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Messages - Trictus McNatret

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Discussions Générales / Restons dans le Hors-Sujet ! [Discussions libres]
« le: mardi 23 février 2016, 23:46:23 »
Le truc qui me perturbe vraiment, c'est quand tu parles des... différentes sources. Techniquement, ça fait de ta vidéo un mélange entre une compil et du plagiat, du coup, nan ?

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Littérature, BD et séries d'animation / Je bouquine !
« le: mardi 12 janvier 2016, 16:03:49 »
Citer
Dans le même ordre d'idée il y a aussi l'Eneide de Virgile qui est très bien mais un peu plus barbant selon moi. Cela dit, le chapitre central dans lequel le héros descend dans les Enfers est un passage qui encule même son équivalent dans l'Odyssée, donc à lire rien que pour ça.
Juste une petite rectification, Virgile étant un auteur latin, l'oeuvre est à considérer comme une épopée romaine. Certes, la mythologie romaine s'inspire en grande partie de celle des grecs ; mais il y a des nuances et dans les récits, et - surtout - dans les valeurs.


Vous me donnez envie de relire des vieilleries mythologiques, là, les gens, c'pas sérieux. J'ai un peu la masse de livres en retard, moi aussi, surtout depuis que j'ai acheté l'intégrale du cycle de L'Arcane des Epées de Tad Williams, une série que j'avais découvert y a longtemps sans avoir eu l'occasion d'en venir à bout, et qui pourrait bien être l'oeuvre de fantasy médiévale à laquelle je me suis le plus attachée.

Fantasy médiévale avec laquelle je me suis d'ailleurs énormément rapproché depuis que j'ai découvert l'auteur français Jaworski, notamment à travers son recueil Janua Vera, qui propose de découvrir un monde particulièrement riche dans sa conception par le biais des (més)aventures de personnages tous très différents du barbare illettré venu piller le Duché à l'assassin "raffiné" tombé dans un traquenard, en passant par le petit scribe poissard. La grande variété des protagonistes et des récits, mais en fait même des registres exploités, propose une expérience de lecture très intéressante, à la fois renouvelée à chaque nouvelle et à la fois participant à nous familiariser avec le Vieux Royaume.
A la base, j'avais acheté le livre parce qu'on m'avait appris qu'un pavé que j'avais acheté en aveugle dans une librairie ouverte aux noctambules en était la suite. J'ai donc attendu de tomber sur Janua Vera, presque un an plus tard, pour lire Gagner la Guerre, du même auteur. Un roman qui se déroule en effet après les nouvelles, et en reprend en partie les personnages, pour nous lâcher dans une histoire bien crasseuses de magouilles entre les puissants, d'assassinats, de corruption, de magie sinistre... Un vrai coup de coeur, que je conseille aux amateurs de fantasy qui aiment les lectures un peu mâtures (et n'ont pas peur de devenir parano en politique, aussi).

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Jeux Vidéos / [Discussions libres] Parlons Jeux Vidéo !
« le: lundi 18 mai 2015, 18:35:21 »
Ric>> Contente que Golden Sun t'ait plu ! Tu vas voir, le deuxième opus est encore mieux (le troisième en revanche :coffee:). N'oublie pas que tu peux transférer ta sauvegarde du premier jeu sur le deuxième (par code ou cable game link). Tu ne remarqueras peut-être pas l'utilité tout de suite mais ça apporte quelques nouveaux dialogues par exemple. Après si t'es du genre à vouloir compléter tes jeux à 100% je préfère te prévenir qu'il faut avoir fini à 100% GS1 pour pouvoir compléter GS2 après. Le plus important c'est d'avoir tous les Djinns en fait puisqu'ils te permettront de débloquer un donjon supplémentaire. Il n'est pas essentiel pour apprécier le jeu (perso j'y ai jamais touché) mais si t'es un perfectionniste ça pourrait te frustrer. Si jamais ça t'intéresse il y a des codes de gens qui ont complété le premier jeu. Sinon cantonne toi à ta propre sauvegarde, ça ne rendra l'expérience que pus personnelle.

