Forums de Puissance-Zelda

Communauté => Créations Artistiques => Littérature, Fictions => Discussion démarrée par: Yorick26 le jeudi 02 mars 2017, 10:28:11

Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Yorick26 le jeudi 02 mars 2017, 10:28:11
À la bonne recette

— Yorick26 : Allez ! Viens ! C'était ton idée après tout. Non, mais ne fait pas semblant de ne plus te souvenir. Je vais te rafraichir la mémoire, tu vas voir. Alors qu'on n'avait pas beaucoup d'informations sur Breath of the Wild, on savait juste que la cuisine représenterait une part importante du jeu. Alors on s'est dit, enfin tu t'es dit et je t'ai suivi, qu'on pourrait ouvrir notre restaurant dans Hyrule. Ah ! Ça te revient. Avec tous ces ingrédients, toutes ces recettes. On pourrait se faire un fric monstre !
— Krystal : Je te rappelle qu'on a rien pour commencer. Tout le monde a peur dans ce monde sous la menace des gardiens, personne va venir. Même si la contrée de Forum semble avoir un pic démographique, avant que les gens viennent jusqu'à chez nous, au beau milieu du Petit Pré Rature, on aura le temps de... de je sais pas. Mais on aura le temps.
— Yorick26 : Mais t'inquiètes, paupiette. Tiens des paupiettes, faut qu'on la note. On se fera notre petit nom peu à peu. Et puis le Café des artistes avait été un succès en son temps. Peut-être connaîtrons-nous la célébrité, la gloire et la postérité !
— Krystal : C'est vrai qu'il était bien ce café. Mais c'était il y a tellement longtemps. Les gens ont oublié. Et pourquoi ils reviendraient. On n'a rien. Pas un rubis dans la bourse. Faudrait proposer quelque chose de nouveau. Leur donner une raison de venir.
— Yorick26 : Ah ça me fait plaisir de te revoir en train d'envisager d'ouvrir notre petit restaurant. Je pensais à un financement participatif tout simplement. Tu vois, on pourrait une demande pour acheter tel matériel. On leur dit le prix, ils nous donnent des rubis dans nos "Po(s)ts" et alors on achète. Et puis voilà ! Par exemple, qu'est-ce qu'il nous faut... Faudrait déjà avoir de quoi cuisiner ou au moins de quoi faire du feu. Combien ça coûte des Silex... 10 rubis ? Avec dix rubis dans notre "Po(s)ts" et on peut se l'acheter et à nous la viande grillée ! D'une simplicité déconcertante ! Et pareil pour les recettes. On sait bien que l'un comme l'autre, nous n'avons aucun talent culinaire. En tout cas, j'en ai encore moins que toi. Donc ce qu'on pourrait faire, c'est demander des recettes à nos visiteurs. Je suis sûr qu'ils ont aussi expérimentés des mélanges et notés leur Recette. Il suffit de nous les transmettre et on les rajoutera au menu. Et puis voilà.
— Krystal : Ton optimisme fait peur, mec.
— Yorick26 : Je sais. Ça fait mon charme.



Bonjour, à tous et à toutes. Je conçois que le principe de ce topic est un peu flou alors je me permets une petite explication. Le but de ce topic est double : d'une part ressusciter un café des artistes / bar, prenant des airs de fan fiction collective. On scénarise nos propos sans leur donner une grande importance. Néanmoins, si @Krystal me suit, nous tâcherons de développer notre petit restaurant. Ce sera notre premier objectif. Second objectif : récolter vos recettes de manière participative pour en faire une jolie solution. Ainsi vous saurez tout ce qu'on peut faire dans Breath of the Wild. Je ne doute pas que ce sera aussi dans le guide, mais bon, je trouvais que ce soit plus intéressant comme ça. Si ce projet est un échec, on aura au moins essayé.



Carte
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Jielash le jeudi 02 mars 2017, 20:13:15
Je me souviens m'être légèrement assoupie dans le café, juste pour une petite sieste rapide, à l'œil, pendant que personne ne regarde. Et puis plus rien.
Au réveil, le café est... il n'est pas beau à voir. Poussière partout, toit de chaume abîmé par les intempéries, poutres branlantes, toiles d'araignées gargantuesques et pas un rat en vue. Aucun doute, j'ai dormi bien plus d'une heure. Une fouille rapide de mes effets personnels m'informe qu'on ne m'a heureusement rien volé et j'ai eu la chance de trouver ce carnet oublié par quelqu'un, dans lequel je vais pouvoir noter mes découvertes et éventuellement comprendre ce qui a bien pu se passer.
À peine sortie du café abandonné, je remarque deux silhouettes familières. Approchons-nous (discrètement) et écoutons voir !

Et bien ! Il y en a qui ont des projets par ici. Mais qu'en est-il du café ? Tout le monde l'a oublié ? Eux, non assurément mais ils l'ont laissé moisir et avec moi dedans ! Clairement, ils sont au courant de ce qui s'est passé. Si je vais les aborder maintenant ceci dit, ils vont comprendre que je les espionnais et s'ils ont quelque chose à cacher, ils ne me révéleront rien.
Que faire ? Puisqu'ils cherchent à obtenir des recettes pour leurs affaires, je pourrais éventuellement me rapprocher d'eux en leur en refilant. Bon, évidemment, je suis loin d'être un cordon-bleu mais je devrais bien pouvoir rencontrer quelqu'un capable de me filer quelque chose. Et en voyageant, je découvrirais aussi peut-être d'autres pistes sur le sinistre destin du café. Qui sait, si je trouve une bonne bouteille de vodka, je pourrais même faire parler Krystal avec de la chance.

Plus qu'une chose à faire : en route !




C'est quoi ce vil plan pour arracher des rubis aux gens ? P:
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Krystal le vendredi 03 mars 2017, 19:38:57
Les deux compères, ignorants qu'ils étaient observés par une petite silhouette au loin, continuèrent leur discussion.

— Krystal : C'est bien beau de faire des projets et de demander aux habitants de participer, mais je te rappelle qu'on est dans le trou du cul d'Hyrule. Oui, cet endroit est plus animé qu'autre part, mais avec la recrudescence des Bokoblins et les Gardiens qui se baladent, on va pas faire long feu ! En parlant de feu, ça fait de la fumée et ça se voit de loin, on va les attirer ! Et qui va cuisiner ? Je te rappelle que la dernière fois, on a mis le feu à la cuisine du resto-bar. Depuis le départ de Svensk, on mange que des pommes. Je ne sais pas si c'est une bonne idée...
— Yorick : Arrête donc d'être aussi pessimiste. Je la trouve très bien cette idée, au contraire ! C'est toi-même qui l'a proposée.
— Krystal : ... J'étais bourrée.
— Yorick : Certes, mais réfléchis bien. Ne crois-tu pas que cela mettrait du baume au coeur aux habitants d'avoir un endroit où se retrouver et manger de bons petits plats ? De ne plus penser à ce qu'il se passe dans le pays et pouvoir passer une soirée tranquille à rire et à boire ?
— Krystal : Mais les...
— Yorick : Pour les monstres, on s'installe dans un endroit abrité, et le tour est joué !

Krystal se tut et se mit à réfléchir. Les arguments que Yorick lui donnait étaient valables. Mais après ce qu'il s'était passé au resto-bar, avait-elle bien envie de recommencer ?

— Yorick : Alleeez, on essaye et si ça se passe mal, on arrête tout.

L'ancienne barman soupira et se frotta le visage. Cela prit quelques minutes, accentuées par le regard insistant de son congénère - qui essayait vainement de lui faire les yeux doux, mais elle finit par hocher la tête, s'avouant vaincue.

— Krystal : D'accord, faisons-le.
— Yorick : Youpiiiii !
— Krystal : Il faut commencer à s'organiser : que nous faut-il au départ ? Des silex et du bois, pour le feu, une marmite avec son couvercle, de la vaisselle, des couverts, sans parler des ingrédients qui ne seront pas faciles à débusquer. Il faut trouver des recettes aussi.
— Yorick : Et un nom pour notre petite entreprise ! Que penses-tu de...
— Krystal : Notre restaurant ne s’appellera pas paupiette.
— Yorick : ... Rabat-joie, va.
— Krystal : Il faut également trouver un endroit pour s'installer. Commençons par faire le tour pour...

Krystal se tut et se tendit, Yorick fit de même. Un craquement venait de retentir derrière eux. Craignant une attaque de Bokoblins, les deux associés d'un regard se mirent immédiatement d'accord et prirent leurs jambes à leur cou, tenant de sauver leur vie sans même prendre la peine de regarder ce qui les attaquait.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Linkondo le lundi 06 mars 2017, 23:29:41
Linkondo s'était installé au pied d'une moitié de butte, où il commençait à allumer un feu pour son repas. Il était complètement excité car pour la première fois il avait trouvé des pommes mures, sur les branches basses d'un arbre. Ça va le changer des champignons moisis qui faisait son malheureux quotidien ! Malheureusement, son silex commençait à être trop usé et il n'arrivait pas à enflammer les quelques fagots qui lui serviraient de feu pour son wok. Il avait vraiment la poisse... Rien ne marchait jamais, avec lui! C'était vraiment plus simple quand il habitait encore chez grand-m...
PATATRAAAA ! BADABOUM TSING  ET TOUT LE TRALALA !

Que s'était-il passé exactement ? Sur l'autre flanc de la butte, qui ressemblait à une bosse ordinaire, deux personnes détalaient en hurlant, tentant d'échapper un danger inconnu. Ils n'avaient pas vu le versant opposé où séjournait le gobelin solitaire. Les voilà chutant par terre face à lui dans un fracas étourdissant. L'homme venait de s'assommer contre le wok, seul objet en bon état ici.

- Linkondo : WAAAAHHAAA !! Génial, maintenant je porte la poisse aux autres ! (Il aperçoit la fille tournée vers son amis) Tout va bien ?

Il venait d'apercevoir la tête du pauvre homme dans les vapes, et il exprima une grimace de douleur, comme pour exprimer de la compassion. Puis il comprit quelque chose qui le fit sourir...

- Linkondo : C'est quand même cocasse... Il est tombé dans les pommes après avoir écrasé les miennes !

Il tentait de se retenir de rire. La jeune femme fini par se tourner vers Linkondo, et exprima un choc aussi violent qu'inattendu, avant de s'évanouir aussi.
Linkondo la regardait avec des grands yeux ronds, avant de se décider de les soigner. Après tout, sa réaction était compréhensible : qui ne prendrait pas peur en voyant un bokoblin, la terreur des voyageurs, le détrousser de marchands, le sbire de Ganon ? Pourtant, lui était différent. Il avait été élevé par une vieille dame un peu folle (et bigleuse), sa mémé Gislène. Elle avait dû le confondre avec un enfant humain, lorsqu'elle le trouva dans la forêt, tout bébé. Mais à présent, tout le monde savait qu'il ne pouvait rester au village, à Elimith.Il s'en était bien rendu compte, les bokoblins étaient dangereux. Il devait vivre tout seul.
Mais plus le temps de ressasser le passé ! Il les installa du mieux qu'il put sur la pierre froide, et prépara (à contre-coeur) des plats de pommes pour trois avec celles qui avaient survécus. Objectif : le légendaire Chutney de pomme !!!


Voilà ma participation ! Elle est un peu étrange,et je comprendrais si on ne peut pas la garder, mais j'espère qu'elle plaira !
J'ai essayé de travailler au max mon personnage, avec un récit un peu plus "livres d'aventure". Si vous voulez, voilà vite fait son caractère :
-solitaire mais essaie d'être social
-aime les blagues à deux balles et les jeux de mots pourris
-est particulièrement enjoué avec les personnes qu'il connait bien (un peu trop, parfois)
-niveau cuisine, il s'extasie pour la moindre petite recette, étant donné qu'il n'est pas très luxueux
-il s'y connais cependant assez bien en champignon

Voilà ! Après, ce ne sont que des idées, et vous en faites ce que vous voulez si c'est trop sérieux pour cette fan fic...
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Jielash le vendredi 10 mars 2017, 23:17:32
Après un peu plus d'une heure de marche fatigante, je décidais de faire une pause à l'ombre d'un arbre, près d'une petite statue de pierre au visage indéchiffrable.
Tandis que je me reposais, un vieil homme, sûrement paysan, est passé déposer une petite offrande à la statue. J'en ai profité pour l'aborder et lui demander des informations sur l'abandon du café mais il m'a regardé avec de grands yeux, comme s'il n'avait aucune idée de ce dont je voulais parler !
Quel sale vieux, il va me faire croire qu'il n'a jamais entendu parler d'un lieu iconique du coin alors qu'il dit avoir vécu dans la région toute sa vie ? C'est un complot ! Bon, d'accord, c'était un peu à l'écart mais tout de même...
Mes tentatives subtiles de lui arracher d'autres informations à travers une conversation anodine m'ont valu un vilain regard. J'ai préféré en rester là et il est reparti.

Après examen, son offrande s'est avérée être des
boulettes de riz champi. Une recette ma foi pas bien compliquée, au vu des ingrédients que j'ai pu goûter. Je vais les noter, au cas où, si Yorick et Krystal tiennent à faire un restaurant au milieu de nulle-part, proposer des repas à emporter serait peut-être bon pour le commerce. Pas que je tienne à la réussite de leur entreprise, non plus.

1 boisseau de riz + 1 champi d'Hyrule + 1 crystal de sel et voilà de bonnes boulettes dans mon estomac !
Bon... Je crois que je vais aller déloger une pomme de l'arbre, histoire de remplacer l'offrande. Je ne tiens pas à être maudite par une divinité ou un spectre.
Après cela, il faudra que je m'arrange pour rejoindre une auberge avant la tombée de la nuit.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Linkondo le samedi 11 mars 2017, 02:02:12
Allez ! Presque...Presque... Et...
YOUPLAH BOOM ! C'est une réussite !
Il avait réussi pour la première fois à cuire correctement les chutneys ! Il pourra en manger ! Victoire ! Mais quel talent !
Linkondo se calma et avala goulûment son chutney auprès du feu. Il observait les humains qui étaient tombés du talus. Comment ils ont bien pu faire leur coup ? Il faut vraiment pas être doué pour ne pas voir la pente raide ! Il décida de contourner le talus pour comprendre comment ils ont fait leur coup. Bah oui, quand même, on le voit, le danger ! Il ne devaient surement pas faire attention à où ils marchaient... Tiens, une ruche. Du miel, ça pourrait être sympa avec des pommes... Il pourrait tenter des pommes au miel, le niveau au dessus ! Mais comment faire pour éviter les guêpes ? Les bokoblins n'ont jamais eu beaucoup de tact avec les insectes, qui ont un malin plaisir à les chasser de leur campement. Il faudrait faire tomber le nid à distance...
Il prit un baton et s'approcha doucement de la colonie. Il s'apprêta à frapper un grand coup,quand il s prit l'essaim dans la tête. Non, non, non ! Vite, à l'eau !
Deuxième tentative. Il ramassa un caillou et entreprit de le jeter sur le nid. Il frappa le tronc de l'arbre qui alerta à nouveau les guêpe... A l'eau !
Troisième tentative, mettre le feu à l'arbre. Il ramassa son baton et  retourna à son campement pour prendre un peu de son feu. Malheur, le feu s'est éteint ! Malheur, ses invités ont décampés ! MALHEUR, son wok a disparu ! Ils on dû le voler en s'enfuyant. Saleté d'humain, on ne peut jamais leur fai... BOOOONG
Il le reconnut bien. C'était le bruit caractéristique d'un choc entre un wok et un objet dur, une tête par exemple ! Il s'effondra à terre en poussant un grognement guttural et  laissa s'échapper un filet de bave sur les pieds de son agressseur.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Yorick26 le samedi 11 mars 2017, 20:45:35
Krystal : Tu m'emmènes où là, comme ça ? Parce que c'est pas parce que j'ai dis oui qu'il faut que je te suive partout. On ferait même mieux de se séparer, parce qu'on a eu beau cherché, mais pour l'instant, on n'a trouvé que des pommes. Enfin, j'ai bien trouvé un gland, mais je doute que qui que ce soit veuille le consommer.
Yorick : Tu as trouvé un gland !? Où ça ? Il nous en faut absoooluuument.
Krystal : Il était là quand je me suis réveillé. Depuis, il ne veut plus me lâcher.
Yorick : Mais c'est parfaiiiit ! Il faut absolument qu'on y retourne. Plein de glands partout ! On va pouvoir diversifier notre carte.
Krystal : Non, je crois pas. Un gland comme ça, ça suffit. Je préfère encore mon régime à base de pommes.
Yorick : De toute façon, ce n'est pas le moment. Je t'emmène vers une surprise. Tu vas voir, ça va te plaire. C'est absolument génial. Avec ça, on sera assuré de notre réussite. Si, si. Je te dis que ça marcher.
Krystal : Oh, je veux bien te croire. Mais bon ta surprise, je sais pas trop ce que c'est. Et puis déjà, je suis pas méga chaude pour les surprises. C'est pas trop mon truc. Je préfère que tu m'annonces que tu as trouvé une réserve immense de silex. Genre une carrière. Comme ça, on n'aura pas besoin de se faire chier si le feu s'éteint.
Yorick : Comment tu as deviné ? C'est exactement ça. Pour le bois, on devrait pas avoir de soucis, mais pour créer du feu, il nous fallait du silex et du silex on aura. Il manque plus qu'on utilise ma vieille épée rouillée et hop le tour est joué.
Krystal : Et elle est loin, ta carrière ? Parce que bon, ça fait un petit moment qu'on marche et j'ai beau avoir un sens de l'orientation hors du commun, plus on s'éloigne, moins on retrouvera notre base. Et puis tu me connais. Je suis patiente. Mais elle a ses limites. Et je pourrais finir par être moins agréable.
Yorick : Ben c'est que... A vrai dire... On aurait déjà du y arriver. Enfin, c'était à peu près là. Je reconnais cet... arbre. Ou c'est peut-être celui-là, je ne sais plus. Ils se ressemblent faut dire.

Yorick se retourna en direction de Krystal qui, devant tant de bêtises, s'était arrêtée. Tout en continuant de marcher à reculons, Yorick reprit :

Yorick : Je suis sûr que c'est par là. Ne t'inquiète pas. Ne sens-tu pas l'odeur du silex ?
Krystal : Nan.
Yorick : Mauvaise volonté.
Krystal : Chute annoncée.
Yorick : Quoi ? Aaaaaaahhh.
Krystal : Pauvre homme. Allons le chercher.

Ne faisant plus attention où il mettait les pieds, Yorick chuta dans ce qu'il ressemblait à un ravin. Arrivé en bas, il tomba sur le dos sur un sol remplis d'éclats de silex. Krystal, plus prudente, le rejoignit en descendant petit à petit. Au loin, une odeur de fumée picota les narines de Yorick.

