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Messages - Vaati the Wind Mage

Pages: [1] 2 3 ... 30
1
Musique / Guerre des Musiques : Edition 2020
« le: mercredi 11 mars 2020, 18:08:39 »
N'ayant joué à presque aucun jeu vidéo sorti entre 2015 et 2020, et les musiques que je voulais proposer, il ne me reste que celle là :


2
The Legend of Zelda / Conseils rétro gaming sur les jeux Zelda
« le: mercredi 11 mars 2020, 14:38:10 »
Tu as saisi mon idée. Il est encore parfaitement jouable aujourd'hui. D'un autre côté les jeux en 2D vieillissent beaucoup mieux que les jeux 3D

3
Discussions Générales / Le jeu de la chaîne d’images
« le: mercredi 11 mars 2020, 00:13:12 »

4
The Legend of Zelda / Conseils rétro gaming sur les jeux Zelda
« le: mercredi 11 mars 2020, 00:09:33 »
Après c'est complètement possible de croire en la chronologie  :8):

Même si je ne trouve pas la chronologie complètement idiote (bien que pas complètement logique non plus), l'ordre dans lequel tu joues aux jeux n'a absolument aucune importance, et à part quelques petits clins d'oeil franchement discret, tu n'y gagneras pas grand chose. Après si tu commences The Minish Cap, ça reste un jeu relativement récent donc tu n'auras pas de gros gros décalage (c'est pas The legend of Zelda premier du nom quoi).

5
Discussions Générales / Topic Anniversaires des membres
« le: dimanche 08 mars 2020, 23:12:27 »
Joyeux anniversaire Zeldagathe !

6
Discussions Générales / Le jeu de la chaîne d’images
« le: dimanche 08 mars 2020, 23:11:27 »

7
Discussions Générales / Le jeu de la chaîne d’images
« le: samedi 07 mars 2020, 23:03:46 »

8
Discussions Générales / Le jeu de la chaîne d’images
« le: samedi 07 mars 2020, 17:52:29 »

9
Littérature, Fictions / [Fiction Collective] Miderlyr - Saison 2
« le: samedi 07 mars 2020, 17:48:33 »
Alaïa
Vétéran
Jour 6 avant la fin
Dans le labo de Sébastide Hordefeu
Le réveil


Une douleur vive s’était propagée dans tout mon corps. C’était tout ce que je pouvais ressentir, tout ce que percevais, mais je n’étais pas capable d’hurler, de communiquer, ou simplement de bouger. Petit à petit, des sons, distants, commencèrent à parvenir jusqu’à mon oreille, et une lumière, blanche et éblouissante, m’aveugla quelques instants. Je pus alors reprendre contrôle de mon corps. J’étais encore dans cette espèce de salle de chirurgie où j’avais été acheminée précédemment, aux côtés de Cheiralba, Syl, et d’une naine et d’un draconien que je n’ai pas pu reconnaître. Sébastide était attaché, faisant face au petit groupe, et ayant perdu un bras. Dès que je fus complètement réveillée, je voulu hurler, mais la douleur était si violente que je ne pus même pas respirer. Cheiralba se précipita vers moi, et je lançai vers elle un regard désespéré, tandis que des larmes coulaient le long de mes joues.
“Ne t’inquiètes pas, tout va bien se passer, dit-elle. Nous tenons Sébastide captif, tu es en sécurité avec nous.”

Petit à petit, la douleur devint moins diffuse, et tandis qu’elle se dissipait, je poussai des cris, pleurant à cause de son intensité. Mais rapidement, quelque chose me frappa : je n’étais pas capable de bouger mon bras droit, et il me faisait beaucoup plus mal que le reste de mon corps. Lentement, terrifiée par ce que j’allais découvrir, je tournai la tête vers ma droite. Mon bras… mon bras semblait être fait d’une surface noire, lisse, froide. Je portai ma main gauche sur ma bouche, et poussai un autre cri.
“M…. mon bras ?! Qu’est ce que vous avez fait à mon bras. ?”

Je me mis alors à sangloter, choquée de ce que je venais de voir.

“Je suis navrée, me dit alors Cheiralba. Tout ce que j’ai pu faire, ça a été d’achever ce que Sébastide avait commencé : j’ai recousu votre bras. Je m'engage, si vous le souhaitez, à l'amputer s'il vous répugne trop, mais je ne pouvais pas prendre cette décision à votre place. Il fallait que j'attende votre réveil… Prenez votre temps.”

