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Messages - D_Y

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Once Upon a Time in Hollywood...
Un film dont je ne connaissais rien, ayant lâché Tarantino depuis quelques années, et comme c'est presque toujours le cas : super surprise.

Je vais pas spoiler la fin vu que ça a bien marché sur moi, mais je dirais juste que ceux qui défoncent le film sous prétexte que ça ne respecte pas la mémoire des victimes de Charles Manson n'ont vraiment rien compris au film.
Surtout, ils traitent le film comme si c'était un vrai film sur Sharon Tate, alors que le sous-texte est bien plus intéressant qu'un fait divers. Et même si on n'arrive pas à comprendre où le film veut en venir pendant un assez long moment, au final rien n'est laissé au hasard, tout a sa place.
Alors il y a Sharon Tate (excellente Margot Robbie) qui est la surface du film. Et il y'a les deux persos campés par Brad Pitt et DiCaprio, respectivement les symboles du cascadeur et de l'acteur bouffé par un système mercantile qui peut propulser de la gloire au bas fond. J'insiste sur la notion de "symbole", car c'est exactement ce qu'ils sont, et tout le film repose sur eux. Tarantino s'attarde beaucoup sur les décors fake des studios qui contrastent avec les émotions des humains qui s'y croisent.
A ce titre la clé du film est la scène avec la petite actrice (qui lit un livre sur Walt Disney, autre grand symbole du contraste décors en carton/rêve). DiCaprio c'est l'acteur tombé dans l'oubli remis sous les feux des projecteurs; pas seulement lui mais tous les acteurs qui ont foulé des décors de studio artificiels.
L'autre grand symbole est celui du cascadeur. On sait d'ailleurs via Bvd de la Mort que les cascadeurs ont une place à part chez Tarantino, et là c'est encore mieux montré. C'est le personnage qui fait tout et qui se cache dans l'ombre de l'acteur, mais sans qui il n'est rien. Idem, Brad Pitt représente tous les cascadeurs. Toute la scène avec Bruce Lee existe pour montrer leur importance par rapport aux acteurs reconnus et dont tout le monde se souvient, tandis que personne ne songe aux cascadeurs.

In fine, pour le cas Sharon Tate, Tarantino aime tellement le cinéma de toute son âme qu'il est convaincu qu'un film peut rendre immortelle une icône. Et comme il essaye de rendre immortels les cascadeurs et les acteurs de seconde zone, il réécrit l'histoire et rendant immortelle Sharon Tate en humiliant les mauvais. Exactement comme dans Inglorious Basterds, en somme.
Il faut être aveugle pour ne pas voir que Sharon Tate est présentée avec énormément de bienveillance dans le film, et que la fin, loin de la souiller, lui rend un hommage qui ferait rougir St Michel. Celui qui dira le contraire n'a rien compris au film.

Pour le reste c'est filmé aux petits oignons, c'est savamment décalé, y'a de la violence à la Tarantino-style; du caviar.

Bref, faut aller le voir.

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Les règles de prononciation française ne s'appliquent pas à un jeu étant très fortement connoté anglophone (d'où le nom Link). Sinon tu dirais Elton John et pas Eltone John aussi dans la vraie vie.

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Discussions Générales / Votre dernier/dernière achat/vente ?
« le: mardi 06 août 2019, 22:55:38 »
Du coup c'est à se demander pourquoi vous faites tous dans votre pantalon pour jouer à Dark Souls alors que c'est pas plus dur qu'Hollow Knight v.v

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Littérature, BD et séries d'animation / [Livre] George R. R. Martin
« le: vendredi 02 août 2019, 17:33:50 »
Avec la fin de la série, plutôt que de me refaire tout depuis la saison 1, je me suis plutôt dit que c'était le bon moment pour lire la saga littéraire. Donc je vais pas inventer la pluie pour ceux ici qui ont déjà lu, mais contrairement à ce que j'attendais ça passe bien, très bien même.

