, et évidemment ce personnage m'a comblé! Tu es parvenu à lui donner un air très noble dans ses paroles et son apparence, ce charisme qui sied à ce genre de figures. Après, j'avoue qu'apprendre que ces trois héros avaient fait tout ce chemin "pour rien", sans l'épée de légende au retour, m'a bien étonné et assez déçu pour eux aussi, les pauvres! ^^" Enfin, j'ai hâte de connaître la suite de leurs aventures en quête d'Excalibur et de voir ce fameux Triton aussi, je me demande bien à quoi il ressemble. ^^

Sinon, je n'ai rien de spécial à ajouter, mis à part les mêmes problèmes de langue, quelques lourdeurs syntaxiques (évite les propositions relatives à répétition dans la même phrase, comme au début du 12ème chapitre, ça alourdit vraiment beaucoup trop) et aussi quelques répétitions, mais rien de bien grave je pense. Vivement la suite, en gros! :)
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[Fictions] Walvesblæser : Livre I - Chapitre 3 (partie 2)
« Réponse #34 le: dimanche 22 juin 2008, 11:39:05 »
Pdc : Encore un commentaire qui fait plaisir, tu as beau me dire que c'est naturel...Je te remercie quand même. Je l'ai bossé mon Temple Ardent, et cela depuis un bon bout de temps. Maintenant venons-en à la seul chose (enfin j'espère) qui gâche mon travail : la grammaire et la conjugaison. Sur ce point, j'essaie dès l'écriture d'en faire le minimum et d'en corriger le plus, puis ensuite mon cher ami Alan le Zeldaique repasse après moi. Mais je vais encore essayer d'en faire moins. Mais je vais t'embêter avec tous ça, savoure ce dernier chapitre plein de : Trahisons, coups de théâtre, révélations et autres.


[align=center]Partie I :
Chapitre 13 : Traitrise
[/align]

Lycaon serrait avec fermeté le bras de Zelda, Antonin et Allister firent un pas en avant d'un air menaçant. Soudain, derrière le général, apparut une immense ombre menaçante puis une voix lança d'un ton d'une cruauté moqueuse :
« C'est bien Lycaon, gentil toutou. »
Antonin reconnut alors Triebius. C'est ce moment que choisirent les généraux pour apparaître. Scipion, Odin et Thor semblèrent abasourdis lorsqu'ils virent Lycaon serrer aussi étroitement le bras de la reine qui se débattait mais ils ne remarquèrent pas Triebius. Scipion parvint tout de même à prononcer quelques mots :
« Qu'est-ce que tout cela veut dire ? Lycaon expliquez vous.
-Il est sous mon contrôle, intervint Triebius. Monsieur Lycaon m'est assujetti.
-Quoi, qu'est-ce donc que ce mensonge, laissa échapper Odin.
-Sornettes, cracha Thor.
-Ce sont des histoires, n'est-ce pas Lycaon, demanda Zelda d'une voix suppliante. Dites moi que ce n'est pas vrai.
L'odieux mage éclata d'un rire tonitruant comme si on venait de lui raconter une plaisanterie hilarante :
-Je dois avouer que cette situation est bien comique. Lycaon était avec Hannibal et Loki aux Pics Blancs lorsque j'ai retrouvé mon corps.
-Qu...Quoi ! Lâcha Allister.
-Ces imbéciles, lorsque la reine Zelda I les a envoyés en exploration aux Pics Blancs, ont été pris dans une tempête de neige et se sont réfugiés dans une grotte au fond de laquelle reposait une des trois Reliques du Crépuscules, le Heaume Noir. J'ai eut du mal a me faire entendre de ses trois idiots. Trop terre-à-terre pour oser croire à l'incroyable. Mais j'ai réussit à amener Hannibal vers la dalle magique qui me bloquait l'accès aux pouvoirs régénérateurs du Heaume. Une fois arrivé, cet faible créature s'est laissée prendre au piège par les énergies néfastes de ce précieux artéfact et a forcé le passage, mais ce pouvoir qui l'a happé à eut raison de son cœur et j'ai pus reprendre ma place dans le monde physique. J'ai sauvé, le général et hypnotisé les deux autres, cela ne s'est pas fait sans une certaine réticence mais j'ai pu mater leurs scrupules.
Zelda fixa les yeux vides de Lycaon et dit
-Ce ne peut être vrai, c'est impossible.
-Oh , ça suffit, trêve de bons sentiments, trancha Triebius, agacé. Passons aux choses sérieuses, donnez-moi immédiatement la Triforce et vous ne serez pas obligée de m'épouser puisque je vous répugne à se point.
-Allez vous faire soigner, Triebius, jamais je n'épouserai un désaxé comme vous.
Triebius gifla Zelda puis prit son poignet droit dans sa main et la serra avec force. Il ne se passa rien, Triebius explosa :
-Qu'es-ce qu'il se passe. Qu'as tu fait de la Triforce espèce de peste ! A qui l'as-tu donné !
-Quoi, balbutia t-elle. De quoi parlez-vous ? J'ai toujours la Triforce de Sagesse, je l'ai reçu de grand-mère quand elle est morte. Je l'ai forcément.
-Menteuse !
Zelda se sentit vaciller, c'était comme si on essayait de comprimer son esprit pour le pousser dans un petit coin de son esprit, elle vit une lumière orange envahir son champs de vision et son cerveau. Elle se sentit peu à peu moins maître d'elle même. Triebius tentait de forcer son esprit, ses souvenirs, ses sentiments, ses pensées. Elle tenta d'opposer une résistance, mais elle ne parvenait pas à repousser cette force démesurée. Elle se laissa vaincre par cette puissance, trop fatigué, elle perdit toute notion de temps. Elle se sentait écrasée, impuissante, diminuée. Elle ne voyait rien, n'entendait rien, ne sentait rien. Elle était juste une entité qui existe rien de plus, rien de moins. Elle était privé de sens et de la capacité de penser. Elle sentit malgré tout un sentiment de révolte, du peu de force qu'il lui restait, elle se débattit, elle employa toute sa volonté et elle perçut le vacillement du tyran qui voulait s'approprier son esprit, elle redoubla d'effort, elle vit un bref instant les deux yeux jaunes de Triebius avant que le pouvoir du mage l'oppressa de nouveau. Les ténèbres et le silence s'abattirent de nouveau sur elle, et alors, très loin, elle vit une puissante lumière. C'était comme si la lumière inondait son esprit, elle flotta jusqu'à la lumière et un bref moment, elle vit la forme de trois femme, elle sentit leur présences, elle pouvait presque les toucher, la femme la plus à gauche lui effleura la main, elle entendit une voix douce lui murmurer :
« N'abandonne pas. Quoi qu'il advienne, quoi qu'il arrive à toi, à tes compagnons ou à ton peuple, toi dois garder espoir en ton avenir. Même dans les ténèbres, tu trouveras en toi la lumière nécessaire pour vaincre le mal ».
Elle sentit alors revivre, ses pensées revinrent, elle reprit contrôle d'elle même, ses souvenirs réapparurent, ses sensations de même puis les femmes disparurent brusquement.