J'ai jeté un oeil sur les conséquences du transfert de sauvegarde (parce que quand j'ai vu la taille des codes Or et Argent, mon coeur s'est arrêté) et au final j'ai opté pour le code Bronze, qui transfère l'essentiel : les djinns, les niveaux et les objets de psynergie. Mais merci pour le code, c'est cool d'avoir cherché :3

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Jeux Vidéos / [Discussions libres] Parlons Jeux Vidéo !
« le: lundi 18 mai 2015, 00:57:01 »
Voilà voilà, ça c'est fait et ce n'est plus à faire, j'ai terminé le dernier scénario de Disgaea 3 : Absence of Detention sur PS Vita. :^^:

Par contre le jeu s'est fini sur une humiliation dernier carat. Le boss final m'envoie ses larbins, je prends quelques one-shots mais bon c'est le jeu qui le veut. Je finis devant le boss qui a quelque chose comme 93 000 HP (ma meilleure unité en ayant 16 000 et mon meilleur coup bien stacké en surlevel important faisant 60 000, mais un coup qui ne m'aura pas servi car le boss y est soigneusement immunisé). Je balance toute la sauce, je recours à toutes mes forces restantes. Il ne me reste qu'un seul personnage, mais il a le Demon Blast, mon meilleur coup physique. Je sens que je tiens le bon bout. Je l'aurai tenu pour de bon si le boss n'avait pas gardé 22 HP. Son tour vient, skill monocible en Awakened, mon dernier perso meurt. Au moins, je me suis fait humilier en beauté. Mais la revanche a pas tardé, deux Item World plus tard c'est moi qui ai baladé le combat de bout en bout.

Très bonne expérience que ce T-RPG mais, comme je l'ai dit ailleurs, c'est pas un titre que je vais recommander au tout venant ; penchez-vous au préalable sur le 1 ou le 4 avant de songer à celui-ci qui cache ses qualités sous une couche rugueuse de défauts bien réels. Pour ma part, je retiendrai décidément énormément de bon de ce jeu dont je n'attendais que la plus sombre merde. Notamment cet ultime scénario exclusif à la Vita qui introduit le perso tellement chû kawaï qu'il en a fait fondre jusqu'à la dernière goutte mon vieux cœur racorni de rocking-chair, l'inénarrable Rutile qui valait vraiment la peine de se donner tout ce mal.

C'est aussi ce jeu qui m'aura fait découvrir Hayarigami (dix dollars que vous connaissez pas et je vous encourage à aller le googler, c'est un jeu adorable) et qui m'aura donné envie d'acheter Soul Nomad. J'ai commencé ce dernier aujourd'hui et j'adore déjà son personnage central, un puits de charisme à la japonaise comme on n'en fait plus. Le genre de gringalet qui se présente comme "le plus terrible des botteurs de cul de la planète ! Mais tu peux m'appeler Gig !" tellement déjanté et doublé avec tellement de conviction que c'en est dur de pas l'aimer. Ah, et le gameplay est prometteur, sorte de mélange entre Valkyrie Profile et Fire Emblem. Mais en pas chiant.

Et on me demande pourquoi je veux pas me mettre à la PS4 ? Qu'y a-t-il donc à y voir qui en vaille la peine ? v.v

Un jour, j'aurais des sous et je vendrais mon âme à Sony pour m'acheter les opus de cette saga. Vraiment.

Sinon, j'ai fini Golden Sun premier du nom ce matin, après une nuit blanche des plus palpitantes. Je suis juste complètement fan de ce jeu : avec Chrono Trigger, c'est clairement l'un des meilleurs RPGs auxquels j'ai jamais joué, rien que pour son gameplay à la fois très simple à appréhender et extrêmement riche. Beau, coloré, envoûtant... Je me suis franchement régalé. Après tout ce temps, je regrette vraiment pas d'avoir enfin pris le temps de mener une partie jusqu'au bout.

Et du coup, j'ai commencé une partie de GS2, mais je vais peut-être laisser passer un peu de temps avant de la lancer, histoire de diversifier mes horizons et d'éviter de m'écoeurer.

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Jeux Vidéos / [Discussions libres] Parlons Jeux Vidéo !
« le: samedi 16 mai 2015, 07:02:48 »
Vous aimez les chats ? Beaucoup, hein ? Alors ne jouez jamais à Walk in the Dark : vous risquez fort de les détester, après. Puzzle-plateforme développé par Fying Turtle Software (des fans des paratroopas, donc) et sorti le 12 décembre 2012, soit 9 jours avant la fin du monde (que j'attends toujours), le jeu démarre quand un... heu... méchant pas beau, flottant et menaçant, kidnappe une petite fille que la fiche du jeu me dit se nommer Arielle (c'est marqué où dans le jeu, je sais pas). Vous incarnez alors tour à tour Arielle, perdue dans un monde étrange et terrifiant, et Bast, son courageux devon rex, lancé à sa recherche.