Sans lui répondre, je la regardai, toujours en sanglotant, tentant d’exprimer tout ce que j’étais incapable de dire. La douleur finit enfin par se dissiper, et je me redressai, tentant de me tenir plus droite : je ne pouvais pas supporter de m’humilier davantage. Mon bras pendait, inerte, ne faisant que me rendre plus inutile encore. Je ne pouvais déjà presque pas me battre avant, j’étais à présent handicapée. Tentant encore de saisir tout ce qui venait d’arriver, je tournai la tête vers Cheiralba, et c’est en voyant son air compatissant que je compris alors ce qu’elle et Syl venaient d’accomplir.

“Vous… vous m’avez sauvée ? Mais… Pourquoi ? Pourquoi avoir pris ce risque ?
Il était hors de question de te laisser aux mains de Sébastide. Par ailleurs, il me fallait des réponses. Il fallait que je le vois, que je le questionne… “

Je me mis à tousser, fébrilement, puis je tentai de descendre de la table d’opération, aidée par Cheiralba, qui soutint mon corps. Tournant la tête vers ma gauche, je vis, posé dans une coupelle en bois sur une table encombrée par plusieurs instruments de chirurgie, le bras qu’il m’avait arraché, baignant dans une petite flaque de sang. Me retenant de pleurer à nouveau, je dirigeai un regard haineux vers Sébastide.  Celui-ci me rendit mon regard par un sourire sordide.
“Tellement de potentiel gâché, soupira-t-il alors. Si j’avais pu t’achever, tu aurais pu être l’unes de mes plus glorieuses créations…
-Qu’est ce que… qu’est ce que vous m’avez fait ?
- Là n’est pas la question, ma petite… La question est plutôt qu’est ce que tu aurais pu devenir ? Si cette expérience avait abouti, toi et moi, nous aurions pu accomplir tant et tant de choses… sans moi, tu ne seras qu’un autre monstre de foire lâché dans ce monde.
- Je… je ne comprend pas.
- Bien sûr que tu ne comprend pas. Tu n’as jamais été en capacité de comprendre.”

Cheiralba s’avança vers lui tandis que nous parlions. Elle le fixait, une expression d’intense mépris se lisant sur son visage. Alors qu’elle le fixait ainsi, je lui trouvais l’air plus digne et plus noble encore qu’auparavant. Les deux se fixèrent ainsi pendant quelques instants, l’un ayant le regard fixe, impassible, presque mort, l’autre le toisant de haut en bas, contenant visiblement toute sa colère.

“Tu ne m’as toujours rien dis depuis que je suis revenu A54. Tu semblais pourtant brûler d’impatience de me questionner tout à l’heure. Quelle est la raison de ce silence inopiné ?”

Cheiralba ne lui dit rien. Elle se rapprocha de lui, puis se pencha afin de se mettre à son niveau, puis le regardant droit dans les yeux, une expression presque apaisée mais néanmoins ferme sur le visage, elle dit :

“Je n’ai pas besoin d’en savoir d’avantage.”

Tout d’un coup, avec une violence que jamais je ne lui aurais prêté, Cheiralba se jeta sur le scientifique, le plaquant contre le sol. Elle planta une dernière fois son regard dans celui de Sébastide. Une lueur de défi brillait dans les yeux du scientifique, comme s’il défiait sa création de le tuer. Soudainement, Cheiralba découvrit son dard, et le planta dans la chair de Sébastide. Celui-ci commença à se convulser, de l’écume sortait de sa bouche. Il se mit à émettre un faible râle, mais Cheiralba laissait son dard planté dans son corps. Au bout d’une vingtaine de secondes, Sébastide cessa ses convulsions. Son corps se raidit. Il était mort. Alors, seulement, Cheiralba ôta son dard, reprit sa posture droite, puis considéra le corps qui était à ses pieds : son créateur gisait, son visage baignant dans l’écume qui sortait de sa bouche et le sang qui coulait de son bras. Me tenant à côté d’elle, je regardais ce corps avec un mélange de haine et de soulagement. Puis, je jetai un premier regard vers ces autres personnes à qui je devais la vie, puis fis quelques pas vers eux.