Elle reprit possession de ses yeux et vit Triebius affalé au sol, entouré de Lycaon, Hannibal et Loki. Comme formant un bouclier de leur corps pour protéger leur maître. Avant de se rendre compte de quoi que se soit de plus, une nouveau bras lui saisit son membre. Elle vit Antonin l'entraîner de force dans le village Goron alors que Scipion courrait en direction du champs de bataille, tous se passa trop rapidement pour que Zelda reçu la moindre explication, on l'amena dans un tunnel obscur. Ce fut alors très étrange, comme si les murs se mettait à bouger et que eux restaient immobiles, ils se trouvèrent alors dans une forêt, autour d'eux les innombrables arbres  parmi lesquels flottaient de grandes nappe de brouillard semblaient former d'immenses murs, au-dessus d'eux les branches dénudées des végétaux se balançaient dans le vent, donnant un aspect sinistre à la forêt, au dessus d'eux, le ciel était gris et triste et parfois retentissait le cri d'une corneille. C'était les Bois Perdus
La reine s'assit sur un gros rocher couvert de lichens et fixa les généraux et ses compagnons. Puis elle leur demanda :
« Que s'est-il passé ?
-Vous ne vous souvenez pas ? Demanda Thor visiblement surpris.
-Non.
-Eh bien, commença Antonin. Triebius s'est mit en colère puis il y a eut une lumière orange et puis vous avez commencé à trembler -c'était plutôt inquiétant- et nous même étions incapable de bouger pour une étrange raison c'était comme si nous étions paralysés par la peur, à un tel point que j'ai crus que mon cœur allait exploser. Puis Loki et Hannibal sont arrivés, puis la lumière a cessée de briller, et puis j'ai eut un frisson. Vous étiez comme...Lycaon et Hannibal, votre regard était inexpressif...Vide. Comme les yeux d'une poupée. Vous vous êtes avancée vers Triebius -il avait le visage crispé, on aurait dit qu'il était plongé dans de grandes réflexions- et puis vous vous êtes figée et Triebius a dû forcé ça a duré cinq bonnes minutes, vous avez crié, hurlé et dit des choses que je n'oserais jamais répéter. Puis il semble qu'il aie repris le contrôle de la situation, mais vous avanciez au ralenti. Puis sans que trop savoir d'où elle provenait, une incroyable lumière dorée est apparue, on ne pouvait presque rien voir, mais c'était étrangement rassurant de la sentir tout éclairer autour d'elle, j'ai ressenti un bonheur incroyable. Je ne me souviens pas n'avoir connu tel sentiment dans ma mémoire. Puis on a entendu Triebius pousser un hurlement.
Zelda se souvenait enfin, cette brillante lumière si pure, la présence de ses trois femmes, le contacte d'une d'entre elles.
-Puis vous êtes revenue à vous même, poursuivit Antonin. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé lorsque la lumière brillait, mais il semble que quelque chose dans la nature de ce rayonnement aie terrassé Triebius.
La reine se remit sur ses deux pieds, se mit en marche et lança :
-Allons-y il faut retourner à la Forêt Antique.
-Attendez, lâcha Odin, il y a un ennuie. Si Lycaon nous a trahi, Triebius sait où nous nous cachons.
-Je le sais, mais que proposez-vous, nous avons nul part où nous rendre. Si vous avez une proposition, éclairez-nous.
-Non je n'en ai pas. Autre chose Votre Altesse. Avez-vous Excalibur.
La reine se figea, avec tout ces événements, la traîtrise, la prise de contrôle, elle avait tout oublié. Elle se mit à tordre maladroitement ses cheveux blonds entre ses doigts :
Non, Prométhée, nous a dit que l'épée a été déplacée et confiée à un certain Triton. Je voudrait maintenant que l'on y aille, je doit en toucher deux mots à Cyrille.
-Pourquoi lui ? Questionna Thor.
-Pour la bonne raison que lui est mieux renseigné sur tous ce qui concerne Hyrule et son histoire, si quelqu'un sait quelque chose que même moi j'ignore, alors c'est bien lui
-Parce que vous ne savez qui c'est ?
-Vous le savez sans doute, vous, cingla Zelda d'un ton acide.
-Autre chose Majesté, insista Odin. Vous savez ce qu'était cette lumière, n'est-ce pas ?
-J'en ai une vague idée.
-Était-ce la Triforce de Sagesse ?
-Non, Triebius avait raison, je n'ai pas la Triforce sinon je ne serais pas tombé sous son contrôle.
-Mais pourtant... »
Elle se remit en marche et fut bientôt suivit par ses compagnons. Tous marchèrent en silence, les généraux étaient dépités et ses gardes se demandaient ce qu'avait vu Zelda. Puis Antonin comprit quelque chose il se hâta de rejoindre son amie et lui murmura :
« La Triforce se transmet héréditairement c'est bien cela.
-C'est exact.
-Si tu ne l'as pas, ça veut dire que...
-Que mon père est vivant. Mais ce n'est pas une bonne nouvelle, car alors la Triforce se promène dans la nature et si Triebius trouve mon père avant nous...(elle eut un frisson) Je ne donne pas chère de notre peau. »
Ils se trouvèrent devant une mare au fond de laquelle gisait, encastré dans la paroi de roche brut, l'entrée d'un tunnel aquatique. La reine pénétra dans l'eau sous le regard ébahi de ses camarades. Rien de l'arrêtait, même pas l'eau, quand elle eut de l'eau jusqu'aux genoux, elle plongea dans l'eau et nagea jusqu'au tunnel. Puis se fut au tour des autres. Antonin eut un violent frisson quand l'eau s'infiltra dans ses bottes, au mois de Novembre l'eau était à une température pour le moins rafraîchissante, le soldat prit son inspiration et plongea. Ce geste lui donna l'effet avoir avalé des glaçons et d'avoir ensuite plongé dans un tonneau rempli d'aiguilles. Il se dirigea vers le trou dans la roche puis quand il fut rentré d'environ un mètre, il se sentit aspiré à une vitesse vertigineuse et quand il arriva ce fut avec soulagement qu'il sortit sa tête de l'eau et sentit les picotements de l'air sur sa figure.
Zelda était déjà sortit de la mare qui se trouvait près de la cascade qui dissimulaient l'entrée du Domaine Zora, la jeune femme grelottait dans le vent, dans ses vêtements trempés, elle tenait à la main l'Ocarina du Temps et joua la mélodie qui permit d'ouvrir le passage.