Alors voilà. Deux ans auparavant, sortaient Limbo et VVVVVV, deux jeux dont je suis particulièrement fan et qui ont visiblement inspiré les paratroopas anonymes du studio : le jeu reprend l'esthétisme en ombre chinoise de Limbo et Arielle a la même mécanique de flip que le capitaine Viridian (god bless him), qui lui permet, tant qu'elle touche le sol, d'inverser la prise de la gravité sur son corps et donc de pouvoir marcher au plafond, ceci au détriment d'une très commode mais trop mainstream touche de saut.

Pour ceux qui l'ignorent encore, un devon rex est un chat ; et si vous allez détester les chats, mais aussi les petites filles, c'est parce qu'ô mon dieu, mais Arielle et Bastet vont devenir des sujets de HAINE pour vous. Comme tous bon jeux de plate-formes qui se respectent, Walk in the Dark a décidé que les promenades en forêt (ou dans les mondes étranges et cauchemardesques) ne sauraient se faire sans un bon gros tas de pointes triangulaire qui vous tuent quand vous vous empalez dessus (ou à côté, là où ils ne sont pas censés être affûtés), des scies circulaires dont l'absence aurait été une faute à l'étiquette et, bien sûr, des animaux qui veulent vous tuer... parce que. Et comme tout jeu de plate-forme qui a décidé que l'amour que vous lui portez doit être mis à l'épreuve, chaque niveau va vous arracher des larmes et du sang tellement il se montrera injuste avec vous... Et bien sûr, pour finir le jeu à 100%, il faudra ramasser des collectibles au cours du niveau, et les finir dans un certain temps pour débloquer des succès.

On peut se dire que le jeu est joli ; l'herbe bouge sous vos pas, les fonds sont jolis malgré des couleurs qui vont vous faire cligner des yeux un peu trop souvent à votre goût et vous jouez un chat tout mignon et sa maîtresse. Bon. Puis la musique d'ambiance est un peu planante, un peu mystérieuse, tout ça, ça pose bien son atmosphère. Et Bastet fait des jolies pirouettes quand il rebondit contre les murs, alors on va essayer de leur pardonner, à Arielle et à lui, d'avoir un balai visiblement planté au mauvais endroit, qui le rendent bizarrement raides dans certains mouvements.

Walk in the Dark est loin d'être un mauvais jeu ; bon, je lui trouve un manque de maniabilité frustrant, surtout en comparaison des titres que j'ai cité comme l'ayant visiblement inspiré, mais il reste assez jouable et pas mal immersif, et joli sans être forcément éclatant. J'avoue avoir du ma à donner un vrai avis ; je le trouve pas mauvais, mais il me plaît pas non plus. Du coup, j'encourage ceux qui peuvent se le permettre d'y jouer, ne serait-ce que pour recueillir d'autres opinions, mais aussi parce que je pense qu'il n'y a pas de vraies bonnes raisons de ne pas l'essayer.

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Actualité et News sur Zelda / Quelques infos sur la BD A Link To The Past
« le: dimanche 10 mai 2015, 21:42:08 »
Et ce genre de considération mis à part, je trouve ça assez triste de se priver d'un goodies de qualité à cause de son medium... Parfois, faut pas hésiter à s'ouvrir un peu et à se laisser surprendre, surtout quand on a la licence du produit pour motiver une curiosité fainéante.

J'avais lu les scans y a pas longtemps... pour une transcription papier d'un jeu vidéo, la BD/le manga/le comic, bref, le medium de narration dynamique par l'image est plutôt sympa, sans pour autant être génial. C'est agréable à lire, mignon, drôle parfois ; si la fidélité avec le jeu n'est pas au rendez-vous, l'univers est quand même assez bien placé.
Bref, pas un chef d'oeuvre, mais bien un produit agréable, fait pour parler à la sympathie des fans.

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Littérature, BD et séries d'animation / Je bouquine !
« le: samedi 09 mai 2015, 15:35:35 »
Richard Wright est un auteur américain à succès, dont l'oeuvre a marqué l'histoire littéraire et a su s'imposer parmi les grands classiques. En dehors de son indéniable talent, cet écrivain a une particularité qui n'est pas des moindres : il est noir. Premier écrivain à succès de couleur, il a su, malgré son identité ethnique, s'imposer dans le milieu particulièrement fermé et élitiste de la littérature, à une époque où vivre était déjà une épreuve pour les afro-américains.

