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Sujets - D_Y

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Débat / Sus aux envahisseurs ໒( ͡; 益 ͡; )७
« le: mercredi 24 octobre 2018, 18:57:46 »

Ce débat implique des considérations religieuses et ethniques et est par essence d'une très grande complexité. Merci de rester respectueux dans tous les cas, même quand vous pensez que votre interlocuteur plonge dans le politiquement incorrect, merci :miou:

Comment traiter la crise migratoire de la meilleure manière possible ? La Méditerranée est actuellement la frontière terrestre la plus mortelle du monde, la vague migratoire qui se prépare est sans précédent, l'extrême droite est en hausse dans toute l'Europe. Parallèlement à ça, et plus ou moins lié (mais on va dire plus), un choc de culture se développe, et pas depuis hier, dans la France contemporaine. Inutile de nier, l'Islam prend une place de plus en plus importante dans nos débats de société.

Alors, la migration est-elle tant un problème ? Si oui, pourquoi ?

Pour avoir quelques cartes en main pour répondre à cette question, je vais tenter de faire un petit tour d'horizon des migrations qui ont eu lieu autour de nous. Peut être est-ce important de le faire pour mettre en perspective notre culture vin-baguette-cathos qui semble nous coller à la peau mais qui n'est pour ainsi dire qu'une goutte d'eau dans l'histoire de notre nation.

Une petite leçon d'histoire européenne

(si vous vous en foutez, rendez vous après le Roi Burgonde)


La première grande migration humaine est celle qui amena Homo Sapiens à travers Gibraltar, puis en Europe, d'où il se répandit dans le monde entier. Cette migration eu pour conséquence de mêler à nos gênes l'Homo Neanderthalis, plus probablement intégré de force plutôt que par amour. Qui sait combien de guerres et de viols nos pères ont réalisés pour dominer le reste des espèces humaines ? Mystère :hap:

Après cela s'établirent les Ibères en Espagne et dans une grande partie de la Gaule (ni l'une ni l'autre n'avaient alors de nom).

Puis la civilisation grecque antique devint un pilier de toute la civilisation européenne. Avec des montagnes et la Méditerranée la bordant de tous les côtés, puis la proximité de l'Asie Mineure, l'endroit est plus qu'idéal.

Le premier et l'un des plus important mixage de peuples en Europe intervint des siècles plus tard à l'apogée de l'Empire Romain. Son centre était bien évidemment à Rome, puis il s'étendait en Italie, en Gaule (à l'issue d'une des guerre les plus sanglante de l'histoire antique, dont on estime le nombre de morts à pas moins d'un million...), en Bretagne (GB actuelle) jusqu'à ce qui est aujourd'hui l’Écosse. La frontière de l'empire longeait alors le Rhin (approximativement), le Danube, passait par Byzance (Istanbul aujourd'hui), toute l'Asie Mineure, descendait en Judée, passait par Jerusalem, bifurquait à l'Ouest vers l’Égypte, et englobait toute l'Afrique du Nord, dont Byzance, jusqu'à Gibraltar.
On va pas faire un historique de tout l'empire romain mais tout ça pour dire que pendant un demi millénaire toute cette partie du monde était gouvernée par les romains, sous le joug des même lois, sous les même administrations. Même si c'était loin d'être un dictature totalitaire comme on se l'imagine (en premier lieu parce qu'il était logistiquement impossible que ce soit le cas), Rome a unifié une bonne partie de l'Europe.
La partie non annexée par Rome du continent était partagée par une nuée de peuplades barbares : Chérusques, Bructères, Chattes, Frisons, Chauques, Vandales, Goths, Bataves, Burgondes, &c. Ce n'étaient pas des clochards qui vivaient dans des huttes en bouse séchée ; ils ont fait suer l'empire pendant des siècles et ont même mis à sac Rome lors du déclin de l'empire.

Et on peut dire que, d'une certaine façon, les barbares ont gagné leur guerre.
A la Chute de l'Empire romain d'Occident (celui d'Orient étant toujours debout et correspondant à l'Empire Byzantin), les barbares d'outre-Rhin profitèrent de la place laissée libre un petit peu partout pour s'y développer.

La décadence de Rome

Sur l'ile de Bretagne était déjà passé beaucoup de monde. L'ile était à l'origine peuplée de Bretons (:hap:) celtes, avec au Nord (actuelle Écosse) des Pictes, et dans l'actuelle Irlande les Scots, entre autres (qui donnèrent leur nom à l’Écosse, facile non ?). Puis vinrent le peuple barbare des Angles, qui chassèrent les Bretons à l'est, vers le Pays de Galles. Les Angles furent eux-même chassés par les Saxons, autre tribu germanique du dessus du Rhin. D'où le nom "anglo-saxons", bien que les anglais actuels ne descendent pas réellement des angles et des saxons. En effet, en 1066, l'ile était envahie par le normand Guillaume le Conquérant, qui s'y établit. Plus tard, Aliénor d'Aquitaine épousait un des premier roi de la dynastie des Plantagenêt. En tant que normands donc, les anglois étaient vassaux des rois de France, ce qui est une des cause de notre rivalité anglaise (et donc de l'état de guerre quasi permanent entre la France et l'Angleterre à travers tout le Moyen-Âge). Or les normands venaient à l'origine des pays nordiques, (normands = north men). C'étaient des vikings qui ne faisaient pas de cadeaux et qui étaient très sanguinaires. Bien avant Guillaume le Conquérant, le roi de France décide de donner une partie du royaume à un viking nommé Rollon. C'est la naissance de la Normandie.
Les Bretons quant à eux, acculés si on peut dire, s'établirent en Armorique. C'est la naissance de la Bretagne française. Comme il ne pouvait y avoir une région Bretagne et une ile de Bretagne, l'ile devint la Grande-Bretagne.

On a vu donc que la Grande Bretagne a été une vraie ruche à peuples et que pas moins de deux terres ont été donné à des étrangers qui aujourd'hui sont considérés comme bien français.

Parlant de français, d'où vient la France ? D'une tribu barbare germanique, bien évidemment. Cette tribu était les francs. A l'arrivée des francs en Gaule juste après la chute de l'empire romain, on peut diviser la Gaule ainsi : au Sud Ouest (bien qu'en réalité leur territoire était grand et avait pour capitale Toulouse), vers l'Aquitaine, étaient les Wisigoths. De l'autre côté, au Sud Est, les Ostrogoths. Chacun d'eux sont des "goths" et viennent de l'Europe de l'Est. Au dessus des Ostrogoths, les Burgondes. Encore au dessus, les Alamans (qui donnèrent les allemands). Encore au dessus les Francs (qui ne sont pas en France mais vers la Belgique/Hollande actuelle) et encore au dessus les Saxons. Dans le reste de la Gaule, c'est à dire tout ce qui n'était pas dominé par les goths, et hors Bretagne/Burgondie (Bourgogne) (donc tout le bassin parisien jusqu'en Normandie) était un général romain appelé Syagrius qui avec des reste de légions romaines comptait bien se faire un petit territoire pépère.

Le destin fit que les tribus franques (les francs saliens et les francs rhénans) gagnèrent une bonne partie de tous ces territoires. Le chef franc salien Mérovée (dont est dérivé le mot "mérovingiens") fut succédé par Childéric, puis par Clovis. Ce dernier, se baptisa et adopta officiellement cette secte juive née en Galilée qui est notre religion catholique. A noter que ce n'est pas tant par croyance que pour "souder" le peuple qu'il se décida. Tout comme l'empereur Constantin fit de même auparavant dans un empire romain fragilisé.

Mais même avec ça, la cohésion a été lente, très lente. Sous Charles Martel, le royaume était divisé entre la Neustrie et l'Austrasie. Deux royaumes francs distincts qui se faisaient la guerre !
Après la dynastie mérovingienne, place à la dynastie carolingienne. Charlemagne parvint à créer un nouvel empire, qui comprend la France, l'Allemagne et une partie de l'Italie actuelle (qui elle aussi avait été dominée par une tribu germanique : les Lombards :hap:). Après la mort de Carlus Magnus, l'empire est divisé en trois régions : la Francie occidentale, la Francie orientale (qui se situait en Allemagne actuelle) et une troisième au milieu qui faisait l'objet d'une guerre entre les deux Francies. Plusieurs siècles plus tard l'empire se scinda, la Francie orientale devint le royaume de France, la Francie orientale le Saint Empire Romain Germanique. Même alors, les frontières du royaume ne ressemblent absolument pas à notre France.

Nous avons donc vu que la France, l'Italie, l'Angleterre, l'Italie, l'Allemagne, a été littéralement envahie par une multitude de tribus barbares germaniques. Inutile de dire que le mélange a été ultime pendant ces siècles troubles de guerre perpétuelle. On pourrait parler des Hongrois, Slaves, &c. Jusqu'en Russie et les invasions mongoles qui ont également une importance non négligeable (beaucoup de femmes russes sont blondes suite à des invasions anciennes).

Bref !

Même pendant tout ce bordel, les sarrasins étaient loin d'être endormis Ils ont littéralement envahis et habités l'Espagne toute entière et sont même montés jusqu'à Poitiers. Marseille, dans les années 830, est mise à sac (et pas que les quartiers nords). La civilisation arabe à cette époque mettait une mine aux européens à presque tous les niveaux : médecine, philosophie, hygiène... C'est sans compter, en 1095, une idée brillante du Pape : la Première Croisade. Il y eut plusieurs croisades pendant deux siècles d'affilés. Aussi bien les croisés en sortirent vainqueur, aussi bien était-ce les musulmans qui sortaient vainqueurs, ou bien les deux faisaient un pacte. Mais l'épicentre restait Jerusalem et la Palestine. Ces croisades profitèrent à un côté (croisé) mais pas à l'autre, car les européens ramenèrent toute la science musulmane dans leurs pays tandis qu'ils laissaient derrière eux des régions à feu et à sang. Mais on peut quand même retenir que notre histoire avec l'Islam ne date pas d'hier...

Bref, finissons parce que moi j'en ai marre

Bien des siècles plus tard, à la Renaissance, est découverte l'Amérique. Se développe le commerce, et son côté sombre, le commerce triangulaire. Ainsi l'Afrique, terre d'empires dans l'Antiquité et le Moyen-Âge, est pillée.
Parallèlement (enfin pas vraiment mais on va la faire courte), Martin Luther théorise ce qui deviendra le protestantisme, qui s'oppose à la doctrine catholique sur bien des points que je ne citerais pas ici. Seulement que ce fut le point de départ de violentes guerres de religions. Or ces violences engendrèrent une immigration massive d'une population européenne blanche protestante fuyant la violence et la misère. Cette migration eut pour acteurs à peu prés tous les pays d'Europe : italiens, irlandais, anglais/français (qui y ont fait la guerre), &c. Les États-Unis sont, comme l'Europe de l'Antiquité, peuplés entièrement d'immigrés.

Ironique, que les américains immigrés de Trump, et les ancêtres de vikings et/ou barbares germaniques favorables au Brexit ignorent leur histoire.

Et je ne parle pas des invasions turques jusqu'à Vienne ou Budapest. Ni du colonialisme qui est un facteur très important de l'immigration moderne mais qui est suffisamment obvious pour que je n'ai pas besoin d'y revenir. 



Le monde PEUT-il, DOIT-il être fermé ? Fermer les frontières a t-il un sens ? D'après le philosophe Hegel, la "fin de l'histoire", c'est à dire notre incapacité à imaginer voire à considérer que le futur puisse être radicalement différent de ce que nous vivons, et à contrario, que le temps présent est un "fin" effective, nous donne l'impression malgré nous que tout est déjà arrivé et que rien ne peux changer, du moins dans des proportions bien moins importantes.
Avec le réchauffement climatique, les populations d'Afrique seront obligées de migrer. Qu'y pouvons nous ? Certes notre modèle économique ne semble que très peu (voire pas du tout) adapté à cette situation, mais il est déjà adapté à notre époque, même sans migrants ? Enfin, que pensez-vous de la fameuse "France judéo-chrétienne" de Nadine Morano avec ses clochers, ses baguettes, ses croissants, son pinard ? La culture française est elle gravée dans le marbre ou bien va t-elle évoluer, et si oui, pensez-vous qu'elle évoluera en bien ou en mal ? (et définissez ce que vous considérez comme une mauvaise évolution :hap:)

Voilà, à vos claviers.