[align=center]***[/align]

Triebius but longue gorgée d'eau, puis rendit à Loki la gourde qu'il lui avait donnée quelques secondes plus tôt. Il  était toujours allongé mais sur un lit au village Cocorico et se sentait entièrement vidé, lessivé et autre adjectifs du même champs lexical. Toujours est-il qu'il éprouvait une terrible frustration doublé d'une certain crainte. Il avait sentit moins d'une demi-heure avant un pouvoir qu'il avait tant désiré et qu'il avait auparavant ressentit. Il se perdit dans ses pensée puis fut ramené à la réalité par la voix d'Hannibal qui lui demandait :
« Monseigneur, que fait-on, Attaquons-nous de nouveau ?
La colère du tyran explosa et se déversa en un flot de paroles pleines de rage et de haine.
-Évidemment espèce d'imbécile ! On va écraser ses vulgaires insectes et les remettre à leur place. Je veux voir mes ennemis à genoux devant moi. Je ne tolèrerai aucun échec, alors soi vous les battez, soi je vous ferrez passer les pires moments de votre existence. »
Ces menaces étaient peut-être formulées par un homme qui était allongé sur un lit et qui était dans un grand état de faiblesse, mais le ton déterminé qu'il avait employé avait convaincu Hannibal et Loki qui était présent ; Triebius n'aurai aucun scrupules. Les deux généraux sortirent de la chambre du mage, Lycaon les attendait dans le couloir Hannibal lui hocha la tête puis ils partirent. Dehors, l'armée titanesque du tyran se préparait pour attaquer et écraser les soldats et les Goron de la reine.

[align=center]***[/align]

Loin de là, un homme se réveilla brusquement. On frappa à la porte et il reconnut la voix de le femme qui tenait l'auberge où il se trouvait. Elle disait :
« Monsieur, vous allez bien, ça fait une bonne demie-heure que vous êtes dans votre bain ?
L'homme se souvint brusquement qu'il était plongé dans un gigantesque baquet rempli d'eau chaude.
-Ne vous inquiétez pas je me suis endormi, c'est tout, la rassura t-il.
-Ouf, j'ai crus que aviez fait un malaise ou quelque chose approchant. Je vous aie apporté des serviettes sèches et des vêtements propres. Mon mari est en train de faire brûler vos anciens habits dans la cheminée, ils ne vous serviront a rien d'autre qu'a vous faire repérer. Nous avons préparé votre lit dans les combles, personne ne vous trouvera, mais dépêchez-vous, je vous en supplie, les soldats de Triebius font des descentes de plus en plus fréquentes dans les auberges pour vérifier si nous ne cachons pas des fuyards. Nous vous apporterons à manger vers midi ainsi que les nouvelles que colportent les voyageurs.
-Je vous remercie. J'espère ne pas trop vous gêner.
-C'est un plaisir. »
L'homme sortit de son bain, entrouvrit la porte, tâtonna pour prendre les affaires déposées par l'aubergiste, il se vêtit et sortit de la pièce à pas de loup. Il se dirigea vers une échelle qui montait jusqu'aux combles par une trappe aménagée dans le plafond.
Là-haut s'amassait un grand assemblage de meubles abîmé, de chaise au qu'elles il manquait un pied ou deux, des tables de chevets, des tapis et un vieux lit en fer poussiéreux sur lequel on avait mis des draps d'un blanc immaculé. Posé sur le sol, à côté du lit,  un plateau était lourdement chargé avec un bol de soupe fumante avec une cuillère, des tranches de pain du jour, un peu de beurre frais, un petit couteau, des tranches de lard, un morceau de fromage de brebis et un pichet d'eau claire avec un verre. La tenancière était en train d'aérer la pièce avec l'aide de son mari en ouvrant la petite lucarne ovale qui se découpait sur la toiture. La femme était un peu ronde, son visage était fendu d'un large sourire, ses yeux pétillaient de malice, elle portait une robe verte couvert d'un tablier en dentelle blanche, elle avait la manie d'écarter sans cesse les boucles brunes de ses cheveux qui sortaient de son bonnet de son front ridé. Son mari était tout aussi jovial que son épouse, ses pommettes rouges se voyaient autant que ses yeux bleu et ses cheveux châtain clair et clairsemés qui lui donnait l'apparence d'un gros bébé souriant.
Ils s'inclinèrent profondément et dirent avec une sincérité flagrante :
« Monsieur, c'est immense honneur pour nous et notre modeste auberge de vous accueillir et de vous aider.
-J'espère ne pas vous gêner, je suis désolé d'être un fardeau pour vous.
-Ne soyez pas stupide, par les temps qui courent, c'est naturel. D'ailleurs vous savez, hier Triebius a lancé une attaque sur le mont du Péril. La reine a été, parait-il, formidable. Elle si jeune et déjà reine.
-Excusez-moi si jeune ?
-Oui, vous n'êtes pas au courant, par les déesses, la reine Zelda I est morte, c'est sa petite-fille qui a prie la relève. C'est si tragique, elle sacrifie sa jeunesse et son innocence pour nous protéger. Tu te souviens notre jeunesse à nous, Eugène ? Bref, Les armées royales ont remportée la victoire par forfait. Triebius a été blessé au sommet de la montagne par la reine elle-même. Mais il ne fait aucun doute que ce roi d'opérette va attaquer de nouveau. Mais nous ne voulons pas vous ennuyer avec ça pour le moment. Reposez-vous. On vous apportera de quoi manger ce soir. »
Le couple quitta le grenier par la trappe qu'ils refermèrent. L'homme se dirigea vers la lucarne et la referma, puis il s'assied sur le lied qui grinça et mit le plateau sur ses genoux. Alors qu'il dégustait sa soupe, première chose qu'il mangeait depuis plusieurs jours, il observait le mont du péril dont le sommet laissait échapper de grand volute de vapeur. Dès demain, il partirait vers la Forêt Antique, sa fille était en danger, et lui son père ne pourrait accepter cela. « Elle sacrifie sa jeunesse et son innocence pour nous protéger. » Cette phrase lui trottait dans la tête et résonnait comme si quelqu'un l'avait crier depuis le sommet d'une montagne et que le son se répercutait dans une vallée. Comment pouvait-on permettre à cette jeune fille de gaspiller sa jeunesse. Son père ne pouvait sans doute pas accepter cela. Mais c'était lui son père, Arthur Nohansen d'Hyrule. Et en effet il ne l'acceptait pas. Il ne pouvait se résoudre à laisser sa fille subir les conséquences du déclin d'Hyrule.
[align=center]
***
[/align]

Loin de là, sa fille se trouvait au bord de la fontaine Zora, au bord de la palissade qui empêchait de tomber dans la cascade. D'ici il était possible de deviner le Mont du Péril, perdu dans le brouillard, dont le sommet laissait échapper de grandes bouffées de vapeurs. Zelda était abattue, Hyrule était en train de décliner.

[align=center]***
[/align]
Plus près du Mont du Péril, à Cocorico, Triebius se leva avec difficulté de son lit. Son corps était trempé de sueur, il avait mal et pourtant il n'avait aucune blessure physique. Il avait déjà contracté ses symptômes dans un lointain passé. Et la cicatrice mentale de cette blessure et des conséquence s'était ouverte et les souvenirs affreux qui en résultaient suintait de la plaie. Il ouvrit la fenêtre de sa chambre ainsi que ses volets pour respirer l'air humide qui emplissait la village emmitouflé dans un épais manteau de brume. Il se sentit apaisé et la douleur se dissipa. Il laissa ses yeux jaunes vagabonder jusqu'au sommet du Mont du Péril qui laissait échapper de longs rubans de vapeur. Puis ses pupilles suivirent la colonne de ses soldats qui avançait sur le flanc du volcan. Hyrule était en déclin. Et dans peu de temps, tout le royaume tomberait entre ses mains. Peu importe le pouvoir qui l'a repoussé il y a si peu de temps de cela. Il sera le plus fort.