En 1940, il a écrit Native Son, premier roman à traiter des conditions des noirs aux Etats-Unis ; c'est un succès monstre, qui l'amène à la postérité, et va démarrer la longue lutte de la littérature contre le racisme. Pour donner plus d'impact à son combat et l'ancrer dans la réalité, Wright écrit son autobiographie et la fait publier en 1945. Il y raconte comment il a vécu une jeunesse difficile, et parfois périlleuse dans le sud américain, la faim qui lui a tordu les entrailles, l'âpreté de sa personnalité qu'il a forgé sous les feux de la haine, les conflits qui déchiraient sa famille, la soumission face à l'homme blanc, le désir de lire et d'écrire que personne ne comprend venant d'un homme noir. Il y raconte comment il a grandi dans l'insécurité la plus totale, avec la peur et la rage pour compagne. Il y raconte Black Boy, un témoignage poignant, sorti des tripes d'un génie de la plume qui a énormément à dire et qui a osé le faire alors que le monde entier le lui interdisait.
C'est beau, c'est sensible, c'est viscéral ; de l'innocence de l'enfant qui grandit à la hargne de l'adulte en devenir, qui voit les choses et les condamne, on assiste à l'évolution d'un personnage confronté à la question des races, les interrogations qu'elle amène chez lui ; on est confronté à l'esprit communautaire noir, à cette haine qui gronde en silence et qui s'agenouille au nom de la survie. On assiste à la croissance sourde d'un protagoniste qui s'est fait auteur pour retranscrire toute l'horreur de la misère et de la discrimination qui ont martelé son existence.
L'oeuvre de Wright est percutante, parce qu'elle est dure ; et elle l'est encore plus parce qu'elle est vraie. Parce que, que vous sachiez ou non que c'est une autobiographie n'a pas d'importance : les faits relatés sentent le vrai, ils ont l'odeur âcre d'un passé qui pue la colère et le mépris, et qui n'est pas si révolu que ça. Ce livre est une merveille, non seulement parce qu'il est merveilleusement bien écrit et bien traduit, mais aussi parce qu'il a des choses à dire dont tout le monde devrait prendre connaissance. Alors, oui, je vous encourage vivement à vous le procurer, à le lire et à en parler autour de vous.

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Débat / La loi sur le renseignement, liberté et sécurité
« le: samedi 09 mai 2015, 04:25:39 »
Je vais être bref mais comme le disent tous les socio-paranoïaques de mon genre : je pourrais être aussi vierge de tout crime qu'un nouveau-né, ça me ferait pas me sentir heureux d'être épié pour autant. J'aime pas du tout cette loi, et j'estime que RIEN n'autorise une telle intrusion dans le privé.

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Longs métrages et Télévision / Aujourd'hui j'ai vu...
« le: lundi 04 mai 2015, 20:54:07 »
Normatif au point d'avoir le droit à une fin alternative dans le film selon les bonus qu'on choisit à la fin.

Huuuu... Par normatif, je voulais dire que le film a tendance à promouvoir un carcan de normes : les mecs qui ont la classe ont le droit d'être des connards, les gays sont tous instables dans leurs relations et chaud lapin (d'ailleurs, dans le comic, Wallace n'est jamais infidèle à son petit ami, du coup je comprends pas ta remarque à son égard o_ô ), chez les filles la bisexualité est toujours "une phase" (sérieux, si la phrase revenait pas aussi souvent dans la pop culture, elle m'agacerait pas autant, mais là c'est devenu une punchline abusivement utilisé pour donner une aura "décomplexée" à un personnage)... Ce que je veux dire, c'est que tout ce qui me gêne dans les normes sociales et que j'étais agréablement surpris de ne pas trouver dans le comic, ils l'on foutu dans le film, et sans la moindre subtilité. Et c'est naze.

Quand à la fin alternative... outre le fait que les fins alternatives sont loin d'être rares au ciné, j'ajouterais que perso, j'ai trouvé celle de Scott Pilgrim à vomir tellement elle est doublement OOC : elle réussit à être à la fois Out of original character et Out of original canon, et est assez dégradante pour Knives. Or moi j'adore Knives, c'est mon bébé et elle mérite bien mieux que ça.
Donc j'avoue que je comprends pas en quoi c'est un bonne chose qu'ils en aient fait une. Vraiment, mais alors vraiment pas. La fin original peut en décevoir beaucoup à cause de son côté convenu, mais compte tenu du caractère des personnages impliqués, je la trouve logique ; et quitte à proposer une alternative, je refuse qu'elle fasse CA à Knives.