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Débat / Les drogues en toute légalité
« le: samedi 11 août 2018, 22:23:10 »

Suite à un récent débat sur la place de l'alcool dans notre société, il m'est venu à l'idée de lancer un petit débat sur l'impact des drogues en général, et en particulier sur la question de la dépénalisation en France.

Concernant cette dernière, la problématique est claire. Faut-il ou non dépénaliser certaines drogues, et en particulier le cannabis ? En effet la cannabis sativa, cette plante riche en tétrahydrocannabinol (atchoum) a des propriétés thérapeutiques qui ne sont pas à négliger. Certains états américains tolèrent déjà l'utilisation du cannabis en médecine, et plus proche de chez nous, nous pouvons en trouver dans des bureaux de tabac suisse.
Mais ne serait-ce pas hypocrite de considérer cela d'un point de vue uniquement thérapeutique ? Les adeptes de cette mesure ne sont-ils pas plutôt motivés par l'hypothétique liberté de pouvoir fumer et s'échapper l'espace d'un instant, sans pour autant prendre des risques avec la justice ?

Quoi qu'il en soit l'encadrement de prise de drogues est un point essentiel de santé publique. Il y a quelques années nous avons vu s'ouvrir en France des "salles de shoot" afin que des personnes addict à l'héroïne puissent se piquer dans des conditions d'hygiène convenables. Ce qui est pour le moins essentiel lorsqu'on prend en compte le fait que la transfusion sanguine des toxicomanes a accéléré la transmission du VIH.
De plus, dans son état illégal, et donc par définition aucunement contrôlé par les États, la "qualité" intrinsèque des drogues est un véritable problème de santé publique. Dans les années 70, alors que le gouvernement américain tente de résoudre le problème de la purification de cocaïne, les usagers importent une nouvelle façon de "purifier" la fameuse poudre ; il s'agit de la cristalliser pour la rendre fumable, et ce grâce notamment à de l'éther éthylique ou de l'ammoniaque. Cette cocaïne cristallisée, alors fumée, émet un petit *crack* sous l'effet de la chaleur, et ainsi était née la drogue du même nom.
Et la cocaïne elle-même, comme toutes les drogues importées, n'est jamais pure. Car en l'absence de contrôle sanitaires, et en prenant en compte que ce marché parallèle est lui aussi régit par l'offre et la demande, il est courant pour les trafiquants de couper leurs produits avec des substances appétissantes tels du pneu, de l'essence, du ciment... permettant alors de réaliser un profit record.


Mais c'est bien beau, mais les drogues qui sont déjà légales, on ne dit rien ?

Petites anecdotes historiques sur les drogues à travers l'Histoire :
  • Les mésopotamiens, 4000 ans avant notre ère, cultivaient déjà le papaver somniferum, plante dont est issue l'opium.
  • Le cannabis était connu 2000 ans avant notre ère.
  • Les amérindiens procédaient à des tabagies avec leurs fameux calumets, pratique largement hallucinogène.
  • D'après la légende, le mot français "assassin" est dérivé du nom de la secte des Nizârites perses appelés "hashishins". Ce nom leur venait de la mystérieuse pâte verdâtre que leur chef donnait à ses guerriers pour leur donner l'impression de paradis, et pour les motiver à mourir en leur promettant que le paradis idyllique entrevu les attendait après leur mort. Cette pâte était du haschich,  autrement dit de la résine de cannabis, qui est aujourd'hui appelée communément "shit". Le hashish était très populaire dans la France du XIXe. Non seulement Baudelaire en prenait mais la haute société d'alors en était friande (cf la description dans certaines oeuvres célèbres comme dans le Comte de Monte Christo).
  • Au XIXe siècle eurent lieu en Chine deux guerres de l'opium. Ces guerres étaient motivées par la volonté de la dynastie chinoise au pouvoir à l'époque d'interdire l'utilisation de l'opium dans leur pays. Or cet opium était importé par les Britanniques, qui le faisaient pousser dans les Indes et qui était alors un marché non négligeable.
  • Edgar Allan Poe a été retrouvé dans un fossé en plein delirium tremens, dont il est mort peu de temps après. Judy Garland et Marilyn Monroe sont toutes deux mortes par overdose de barbituriques.
  • &c

Bref, il semblerait que l'être humain ne puisse se passer de drogue. N'importe qui ayant déjà goûté à un verre de vin et ressenti les effets de l'alcool a été sous l'influence d'une substance psychotrope. On peut donc dire que la proportion d'humains s'étant déjà adonné à la drogue est plus que considérable.

Mais pourquoi donc certaines drogues sont légales, et d'autres non ?La première chose mise en évidence, c'est l'usage thérapeutique de certaines substances. Autrement dit, les médicaments. Des barbituriques qui sont l'ancêtre des somnifères, aux benzodiazépines d'aujourd'hui, les substances psychotropes que l'on trouve en pharmacie sont plus que variées, et en constante évolution. Sont-ce des solutions enviables ? Certaines de ces substances sont puissamment addictives et ont des effets secondaires peu enviables.

Mais le plus intéressant, ce sont les drogues non thérapeutiques mais à l'usage courant voir même encouragé.
La pire substance légale de ce genre est sans doute l'alcool. Puissamment addictif, aux effets néfastes sur ainsi dire tous les organes vitaux du corps humain (cerveau, pancréas, estomac, foie...), dont le sevrage peut être mortel, l'alcool est composé par la molécule éthanol, utilisée aussi bien dans une bière que dans des parfums, solvants, carburants... Tout est question de dosage direz-vous, et vous aurez raison, mais rien qu'en France, l'alcool cause 50 000 décès par an (statistiques de 2017). C'est un serial-killer au coude à coude avec le tabac, un des psychotrope les plus addictif et les plus néfaste sur le corps. Alors comment expliquer l'amour que porte la société pour ces boissons ? "Mais c'est bien évidemment culturel", d'accord, mais d'où cette tradition part-elle ? Qui pourrait remonter à des temps primordiaux, là où il s'est décidé que l'alcool allait être culturellement important ?
L'absinthe était un alcool tellement fort qu'il causait des hallucinations.

Et enfin, quid de la différence de traitement entre le tabac et l'alcool ? Alors que les campagnes de prévention contre le tabagisme ont eu un succès certain, à un tel point qu'en quelques décennies la cigarette est passé à un accessoire stylisé à un produit dégoûtant, pourquoi est-ce la seule drogue légale dans ce cas ?

Que dirait un extraterrestre fraichement débarqué sur Terre, en analysant l'un des usage les plus étrange de l'espèce humaine ? Pourquoi ce besoin irrépressible qu'a notre espèce à visiter les "paradis artificiels" ? Pourquoi notre classification de ces produits est si hypocrite et si contraire à la raison ?

Et vous, que pensez vous de la dépénalisation ? Des drogues illégales, et surtout légale ?


Citation de: PZA 2019
Vous mangez une bouchée du plat douteux. Vous vous sentez alors... Étrange. Tout tourne autours de vous, tandis que des couleurs vives envahissent votre champ de vision. Vous vous sentez tomber. Rendez-vous sur le topic The Expanse.

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Débat / δημοκρατία
« le: vendredi 10 août 2018, 00:40:13 »

Bloop bloop くコ:彡

Le présent sujet traite de la démocratie telle qu'elle est perçue en France et dans les pays francophones tels la Belgique ou le Québec (bref, des pays représentés sur le forum).

Comme il n'existe pas de vraie définition de la démocratie (excepté les lieux communs genre "le pouvoir du peuple, par le peuple, pour le peuple"), je vais pas me lancer dans un préambule du genre "vient du grec δημοκρατία qui signifie...", ce serait insulter votre intelligence, et je suis d'autant plus sûr que chacun ici se fait une petite idée personnelle de la chose.

Cependant, comme nous sommes sur un forum, et que les démocraties trouvent leur fondement dans les forums grecs de l'Antiquité, il ne me semble pas impertinent de rappeler que nous ne vivons pas strictement dans une démocratie mais dans une démocratie représentative. Pourquoi le rappeler ? On a souvent entendu dire dans les repas de famille (où le niveau des discussions politiques ne s'élève jamais bien haut) que nous, soussignés fromages puants de Gaule, nous vivons dans une démocratie pure et parfaite et que par conséquent nous sommes dans une sorte de maturité politique de laquelle découle notre liberté et nos valeurs, et que d'autres pays moins chanceux devraient naturellement s'inspirer de notre modèle.

Or la démocratie a été théorisée depuis bien longtemps et sortie des décombres de l'Histoire par les philosophes des Lumières, et notamment Montesquieu. Dans son essai "De l'Esprit des Lois", il démontre bien qu'on ne peut fonder une démocratie sur une minorité d'élus (ou représentants). De fait, la démocratie représentative ressemble davantage à une oligarchie voire une aristocratie qu'à une pure démocratie.
Et pour cause ! Le pouvoir par le peuple n'est pas loin d'être une utopie particulièrement irréalisable dans nos sociétés modernes. Ce principe se base avant tout sur l'égalité dans son sens le plus strict, notamment en politique.
D'abord d'un point de vue politique. Il faudrait, dans l'idéal, que tout le monde soit politiquement égal, qu'il n'y ait pas de divergence politique. L'idée même qu'il y ait plusieurs partis politiques va à l'encontre du principe démocratique, car s'il y a divergence d'opinions il n'y a pas égalité.
Ensuite, l'égalité dans la société. La démocratie va de pair avec un sens communautaire très fort. En d'autres termes, il faut que tout le monde accepte d'être l'égal de tout le monde aussi bien d'un point de vue intellectuel que d'un point de vue hiérarchique. Comme la société française du XXIe siècle peine à démontrer qu'elle est une nation unie et égalitaire, sans parler du fait que sa classe moyenne s'appauvrit, nous en arrivons tout naturellement à la conclusion que le principe démocratique est aujourd'hui irréalisable.

Bref, admettons que les temps dans lesquels nous vivons nous obligent à faire des concessions, et que le terme "démocratie" ne peut désigner la démocratie de l'Antiquité telle qu'elle a été théorisée par les auteurs classiques, mais qu'on s'en fout parce qu'on a pas trouvé de meilleur terme.

Mais d'où vient la démocratie moderne ? En 1835 et en 1840, Alexis de Tocqueville écrit "De la Démocratie en Amérique", essais politiques fondamentaux sur la démocratie. Ils ont encore plus d'impact à l'époque de leur parution, car la France, au sortir de la Révolution, se cherche encore. Or les États-Unis présentent un modèle de démocratie analysable par tous et particulièrement par les européens. C'est ce que fera dans Tocqueville, non seulement en analysant le pays en lui-même et les conséquences politiques de sa géographie et de son climat (ce qui parait bête mais est un exercice déjà fait par Montesquieu dans l'ouvrage cité plus haut) mais le principe démocratique en lui-même. Le tome 2 fait d'inquiétantes prédictions sur l'individualisme (constatable par nous humains de 2018) et le despotisme pernicieux qui pourrait naitre d'une démocratie dans nos états. Il faut dire cependant que la démocratie s'est naturellement imposée aux États-Unis, d'abord car la monarchie était naturellement exclue après les événements survenus en Europe, mais également car le désir d'égalité des colons, et ce depuis le XVe siècle, n'admettait aucune aristocratie, et balayait la place pour que des élements démocratiques se mettent en place.

L'égalité des colons, c'est quelque chose de plutôt bien, mais dans la réalité les choses font moins rêver. Les pères fondateurs eux-même parlent de la démocratie de façon un peu timide. L'un d'eux, John Adams, qui deviendra le deuxième président des USA, dira dans une lettre :

Citer
Souvenez-vous que la démocratie ne dure jamais longtemps. Elle gaspille les énergies, s’épuise rapidement et meurt. Il n’est point de démocratie qui ne se soit suicidée. Il est faux de dire que la démocratie est moins orgueilleuse, moins dispendieuse, moins égoïste, moins ambitieuse ou moins avare que l’aristocratie ou la monarchie. Cela est faux et ne se vérifie nulle part dans l’histoire. Ces passions sont les mêmes chez tous les hommes, dans toutes les formes de gouvernement, et lorsqu’elles ne sont pas régulées, elles produisent les mêmes effets : fraude, violence et cruauté.