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[Fictions] Walvesblæser : Livre I - Chapitre 3 (partie 2)
« Réponse #35 le: vendredi 27 juin 2008, 10:57:01 »
Eh bien, nous y voilà mon cher Raphael14. Le dernier chapitre de cette première partie si prometteuse s'offre à nos yeux, pour notre bonheur! Je suis content pour toi, d'avoir réussi à concrétiser cette partie de ta fiction, tu dois être satisfait je présume. ^^

Enfin, pour commenter un peu (il faut bien non? ;p) je dois dire avant tout que cet ultime chapitre m'a beaucoup plu, c'est même mon préféré pour aini dire. J'aime beaucoup l'ambiance, entre apocalypse et espoir infime, avec toutes ces révélations et trahisons... Excellent! Le combat mental entre Triebius et Zelda est très bien retranscrit, j'ai ressenti toute l'importance et la dangerosité de la scène. Triebius est vraiment très puissant, et Zelda va ployer, mais voilà que surgissent ces trois femmes et son pouvoir lumineux... Seraient-ce les trois Déesses? Et son pouvoir, si ce n'est pas celui de la Triforce de la Sagesse, qu'est-ce alors? Peut-être le pouvoir de la lumière, le pouvoir d'or, comme dans The Minish Cap? Que de questions... je veux des réponses moi! C'est trop cruel de nous laisser ainsi. ;_;

Sinon tu t'es vraiment surpassé pour les descriptions et l'atmosphère, jamais je ne les avais ressenties aussi fortement le long de tes chapitres je crois. Et comme tu me connais, tu sais combien ça me plaît. Je suis sous le charme même. ^^ J'aime beaucoup ta façon de "dompter" l'univers zeldesque, d'une façon très épique et crépusculaire, qui me séduit. Revoir tous ces lieux sous cet angle, c'est magique! :niais:

Je dois ajouter aussi, à mon grand bonheur, que le nombre de fautes semble s'être réduit. Tu t'es plus relu cette fois-ci? ^^ En tout cas, ça n'en rend la lecture que plus agréable, c'est vraiment appréciable, surtout pour un chapitre de cette envergure. La révélation quant au père (pardonne-moi pour la construction de ce commentaire très décousue ^^; ), je ne m'y attendais pas du tout. Un Arthur Nohansen Hyrule en vagabond, ça fait fait bizarre! Que ce soit lui qui aie hérité du pouvoir de la Triforce de la Sagesse à la mort de sa mère m'a vraiment étonné, moi qui pensais définitivement que c'était Zelda qui l'avait, et que seule une femme pouvait la détenir. Comme quoi, tout arrive! X'D
Je le trouve touchant ce personnage en tout cas, avec les deux aubergistes c'est sympa. Et puis son souci pour sa fille et sa jeunesse perdue, c'est très noble. Ah, et je dois conclure sur un point que j'ai également beaucoup apprécié: le triple point de vue sur la déchéance d'Hryule, de par le père, Zelda, et enfin le Triebius affaibli. Une très bonne fin, félicitations! :)

Bref, je t'applaudis pour cet ultime chapitre de ta première partie, Raphael14. J'ai hâte de pouvoir déguster la suite, en espérant qu'elle ne tarde pas trop et que tu continues toujours à apprécier l'écriture. Poursuis sur cette voie, ce serait dommage de nous empêcher de continuer l'aventure et de constater de l'évolution de ton talent. Allez, je te laisse un peu de répit... Mais sache que je reviendrai! ;)

Bonne journée, et bonne continuation surtout! ^^
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[Fictions] Walvesblæser : Livre I - Chapitre 3 (partie 2)
« Réponse #36 le: vendredi 27 juin 2008, 15:26:39 »
Sortant de mes examens, je n'ai pas encore pu m'atteler à la lecture de ta fiction sur Zelda, mais je vais m'y mettre bientôt.

En revanche, j'ai lu ta petite nouvelle "Entre chien et loup". Très honnêtement, elle m'a bien plu. J'aime bien le choix du thème, à la limite entre réalisme et horreur-fantasy. J'aimerais bien savoir si c'est représentatif de ton "domaine d'écriture habituel", si j'ose m'exprimer ainsi, ou si tu t'es essayé à un autre genre pour voir ce que cela donnait. J'imagine que la lecture de ta fict me répondra mais j'ai toujours eu un petit côté curieux... ^^"

Pour ce qui est de ton style, je le trouve très prometteur. Tu maîtrises déjà assez bien le fait d'alterner entre description et action, ça donne un rythme de lecture très plaisant, haché juste quand il le faut pour entretenir le suspence.

Par contre, dans tes descriptions, évite de te perdre dans le piège des participes présents qui se suivent (exemple : "d’une falaise dominant la mer grise et écumante se déchaînant contre la paroi de basalte noir et luisant"). Quand il n'y en a que deux, ça passe encore, mais ça donne un meilleur effet de les alterner avec des phrases relatives "qui, que" etc. Une fois qu'on a pris l'habitude d'en mettre plusieurs à la suite, ça alourdit les tournures ; et en prime, c'est très difficile de se débarrasser de cette habitude alors ne tombe pas dans le piège ! (Je parle d'expérience, je n'en suis toujours pas sortie...).

Ensuite je ne sais pas si c'est volontaire ou non, mais il y a un mélange de "niveau de style" dans ta nouvelle. Par endroits, tu as un style plutôt soutenu, avec des description aux tournures presque poétiques. Et quelques phrases plus loin, ton style retombe un peu dans le familier. Si c'est pour mieux séparer la narration pure des pensées du personnage, c'est très bien, mais ça t'arrive une fois ou deux en pleine narration. Ca n'est pas choquant en soi mais de principe c'est mieux d'unifier son style.

Ah, et juste une dernière remarque : tu as une très bonne orthographe. Mais ton récit gagnerait en clareté si tu faisais un peu plus attention à la ponctuation.  ;)

Voilà, au plaisir de revenir ici poster un commentaire, mais cette fois pour la fanfict en elle-même ! ^^

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[Fictions] Walvesblæser : Livre I - Chapitre 3 (partie 2)
« Réponse #37 le: lundi 30 juin 2008, 20:16:03 »
Deux commentaires, par deux auteurs différents ! Mon dieu, je rêve, je délire, je songe, je...j'adore en mettre des tonnes. Bref après cette brutale perte de mes moyens, je vais répondre à ces deux commentaire qui m'ont fait plus que chaud au cœur.