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Longs métrages et Télévision / Aujourd'hui j'ai vu...
« le: dimanche 03 mai 2015, 22:11:08 »
Ah, le film de Scott Pilgrim... C'est marrant, je suis un très bon fan du comic, que j'ai lu, relu et rerelu sans me lasser tellement il est génial, et je trouve que le film est plutôt intéressant niveau réalisation.
Il est en effet plutôt fidèle sur pas mal de points : les dialogues sont pour l'essentiel très bien retranscrits par rapport à ceux du comics, en VO comme en VF; les acteurs ressemblent parfois VRAIMENT aux personnages, à tel point que s'en est troublant (mention spécial à Mark Webber l'acteur de Stephen Stills ou encore à la magnifique demoiselle qui campe une Kim Pine juste merveilleuse, Alison Pill), les bulles descriptives des personnages ou d'autres subtilités du comics sont très bien exploités...
Le film a su sélectionner les parties du scénario original à exploiter avec brio pour se créer une trame scénaristique complète et cohérente, et vu la densité de l'oeuvre, c'est franchement pas mal ; bien sûr, il y a des moments vraiment géniaux du comics qui peuvent manquer aux fans, ou encore quelques changements ou ajouts ont été opérés pour plus de fluidité dans le contenu, mais l'essentiel étant d'obtenir un film structuré qui fasse passer le plus gros de l'histoire, je pense pouvoir affirmer que sur ce point, c'est plutôt une réussite.
Le point fort du film, selon moi, c'est que le medium cinématographique a permis d'apporter des éléments que le comic ne pouvait pas proposer... Je pense essentiellement à la musique des Sex Bob-Omb ou des autres groupes impliqués dans le scénario, qu'on peut vraiment entendre, et qui permet notamment la mise en place de superbes combats musicaux (le duel des bassistes est juste parfait) ; on a l'utilisation de bandes-son de jeux vidéos, de bruitages etc qui font toujours plaisir. Mais surtout, la réalisation a fait de gros efforts pour inscrire l'oeuvre dans la pop-culture, avec des méthodes de cadrages, des effets spéciaux et des incrustations qui renvoient aux jeux vidéos, aux comics, aux mangas... Et ça, c'est juste brillant parce que c'est bien fait et que ça respecte vraiment les inspirations utilisées.

Après, y a quand même quelque chose qui me chagrine ; bien sûr, je préfère le comic qui est bien plus dense, avec un scénario plus complexe et des intrigues multiples, une meilleure exploitation des persos secondaires, des flash-back et tout un tas d'autres trucs que le medium pouvait s'autoriser et pas un film. Mais je pense qu'à mes yeux, le film a l'énorme défaut d'avoir une mentalité bien moins respectueuse, bien plus abrasive et grand public...
Pour faire simple, disons que le comic Scott Pilgrim est une oeuvre qui m'a fait me sentir très confortable par la façon qu'elle a d'aborder pas mal de questions sociales avec beaucoup de sensibilité et de simplicité. Sanité des relations et identités sexuelles marginalisées y sont abordées avec un regard lucide mais sans volonté de convaincre ; à mes yeux, l'un des mérites de Brian O'Malley est d'avoir construit une oeuvre véritablement respectueuse, sans pour autant être démagogue. Les barrières de la marginalisation et les tabous, il passe au-delà et banalise ce qui pose problème à d'autres. La toxicité de certaines relations et interactions ne sont pas jugées, elles sont justes mal vécues et ça suffit à comprendre en quoi elles sont bonnes ou mauvaises ; et pareils pour tous les comportements nocifs et discriminatoires. On a donc affaire à un comic respectueux et représentatif, sans chercher toutefois à être moralisateur... Et c'est quelque chose de très rare et de très appréciable à mes yeux, que j'aimerais rencontrer plus souvent.
Or le film m'a souvent horripilé par la mentalité qu'il dégage. L'humour est régulièrement, sinon maladroit, carrément offensant ; on baigne dans un beaufisme crasse et ambiant, nourri par un mélange de clichés pourris et de mauvaises idées dans la représentation... Je pense essentiellement au traitement de Wallace, un de mes personnages préférés dans le comic, qui est régulièrement montré comme une parodie bien normative de gay : Wallace est tout le temps en chaleur sur tous les mecs qu'il voit, il considère que chez les homosexuels, la notion de couple est très floue...
Ou encore à l'attitude de Scott face à l'homosexualité et à la bisexualité, qui m'a souvent hérissé le poil. Alors OUI il a effectivement des comportements désobligeants dans le comic ; mais il ne cherche jamais à blesser à ce sujet, et il est clairement spécifié qu'il est juste très naïf et ignorant. Et dans le film, c'est VRAIMENT une saloperie. Le résultat est simple : alors que je trouve le héros du comic débile mais touchant, le genre qui peut-être irritant mais qui grandit et évolue, celui du film a vite perdu ma sympathie tellement il est insupportable.