J'avais commencé l'intégrale il y a longtemps, avant la sortie de la saison 2 télé, et j'avais lâché d'ennui. C'était à une époque où je lisais pas des masses et encore moins de la fantasy. Je suis toujours pas un gros friand de cette dernière, mais j'ai un petit background de lecture qui me permet d'apprécier la bonne écriture; ça peut me jouer des tours sur des livres qui sont moins travaillés sur un aspect littéraire, tout comme ça peut rehausser des livres jugés chiants mais à l'écriture en or (au hasard : LotR). A Song of Ice and Fire en fait largement partie.
Je sais pas si c'est dû à mon expérience littéraire ou à la traduc française, et je relirais jamais cette dernière pour vérifier, mais Martin connait son taf, lire un de ses livre, c'est naviguer sur une rivière aux eaux turquoises ballotté par un faible courant avec devant les yeux une peinture magistrale dépeignant un monde de fou. J'ai déjà vu des livres de 200 pages qui font se fermer les yeux; AGOT est tout le contraire, sa longueur non seulement ne se ressent pas mais est une force. Chaque page fourmille de détails de maboules, le background est majestueux tellement il est riche, comme si on contemplait une montagne dont on voudrais découvrir tous les pins, les crevasses, les cascades...

Ce qui me fait dire que la série n'est pas si fidèle que ça par rapport à ça. J'ai jamais eu cette impression de richesse en la regardant, et dans le livre c'est ce qui m'intéresse le plus.
Cela dit le souvenir de la série me fait un effet bizarre que je n'ai jamais expérimenté. Une sorte de Madeleine de Proust mais pas tout à fait. L'histoire et les personnages que j'imagine sont totalement différents de ceux de la série, mais en même temps les souvenirs d'adolescence ressurgissent, ce qui combinés ensemble font une expérience assez bizarre. Je suis assez content de m'y être attaqué et j'ai hâte de voir quand les livres se détachent de la série (enfin, vice versa plutôt).

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Longs métrages et Télévision / Aujourd'hui j'ai vu...
« le: jeudi 01 août 2019, 00:47:35 »
J'ai vu le Roi Lion 2019, j'attendais réellement à en sortir sans en être ébloui et même si ça a pas vraiment été le cas, je serais moins sévère que beaucoup.
Déjà, il faut oublier la critique "docu animalier". Les émotions ne fonctionnent pas si mal, bien aidées par la musique il est vrai, mais de temps à autre tout passe par le regard, un peu comme le tigre dans l'Odyssée de Pi. A aucun moment j'ai eu l'impression de regarder un documentaire.

Cet aspect écarté dés le début, j'ai bien accueilli les changements significatifs, notamment le rajout de personnages dans la partie centrale avec Timon et Pumba qui étaient entièrement seuls dans le DA, et la place plus importante accordée aux lionnes à la fin. Rien de fou, attention, mais elles jouent un rôle plus important dans le final, de même que Sarabi, même s'ils ont zappé le passage où elle avance fièrement et d'un air hautain.
Pour ma part j'ai bien plus vu le film en VHS et j'ai dû voir une fois seulement le DVD, ce qui explique que le "rapport du matin" ne me dit rien du tout. Pour une raison analogue je n'ai capté aucun changement de dialogue, parce que je ne connaissais que la VF et que j'ai vu le remake en VO.

Cela dit je trouve deux changements dommageables qui sont deux fausses notes du film. La première est celle du retour de Simba par le desert, qui était parfaite à la base et même un point culminant du film. Admettons, peut être qu'un ermite n'ayant jamais vu le film trouvera la scène remplaçante sympa.
Le plus gros bémol pour moi se situe à la fin, lors du rugissement final. Il faut savoir que je connais cette scène par cœur, elle fait pour moi toute la beauté de l'original, je connais la place de chaque plan, et sous quel accompagnement de notes de musiques. A la base il y avait une musique caractérisant l'ascension du rocher, et une autre, plus distincte, accompagnant le rugissement. C'était simple et logique.
Là il y a un décalage, et Simba rugit en pleine musique d'ascension, chose que tout connaisseur de cette scène reconnaît dés le début en se rendant compte que le timing n'est pas respecté; qu'il brise l'harmonie de la scène.

Bref je veux pas faire une thèse sur les musiques du film et leur utilisation dans les deux films, mais c'est le seul changement majeur qui m'a dérangé, et c'est dommage parce qu'il concerne un passage qui pour moi est le plus important et le plus beau du film original.
C'est d'autant plus triste que la musique jusque là était du caviar, une force même du remake qui me semble avoir des musiques (je parle bien de la musique et pas des paroles) d'une meilleure qualité avec des notes plus marquées, surtout visible (enfin écoutable) dans la scène (rallongée) où un morceau de criniere de Simba voyage jusqu'à Rafiki (d'ailleurs j'ai un doute sur le fait que ça soit de la crinière dans le DA ? Si c'est le cas j'avais jamais capté pendant 25 ans)

Pour finir les décors sont somptueux, c'est d'ailleurs l'argument principal du film pour ma part, sachant que le DA bien qu'étant une belle histoire n'est pas un film d'animation oufissime et les décors manquent de précision. À ce niveau là version 2019 est évidemment bien meilleure.