Pdc : Je suis très heureux que cet ultime chapitre t'est plus. J'imagine que tout les auteurs doivent ressentir ça lorsqu'un lecteur est satisfait de sa lecture. Je l'ai retravailler plusieurs fois afin de lui donner cette ambiance pesante. Et pour tout te dire, la description est sans doute une des choses que je préfère lors de ma lecture et de mon écriture car plus il y a de détails, plus l'image que je me fais dans mon esprit est précise. Pour ce qui est de tes interrogations en ce qui concerne la nature de la lumière qui a sauvé Zelda et terrassé Triebius, je ne peux rien dire, c'est important pour ce qu'il va suivre et patience.. Tu auras toute les réponse que tu désires en temps voulu.

Mik' (je peux ?) : Il me semble que dans un lointain passé je t'ai dit que tes fictions « Le Réveille des Esprit » et « Les Sept Marches du Saint-Royaume » étaient des chefs-d'œuvres de la littérature zeldaesque. C'est un immense honneur que d'être commenté par toi. Surtout pour recevoir un message aussi positif. Je te remercie, en tant qu'auteur je ne me rends pas bien compte de ce que j'écris et je ne suis pas objectif sur mon style.
En fait « Entre Chien et Loups... » a été écrite en une soirée alors que je m'ennuyais. Ça a tué le temps et je l'ai posté, mais je ne me suis soucié du style. Et je te remercie encore une fois pour ton commentaire, a toi aussi Pdc d'ailleurs, et j'espère sincèrement que la seconde partie de ma fiction vous plaira à tous, mes chers lecteur. :)

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[Fictions] Walvesblæser : Livre I - Chapitre 3 (partie 2)
« Réponse #38 le: lundi 30 juin 2008, 22:59:08 »
De beaux chapitres tout ça^^ la meilleure (et encore heureux) c'est que tes fautes sont piles l'inverse des miennes.
Je poste tard après les relectures, mais bon, je pense pas à passer vu que je lis tranquille et pas sur le fofo.
En tout cas, comme le dit PdC, il y a beaucoup d'amélioration, je sais pas si je te l'es dit (peut-être la vieillesse, je radote xD) mais j'adore tes descriptions fine et chercher, avec de bon mots descriptifs, des comparaisons parmi les plus difficiles à faire. Avec un scénario qui suit, une histoire qui n'est pas sans queue ni tête (heureusement sinon je pense pas que j'aurai relu 4 ou 5 chapitres comme ça. Bon, en bref, continue ta lancé dans tes chapitres si bien écrit! Et si t'as un petit manque d'inspiration pour imaginer un lieu, tu peux me le dire, je peux aussi t'aider (juste l'imaginer, pas l'écrire, moi je suis loin d'être le même écrivain)

Merci à Ti'bouchon pour cette signe

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[Fictions] Walvesblæser : Livre I - Chapitre 3 (partie 2)
« Réponse #39 le: mercredi 02 juillet 2008, 19:35:38 »
Voila, je viens de finir de lire la premièr partie du Roi des Ombres. J'avais voulu voir ce que donnait les textes de Raphael, celui qui finalement a réveillé le CRFL... J'ai trouvé audacieux qu'un auteur, pas aussi réputé que PdC ou Mikaua ici présents pour ne citer qu'eux, donne son opinion aux "grands" du forum sur le topic... Eh bien je dois dire que tu as le talent pour être considéré comme un "grand". Navré, je ne lis pas souvent les ficts (exepté les Compagnons de la Lumière, mais je ne vais pas les laisser tomber, je suis le seul ayant voulu m'exprimer un peu souvent) Enfin, ça se sont les raisons du "pourquoi je poste sur ce topic et pas un autre " ; je vais donc passer maintenant à mon appréciation.

Commençons par les points négatifs, pour en être vite débarassé ; Il y a parfois eu des répétitions, du genre "ils franchirent à nouveau la salle et franchirent la grille", si je me souviens bien. Ou alors plusieurs "qui" d'affilés, là Mikaua adonné la solution.
Toutefois, je dois dire que plus j'ai lu la fic, moins ces fautes me sont apparues. Preuve d'une amélioration constante, pour répéter encore une fois celà. Il me semble qu'à part les fautes d'orthographes (mais nous sommes, nou humains, capables d'erreurs, je ne t'en tiens donc pas rigueur ; à force d'écrire et de lire, je suis quasi certrain que bientôt tu n'en feras plus ou très peu), ce soit tout pour les points négatifs.

Alors les points positifs : J'ai adoré, personnellement, les réfrences aux mythologies Greco-Romaine (c'est juste des noms différents, après tout) et Noordique, notemment Prométhée. Le temple du feu, la déchirure sur le froid, la cicatrice... Un personnage qui n'a de semblable que le nom, et qui est pourtant si fidèle à la mythologie ^^ Une autre surprise que j'ai eu est la réplique, disons fidèle, de l'attentat de Brutus. En remarquant les références mythologiques, je métais attendu à un Brutus traître, mais le coup de couteau fut une véritable surprise...

Outre ces délectables allusions, je te tire mon chapeau pour le scénario. Un brin classique, je l'accorde, mais tu te débrouilles bien pour le rendre innovent. J'avais cru qu'Arthur était en vie, et le texte m'avait convaincu du contraire. Quelle ne fut donc pas ma stupeur en lisant le passage de l'auberge, en apprenant simplement qu'il était vivant. L'idée d'un ennemi invincible  par les armes conventionnelles est elle aussi classique, mais c'est un de atouts pour être un bon méchant : Quelque chose d'exeptionnel est nécéssaire pour vainre un démon aux grands pouvoirs.
Je ne peux également qu'apprécier le lien entre OOT et TP : tenter d'imaginer ce qui s'est passé entre les deux donne un cocktail détonnant : Un univers familier, de nouveaux ennemis, personnages... Oui, je dois dire que le récit me plait.
Enfin, il est une chose que je me dois de signaler en dernier : les descriptions. J'aime le détail, mais pas quand il y en a trop. Ici, j'ai eu le bonheur : sufisemment de détails pour s'imaginer la scène, jusqu'à voir la fumée sortant du bol de soupe en vagues, ou en voyant les yeux émeraudes aux éclats oranges mouvants au gré du crépitement des flammes. Vraiment, sur ce point, peut-être ne sera-t-on pas d'accord, mais je trouve que c'est parfait de détailler, sans trop en faire.

Voila, je pense que j'ai pu m'exprimer assez... Woaw, un long message, mais ta fiction en vaut le coup. Rien comparé aux "pavés" de PdC, mais moi qui d'habitude reste plutôt silencieux, pas mal pour m'exprimer ^^
Tout ça pour dire : continue. Je n'ai pu m'empêcher de lire et poster, en quelque sorte par compassion aux quelques fois où tu as posté plusieurs chapitres à la suite, sans commentaires. J'ai, honnêttement, hâte de connaître le déroulement. Je sais que ça ne fait pas autant plaisir qu'un commentaire de Mikaua, ou Prince du Crépuscule, et ça je le trouve normal ; ceci dit, j'éspère avoir été utile en postant ce si long post  ;)
Longue vie au "Roi des Ombres" (la fiction, pas Triebius ;) )

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[Fictions] Walvesblæser : Livre I - Chapitre 3 (partie 2)
« Réponse #40 le: dimanche 06 juillet 2008, 12:41:38 »
Shei, enfin, c'est pas parce que je suis sur PZ depuis longtemps que je suis forcément plus réputée que Raph ! D'ailleurs, avec mon habitude de jouer les fantôms, ça devrait plutôt être l'inverse !  :D

Bon, j'avance bien moins vite que notre dévoué Sheikah, mais je poste quand même un commentaire pour dire que j'avance dans ma lecture, j'ai terminé le Prologue du Roi des Ombres. Eh bien quand je disais que la lecture de ta fict devrait m'éclairer sur ton réel style, je ne m'étais pas trompée !