Aussi bien les pères fondateurs que les révolutionnaires français n'étaient pas si chauds à se lancer dans l'aventure démocratique. Et si ce n'était pas si parfait que cela ?
A ceci une problématique : peut-on véhiculer des valeurs d'égalité et de fraternité sans toutefois adopter une régime démocratique ? Inversement, ne pas être en démocratie implique t-il d'être moins libre ?

En France, nous le savons, les choses seront chaotiques pendant prés d'un siècle. Nous serions passés, entre autres, par le Second Empire, une Troisième République souffreteuse, le régime de Vichy, &c... jusqu'à aujourd'hui et notre parfait système politique multi-partite au suffrage universel direct tous les 5 ans.

Mais alors, si la démocratie pure c'est pas si bien, on a bien fait de créer la "démocratie représentative", non ? C'est le but de se topic, débattre de sa pertinence.
Car comme on dit vulgairement dans les repas de famille sus-cités, la démocratie entre deux hibernations de cinq ans, disons que ça fait un peu mal dans cet endroit commun à tous et qui ne reçoit jamais de lumière. Est-ce du à la pauvreté de l'éducation politique française ? Ce fait seul, s'il est avéré, désapprouve le principe démocratique. Et si c'est le cas, quelles sont les libertés offertes par le peuple à son souverain ?
Le représentant élu pense qu'à travers sa personne, tous ses gestes et paroles ne lui appartiennent pas, mais appartiennent au peuple. Ne serait-ce pas fondamentalement absurde ? Cela veut-il dire que le souverain élu peut tout faire, à condition qu'il ait été choisi par le peuple ? Le peuple est t-il bien représenté en France, lorsque l'on sait que le deuxième tour ne reflète jamais les volontés profondes de la majorité, mais toujours d'une minorité.

Le quinquennat est-il trop court ? Le quinquennat fait-il vraiment cinq années ? Et si l'on enlevait la période de temps où le représentant est tout occupé à se faire élire ou ré-élire ?

Mais au fait, que doit faire le peuple dans la période entre deux élections ? La politique passe t-elle seulement dans les urnes ?

Le fait est que le système actuel est quand même relativement pauvre dans le pouvoir donné au peuple. L'élargissement de la question à l'Union Européenne en entier pourrait faire l'objet d'un débat à part entière. 

A travers toutes ses questions, nous voilà plongés dans un beau plat de spaghettis, excessivement complexe, mais qu'à mon sens l'on se pose rarement. Voilà donc le lieu idéal :note: Et si vous aussi vous avez des réserves sur notre système politique, rappelons les mots de l'oncle bourré pendant les repas de Noël : tu ferais quoi à la place, toi qui est si malin ?

Et comme dirait un grand penseur : Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres.

( ͡°( ͡° ͜ʖ( ͡° ͜ʖ ͡°)ʖ ͡°) ͡°)

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Débat / Les (vrais) complots
« le: mercredi 04 juillet 2018, 13:23:28 »
Bonjour à tous,

Tout le monde sait aujourd'hui que les fake news et les complotistes sont en vogue. On trouve de plus en plus de platistes qui considèrent réellement que la Terre est plate, ou que les gens célèbres sont des reptiliens, d'autres qui pensent que la neige est en réalité du plastique. Je fais ce topic non pas pour évoquer ces théories bizarres et farfelues, qui sont facilement démontables scientifiquement, mais bien pour parler de complots réels, les choses qui, selon vous, nous sont réellement cachées, ou tout du moins dont on cache en partie la vérité.

 :note: Ce sujet est un lieu d'échange, merci de respecter votre interlocuteur en toutes circonstances, même si vous n'êtes pas d'accord avec ce qu'il évoque ! :note:

Pour ma part voici quelques idées sur lesquelles j'ai pas mal réfléchi depuis quelques temps, et que je pense sont très largement floues dans leurs "versions officielles" :

  • Le 11 septembre 2001. Je ne doute pas qu'il y a réellement eu des avions détournés qui se sont écrasés sur des tours, mais je pense que l'effondrement a bénéficié d'un petit "coup de pouce" du gouvernement américain, ou peut être de la CIA. On sait que Ben Laden est devenu très riche grâce à cette dernière. Les effondrements ne collent pas du tout avec les modèles et ressemblent davantage à des démolitions contrôlées. Comment ne pas parler également du WTC 7 qui s'est effondré comme par magie ? Comment ne pas évoquer l'impact sur le Pentagone qui ne colle pas avec celui d'un avion de ligne, et dont le gouvernement américain a toujours refusé de nous donner une vidéo qui pourrait lever tous les doutes ?
    L'entrée en guerre des USA en Afghanistan et Irak est une raison évidente. Le pétrole est une denrée très importante, il faut choquer l'opinion publique pour que cette dernière soit favorable à la guerre. Je déplore cette mentalité, mais l'administration Bush a dû se dire que la richesse de l'or noir valait le "sacrifice" de 3000 personnes.
  • Les vaccins. Je ne suis pas contre du tout l'idée originelle des vaccins, mais on a rajouté tellement de choses dedans que je pense que, dans certains cas, les vaccins sont plus nocifs que bénéfiques. Dans nos pays civilisés et avec notre médecine de qualité, il parait paradoxal de carrément nous obliger à se faire vacciner alors que la logique voudrait que ce soit l'inverse. La dernière loi sur les 11 vaccins obligatoires est une honte, car on oblige de nombreux enfants à s'inoculer des produits chimiques juste pour que les sociétés pharmaceutiques gagnent plus d'argent. Comme souvent, ce sont les intérêts privés qui rentrent en compte. Je vous invite à vous documenter sur ces cas de décès d'enfants en bonne santé qui venaient de se faire vacciner. Bien entendu, personne n'osera dire que la cause première est le vaccin...
  • Les attentats de Charlie Hebdo. Je pense que les services de renseignements étaient au courant de l'attaque planifiée, mais qu'ils ont laissé faire, ou bien même ont "manipulés" (il est même possible que les frères Kouachi aient été en lien avec eux) les terroristes. Le but est, comme les attentats du 11 septembre (le schéma est toujours le même en cas de complot), de faire passer en douceur des lois liberticides au nom de la sacro-sainte sécurité. Rappelez vous que ces attentats ont eu lieu sous Hollande et Valls qui avaient déjà essayé de faire passer des lois bizarres comme un fichier national de surveillance à la 1984.
    A mon avis, les attentats du 13 novembre ont bien été des attaques surprises. Les terroristes ont été inspirés par les attaques de Charlie. Reste à savoir si c'était un dommage collatéral prévu par les services de renseignement ou non.
  • On a marché sur la Lune. C'est indéniable, n'importe quel télescope pointé sur la surface lunaire nous l'apprend. Mais pas en 1969 ! C'est une théorie souvent ridiculisée, alors que bizarrement c'est celle qui tient le mieux, quand on s'informe bien. Plusieurs personnes du gouvernement américain de l'époque l'ont largement sous entendu et il existe même des enregistrements de Nixon où il parlait de ce projet. La raison est enfantine, en pleine guerre froide, la course à la Lune était un enjeu majeur. Je veux pas parler des bizarreries indéniables qui entourent les "vidéos" et photos de l'événement, parce que souvent elles sont démontées assez vite par des arguments pré-mâchés qu'on ressort machinalement. Je vous invite quand même à rester curieux et à vous informer sur le sujet, vous verrez qu'il y a plusieurs défauts dans ce qui nous est montré.
    Je ne sais en revanche pas si Kubrick a bien été le réalisateur de tout ceci ;)
  • Les chemtrails. Cela parait farfelu de prime abord, beaucoup moins quand on connait l'existence de l'ensemencement des nuages qui nous permet presque de "commander" au temps (je vous invite à lire la source, c'est passionnant). A partir de là il ne me parait pas choquant que les états utilisent vraiment les avions pour propager des substances chimiques diverses. Pour quoi faire ? Je ne le sais, ni ne saurais capable de vous dire quelles substances sont réellement lancées de là haut. Il n'empêche que les cancers montent en flèche, et qu'il y a une possibilité pour que ces chemtrails en soit une des cause. Peut être simplement une régulation de la population ?

Voilà, j'ai fait mon petit tour rapide sur mes opinions personnelles sur ce que je pense être des complots. Bien entendu, je ne crois rien de tout ce que j'ai dit, et j'espère qu'au moins un des lecteurs de ce post m'aura pris au sérieux, au moins en commençant la lecture. Mon but est de montrer comment les humains sont sensibles à l'inconnu et aux supposés mensonges d'état, encore plus quand ceux ci sont présentés avec les bonnes images et les bons mots. Si vous avez été pris au piège, c'est un début de réponse à pourquoi certains croient tout ce qu'ils voient sur Internet (et si personne n'a été pris au piège, c'est que je suis nul).

Ne pensez-vous pas qu'il est paradoxal qu'à l'ère d'internet, les fake news et les théories du complot prennent un tel essor ? Et qu'elle est selon, l'explication ? Et la solution ?

Et vous, avez-vous aussi des complots en lesquels vous croyez ? :8):

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Débat / [Débat] Le conflit syrien
« le: samedi 14 avril 2018, 17:00:43 »

Vous avez probablement vu en vous levant ce matin que les USA, le RU et la France avaient conjointement décidé, cette nuit, de lancer des frappes sur la Syrie en réponse à une attaque chimique sur des civils attribuée au régime de Bachar El-Assad, s'étant déroulée à Douma en début du mois d'Avril.
Sans vouloir juger de la pertinence d'un tel choix, il m'a semblé qu'il n'était pas spécialement bête de discuter des (nombreux) événements qui se sont déroulés en Syrie depuis 2011, des différents rapports de force, des enjeux, pourquoi la question syrienne est d'une grande complexité, et grosso modo ce qu'il se passe réellement là-bas, parce que j'ai l'impression en jaugeant d'autres personnes qu'il y en a très peu à savoir autre chose que "dictateur sanguinaire contre révolutionnaires libertaires", ce qui est dans ce cas loin de la vérité.

Bref, par ce topic je tenterais d'être assez précis pour que ceux qui l'ignorent soient plus ou moins au courant de la situation. Il m'est impossible d'être exhaustif vu la complexité du sujet, qui prendrait plusieurs volumes de gros livres pour être vraiment fidèle au réel, mais on fait avec les moyens du bord. Je ne suis pas en mesure de faire plus court, donc lisez en plusieurs fois si vous voulez mais accrochez vous à votre string !

De plus, de par cette complexité, je ne suis pas à l'abri de dire des approximations voire des bêtises, j'en appellerais dans ce cas à d'autres membres intéressés par le conflit et qui sauraient rétablir la vérité suite à mes erreurs.

Bien évidemment, c'est du gros pavé qui tâche, c'est moche mais c'est la vie  :hap:

Tout d'abord, la question qui tue et qu'il faut clarifier d'entrée : la différence entre les chiites et les sunnites.
Cette distinction date de l'époque de la mort du prophète Mahomet. Basiquement, en l'an de grâce 632, les musulmans se sont divisés en deux communautés car ils avaient un avis divergeant sur la succession de leur prophète.
On va pas s'embrouiller avec les noms des protagonistes, sachez seulement que leur interprétation du Coran change (les chiites le considèrent comme une œuvre humaine, les sunnites comme une œuvre divine), et qu'ils ont des divergences sur leur façon de gouverner.
Bref, je vais pas m'étendre, c'est qu'une partie du sujet et pas la plus importante, il faut juste retenir que ce communautarisme millénaires a été le berceau des luttes dans cette région et ce depuis 632. Le plus important à savoir est qu'on trouve parmi les pays chiites l'Iran et le Liban, et parmi les pays sunnites l'Arabie Saoudite, le Qatar, l'Afghanistan, l'Égypte, &c.