Yorick : Je t'avais dit que ça sentait le silex.
Krystal : T'es con. C'est pas du silex que tu sens. C'est un campement. Allons voir. Si ça se trouve il y aura un sac qui nous permettra de ramasser du silex. Parce que là, c'est bien, mais on a rien pour le ramener. Au mieux on en ramène deux. Génial !
Yorick : Ca te dérange si je reste là ? Juste, pour réfléchir un petit peu. A la vie, la mort, Hylia, Ganon tout ça.
Krystal : Le boulet... Enfin je vais pas me plaindre. Cinq minutes de répit et peut-être un feu qui m'attend, c'est toujours ça à prendre.

Quand Krystal arriva sur les lieux d'où provenait la fumée, des restes de chutneys collaient au fond d'une marmite. Mettant toute sa prudence en pratique, elle préféra éteindre le feu pour refroidir la marmite. C'était une aubaine. Une marmite et personne pour la surveiller. C'était comme dans un rêve. Prudente, mais sans aucune morale. Il ne fallu pas longtemps avant que la marmite soit manipulable.  Soudain, alors qu'elle allait se saisir du wok, il lui sembla entendre des injures suivi par le bruit de grosses éclaboussures. Le propriétaire de ce campement n'était pas loin. Il fallait faire vite. Elle se saisit de la marmite et se cacha derrière le buisson le plus proche. Quelques secondes plus tard, un hylien trempé revint une torche à la main. Il passa juste à côté de Krystal sans le voir. Profitant de la surprise de découvrir son feu de camp privé de son principal ustensile, Krystal décida de donner un coup sec de marmite, mais doux à son ancien propriétaire. Celui-ci s'affala à ses pieds de manière peu honorable. Le filet de bave sur ses chaussures fut le détail de trop. Elle repoussa sa victime d'un coup de pied puis se dirigea vers Yorick. Elle le retrouva toujours allongé sur son lit de silex, les yeux vides tournés vers le ciel. A son approche, il daigna quand même tourner la tête.

Krystal : Yorick. On se casse.
Yorick : Et les silex ?
Krystal : On se barre je te dis. Prends un, deux ou trois. Mais surtout, on met les voiles loin d'ici ou sinon je te laisse là après t'avoir filé un coup de ce truc particulièrement efficace.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Linkondo le samedi 11 mars 2017, 22:51:03
Juste, mon personnage est un bokoblin  :R
Dans un mouvement douloureux, Linkondo tenta de se relever tant bien que mal. Il faisait nuit depuis belle lurette. Il observa son campement. Quelque bouts de bois carbonisés trainait là où était sensé se trouver son wok. Et m***e !!! Encore la poisse ! Les personnes qu'il avait soigné avaient dû se tirer en emportant les chutneys et la poile, après l'avoir assommé ! Sans même un merci pour celui qui s'était occupé d'eux ! Pourquoi faut-il toujours que les hyliens prennent peur en voyant un bokoblin ? La réputation de son espèce lui avait encore gaché la vie ! Il aurait tellement aimé être un humain... Ce genre de journée pourrie n'aurait pas existé ! Heureusement, grâce à son flair, il pouvait encore pister es traces de son wok adoré, qui sentait la pomme comme jamais.
Il commença donc à suivre la race de ses deux ravisseurs, et fini après une bonne demi-heure de marche/course par trouver une fumée dans une grotte au pied du mont géminée. Il s'approcha doucement, s'accroupit, se plaqua sur le haut d'une colline, et... Non, c'est pas eux. Il y avait bien deux voyageurs, mais ce n'était pas ceux qu'il avait sauvé. L'un s’extasiait en faisant revenir des plats dans un wok... Minute ! C'est SON wok ! Mais qu'est-c qu'il font avec ? Et où son ceux qu'il a sauvé ? Tout s'embrouillait dans sa tête. Mais par précaution, il tendit l'oreille pour écouter la conversation.

- Yorick : Aha ! Ça y est, je commence à réussir mes recettes ! Regarde Krystal, c'est une recette bien de chez moi : Un terre-mer ! C'est succulent et facile à faire !
Il tendis une assiette à la dénommée Krystal, qui semblait parfaitement réussie !

- Krystal : Et bien bravo ! Tu as fini mes réserves de carpes et de venaison ! Et en plus, c'est bien trop risqué de faire un feu à cette heure ! Les monstres vont rappliquer en deux-deux !
- Yorick : Allez, arrête de faire ta rabat-joie et goûtes-moi ça ! Allez, je tente de voir ce qu'on va avoir avec un champi et du piment !
Il est bien inconscient ! Ils ne pourront jamais obtenir quelue chose de bon en mélangeant champignons et piments ! En plus, un chai avec quatre piments, c'est beaucoup trop épicé ! Linkondo ne put s'empêcher de pouffer de rire.
- Yorick : Tu verra, à ce rythme, on aura déjà de quoi se faire une carte pour commencer ! On avance à grand pas pour notre restaurant !
- Krystal : A grands pas, à grands pas, façon de parler ! On n'as rien fait ! C'est bien beau de faire des plats, mais il faudrait penser un peu pus au reste : place, batiment, emprunts, mobilier, clientèle, concurrence, pub, mascotte, goodies...
- Yorick : Goodies ? tu t'avance un peu trop, là ! Mais au mons tu es motivée pour ce projet. (Il observe le wok) Ah, zut, j'ai raté le plat... Mais au fait, comment tu as eu cette poile ? tu ne m'as toujours pas expliqué ?
- Krystal : Ben, au campement de tout à l'heure, j'ai trouvé la poile abandonné, toute seule sur un feu. C'était tentant, alors je m'en suis emparé. Et juste après, je me suis caché, pensant que le propriétaire revenait. Mais c'était un bokoblin, qui venait foutre le boxon. Alors pour m'enfuir, je l'ai assommé avec !
- Yorick : (Il pointe un groupe de bokoblin du doigt) Un bokoblin, un peu comme cela ?
- Krystal : Oui, il était à peu près pareil. Mais lui se tenait droit, ce qui m'a un peu étonnée.
...
...
- Yorick et Krystal : QUOI ???
Le groupe de bokoblin leur courut dessus, et finit par les encercler. Ils étaient coincés à leur campement. Linkondo réfléchit un instant, amusé de la situation, et se rendit compte. SON WOK ! Son wok était en danger ! Il fallait agir !
Dans un éclair d'intelligence, il ramassa les branches d'un arbre, courut sur le campement, fit flamber sa torche improvisée et frappa la bande de monstre. Déconcertés par cette trahison, ils ne réagirent pas tout de suite avant de se rendre compte qu'ils étaient tous en train de brûler. Pris  panique, ils quittèrent le campement en hurlant de douleur.
Linkondo se précipita sur sa marmite et vérifia qu'elle n'ait rien.

- Linkondo : Ouf, elle n'a rien ! (il se tourna vers les voyageurs) Et vous, tout va bien ?
Ils étaient évidemment choqués de voir un bokoblin les sauver, et surtout qui venait de parler !
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Chompir le dimanche 12 mars 2017, 00:31:25
Bien loin de là, au village Piafs, un jeune Piaf se prépare pour un grand voyage

- Chompir : Ah ! Le moment est enfin venu de quitter ce village ! Armé de ma lame Rémige et de mon arc de l'hirondelle il ne peut rien m'arriver. Ce voyage risque d'être long. Je veux découvrir toutes les régions et les coutumes de chaque peuple.

Le jeune Piaf partit et dit au revoir à sa famille. Tout ceci après de longs adieux, plein de mots tendre, de conseils et de mise en garde sur les monstres. Il s'envola et quitta les terres de Tabanta.

- Chompir : Enfin partit ! J’espère que ma famille ira bien... Ils m'ont donner plein de ressource. Mon grand père m'a même donner ça recette de Grande poêlée végétal : un fruit d'oiseau, de l'herbe d'Hyrule, de l'herbe piment pour rajouter des saveurs, des violettes Tempo et un Gros radis max. Avec les silex et les fagots de bois qu'ils m'ont donner je pourrais cuisiner

En survolant une plaine, il vit des Bokoblins se battre entre eux. L'un de était en train de les bruler avec une branche en feu.

- Chompir : Étrange... Depuis quand les Bokoblins se battent entre eux ? Je vais me passer de rester, je ne voudrais pas m'attirer des problèmes. AHAHAHA !!! Heureusement que je vols.

En continuant son vol, le jeune Chompir vit une étrange statue de pierre. Une femme y déposait une pomme.

- Chompir : Que peut bien faire cette personne ? Je vais descendre lui demander.
- Chompir : Bonjour puis-je savoir ce que vous faîtes avec cette pomme ?
- Jielash : Je dépose une offrande de peur d'être maudite j'ai toucher à l'ancienne offrande qui s'y trouvais. Mais... Vous êtes un Piaf que faîtes vous si loin de vos terres ?
- Chompir : Je suis partit en voyage pour découvrir les coutumes des habitants du royaume.
- Jielash : Ce n'est pas le meilleur moment avec tout ces gardiens et les monstres. Mais vous m'excuserez, je pars chercher une auberge.
- Chompir : Puis-je rester avec vous je ne connais encore personne et comme ça vous pourrez m'apprendre pas mal de chose. J'ai de quoi payer l'auberge et je peux même vous préparer le repas ce soir ?
- Jielash : Très bien ! Alors je me présente je m'appelle Jielash et je suis à la recherche des proprios d'un vieux café.
- Chompir : Enchanté. Je m'appelle Chompir et comme je vous l'ait dit je suis en voyage pour découvrir les mœurs et coutumes de ce monde.

Les deux compagnons partirent donc à la recherche d'une auberge.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Krystal le dimanche 12 mars 2017, 04:11:32
Yorick et Krystal restèrent assis, côte à côté, sur le tronc d'arbre couché qui leur avait servi de banc, regardant ensemble l'étrange spectacle qui se déroulait sous leurs yeux. Voir une horde de bokoblins débouler dans leur camp, d'accord, c'était assez commun par les temps qui court. Mais en voir un, de surplus celui qu'elle avait assommé plus tôt dans la journée, voler à leur secours et enflammer ses congénères pour les faire fuir, c'était du jamais vu. Mais alors jamais.

Ils demeurèrent silencieux, et immobiles, observant le fameux bokoblin se précipiter vers sa marmite, puis se tourner vers eux, l'air concerné. Il s'avança de quelques pas dans leur direction, et Krystal entendit distinctement le "Oh merde" que lâcha Yorick à sa gauche quand le monstre se planta devant eux.


— Linkondo : Et vous, tout va bien ?

Ils ne répondirent pas, trop choqués de rencontrer un bokoblin qui savait parler, et, aussi, qui ne les attaquait pas. Ce dernier, bien loin de s'en formaliser, continua de monologuer. Mais, encore sous le choc, les deux compères n'assimilèrent pas un seul mot de ce qu'il baragouinait.

— Linkondo : ... Et puis, ils sont partis, avec mon Chutney, c'est décevant, il était si bon, mais tout va bien, j'ai retrouvé mon wok ! D'ailleurs, il est en bon état ? Vu le coup qu'on m'a donné, j'ai peur qu'il soit cabossé, attendez...

Le bokoblin s'approcha du feu et examina l'ustensile, le soulevant précautionneusement. Toujours silencieuse, Krystal se leva discrètement, attrapa la branche la plus grosse qu'ils avaient ramassé pour le feu et, d'un coup sec... assomma le monstre qui tomba à la renverse, inconscient. Yorick sauta sur ses pieds et la rejoignit, observant le bokoblin allongé au sol, dans les vapes. Il ne se passa que quelques secondes avant qu'il ne réalise.

— Yorick : ... Mais t'es cinglée !
— Krystal : Et tu voulais que je fasse quoi, hein ? S'il nous a sauvé, c'est pour nous avoir pour lui tout seul ! J'allais pas rester assise là tranquillement pendant qu'il préparait son wok pour nous bouffer !
— Yorick : Oui mais... Attends, son wok ? Comment ça, SON wok ?
— Krystal : Euh...
— Yorick : Ne me dis pas, ne me DIS PAS, que c'est à ce bokoblin que tu as chouré ce wok !
— Krystal : Euh, oui, non... Peut-être. Mais le camp était vide quand je suis arrivée, et tu faisais ta sieste sur les silex. Et il est arrivé, alors j'ai paniqué et je l'ai assommé.
— Yorick : Tu m'étonnes qu'il soit à nos trousses. Tu l'as assommé et tu lui a volé son wok. Tu lui as VOLÉ son WOK !
— Krystal : OUAIS MAIS BON, les temps sont durs ! On démarre notre entreprise, y avait un wok sans surveillance, on en avait besoin alors je me suis servie ! C'est pas ma faute s'il est revenu entre-temps.
— Yorick : T'es pas possible...

Il se frotta le visage, consterné, tandis que sa compère jetait sa branche d'arbre dans le feu qui commençait à faiblir. Il posa le regard sur le bokoblin, toujours inconscient à terre. Il se mit à réfléchir, se demandant ce qu'ils allaient faire de ce monstre. Krystal, de son côté, commençait déjà à retirer le wok du feu afin qu'il refroidisse, dans l'optique d'un départ prochain. Parce que la horde qui les avait attaquée pouvait toujours revenir leur botter les fesses, pour se venger. Il fallait qu'ils bougent de coin. Ou pas. Après tout, au vu de la raclée qu'ils s'étaient prise, ils ne risquaient certainement pas de revenir de sitôt.

Mais il restait le bokoblin.


— Yorick : Qu'est-ce qu'on va faire de lui ?

Krystal releva la tête et lui jeta un coup d'oeil ennuyé, comme si la réponse coulait de source.


— Krystal : On l'attache et on se barre d'ici.
— Yorick : T'es sérieuse ? Il nous a sauvé la vie !
— Krystal : J'ai pas confiance.
— Yorick : Attachons-le et attendons qu'il se réveille. Il a quand même droit au doute. En plus, il parlait...
— Krystal : ... Je sais pas si c'est une bonne idée.
— Yorick : Sans lui, on serait pas là, donc, on attend qu'il se réveille et on avisera.

Devant le ton ferme de son compagnon, Krystal soupira et s'assit dans l'herbe, vaincue. Elle croisa les bras et s'adossa contre le tronc d'arbre, mécontente.


— Krystal : Ok, mais je garde le wok.

Devant l'air boudeur de la jeune fille, Yorick laissa échapper un petit rire et entreprit de fabriquer une corde à l'aide des hautes herbes aux alentours. Après tout, avec le coup de wok que Krystal avait mis au pauvre bokoblin, il ne risquait pas de se réveiller avant bien longtemps.

Après quelques heures et un repas qui valut à Yorick une critique, suivie d'une dispute, d'une bagarre de gamin, d'un moment de boudage, de réconciliation et de rires, le bokoblin remua et revint à lui, patraque. Il se redressa et, avec panique, se rendit compte qu'il était saucissonné. C'est alors que Krystal alla s'agenouiller devant lui, créant un contact visuel des plus perturbants.


— Krystal : Bien, on va parler, toi et moi.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Jielash le jeudi 16 mars 2017, 20:35:35
Me voilà affublée d'un bien étrange compagnon. Un jeune Piaf qui a tout juste quitté sa région natale, il ne doit pas connaître grand chose du monde... Pas que j'ai vu beaucoup de régions d'Hyrule non plus, puisqu'en général je m'arrêtais au café le plus proche.
S'il ne pourra probablement pas me donner d'informations concernant le passé (mieux vaut de ne pas lui en dire trop à ce sujet d'ailleurs, qu'il n'aille pas répéter à n'importe qui mes soupçons), il a l'air bien armé et avoir un camarade de voyage temporaire ne sera pas de refus par ces temps dangereux.
Nous avons atteint un relai au soleil couchant, la lumière du feu de camp et la silhouette en forme de tête de cheval sont rassurantes à voir à l'approche de la nuit. Nous avons dîné en parlant de choses banales, sans trop en révéler sur nous-même, avant de nous mettre au lit.
Le plat du jour du relai était une tarte aux œufs. J'ai demandé la recette à la cuisinière : un oeuf, un boisseau de blé, une canne à sucre et une motte de beurre sont nécessaires. Je lui ai aussi posé quelques questions vagues sur les cafés des alentours, cependant je n'ai pas reçu de réponse concluante.

Dans quelle direction continuer mes recherches ? Devrais-je d'abord trouver où exactement Krystal et Yorick vont construire leur restaurant pour pouvoir les retrouver à tout moment ? Mais si je veux leur tirer les vers du nez, il faudrait d'abord que je trouve une bonne liqueur afin de les faire parler... Et je commence à me rendre compte que demander au premier quidam venu des informations ne risque pas de m'amener loin.
En attendant, dormons. La nuit porte conseil.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Chompir le samedi 18 mars 2017, 00:21:43
Après une courte nuit dans une auberge. Nos deux comparses se levèrent et prirent une tranche de gâteau aux graines avec du lait chaud. Ils en profitèrent pour demander la recette. On leurs répondit qu'il fallait un boisseau de blé, de la canne à sucre, une motte de beurre, un fruit d'oiseau et qu'ils avaient rajoutés du miel enduro pour le gout. Pour le lait chaud ils avaient utilisés du lait et des glands pour donner plus de gout.

-Chompir : Où allons nous maintenant ?
-Jielash : Je pensais partir vers le sud Est. Dans la région de Firone, il y aurait un village nommé Ecaraille par là bas. J’espère obtenir des infos.
-Chompir : Je n'ai jamais entendu parlé de ce village, mais faut dire que c'est à l'opposé de mon village.
-Jielash : Ce serait un village de pêcheur d'après les proprios de l'auberge. Et c'est à une journée de cheval.
-Chompir : Mais nous n'avons pas de cheval.
-Jielash : Ça... J'en fait mon affaire.

Après quelques minutes, la revoila débouller avec deux chevaux. Je ne sais pas où elle les a eu, mais je n'ai pas spécialement envie de le savoir.

-Jielash : Tiens. Tu sais monter au moins ?
-Chompir : Nan. J'ai toujours volé. Même si il y a un relais juste au pied de notre village... J'adorais m'y rendre plus jeune. Je passais mes journées à observer les voyageurs et les chevaux.
-Jielash : J'ai plus pensé que tu pouvais voler, mais tu risque de fatiguer. Je vais t'apprendre, tu vas voir c'est simple.

Après avoir pris un cours ultra intensif sur les bases de l'équitation,nous voilà donc partit en direction de la région de Firone et du village d'Ecaraille.
Nous discutâmes sur le chemin et fîmes plus ample connaissance. Enfin nous arrivâme dans la région de Firone, une région très luxuriante. Mais... Nous étions loin de savoir ce qui nous attendait là dedans.


-Jielash : Chut !!! J'ai entendu du bruit.

Surgit de nul par un étrange homme encapuchonné de rouge et avec un masque blanc nous attaqua.