Même si j'y vois encore quelques fautes d'orthographe et un ou deux de ces fameux participes présents à la suite dont je t'ai déjà prévenu de te méfier, le niveau de style est là tout du long du même niveau - et d'un niveau assez élevé. Les phrases s'enchaînent sans heurt, fluides, c'est très agréable à lire et on se fait très vite entraîner dans l'univers - d'autant plus vite pour moi parce que je connais Twilight Princess.

Honnêtement, ton style me plaît beaucoup. Tu as une narration très proche des livres de fantasy - dans lesquels je suis toujours plongée dès que j'ai une minute à moi - à se demander si tu ne lirais pas les mêmes que moi ! ^^
Le scénario est très intéressant, de nouveaux personnages très typés apparaissent et le prologue qui prend lieu entre deux grands épisodes de la saga Zelda attire immédiatement l'attention. Je me réjouis donc de découvrir la suite !

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[Fictions] Walvesblæser : Livre I - Chapitre 3 (partie 2)
« Réponse #41 le: lundi 07 juillet 2008, 20:31:06 »
Trois commentaires, c'est Noël avant l'heure ?

Seikor : Tu as raison pour les points négatifs, je t'assure que je ferai plus attention sur la répétition et les "qui", c'est promis. Je suis très content que ma fiction t'aie plu . Pour les noms, je les choisit en fonction du caractère où par des références historiques (Brutus, le soldat de Triebius/ Brutus le fils de César ou Pierre Ier d'Hyrule, fondateur de la Citadelle/Pierre Ier de Russie, fondateur de St-Petersbourg ).

Mik', ô déesse de l'écriture (non, pas taper( tu m'avais dit pas "grande prêtresse" tu m'as pas dit "pas déesse de l'écriture" O:-))  !) :
Tu me flatte beaucoup trop, moi qui croyais avoir un style minable. En tout cas j'espère que tu vas apprécier ta lecture de ma fiction, avec son abondance de personnage qui va encore augmenter ainsi que la découverte de nouveaux lieux mais aussi la redécouverte de lieux mythiques de Zelda.

J'en dit pas plus vous saurez tous le reste fin Août (les deux premiers chapitres de la seconde partie sont prêts.)

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[Fictions] Walvesblæser : Livre I - Chapitre 3 (partie 2)
« Réponse #42 le: dimanche 13 juillet 2008, 16:40:38 »
Tiens, un surnom que je n'avais pas vu depuis au moins un an sur ce forum ! Allez, Raph', remets-le bien vite au placard, il ne me sied pas du tout et tu le sais très bien  :D

Comme toujours, j'avance à pas de souris, mais j'avance quand même. Cette fois j'en suis arrivée à la fin du chapitre 2 !
Côté histoire, je n'ai pas été déçue. Ton style se confirme dans le sens héroïc-fantasy, et de plus ton vocabulaire soutenu le complète à merveille.
Effectivement, encore des nouveaux personnages, et tous m'intriguent déjà ! J'ai surtout repéré deux divinités nordiques qui se sont glissés parmi les généraux d'Hyrule ^^ (D'ailleurs, je te félicite d'avoir su respecter leur apparence physique à tous les deux. Le clin d'oeil n'en est que plus amusant.)

Par contre, j'ai un reproche à te faire : le début de ton premier chapitre est franchement bâclé niveau relecture. J'ai relevé de nombreuses fautes d'orthographe, des mots que tu avais oublié d'effacer en réecrivant, et plusieurs tournures maladroites qui font un peu grincer des dents.
Je te dis que c'est bâclé parce que normalement du as une bonne orthographe, et donc que je sais très bien que tu es capable de mieux que ça. En tout cas, ç'avait disparu dans le chapitre 2 et c'est tant mieux !
Tu étais fatigué en écrivant le début du premier chapitre ?

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[Fictions] Walvesblæser : Livre I - Chapitre 3 (partie 2)
« Réponse #43 le: lundi 25 août 2008, 18:55:47 »
Mik' : si tu savais comme j'ai honte ! Je ne suis qu'un médiocre personnage et un écrivain encore pire. Ne m'en veux pas. Je ne faisait pas beaucoup d'effort à l'époque (il faut dire que quand personne ne vous lit niveau motivation c'est pas le top). Mais il faut dire que Nehëmah m'a relu pour le second chapitre...

J'ai bossé comme un forçat (pour mon plus grand plaisir) pendant mes vacances pour vous concocter une seconde partie d'enfer. Voici donc le début de la seconde partie.
[align=center]
Partie II :
Chapitre 1 : L'Avancée de L'Hiver
[/align]

Antonin enfila ses gants en cuir et ouvrit la grande porte du Temple Antique. Aussitôt, un puissant courant d'air glacé frappa son visage, il frissonna, resserra son manteau sur lui et sortit dehors.
La Forêt Antique avait bien changé, deux mois s'était écoulé depuis l'excursion dans le Temple Ardent. Janvier avait apporté du Massif des Pics Blancs d'épais nuages cotonneux d'un blanc aussi pur que les cristaux de glace qui en tombait, les conifères qui entouraient le temple étaient couvert de neige et les flocons tombaient en permanence et virevoltaient dans le ciel, cependant, bien que la nature avait un certain côté sinistre en hiver, la Forêt Antique avait conservé son aspect rassurant. Elle avait même acquit une certaine impression de féérie.
Le silence régnait toujours comme dans ces lieux sacrés où personne n'ose faire de bruit de peur de dérangé les autres visiteur, mais d'une certaine manière, ce silence était apaisant. Les eaux pures du Lac de Cristal avait gelée en rendant la vaste surface scintillante, les flocons tourbillonnant, à la dérive, parmi les arbres, semblaient briller dans la lumière grise de l'hiver. La partie superficielle de la forêt, la plus proche de la fontaine Zora était devenue le lieu de promenade favori de la reine, elle y venait pour réfléchir.
Seulement, il n'y avait pas que la Forêt Antique qui avait changé avec le temps, Les Gorons avaient dû rejoindre la population de la Citadelle au Temple Antique car ils n'avaient pas pu résister bien longtemps devant le flots de soldats de Triebius. Mais avant de partir, le peuple des montagnes avait eut la présence d'esprit de bloquer l'accès qui menait aux Bois Perdus. Mais depuis leur fuite, la montagne avait à son tour sombrer sous les nuages noirs créés par l'influence néfaste du pouvoir de Triebius.