La Syrie est un pays majoritairement sunnite mais Bachar El Assad fait partie de la communauté alaouite, qui constitue environ 10% de la population syrienne, et qui est chiite en plus d'être une minorité majoritaire dans le régime de Damas.

Petite histoire du régime syrien

La Syrie est un pays millénaire qui a une histoire très riche et souvent passionnante. Certaines de ses villes comme Damas et Alep sont inscrites au patrimoine mondial de l'humanité. Les merveilles architecturales ne sont plus à présenter, comme d'ailleurs celles que l'on trouve dans toute l'Afrique du Nord/Moyen Orient.
Pour l'histoire moderne, le pays syrien que l'on connait est né du démantèlement de l'empire Ottoman à la fin de la Première Guerre Mondiale. Il est passé sous dominance française jusqu'à la fin de la Seconde Guerre Mondiale à peu prés puis a connu plusieurs régimes successifs. Bref, une situation politique chaotique.
Dans les années 60, le parti Baath est créé, et dans les années 70, Hafez El-Assad, le père de Bachar, prend le pouvoir par un coup d'état. Un peu comme en Corée du Nord (loin de moi l'idée de comparer l'incomparable mais c'est pour mieux illustrer), le pouvoir passe dans les mains d'un clan familial qui fera profiter à sa communauté alaouite les bienfaits d'un tel pouvoir.

Cependant il ne faut pas oublier de mentionner que la Syrie était jusqu'à assez récemment un pays qui respectait beaucoup la laïcité (même plus qu'en France) et que Baath suivait une ligne économique libérale. De plus certaines grandes villes ont largement profité d'une (relative) prospérité économique et sociale, malgré le taux de chômage particulièrement élevé par là-bas.

On pourrait arguer que le régime de Damas a été un bouclier contre l'islamisme ce qui est vrai dans une certaine mesure mais un peu exagéré par El-Assad pour justifier son pouvoir.

La genèse du conflit

En 2010-2011, comme dans pratiquement toute l'Afrique du Nord et au Moyen-Orient, les peuples, épris d'idées démocrates libérales, hostiles à des régimes souvent corrompus et encore plus souvent dictatoriaux, décident de descendre dans les rues pour revendiquer leurs idées libertaires. Je présuppose que vous connaissez tous l'histoire.
Cette vague arrive en Syrie en 2011. Le point de départ est un fait troublant : plusieurs collégiens tracent un tag anti-régime sur un mur, ils sont envoyés en prison et torturés.

Les premières manifestations étaient différentes des autres manifestations du Printemps Arabe. Elles ne revendiquaient que la libération de ces adolescents et non la chute du régime en lui-même. C'est sans compter la paranoïa de Bachar El-Assad, qui a toujours craint le risque de perdre son pouvoir. Il envoie donc sur les manifestants ses forces armées qui tirent sur la population à balles réelles, faisant ainsi de nombreux morts, et allumant l'étincelle qui ne nécessitait pas grand chose pour être allumée. Ce cycle continue pendant des mois, pendant lesquels des manifestants eux-même prennent les fusils. Les policiers sont pris pour cible, les attaques dans l'un ou dans l'autre camp se multiplient ; on compte déjà des morts par milliers avant la fin 2011.

Le conflit devient vraiment une guerre civile à partir du moment où se créer l'Armée Syrienne Libre (ASL). Elle est à l'origine constituée d'anciens militaires qui ont quittés l'armée régulière du régime par opposition d'idée avec la répression de manifestants civils. Ces officiers déserteurs se proclament comme Armée Syrienne Libre depuis la Turquie et se joignent à la cause de ce que nous appellerons les "insurgés" (ou les rebelles). Le tournant stratégique de cette nouvelle armée se situe vers l'été 2012, par la prise de quartiers populaires à Alep (si vous vous souvenez des gros titres de l'époque lors de la chute d'Alep-Est, l'Alep-Est en question était la partie rebelle de la ville). De par sa situation géographique (Nord-Ouest de la Syrie), elle se trouve proche de la Turquie et permet par là au conflit d'être alimenté en armes et en vivres.

Les acteurs internes

On y comprend généralement rien du tout et je pense que je suis arrivé à un point où il est judicieux de les mettre sur le devant de la scène. Bref les voici, les deux premiers sont là depuis le début de la crise, les deux autres se sont greffés dessus soit par opportunisme soit par stratégie.

Le régime de Bachar El-Assad : Constamment acculé depuis le début des hostilités, il ne contrôle plus qu'une petite partie à l'ouest du pays. Il serait probablement tombé maintenant sans ses soutiens iraniens et russes (cf plus bas). Cela dit il garde sur les rebelles une écrasante supériorité aérienne. Sans parler des supposées attaques chimiques, on a déjà vu des hélicoptères du régime balancer des barils d'explosifs sur la tronche d'une ville certes remplie de rebelles mais aussi de civils.

L'ASL, comme dit plus haut. A la base, l'ASL était constituée de vrais militants "pacifiques" (qui pacifient à coup de fusil mais bon), porteurs des idées révolutionnaires de 2011. Malheureusement, il y a deux bémols. Le premier, c'est que l'ASL n'est pas centralisée, c'est un conglomérat de milices qui n'ont pas tous les même intérêts, n'ont pas vraiment d'idées politiques sûres pour fixer un "après Bachar", bref, ils ne sont pas assez soudés pour redresser le pays avec une idée commune faisant consensus.
Le deuxième gros problème (le principal), c'est qu'il y a aujourd'hui peu de rebelles dits """"modérés"""" comme en 2011. Le gros de l'ASL est aujourd'hui largement constitué de djihadistes. Ces djihadistes ne viennent pas de l’État Islamique mais principalement des Frères Musulmans (organisation sunnite) et surtout des pétromonarchies du Golfe (Arabie Saoudite, Qatar,...) qui non seulement sont des usines à terrorisme mais ont également armés les différents groupes de rebelles. Je précise pour mentionner ici le fait que l'Occident aussi a armé quelques rebelles et que ces armes ont atterries dans les mains de djihadistes.

Quoi qu'il en soit il y a aujourd'hui une trentaines de milices rebelles différentes, toutes étant financées par différentes sources, avec une idée différente de la postérité de la guerre. Ce sont quelquefois des mercenaires, ou des combattants étrangers. Il y a de fortes chances que la majorité de ces combattants préconisent la charia si la guerre venait à se conclure avec la chute du régime de Damas.

Les kurdes syriens, représentés par le "Parti de l'union démocratique" (PYD). Vous avez sans doute vu des images de combattants kurdes contre Daech. Ceux ci sont les YPG (prononcez "iépégué"), la branche armée du PYD. Ils s'appellent entre eux "peshmergas", et ils emploient pas mal de femmes dans leurs rangs, non seulement car la société kurde laisse une place importante aux femmes dans les affaires de la communauté (ce qui n'est pas commun dans cette partie du monde), et aussi car pour un djihadiste se faire tuer par une femme est un déshonneur.


Les kurdes sont principalement là pour profiter du chaos ambiant pour créer une vraie région autonome (le Rojava). En effet, la communauté kurde syrienne s'était établie au nord de la Syrie (tout le long de la frontière turque). Avec le retrait des forces d'El-Assad de cette partie de la région, les kurdes ont eu soif de leur propre indépendance et ont rejoints la lutte. Difficile de dire ce qu'il adviendra d'eux dans le futur. Les occidentaux ont plutôt tendance à les laisser se débrouiller malgré leur soutien face à l'EI. Si les rebelles gagnent la guerre, il en sera probablement fini des kurdes.

Il ne faut pas se faire de fausses idées. Les kurdes ne combattent PAS Bachar El-Assad. On pourrait même dire qu'ils s'en accommodent bien et que Bachar compte sur cette force pour donner du grain à moudre aux islamistes. Bref, on pourrait dire que les kurdes sont plutôt neutres vis à vis du régime de Bachar, mais qu'ils ont déjà eu à combattre des rebelles qui, comme je l'ai dit plus haut, sont plutôt majoritairement djihadistes.

A noter ce fait curieux et représentatif de l'absurdité du conflit : les kurdes ont été armés par l'occident pour combattre l'EI. Or, les kurdes combattant les rebelles occasionnellement, nous avons vu des groupes armés se combattre alors qu'ils ont été fournis par la même puissance. Je précise également, pour noircir un peu le tableau, que le penchant turc du PYD, le PKK, est considéré comme une organisation terroriste par pas mal de pays occidentaux dont les USA. Donc les nord-américains ont fournis à une organisation terroriste des armes pour combattre des terroristes.

L’État Islamique, bien évidemment. Ce groupe redoutable a passé la frontière irakienne en 2013. Le but avoué était d'étendre leur Califat en Syrie. Pour ce faire, ils ont simplement répandus la terreur et a mort sur leur passage, dictant aux civils des règles tyranniques (interdit de fumer, interdit à une femme de sortir non voilée, obligation de prier, &c...). C'est principalement à cause de cette intervention en Syrie que l'occident a commencé à attaquer les positions islamistes. En réponse à cela, les djihadistes de Daech ont eux même commencés à attaquer l'Occident, ce dont nous français ou belges avons soufferts particulièrement. Je tenais à dire ceci pour vous montrer que le conflit syrien s'étend partout et qu'il a une importance directe sur nos vies, peu importe l'éloignement géographiques des lieux.

Les rapports de force et les zones d'influence de chaque groupes sont précisés sur cette carte :


Vous pouvez voir l'évolution jour après jour sur ce site :

https://syria.liveuamap.com/

Si vous ne savez pas où se trouve la Syrie dans le monde, ouvrez un livre de CE1 v.v

Les acteurs externes

Le conflit syrien est depuis longtemps devenu un problème international. Voici les principaux acteurs et pourquoi ils agissent comme ils le font. C'est ici que les enjeux et motivations géopolitiques sont les plus dures à suivre et à établir. Vous pouvez être sûr que je suis extrêmement loin de la vérité telle qu'elle est, mais je doute d'une seule tête puisse saisir toutes les motivations d'autant d'états aux intérêts aussi divers et variés.

La guerre, tout d'abord, impacte toute la région moyen-orientale, et pas qu'un peu. Les mouvements de réfugiés affluent en Turquie, au Liban, en Jordanie, &c. Ces exodes sont immenses, bien plus qu'en Europe, imagez donc les conséquences avec les populations autochtones.

Bachar El-Assad a les alliés suivants :

L'Iran. Comme je l'ai dit, l'Iran est majoritairement chiite, comme la communauté alaouite dont fait partie Bachar El-Assad. C'est la principale raison, puisque c'est politiquement assez cohérent de favoriser une alliance avec une communauté donnée (ici on parle souvent d'Axe Chiite vs Axe Sunnite).
Ce n'est pas la seule, on parle d'un accord qui a été fait entre l'Iran et Damas pour le transit de gaz naturel allant en Europe. Cet accord s'est fait au détriment des pétromonarchies (qui, rappelez vous, sont sunnites !). Difficile de voir une réelle corrélation entre ces accords et les alliances actuelles, mais l'Iran a une double raison de soutenir Bachar El-Assad.

Le Hezbollah libanais a peu ou prou les même raisons que l'Iran d'intervenir en Syrie, excepté pour les histoires de gaz naturel. Ce sont des chiites qui ont tout à perdre à voir le pays devenir sunnite.

La Russie. La Russie est partenaire avec la Syrie depuis les années 50. Il n'y a pas réellement de raison que ça change, d'autant plus que Bachar El-Assad est son dernier allié dans la région. Autrement dit, Bachar El-Assad parti, Poutine perd un accès privilégié vers la Méditerranée. C'est d'autant plus important que la Russie a souffert des sanctions économiques émises après les histoires à Chypre et en Ukraine. Perdre un accès au Moyen-Orient, c'est une perte majeure pour le pays.
Mais il y a plus. L'arrivée de l'état islamique a considérablement motivé la Russie à continuer à soutenir Bachar El-Assad, car ils craignent réellement qu'un état islamique véritable et reconnu les prenne pour cible et répètent les mauvais souvenirs tchétchénes. La Russie a signé un accord similaire à celui fait avec l'Iran par rapport aux ressources naturelles, par dessus le marché.