-Chompir : Cours te cacher avec les chevaux ! Je m'occupe de ce bandit !

Pendant que Jielash partait avec les chevaux se cacher. Je bondit sur cet homme mais il était rapide et fort et dans une lutte acharné, je réussi à le faire fuir... mais au pris d'une belle blessure

-Jielash : Ça va ?
-Chompir : Oui ce n'est rien. On est presque arrivé
-Jielash : Mais tu es blessé !!

Elle aida son compagnon à monté sur son cheval et ils se dirigèrent en toute vers Ecaraille. Arrivé là bas, Jielash trouva le chef du village et lui expliqua la situation. Il concocta un remède protecto avec un scarabée armo, deux cornes de Bokoblins et un croc de Moblin. Avec ça le jeune Chompir ce remit vite sur pied.

-Chompir : Merci beaucoup Jielash.
-Jielash : Tu n'as pas à me remercier tu m'as sauvée. On a été attaqué par un Yiga d'après le chef du village. Ce sont des tueurs qui sévissent en Hyrule. Nous avons eu de la chance... Nous allons rester là quelques jours le temps d'avoir des informations et que tu te remettes. Le chef va nous héberger. Et peut être aura t'il des informations sur ce café.

Ainsi nous deux amis avec cet évènement c'était rapprochés. Ce village offrait en plus des informations sur les coutumes et mœurs que recherchait Chompir et peut Jielash trouvera t'elle les infos quelle cherche.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Linkondo le samedi 18 mars 2017, 15:48:36
-...
-...et pou...
-Non, ce s...
-Mais tu n'accepte jam...
-Et bien trouves un nom sérieux ! ...
-Chut ! Il reviens à lui !
Linkondo avait la tête lourde. Très lourde. Il avait l'impression que des abeilles volaient dans son crane. Il commença à ouvrir les yeux, et après que son cerveau défloute ce qu'il voyaient, il reconnut tant bien que mal le campement où il avait fait fuir les bokoblins. Mais oui ! Il les avaient fait fuir, et il avait rejoint les voleurs de wok, et après... Après quoi ? Il ne se souvenait plus très bien... Mais il devait réagir.  Il entreprit de se lever rejoindre les autres près du feu, mais il se rendit compte qu'il était attaché ! Il se trémoussa dans tout les sens, en vain. Quand il abandonna, il vit que "Krystal" s'était installée à genoux face à lui, et le fixait avec des grands yeux. C'était vraiment très perturbant. Elle allait le tuer ? Le torturer pour le faire parler ? Se moquer de lui ?

- Krystal : Bien, on va parler, toi et moi.
Il aurait dû s'en douter ! Elle allaient le torturer pour lui voler ses recettes de champignons, pour leur restaurant !

- Krystal : Alors, déjà, t'es qui ? Et comment ça se fait que tu parle ?
- Linkondo : Euh... Je suis Linkondo, 6ans, 25 en age humain, bokoblin rouge, je viens d'Elimith, mais j'ai été chassé, j'ai été élevé par ma Grand mère Gislène, je suis Scorpion, j'aime les patisseries au beurre, je fais 1 mètre 13, 34kg, je possède un wok et je....
- Krystal : WOW ! Wow ! Wow ! Je ne t'ai pas demandé tout ça ! Et ça ne répond pas à mon autre question : comment ça ce fait que tu parles ?
- Linkondo : Et bien, parce que mémé m'as appris !
- Krystal : ...
- Yorick : ...
- Krystal : Bon, ahem ! Et bien, euh... Et pourquoi as-tu chassé ces bokoblins ?
- Linkondo : Et, bien, pour mon wok ! C'est tout ce que j'ai, et je ferai n'importe quoi pour lui !
- Krystal : ... N'importe quoi, hein ?
Elle se tourna vers son acolyte, et ils chuchotèrent quelque chose. Zut, il avait dit quelque chose de trop !

- Krystal : Et bien, à présent, ton wok est à nous ! Cependant, il ne sera pas dit que Krystal est une ingrate ! Je te laisserai l'utiliser... Seulement si tu bosse pour nous.
- Linkondo : QUOI ??!
- Krystal : Avec Yorick, ici présent, nous allons créer une chaine de restaurant.
- Yorick : UN restaurant
- Krystal : ... Oui, un restaurant. Et toi, tu va nous aider. En échange de quoi, tu aura accès au wok. Alors, c'est honnête ?
- Linkondo : MAIS C'EST DU CHANTAGE ! Je refuse de finir esclave !
- Krystal : Ah, et bien sur, c'est ça ou une mort aussi soudaine que prématurée.
- Linkondo : ...
En fait, ce n'était pas une proposition, mais un ordre ! Ça devrait être interdit, ce genre de choix ! Malheureusement, aucune loi ne protège les bokoblins, et il était obligé de bosser pur eux... Il devait s'y résigner.

- Linkondo : Je... j'accepte.
- Krystal : Félicitation !!! Bienvenue dans notre entreprise (elle sourit presque exagérément) Qu'en dis-tu, Yorick ?
- Yorick : Je tiens à dire que c'est ton idée,le chantage.
- Krystal : (ignorant la remarque) Et bien, dès demain, nous iront trouver un emplacement pour le resto !
- Linkondo : ... Vous n'avez pas de restaurant ???
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Jielash le samedi 18 mars 2017, 22:16:54
Pauvre Linkondo, que de mésaventures pour finir par se retrouver esclave à la botte de Krys et Yorick  :'(



Ecaraille est certes un petit village reculé d'Hyrule mais la renommée de la qualité des poissons qui y sont pêchés a fait le tour du royaume. Aussi, de nombreux marchands itinérants se fournissent là-bas et apportent avec eux nombreuses nouvelles et rumeurs. D'une certaine manière, c'est l'idéal pour obtenir des infos sans se fatiguer !
Et puis Elimith n'est pas loin non plus, si besoin est d'aller se renseigner ailleurs. Il semblait donc une bonne idée de faire une pause de durée indéterminée ici.

Après notre arrivée, nous avons passé la soirée à discuter avec le chef et les autres villageois. L'une d'entre eux s'était attelée au fourneau, sous le regard fasciné de son fils qui lui avait apporté un turbo max de la plage, manquant à sa recette. Elle le mélangea à un boisseau de riz, une motte de beurre, un cristal de sel et une daurade lame, afin de nous offrir en guise de dîner la meilleure Paella de la Mer que j'ai jamais mangé.
Nous avons ensuite dormi dans des hamacs, c'était la première fois pour moi mais apparemment, Chompir avait l'habitude. Il m'a dit que les Piafs dormaient eux aussi sur des couches semblables dans son village natal.

Une légère pluie matinale m'a réveillée le lendemain. Le chef du village nous avait proposé d'utiliser son bateau et Chompir avait l'air très curieux de tester ce nouveau moyen de transport. À croire que je lui ai mis des idées dans la tête en lui apprenant à monter à cheval. Gloups.
La navigation, ce n'est pas trop mon truc alors j'ai seulement accepté parce qu'il ne comptait pas aller loin. Nous avons ainsi lancé notre embarcation, moi à la rame et Chompir battant des ailes sur la voile.
Évidemment, une fois en mer, nous avons quelque peu oublié notre idée de rester près des côtes. Que dire, ce bleu azur où se reflètent les rayons dorés du soleil et où nagent mille poissons arc-en-ciel a de quoi faire perdre la tête... Et moi je me perds en lyrisme. Erm.
Nous observions donc la vie sous-marine, passant au dessus d'algues et de coraux multicolores, nous avions trouvé un joyeux bancs de poissons et, tout occupés que nous étions à les admirer, nous n'avons pas vu les deux lézalfos bleus qui nageaient en direction de notre radeau ! L'un d'eux tira un jet d'eau sur Chompir, qui ne réussit que de peu à l'éviter, manquant de tomber à la mer. Il répliqua d'un tir de flèches, le vil lézard étant trop loin pour l'affronter à l'arme blanche. Pendant ce temps, l'autre Lézalfos essayait de se glisser derrière lui en grimpant sur le radeau. N'ayant rien d'autre que ma rame pour l'empêcher de nuire, je lui assénais un coup sur la tête. Ainsi alerté, Chompir put l'achever d'un coup de lame Rémige.

Après cela, nous sommes immédiatement rentrés au port, ayant ressenti assez d'émotions pour la matinée. Nous avons mangé les restes de paella de la mer au repas de midi puis, un marchand de passage est arrivé et j'en ai profité pour essayer de me renseigner.
Je ne m'attendais pas à grand chose en lui demandant s'il savait ce qui avait bien pu arriver au beau café des auteurs mais il a eu une réponse pour le moins intrigante. D'après ses dires, de nombreux établissements de boissons et de restauration auraient été saccagés au cours des dernières années et les suspects seraient... les Yigas. Ces Sheikahs traitres s'étant alliés à Ganon ! Mais pourquoi agiraient-ils ainsi ? Par simple cruauté ? Ou dans le but de récupérer des fonds et des vivres ? Je n'en ai aucune idée mais cette révélation me plonge dans le désarroi.
Les Yigas sont des assassins terriblement puissants, tenter de s'approcher d'eux pour m'assurer du destin du café serait extrêmement dangereux. Oserais-je me lancer dans une entreprise aussi folle ?
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Linkondo le dimanche 19 mars 2017, 12:53:44
Oui, effectivement, il faut croire que la vie l'a pas gâté !  :'(
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Chompir le mardi 21 mars 2017, 22:09:44
Après quelques jours de repos et de plaisirs à Ecaraille : Baignade, croisières et bon repas. Nous décidâmes Jielash et moi de partir chercher des infos à Elimith.
Le chef du village et tout les villageois s'étaient réunis pour nous dire au revoir. Que c'était agréable. On nous offris de la daurade meunière protecto. Bien sur on pensa à nous donner la recette : une daurade armo, un boisseau de blé, une motte de beurre et un œuf de volatile.
Nous fîmes nos au revoir et nous nous mîmes en route.
Le voyage s’annonçait assez long et nous fîmes donc une pause sur le Viaduc du Lac Hylia. Là un magnifique spectacle s'offrit à nous. Un immense dragon surgit du lac et survola le pont vers 1 heure du matin. Il s'en échappait une sérénité.


- Jielash Ce spectacle est magnifique ! J'ai déjà entendu parler de la légende des Dragons gardien d'Hyrule mais je n'aurais jamais cru en voire un.
- Chompir : J'en ai aussi entendu parler. Ma grand mère m'a raconter l'histoire de Nedrac le protecteur de notre contrée.
- Jielash : Ils en existerait trois et ils serait les descendant d'antiques dragons il y a des millénaires. Bon il serait temps de se rendormir. Nous devons nous lever demain.
- Chompir : Très bien je vais monter la garde.

Après une paisible nuit, nos deux amis reprirent la route en direction d'Elimith. Ils arrivèrent vers midi aux mont Géminée. Ils étaient plus très loin. Enfin après une heure, ils arrivèrent sur un champs rempli de carcasse de gardien et devant s'étendait la muraille d'Elimith.

- Chompir : C'est assez flippant toutes ces carcasses. On aurait peur qu'elles bougent.
- Jielash : Ce sont des gardiens. Ils vadrouillent dans tout Hyrule et tire sur tout ce qui bouge. On ferrait mieux de pas traîner.

Tout à coup l'un d'eux ce réveilla.

- Jielash : FUIS SI TU TIENS À LA VIE !!!

Jamais les chevaux ne durent allés aussi vite. Mais enfin ils passèrent la muraille et arrivèrent à l'entrée d'Elimith. Une fois entrée nos amis furent accostés par un étrange homme qui les emmena découvrir le village. Il se révéla que c'était le propriétaire d'un magasin de vêtement.
Durant leurs visitent ils découvrirent que ce village ne tournait pas très rond. L'homme qui leur avait fait la visite ne se souvenait plus d'eux. Sa fille dans la boutique était très étrange. Les enfants étaient livrées à eux mêmes et racontait quelque chose sur une petite fille sheikah à leurs parents qui n'avaient pas l'air de les croire. Ils rencontrèrent aussi un étrange proprio qui avait l'air de diriger une secte avec des noms qui devait se finir en -ieh . Ils trouvèrent aussi la seul teinturerie d'Hyrule, mais l'homme qui s'en occupait était assez bizarre et sa femme qui accueillait la clientèle était peu avenante.


- Jielash : Quel étrange village. On dirait qu'avoir été loin de la guerre pendant tout ce temps à rendu les habitants arriérés. Je me demande si c'était une bonne idée de venir et si on trouvera les informations qu'on est venue chercher.
- Chompir : Je l’espères.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Linkondo le samedi 25 mars 2017, 16:52:11
Ça faisait déjà au moins une semaine que Linkondo s'était fait "embaucher". Depuis ce jour, une routine s'était installé: ils partaient sur les routes à la recherche d'un endroit où ils pourraient installer leur restaurant. Depuis quelque jours, déjà, ils s'étaient organisés en deux groupes et se retrouvaient à un lieu précis, ce qui n'aidait pas Yorick et son sens de l'orientation douteux. Aujourd'hui, Linkondo, toujours attaché malheureusement, accompagnait Krystal dans la région d'Elimith. Point de rendez-vous du soir : La muraille d'Elimith. Ils se baladaient près d'une grande tour, qu'un drôle de type en tenue étrange escaladait. De nombreuses ruines inquiétantes et infestés de monstres étaient disseminés dans la forêt.

- Krystal : Bon, on va aller faire un arrêt à Elimith pour se réapprovisionner. J'en ai assez de manger des plantes à toutes les sauces ! Donc toi, tu va rester tranquille et surtout, SURTOUT, tu ne parle pas. J'ai vraiment pas envie de me faire remarquer. Je me suis bien fais comprendre ?
- Linkondo : Ça marche, mais avec quel argent tu va acheter la nourriture ? Je croyais qu'on était fauché.

Elle sortit des pierres de son sac.


- Krystal : C'est pas pour rien qu'on est passé aux monts Géminés ! Allez, grouille-toi, si tu veux manger ce soir !

Ils montèrent un chemin jusqu'à arriver à l'entrée du village. Il avait bien changé depuis cinq ans ! Personne ne connaissait le bokoblin, à part sa grand-mère Gislène et sa sœur, Pru'ha. Et pourtant, même s'il était caché dans sa maison, il connaissait bien les habitants, à force de les observer de sa chambre. Le village était toujours aussi vivant, mais les habitants avaient grandi, et de nouvelles maisons étaient apparues à l'entrée du village. Cependant, cette fois, les villageois le verraient. Ce sera une autre histoire !
Une petit garçon à l'entrée du village le regardait, justement. Il n'avait pas l'air d'avoir peur, mais semblai plutôt intrigué. Qu'allait-il faire ? Pourvu qu'il ne p...


- Petit garçon : Hé ? T'es qui, toi ?

Et crotte.
Les villageois se tournèrent vers lui, certains d'un air paniqué commencèrent à s'enfuir en criant. Les autres se tenaient à bonne distance et observaient le monstre avec un regard plein de dégout et de colère.


- Krystal : Ne vous inquiétez pas, ce bokoblin est attaché et inoffensif. Nous ne faisons que passer.

Heureusement que Krystal est là ! Ils avancèrent vers l'épicerie quand un autre enfant lui jeta un caillou.


- Linkondo : Aïe !

Oups ! Le mot à lui seul suffit à faire fuir les curieux qui criaient "Le bokoblin parle ! Le bokoblin parle !".


- Krystal : Mais t'est complètement idiot ? Je t'avais dis de la fermer ! (elle observa les alentours) Et voilà ! Maintenant, on a fait fuir les habitants ! Je te préviens, à la prochaine erreur, c'est la décapitation !

Ils rentrèrent tout les deux dans l'échoppe où le marchand, surpris lui aussi, lâcha un faible "Bienvenue". Il n'y avait presque personne dans le magasin, mis à part quelques voyageurs qui s'empressèrent de passer à la caisse. Linkondo eut à peine le temps de suivre Krystal vers les œufs qu'il se prit un coup de garde d'épée et tomba aux pieds de son agresseur piaf, qui fut la dernière choses qu'il vit avant de tomber dans les pommes.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Chompir le dimanche 26 mars 2017, 22:31:14
Après une première journée à Elimith, nos deux compagnons commençait à manquer de vivre. Chompir proposa à Jielash de chercher du blé et un abri pour les chevaux pendant qu'il se rendait à l'épicerie. Elle n'avait pas forcément l'air d'accord mais laisser les chevaux à Chompir or de question. Il les auraient perdus et ils auraient été bien embêtés pour continuer leurs recherches.   
Sur ce, ils se séparèrent.

Chompir descendit tranquillement la route de l'auberge. Il se retourna et vu sa camarade se diriger vers les champs et avoir bien du mal à gérer les deux chevaux. Notre ami continua sa route et repassa devant la teinturerie. Il avait l'impression que les habitants étaient encore plus étranges que la veille. Il courait dans tout les sens en criant.


- Chompir : Quel étrange village quand même. Bon n'y prêtons pas attention et continuons notre chemin.

Arrivé devant le commerce, il vit des voyageurs s’empresser de sortir en criant qu'il y avait un Bokoblin dans l'épicerie.
Un Bokoblin dans l'épicerie se dit Chompir. Maintenant ils viennent faire leurs courses. Il dégaina son épée et s'empressa de rentré. Le spectacle qu'il vit était très étrange. Une femme transportait bien un Bokoblin attaché avec une corde. Chompir hésitât mais il fini par assommer ce monstre avec son arme.


- Krystal : Hé !!! Mais que fais tu ? Enfin c'est pas que le sort de ce Bokoblin m'intéresse mais j'en ai besoin vivant. Alors si tu pouvais éviter de le tuer. Et que fais un Piaf si loin de chez lui ?!

Le jeune Piaf se trouva embarrassé devant cette femme qui avait l'air d'avoir son caractère. 


- Chompir : J'aide une amie à retrouver quelque chose et j'en profite pour en apprendre plus sur Hyrule. Sinon je venais acheter du lait , des œufs , un boisseau de blé pour faire des crêpes au miel enduro. J'ai déjà la canne à sucre et le miel enduro. Mais pourquoi je vous dit tout ça ?!

- Krystal : C'est l'effet que je fais.

Soudain la porte s'ouvrit brusquement et Jielash débarqua avec une houx à la main. Elle avait du entendre ce qu'il se passait et c'était inquiétée pour moi.

- Jielash : Tout va bien Chompir ? Dès que j'ai entendu ce qu'il se passait ici j'ai accouru.

Elle vit que le Bokoblin était là à trainer au sol inconscient. Elle remarqua une corde puis la remonta et vit une femme. Elles se regardèrent longuement sans dire le moindre mot, mais elles avaient l'air de se connaître...


Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Jielash le mercredi 29 mars 2017, 21:13:41
L'étable de l'auberge était particulièrement occupée ce jour-là. Il y avait certes une place libre mais un type louche se tenait juste à côté et ne semblait pas vouloir se bouger pour laisser passer le monde, occupé qu'il était à scruter quelque chose ou quelqu'un à l'intérieur de l'auberge.
Tandis que Chompir se rendait à l'épicerie, je partais donc vers les champs, un aimable paysan m'ayant offert d'abriter les chevaux dans sa grange. Je l'ai aidé en remerciement à rentrer quelques unes de ses bottes de blé.

Je m'étais ensuite dirigée sur le chemin de l'épicerie, étonnamment vide de monde. On aurait même dit que le village avait été déserté. Des fourches et des houx trainaient sur la route et une des marmites de la place contenait un plat à moitié cuisiné : un ragoût de citrouille protecto. La citrouille armo, la motte de beurre et le boisseau de blé y avaient bien été ajoutés mais la bouteille de lait frais trainait sur le rebord en brique, le couvercle encore fermé.
Quel  dommage de laisser une si bonne recette abandonnée, m'étais-je dit, qu'avait-il bien pu se passer ?
Je ne tardais pas à le découvrir, des villageois tardifs criant aux bokoblins me mirent la puce à l'oreille et du vacarme du côté de l'épicerie me fit me précipiter sur place.
C'est là que je suis tombée nez à nez avec Krystal.

Si une Krystal ivre peut s'avérer une bonne source d'information. Une Krystal sobre n'est certainement pas quelqu'un à sous-estimer. Elle semblait cependant tout aussi surprise que moi de me croiser ici et pas spécialement suspicieuse que je sois en vie et en pleine forme.
Avant que nous n'ayons pu échanger plus de quelques mots cependant, il fallut quitter les lieux en emportant l'étrange bokoblin évanouit, histoire de ne pas davantage déranger le petit commerce et le reste des habitants. Notre petit groupe hétéroclite s'est rendu à l'écart de la ville, près d'une vieille maison derrière un pont. Elle semblait avoir été récemment retapée mais son propriétaire n'était apparemment pas dans le coin, ce qui nous arrangeait bien.
Nous avons un peu discuté ensuite, je suis restée vague, expliquant simplement que j'étais en voyage et accompagnait ce jeune piaf que j'avais rencontré, afin d'apprendre les nouvelles du monde. Heureusement, la conversation resta principalement concentrée sur le bokoblin apparemment assez atypique que Krystal avait "capturé". Bizarrement, ça ne m'étonnait pas d'elle de faire un truc comme ça.
Je ne mentionnais pas Yorick, consciente que cela aurait été me trahir que de révéler que je savais qu'ils voyageaient ensembles il y a peu.
Si les Yigas étaient responsables de l'abandon du café, Yorick et Krystal étaient probablement innocents mais je ne pouvais en être absolument sûre pour le moment. Mieux valait ne pas trop en dire pour le moment et me contenter d'essayer de glaner des informations au détour d'une conversation.

J'ai proposé de cuisiner un petit quelque chose pour m'éloigner légèrement et trouver le temps de réfléchir et d'écrire ces quelques lignes. Krystal surveille son bokoblin évanoui et Chompir est resté à ses côtés, il semble vouloir s'excuser du malentendu lorsque sa victime se réveillera.
Avec une pomme chipée dans un verger et une motte de beurre achetée avant de quitter l'épicerie, j'ai fait des pommes au four. Elles semblent presque prêtes et le bokoblin à l'air de revenir à lui, je vais ranger mon carnet et les rejoindre avec cet en-cas.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Linkondo le mercredi 29 mars 2017, 23:16:03
La joie quand tu découvre qu'un nouveau message est posté sur la fic' !  ;D
J'en profite pour demander s'il ne faudrait pas faire un "carnet de cuisine" où l'on regroupe toutes les recettes citées sur ce topic. Je pense que ce serais une bonne idée pour se repérer et pour éviter les déjà-fait. Qu'est-ce que vous en dites ?
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Krystal le vendredi 31 mars 2017, 07:16:23
Krystal mâchait un morceau de pommes au four, délicieuses au passage, près d'un feu de bois préparé pour cette occasion, tout en ressassant les derniers événements qui les avait conduit dans cette petite maison en ruine. La nuit était tombée depuis longtemps, et la journée avait été très très longue.

Elle savait qu'amener ce bokoblin dans un village était une mauvaise idée. Mais elle avait besoin de vivres, et elle n'avait pas pu se résoudre à le laisser seul. Déjà parce qu'elle savait pertinemment qu'il se serait échappé, et franchement, savoir un monstre à ses trousses, non merci, et puis, en le prenant avec elle, elle avait dû promettre à Yorick de ne pas faire n'importe quoi avec. "Ne le laisse pas sans surveillance, il pourrait être blessé. Et n'oublie pas de lui donner à boire et de faire des pauses, ce n'est pas un toutou qu'on promène". Une vraie mère poule qui donne ses instructions à un enfant. Et cela incluait le fait de l'attacher à un arbre pour aller tranquillement faire ses courses. Ce qu'elle aurait dû faire en définitive.
Il y avait eu l'incident dans la rue, où cet imbécile n'avait pas pu tenir sa langue, puis à l'épicerie, où elle avait rencontré un piaf des plus atypique qui avait assommé son prisonnier. Mais là n'était pas la plus grosse surprise qu'elle avait eu cette après-midi.

Krystal jeta un coup d'oeil furtif à la personne assise à quelques mètres d'elle, et qu'elle connaissait très bien. Jielash. Elle avait été tellement étonnée de sa présence qu'elle avait été incapable d'articuler le moindre mot pendant une minute entière. Elle qui a pourtant la réplique facile. Ce furent les cris de panique des autochtones qui l'avaient tiré de sa rêverie, et qui l'avaient fait courir. Et depuis qu'ils s'étaient réfugié dans cette maison abandonnée, elle n'avait cessé de réfléchir. Comment Jielash s'était-elle retrouvé à arpenter le monde, et surtout, depuis quand ? La dernière fois qu'elle avait vu, elle dormait encore à poings fermés au...

L'ancienne barman secoua la tête. Non. Ce n'était pas le moment de penser au Café, surtout après ce qu'il s'était passé là-bas. Un frisson la parcourut quand elle sentit le regard de la jeune femme sur elle. Savait-elle ? Valait mieux ne pas en parler.


— Krystal : Et donc, vous vous êtes rencontrés comment ?

Faire diversion.


— Chompir : Je l'ai survolée quand elle déposait une offrande à d'anciennes statues. Je suis descendu discuter et on s'est mis d'accord pour faire route ensemble.

Diversion réussie.


— Krystal : Je vois.
— Chompir : Elle avait peur d'être maudite parce qu'elle avait volé l'ancienne offrande.

Krystal lâcha un petit rire nerveux et lança un regard amusé à Jielash, qui se tortillait, gênée.


— Krystal : That's my girl.
— Jielash : Et toi, Krystal, qu'est-ce que tu deviens ?
— Krystal : Oh, la routine, tu sais. Je vole des trucs, je capture des bokoblins, je les promène. Rien d'inhabituel.
— Chompir : En parlant de bokoblin...

En effet, le monstre s'était redressé et assit, l'air hagard. Il regarda autour de lui, encore dans les vapes, avant de regarder une à une chaque personne présente autour de lui. Il mis une paire de minutes avant de percuter.


— Linkondo : Kesskicépassé ?
— Chompir : WOAH MAIS IL PAAARLE !
— Krystal : Ouais, et c'est pas une bénédiction, crois-moi.
— Linkondo : Ma têêêête... On m'a encore assommé ?
— Krystal : Yep.
— Linkondo : C'est la troisième fois cette semaine, mon crâne va finir par ne pas s'en remettre... Mais attends ! Ah c'est bon, mon wok est là.
— Jielash : Son wok ? Me dit pas que t'as été jusqu'à voler un bokoblin, Krystal.
— Krystal : Et pourtant, si j'avais su...
— Jielash : Tu n'as donc pas de limites. Déjà à l'époque.

Krystal tiqua. A l'époque du Café. Elle ne préféra pas souligner. D'ailleurs, Jielash non plus ne semblait pas vouloir s'étendre sur le sujet, c'était une bonne chose. Elle ne préférait pas aborder le sujet, plutôt l'oublier. En parlant d'oublier, l'ex-alcoolique avait la nette impression d'avoir complètement zappé quelque chose d'important. Mais elle n'arrivait pas à remettre le doigt dessus.


— Chompir : Doooonc, tu as volé le bokoblin...
— Linkondo : Linkondo.
— Chompir : Chompir, enchanté.
— Jielash : Moi c'est Jielash.
— Chompir : T'as volé Linkondo et tu l'as capturé, mais pourquoi ?
— Krystal : Ca ne s'est pas passé comme ça : je trouvé un campement abandonné, le sien, et j'en ai profité pour me servir. Son wok en l'occurrence, et quand il est revenu, je l'ai assommé avec.
— Linkondo : Premier traumatisme crânien de la semaine.
— Krystal : Sssh. Il nous a retrouvé un peu après et nous a sauvé d'une horde de bokoblins, des méchants cette fois. Mais bon, vous comprenez, un bokoblin qui parle...
— Linkondo : Deuxième traumatisme.
— Krystal : Voilà. Du coup, on l'a attaché et on a décidé de l'emmener avec nous.
— Jielash : Comment ça, on ?

La question innocente, à n'en pas douter, de Jielash, provoqua un déclic chez Krystal qui se redressa brutalement, retrouvant enfin ce qu'elle cherchait depuis quelques minutes déjà.


— Krystal : Oh merde, Yorick !

Au même moment, à la muraille d'Emilith.

— Yorick : Je vais la tuer.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Yorick26 le samedi 08 avril 2017, 21:11:25
Après s'être séparé du groupe dans la région d'Elimith, un tirage au sort malchanceux avait fait de lui une âme vagabonde au milieu des forêts. Tandis que Krystal et le Bokoblin s'assurait confort et repas sûr au sein du village d'Elimith, lui devrait faire face à la vie sauvage. On se croirait à une de ces anciennes épreuves de Koh-Lanta de BeBeR où c'est l'autre équipe qui a le droit au Boisseau de riz. Oh, non, il venait de penser à du riz. Voilà. La faim qu'il avait tenté d'oublier venait le frapper d'un coup de poing dans le ventre. Comme pour sonner un choc retentissant psychique, son ventre se mit à gargouiller de manière. Il ne lui faudrait pourtant pas grand chose. Seulement le Boisseau de riz précédemment nommé et un simple morceau de Viande. Pas besoin d'avoir quelque chose de divin. Mais le tout cuisiné avec des talents culinaires pour faire des Boulettes à la viande.

Il serait d'autant plus difficile de faire à manger qu'il s'était mis à pleuvoir d'un coup et sans prévenir. A bout de sa patience, Yorick ne put s'empêcher de parler à voix haute pour exprimer son mécontentement :

— Yorick : Génial. Comme ça, je suis sûr de ne pas manger encore ce soir. Krystal, je te déteste. Pourquoi faut-il qu'il pleuve jamais quand il le faut ?
— Voyageuse : Votre question sous-entend deux autres questions. En effet, il convient de vous demander quand faut-il qu'il pleuve.

Yorick, qui se précipitait à la tête courbée pour éviter d'avoir les gouttes de pluie dans les yeux n'avait pas remarqué la jeune femme qui se tenait pas loin de lui et qui avait entendu sa râlerie malgré la distance. S'arrêtant dans sa course à la recherche d'un abri, il prit la peine de toiser du regard sa mystérieuse interlocutrice. Cette dernière ne bougeait à peine si bien qu'on aurait pu la prendre pour une statue. Et la pluie ne semblait lui être d'aucun effet. Loin de la fuir, elle semblait l'ignorer. Sans qu'il puisse l'expliquer, un frisson lui parcouru le dos. Peut-être était-ce simplement dû au fait que la température baisse légèrement lorsqu'il pleut. Oui, c'était sûrement rien.

— Yorick : Et la deuxième question. Qu'est ce que c'est ?
— Voyageuse : Êtes-vous le Héros de notre temps ?
— Yorick : De quoi ? Je comprends rien. Vous parlez d'un Héros. Un Héros ça fait bien longtemps qu'on n'en a pas vu. On a bien eu y a longtemps un Nix'Héros, mais ça fait longtemps qu'il préfère courir autour de la Créature divine Vah'Lence.
— Voyageuse : Oh. Quelle déception. Je suis désolé pour vous.
— Yorick : Désolé ?
— Voyageuse : Oui. Je vais devoir vous tuer maintenant que je vous ai parlé de mes intentions de trouver le Héros des landes et l'éliminer. Me pardonnez-vous ?
— Yorick : Votre question, à votre tour, suppose deux autres questions. La première est : pourquoi attendre un Héros là où il n'y a personne, soit là où la probabilité de le croiser est la plus faible ?

Sans attendre la réponse de cette étrange voyageuse aux tendances douteuses et meurtrières, il s'en alla discrètement. Il tenta un bref regard par dessus son épaule, la voyageuse se tenait à nouveau immobile et semblait l'avoir oublié. Tant mieux. Il n'avait que faire que de se faire poursuivre pour un quiproquo avec un prétendu héros. Alors qu'il semblait être assez loin, il se permit de poser la seconde question :

— Yorick : Pourquoi demander si on est le Héros si c'est pour nous tuer quelle que soit la réponse ? C'est complètement débile. Ils sont fous ces gens. On ne va peut-être pas s'installer dans le coin. Faut qu'on choisisse quand même notre clientèle.

La tête dans ses pensées, la pluie battant plus fort que jamais, Yorick ne voyait pas où il avançait. D'autant que le ciel s’obscurcissait. Il fallait vraiment qu'il trouve un abri. Il repéra des piliers de pierre qui semblaient créer une voute. Parfait, le jeune Hylien s'y précipita. Le confort était précaire, mais la pierre, bien que dure, était sèche. Cela suffirait pour faire passer le temps. Il sortit de son sac un Fagot de bois et une Silex et s'en servi pour monter un camp. Derrière lui, la pluie continuait de créer un brouhaha, mais ce n'est qu'à la lumière du feu qui crépitait qu'il se rendit compte où il venait d'établir son camp. Au beau milieu de Bokoblin. Dans un rictus de gêne et de peur, Yorick tenta un :

— Yorick : Vous ne seriez pas un parent de Linkondo par hasard ?

Décidément, ce n'était pas son jour. D'abord la folle à lier, puis maintenant les monstres sanguinaires. Tant pis pour la pluie, Yorick reprit son baluchon à peine dépaqueté et pris tout ce qui était autour de lui avant de prendre ses jambes à son cou. Sans demander son reste, il traversa la rivière et la forêt jusqu'à arriver devant une grande muraille. Jugeant la distance suffisante, il s'arrêta enfin dans sa course. Il ne pensait pas que la muraille était si proche. Tant pis, maintenant qu'il était au point de rendez-vous il ne bougera même s'il revenait bredouille. Peut-être que Krystal aurait plus de chance... Dans ce cas, elle fanfaronnerait mais au moins ils auraient de quoi se remplir l'estomac tout aussi bruyant. Il n'avait plus qu'à attendre. Elle devrait de toute façon être bientôt là, mais la pluie qui ne voulait pas s'arrêter rendait l'attente fastidieuse et désagréable. Les heures passèrent sans que le moindre individu veuille bien s'approcher. Au fil des minutes qui continuaient à défiler, la certitude que Krystal venait de lui poser un lapin ne faisait qu'augmenter.

— Yorick : Je vais la tuer.

En attendant il rangea son paquetage pour voir s'il n'avait rien oublié. Rien ne manquait mais de nouveaux objets avaient fait leur apparition : un Arc Boko et un carquois rempli de flèche. Il en compta un peu moins d'une vingtaine. Ce n'était qu'une maigre consolation à ses vêtements trempés. Mais au moins, il avait de quoi essayer de chasser du gibier et ... accueillir Krystal comme il se doit suffisamment à distance pour éviter toutes représailles.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Chompir le samedi 08 avril 2017, 23:24:37
Après cette discussion intéressante. Krystal allait partir pour chercher un dénommé Yorick. Elle insista pour que j'aille le chercher vu qu'il commençait à pleuvoir et elle ne voulait pas être trempé. Elle fait assez peur alors je me suis résolu à y allez, je n'osais pas imaginer ce qu'elle me ferait sinon.
Je m'envolais donc en direction de la muraille, en laissant derrière moi Jielash et ce pauvre Linkondo auprès de ce monstre.
Le temps n'était vraiment pas clément pour un vol mais je m'approchais de la muraille. D'un coup je vis une flèche passer très près de moi. Je cherchais d'où elle pouvait provenir. La personne avait l'air de se cacher sous les arbres. Je commençais donc à descendre pour prendre mon assaillant par surprise. Je sortis mon arc et...


- Chompir : Rendez-vous ! Je n'hésiterais pas à tirer.

- Homme : Je suis désolé, je vous prenais pour un gros oiseau. Je ne pensais pas qu'il y avait des Piafs par ici. Je meurs de faim. Enfin je manque de politesse... Je me présente je m'appelle Yorick.

- Chompir : Yorick ?!!

- Yorick : Oui c'est ce que j'ai dit vous avez l'air étonné.

- Chompir : Je vous cherchais justement. Je suis envoyé par une psychopathe du nom de Krystal. Elle vous avait oublié.

- Yorick : C'est tout elle ça. Elle m'oublie et elle envoie quelqu'un à sa place.

- Chompir : Tenez, c'est pour vous. Quelques baies de mon village.

- Yorick : Merci c'est gentil.

- Chompir : Bien si vous êtes prêt accrocher vous à moi. Je vais vous emmené au village.

Après avoir mangé quelque baie, Yorick s'accrocha au jeune Chompir et ils s'envolèrent vers Elimith. Yorick observait le paysage avec contemplation. Dommage qu'il pleuvait.
Enfin ils arrivèrent où Krystal, Jielash et Linkondo les attendaient.


Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Yorick26 le samedi 08 avril 2017, 23:58:23
Le jeune piaf déposa Yorick avec tout le ménagement possible. Mais malgré toutes ces précautions, le pauvre Hylien se retrouva à même le sol, transit de froid. Les lèvres teintées de bleu et quelques cristaux de glace coincés dans les cheveux, le pauvre n'avait pas supporté le vol. Après avoir été trempé jusqu'aux os, le voyage en altitude l'avait si vite refroidit qu'il n'avait pas eu le temps de demander au jeune piaf qui le transportait de perdre de l'altitude afin de ne pas mourir de froid. Les personnes autour de lui s'approchèrent inquiètes. Après un rapide coup d'oeil, Krystal déclara :

— Krystal : Voilà. On ne s'occupe pas de lui pendant cinq minutes et il joue les victimes en détresse. Tout ça pour se rendre intéressant.
— Jielash : On devrait quand même faire quelque chose pour lui. Il n'a pas l'air d'aller bien.
— Krystal : Oui. Bon soit, réchauffons-le. Que quelqu'un se colle à lui pour partager sa chaleur corporelle. Le Bokoblin. Viens par là...
— Chompir : Il ne serait pas plus simple de le mettre près d'un feu ?
— Krystal : Rah. Ces jeunes qui manquent d'imagination. C'était pourtant une solution intéressante. Je n'avais encore jamais écrit de fiction d'une relation avec Bokoblin. Pour mes travaux de recherche pré-écriture, cela m'aurait été profitable. Tant pis pour vous, vous ne savez pas ce que vous ratez en bridant mon talent.
— Linkondo : Si cela ne vous dérange pas, je préfère la méthode du feu. Et je pense que lui aussi.
— Krystal : Puisque tout le monde se ligue contre moi. Tant pis. Mais ne venez pas vous plaindre si vous le faîtes bruler.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Jielash le lundi 10 avril 2017, 21:05:53
Après que Krystal ai convaincu Chompir de partir à la recherche de Yorick, nous nous retrouvâmes à trois, abrités de la petite bruine sous le porche de la maison abandonné.
Linkondo le Bokoblin, libéré de sa corde par pitié, polissait avec zèle son wok. Peut-être aurait-il préféré l'utiliser à des fins culinaires, si tant est qu'un Bokoblin pouvait avoir le goût de la bonne cuisine, mais je doute sérieusement que Krystal l'aurait laissé s'éloigner, même de quelques pas, pour aller chercher des ingrédients. Aussi caressait-il... amoureusement, son ustensile.
Je tentais une approche discrète pour m'informer auprès de Krystal à base de
"Alors euh... il va bien Yorick ?" qui ne me donna cependant rien de plus que ce que l'on peut attendre habituellement de ce genre de question banale. Flute.
En scrutant le ciel, j’espérais apercevoir rapidement Chompir et Yorick mais la route jusqu'à la muraille n'était pas si proche, même à tire-d'aile. Le chemin du retour serait probablement compliqué par la présence de son passager.
Lorsque la pluie cessa finalement, emportant les nuages avec elle, le soleil commençait à descendre dans le ciel et un groupe de grues roses passa au dessus d'Elimith. Un petit point à l'horizon, que je croyais initialement être un retardataire de la formation précédente se révéla être Chompir, accompagné d'un Yorick très pâle.

Krystal l'accueillit avec son savoir-faire habituel. La mention de ses exploits littéraires en Hyrule (3 fois récompensée par le prix Bourgette, est-il besoin de le rappeler ?) me ramena un instant à cette époque bénie de l'atmosphère chaleureuse du Café. Car il ne s'agissait là pas seulement d'un lieu de bavardage, de camaraderie et de chamailleries ! C'était aussi un endroit où se retrouvaient écrivaillons en herbes prêts à discuter art et littérature, partager des vers (et des verres), échanger des conseils et se lancer des défis, bien que nous ne les finissions pas toujours... Après tout, ça se retrouvait vite sous la table dans le coin et je me souviens avoir gagné une de nos petites rixes d'écriture  pour la simple raison que tous les autres étaient ivres mort, ou presque.
Oui, il y eut des abandons, certains habitués se perdirent sur le chemin du retour, d'autres jurèrent qu'ils ne reviendraient jamais, quelques uns disparurent purement et simplement.... et moi-même je tombais de fatigue un certain soir fatidique, qui devait tout changer.

En attendant, Yorick se gelait sérieusement. Un feu fut lancé pour le réchauffer. Linkondo marmonna que tout serait plus simple si nous avions de quoi faire un Ragout de viande pikpik pour le requinquer et en effet, cela n'aurait pas été une mauvaise chose mais je ne sais pas ou nous aurions trouvé tous les ingrédients. Oh, je voyais très bien où récupérer une bouteille de lait frais ou un boisseau de blé discrètement mais j'avais terminé ma motte de beurre en faisant cuire les pommes et il aurait fallu aller chasser pour récupérer une venaison. Je ne savais en plus même pas où trouver du piment, l'ingrédient le plus important, dans le coin.
Yorick finit cependant par reprendre des couleurs après être resté (pas trop près, à croire que Krystal lui avait fait peur) du feu et en meilleur état pour discuter. Il ne perdit pas une minute pour se lancer dans un échange animé avec sa camarade habituelle et ils sont maintenant en plein conseil de guerre.
Il faudrait que je songe à ce que je vais dire s'ils se mettent à me parler de leurs projets, un petit
"Ah, ça rappelle l'époque du Café, n'est-ce pas ?" serait probablement intéressant pour voir leur réaction mais certainement trop risqué.

Chompir, de son côté, a l'air fasciné par Linkondo, c'est vrai que ce n'est pas tous les jours qu'on voit un Bokoblin qui parle ! Et pour lui qui voulait découvrir les différentes cultures en Hyrule, c'est une aubaine. Peut-être qu'il y aurait quelque chose à creuser de ce côté, pendant que Krystal et Yorick sont encore occupés. Je suis curieuse d'en savoir plus sur les détails de leur rencontre et ce qu'ils ont l'intention de faire avec lui. Ils ne comptent quand même pas le promener en laisse dans tout le Royaume, juste par excentricité ?
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Chompir le lundi 10 avril 2017, 22:24:02
Après que tout le monde ce soit retrouvé et que Yorick se soit réchauffé, il s’entama une longue discussion entre les maîtres du Bokoblin et Jielash. Forcément comme je le craignait on me confia la garde de Linkondo et on me demanda de l'éloigner.
Sans pouvoir m'y opposer, il était déjà trop tard. Je pris donc la laisse et du déloger le bokoblin de son wok.
Quel boulot déplaisant mais bon Krystal me faisait trop peur et puis ça serait n bon moyen d'en apprendre plus sur les bokoblin.
Je m’avançait donc vers un étang en contrebas de la propriété abandonnée.


- Chompir : Heu... Dis moi... Comment à tu appris à parler ?

Le bokoblin continuait de caresser son wok


- Linkondo : C'est ma mémé Giselène qui m'a appris.

- Chompir : Ta mémé ?!

- Linkondo : Oui elle vit ici.

- Chompir : Un Bokoblin vit ici ?!!

- Linkondo : Nan c'est une vieille Hylienne qui voit rien. Elle m'a recueilli étant plus jeune, me prenant pour un jeune Hylien abandonné. J'ai donc fini par apprendre à parler.

- Chompir : Pourquoi n'es tu pas resté à Elimith alors ?

- Linkondo : On m'a chasser d'ici quand on a découvert mon existence. Je me suis retrouvé dans la nature et j'ai errer dans Hyrule. Un jour j'ai rencontré un voyageur et je lui ai dit bonjour il c'est enfui en laissant ce wok, mon wok d'amour. Sans lui je n'aurai pas survécu.

Le bokoblin commença à chuchoter à son wok et à l'embrasser. Chompir trouva ce comportement très étrange. Il était préférable de ne rien dire là dessus.

- Chompir : Que sait tu des Bokoblins ?

- Linkondo : Ils sont stupide et son mal vu par tout le monde. Pourtant ils cherchent juste à être tranquille. 

- Chompir : Donc si je comprend bien. Ils attaquent tout les peuples d'Hyrule car ils ont peur de se faire attaquer.

- Linkondo : Pour les voler aussi. Ils aiment collectionner.

- Chompir : Intéressant tout ça ! Sinon de ce que j'ai compris tu es un esclave. Ça te va cette condition ?

- Linkondo : C'est dégradant, je me fais souvent frapper et je peux plus faire ce que je veux. Si je fais ça c'est pour mon wok.

Décidément se Bokoblin ne cessait de l'étonner. Pourquoi tenait-il autant à ce wok et ne pas préférer la fuite en le laissant ? Mais Chompir jugeait préférable de ne pas aborder le sujet de risque d'y passer des heures. Il était d'ailleurs l'heure de retourner vers les autres. Le soleil ce couchait.





Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Neyrin. le mercredi 19 avril 2017, 03:00:58
C'était la première fois que je m'étais un pied hors de mon village. J'espérais y revenir plusieurs années après le voyage périlleux que j'entreprenais. Avant mon départ, j'ai eu droit aux souhaits, aux encouragements des vaïs qui m'étaient proches. J'étais donc partie sereine à la recherche d'un voï, bien que cette idée était loin de me ravir. Je n'avais aucunement le désir de construire ma vie avec un voï. Je voulais découvrir le monde et les secrets qu'il renfermait, je voulais profiter de la liberté que l'on m'offrait désormais. C'était donc pour cette raison qu'une fois une mince partie du désert traversée, je m'étais engagée sur un tout autre chemin de celui que les vaïs m'avaient indiqué.

J'ai traversé le canyon qui précédait le désert Gerudo en l'espace d'une demie-journée, en prenant le temps de faire une pause pour me restaurer après plusieurs heures de marche. Je n'ai croisé aucun voyageur, à ma grande déception. Ils n'osaient pas s'aventurer dans ces environs, jugés dangereux. Enfin, je voyais une immense plaine verdoyante se dessiner sous mes yeux, un immense plateau qui surplombait la zone au loin, ainsi que la plus haute tour du château d'Hyrule qui s'élevait par-delà les plaines. Jamais encore je n'avais vu l'herbe et la forêt, les animaux sauvages qui y vivaient tels que les cerfs ou les sangliers. Émerveillée par ce tout nouveau paysage et ce nouvel horizon, je ne m'étais pas aperçue que la nuit était tombée bien plus vite qu'à l'accoutumé. Je savais que ce n'était qu'une impression.
Trop épuisée pour poursuivre le voyage durant la nuit, je déposai mes bagages et m'assoupis sous un arbre.

Je fus réveillée par les rayons du soleil sur ma peau, le chant des oiseaux perchés, le souffle bruyant d'un animal, le crépitement d'un feu. Assis auprès de celui-ci, un voï d'une vingtaine d'années qui m'adressa un chaleureux sourire lorsqu'il s'aperçut que j'avais ouvert les yeux. Je fus surprise de le découvrir : il était sorti de nulle part. Il était d'une taille moindre, avait les oreilles pointues, des cheveux bruns en bataille et un corps svelte. C'était un Hylien. D'où sortait-il ce gringalet ? Non loin de lui, un cheval à la robe brune qui arrachait l'herbe tout en remuant la queue pour chasser les insectes volants. Par moment, il avançait de quelques pas pour changer de carré de verdure.

« Savasaaba ! Je pensais que vous vous étiez évanouie donc je suis resté à vos côtés... Et ce n'est pas du tout pour une autre raison ! Comme si vous étiez jolie ou quoi que ce soit. »

Intriguant.

« A cette heure-ci, c'est "savotta", répondis-je, un peu prise au dépourvu par ce parfait inconnu. Mis à part ça, j'aimerai savoir qui tu es et aussi où je me trouve.

- Apparemment, je ne connais pas si bien la langue que ça ! (il eut un rire gêné) Je ne suis qu'un simple voyageur, je voyage à travers la contrée pour ne pas mourir idiot, poursuivit-il. Sinon, vous vous trouvez pas loin du Plateau du Prélude. Vous voulez une carte peut-être ? Je peux vous situer dessus.

- J'en ai déjà une, dis-je en la sortant de mes bagages et en la lui présentant. »

Il se rapprocha de moi puis se pencha sur la carte pour la regarder de plus près. Il pointa du doigt l'endroit où je me situai, près d'un endroit nommé "Plateau du Prélude" qui lui-même, se trouvait près de la grande plaine et du château d'Hyrule. J'étais surprise d'être parvenue jusqu'ici en si peu de temps.

 « Vous êtes juste ici ! Prenez ce chemin-là et vous atteindrez le mont Géminés en moins d'une demie-journée. J'vous conseille de passer par là aussi, vous trouverez un relais.

- Merci. »

Je rangeai ma carte après avoir marqué chaque endroit indiqué par l'Hylien d'une croix. Je me redressai et époussetai mon sarouel avant de m'installer en tailleur dans l'herbe. Le voyageur crut un court instant que je m'apprêtais à repartir, mais ne fit aucune remarque à ce sujet lorsque je fus assise de nouveau. Je préférai prendre quelques heures de repos supplémentaires, profiter du paysage, discuter avec ce jeune voï. Il était la première personne rencontrée depuis le début de mon périple et certainement la plus inattendue.
Silencieusement, je l'observai se redresser pour aller fouiller dans les sacs de voyage de son cheval. De ces sacs, il en extirpa une bouteille de lait, un œuf, un boisseau de blé, de la canne à sucre, un rayon de miel enduro et un wok. Il revint ensuite près du feu, installa le wok puis débuta sa petite préparation. Je le regardai faire avec curiosité.

« C'est une recette de ma mère. Elle les faisait comme personne ! me confia-t-il. Vous pourrez marcher pendant des heures après avoir mangé ça.

- Quoi donc ? »

Il venait de me préparer des crêpes au miel enduro. Elles avaient l'air divines et délicieuses. Il m'en donna deux que je m'empressai de déguster. C'était délicieux. L'Hylien afficha un sourire satisfait, me prépara un lait chaud avec le reste de la bouteille pour accompagner les crêpes. Une fois ce petit-déjeuner - qui me paraissait maigre - terminé, je le remerciai puis il engagea la conversation. J'appris qu'il était du village d'Elimith et que si je le souhaitais, il pouvait m'y conduire dès le début de l'après-midi. Avoir un compagnon de voyage était loin de me déplaire alors j'acceptai sans vraiment y réfléchir à deux fois. Il semblait ravi.


(Je m'excuse pour les fautes de frappe ou de conjugaison)
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Linkondo le vendredi 21 avril 2017, 03:01:38
Après la réunion assez violente entre Krystal et Yorick s'ensuivit une longue soirée au coin du feu. Cependant, avec les récents manques de provisions et les bouches à nourrir qui augmentaient, Linkondo, en charge du repas comme d'habitude, dût se contenter de préparer quelques Brochettes de champignon avec les champignons d'Hyrule qui restaient. Heureusement, l’expérience parla et il réussit une cuisson parfaite, laissant Jielash et Chompir sans voix, au détriment de Krystal qui se plaignait des champignons comme à son habitude. Il y eu des hauts, des débats sur le champignon, Krystal commença à menacer d'abimer le wok, elle en profita pour martyriser le pauvre bokoblin, et ils s'endormirent tous tant bien que mal...

Le lendemain, Linkondo fut réveillé par d'étrange bruits... C'était sec et répeté... Un peu comme si... On cassait la mais...
ON CASSAIT LA MAISON ! Linkondo se leva en sursaut et sortit de la maison... Rien à gauche, rien à droite. Le bruit vient de derrière ! Il contourna la maison et vit un étrange bonhomme qui donnait des coup de pioche dans le mur de derrière. A peine aperçut-il le bokoblin affolé qu'il s'approcha calmement vers lui, pioche en main, sans un soupçon de surprise. Linkondo courut alors vers l'intérieur et réveilla Krystal, qui était la plus proche de la porte


- Linkondo : Krystal ! Krystal !!!
- Krystal : Mmmm... Quoi encore ? Me réveille pas si tôt... (baille)

Krystal n'étant visiblement d'aucune aide, Linkondo se hâta de secouer Jielash. Mais il n'eut pas le temps de lui expliquer la situation que le mineur rentra dans la baraque. Il ne prit même pas le temps d'observer les dormeurs et s'avança encore vers le monstre. Il préparait un bon coup de pioche, lorsque le bokoblin poussa le cri le moins viril qu'il n'ait jamais fait[/i]

- Linkondo : Kyaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !!!

Il s'arrêta et vit que tout le monde le regardait. Le mineur, toujours inexpressif, mais aussi ses compagnons qui s'étaient levés. Tout d'un coup, il eut honte...



- Linkondo : Dé... Désolé...

Krystal lâcha un fou rire tandis que Chompir, Jielash et Yorick s'approchèrent de l'inconnu. Celui-ci, indifférent, leva sa pioche en direction de Linkondo et eut presque le temps d'assener son coup avant que le bokoblin ne se jeta sur le côté.


- Chompir : Arrêtez ! C'est un malentendu ! Il est avec nous !

Le mineur se ravisa et lança un "Ah ?" Presque inaudible. Il se tourna vers Yorick.


- ??? : Pouvez pas rester ici.
- Yorick : Pourquoi ça ?
- ??? : On démolit la maison.
- Yorick : Ah... Et bien, euh... Nous comptions partir, de toute façon. Désolé du dérangement !

A cet instant, deux autres personnes rentrèrent dans la bâtisse. L'un était plutôt normal, avec une mine enjouée et une tenue de travail en très bon état. L'autre était à l'inverse complétement improbable. Il devait avoir une bonne cinquantaine d'année si l'on en jugeait ses quelques cheveux gris, mais portait un pantalon et un bandeau frontale rose. De plus, il avait des yeux de femme et sa démarche disait de même. Il interpella son acolyte.


- ???n°2 : Grosaillieh ? Quel était ce cri ?

Il aperçut alors Linkondo et le fixa avec de grands yeux
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Krystal le mercredi 26 avril 2017, 03:50:54
La nuit était déjà bien avancée quand Yorick était revenu frigorifié de la muraille d'Emilith. Les trois autres avaient opté pour l'installer au coin du feu afin qu'il puisse se réchauffer rapidement, ignorants les conseils de Krystal comme quoi il risquait de prendre feu et qu'il faudrait que Linkondo se colle à lui. Essuyant difficilement les refus catégoriques de ses congénères, la jeune femme s'était assise près du feu en boudant. Ce n'était pas maintenant qu'elle allait écrire son prochain best-seller.

Une heure passa. Jielash, Chompir et Linkondo s'étaient lancés dans une discussion animée, tandis que Krystal se contentait de jeter discrétement quelques petites braises sur Yorick. Ça serait vraiment, mais VRAIMENT dommage que le pauvre bougre prenne vraiment feu, n'est-ce pas ? Mais cela ne semblait pas fonctionner. A part quelques brûlures au deuxième degré sur les mains et le visage, Yorick ne semblait pas vraiment combustible. Bon à savoir. Au final, elle finit par somnoler, le voyage et les événements de la fin de journée ayant été assez éprouvant. Ça faisait un moment qu'elle n'avait pas eu ses quatorze heures de sommeil hebdomadaire. Mais quelque chose la sortit de sa torpeur.

En ouvrant les yeux, elle tomba nez à nez avec un arc bandé et une flèche prête à lui transpercer la tête au moindre mouvement.


— Yorick : Donne-moi une seule bonne raison de ne pas le faire.
— Krystal : Euh... Parce que tu m'aimes ?
— Yorick : Mauvaise réponse.
— Krystal : WOAH ATTENDS ATTENDS !

Elle se jeta à terre quand la flèche fut tirée. Cette dernière se ficha dans le mur derrière et y resta, sous le regard médusé des trois autres qui s'étaient tus.