Antonin marchait aussi vite que lui permettaient ses pieds chaussés de bottes qui s'enfonçaient profondément dans l'épais tapis neigeux qui couvrait l'herbe qui poussait sur la terre fertile de la forêt, il longea le lac gelée sur lequel des enfants, emmitouflés dans des écharpes, jouaient en riant sous l'œil vigilant de leurs parents qui discutaient de la pluie et du beau temps, Antonin sourit largement aux parents qui le saluèrent de la main. Ah, ces Hyliens, même dans les pires situation ils savent profiter des petits plaisirs de la vie.
Le soldat arriva sous le couvert des arbres, là, la couche de neige était plus mince ce qui facilitait grandement la marche, il longea la rivière qui partait s'écouler dans la Fontaine Zora. En peu de temps, Antonin parvint à la trouée qui donnait sur la Fontaine Zora, il y trouva la reine adossée à un bouleau et regardant la plaine lointaine et la forme du château d'Hyrule et les nuages menaçants qui flottaient dans le ciel. Le soldat, essoufflé, de véritables nuages de buée sortant de la bouche, demanda :
« Tu voulais me voir, Zelda ?
-Oui, répondit la reine sans détacher son regard des nuages sombres. Regarde la position des nuages.
Antonin observa le front nuageux et eut un frisson. Les masses de vapeur d'eau avaient avancé dans la vallée où coulait le cour d'eau qui clapotait à côté d'eux.
-Ce que tu craignais est en train d'arriver, Lycaon nous a effectivement trahi. Triebius va certainement attaquer le Domaine Zora puis la Forêt Antique. Il faut dire à Cyrille de se dépêcher de trouver des informations sur Triton.
-Non, la priorité est d'accueillir les Zoras avant l'arrivée des armées de Triebius. Évitons leur le même sort que les habitants de Cocorico. Va chercher Scipion et demande lui de descendre parler au roi des Zoras, il doit être prévenu de la situation actuelle.
-Viens aussi, je crois que Cyrille a découvert quelque chose.
-Tu pouvais pas le dire plus tôt ! »
Elle se mit à courir en direction du Temple Antique suivit de près par Antonin qui pressait son flanc gauche pour atténuer la douleur de son point de côté. Au niveau du lac il percuta Allister et se retrouva les quatre fers en l'air au milieu de la neige, son ami s'excusa et l'aida à se relever. Pendant ce temps, la reine s'était déjà enfoncée dans la partie profonde de la forêt.

[align=center]***[/align]

Cyrille posa ses épaisses lunettes sur son nez. Le pauvre n'avait pas fermé l'œil depuis au moins trois jours et des cernes soulignait ses orbites. Il réprima un bâillement, la fatigue l'accablait visiblement et il était évident que sont seul désir était d'en finir au plus vite pour enfin obtenir un repos bien mérité. Il éclaircit la gorge et commença sa lecture d'une voix pâteuse :
« Les déesses ont de nombreux esprits-intermédiaires en Hyrule, des esprits gardiens, garant de la bonne santé de la nature (Arbre Mojo et le grand Jabu-Jabu ), les Esprits de la Lumière qui doivent s'assurer que la lumière brille toujours sur notre belle terre ( Latouane, Fironne, Ordinn et Lanelle), les Sages qui veillent sur les six Grands Temples d'Hyrule (celui du temps, de la forêt, du feu, de l'eau, de l'esprit et de l'ombre) et les oracles qui transmettent la volonté des déesses aux mortels (parmi les quatre citons Prométhée et Triton). »
Voilà, Majesté ! On sait désormais que Triton est un des quatre oracles d'Hyrule.
Zelda le regarda, surprise.
-Cyrille, c'est tout ? On ne sait rien de plus ? Pas d'indication sur l'endroit où il se trouve ?
-Eu..., commença l'ancien précepteur d'un air honteux. Non, rien de la sorte. Mais je vais poursuivre  mes recherches.
-Non, Cyrille, allez vous reposer, vous l'avez bien mérité.
Elle se laissa retomber sur un fauteuil et poussa un très long soupir.
-Cyrille, je suis si lasse, confia t-elle. J'en ai plus qu'assez. Je suis trop jeune pour faire ce que je fais, je ne suis pas suffisamment forte pour assumer ce conflit. Il y a des moments, je perds entièrement espoir et je me dis qu'il ne sert à rien de lutter et que serait beaucoup simple si nous nous rendions à Triebius.
Cyrille Stern changea entièrement d'attitude, toute trace de fatigue quitta son visage et son regard devint soudain sévère et dur. Il ressemblait comme cela à son grand-père Cerberius Stern, ministre du roi.
-Et qu'est-ce qui vous fait à chaque fois changer d'avis ?
Zelda se souvint d'une puissante lumière dorée et d'une voix lui disant de ne pas abandonner, elle vit le visage de ses amis et de ses proches, elle vit les souffrances et la peur de son peuple et se souvint du sacrifice de sa  grand-mère et de son père pour sauver cette terre du mal.
-Je pense à ceux qui ont souffert jusque là, je me dis que je n'ai pas le droit de baisser les bras. Je pense qu'abandonner face à celui qui inflige d'aussi mauvais traitements à mon peuple serait un offense, une trahison envers ceux pour qui je me suis battu, pour qui je me bats et pour ceux pour qui je me battrai.
-Ce sont ces mots que je voulais entendre de votre bouche Majesté, je peux aller me coucher l'âme tranquille, je dormirai sur mes deux oreilles.
-Je vous remercie, Cyrille, vous m'avez été d'un grand secours. »
Et c'est apaisée qu'elle quitta son ancien professeur.
Cependant elle n'était pas totalement calmée et elle décida, pour aller se changer les idées, de se promener dans la Forêt Antique. Au moment où elle prit cette décision, elle percuta par inadvertance une jeune femme parée d'une abondante crinière de cheveux blonds et aux bras surchargés de livres. Après le choc, une pluie de livres s'abattit sur les les jeunes femmes qui se protégèrent de leurs bras avant de tomber à la renverse.  La distraite s'empourpra avant de se répandre en excuse dans un flot continu et incohérent de paroles, mais la reine réussit à comprendre :

« Je suis désolé, Majesté, je suis si distraite, j'étais venu voir monsieur Stern pour lui rendre des livres qu'il m'avait prêté. Je suis navrée.
Un sourire étira les lèvres de Zelda qui eut une irrésistible envie d'éclater de rire et elle reconnue la jeune femme.
-Ne vous inquiétez pas, ce n'est rien. Mais dites-moi, vous êtes bien Clara la sœur d'Antonin, n'est-ce pas ?
-En effet, votre Majesté... »
Allister passant par là vint les aider et il les remit sur pied avant de proposer à la sœur de son ami de l'aider à porter ses livres. Et tout deux repartirent, Clara le visage tourmenté et Allister portant les épais volumes et un étrange sourire aux lèvres. La reine les regarda partir et un étrange sentiment de mélancolie l'envahit, personne n'était aussi gentil avec elle qu'Allister l'est avec Clara. Elle soupira et reprit la direction de la sortie de la forêt.