Il va sans dire que sans l'aide de l'Iran et de la Russie, le régime de Damas n'existerait aujourd'hui plus. Déjà considérablement réduit dés la première année du conflit, les forces sur terre et les différents bombardements russes ont permis à El-Assad de sortir la tête de l'eau. Nous verrons à quel prix plus bas.


Voici les pays qui soutiennent les rebelles :

Les pétromonarchies du Golfe, à savoir l'Arabie Saoudite, le Qatar, le Koweït (dans une moindre mesure). Ces pays sont venus soutenir l'opposition pour la simple raison qu'ils sont sunnites ! Il n'est pas à préciser que la démocratie et les droits de l'Homme ne sont pas réellement leur priorité, leur seul intérêt est de voir une Syrie sunnite dans cette région du monde.

L'islamisation des groupes rebelles est une conséquence directe de cette alliance. En effet, au début de la guerre, l'Occident ne s'est pas prononcé sur leur soutien et ont laissé la situation empirer pendant trop longtemps. En définitive, les rebelles ont été armés et financés par les pays du Golfe. Il y a tout lieu de penser que si l'Occident avait armé l'opposition dés le départ, les idéologies islamistes héritées du wahhabisme saoudien (je rappelle que les terroristes du 11 septembre 2001 étaient saoudiens) n'auraient pas été au cœur de l'opposition syrienne.

A cause de cet état de fait, une majorité des syriens se sont rangés du côté de Baath, en tant que "moindre mal". De fait, il est aujourd'hui très compliqué de déterminer ce qui ferait le plus de mal au pays, ou le régime de Bachar, ou un état islamique pratiquant la charia ?

L'Occident. Par là je parle surtout des USA, de la France et du Royaume-Uni. On nous le répète bien assez comme ça, les pays occidentaux voient Bachar comme un dictateur sanguinaire qu'il faut éliminer le plus vite possible. C'est un schéma déjà répété par le passé, notamment en Irak et en Libye (qui a été un bourbier monstre dans les deux cas), mais qui semble faire consensus dans l'opinion publique.

Un fait marquant cependant, la position de Barack Obama. A l'époque, Obama était bien évidemment contre El-Assad. L’ambiguïté vient du fait qu'au même moment se déroulait l'accord de Vienne. Pour la faire courte, il s'agissait de lever les sanctions économiques sur l'Iran, qui en contrepartie s'engageait à restreindre son programme nucléaire militaire. Cet accord correspond au volte face d'Obama sur la question syrienne. Dés lors il ne soutient pas plus le régime qu'avant, mais il est bien plus timide sur la réponse à donner aux exactions commises. Ça se traduit en annulation pure et simple de frappes de représailles qu'Obama avait menacé de faire si le régime avait recours aux armes chimiques.  Il est bien évident que la raison profonde est de ne pas gâcher l'accord de Vienne.

Il y a une autre raison, ceci s'explique par le fait que l'administration Obama n'était pas réellement certaine de l'implication de Bachar El-Assad dans ces attaques chimiques. Ce questionnement est toujours d'actualité aujourd'hui : les certitudes ne se basent que sur des probabilités, et il existe au moins un cas où il est avéré que le gaz avait été envoyé par les rebelles (qui ont eux aussi des stocks de gaz sarin).

Les USA marqueront une petite pause due à la transition politique de l'élection Trump, et on a vu ce matin que Trump avait décidé de bombarder le régime, lui qui ne semblait pas si hostile à Poutine auparavant. A voir pour la suite.

Pour la France et le RU, la position a toujours été la même (Laurent Fabius sous Hollande disait face caméra que Bachar El-Assad ne méritait pas de vivre sur Terre), à savoir ébranler le régime. Il est assez flou de savoir quel est le plan à long terme, mais le court terme ne fait aucun doute. On a donc vu pour cela des armes européennes entre les mains de djihadistes, pour la seule raison qu'ils combattaient le régime de Damas. Armes qui se sont retrouvées, par groupe interposés, entre les mains de Daech. C'est tout ce que j'ai trouvé à dire pour souligner l'absurdité de ce conflit et des problèmes qu'ont, parfois, les pouvoirs occidentaux à gérer de telles crises.

Il est également de notoriété publique que les pays occidentaux sont largement alliés avec les pétromonarchies.

La Turquie a changé sa veste, et n'est pas vraiment "pour" ni "contre". A l'origine, alors membre de l'OTAN et voulant toujours (plus ou moins) entrer dans l'Union Européenne, la Turquie était au départ plutôt contre et poussait le régime à écouter son peuple. Les turcs ont également accueillis une majorité de réfugiés syriens chez eux.
Cependant depuis le coup d'état contre Recep Tayyip Erdogan, les choses ont quelque peu changées. Erdogan s'est rallié à Poutine, le rendant moins critique à l'égard de Bachar El-Assad. La Turquie s'est depuis un peu éloigné des questions de régime pour se concentrer sur le "problème" kurde. Ils craignent en effet que les kurdes créent leur propre état, ce qui influerait considérablement sur leur propre politique intérieure : rappelez vous que le parti kurde en Turquie est considéré comme une organisation terroriste.

Israël suit ça d'un œil inquiet, car ils sont tout aussi bien contre le Hezbollah libanais, leur ennemi de toujours (chiite et soutien de Bachar) mais tout aussi contre l'islamisme de l'opposition.

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Je vais essayer de faire vite parce que j'ai déjà été très long et j'ai peur que la longueur de ce post en rebute plus d'un :8):

Quel avenir pour la Syrie ? J'espère avoir mis en exergue qu'à cause de la pluralité des acteurs engagés, de leurs différentes motivations, de certaines ambiguïtés quant aux atrocités commises par le régime de Damas, sur la difficulté de démêler le vrai du faux dans ce bourbier monstrueux, il est extrêmement difficile de dresser un bilan clair et précis sur la guerre de Syrie.

On constate cependant ceci : les civils sont les grands perdants du conflit. Ils sont à cheval entre le régime, les rebelles islamistes, l'état islamique. La crise migratoire qui en découle dépasse tout ce qu'on peut imaginer en France (on parle de dizaines de bidonvilles qui ont une population de + de 10 000 habitants, donc Calais à côté est du pipi de chat). Les civils sont gazés (aussi bien par le régime que par les rebelles), bombardés, tués, par les uns, par les autres. Les écoles et les hôpitaux sont particulièrement ciblés par les forces en place (c'est monstrueux mais pas aberrant dans une stratégie de guerre). Il fait peu de doute que le régime de Damas a torturé (et ce jusqu'à la mort) des milliers d'opposants. Il y a de fortes probabilités qu'il ait eu recours aux armes chimiques (le seul point débattable par rapport à cela est sa motivation, car comme déjà dit la population syrienne est plutôt favorable à ce qu'il reste et en gazant il donne des raisons aux gens de se rebeller et de fait il affaiblit son pouvoir, ce qu'aucun dictateur ne souhaite. De plus il donne une raison d'être attaqué par des forces étrangères).

Il semble que si solution il y a, elle soit mauvaise quelle que soit l'issue. Il est actuellement question d'une transition politique, mais encore faut-il que le régime de Damas soit d'accord (ce qu'il n'est pas) ou que si les rebelles venaient à gagner, ceux ci soient d'accord pour instaurer une démocratie (ils ne le seront pas). Les manifestants originaux et ceux qui désirent faire évoluer le système politique de la Syrie ont imaginé faire une coalition en vue d'une transition politique. Le problème étant qu'ils n'ont aucune cohérence d'idée entre eux, ils sont totalement désorganisés, triste conséquence de 50 ans de dictature qui n'encourageait guère la formation de partis contestataires.

Bref, je m'arrête ici (enfin). Si vous avez trouvé ce post constructif et intéressant, sachez que j'y ai mis le temps v.v Je pense que la guerre a pris suffisamment de proportions pour qu'on y soit tous sensibilisés et c'était ici mon objectif.
Si vous n'avez pas d'avis sur la question, tant pis, sinon, n'hésitez pas à le partager ici même.
J'en profiterai également pour nourrir le topic suivant les événements qui se dérouleront à coup sûr dans un futur proche.

Je tiens à conclure sur le plus important. On compte à ce jour entre 350 000 et 500 000 morts, 2 000 000 de blessés, des sans-abris par paquet de 40, des centaines de milliers de réfugiés qui affluent jusqu'en Europe. Des destructions matérielles inestimables (temples antiques détruits par Daech, sans parler du souk d'Alep qui a été rasé alors qu'il était considéré comme le plus beau de tout le Moyen-Orient). 1 enfant sur 2 n'a jamais connu que la guerre.

Si vous êtes intéressés (et si vous êtes arrivés jusque là je suppose que vous l'êtes un peu), je vous mets des sources complètes (bien plus que moi en tout cas) !

http://www.bbc.com/news/world-middle-east-26116868

https://www.aljazeera.com/news/2016/05/syria-civil-war-explained-160505084119966.html

https://www.independent.co.uk/news/world/syrian-war-bashar-al-assad-isis-turkey-understanding-a7443701.html

Et un docu assez passionnant sur le sujet, d'où j'ai tiré quelques infos. Attention y'a des images sensibles. :

(Cliquez pour afficher/cacher)

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Débat / [Débat] Le marché du travail et le chômage
« le: mercredi 21 mars 2018, 13:38:59 »

Je lance un petit sujet sur le marché du travail actuel et le chômage (et ses différentes réformes actuelles et à venir). Je sais que plusieurs personnes sont encore au lycée, stressent pour le bac (ou le brevet pour les plus jeunes) et pour qui le marché du travail est encore une douce chimère. Mais quelques petits axes de réflexions pourraient permettre à certains de réfléchir lorsqu'ils seront sur Parcoursup.

Comme la plupart des gens se lèvent le matin pour galérer et survivre, qu'il est plus ou moins admis que notre catégorie socio-pro a une influence majeure sur notre niveau d'étude (et que la plupart des gens viennent de CSP au mieux "modestes"), que la compétitivité de notre modèle économique actuel favorise le travail aliénant et répétitif et l'écrasement des individus (on en a eu un bon exemple ici avec maintenant l'ex-job de @Krystal :8):), que les diplômes perdent en valeur du fait de l'engorgement des études sup qui fait que des niveaux bac+5 peuvent être entrainés à faire des boulots sous-qualifiés, que les recruteurs sont souvent absurdes (cercle vicieux du "vous avez pas d'expérience" qui fait qu'on est pas pris et qu'on gagne pas d'expérience pour avoir un travail qui demande de l'expérience), et qu'en plus tout ça ne va pas s'arranger à cause de la mécanisation de la plupart des emplois (bonne ou mauvaise chose ? si on perd des emplois seront nous en mesure d'en créer des nouveaux ? si oui y'aura t-il une phase de transition ? de combien de temps ? sera t-elle hardcore à vivre pour des gens qui auront l'impression de n'être plus utiles en rien) ?

Bref, partons du postulat que, généralement, un humain est obligé pour manger d'avoir un boulot qui ne l’intéresse pas (pour être poli), même en étant qualifié. Ce qui remet sur la table le débat "Un humain est-il naturellement fait pour travailler ?". Sans rentrer dans les postulats débiles du genre "vivement qu'on revienne au temps des chasseurs-cueilleurs", la question, je pense mérite qu'on se la pose.
En d'autres termes, notre confort de vie mérite t-il tant de misère ? Donner du jus au capitalisme et au consumérisme sur la vie des hommes est-il un sacrifice qui vaut le coup ? Selon Harari (l'auteur du livre "Sapiens", vulgarisateur mais que je conseille), le cercle vicieux a été commencé pendant la Révolution Agricole, qui a obligé les hommes à vivre enchainé aux champs, dépendant des saisons, qui si elles pouvaient détruire les champs condamnaient les agriculteurs et leurs familles à la famine (et souvent à la mort). Sans parler du fait que l'agriculture est un métier très difficile qui brise (c'est déjà pas évident même avec nos moyens modernes, donc le labeur exténuant dans ce domaine se calcule en millénaires). Bref à cette époque les hommes ont perdu en confort de vie car auparavant nous vivions en tribus nomades, une tempête ne signifiait pas la mort mais le déplacement, et notre survie ne dépendait pas d'heures et d'heures de travail mais de choses beaucoup plus simples, plus liées à la Nature. Le reste servait à se sociabiliser au sein de la tribu (c'est important car le travail moderne perd son aspect de sociabilité pour devenir plus compétitif).