Du coup, j'ai de la sympathie pour le film, dont j'aime énormément la réalisation, et qui une adaptation de qualité d'une oeuvre que j'adore ; mais c'est un sentiment coupable dans le sens où de nombreux passages ont, à mes yeux, sali la mentalité d'origine du monde de Scott Pilgrim pour le rendre plus "normatif"... Et du coup, bah ça m'agace.

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Jeux Vidéos / [Discussions libres] Parlons Jeux Vidéo !
« le: jeudi 30 avril 2015, 21:12:16 »
C'est un peu vexant quand un paragraphe que je me suis efforcé de rendre assez complet pour justifier ma répulsion pour les jeux de la filière Fate est résumé à un "bof c'est poche". J'ai suffisamment développé mon point de vue pour indiquer ce que je reprochais au jeu, et qui se résumerait à : une vision que je trouve très toxique des femmes, que le genre Eroge ne suffit pas à justifier, un surplus de scènes vides qui, si elles ont vraiment un sens, n'en sont pas moins affreusement longues et chiantes (et ça, ça s'appelle un défaut dans une œuvre narrative... le symbolisme et les révélations à retardement ne justifient pas les maladresses de scénarisation ; j'ai l'habitude d'oeuvres très contemplatives, ou au au rythme/à la mise en place très progressive... pour moi, Fate/Stay Night n'appartient ni à l'un ni à l'autre) et un protagoniste qui m'a donné envie de vomir tellement il est pathétique, au point de me filer la nausée avec sa psychologie tordue... Et que l'univers tout entier défend ! Sérieux, l'avis qu'ont de lui les autres personnages m'a fait m'arracher les cheveux tellement TOUS le peignent en héros chevaleresque et sensible alors que c'est jste un sale machiste pervers qui se cachent sous des faux airs de prude. J'aurais également pu parler du manque de logique total derrière certains des choix que le joueur peut faire...

(Cliquez pour afficher/cacher)

Donc non, je ne dis pas que Fate/Stay Night, c'est bof, c'est poche : je dis juste que ce jeu est tordu, malsain, bourré de maladresses qu'on excuse à grands coups de " c so deep ", doublé d'une profonde déception au vu du potentiel de l'univers que je trouve gâché. Et non, on n'arrivera pas à me faire avaler que "c un eroge" ou "c de la dark fantasy" ça justifie tout : j'ai lu de la dark fantasy de qualité, et Katawa Shojo est un bien meilleur eroge. 

En fin de compte, la seule chose de Fate que j'ai vraiment apprécié, c'est Carnival Phantasm, auto-parodie de la filière qui témoigne d'une grande lucidité de Type-Moon quand à ses faiblesses.

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Jeux Vidéos / [Discussions libres] Parlons Jeux Vidéo !
« le: jeudi 30 avril 2015, 05:47:39 »
Je suis atteint d'une maladie grave, Bilby. Dès que je vois un beau jeu plein de promesses en solde, je deviens pauvre 8( J'en rigole mais bon, c'est assez grave l'air de rien. Ca me fait la même chose quand je rentre dans une bibliothèque ou chez un disquaire...
Mais bon, j'ai en tête de tout finir un jour, hein, c'est pas amassé pour dormir dessus façon dragon. 8l

Sinon, là, je viens de finir le premier opus de Narcissu, un visual novel écrit à l'origine par Tomo Katoka et développé par stage-nana (un collectif ?) en 2005... Le jeu aurait gagné un soudain gain d'intérêt qui aurait abouti à un portage 3DS ; d'après ce que je lis, il est aujourd'hui très populaire. Apparemment, il en existe une version française ; perso, je suis tombé sur la traduction anglaise sur Steam et comme je m'en sors pas trop mal dans la langue de Shakespeare, j'ai fait avec.

Le protagoniste de l'histoire est un jeune homme sans nom de 20 ans, qui se découvre atteint d'une maladie mortelle et incurable ; il est interné à l’hôpital Mito, au 7ème étage, celui des patients pour qui il n'y a plus d'espoir. Il y rencontre Setsumi, une jeune femme naturel froid et taciturne, en phase terminale. Ni l'un ni l'autre ne souhaitant terminer ses jours chez sa famille ou à l'hôpital, ils décident de s'enfuir avec la voiture du père du protagoniste.