Bref le film est loin d'être une merde, et même si c'était le cas je le recommanderais rien que pour l'aspect technique qui a dû demander un travail monstrueux. Un vrai tour de force quand on considère que c'est en grande partie de l'animation.
Mais même sans cela, et si on se détache un peu du DA, le film fait le job en terme de ton (respect des scènes sérieuses, des autres plus humoristiques), et respecte sensiblement le film de base en testant quelques nouveautés et accompagné de musiques magnifiques.

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Discussions Générales / La météorologie
« le: jeudi 25 juillet 2019, 22:52:39 »
T'as une source pour ton dernier paragraphe ? J'ai vu passer les même chiffres hier et je suis pratiquement sûr que les 16 canicules couvraient de 1988 à aujourd'hui. Si j'ai une occasion de clasher le JT de France 2 de nouveau, je veux bien que tu me documentes à ce sujet :h:

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Discussions Générales / Partagez vos rêves!
« le: mardi 23 juillet 2019, 13:54:28 »
J'ai rêvé qu'une courgette finie à nom d'animal clashait Alexandre Astier gratuitement, quel horrible cauchemar, je me suis réveillé en sursaut

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Discussions Générales / Astronomie
« le: dimanche 21 juillet 2019, 18:59:08 »
Je réponds un peu tard, mais ce qui était notable par rapport à Mars l'année dernière n'était pas sa position mais le fait qu'elle était à son périgée, ce qui est plus rare que les éclipses de Lune qui sont assez communes.
En pratique ça change rien à l'oeil nu et à peine en telescope, et que la planète soit à son périgée ou apogée, c'est peut être la plus anti-spectaculaire à observer, rien de commun avec Jupiter, Saturne, ou encore certains objets Messier comme la nébuleuse du crabe ou l'amas du papillon.

Pour revenir au sujet même sans Lune comme référence, Mars est assez facilement reconnaissable par sa teinte orangée, de même que Venus. Pour les novices il existe pléthore d'application de cartes du ciel genre Sky View qui donne en temps réel les positions des planètes, étoiles, constellations, et même les objets plus lointains (mais il faut un peu de matos pour eux). Rien que de bidouiller une appli de ce type, ça me paraît bien plus intéressant que de voir une Lune orangée de temps en temps.

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Longs métrages et Télévision / Aujourd'hui j'ai vu...
« le: dimanche 21 juillet 2019, 16:41:59 »
Je comprends pas trop votre comparaison avec Narnia, sans parler du fait que les films n'ont pour ainsi dire rien à voir, le fait que le lion ait des émotions n'empêche pas le film d'être une bouse...

De plus, je comprends pas trop le "mépris" (?) que vous avez contre les documentaires animaliers ? Ce sont des films pas moins émouvants qu'un blockbuster hollywoodien à la con et pour revenir au Roi Lion, les images accompagnées des bonnes musiques (ce qui était la force du film, bien plus que l'animation elle-même qui était pas ouf) auraient largement pu pallier au reste.

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Longs métrages et Télévision / Aujourd'hui j'ai vu...
« le: dimanche 21 juillet 2019, 00:49:36 »
Citer
Oui ça peut paraître dur, mais Disney n'est pas un petit studio d'animation indépendant que je sache...

Je veux pas faire l'avocat du diable, surtout pour un film que je ne vais sans doute pas trouver transcendant, mais le fait que Disney soit un énorme studio est peut être la meilleure raison pour laquelle les animaux ne transmettent pas d'émotion.
On parle d'un film culte du studio et d'un film attendu au tournant, il y a du avoir un paquet de réunions et de brainstorming où tout le monde s'est posé la question de comment rendre ces émotions, où rien n'a été laissé au hasard. Tous les griefs possibles et imaginables que peuvent avoir les spectateurs ont déjà été prévus en amont, faut pas croire. Peut être même qu'il y a eu des tests d'animation de faits où ça rendait très mal (ce que je veux bien croire)...