“Je…. je vous dois la vie.”

Je me tenais là, face à eux, misérable, baissant les yeux. Ils n’avaient aucune raison d’être venus me chercher, et il était stupide de croire que leur but principal avait été de me sauver, et je ne m’en rendais compte que maintenant. Si je n’avais pas été enlevée par Sébastide, je ne m’en serais pas sortie. Parce que je ne suis pas importante, pour personne. Pourquoi le serais je ? Je ne suis qu’une elfe faible, incapable de se battre. Et j’ai beau avoir changé, j’ai beau m’être renfermée, je suis toujours cette elfe niaise qui n’aspirait qu’à faire le bien avec ces objectifs stupides, et qui n’était même pas capable de voler correctement. Tôt ou tard, j’allais retourner à ma solitude. C’était là qu’était ma place, après tout. Toute ma vie, je n’ai aspiré qu’à attirer l’approbation ou la sympathie de quelqu’un. C’est tout ce que je peux faire. Je voulais être une bonne voleuse pour m’attirer la fierté d’Alabaross après avoir rejoint la Guilde, et je voulais par dessus tout rester près d’Öhlraj. L’un était probablement mort, l’autre m’avait abandonné. Et c’était ma destinée de perdre tous ceux en qui j’accordais ma confiance. Cheiralba, Syl… personne ne pourrait combler ce vide que j’avais en moi, parce jamais je ne pourrais être importante pour qui que ce soit. Jamais je n’aurais de valeur. Jamais je ne pourrais être utile. Au contraire, tout ce que j’avais jusque là, c’était mettre tout le monde en danger en me faisant enlever comme une idiote, et à devenir plus handicapante encore. Et même quand j’avais essayé de faire le bien, tuant des membres de la Croisade, qui sait quelles en ont été les conséquences à la surface ? Le mieux que je pouvais faire, le seul cadeau que je pouvais délivrer à ce monde, c’était de disparaître, silencieusement, dans la cave où je me terrais, après avoir quitté ce laboratoire, pour y mourir, rapidement, sans souffrance. Personne ne serait là pour me pleurer, je ne manquerai à personne. De toute manière, il n’y a jamais eu personne pour me pleurer. Suite à toutes ces réalisations, qui m’étaient parvenues grâce à ce sauvetage, j’empêchai les larmes de couler le long de mes joues, puis, me redressant, dis d’un ton froid, bien que j’ai tenté d’y insuffler toute la fausse joie que je pouvais :
“Jamais je ne pourrai vous remercier comme il se doit.
- Ne perdons pas notre temps en galanteries, dit alors la naine. “

Dès qu’elle eût fini sa phrase, elle me jeta un regard perplexe.

“Il faudrait plutôt déterminer la suite des événements.”

10
Jeux Zelda / [Topic Officiel] Twilight Princess (HD)
« le: samedi 04 janvier 2020, 15:09:01 »
Le fait qu'on nous fasse miroiter Célestia pendant tout le jeu pour au final n'avoir rien (mais vraiment) est très décevant. Un donjon et une boutique, alors que c'était censé être une civilisation extrêmement avancée, c'est pas assez.

11
Jeux Zelda / [Topic Officiel] Twilight Princess (HD)
« le: jeudi 12 décembre 2019, 22:40:47 »
Il a beau être facile, ça reste un très bon combat de boss.

12
Discussions Générales / Topic Anniversaires des membres
« le: vendredi 22 novembre 2019, 22:07:20 »
Joyeux anniversaire en retard Ze !

13
Littérature, Fictions / L'univers Vaati
« le: dimanche 10 novembre 2019, 16:41:18 »
Voici venu le temps des rires et des chants de ma nouvelle histoire. Celle-ci n'a strictement rien à voir avec Corterra, et est une fiction horrifique. Elle sera bien plus courte aussi, et parlera d'un groupe de cinq jeunes adultes pénétrant dans la maison maudite de Byrynthya et... Je vous laisse découvrir la suite !