Alors, oui, vous l'aurez deviné : Narcissu est un jeu triste. Très triste. Les thèmes abordés sont très lourds, puisqu'on y parle de suicide, de maladies mortelles, d'exclusion, d'hôpital... Bref, rangez les confettis, ils n'y ont clairement pas leur place. Narcissu a une histoire douloureuse ; mais elle est aussi très sensible et d'une grande beauté.

C'est un visual novel on ne peut plus classique, et pour être honnête, dénué de choix... L'histoire se suit sans véritables interactions ; les images sont rares, des vignettes contemplatives qui n'évoluent que très peu au cours de l'histoire ; le doublage est anecdotique, j'avoue n'y avoir que peu fait attention. La musique en revanche est simple mais très belle, en phase avec l'esprit du jeu. Alors, oui, l'expérience de jeu y est très limité, même pour un VN ; mais l'expérience reste très agréable, dans le genre roman virtuel, qui plus est fourni avec une bande-son de qualité.

Je pense ne pas me tromper en affirmant que ce n'est pas un jeu auquel tout le monde devrait jouer ; j'exagère peut-être, cela dit, mais je l'ai trouvé quand même assez intense. Et puis, plus que d'autres VNs, il repose la question de ce qu'on peut ou non définir comme un jeu vidéo, et n'a, ça se trouve, pas sa place dans cette rubrique.
Néanmoins, s'il y en a qui veulent se laisser tenter, je ne peux que les encourager à essayer Narcissu, qui m'a personnellement beaucoup touché.



EDIT : bon bah je suis pas le seul qui se lit des VNs au beau milieu de la nuit, on dirait. Perso, j'avais joué à Fate/Stay Night, vu que j'avais relativement apprécié l'animé et que compte tenu de la richesse de l'univers, j'espérais passer outre ma frustration en ayant un contenu plus abouti dans le VN. J'avoue avoir été affreusement déçu ; le jeu est terriblement long, rempli par tout un tas de scènes qui n'apportent RIEN et sont soporifiques à souhait ; sans exagérer, un tiers du jeu doit tourner autour des repas des protagonistes, et l'autre autour de leurs pulsions sexuelles. Puis bon, la traduction est pas terrible et le plot a de très sérieux problèmes de cohérences, même pour de la fantasy. En plus, la musique est chiante ; j'ai tendance à apprécier les pistes d'ambiance, mais là, on atteint le niveau musique d’ascenseur. Comme si ces défaut ne suffisait pas, on suit l'histoire à travers les yeux de Shirou... De façon général, y un truc malsain dans l'univers de Fate dès lors qu'on parle des femmes ; mais faut savoir que Shirou, personnage insipide dans l'animé, est juste HORRIPILANT dans le jeu. C'est à croire qu'il crush à mort sur absolument tous les personnages féminins qu'il croise, et d'une façon parfois bien crade. Je l'aimais déjà pas quand je le voyais à l'écran ; j'ai appris à le haïr dès lors qu'il est devenu narrateur de l'histoire. Ce type m’écœure, et tout l'univers de Fate avec lui.

Verdict : j'ai détesté et j'ai rapidement abandonné. Je m'étais accroché jusqu'à avoir bien entamé la guerre du Graal en me disant que l'arrivée de Saber et les batailles allaient rendre le tout moins indigeste, mais j'ai clairement trop espéré.
J'ai jamais été un grand fan de la série ; mais j'ai toujours adoré le concept de la guerre du Graal, et j'avoue que pas mal de héros faisaient de très bon personnages, notamment les Lancer. Dommage que malgré de bonnes bases, l'ensemble se casse la figure par des faiblesses trop lourdes et trop récurrentes...

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Jeux Vidéos / [Discussions libres] Parlons Jeux Vidéo !
« le: jeudi 30 avril 2015, 00:05:31 »
J'ai fini Bastion il y a quelques jours et Rictus a déjà tout dit. Le dernier niveau était assez chargé émotionnellement mais je suis très satisfaite de la fin que j'ai obtenu
(Cliquez pour afficher/cacher)

Du coup j'avais très envie de voir l'autre jeu du studio, Transistor et c'est là que GOG a fait une promo à 50% sur le jeu. Forcément j'ai pas pu résister et je l'ai acheté. Et comme une idiote j'ai pas vérifié si mon ordi pouvait supporter le jeu et il s'est avéré que non :-* A ma décharge comme le jeu Bastion passait nickel et que j'arrive à faire tourner des jeux tels que Skyrim (certes en configuration minimale) je me disais que Transistor allait passer crème. Sauf que c'est une grosse usine à gaz ce machin. Heureusement on a un ordinateur fixe à la maison bien plus performant donc j'ai pu jouer mais c'était loin d'être fluide. Je sais vraiment pas ce qu'ils ont foutu chez Supergiant Games, surtout que j'ai vu qu'avant un certain patch, le jeu tournait sans problème chez certains.