Bon, c'était l'instant hippie, après loin de moi l'idée de dire que l'époque des chasseurs-cueilleurs est une époque bénie ; elle est bien plus mortelle et sauvage à bien des égards, mais en terme de valeurs humaines, nous ne sommes peut être pas si évolués que cela par rapport à cette époque.

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Maintenant le chômage.

Comme vous le savez (ou pas), le gouvernement Macron a décidé de serrer la bride sur les chômeurs. Grossièrement, un chômeur sera obligé d'assister (pour ne pas dire accepter) à des entretiens organisés par Pôle Emploi. S'il ne le fait pas, Pôle Emploi le radie pendant deux mois, coupant naturellement les indemnités chômages.

Alors déjà première chose, avoir confiance en Pôle Emploi n'est pas une chose vraiment aisée, je pense que quiconque ayant un jour été en relation avec cet organisme en garde un mauvais (neutre dans le meilleur des cas) souvenirs. J'ai personnellement passé quelques temps dans quelques Pôle Emploi et ceux ci ne m'ont jamais été utile une seule seconde (je plaisante pas). Mais bref ça dépend des expériences de chacun, on va pas s'étendre là-dessus. Même si on pourrait arguer du risque qu'un chômeur bien diplômé se retrouve à être obligé de faire des entretiens pour travailler à Lidl.

Ce qui est plus intéressant au contraire est cette stratégie de répression des chômeurs.
La faille de la stratégie de Macron, c'est principalement qu'il y a un problème offre/demande. En d'autres termes, il y a littéralement pas assez de boulot pour tout le monde en France. Donc si dans un monde idéal toutes ces offres étaient pourvues, il y aurait toujours des chômeurs qui fatalement seraient privés de leurs droits. Ce qui fait qu'on enlève, plutôt arbitrairement, un moyen de subsistance pour des millions de gens (ce qui peut dans quelques cas signifier la rue).

Ça parait gros ? Ça l'est peut être, mais c'est mathématique. Admettons cependant qu'il y ait pile poil le bon nombre d'offres pour le bon nombre de chômeurs. Le chômage est à 0%, Macron est acclamé, il a réussi à faire disparaitre la pauvreté de son pays. Faire disparaître ou cacher ? Le modèle allemand nous enseigne que les taux de chômage les plus faibles sont des anomalies dans l'Histoire, et quand ce n'est pas le cas elles cachent beaucoup de misère sociale et de pauvreté (comme en Allemagne donc où les emplois précaires sont légion).

Pourquoi, dans notre pays, on charge tout sur le dos des chômeurs ? Pourquoi on a ce culte de la richesse et la haine de ce qu'on appelle "l'assistanat" de manière péjorative ? Dans une société qui produit assez de richesse pour nourrir, loger (coucou les SDF) et éduquer littéralement tout le monde, on voit un accroissement de la misère sociale, toutes les réformes honteuses creusant cette misère sont prises soit avec indifférence soit avec joie par des personnes qui en pâtissent mais qui approuvent pour des raisons obscures (et qui ont souvent des notions de politique et d'économie dans les choux, mais je fais des procès d'intention). Ne pourrait-on imaginer que les chômeurs sont volontairement présentés comme des paresseux et des assistés, voués à la pauvreté par dessus le marché, pour la seule raison de faire peur aux travailleurs, de leur faire accepter des boulots aliénants, fatigants et répétitifs, chose qu'ils n'auraient naturellement jamais acceptés si ne pesait pas au dessus de leur tête cette épée de Damoclès ?

Ou alors pourrait-on arguer que le monde du travail n'est pas vraiment adapté à l'Homme. La croissance exponentielle dans laquelle nous sommes plongé n'est pas infinie, elle s'arrêtera de gré ou de force (plus vraisemblablement de force). Outre les handicaps et problèmes physiques/physiologiques qu'il provoque, on pourrait aller jusqu'aux problèmes de la centralisation parisienne, et conséquemment du nombre d'automobiles qui sont sollicitées (= pollution = des milliers de morts par an sans parler d'autres problèmes liés à la voiture).
Mais bref sans vouloir partir trop loin, nous sommes peut être à l'aube (espérons le du moins, l'espoir c'est la seule chose qui fasse tenir) d'une révolution de pensée par rapport au monde du travail. La relation employeur > employé (travailler pour quelqu'un qui nous envoie des miettes) est assez récente dans l'histoire humaine, elle n'est pas plus éternelle que la croissance, il n'est pas impossible qu'un jour une nouvelle théorie économique pointe le bout de son nez, libérant une proportion non négligeable des humains de leur esclavage moderne.

Voilà je m'arrête là parce que je suppose que ce pavé est une purge à lire v.v
Néanmoins j'espère avoir émis ici quelques étincelles de pensée qui pourraient porter à débat, ce que je vous invite d'ailleurs à faire :oui:

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Littérature, Fictions / Dans le cours du ruisseau
« le: vendredi 04 septembre 2015, 17:40:33 »
Le présent topic constitue ma première approche concrète sur le forum fiction de ce site, que j'ai souvent survolé d'un œil distrait. Certaines sources très bien informées sauront que j'ai déjà rédigé le nombre affolant de deux histoires, l'une concernant Twilight Princess, l'autre Naruto. Sachant l'aversion profonde que j'ai pour ces deux sujets à l'heure actuelle, il n'est pas bien dur de deviner que depuis ces nombreuses années, je n'ai pas cherché à réitérer l'expérience, jusqu'à ce jour.
Pourquoi ? Parce que plus je lis et découvre de nouveaux univers, plus mon imagination s'emballe. Il n'est plus du tout rare que mon esprit imagine de nouvelles histoires tellement prenantes (pour moi) que j'en ai du mal à dormir. Il ne fallait donc qu'une légère impulsion pour que j'ai la motivation d'écrire réellement quelque chose, et j'espère que cette impulsion me poussera suffisamment loin pour que ce sujet prospère et survive pendant encore longtemps.

Concernant les écrits en eux même, il faut comprendre qu'ils m'ont été inspirés par plusieurs auteurs connus, que les thèmes ne sont pas spécialement originaux, ni novateurs. Que le style ne m'est pas spécialement propre non plus. En réalité je considère cet exercice comme un entrainement, qui n'aboutira peut être pas à grand chose, mais dont la démarche est sincère. Donc si les histoires paraissent naïves ou manichéennes, c'est tout à fait normal, et c'est peut être même recherché.

Le maître mot est ébauche ;D

(je le vends peut être mal, mais bon j'ai quand même essayé de fournir la meilleure histoire que j'avais en tête à un moment t)

Je m'excuse par avance si se sont incrustées quelques vilaines fautes de syntaxe et de grammaire. Je n'ai pas appris à écrire à l'école mais par pratique, et les règles de grammaire me sont tout à fait inconnues (et plutôt barbantes). Néanmoins je ne pense pas que ça gêne énormément la lisibilité de l'ensemble.

Vous êtes en train de lire le premier post introductif, qui n'aura qu'une seule utilité, fournir des raccourcis vers chaque histoire. Sait on jamais, il se peut que le sujet fasse des dizaines de pages v.v Je le mettrai à jour, je l'espère, régulièrement, pour que la lisibilité de l'ensemble soit optimale. Néanmoins ça fait un vilain double post, mais je pense que c'était nécessaire.

Bref, rendez vous juste en dessous pour la lecture la plus affreuse de votre vie !

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Longs métrages et Télévision / Cadavre Exquis Cinéphilique
« le: samedi 15 août 2015, 18:35:56 »

"Le cinéma en tant que rêve, le cinéma en tant que musique. Aucun art ne traverse, comme le cinéma, directement notre conscience diurne pour toucher à nos sentiments, au fond de la chambre crépusculaire de notre âme."
Ingmar Bergman

"Lorsque nous nous trouvons en face d'un créateur digne de ce nom, nous ne pouvons que tourner autour de son film comme un papillon de nuit autour d'une lumière."
François Truffaut

"Si le monde est une ombre sur le mur de la caverne, il n'y a de nos jours que le cinématographe qui, en captant cette ombre, et non en l'imitant, nous permet de remonter jusqu'à la réalité de l'Idée."
Eugène Green

Ce topic traite dans une large mesure de l'art filmique, et le lecteur pourra y contribuer à sa guise. Brièvement esquissée par un sujet récent, l'idée m'a été soufflée par certains éminents membres de développer le topic de la chaîne d'images, l'une de mes plus importante contribution du forum encore en activité. Il a été remarqué que, bien qu'étant un important générateur de posts, le sujet n'apportait pas grand chose à l'esprit du posteur. Comment y pallier ?

D'abord, qu'est ce que le cinéma ? L'histoire du média filmique est longue et compliquée. Elle est la poursuite logique de nombreuses recherches depuis l'invention de la photographie. Le nombre d'appareils captant un mouvement sont fréquents, et de tous horizons, durant le XIXe siècle, notamment le thaumatrope ou le zoopraxinoscope. A la fin de ce siècle, William Dickson, inspiré par des croquis du célèbre inventeur Thomas Edison, mis au point le kinétoscope, étymologiquement kinetos (mouvement) et graphein (écrire). Littéralement l'écriture du mouvement. L'essence du cinéma était posée. Edison, en effet, alors papa du phonographe, cherchait un moyen de recréer, au moyen du son et de l'image, le monde qui l'entoure pour les générations futures.


En 1891 est présenté le premier film de l'histoire de l'humanité, d'une durée de moins de 10 secondes, intitulé Dickson Greeting, Inspiré par cette invention américaine, le coup de grâce vient bien évidemment des frères Lumière, qui sous l'impulsion de cette nouvelle technologie, organisent diverses projections à Paris. Le train était lancé, les décennies suivantes, le cinéma muet se répand, avec ses stars de l'époque, telles Buster Keaton ou Charlie Chaplin, puis le monde entier s'y met, tous les continents, toutes les nations produisent leurs propres films, milliers d'amateurs et de professionnels. Excepté la littérature ou la peinture, peu d'arts humains n'égalent la grande fresque cinématographique dans sa représentation des sentiments, la peine, la joie, la peur, la colère, l'amour, etc. Le cinéma permet, si on sait où chercher, de changer son regard et son appréciation sur le monde et sur le genre humain.

Le but du sujet n'est pas de faire une bête suite de titres, mais de faire découvrir à tout un chacun un panel d’œuvres, dont certaines seront connues, d'autres beaucoup moins. La longue liste qui en naîtra par la suite sera, idéalement, un beau guide cinématographique qui, suivant les désirs de chacun, ouvrira une multitude de fenêtres vers des univers enchanteurs et fantastiques, des aventures, des drames, des tragédies, et surtout la beauté de l'image.
Pour ce faire, chacun apporte sa propre pierre à l'édifice, suivant le même principe que les suites des personnages récemment ouverts. Mais ici pas de discrimination, toute oeuvre, qu'elle soit réelle ou animée, a sa place, quelle que soit sa qualité, quel que soit son public. Du film de la pire espèce au chef d'oeuvre intemporel, du tout public à l'extrêmement violent, tout le monde est libre de mettre ce que bon lui semble. Une seule règle primordiale, y écrire quelques lignes, raconter son histoire, ses qualités, ses défauts, bref, donner à l'oeuvre un contexte. Les peu enclins à écrire peuvent écrire 3 ou 4 lignes s'ils le souhaitent, les plus parleurs plusieurs paragraphes, le but est quand même d'étoffer, un minimum, le sujet que l'on veut faire découvrir.
Les images sont bien évidemment de mise, mais pour bousculer le classicisme qu'on pourrait attendre d'une telle entreprise, privilégiez non pas des affiches mais des images du film, pour cela je vous dirige sur l'excellent site What the Movie. Libre à vous de mettre plusieurs images si cela vous chante.