Quand on voit le rendu des images c'est difficile de mettre ça sur le dos de la flemme et je pense honnêtement que le problème soulevé ne pouvait pas être évité. Moi je m'imagine mal des lions photoréalistes commencer à danser en dandinant du cul ou se taper un sourire à la Jim Carrey comme si de rien n'était.

J'ai toujours pensé que cette mode de faire des films live de vieux DA était complètement inutile mais les fans l'ont voulu. Comment en vouloir à Disney d'avoir voulu capitaliser sur l'un de leur film les plus rentable de l'histoire du studio ? Manque de bol la tâche était plus difficile que les autres parce que c'est l'un des seul où il n'y a que des animaux tout le long. Alors forcément donner des émotions humaines à des lions, c'est un peu compliqué, mais c'est comme ça. Malgré les critiques le film va faire un carton mais en ce sens, ils ne font que suivre les vœux des spectateurs qui en redemandent.

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Longs métrages et Télévision / [série] Black Mirror
« le: jeudi 18 juillet 2019, 18:12:14 »
(attention spoil)

Justement s'ils avaient voulu illustrer la fuite de la mort comme tout le reste du show on aurait eu un truc hyper sombre genre être bloqué pour l'éternité dans la simulation (comme ils ont d'ailleurs fait quelques épisodes plus tard avec le simili-Star Trek). Ils l'auraient fait, ça aurait été chiant et redondant.
Non, là l'épisode est clairement optimiste, parce qu'il traite de l'isolement social de la vieillesse, le handicap (lourd dans le cas d'une des deux filles), et l'homosexualité. En annulant les deux premiers et en permettant le troisième, San Junipero est clairement une ode aux possibilités des mondes virtuels. En ce sens ça change des trucs habituels où les réalités virtuelles sont toujours traitées comme des trucs qui font perdre les repères de la réalité, une fuite de cette dernière, &c.

Moi ça me fatigue un peu les trucs lambda du genre "mais il fuit la réalité blabla" (comme si c'est pas ce que la plupart des humains essayent de faire quotidiennement); on peut inclure cette vision dans BM en tant que double lecture (parce qu'après tout elles vont pas rester dans leur monde pendant 100 000 ans les donzelles) mais au moins il n'est pas tout blanc ni tout noir comme c'est le cas habituellement.

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Longs métrages et Télévision / [série] Black Mirror
« le: jeudi 18 juillet 2019, 16:06:50 »
J'ai vu toute la série et à mon avis la première saison est la plus faible de toutes (excepté la 5 de cette année qui est vraiment naze). C'est souvent le cas dans les séries, malheureusement.
Dans la suite la caractérisation des personnages est mieux développée et la critique de la technologie va autrement plus loin, jusqu'à devenir assez cruelle dans certaines épisodes (notamment le White Christmas de la saison 2 qui est un peu hard dans son concept). C'est d'ailleurs ce que je reproche le plus à la série, se contenter de critiquer la technologie jusqu'à l'excès et jamais vraiment le bon côté. A mon sens c'est un peu facile, et ils auraient tout à intérêt à se tourner sur les bienfaits également. D'ailleurs l'un des meilleurs épisode de la série (San Junipero) part dans cette direction, mais c'est hélas une exception.

C'est facile mais pas mauvais non plus. En tant que show BM n'a pas à rougir, pas mal d'épisodes sont hyper prenants notamment dans les saisons 3 et 4 qui pour moi sont les points culminants de cette anthologie avant que ça devienne plus banal (et j'inclue le film interactif Bandersnatch dans cette banalité). Mais selon moi il ne faut pas la prendre comme une satire super profonde et sérieuse de la société, les problèmes soulevés ne sont pas toujours réalistes ni même pertinents. Sans parler de la qualité intrinsèque des épisodes, c'est rarement plus profond que des épisodes de la Quatrième Dimension ou des Contes de la Crypte, or j'ai souvent l'impression que le show est hissé à un niveau pseudo-intellectuel qu'il ne mérite pas.

Bon, j'ai l'air de cracher dans la soupe, mais franchement c'est une des meilleure série actuelle, du moins en espérant qu'ils rattrapent le niveau médiocre de la saison 5 dans la suivante (si elle existera). Mais je le répète les saisons 3 et 4 sont des tueries, que je préfère largement à la saison 1 avec ses histoires d'enculade de cochon et de vélo.