 
     
Byrynthya



Chapitre 1 :



       Il y avait toujours eu quelque chose d’anormal dans la maison Byrynthya, quelque chose de si affreusement dissonant que mêmes les âmes les plus sceptiques ne pouvaient l’ignorer. Les arbres qui l’entouraient semblaient hurler quand le vent soufflait dans leurs feuilles, son ombre qui se projetait sur la colline la nuit ne faisait qu’amplifier sa présence et les reflets sur ses fenêtres étaient autant de silhouettes malfaisantes. C’était un vaste manoir, qui semblait ne jamais avoir subi les affres du temps. Les colonnes qui soutenaient le porche étaient toujours d’un blanc immaculé, les fenêtres étaient toujours parfaitement propres, aucune feuille n’encombrait son allée et les murs semblaient tout juste avoir été repeints. Située en haut de la colline qui surplombait la petite ville de Thofélec, la maison Byrynthya dominait toutes les maisons et tous les habitants. D’aussi loin que le doyen de Thofélec s’en souvienne, elle avait toujours été là. Nul ne savait depuis quand exactement elle trônait sur la ville : c’était comme si elle était soudainement apparue, imposant sa présence, sortant de nulle part. Il était impossible de ne pas la voir  peu importe l’endroit où l’on se trouvait dans la ville, et sa simple vision conférait un sentiment de malaise intense. Et bien sûr, il y avait la légende.

Contrairement à la maison, tout le monde savait très bien quand celle-ci avait débuté, et chacun était étonné de la date relativement récente de ces événements comparée à l’âge supposémment avancé de la demeure : tout avait commencé le 4 avril 1925, lors que quatre jeunes adultes avaient décidé de découvrir ce qui se cachait dans les entrailles de la maison Byrynthya, Emilie Cherais, Jean LeFol, Elizabeth Moray et Charles Gerain. Sur les quatre jeunes gens qui étaient rentrés dans la maison, seuls deux en étaient sortis, Elizabeth et Charles. Si la jeune fille avait, bien que profondément choquée, fini par se remettre de ces événements, Charles avait sombré dans une profonde démence, et relatait des propos incohérents sur la maison, et de ces propos jaillit le secret du coeur de la maison : la maison serait habitée par l’esprit de Byrynthya, une sorcière morte pendue qui jetterait sa vengeance sur les âmes assez audacieuses pour oser pénétrer sa demeure, mais leur offrirait une chance incroyable s’ils s’en échappaient. Et effectivement, par la suite, Elizabeth réussit dans tout ce qu’elle entreprit et se créa une fortune assez grande pour qu’elle puisse se permettre de quitter Thofélec pour Paris. Charles, quant à lui, retrouva ses esprits sans aucune raison apparente deux ans après les événements, et se maria avec la fille qu’il avait toujours aimée, et qui jusque là, s’était montrée très réticente. Néanmoins, le cadavre de Jean fut retrouvé dans la ville le lendemain de l’excursion, la nuque brisée, des marques de mains la couvrant. Mais le corps de la jeune Emilie ne fut jamais retrouvé. Ce mystère entourant cette maison, lié au fait que les personnes qui s’y étaient rendues avaient soit tout oublié soit était traumatisées ne firent qu intensifier l’intérêt que la population portait à cette maison. Mais dès que les forces de l’ordre s’y rendirent pour déterminer précisément ce qui s’était passé, ils pénétrèrent dans une maison d’une propreté irréprochable, certes gigantesque mais ne contenant aucun labyrinthe. Cela ne fit que renforcer l’intérêt pour la maison, mais chaque exploration de la maison résultait inéluctablement en un massacre, parfois total et souvent laissant échapper un ou deux survivants. Bientôt l’accès à la maison fut interdit, mais la jeunesse est telle qu’elle trouve toujours le moyen de parvenir à ce qui lui est refusé. La municipalité finit par établir une cloture tout autour de la maison, surmontée de barbelés. Cela réduisit considérablement le nombre d’excursions, mais éventuellement, quelques unes avaient lieu, la curiosité l’emportant toujours sur la raison. Celles-ci ne se déroulaient que très rarement, la funeste réputation de la maison étant clairement définie après le nombre considérable de morts s’y étant déroulées. Mais les téméraires qui peuplent ce monde continueront toujours d’ignorer le danger pour être les précurseurs, les pionniers de quelque chose de grand. Et ceux qui exploraient la maison Byrynthya voulaient être les premiers à en revenir tous, et à se souvenir précisément de ce qui s’y passait. Mais tous ont échoué. Et tous ceux qui ont tenté de pénétrer la maison après la vague d’explorations sont morts. Il est des choses dans le pays de Thofélec qui sont connues, et parmis celle-ci, tout le monde sait que ceux qui entrent dans la maison Byrynthya n’ont désormais plus aucune chance d’en sortir.