"Mais moi ça m'emmerderait d'écrire un pavé et de me faire griller par un autre, ce topic va tomber à l'eau !"
Pour éviter cela, il est fortement recommandé de poster une rapide idée, puis d'éditer pour étoffer le film que l'on aura voulu mettre en lumière.

Une dernière chose, si vous ne connaissez pas votre alphabet au delà de la lettre B, comme moi, je vous recommande la Internet Movie DataBase, autrement dit IMDb, qui comme son nom l'indique, est une immense base de données de films.

Sur ce je donne l'impulsion :^^:

Amadeus (1984)



Amadeus est, comme son nom l'indique, un film sur la vie du grand compositeur Wolgang Amadeus Mozart, réalisé par Milos Forman (Vol au dessus d'un nid de coucou), avec Tom Hulce (Frankenstein en 1994, ou la voix de Quasimodo dans l'adaptation Disney du Bossu de Notre Dame) et F. Murray Abraham (Last Action Hero, The Grand Budapest Hotel).
Chef d'oeuvre nominé aux Oscars, Amadeus se passe à Vienne à la fin du XVIIIe siècle. Antonia Salieri, compositeur à la cour de l'empereur Joseph II, il est un compositeur reconnu, et réclame la gloire éternelle. Arrive cependant un jeune prodige, jeune musicien sans éducation, voué à devenir le plus grand compositeur du siècle. Salieri n'a plus qu'un seul but, une seule obsession, évincer son rival afin de rentrer dans l'Histoire.

Le scénario du film est inspiré d'une pièce de théatre du même nom, écrite par Peter Shaffer, qui avait auparavant élaboré l'oeuvre psychologique Equus. Amadeus n'est cependant pas une biographie fidèle, mais qu'importe ? La mise en scène est un cas d'école, la musique est bien évidemment empruntée des compositions de Mozart et Salieri eux même, mais également de Bach. Le film fut un succès retentissant, gagnant pas loin de 8 Oscars dont celui de Meilleur Film, ou encore 4 Golden Globes.
Un classique à voir et à revoir.

Sur ce je lance la prochaine lettre, un L ;)

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Jeux Vidéos / L'Enfer de Doom
« le: samedi 28 juin 2014, 22:13:14 »

A une époque où pullulent les jeux de guerre moderne et les jeux de tirs insipides qui se ressemblent tous, nous avons tendance à oublier à quel point les FPS proposaient des aventures dépaysantes, du challenge, des gros monstres, et de gros pétards. Que quiconque préfère tuer du taliban ou du russe en Irak ou en Afghanistan se jette la première pierre.
Doom est l'un des premiers représentant de cette belle époque où les jeux vidéo faisaient encore rêver. Je vous propose, à la veille de la sortie du prochain Doom 4 (dont un teaser a été révélé à l'E3 2014) de revenir sur l'ensemble de cette saga culte, et, si quelques uns se sentent motiver, de carrément en parler ! (exercice un petit peu plus difficile j'en conviens)

L'avant Doom :

Doom n'est pas le premier coup d'essai des développeurs de chez id Software (studio béni). Composé à l'origine de seulement 4 personnes : John Carmack, John Romero (aucun rapport avec Georges Romero), Tom Hall et Adrian Carmack (aucun rapport avec John Carmack), les premiers softs de la boite sont des jeux de plateforme appelés Dangerous Dave (1988) et Commander Keen (1990).
Leur premier coup d'essai en jeu de tir subjectif sort en 1990 sous le doux nom d'Hovertank 3d, alors développé pour l'éditeur de jeux Softdisk. Nous y incarnons Brick Sledge, un mercenaire chargé de sauver des personnes dans des villes emplies de mutants et de gardes armées, les dites villes étant menacées d'attaque nucléaire dans un contexte de guerre nucléaire. Hovertank 3d est une ébauche de la technique en 3d qu'id Software utilisera plus tard dans des jeux plus connus, mais à cette époque les textures sont inexistantes.

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La même année sort Catacomb 3d, le troisième épisode de la série des Catacomb. Toujours en vue subjective, il est le premier jeu a montrer la main du personnage, une petite avancée dans le monde du FPS qui a son importance pour renforcer l'immersion du joueur.
L'histoire, basique, consiste à s'enfuir de catacombes remplies de monstres et autres joyeusetés dans la peau d'un sorcier.

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La révolution arrive en 1992 avec Wolfenstein 3d. Suite plus ou moins officielle de Castle Wolfenstein (jeu d'infiltration sorti en 1981 sur Apple II), le joueur incarne un soldat allié pendant la Deuxième Guerre Mondiale, BJ Blazkowicz, qui tente de s'échapper d'un château nazi (le fameux château Wolfenstein), croisant à l'occasion des centaines de SS et des personnages joyeux tels qu'Adolf Hitler.
Wolfenstein 3d est véritablement le premier FPS à se populariser sur PC, car c'est non seulement un jeu réussi mais également sorti en shareware, c'est à dire que le premier épisode (sur les six présents dans le jeu complet) étaient disponibles gratuitement à l'époque. Une sorte de démo de luxe, en somme.
A noter que Wolfenstein 3d fut l'objet de plusieurs polémiques. De par son contexte, l'utilisation de croix gammés, de soldats nazis, ou de l'hymne national socialiste Horst-Wessel-Lied lors de l'écran titre, nombre d'associations ont jugées bon de décréter que le jeu faisait l'apologie du nazisme. Plus inattendu, des associations de protection des animaux ont fait pression pour retirer les chiens de garde nazis présents dans le jeu, ceux ci refusant de faire tuer des animaux, même en virtuel. Un avant goût de l'esprit provocateur du studio.

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Les jeux :

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Les mods et produits dérivés :

De par sa très grande notoriété (communauté toujours active à l'heure où sont écrites ces lignes) et la facilité de créer soi même de nouveaux niveaux inédits, Doom a été l'un des jeux les plus moddés de l'histoire. Cette partie est une petite liste non exhaustive de certains mods et outils qui permettent de jouer à Doom dans les conditions optimales.

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Anecdotes et Soupe de Poisson :

Doom sur Atari ?

A l'époque de la conversion de Doom sur tous les supports possibles et inimaginables, une rumeur circulait pour une possible version du jeu sur Atari 2600, screens et boitier à l'appui. Il s'averera plus tard que c'était une canular orchestré par un étudiant appelé James Catalano.



Le Nom du Marine :

Initialement sans nom dans les jeux, plusieurs sources proposent de donner un nom à ce singulier héros :

-La Doom Bible mentionne quatre personnages jouables : Lorelei Chen, John Pietrovich, Dimitri Paramo et Thi Barrett. En effet, le jeu devait à l'origine proposer quatres personnes jouables, un peu à la manière des Metal Slug.
Il semble que le protagoniste du jeu final soit plutôt inspiré par un personnage secondaire nommé Buddy Dacote.
-Le protagoniste du jeu de rôle inspiré par Doom II est nommé Stan Blazkowicz, ce qui ferait de lui le descendant du héros de la série Wolfenstein, B. J. Blazkowicz. Notons au passage que le Blazkowicz de Wolfenstein 3D et Spear of Destiny est un sosie du héros de Doom et Doom II, tandis que le visage de ce dernier avec des mods graphiques de Risen3D ressemble de façon étonnante à Blazkowicz tel qu'il est représenté dans Return to Castle Wolfenstein ; c'est aussi l'allure générale de celui de Doom 3.
-La novellisation de Doom et Doom II est centrée sur un personnage nommé Flynn Taggart.
-Le héros de celle de Doom 3 s'appelle John Kane.
-Le film tourne autour d'un Marine nommé John Grimm.

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Le Massacre de Columbine :

Le 20 avril 1999, prés de Littleton dans le Colorado, deux étudiants, Eric Harris et Dylan Klebold, commettent un massacre à l'école de Columbine. Il s'avère qu'entre tous les hobbies des deux auteurs, Doom tenait la place haute, les deux étant fans du jeu, allant jusqu'à créer certains niveaux. Des rumeurs indiquaient même qu'ils avaient recréer le plan de leur école sur l'éditeur de niveaux, mais cette rumeur semble fausse.



Le RPG amateur Super Columbine Massacre RPG! se déroule en Enfer et utilise des sprites de Doom.

Interdiction en pays teuton :

Doom I et II sont sortis en Allemagne en... 2011. Initialement interdits depuis 1994, il fallut attendre l'éditeur Bethesda pour prouver qu'à l'époque moderne, les pixels des années 90 n'étaient plus assez graphiques pour choquer les joueurs actuels, d'autant plus que de nombreux jeux plus violents et plus choquants sont sortis depuis, et ont eu un grand succès.
Néanmoins les deux niveaux cachés inspirés de Wolfenstein 3d sont inexistants des versions allemandes, du fait de la présence de croix gammées et autres symboles nazis.

Bonus - Speedrun :



Teaser de Doom 4 :


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Un meme, kezako ?

Le terme mème internet est utilisé pour décrire un élément, un phénomène, repris et décliné en masse dans une communauté. C'est une acception récente du terme mème, qui définit ce phénomène dans sa globalité. D'après l'Oxford English Dictionary, un mème est un élément d'une culture ou d'un ensemble de comportement qui se transmet d'un individu à l'autre par imitation ou par un quelconque autre moyen non-génétique.



Quel est le but du topic ?

Puisque, chaque jours, la communauté de PZ est témoin des plus grandes bizarreries qu'un individu puisse sortir, il était évident qu'il fallait un topic pour non seulement les répertorier, mais également les réutiliser à toutes les sauces pour en rigoler tout en mangeant des cookies à côté de la cheminée.

Et aujourd'hui j'inaugure ce topic historique avec un nouveau concept, le Fénomeme :

-> Si tu percutes un sanglier sur la route, coucou l'hôpital.

-> Si tu joue à Mario Kart en 50cc, coucou l'hôpital.

-> Si tu critiques Ocarina of Time, coucou l'hôpital.

-> Si tu change pas ton vote aux LG, coucou l'hôpital.

-> Si tu fais un remake de One Guy, One Horse, coucou l'hôpital.

-> Si tu joue trop à WoW, coucou l'hôpital.

-> Si t'as la tête coincée dans le cul d'un éléphant, coucou l'hôpital.

-> Si tu mélange vodka/lait, coucou l'hôpital.

-> Si tu avales une boite de laxatifs, coucou l'hôpital.

-> Si t'as la parkinson et que tu utilises une trancheuse à jambon, coucou l'hôpital.

-> Si tu te coince l'engin dans la fermeture de ton pantalon, coucou l'hôpital.

-> Si tu plonge dans une piscine vide, coucou l'hôpital.

-> Si tu met un piment du Chili dans une tortilla, coucou l'hôpital.

-> Si tu perds ta save de Pokemon, coucou l'hôpital.

-> Si tu oublie ton parachute, coucou l'hôpital.

-> Si tu fermes MegaUpload, coucou l'hôpital.

-> Si tu critique Twilight à côté d'une adolescente, coucou l'hôpital.

-> Si tu oublie ta calculatrice dans un examen de math, coucou l'hôpital.

Et les autres :

-> Cette fouite ! (Floax)

-> Mais de quoi tu parles, étron ? (BSK)

-> C'est ça, et tu vas me faire croire que les dinosaures ont existé également ? (Bluelink)

-> Koukou c'est DSK !! (Jay d'Ail)

-> *crève* (Emy)

-> !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! (Pipelette)

-> Ce serait comme fréquenter des ouvriers (Lypphie)

-> (D_Y)

-> Je me touche (GMS)

-> C'est objectivement objectif (Floax)


A vous de compléter, ou pas...

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Discussions Générales / Le jeu de la chaîne d’images
« le: mercredi 08 février 2012, 17:01:00 »
J'ouvre le petit frère de "Drôles d'Images" et du mort né "Images pas drôles", initié par notre cinéphile argentin mangeur de lama.