Aha, j'ai fais exactement les mêmes choix que toi... et j'en suis plutôt heureux. Je ferais peut-être un autre run plus tard pour voir les autres... et parce que ce jeu est cool.

Sinon, ouais, j'ai souvent hésité à me prendre Transistor, qui me tente vraiment depuis un moment et sur lequel j'ai perçu des retours assez positifs, mais mon PC ne peut pas le faire tourner et j'ai pas les moyens d'en prendre un nouveau, donc tant pis... J'attendrais un peu avant de le récupérer, en espérant que Steam aura pas disparu d'ici là, emporant avec lui la cinquantaine de jeu de qualités que j'ai acheté.

Je suis le seul que l'idée que Steam puisse couleur inquiète, au passage ? Je sais que c'est de la parano mais je peux pas m'empêcher de me dire que si ça arrivait, alors l'ensemble des softs que j'ai récupéré dessus seraient perdu... 'fin bref.

Sinon, j'ai décidé d'essayer un jeu pour la BO duquel j'avais eu un coup de coeur lors d'une GDM de jeu vidéo sur le forum.
Offspring Fling! est un puzzle plateform en univers forestier, où vous incarnez une maman lapine (bon, ok, c'en est pas une, mais ça ressemble vachement aux lapins de Secret of Mana donc chut) qui a perdu ses petits suite à l'attaque d'un tyrannosaure de jeu vidéo (c'est à dire rose avec une crête). A la base sortie sur SNES, le soft aurait donc été réédité pour Steam par Kyle Pulver en 2012.
Le jeu se compose d'une suite de niveau au cours desquels la mère, incarnée par le joueur, doit récupérer les petits présents sur la map et les amener jusqu'à la porte à travers des obstacles ; ajout du remake (je crois ?), les épreuves sont chronométrées et une mention spéciale récompense un parcours accompli avec un certain temps, mention qui justifie à elle seule qu'on se retape le même niveau, parfois une bonne dizaine de fois. C'est drôle, mignon, à la fois cognitif et dynamique et ça fait les doigts ; un vrai bonheur. La musique, qui m'a amené à découvrir le jeu, est juste superbe, et les graphismes old school (le jeu original est sorti sur SNES, j'en ai acheté le remake Steam) sont plutôt zoulis si vous êtes pas rebuté par le genre.
Vous le devinez, j'ai plutôt une bonne image du jeu ; petit hic, toutefois... J'ai conscience d'avoir un ordinateur en carton. Toutefois, j'estime que s'il peut faire tourner des jeux comme Bastion, Bioshock ou Brothers, un jeu à la base sorti sur SNES ne devrait pas lui poser de problèmes. N'empêche que j'ai parfois des ralentissements que j'ai du mal à comprendre. C'est dommage mais comme c'est plutôt rare, je fais avec.
Ce souci mis à part, et qui ne posera sûrement pas de problème à ceux qui on un ordinateur de qualité, Offspring Fling ! est VRAIMENT cool, très frais et agréable à jouer ; je vous le recommande donc vivement.

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Débat / Publicité sur internet, cookies et tracking
« le: mercredi 29 avril 2015, 20:58:18 »
Ah, tiens, ça me rappelle une anecdote... Je me souviens qu'une fois, je voulais montrer le trailer de Skyrim a quelqu'un, et la pub qui précédait la vidéo c'était... le trailer de Skyrim. C'était très perturbant.

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Jeux Vidéos / [Discussions libres] Parlons Jeux Vidéo !
« le: mercredi 29 avril 2015, 02:38:04 »
Waouh. Y a une heure tout au plus, je finissais pour la première fois le mode aventure du génialissime Battleblock Theater. J'y ai joué en coop avec un ami (qui ne jouait pas aux JVs avant qu'on lance notre partie), et on s'est décidé à terminer... Je regrette pas, pour être honnête. C'était du pur délire, on s'est vraiment bien éclaté dessus, et c'était d'autant plus intéressant qu'il ne jouait pas avant et que du coup, il a appris en cours de route. A côté de ça, l'histoire déjantée et sa narration épique, le chara-design improbable et le fun du jeu en lui-même ont bien fait leur travail, et j'ai vraiment apprécié l'expérience.

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