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Jeux Vidéos / Les jeux From Software
« le: jeudi 18 juillet 2019, 13:28:19 »
Chaud je me souviens que les combats de TW3 c'était un peu de la merde, non ?
Alors que dans DS c'est un peu le cœur du gameplay, comme tu dis parfois c'est un peu de la danse autour de l'ennemi, et comme la vraie danse ça se pratique et ça demande de la précision, alors que dans TW3 j'ai jamais eu cette impression. Peut être dans God of War ça se ressent plus cela dit, du peu que j'ai vu du jeu, le système de roulade parait un peu inspiré.

Totalement d'accord sur le fait que le jeu soit pas hardcore, il est bien plus faisable que certains jeux retro bien balèzes et on peut très vite se rendre le jeu très simple, y'a qu'à voir le nombre de personnes qui prennent l'épée draconique ou des espadons de ouf dés le début, ou encore qui invoquent. Je suis surpris de voir sur d'autres forums qu'il y a des gens qui pourtant connaissent bien le jeu et qui invoquent quand même sur certains obstacles. Ils jouent comme ils veulent et j'imagine que certains prennent ça comme une forme d'entrainement avant de passer en full solo mais bon, c'est pour dire à quel point le jeu est accessible à tout le monde.
Je pense que certains de la communauté Dark Souls se sont plus sentis pisser et ont sacralisé le jeu parce qu'ils se prenaient pour des hardcore gamer. Comme toute communauté un peu grande y'a toujours une part de toxicité et celle de DS ne déroge pas à la règle :hap:

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Jeux Vidéos / Les jeux From Software
« le: mercredi 17 juillet 2019, 02:29:46 »
Merci, c'est trop d'honneur v.v
Sérieux y'a la patte Dark Souls dans TW3 ? Où ça ? Je suis pas un gros fan du jeu donc mon avis est peut être biaisé mais pour moi il est moins unique que DS, c'est un open-world très beau et bien écrit (je dis ça pour la forme mais je suis pas catégorique là-dessus cf mon avis dans le topic) mais il apporte pas des mécaniques de jeu jamais vues avant. Je le trouve moins développé que Skyrim surtout niveau combats et même ce dernier a pas inventé la pluie.

Dark Souls est unique et révolutionnaire pour le meilleur ou pour le pire. Il est un peu entaché par quelques trucs bien moisis genre Bed of Chaos mais en terme de mécaniques et level-design il a pas d'équivalent (à part of course les Souls-like de FS pour les mécaniques, par contre le level design il reste inégalé même dans ses suites).
Certes y'a Demon's avant lui mais comme tu dis le terme Souls-like se réfère plus à Dark Souls qu'à Demon's je pense, comme on dit doom-like et pas wolfenstein-like.

C'est aussi un jeu qui pousse le délire dark fantasy assez loin, et c'est un genre que j'adore de base. J'y ai été plongé assez tôt.
Pourtant si on m'avait dit il y a plusieurs années que j'adorerais cette série j'y aurais pas cru vu mon skill de moule pas fraîche :hap: Mais j'ai eu la chance (ou la malchance ça dépend comment on se place) de m'y investir à une période un peu hard de ma vie, et je pense vraiment que ces jeux m'ont aidé. C'est pas anodin si j'ai tout fait à la suite sans m'arrêter. Peut être dans d'autres circonstances ça m'aurait fait chier.

Sinon ouais Elden Ring j'avoue que si ça revient aux fondamentaux je vais camper devant le magasin v.v Enfin bon la sortie paraît tellement lointaine que je suis même pas encore au stade où j'ai un semblant d'attente. J'espère juste qu'il sortira pas sur PS5...

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Jeux Vidéos / Les jeux From Software
« le: mardi 16 juillet 2019, 01:39:37 »
Après plus d'un an et 190h de jeu (durée ridicule pour un Souls mais énorme pour un joueur occasionnel comme moi), j'ai fait tomber le platine de Dark Souls :note:
J'ai longtemps été bloqué à 80% achievement plus par flemme que par difficulté, une bonne partie des trophées étant liée à la collecte d'objets, notamment la redoutable collecte de toutes les armes uniques du jeu + toutes les armes de boss (sachant que trois d'entre elles nécessitent de battre Sif trois fois). Je passe sur tous les miracles, toutes les pyro, toutes les magies, qui demandent de farm des objets à des endroits stratégiques, nécessaires pour augmenter le niveau des serments.
Cela n'a pas l'air extrêmement marrant présenté comme ça, mais la tâche n'est pas si ardue ni si titanesque que cela. Une partie de 50 heures à peine m'a permis d'en venir à bout.