— Krystal : MAIS T'ES PAS BIEN OU QUOI ? T'AS BIEN FAILLI ME TUER !
— Yorick : Ah... j'ai pas fait exprès.
— Krystal : PAS FAIT EXPRES ? C'EST CA TON EXCUSE ?
— Yorick : C'est parti tout seul. Je me pensais pas aussi bon archer.
— Krystal : MES FESSES OUI, AVOUE LE QUE TU PREVOIS DE ME TUER DEPUIS LE PREMIER JOUR !
— Yorick : Hé, c'est moi ici qui devrait être en colère ! Tu étais ici, confortablement installée près d'un feu tandis que je me les gelais dehors ! J'ai failli mourir deux fois !
— Krystal : N'exagères pas les choses, une petite pluie n'a jamais fait de mal à personne !
— Yorick : Ce que tu peux être exaspérante !
— Krystal : Il va falloir t'y habituer quand on aura monté notre restaurant !
— Yorick : Et qui te dit que j'ai encore envie de monter ce restaurant avec toi ?
— Krystal : Ah, c'est comme ça !

Leur dispute continua une demi-heure durant. Chompir sortit avec Linkondo afin d'échapper à ce cauchemar auditif, tandis que Jielash restait auprès de ses deux amis, sans pour autant intervenir. Elle semblait par ailleurs écouter la dispute avec attention.
Au final, les deux partis se réconcilièrent, du moins en apparence. Ils mangèrent un plat de champignons préparés par Linkondo avant de se coucher. Malgré le fait qu'ils dorment sur un plancher froid et abîmé, chacun réussit à s'endormir assez vite et bientôt, les ronflements d'une certaine personne emplit la petite pièce. Abandonné, le feu s'éteignit, plongeant le groupe dans le noir le plus total.

Si leur endormissement fut agréable et, surtout, silencieux, ce ne fut pas le cas du réveil. Un hurlement strident les tirèrent de leurs rêves colorés, poussé par un être rouge et maléfique. Linkondo, honteux, se fit tout petit alors que Krystal s'effondrait à terre, pliée de rire. Mais la présence du Bokoblin ne fit pas rire tout le monde dans la pièce.

Celui qui venait d'arriver était un personnage haut en couleurs : pantalon rose, chemise colorée ouverte, laissant entrevoir un torse exempt du moindre poil, un collier étrange et un bandeau couvrant son crâne dégarni, mais néanmoins entretenu, tout comme son visage aux traits fins et vraisemblablement couvert de fond de teint. Une personne pas banale qui attira l'attention de Krystal, qui sauta sur ses jambes et qui se planta devant le nouveau venu, un long sourire fendant son visage en deux.


— Krystal : Les hommes, pas vrai ?
— Serasieh : Comment ?!
— Yorick : Ignorez-là, elle a pas toute sa tête !

L'ex-barman fut tiré en arrière et placée à bonne distance de l'homme qui la fixait qu'un air interrogateur. Ce dernier croisa les bras et regarda, tour à tour, chaque personne du petit groupe. Il bloqua sur le bokoblin, qui était resté assis par terre.

— Serasieh : Qu'est-ce donc que cela ? Un Bokoblin ?
— Chompir : Euuuuh, bah en fait...
— Jielash : C'est un déguisement !

Elle s'approcha de Linkondo et le remit debout, laissant le loisir à l'homme de le détailler.

— Jielash : Regardez, on a utilisé de la résine pour agrandir ses doigts et lui faire des rotules pointues, mais également pour changer la forme du visage. Après, on... on l'a barbouillé de maquillage et fignolé les détails, ressemblant n'est-ce pas ?
— Serasieh : Me dites-vous la vérité ?

L'homme s'approcha de Linkondo et le détailla de haut en bas. Derrière, Krystal, Yorick, Chompir et même le bokoblin retenaient leur souffle.

— Jielash : Bien sûr, enfin. Depuis quand un bokoblin parle-t-il ?
— Linkondo : Ah... C'est -c'est vrai ! Je parle ! Mais pas les bokoblins, aucun bokoblin ne parle...

De longues, très longues, secondes passèrent avant que l'homme n'éclate de rire, détendant l'atmosphère.

—Serasieh : C'est réussi, on croirait presque que c'est un vrai ! Est-ce vous qui avez semé la panique dans le village hier ? Ah, ces jeunes ! Même l'haleine est aussi fétide qu'un vrai bokoblin !
— Linkondo : Hé !
— Serasieh : Bref, trêve de plaisanteries, que faites-vous donc ici ?
— Chompir : On... dormait ?
— Serasieh : Vous vous trouvez dans un bâtiment de Serasieh & Associés, une maison qui va être détruite aujourd'hui même, vous n'avez rien à faire là.
— Yorick : Désolé, il a commencé à pleuvoir et on a dû trouver un abri. Et, avec notre ami déguisé, allez à l'auberge était exclu. Et puis, on pouvait pas rester sous la pluie à cause... du... maquillage.
— Serasieh : Je vois, mais vous ne pouvez pas rester ici.
— Jielash : Oui, nous allons partir, désolés du dérangement.

Après ce bref échange et la catastrophe évitée de justesse grâce à l'intervention de Jielash, le groupe empaqueta rapidement ses affaires et quitta la petite maison. Ils descendirent en direction d'une petite mare, passant devant une statue des plus étranges avant de s'aventurer dans la plaine, hors du village. Ils firent une halte pas loin afin de petit-déjeuner. Pour une fois, Krystal prit en charge le petit-déjeuner. Elle s'en alla une petite demi-heure dans la forêt, temps insuffisant pour Yorick qui essaya de convaincre les autres de partir sans elle, avant de revenir pour cuisiner des Crêpes aux Baies. Elle utilisa pour cela une Bouteille de lait frais, un Oeuf de volaille, un Boisseau de blé, une Canne à sucre et des Baies. Les premières tentatives furent peu concluantes, mais les autres crêpes furent un délice.

— Chompir : Dis-moi Krystal, je veux bien croire que tu as trouvé les baies et l'oeuf dans la forêt, mais qu'en est-il du lait ?
— Krystal : Tu veux pas savoir.
— Chompir : Je... ne veux pas savoir.
— Yorick : Tu as été la voler au village quand tu as prétendu aller au petit coin, n'est-ce pas ?
— Krystal : Faut vraiment que je passe moins de temps avec toi...

Ils mangèrent dans la joie et la bonne humeur, avant que leur conversation ne dévie sur leur prochaine destination. Yorick demanda à ne pas voyager de nuit suite à sa rencontre de la veille, qu'il raconta en détails.

— Yorick : Bref, c'était bien bizarre.
— Jielash : Elle t'a demandé si tu étais le Héros ?
— Yorick : Oui, et elle m'a dit ensuite que j'en savais trop et que je devais mourir.
— Chompir : T'es tombé sur un Yiga.
— Yorick : Ah, cette secte qui clame que le Héros n'est qu'une supercherie ?
— Jielash : Oui, on s'est fait attaqué aussi y a pas longtemps. Il était coriace.
— Krystal : Oui, mieux vaut pas s'y frotter, à ceux là.
— Chompir : Mais je suis bien curieux, on pourrait en apprendre plus sur eux.
— Jielash : Le peuple de Cocorico est l'ennemi des Yigas, peut-être qu'on pourrait en apprendre plus là-bas. Et c'est pas loin.
— Yorick : Bonne idée, en plus y a un relais en chemin !
— Krystal : Euh, mauvaise idée. Si on cherche les Yigas, on va les trouver, c'est pas très sûr.
— Yorick : Et depuis quand tu te soucies de ce qui est sûr ou pas, toi ?
— Krystal : Je dis ça juste comme ça, mais ça m'a l'air d'être des gens peu recommandable.
— Yorick : Tu es toi-même une personne peu recommandable, je te signale.
— Krystal : Et puis, avec Linkondo, on pourra jamais rentrer dans le village.
— Yorick : Quelqu'un restera avec lui à l'extérieur du village. Allez, comme ça, on pourra guetter des endroits pour construire notre restaurant. Adjugé vendu, on va à Cocorico.

Les autres approuvèrent, sous le regard exaspéré de Krystal qui soupira et qui finit de manger sa crêpe aux baies avant de ranger ses affaires en vue du chemin qui l'attendait.



J'en profite pour mettre le lien vers mon Carnet de Recette slash Journal Intime (https://docs.google.com/document/d/1oF0CK1j49L_bBWRE3iMXlaHzb9QgSCPruroldXaFfAc/edit?usp=sharing). Enjoy.

Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Jielash le mercredi 26 avril 2017, 19:56:38
Cool, le journal des recettes  :oui:
Par contre, Chompir et moi n'avons par rencontré directement de Yigas, juste entendu parler d'eux. Correction : nous en avions croisé un sur la route d'Ecaraille qui avait blessé Chompir



Les disputes de Krystal et Yorick avaient eu l'avantage de "m'apprendre" leur projet de restaurant. J'allais pouvoir leur poser des questions à ce sujet.
Après avoir mangé le petit déjeuner préparé par Krystal, je récupérais les deux chevaux laissés au village et nous partîmes à nouveau sur les routes en direction de la muraille où Yorick avait été précédemment abandonné. Comme il n'y avait pas assez de chevaux pour nous tous, ceux-ci avançaient au pas, nous progressions à une allure tranquille et midi approchait quand nous avons finalement atteint la forêt précédant la muraille.
Nos ressources alimentaires étaient au plus bas mais un sanglier se trouvait à moitié caché dans l'ombre des arbres. M'accroupissant pour ne pas être vue, je l'ai contourné à tâtons, avant de bondir en agitant une branche d'arbre pour la surprendre et rabattre la bête vers Chompir et Yorick qui, armés de leurs arcs, l'achevèrent sur le champ. Linkondo sortit son fidèle wok et cuisina la venaison obtenue avec une herbe d'Hyrule pour nous servir de la viande vapeur. Ce petit repas fut dégusté du haut de la muraille d'Elimith, ce qui nous laissa tout le temps du monde pour apprécier la beauté post-apocalyptique de ce paysage verdoyant constellé de cadavres de gardiens.

J'en profitais pour poser quelques questions banales sur leur idée de restaurant. Apparemment, ils cherchaient encore l'emplacement. La muraille avait été considérée comme un point potentiel car très "touristique" mais Krystal avait finalement balayé l'idée à cause du manque de place pour construire : les gardiens qui encombraient les lieux auraient été difficiles à dégager, surtout qu'on ne savait pas toujours s'ils étaient complétement détruits ou non.
Le sujet du restaurant semblait faire cogiter Krystal, qui se tourna soudain vers Yorick pour reparler de ce Serasieh, qui nous avait fait quitter la maison abandonnée. Puisqu'il était chargé de la démolir, peut-être travaillait-il aussi dans la construction, ou tout du moins connaissait-il des gens dans le métier. Il n'était pas difficile de voir où voulait en venir Krystal : elle songeait à embaucher Serasieh pour construire leur restaurant. Yorick avait haussé les épaules en réponse, les artisans ne manquaient pas en Hyrule et ils auraient toujours le temps de trouver quelqu'un lorsqu'ils auraient déniché un bon emplacement.
"Oui, mais avec lui ce serait marrant" avait-elle répondu, avec le genre de sourire carnassier de quelqu'un qui sait qu'il va pouvoir s'amuser aux dépens d'autrui. Yorick eut l'expression contrite de celui qui allait devoir réparer la vaisselle cassée. Moi, je m'en moquais parce que j'étais rarement le "autrui" concerné.

Il fallut finalement reprendre la route, vers le relai des Monts Géminés. Nous ne pouvions nous y arrêter longtemps à cause du cas Linkondo mais j'y ai quand même acheté avec mes maigres économies de quoi casser la croûte en cas de petit creux : une belle tarte aux pommes tempo, dont l'odeur me donne l'eau à la bouche. La recette du chef demandait un boisseau de blé, une canne à sucre, une motte de beurre, un fruit lotus tempo et évidemment une pomme pour ce petit miracle de la nature. Krystal sembla elle aussi noter les ingrédients dans un petit journal à elle.
Bien que les ombres du passé font que je ne peux leur accorder toute ma confiance, j'avoue que l'idée d'un restaurant ne me déplairait pas. Surtout si leur carte des desserts est bien remplie.

Alors que nous nous apprêtions à rejoindre Yorick, Chompir et Linkondo sur le pont menant au sentier de Cocorico, un homme résidant au relais passa devant nous en regardant d'un air affligé le ciel. "C'est pour cette nuit. Cette nuit sera la nuit de la lune de sang", soupira-t-il alors avant de retourner à l'intérieur.
Gloups. J'espère que nous arriverons là-bas avant la nuit.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Yorick26 le mercredi 26 avril 2017, 22:37:51
Malgré la prophétie cataclysmique entendue plus tôt, le temps était idéal pour une promenade. Le soleil se couchait lentement teintant le ciel d'un dégradé allant d'un orange vif à l'horizon jusqu'à un bleu nuit. Mais passé les premières minutes à contempler ce miracle de la nature, devoir attendre encore une fois le bon retour de Krystal commençait à taper sur le système de Yorick. Encore une fois on l'avait laissé de côté pour aller discuter avec les gens dans le relais. Lui aussi voulait parler avec des gens normaux. Pourquoi ce serait toujours Krystal ? Elle avait prétexté qu'elle avait un meilleur sens de la négociation avec un tel aplomb qu'on n'avait pas pu lui faire changer d'avis. En réalité, son sens de la négociation consistait surtout à chiper au passage un article supplémentaire sans que le vendeur s’aperçoive de rien. Un jour tout cela se retournerait contre elle, et sûrement contre lui aussi alors qu'il n'avait rien demandé dans l'histoire. Du coup, il était encore là à attendre entre mecs sur ce pont à moitié détruit. Une fois les conversations ordinaires terminées, Chompir et Linkondo s'amusaient à essayer de lancer un caillou dans un étrange cercle de pierres formés dans la rivière qui coulait sous le pont. Malheureusement, chacun de leur lancé s'était avéré infructueux : le cercle était beaucoup trop loin pour eux.

Yorick jeta un autre coup d'oeil à leurs tentatives. Cette fois ils avaient décidé de travailler en équipe plutôt que de savoir arriverait à le lancer assez loin. Bien sûr, ils avaient envisagé que ce soit Chompir qui en volant le lance dans le trou, mais ils s'étaient mis d'accord que ce serait de la triche et qu'il n'y aurait plus aucun challenge s'ils utilisaient cette méthode. Comme quoi, un piaf et un bokoblin étaient peut-être faits pour bien s'entendre. Alors que Linkondo était descendu sur les rochers en contre-bas armé de son wok, Chompir était quant à lui resté en haut du pont près d'une grande source de cailloux en tout genre. Alors que l'un était chargé d'envoyer une pierre à son camarade, le deuxième la réceptionnait à l'aide de son wok et la lançait dans le cercle. Après quelques tentatives infructueuses mais prometteuses, ils arrivèrent à leur fin. Alors qu'ils se congratulaient mutuellement, un nuage jaunâtre fit son apparition. Le bruit surpris Yorick qui, comme ses camarades, se retourna juste à temps pour voir les dernières volutes disparaître. Les contours d'une forme étrange se dessinaient au fur et à mesure que la fumée se dispersait. Il s'agissait d'un petit être fait d'écorce suspendu à une sorte d'hélice végétal. Petit être qui, de toute évidence, parlait d'une voix fluette :


— Korogu : Nom d'une feuille ! Tu m'as trouvé !
— Linkondo : Une plante qui parle !
— Korogu : Un Bokoblin qui parle. Ouillouille j'ai les ch'touilles. Pourquoi le vilain Bokolin s'amuserait à trouver le gentil Korogu. Tu veux lui voler sa noix korogu ? Moi, pas bon à manger du tout du tout.
— Linkondo : Qu'est-ce qu'il dit ?
— Chompir : Désolé de vous avoir dérangé Monsieur Korogu. On ne pensait pas que cela vous réveillerait de lancer ce caillou dans ce cercle de pierre. On trouvait ça juste rigolo. Nous sommes désolé.
— Korogu : Oh ! Non ! Les Korogus sont faits pour avoir des cailloux sur la tête. Nous donnons même une noix korogu en échange, mais normalement au Héros. Il n'y a pas le héros parmi vous ?
— Linkondo : Je ne crois pas.
— Chompir : Non.
— Yorick : Sûrement pas.
— Korogu : Pourtant vous arrivez à m'entendre et à me voir ?
— Linkondo : On vous répond, Monsieur Korogu, donc oui on vous voit et on vous entend.
— Korogu : Nom d'une branche ! Vous êtes comme des Héros alors ! Vous avez des âmes pures. Tous les trois. Dans ce cas, j'ai le droit de vous donner une noix korogu chacun. Tenez c'est pour vous.

Aussi tôt dit, aussi tôt fait. Les trois compagnons délaissés par la gente féminine se retrouvèrent avec trois exemplaires d'une noix à la forme suggestive et à l'odeur toute aussi évocatrice. Ils essayèrent d'en savoir plus sur ces étranges graines, mais le petit être semblait indifférent à leurs questions et se contentait de voleter au-dessus de la rivière. Rien qu'à l'odeur, Yorick sentait un mal de tête lui monter. Et puis il allait falloir savoir ce qu'ils allaient en faire. Les garder ? Hors de question. Les planter ? Pas sûr que l'idée de germer d'autres petits êtres aussi étranges soit une bonne idée. D'autant que savoir que c'était potentiellement des organes reproducteurs qu'ils tenaient dans leurs mains le mettait mal à l'aise.


— Yorick : Bon. Je ne sais pas ce qu'on en fait ou quoi. Mais si jamais il y en a un de vous qui dit à Krystal que l'on a des âmes pures, on n'est pas prêt d'avoir la paix avec elle. Elle ne va JA-MAIS nous lâcher.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Chompir le vendredi 28 avril 2017, 01:37:02
Après cette rencontre fort étrange avec cette branche vivante et après qu'ils aient appris qu'ils étaient des âmes purs. Nos 3 comparse furent rejoins par Krystal et Jielash. On décida donc de reprendre la route avec les chevaux.
Sur le chemin, Yorick eu l'air de remarquer quelque chose. Il décida de se rapprocher du jeune Piaf, Linkondo étant enchaîné.


- Yorick : Tu as vu cette étrange arbre un peu gros ?

- Chompir : Oui pourquoi ?

- Yorick : Il a l'air de bouger. Tu as vu ?

Soudain l'arbre se mit à bouger et à marcher vers eux. Il s'agissait d'un Korogu. Les deux compères se regardèrent. Ils essayaient d'observer si Krystal et Jielsah le voyait. Soudain Linkondo commença à allez vers l'étrange Korogu mais Krystal le ramena fermement de pied ferme avec un bon coup sur la corde.
Pauvre Linkondo se dirent Chompir et Yorick.