[align=center]***[/align]

Triebius affichait un sourire triomphant, insolent et provocateur. Sa victoire sur le Mont du Péril l'avait transporté de joie, lui faisant oublier toutes les contrariétés qu'il avait dû subir. Il tenait enfin sa revanche sur la reine Zelda et son peuple, cette pensée était le moteur qui le faisait avancer résolument dans le froid, la neige et le vent. Cette certitude d'être victorieux lui donnait la force d'avancer et il transmettait ce sentiment à tout ses soldats et ceux-ci galvanisés par l'enthousiasme de leur chef s'avançaient en direction de la vallée du fleuve Zora.
Cependant malgré sa confiance en lui même, Triebius avait peur d'une chose, une chose suffisamment puissante pour l'avoir mit au tapis, lui, le grand Triebius, roi d'Hyrule et du Crépuscule, et la possible réapparition de cette force terrorisait le tyran car il se sentait en état de faiblesse, chose qu'il ne connaissait pas et qui lui déplaisait fortement. Mais à chaque fois qu'elle revenait, cette peur était chassée, puis elle devint moins que le cadet de ses soucis lorsqu'il arriva enfin à l'entrée de la vallée.
Enfin la destination finale approchait, Triebius leva la tête, les imposants nuages noirs et oranges qui résultaient de l'influence du Heaume Noir avançaient dans le ciel, annonçant son arrivée imminente.
« Tant mieux, se dit-il. Comme ça ils seront prêts. Ce ne serait pas amusant si ils ne l'étaient pas un peu. »
Les nuages pendant ce temps continuaient à avancer sur les terres glacées d'Hyrule.

[align=center]***[/align]

La reine était debout près de la tombe de sa grand-mère,  près du saule pleureur sous lequel la pierre tombale de marbre gris de Zelda I brillait dans la neige blanche et pure. Debout, là, elle cherchait souvent des réponses aux questions qu'elle se posait ce lieu calme et reposant l'aidait à réfléchir Derrière elle, elle entendit le crissement de pas dans la neige, elle se retourna et vit une créature mi homme-mi poisson s'avancer vers elle, un Zora.

Sa peau lisse était turquoise comme l'eau d'un lac en été et ses yeux noirs comme du charbon étaient bordés de nombreuses rides que possèdent les gens qui ont tellement sourit que la peau de leurs visage en ont gardé les marques, sur les écailles de sa tête, était posée une couronne de corail rouge orangée. Il ne portait, malgré le froid, qu'un pagne de tissus bleu richement brodés de fils rouges, bleus nuit et oranges. La reine remarqua que bien qu'il se tenait droit et qu'il affichait un majestueux  et avait des manies un peu comme tout le monde. Il avait l'habitude de gratter de ses mains palmées les branchies de son cou ou encore les nageoires de ses bras. Il observait la reine de haut en bas tout en jouant distraitement avec son bracelet de coquillages.
Elle savait parfaitement qu'elle lui paraîtrai étrange à lui aussi. Elle était reine d'Hyrule elle était vêtu d'un simple manteau de cuir brun qui couvrait une robe de coton bleu des plus simple, sans ornement, et elle ne portait plus de robe colorée et brodées de fils d'or depuis bien longtemps.
Zelda chercha dans sa mémoire où elle avait bien pu croiser ce Zora car ses traits lui étaient famillié, elle se souvint brusquement. Ce Zora était le fils de la princesse Ruto, c'était le roi de son peuple. La reine s'inclina avec respect, le Zora fit « non » de la tête.
« Ce n'est pas à vous de vous incliner, ajouta t-il, Majesté. C'est à moi de vous présenter tout les respects qui vous sont dûs. »
Il enleva sa couronne et inclina sa tête, remit sa couronne et vint se mettre à côté de Zelda. Ils restèrent silencieux très longtemps puis le roi rompit le silence qui s'était installé.
« Majesté, tout est-il perdu ? Avons-nous une chance de stopper Triebius ?
Zelda tourna son visage vers celui du Zora, elle prit une expression sévère et grave et plongea ses yeux bleus dans ceux de l'homme-poisson. Elle perçut dans leurs éclats de l'inquiétude et ses traits changèrent et devinrent compatissants.
-Oui, nous arrêterons Triebius, nous devons le faire et être fort, garder espoir comme nos ancêtres, Zelda et Ruto, Les déesses nous aideront et nous le ferons pour notre peuple et notre terre.
-Comment pouvez-vous être aussi sûre de vous ?
-Je ne sais pas, c'est ainsi. Je crois si nous étions destiné à échouer, nous l'aurions fait il y a déjà bien longtemps.
Le Zora lui sourit.
-Vous avez la sagesse de votre grand-mère, Majesté, mais vous avez aussi la fougue de votre mère.
Derrière eux, la neige crissa de nouveau, Allister accourait vers eux, les yeux exprimant une terreur comme elle n'en avait jamais vu avant chez son ami.
« Majesté, Zelda. Il arrive, il est devant la cascade, Il n'attaquent pas encore mais cela ne saurait tarder. »
Au loin, la ligne de nuages noirs avait avancé.

[align=center]***[/align]

Arthur Nohansen d'Hyrule courrait a perdre haleine au milieu de la plaine d'Hyrule en direction de la vallée du fleuve Zora. Essoufflé, il se laissa tomber sur une grosse pierre et prit une gourde d'eau pendue à sa ceinture. Pendant qu'il buvait il observait la plaine qui occupait la plus grande partie de son pays natal. La plaine offrait un bien étrange spectacle.
La vaste étendu d'herbe était couverte de neige, les quelques arbres qui poussaient dans la plaine étaient entièrement dépouillés de leurs feuilles, tout le blanc qui poudrait le sol contrastait violemment avec les nuages noirs parmi lesquelles ont pouvait deviner un gros point blanc et lumineux, le soleil.
Arthur était pour le moins contrarié, il avait attrapé une pneumonie à l'auberge dans laquelle il avait été hébergé avec générosité par le couple d'aubergiste. Ils lui avaient prodigués leurs soins avec patience et avaient réussi à le sauver. Mais ça convalescence s'était prolongé et Triebius l'avait devancé pour ce qui est de l'avancée vers le Domaine Zora et la Forêt Antique.
Reposé le père de la reine se remit debout et poursuivit sa course effrénée vers la vallée, suivant les traces que l'armée du tyran avait laissé dans la neige, à son poing brillait le symbole de la Triforce.

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[Fictions] Walvesblæser : Livre I - Chapitre 3 (partie 2)
« Réponse #44 le: lundi 25 août 2008, 21:43:47 »
Je n'ai lu que la II ème partie (la partie I doit être un peu grande  :ash: )

Wouai c'est super  :<3:

Ca va bientôt être la baston générale mais ce ne sera pas le cas, je le sens (6ème sens) :D

Sinon, fais gaffe aux ponctuations -il n'y en a pas à certains endroits- : certaines phrases ne sont pas très claires à cause de cela mais ce n'est pas bien grave ;)  Vu la quantité de textes qu'il y a (si ce n'était que quelques phrases, là ce serait gênants  :yeah: )
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