14
Discussions Générales / Topic Anniversaires des membres
« le: lundi 28 octobre 2019, 17:43:30 »
Joyeux anniversaire en retard Actario ^^

15
Littérature, Fictions / [Fiction Collective] Miderlyr - Saison 2
« le: mardi 22 octobre 2019, 21:25:46 »
Alaïa
Vétéran
Jour 6 avant la fin
Laboratoire de Sébastide
Face face avec Sébastide


Je me réveillai difficilement. Mon corps était engourdi et je me sentai complètement perdue. J’essayai de lever un bras, mais celui-ci était attaché. Bientôt, je me rendis compte que j’étais attachée. J’étais dans une pièce, où une femme s’affairait à écrire quelque chose sur un calepin. Elle avait des lunettes, de longs cheveux noirs attachés de manière particulière et une blouse qui autrefois avait dû être blanche. Profitant de son inattention, je tentai de me libérer de mes entraves… sans succès, mis à part celui de me faire gémir de douleur. Elle me jeta alors un regard indifférent, puis se remit à écrire. Dès qu’elle eût fini, elle s’approcha de moi et commença à m’examiner de plus près. J’étais pétrifiée. Je ne savais pas pourquoi, mais cette femme me terrifiait : sa manière de bouger, froide, sans vie, ses yeux qui jetaient des regards méprisants et son visage toujours inexpressif, tout cela formait un ensemble assez dérangeant.

Soudain, la porte de la pièce s’ouvrit et en homme, quoiqu’il n’en avait pas tout à fait l’air, entra en faisant rouler une sorte de table à roulettes, où reposait un corps recouvert d’un drap blanc. Aussitôt, la femme perdit son visage impassible et se mit en colère :

 ≪ Mais qu’est-ce que vous faisiez ? Pourquoi cela a mis autant de temps pour ramener ce que vous avez trouvé ?
— Eh bien, Madame Mengel, c’est-à-dire que nous avons eu une… une déconvenue.
— Quel genre de déconvenue. demanda-t-elle en fronçant légèrement les sourcils.
— Il y a eu une intruse. Mais ne vous inquiétez pas, c’était juste une pauvre vieille femme. A l’heure qu’il est, l’autre tâche a du s’en occuper.
— Referme les portes.
— Mais Madame, je pense pas que…
— Est-ce que j’ai demandé ton avis ? Dois-je te rappeler ce qui t’est arrivé la dernière fois que tu m’as désobéi ? Ici bas, on ne peut pas se fier à la simple apparence. As-tu inspecté les environs ? Es-tu resté longtemps avec cette femme ? As-tu vérifié s’il n’y avait pas quelqu’un d’autre ?
— Eh ben…
— Non. Bien entendu. Je me demande pourquoi Sébastide tolère encore votre existence à vous deux…
— Je suis navré Ma…
— Va refermer les portes maintenant. On ne peut pas prendre le risque que qui que ce soit pénètre dans le laboratoire… Maintenant laisse-moi ! Je dois finir d’observer cette elfe avant de l'amener à Sébastide.
— Bien, Madame Mengel. ≫

Une vieille femme ? Ce pourrait il que ce soit Cheiralba ? Non… Impossible… Aussitôt, l’homme repartit. Madame Mengel posa alors son regard sur moi. Il était toujours aussi froid, aussi mauvais.

 ≪ Est-ce que tu peux toujours parler ?
— ...ou….oui.
— Alors dans ce cas tu ne dois pas être en trop mauvais état. ≫

Elle reprit son bout de papier, écrivit quelques mots supplémentaires puis appela quelqu’un. Aussitôt, quelque chose arriva dans la pièce. La créature était trapue, et recouverte d’une sorte de combinaison. Il saisit la table à roulette où j’étais installée, puis commença à m’emmener vers Sébastide. Madame Mengel nous suivait. Sur mon chemin, je pus observer de multiple portes, peut-être une vingtaine. Derrière elles, je pouvais souvent entendre des gémissements, des grattements. Derrière certaines, il semblait y avoir plusieurs personnes. Comment un bâtiment aussi grand avait pu rester caché, même au sein de la Faille ?