- Yorick : Krystal est vraiment diabolique. C'est un monstre sans cœur qui ne pense qu'à elle. Tu as de la chance de ne pas la supporter depuis aussi longtemps que moi. Je ne sais pas ce qui me retient de la tuer des fois. D'ailleurs toi qui manie bien l'arc tu voudrais pas m'apprendre à bien m'en servir ?

- Chompir : Pourquoi pas. Mais sache que je ne serais pas clément sur l'entraînement.

- Gros Korogu : Partons en direction du relais de la rivière. Le gentil héro m'a enfin ramené mes maracas et je vais pouvoir danser, danser danser !!!
Oh tiens ça sent les graines Korogus. Tiens ça a l'air de venir de ce groupe.


- Chompir : Zut le gros machin a l'air de venir vers nous. Faisant comme si on ne le remarquait pas. On va s'attirer des ennuies sinon.

- Noïa : Bonjour amis pas Korogus, je suis Noïa, le danseur Korogu. Moi ce que j'aime dans la vie c'est danser, danser , danser jour et nuit. Mais vu que vous sentez les noix korogus, vous pouvez me voir ?

- Yorick : Hélas je crois que oui. On a croisé un des vôtres tout à l'heure et il nous a dit qu'on avait des âmes purs.

- Chompir : Après nous avoir dit ça il nous a refilés des noix très odorantes.

Noïa fini par demander si on pouvait lui donner les noix en échange d'une danse. Comme on ne savait pas quoi en faire on fini donc par les donner. On eu donc le droit à une magnifique danse pour très étrange.

- Krystal : Vous faîtes quoi vous deux à traîner comme ça ! On va finir par arriver en plein nuit si ça continue. Dépêchez vous ou vous aurez pas mon délicieux Chutney de fruit. Moi qui ai mis tout mon amour à le faire. Avec deux belles pommes, une banane lame et une baie.

- Yorick : Je crois qu'on va devoir vous laissez Noïa au revoir et bonne route.

- Chompir : J'ai cru comprendre que vous allez au relais de la rivière ? J'aimerais vous poser des questions si je passe par là bas un jour.

- Noïa : Au revoir ami Hylien et ami à plumes. Je serais heureux, très heureux de vous revoir.

Yorick et Chompir se dépêchèrent de rattraper la distance qui les séparaient de leurs compagnons. Ils arrivaient enfin au portail de Cocorico.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Neyrin. le dimanche 30 avril 2017, 01:20:28
« Vous inquiétez pas ! Y a un relais de l'autre côté des monts Géminés, dit-il. De ce relais jusqu'au village d'Elimith, y a pas beaucoup de chemin, vous savez. Enfin, peut-être que le trajet vous paraîtra interminable.

- Qu'en est-il des monstres ? »

Il me regarda d'un air éberlué.

« Quoi les monstres ? Vous êtes équipée, non ? Me dites pas que vous êtes partie sans rien pour vous défendre !

- Bien sûr que je suis équipée, répondis-je.

- Bon beh, pas la peine de vous inquiéter dans ce cas. J'vous emprunte votre carte, attendez... »

Je lui donnai. Il mit la sienne sous son genou par la maintenir, puis griffonna sur la mienne pour y indiquer des relais ainsi que des chemins tracés. Il m'indiqua que ces chemins étaient les plus sûrs. Les monstres, aussi curieux que cela puisse paraître, préféraient s'isoler dans les hauteurs des montagnes ou bien dans des coins reculés. Quelques fois, l'on pouvait croiser des bokoblins qui chassaient à proximité des chemins, des zones habitées et ils s'en prenaient aux voyageurs. Mieux valait être bien équipé dans ces circonstances, car nombreux étaient les voyageurs qui se retrouvaient impuissants face à ces ennemis.
Lorsque l'Hylien me fit part de cela, il se mit à rire. A son sens, les bokoblins étaient de piètres adversaires et en venir à bout était chose aisée. J'ignorai quoi lui répondre, jamais encore je ne m'étais retrouvée confrontée à des bokoblins. Il enroula ma carte, me la redonna. Cette fois, il semblait en avoir fini avec.

« S-Saksak.

- Bon, allons-y, hasarda-t-il en se redressant. J'vous récupérerai un cheval au relais, prenez le mien.

- Ce n'est pas nécessaire. »

Il n'insista pas. En vérité, cela l'arrangeait. Sans s'attarder davantage, l'Hylien grimpa sur sa monture après m'avoir proposé de porter mes bagages. Je refusai puis nous prîmes la route. Il voulait que l'on contourne une partie du Plateau du Prélude et profita de ce trajet pour me raconter ce qu'il savait à propos de cet endroit. C'était une personne loquace, voire un peu trop. Je restai silencieuse. Le vent, les chants des oiseaux, les cris d'ennemis lointains, les sabots de la monture qui claquaient contre la pierre couvraient sa voix.
 
Il disait beaucoup apprécier la région d'Elimith, et que si jamais l'envie me prenait, il pouvait m'amener jusqu'au petit village de Cocorico ou m'emmener arpenter la montagne de Lanelle. Je lui répondis que le village d'Elimith me paraissait être un bon début.
Bientôt, nous pûmes apercevoir le mont Géminés. A proximité se dressait une grande tour bleue qui surplombait le fleuve. Il semblait y avoir quelque chose au sommet, mais je n'osai pas proposer à l'Hylien de l'escalader. Je me contentai de lui poser une question à propos de cette curieuse tour, mais il me répondit que lui-même ignorait d'où est-ce qu'elle provenait. Plusieurs seraient éparpillées à travers la contrée. Elles étaient apparues du jour au lendemain, jaillissant des entrailles de la terre. Certains pensaient que ceci était l'oeuvre de la Déesse Hylia, d'autres du Fléau et une minorité, du retour du Héros. Des gens espéraient encore le retour du Héros.

Nous traversâmes le pont de Prokis où nous rencontrâmes un voï qui faisait les cent pas, une lance dans les mains. Les Hyliens avaient une petite taille, ce qui me fit sourire. Je me demandai où les vaïs de mon village trouvaient leur âme sœur parmi tant de petits hommes.
Apparemment, mon compagnon de voyage connaissait cette personne. Elle s'appelait Garadon. Ils discutèrent comme de vieux amis, puis cet inconnu se tourna vers moi. Il fut intrigué.

« C'est rare de croiser des Gerudos dans les environs, fit-il remarquer. Enfin... Ce voyage à du vous creuser l'estomac, nous pouvons partager un repas. Qu'en dites-vous ? »

Nous acceptâmes, moi avec plus d'enthousiasme. Mon estomac commençait à crier famine : le petit-déjeuner avait été maigre. Cet homme qui m'était inconnu prépara un repas composé de boisseaux de riz, d'un cristal de sel et d'une venaison divine. Sa préparation avait une odeur délicieuse. C'était du riz à la venaison divine. Je le remerciai lorsqu'il me tendit le bol et les baguettes. C'était un endroit agréable pour déjeuner. Le cheval s'ébroua, se mit à arracher l'herbe aux alentours. Au loin, je pouvais apercevoir des silhouettes qui se mouvaient entre les deux monts. Des monstres, peut-être ? Le chemin avait l'air risqué.

« Prenez la rive droite, dit Garadon en suivant mon regard. Les monstres ne vous attaqueront pas, si c'est ce qui vous préoccupe. La dernière fois, un jeune homme les a tous éliminés. Je me demande s'il va revenir. La route était sûre pour les voyageurs pendant quelques semaines grâce à lui. Depuis, d'autres ennemis se sont installés... Malheureusement.

- Qui est-il ?

- Je n'en sais rien. Un petit blondinet qui m'avait l'air perdu. Il était pas très bavard lorsque j'ai essayé de lui parler. Peut-être que vous le croiserez en chemin, il m'arrive de le revoir quelques fois. Il va souvent à Elimith.

- Vraiment ? se manifesta l'Hylien, sa curiosité piquée. J'ai jamais vu une personne comme lui dans les environs. »

Garadon haussa les épaules, ne sachant quoi rajouter rien de plus. J'entamai mon repas tout en contemplant le paysage. Une vaste plaine verdoyante parsemée de petits arbres qui s'étendait, traversée par le fleuve d'Hylia. Des poissons s'agitaient sous l'eau brillante, des grenouilles demeuraient immobiles sur le rivage et coassaient. A plusieurs mètres de nous, une biche s'abreuvait. Elle était à l'affût et guettait le moindre de nos mouvements du regard. Ses oreilles s'agitaient afin de percevoir les bruits environnants.
Mon arc et mes flèches se trouvaient dans mes bagages, mais je ne pouvais prendre le risque de bouger. La biche pouvait prendre peur. Je décidai de la laisser tranquille, j'aurai sûrement d'autres occasions de chasser.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Krystal le dimanche 30 avril 2017, 07:45:21
— Krystal : C'est quoi qui pue comme ça ?

Yorick, Chompir et Linkondo s'échangèrent un long regard lourd de sens avant de chacun prétendre qu'ils ne sentaient absolument rien. Yorick éprouva par ailleurs un besoin irrépressible d'aller se laver les mains, ce qu'il fit dans une petite mare à l'eau claire non loin de là. Au final, ce fut un petit parterre de fleurs orangée qui fut accusé de l'odeur infecte et lynché bien comme il se doit par une certaine personne. Suite à cette violence gratuite, qui vaudra sans doute une paire de séances chez le psy à d'innocentes petites fleurs, le groupe reprit sa route. Après une quinzaine de minutes, le portail de Cocorico fut en vue.

Les réactions suite à la découverte de ce portail fut différentes pour chaque personnes : Linkondo laissa échapper un "wooaaah" tout en regardant la structure de bois la bouche grande ouverte, Jielash et Chompir discutèrent de ce que pouvaient bien représenter les banderoles et les dessins gravés dans le bois, Yorick le regarda avec attention, semblant graver cette image dans sa mémoire et Krystal s'en désintéressa au bout de quelques secondes, préférant aller faire des tresses à l'un des chevaux. Le temps que le jeune Piaf et l'ancienne cliente du Café finissent leur conversation des plus intéressantes, la barman avait coiffé les deux animaux, qui n'appréciaient guère que leur crinière ne flotte plus au vent. Après, cela arriva.

Le moment tant attendu était enfin arrivé, le moment qu'ils attendaient tous depuis le début de la journée, celui qui occupaient leurs pensées, qui les faisait angoisser. Et le verdict tomba : ce fut Chompir qui tira l'épi le plus court. Il était donc celui qui allait rester avec Linkondo. Cela ne plut pas au Piaf qui espérait vraiment découvrir le village et goûter aux spécialités locales. Jielash lui promit de revenir plus tard pour qu'il puisse y aller.


— Linkondo : Mais vous savez, je peux très bien me garder tout seul, je l'ai très bien fait ces dernières années. Et puis, je peux garder les chevaux et quelques affaires, comme un wok par exemple...
— Krystal : Bien tenté, Mina, mais tu auras ta nounou.
— Chompir : Mina ?
— Jielash : Le nom d'une petite voleuse dans un conte pour enfant.
— Yorick : Aaaah, Mercantîle. Ma préférée reste "L'amour Impossible". Tu sais, entre le Moblin et...
— Krystal : On a compris.

Ils finirent par se séparer : Chompir et Linkondo firent demi-tour, remontant les gorges, tandis que Yorick, Jielash et Krystal dépassèrent le portail, en direction du village. La fine équipe, enfin de retour. Cocorico n'avait qu'à bien se tenir.


Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Yorick26 le lundi 01 mai 2017, 15:47:38
Yorick n’osait pas montrer sa joie. Il était bien sûr plus que ravi de faire partie à nouveau de l’équipe qui visiterait le village, mais il ne pouvait pas s’empêcher d’être triste pour le sort de Linkondo et de Chompir chargé de le garder. Vraiment, le surveiller comme ça était superflu. En tout cas, tel était l’avis de Yorick, mais Krystal était méfiante et à plusieurs reprises ce trait de caractère leur avait bien souvent sauvé la mise. Le jeune hylien était souvent bien trop confiant et se laissait attendrir par n’importe qui, si bien que cela leur jouait des tours bien souvent. Krystal était un garde-fou nécessaire à sa survie en ce monde cruel, et ce malgré son caractère parfois… difficile. A bien y réfléchir, il se demandait si cet attachement contre toute logique et toute attente n’avait pas un nom en psychiatrie. Au pire il faudrait l’inventer et l’appeler le syndrome de Krystal. Néanmoins, ses appréhensions à laisser derrière eux deux compagnons de route et devoir supporter les remarques de Krystal disparurent à l’approche du Village Cocorico. Au fur et à mesure de leur pas, l’ambiance changeait perceptiblement. Les morceaux de bois accrochés en hauteur sur des cordes créaient quelques notes de musiques de percussion à la moindre brise de vent qui s’engouffrait dans le canyon menant à Cocorico. Cette base rythmique se complétait par une douce mélodie produite par le vent qui soufflait dans les bambous et dans les arbres autour du village. Le repos spirituel inspiré par le cadre sonore de cette entrée était parfait. C’était décidé, s’ils pouvaient s’installer dans ce village, ce serait le meilleur endroit où ils pourraient alors ouvrir leur futur restaurant.

— Yorick : C’est parfait vous ne trouvez pas. Je ne vois pas quel meilleur endroit où on pourrait monter notre petit restaurant. Les clients y seront détendus et ils seront tellement contents. Je suis tout extasié.
— Krystal : Tout doux mon pote. Personnellement, tout ce vent me donne mal à la tête. Et puis c’est calme. J’aime pas trop beaucoup ça. Je préfère quand c’est un peu plus moins calme.
— Yorick : Rabat-joie.
— Krystal : Raclure de bidet.
— Yorick : Raton-laveur !
— Krystal : Ramequin !
— Yorick : RABDOMANCIE !!
— Krystal : RADIOLA LINOÏDE !!
— Jielash : Bon, on y va ?

Par sa seule et courte intervention, Jielash avait réussi à faire taire ses deux camarades en pleine dans leur joute verbale. Sans les attendre, elle reprit la marche et rentra dans le village. Krystal la suivit presque instantanément, alors que Yorick mis un peu plus longtemps à retrouver ces esprits. Comment avaient-ils pu se disputer alors que la musique était si reposante ? Que fallait-il pour qu’elle soit tranquille ? Et pourquoi fallait-il qu’il rentre toujours dans le jeu de Krystal ? Il allait falloir qu’il prenne soin de Jielash, car cette dernière semblait immunisée aux piques de Krystal. Il fallait vraiment qu’il lui parle pour en savoir plus sur elle. Peut-être qu'il devait faire comme Krystal et se méfier d'elle avant de lui accorder toute sa confiance. Et pourtant, comme ne pas lui faire confiance ?

— Yorick : Aaaaah. Que faire ? Nom d'un OctoRok, que c'est difficile.

Avant de repartir, le jeune Hylien leva les yeux aux ciels. Tiens, comme c'était étrange. La lune semblait bizarre comme si elle était teintée de rouge. Cela lui rappelait vaguement une histoire de carnaval et de masque. Il fallait espérer que la lune ne leur tombe pas sur la tête, bien que cette idée paraisse ridicule. Qu'importe, il allait enfin pouvoir visiter un nouveau village. Cela ne lui était pas arrivé depuis des jours et il comptait bien en profiter.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Jielash le lundi 01 mai 2017, 19:21:23
Comme Yorick aimait l'idée de pouvoir ouvrir son restaurant ici, il nous fallait rencontrer les hautes autorités du village. Une vieille dame Sheikah nous indiqua la demeure de leur cheffe, Impa, placée au dessus de l'étang au bout du village, face à plusieurs cascades.
Sur le chemin menant au centre du village, on pouvait observer les maisons aux grand toits de pierre des habitants, ainsi que quelques champs. Plusieurs Sheikahs terminaient leurs activités de la journée ou se rendaient à leur domicile pour se reposer. Des lucioles sortaient en même temps que la nuit tombait pour se rassembler autour d'un point d'eau.
Un peintre peignait sur la place, sur sa toile était esquissée la grande demeure gardée par deux Sheikahs à l'air sévère. Yorick et Krystal se présentèrent à eux et expliquèrent qu'ils désiraient recevoir une entretien avec dame Impa. L'heure tardive n'était pas propice à ce genre d'entrevue mais la doyenne du village fut assez généreuse pour nous accorder quelques instants.
Une atmosphère à part régnait dans la salle principale de cette demeure, reflétant l'apparente sagesse et expérience de la propriétaire des lieux. Assise sur d'épais coussins, dame Impa salua notre entrée d'un mouvement de tête poli, qui fit tinter les décorations métalliques de son couvre-chef.
Yorick et Krystal exprimèrent leur requête, lui avec un rien de maladresse probablement causée par le stress, elle avec un peu moins d'entrain. Au cours de leur petit plaidoyer, Impa resta parfaitement silencieuse et très attentive, comme à l'écoute de leur moindre mot. Elle fut intransigeante dans sa réponse cependant, qu'elle leur fit parvenir d'une voix calme et contrôlée.
Malheureusement, elle ne pouvait pas les laisser construire un restaurant au village, qui se voulait un lieu reculé et un havre de protection pour les Sheikahs dont l'histoire en Hyrule avait en divers époques été pavée de difficultés. De plus, avec les Yigas qui causaient bien des troubles pour leurs confrères, la prudence était de mise et ils désiraient éviter tout risque qu'un espion s'introduisit au village.
La mention des Yigas me fit réagir et j'osais alors poser une question, demandant à en apprendre plus à leur sujet. Le visage d'Impa devint soudain sévère, les sourcils froncés, elle répéta ce que je savais déjà sur leur alliance à Ganon et leurs méfaits, avant de me conseiller de ne pas chercher à en apprendre davantage sur eux, car ils supprimaient ceux qui en savaient trop, s'ils ne pouvaient pas les manipuler à la place.
Sur cette note sombre, notre entrevue se termina. Yorick et Krystal me regardèrent d'un air incertain et je leur rendais probablement la pareille, perdue dans l'impasse que semblait à présent être notre situation.
Ils se rendirent à l'auberge pour dormir, tandis que je m'arrêtais à une table sur une petite terrasse en bois à côté de l'épicerie pour pouvoir réfléchir tranquillement et noter ces mots avant de devoir rejoindre Chompir et Linkondo.
Devant moi, une petite fille Sheikah préparait son diner dans une marmite, dans lequel elle mettait une bouteille de lait frais, un cristal de sel et une carotte tempo pour donner un velouté de légumes tempo. La bonne odeur me donnait envie de manger et d'aller faire un bon somme juste après mais j'avais promis d'aller m'occuper de Linkondo pour que Chompir puisse visiter... Seulement, la lune rouge qui brille actuellement dans le ciel nocturne a une aura pour le moins dérangeante.
Franchement, parfois je ferais mieux de me taire.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Chompir le lundi 01 mai 2017, 21:24:24
Après le départ de groupe, notre jeune Chompir du garder le Bokoblin. C'étatait déjà la deuxième fois en une semaine. Lui qui avait si envie de visiter Cocorico. Se retrouver si près devant sans pouvoir y entrer. C'était injuste.