(pour une raison obvious de spoil, les méconnaisseurs de DS ne devraient pas lire la suite)

Maintenant, platiner un tel jeu alors qu'il y a quelques années simplement le finir me paraissait tout simplement hors de ma portée me remémore mes toutes premières heures de jeu en 2014. On dit souvent (à raison) que la première expérience d'un Souls compte, et comme je me souviens de mes propres premiers pas sur PtdE sur PC comme si c'était hier, je dirais que cela se confirme assez. Jouer à DS entre 10 et 15 FPS en étant un total novice est aussi difficile que ça en a l'air... et décourageant. Je me rassure en me disant que si j'ai abandonné au Capra Daemon, c'était avant tout à cause du lag. Mais la partie était mal engagée : méconnaissance totale du système de crafting, aucune idée de la notion de scaling, encore moins des frames d'invulnérabilité qui accompagnent les roulades, progression en fat roll (sans doute supérieur à 75%), invocation de Solaire sur les gargouilles, technique de lâche sur Taurus. Bref, si par le plus grand des miracle j'avais atteint Anor Londo, j'aurais sans doute abandonné sur les redoutables Ornstein & Smough, qui encore aujourd'hui sont mes pires ennemis tous Souls confondus.

Seulement voilà, mon âme a été aspirée par ce chef d'oeuvre. Depuis peut être les Zelda 64, je n'ai jamais pris autant de plaisir à parcourir un monde, la terre dévastée de Lordran, qui jadis était le foyer des dieux. Dans un donjon humide et sombre, incapable de mourir et voyant les années passer sans ni boire ni manger, un élu attend son heure, sa libération venant sans doute d'un des personnage les plus important du jeu : Oscar of Astora. Sans lui l'élu serait resté enfermé dans sa forteresse isolée et glaciale, perdue au milieu des montagnes aux neiges éternelles, gardée par un gigantesque démon. Si ce dernier semble plus impressionnant que dangereux, le ton est donné, l'élu a ses épreuves à passer. Comme un Hercule moderne, il va se battre contre des démons, des dragons, et des dieux.

Si sa première vision de Lordran se fait à dos d'oiseau, il va vite découvrir que la plus grande partie du monde est cachée à ses yeux. Soit il côtoie les nuages avec les clochers et les beffrois des églises et cathédrales d'Anor Londo, cachés de ceux qui n'ont pas mérité leur passage; ou bien il s'enfonce dans les profondeurs : dans des caves, des marais empoisonnés, et des sépulcres pestilentiels dont la lumière elle-même a horreur. Peut être plus loin encore s'enfonce la cité perdue dans le voisinage des magmas souterrains brûlants, foyer des démons, que peu ont pu rejoindre sans succomber à la chaleur suffocante des enfers. Mais elle est perdue, d'aucun disent qu'elle n'a jamais existée. Alors comment savoir ?

Entre ces deux côtés opposés du monde, l'élu, que l'on découvre rapidement n'être somme toute qu'une carcasse tout à fait fragile, sera bien aidé par un don que son ancêtre pygmée a fait à son humaine postérité : la dark soul. Si cette dernière lui permet de revivre à volonté, il semble normal que ses adversaires aient voulu équilibrer la lutte. D'où des ennemis gigantesques, redoutables, cracheurs de feu ou lanciers, géant de fer au sommet d'une forteresse piégeuse, gargouilles de pierre rendues vivantes, et à leur côté des nuées de bêtes volantes ou rampantes, qui avalent ou écrasent. Non seulement par leur force ils ne cherchent qu'à mener l'élu une de ses mort. Mais de même ils empoisonnent, lancent des rochers, brûlent ou électrifient. Jamais monde n'a été plus hostile à un seul être. Pourtant la solitude est la force de Lordran, elle renforce la gratification non pas de passer un boss complexe, mais toute une série ininterrompue de zones dont pratiquement tous les éléments sont destinés à tuer.