Enfin, je fus acheminée dans une grande salle blanche. Celle-ci contrastait énormément avec le reste du bâtiment. Elle semblait propre, pure. Néanmoins, au centre, se trouvait une gigantesque table d’opération. Un tuyau partait de dessous la table pour se jeter dans une rigole, elle-même se terminant dans une évacuation. Le long, des traces oscillant entre le jaune terne et le marron foncé ne laissaient rien présager de bon. Je frémissais à l'idée de la quantité de sang qui avait coulé par là à chaque opération et que personne n'avait jamais réussi à laver complètement.  Dans un coin de la pièce, me fixant, bougeant uniquement la pièce pour suivre mes mouvement. Il portait une combinaison intégrale en ce qui semblait être du cuir rouge. A son ensemble pendait de nombreux instruments qui réfléchissaient à qui mieux mieux la lumière de la salle. Leur vue me provoqua un sentiment d'angoisse que je ne soupçonnais pas possible, se rajoutant à l'effroi que je ressentais jusqu'à présent. Cherchant à détourner mon regard de mes futurs outils de torture, je levais les yeux vers le visage de cet homme. Seul son nez, long comme celui d'un corbeau, était vraiment visible. Sa bouche et son crâne étaient recouvertes de tissus. Quant à ses yeux, ils étaient masqués par d'épaisses lunettes. Sur l'une d'elles, deux lentilles grossissantes étaient raccordées grâce à des petites tiges métalliques.

 ≪ Alors tout va bien, j’ai examiné tout son corps et elle ne présente aucune blessure sérieuse si ce n’est à l’épaule, mais rien de trop grave.
— Très bien. Laisse-nous seuls maintenant Sofia.
— Attendez, Monsieur Hordefeu.
— Oui ?
— Je me dois de vous prévenir qu’il y a peut-être des intrus dans le laboratoire.
— Les portes ont été fermées ?
— Oui.
— Très bien, dans ce cas enclenche les fermetures hermétiques de la chambre opératoire. Je ne veux pas être dérangé. ≫

La femme quitta les lieux sans même se retourner, me laissant seule avec cet homme. Il s’approcha de moi, caressa ma joue. Il m’inspecta, promenant ses lunettes partout sur mon corps. Il resta longtemps sur mon épaule.

 ≪ Eh bien, eh bien, eh bien… Voilà quelque chose qui doit bien te faire souffrir, ma pauvre enfant. Mais ne t’inquiètes pas. Toi et moi allons trouver un intérêt commun à cette rencontre fortuite.
Connais-tu la pierre qu’on appelle obsidienne ? demanda-t-il. C’est une pierre très lisse, noire et extrêmement résistante. Elle donne son nom à une race de monstres, l’Etrobsi. Leur peau est semblable à l’obsidienne, noire, lisse, sans la moindre imperfection. Ils résistent aux chocs les plus terribles, mais ont une force… limitée. Depuis quelques temps, je tente de créer un croisement entre l’Etrobsi et une autre espèce. Les humains se sont révélés très insatisfaisants. Et je crois avoir trouvé… Normalement, les elfes ne se laissent pas attraper. ≫

Il alla ensuite chercher une sorte de tissu, qu’il imbiba d’un liquide étrange, puis il revint vers moi à nouveau en se rapprochant lentement.

 ≪ Les Elfes ont de grandes aptitudes magiques. Leur organisme est très différent des autres humanoïdes. C’est pourquoi je suis convaincu que cette fois… Ça marchera.”

Les souvenirs de Luxien ont surgi dans mon esprit et des larmes ont commencé à couler le long de mes joues.

≪ Non… non… non. ai-je imploré. Pas ça, s’il vous plait… Je vous en prie non…
— Allons mon enfant… Tu seras la première… La première d’une longue lignée de créatures dominantes. ≫

Alors, il plaqua le tissu contre ma bouche. Je tentai de me débattre, mais attachée, je ne pouvais rien faire. Je ne pu qu’observer mon environnement devenir flou, voir le monde disparaître. La dernière chose que je pu entendre fut la phrase de cet homme étrange :

 ≪ Après tant d’efforts… Peut-être te voilà enfin, Obsidianne. ≫

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