Le principe est simple et amusant, il s'agit de poster une image de n'importe quelle source (photographie, film, jeu vidéo, affiche) ayant un rapport avec la précédente, le rapport pouvant être thématique tout comme purement visuel. La référence peut également être évidente, mais aussi bien subtile. L'intérêt (puisqu'il en faut un), c'est d'arriver à deviner les références des membres.

Une seule règle : il est formellement interdit de poster un commentaire écrit sans image, pour pas casser le trip, m'voyez.

Quelques petites exemples pour les trois autistes du fond qui n'auraient pas compris :



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A vous de continuer.


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Jeux Vidéos / [Topic Officiel] TES V : Skyrim
« le: dimanche 25 septembre 2011, 13:40:20 »

Supports : PC, Playstation 3, Xbox360
Developpeurs : Bethesda
Sortie : 11 novembre 2011
Genre : Action-RPG

Les Elder Scrolls ? Kezako ?

La tentation de faire un topic général de la série des Elder Scrolls était longue, mais impossible, tant il y a à dire sur cette saga, devenue si populaire chez les PCistes, un petit résumé pour replacer tout ça ne ferait pas de mal.
Le tout premier Elder Scrolls date de la préhistoire du jeu vidéo, à une époque lointaine ou l'ordinateur était une plateforme d'elitistes endurcis shootés à Ultima. Nommé Arena, il est sorti sur MS DOS. C'est la toute première fois de l'histoire que l'on entend parler du continent fictif de Tamriel, lieu qui sera repris dans tous les épisodes de la série. Le résultat final fut encensé par les critiques, la raison est simple : faire évoluer son héros dans un univers medieval, et tout cela librement, dans un monde particulièrement vaste pour l'époque.



2 ans plus tard, en 1996, sort sa suite, sobrement nommée The Elder Scrolls 2 : Daggerfall. Le jeu sort également sur MS DOS, et est développé sous le même moteur que de nombreux jeux connus de l'époque comme Terminator : Future Shock. La différence, c'est que ce moteur permet de placer le joueur dans un vrai monde 3D, et non en simili 3D comme ce fut le cas pour Doom ou le premier TES : Arena. Le monde de Daggerfall est encore plus vaste que celui d'Arena, malgré tout on lui reproche d'être trop vide, et les lieux qui y sont présents sont trop similaires. Mais même avec ces problèmes, le jeu nous présente un background particulièrement fouillé et une histoire travaillée aux petits oignons.



La série s'ouvrira au grand public en 2002, à partir du troisième épisode, TES III : Morrowind, notamment car le jeu laisse tomber le format disquette, et plus tard sortira sur Xbox, ce sera d'ailleurs le premier épisode à sortir sur une console de salon. Comme les précedents, le jeu se déroule sur un monde ouvert particulièrement vastes, ou le joueur peut faire des quêtes avec des PNJ et se balader librement dans un univers medieval. L'interactivité est nettement ameliorée avec des centaines d'objets que l'ont peut trouver un peu partout.



En 2006 sort l'archi attendu TES IV : Oblivion. Les premiers aperçus du jeu font baver, notamment grâce à son niveau de détail impressionnant, et le travail fourni sur les décors du monde que l'on parcourt. Finalement, le jeu a beau avoir un background très fouillé, on lui reproche une plus grande accessibilité pour le grand public, une intrigue qui manque de punch, et un ennui certain (relatifs aux joueurs cependant). Il sortira egalement un petit peu plus tard sur X360 et PS3, mais avec un framerate revu à la baisse et un moins bon niveau de détail, sans oublier l'absence quasi obligatoire de mods.



D'Oblivion à Skyrim :

Alors qu'Oblivion vient de faire un carton, bon nombre de joueurs se demandent à quoi ressemblera le prochain Elder Scrolls, si même il existe. Il faut dire qu'entre temps, Bethesda n'avait pas chômé, en faisant revivre une saga presque oubliée : Fallout. Fallout 3 sort en 2008, le gameplay est pratiquement calqué sur celui d'Oblivion, la seule différence, c'est l'univers qui passe d'un heroic-fantasy à un post-apocalyptique particulièrement travaillé. Malgré ses qualités certaines, Fallout 3 est critique par les puristes de la série, qui l'insultent d'add-on voir prefèrent l'oublier, tant il s'éloigne de l'esprit des anciens Fallout.
En 2010, Obsidian est chargé par Bethesda de sortir Fallout : New Vegas, tout nouvel épisode de la franchise, bien plus apprecié par les fans, avec un travail de fond certain. Il faut dire qu'Obsidian, ils avaient déjà bossés sur les premiers Fallout, ils savent de quoi ils traitent.
Malgré tout, le moteur graphique d'Oblivion réutilisé par les deux Fallout semble montrer ses limites, il est non seulement devenu faible face aux autres productions de l'époque, mais en plus est bugué, les freezes ne sont pas rares et les animations catastrophiques, sans parler des erreurs de programmation qui ferait passer nimporte quel amateur pour un génie.

 Todd Howard, responsable du jeu chez Bethesda, annonce très tôt la sortie du jeu le 11 novembre. Quelques visuels se font voir dans des magazines comme Game Informer. On y apprend notamment l'utilisation d'un nouveau moteur de jeu interne à Bethesda nommé Creation Engine, qui semble résoudre de nombreux problèmes rencontrés sur Oblivion ou Fallout, mais ou les animations restent, semble t'il, moyennes. Un Creation Kit sera toutefois fourni dans le jeu PC, ce qui semble annoncer l'arrivée rapides de nombreux mods censés améliorer le jeu d'origine B)
Malgré tout, le jeu est vraiment montré à l'E32011, ou une démo non jouable prometteuse est commentée. A la Gamescom de la même année, c'est de nombreux elements de gameplay dont la création de personnages qui est montrée, elle semble encore plus poussée.
D'un point de vue scenaristique, Skyrim se déroule 200 ans aprés les evenements d'Oblivion. Dans un contexte de guerre civile, un dieu nommé Alduin se matérialise en dragon, le problème, c'est que ce dragon annonce la fin du monde.

Alors, Skyrim est t'il une des plus grands hit de la fin d'année ? L'acheterez vous ? Si oui en collector ou en version simple ? Qu'attendez vous de plus (ou de moins) aprés Oblivion ?

L'affreusement cher collector de Skyrim (150€)






http://youtu.be/ic6dKnv3WdU

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Jeux Vidéos / [Topic Officiel] Mass Effect Saga
« le: lundi 05 septembre 2011, 00:11:56 »

/!\ Ce topic est potentiellement un topic à spoil, étant donné la grande richesse scénaristique du jeu.

Qu'est ce que Mass Effect ?

Mass Effect est un action-RPG se déroulant dans un univers futuriste, dans la digne lignée des plus grands space-opera, tels Star Wars ou Star Strek. Il a été développé par le studio canadien Bioware, dont le CV est déjà bien rempli de titres cultissimes (Baldur's Gate, Jade Empire, Knight of the Old Republic, Dragon Age), sorti sur Xbox 360 fin 2007 et mi-2008 sur PC.
L'histoire se déroule au XXIIe siècle, à cette époque l'humanité a fait un bond technologique faramineux, stimulé par la découverte sur Mars d'une technologie d'une race extra-terrestre disparue, les Prothéens. Grâce à cette technologie nouvelle et la découverte des fameux relais cosmodésique, l'univers s'ouvre à l'humanité, qui prend contact avec des dizaines et des dizaines de nouvelles races.
Le joueur incarne le commandant Shepard, officier des forces armées de l'Alliance, maître du vaisseau Normandy, qui écumera la galaxie pour sauver l'univers d'une terrible menace extra-terrestre.

Pourquoi Mass Effect a eu autant de succés ?

Au départ, il y avait Kotor, aka l'épopée spatiale dans l'univers Star Wars, qui permettait de traverser tout une galaxie et de nombreuses planètes. Le jeu fut une réussite critique et commerciale. Quelques années plus tard, Bioware décide de refaire un jeu dans le même genre, mais totalement original, écrit par un scénariste de leur studio, Drew Karpyshyn, qui avait déjà travaillé sur Baldur's Gate II et Jade Empire. Il en sort un scénario d'une richesse inouie et un univers très détaillé, qui font de Mass Effect une réussite d'un point de vue scénaristique. Le joueur a la possibilité de déplacer le Normandy dans absolument tous les recoins de la galaxie, de scanner des planètes pour récupérer des ressources, et de s'y poser pour faire quelques missions plus ou moins utiles, tout ça en compagnie d'un commando formé par nos soins, commando dont tous les membres sont travaillés au poil.
L'autre raison du succés, c'est un système de dialogue fourni, qui peut changer le déroulement du jeu selon nos choix, choix qui se répercuteront d'une part dans Mass Effect 2, d'autre part dans Mass Effect 3.

What Else ?

Suite au succés de Mass Effect, une suite, sobrement intitulée Mass Effect 2, sort en janvier 2010 sur PC, Xbox360 et PS3. Il propose le même système que le premier épisode, en plus travaillé, où l'action prime sur l'aspect RPG très présent de ME1. On y incarne toujours Shepard, repartie dans de nouvelles aventures contre une nouvelle sorte d'ennemie, qui l'obligera à recruter une nouvelle équipe, deux ans aprés les evenements du premier.
Mass Effect 3 est prévu pour Mars 2012, on y attend un scénario aux petits oignons, largement influencé par nos choix des deux premiers épisodes, et une digne fin d'une série qui repose (trop?) sur son histoire et son background. Le gameplay a été amélioré et l'aventure devrait nous amener sur Mars et sur Terre (entre autres).

Ce topic est destiné à tous ceux qui ont un faible pour cette série, et même ceux qui ne l'aiment pas. Quels sont les gros points forts/faibles de Mass Effect ? Quelle est/sont votre/vos race(s) favorite(s) ? Vos attentes pour Mass Effect 3 ?

http://youtu.be/BnEej1RfqTs
http://youtu.be/w63YqBKmcfg
http://youtu.be/XMB3CjBGnv8







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Quiz Jeux Vidéos / Quiz Half Life
« le: dimanche 06 juillet 2008, 18:08:12 »
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Dans Half Life, vous incarnez le docteur Gordon Freeman, un théoricien récemment diplômé qui, après des expériences de téléportation qui ont mal tourné, doit se battre contre les créatures extraterrestres accidentellement apparues dans le complexe puis contre un commando de militaires envoyés par le gouvernement pour nettoyer la zone.

Half Life ² : Prenant place dans la région de la ville fictive de Cité 17 vers 2020, le jeu permet au joueur de suivre de nouveau le scientifique Gordon Freeman dans un environnement dystopique, deux décennies après l'incident de Black Mesa, où la Terre n'est plus que l'ombre d'elle-même.

Je commence avec une facile pour lancer le quizz :

Comment s'appelle le père d'Alyx Vance ?

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Quiz Anime et Manga / Quiz GTO !
« le: vendredi 16 février 2007, 22:42:18 »
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Eikichi Onizuka est un ancien Zoku, devenu professeur d'éducation civique dans un collège-lycée privé assez réputé ! Les dirigeants de l'école vont lui attribuer ce poste à une condition : qu'il dorme dans l'établissement, au dernier étage ! Bien sûr, rien n'arrête notre jeune pervers qui ferait tout pour enseigner à de jolies lycéennes !
Mais stupeur, tout ne va pas se passer comme (il l'avait) prévu, et on va finalement lui attribuer une classe (de collégiens) à problèmes, qui l'année précédente martyrisait tous ses professeurs !

Le miracle Onizuka prendra t-il ? Parviendra t-il à remettre dans la bonne voie tous ces élèves en quête de révolte ?
Pour le savoir, courez acheter le manga :o)
De l'humour (on rit à chaque page), des dessins supers, comme les différentes expressions de visage d'Onizuka et des autres personnages, des petites culottes (!), de la philosophie (de vie), des cours tout ce qu'il y a de plus insolite, de l'émotion également : GTO réunit tout les éléments clés pour se placer au sommet :o)

Let's Go !

Je suis un peu beaucoup sadique et je suis un peu beaucoup intelligente.


Allez c'pas dur.

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