La patience est la clé de tout. Si on la perd, rien n'est plus possible, l'élu aura quitté sa prison pour rien, et Lordran brillera à jamais dans la lumière pâle de l'étincelle qu'il reste de la Flamme. Mais l'abnégation de la mort est le motto de tout chevalier qui se respecte. De Gauvain à Roland cette valeur s'est transmise, et l'élu de cette digne postérité serait destiné à abandonner ? A travers les obstacles des ruines du monde, lorsque Capra et ses dogues seront tombés, que Quelaag fille du Chaos sera retournée à l'enfer duquel elle a été vomie, peut-il y avoir quête plus gratifiante que de faire tomber les dieux qui s'accrochent à leur domination de l'univers comme un naufragé à l'épave d'un navire ? Sont-ils d'ailleurs bien des dieux, ou les marionnettes d'êtres qui depuis l'origine des temps peuplent les profondeurs de la Terre ? Il y a un arrière goût de fruit défendu et de Satan, dans la malice des serpents primordiaux.

Un fait peut-être dont ne sont pas conscients les prétendus dieux. S'ils sont maîtres magiciens comme le puissant Gwyndolyn, qui aura un destin bien sombre, ou s'ils ont fuit dans des sphères célèbres plus clémentes, comme Gwynèvère, ou exilés, comme la fille illégitime Priscilla, ou effacés des mémoires, comme le Roi qui demeure encore sans Nom, le but sera bien de retourner à l'épicentre de l'Âge du Feu : le Kiln où siège Gwyn, leur maître à tous, qui s'est sacrifié pour maintenir la flamme jusqu'au bout. Principal naufragé peut-être ?
Si à Anor Londo, la cité divine, même les illusions sont mortelles, si bon nombre d'élus ont péris et abandonné sous leur joug, les plus persévérants ont atteint le sommet de la quête, et dés lors sont libres de perpétuer l'âge des dieux, ou commencer celui des hommes. Dans les deux cas il ne restera plus qu'à détruire les Seigneurs, Seath le dragon sans écailles, traître de sa race; la sorcière d'Izalith, enfermée dans ce qui n'est plus qu'une ombre de sa puissance de naguère; Nito, le maître du royaume des morts; et quatre tyrans dont la folie a été telle qu'ils sont enfermés dans les abysses, scellés par la sacrifice de milliers d'êtres.

Gwyndolin le fils de Gwyn nous accueille devant une tombe divine sous la menace "thy transgression shall not go unpunished.
Thou shalt perish in the twilight of Anor Londo.
" A l'élu de répondre "thy race has come to an end, you shalt cry, thou filthy piece of shit". Et tant pis si doivent périr les innocentes comme l'exilée Priscilla. Son seul tort est d'être incompatible avec l'âge des hommes. Mais être le nouveau maître de l'âge sombre se mérite, et comment mieux le mériter que d'anéantir l'humain primordial, Manus, qui dans les profondeurs de l'ancienne région verdoyante d'Oolacile, menace le monde dans son antre abyssale ? Quand bien même est-il voisin d'un dragon destructeur, Kalameet, le plus puissant de sa race, si méchant que les dragons de l'ancien monde n'osaient lui chercher querelle. Quand bien même, enfin, Manus s'est rendu maître du chevalier Artorias, de loin le plus puissant ayant jamais vécu. Avec leur mort à tous, il ne restera plus qu'à débuter une nouvelle ère, et si plusieurs époques ont vu les exploits de l'épée ou du catalyseur de l'élu, Gwyn a bien à craindre, ou beaucoup à espérer d'être libéré de son fardeau. Au cœur du Kiln le destin du monde se joue à l'épée et au bouclier, mais si j'ai parlé d'un élu, il me reste à parler d'un tyran. Qui sait ce que réserve l'âge des hommes ? Ou comment celui du Feu renaître de ses cendres ? Dans les deux cas la victoire de l'élu sur les êtres les plus puissants de la création lui assurent la domination complète de tous les êtres de la Terre. Et si Oscar d'Astora avait su tout cela, il n'aurait pas considéré sa mort comme un échec.


J'ignore à quel stade on peut se considérer comme fan de Dark Souls, toujours est-il que cette saga (et ce jeu en particulier) constituent un de mes plus grand souvenir sur console, un chef d'oeuvre dont on ne doit pas nier les (parfois gros) défauts, mais dont il faudrait mettre les qualités sur un piédestal proportionnellement élevé à la bassesse des faiblesses. Car elles constituent un des plus gros tour de force vidéoludique des années 2010, une révolution qui a marqué et qui marquera encore sans doute des générations de joueurs.


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