- Linkondo : Tu peux y aller si tu veux je peux très bien me garder tout seul.

Le jeune Piaf ne l'écoutait pas du tout, il était trop en colère envers Krystal. Heureusement Jielash lui avait promis de garder le boko pour qu'il puisse faire une petite visite.

- Linkondo : Woh tu m'écoutes !!
(Aucune réponse.)
- Linkondo : ]ET !! Je te parles ! C'est pas très polie de ne pas répondre tu sais.
(Toujours rien.)
- Linkondo : Rho je m'en fiche de toute façon... Tiens la lune... Elle est... Étrange ? Elle est rouge comme le sang.

Soudain Linkondo devint agressif et se détacha de ses chaînes. Il commença à attaquer Chompir.

- Chompir : Mais t'es cinglé !! Tu m'attaque juste parce que je t'ignore ?!

Linkondo n'écoutant rien, poussait des cris monstrueux. Il ramassa une épée rouillée qui trainais dans l'herbe et tenta de tuer notre ami. Chompir se lança alors dans un combat acharné. Il ne voulait pas le tuer mais plus le combat s’éternisait, plus Chompir désespérait de lui faire entendre raison. La lune qui était de plus en plus grosse et rouge n'arrangeait rien. Le jeune Piaf du donc prendre une décision.... Le tuer.
......


Chompir était très triste et imaginais déjà le retour des autres et leurs réactions face à cette acte. Il se préparait à fuir quand des étranges particules commencèrent à flotter dans l'air. Soudain il vit le corps de Linkondo se reformer et il commença à se lever. Chompir constata que le Bokoblin était devenue blanc avec des touches de violet.

- Chompir : Mais qu'est-ce que c'est que ça !!!!

Il s’apprêta à s'enfuir.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Linkondo le mardi 02 mai 2017, 00:19:25
Alors que Krystal, Yorick et Jielash partaient dans le Canyon, Linkondo se retrouvait une énième fois exclu avec Chompir. Ça commençais vraiment à être énervant, de toujours rester à l'écart ! À quand un monde où bokoblins et Hyliens vivraient en amis ? Enfin, pour l'instant les bokoblins n'aident pas trop... De son côté, Chompir était resté figé devant l'entrée, un regard de haine se dessinait sur son visage. Linkondo le comprenait, c'est énervant de passer à côté de tant de choses !
- Linkondo : Tu peux y aller si tu veux, je peux très bien me garder tout seul.

Pas de réponse. C'était bien la première fois qu'il ne lui répondait pas ! Qu'est-ce que c'est agaçant !


- Linkondo : Wow, tu m'écoutes !?

Toujours aucun signe... Bordel ! Il ne va pas lui faire la gueule, tout de même ? Linkondo savait bien que c'était de sa faute si le piaf ne pouvais pas aller visiter le village, mais tout de même ! Le moindre petit signe, c'était trop demander ?


- Linkondo :
EH !! Je te parles ! C'est pas très poli de ne pas répondre, tu sais ?

Le piaf commençait vraiment à lui taper sur le système ! Il fallait vite se calmer. Si au bout de deux jours il commençait déjà à y avoir des tensions dans l'équipe, ça ne va pas le faire ! Au moins, Yorick et Krystal, ils se réconciliaient, quoique leurs disputes sont bien plus violentes !


- Linkondo : Rho, je m'en fiche de toute façon...

Il remarqua une lumière rouge dans le ciel, et leva la tête.


- Linkondo : Tiens la lune... Elle est... Étrange ? Elle est rouge comme le sang...

Tout d'un coup il comprit. La lune de sang ! Pas ce soir, non ! À chaque fois qu'elle portait cette couleur, la lune lui donnait d'horrible maux de tête, après quoi il se passait toute une nuit où... Il ne savait pas trop. Il se réveillait toujours le lendemain avec sa douleur dans la tête. La lune devait sans doute l' "assommer"... Mais il souvenait qu'une fois, alors qu'il s'était fait blessé gravement par un voyageur, le sommeil de la lune de sang l'avait soigné. Pourtant, cette douleur... Ça ne pouvait pas être une bonne chose. La lune se dressait lentement dans le ciel, pourtant en une fraction de seconde, ce mal de crâne arriva. Il n'avait même pas la force de crier, la douleur était trop forte. Il regardait Chompir, ne pouvais même pas l'interpeller, et sa mémoire flancha.







Linkondo ne se rappelait pas d'avoir eu la tête aussi lourde. Il avait l'impression qu'une centaine de Krystal était en train de lui donner des coups de wok. Après que la douleur soit suffisamment descendu, il se força à ouvrir les yeux. Tiens ? Un toit. Ça le changeait ! Deux nuits de suite dans une maison, ça faisait combien de temps que ça ne lui était pas arrivé ?

Il entendit une voix familière. Deux voix familières. Il se tourna et vit Krystal asse à un bureau. Près d'elle, Yorick était en train de l'engueuler comme à leur habitude.

- Yorick : C'est pas une raison ! Laisse-moi au moins une place, tu n'a pas besoin de deux chaises !
- Krystal : Roh, laisse-moi tranquille ! Tu me force déjà à rester ici, alors tu peux au moins me concéder ça !
- Yorick : Mais enfin, c'est normal ! Jielash et Chompir n'ont pas pu visiter Cocorico parce qu'ils l'ont surveillé. On peut bien leur accorder le droit de se balader !
- Krystal : Alors tu peux bien le surveiller tout seul, non ? Je vais me balader.
- Yorick : Restes-là ! Si jamais il est devenu violent, comme a dit Chompir, il faut mieux être plusieurs à le garder. Et puis tu as bien vu ! Il est devenu argenté !
- Krystal : Franchement, tu a peur de ce monstre ? Cette femmelette ! Tu te souviens du cri qu'il a poussé hier ?

Elle lâcha un fou rire


- Krystal : Et puis, on n'en serait pas là si la volaille l'avait pas blessé !
- Yorick : Tué, u veux dire.
- Krystal : Tu vois bien qu'il est en vie ! Tu ne crois tout de même pas que les monstres ressuscitent ?
- Yorick : Et pourquoi pas ? Tu sais, c'est pas impossible !
- Krystal : Tu délire ! Et pourquoi pas Ganon qui revient maintenant sous forme d'un porc qui montre ses points faibles à tout le monde, et que n'importe qui pourrait tuer ? Et puis, honnêtement, on a son wok, pourquoi se casser la tête à s'occuper de lui ? La seule chose qu'il sait faire c'est des champignons en brochette...
- Linkondo : Et toi, tu sais faire quoi à part critiquer tout le monde ?
- Krystal : (elle se tourne vers lui)Tiens, le tire-au-flanc, tu te lève enfin ?
- Linkondo : Traîne-rapière !
- Krystal : Tête de lard !
- Linkondo : Troglodyte !
- Yorick : Hé ! Ho ! Hé ! Ho ! On se calme. Les duels de mots, c'est entre moi et Krystal ! Explique-nous plutôt ça, là !(il désigne Linkondo)

Le bokoblin regarda derrière lui, mais il n'y avais rien.


- Yorick : Mais non, ta peau !

Il observa son bras, qui était devenu blanc avec des tâches violettes ! Le bokoblin, frappé de surprise, s'observa un peu mieux. Il était recouvert de blanc ! Que s'était-il passé ?


- Yorick : Bon, je vais chercher les autres.

Et il sortit, laissant le bokoblin avec Krystal.

...


- Linkondo : Patate.
- Krystal : Pignouf.
- Linkondo : Paltoquet !
- Krystal : Phlébotome !










Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Krystal le mercredi 03 mai 2017, 06:18:15
PAVÉÉÉÉÉ EN APPROOOCHE !



La nuit était tombée sur le paisible village de Cocorico, dont les allées étaient illuminées par la lueur des lanternes dispersées, créant ainsi une ambiance cosy. Une atmosphère parfaite pour une balade au clair de lune, un petit dîner aux chandelles ou tout simplement pour regarder les étoiles, scintillantes dans la nuit. Même si ces activités étaient des plus alléchantes, le groupe, composé de Yorick, Jielash et Krystal, devait quitter les lieux, afin de rejoindre leurs deux amis, les attendant à l'extérieur. Ils étaient arrivés trop tard dans la journée pour pouvoir visiter le village comme il se devait, aussi s'étaient-ils mis d'accord pour rester plusieurs jours, et ainsi permettre à Chompir de rencontrer les autochtones. Cela devrait sûrement lui remonter le moral, lui qui n'était pas ravi d'être de garde avec Linkondo.

Malgré les protestations de quelques villageois, qui les incitaient à rester, les trois compagnons passèrent le portail du village. Si cela attrista quelques habitants, qui les virent partir, ce fut pire de l'autre côté.


— Krystal : Non mais franchement, y a une auberge géniale dans ce village et on est obligés d'aller se pieuter à la belle étoile parce qu'on a la malchance d'avoir un Bokoblin comme compagnon ? Va falloir prendre des mesures radicales pour le bonhomme, parce que ça va pas continuer ainsi, c'est moi qui vous le dit. Un tronc, une corde, le tour est joué.
— Yorick : Oh mon dieu, t'es consciente que t'as pas arrêté de te plaindre depuis qu'on est sorti de chez Impa ?
— Krystal : On change pas les bonnes vieilles habitudes.
— Jielash : J'ai été assez déçue de notre entretien avec la doyenne. Elle n'a pas mâché ses mots sur les Yigas, et n'a pas voulu nous en apprendre plus...
— Krystal : Elle cherche juste à nous protéger, c'est tout. Les Yigas, c'est un groupe d'attardés mentaux bouffeurs de bananes qui se trimbalent avec des arcs à double encoche et des serpes pour tailler les haies. De mauvaises fréquentations, en outre. Mieux vaut pas les chercher, ou c'est eux qui vont te trouver.
— Jielash : Je te trouve étonnamment bien informée.
— Krystal : On est dans le même groupe de soutien pour psychopathes.
— Yorick : Tu devrais songer à changer de groupe, ça ne te fait aucun bien.

Ils remontèrent la gorge jusqu'à redescendre vers la plaine, là où attendaient leurs deux amis. Mais bien avant de les apercevoir, un éclat rouge attira leur attention. Arrêtant leur route, les trois compères levèrent le regard vers le ciel, où se découpait nettement une lune de couleur sang, au milieu de nuages grenats.


— Yorick : C'est quoi ça !?
— Jielash : Une lune de sang. Ca arrive de temps à autre.
— Krystal : Ca porte bonheur à ce qu'il paraît.
— Yorick : Pourquoi je n'en ai encore jamais vu ?
— Krystal : C'est ça de tout le temps se coucher à l'heure des poules. Hey, regardez, c'est Chompi' !

Le groupe trottina jusqu'au Piaf qui se tenait non loin, dos à eux, droit comme un i. Il ne semblait pas bouger, fixant quelque chose dans l'herbe haute, leurs affaires et les chevaux attendant sagement à quelques dizaines de mètres de là. Arrivés au niveau de l'homme oiseau, Jielash l'interpella, et il finit par se retourner au bout de longues secondes. Rien durant leur voyage ne les avait préparé à une telle vue : les plumes de Chompir étaient teintés d'un rouge sombre qui dégoulinait au sol. Ses vêtements clairs montraient des éclaboussures de la même couleur, qui s'étendaient à son visage qui affichait une expression confuse et terrorisée. Quelque chose ne tournait vraiment pas rond. Cette vision d'horreur réussit même à choquer Krystal, qui resta sans voix devant le spectacle qui s'offrait devant elle.


— Krystal : Woh.

Oui, ce fut tout ce qu'elle put articuler. A côté d'elle, Yorick était devenu aussi blanc qu'une craie. Seule Jielash sut réagir.


— Jielash : Par les déesses, Chompir ! Que t'est-il arrivé, tu es blessé ?
— Chompir : Ce... ce n'est pas mon sang.
— Krystal : Wat, t'as tabassé quelqu'un ?
— Chompir : C'est... c'est Linkondo. Il est devenu fou, il... il m'a attaqué ! Je suis désolé, je me suis défendu et... et...

Sa phrase resta en suspens. Il était sous le choc, c'était indéniable. Les trois autres étaient pendus à ses lèvres. Le suspens était insoutenable, ils devaient savoir ce qu'il s'était passé.


— Yorick : Et ?
— Chompir : Je l'ai tué.

Le silence qui suivit fut lourd. Tellement lourd que l'on pouvait presque entendre un Moblin péter à l'autre bout du pays. Personne n'osait parler, accusant la nouvelle. Comment ça Linkondo l'avait attaqué ? Était-il vraiment mort ? Après quelques minutes de total mutisme, les esprits se rassemblèrent, certains plus vite que d'autres.

— Krystal : ... Non mais les gars, quand je disais qu'il fallait quelque chose de radical par rapport à Linkondo, je pensais pas à ce radical là !
— Yorick : Putain Krystal... Un peu de compassion !
— Krystal : Ouais, ouais. Linkondo, tu es - enfin, étais quoi - un ami fidèle, et un compagnon de route acceptable. Tu vas nous manquer...
— Jielash : C'est... touchant de ta part. Trop même. Je me demande si y a pas...
— Krystal : Preum's pour le wok !
— Jielash : Bah tiens...
— Yorick : Mais t'es horrible !
— Krystal : J'veux bien admettre qu'il va me manquer, ce bokoblin, mais on vit dans une époque sombre et si on s'arrête de vivre à chaque fois que quelqu'un meurt, on est pas sorti de l'auberge. Donc oui, c'est triste qu'il soit mort, mais il faut aller de l'avant.
— Chompir : Il n'est pas mort !

Les trois se tournèrent vers le Piaf, qui avait crié ça de manière hystérique. Ils s'échangèrent un regard confus.


— Jielash : Mais tu viens de nous dire que tu l'avais tué !
— Chompir : Oui, je l'ai tué !
— Krystal : J'suis pas sûre qu'on ait la même définition du verbe "tuer"...
— Chompir : Je sais ce que veut dire tuer ! J'ai bien tué Linkondo, mais il a ressuscité ! Regardez !

Jielash, Yorick et Krystal firent quelques pas vers l'endroit qu'indiquait Chompir. Et si la soirée avait été pleine de surprises, celle-ci surpassait de loin celles qu'ils avaient vécu jusque là. Car sous leurs yeux ébahis se tenait un bokoblin blanc tacheté, inconscient. Mais contrairement à ce qu'attendait Chompir, ses trois amis furent dubitatifs.


— Krystal : En fait, t'as juste assommé un autre bokoblin.
— Chompir : Mais c'est Linkondo ! Je vous le jure !
— Yorick : Chompir, tu es sous le choc. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, mais ce n'est pas Linko...
— Chompir : Mais c'est lui ! Il est devenu enragé quand il a vu la lune rouge et il m'a attaqué ! C'était lui ou moi !
— Krystal : Et du coup, ça a été lui.
— Chompir : Je l'ai tué. Il s'est décomposé mais, je sais pas, il s'est reformé sous mes yeux, et il était d'une différente couleur !
— Jielash : Est-ce que ce serait... la lune rouge qui a fait ça ?
— Yorick : C'est pas tout ça, mais il faut trouver un abri. Le temps se dégrade, et notre tente fera pas l'affaire. Il faut également que Chompir et, euh, Linkondo, se reposent...
— Krystal : Y a une auberge entre Cocorico et le relais, je l'ai aperçue en venant ici. On pourrait aller là-bas.
— Yorick : Avec un bokoblin ? Il nous laissera jamais rentrer.
— Krystal : Au pire, on s'installe dans l'écurie, on sera à l'abri. Allez, traînons pas.

Tous acquiescèrent et se mirent au boulot. Jielash alla chercher les chevaux sur lesquels elle chargea les affaires. Yorick et Chompir, encore un peu fébrile, s'entraidèrent pour monter Linkondo sur l'une des montures, tandis que Krystal courut chercher de l'eau dans une rivière non loin de là. Elle en imbiba quelques serviettes piquées dans les affaires de Yorick et alla les donner à Chompir pour qu'il puisse essuyer le sang qui le maculait. Elle maquilla cette preuve d'attention par un "Fais-toi présentable pour l'aubergiste" avant d'installer le Piaf sur le cheval, et de partir en direction de l'auberge citée.

L'aubergiste de "L'Étang Apprivoisé", quarantenaire bedonnant et somnolant derrière son comptoir, a rarement été aussi surpris par l'entrée de clients : trois jeunes Hyliens, dont deux filles, un Piaf aux plumes à la couleur bizarre et... un bokoblin. La vue du monstre, pourtant inconscient, l'électrisa, et il sauta de sa chaise pour mieux regarder par dessus son comptoir, au cas où il aurait mal vu. Mais ses yeux ne lui jouaient aucun tour, encore moins quand il vit le petit groupe hétéroclite s'avancer vers lui et s'arrêter juste devant SON comptoir.


— Jielash : Bonsoir, on voudrait une chambre avec cinq lits, s'il vous plaît.

Long silence. Et pas des plus engageants. Il y avait beaucoup de silence en ce moment.


— Aubergiste : C'est quoi ce foutoir ? Virez-moi ce monstre de mon établissement !
— Chompir : Ce monstre, c'est notre ami, et on ne compte pas l'abandonner !
— Yorick : Doucement, ne nous énervons pas. Nous souhaitons juste une chambre.
— Aubergiste : Vous plaisantez ? Sortez tout de suite ! De toute manière, nous sommes complets !
— Jielash : Mais y a pas un chat par ici.
— Aubergiste : Je refuse de vous héberger, avec ou sans ce monstre. Sortez d'ici !
— Krystal : Ok, ça me les brise. Poussez-vous.

La jeune fille se fraya un chemin vers le comptoir sur lequel elle s'accouda, soudain sérieuse. Elle plongea son regard dans celui de l'aubergiste, qui fronça les sourcils. Les autres ne dirent mot, se contentant de regarder la scène.


— Krystal : Mon bon monsieur. Mes camarades, ainsi que moi-même, souhaitont louer une de vos chambres. Une chambre de cinq, si possible, ou bien deux chambres de trois et de deux lits. Nous resterons ici trois jours, pas un de plus, pas un de moins.
— Aubergiste : Le monstre !
— Krystal : Le monstre ici présent est un bokoblin répondant au nom de Linkondo, et c'est notre ami. Une amitié que les pauvres d'esprits ne peuvent comprendre, j'imagine.
— Aubergiste : Je ne permettrai jamais une telle chose !
— Krystal : Vous connaissez le petit Nobert de l'auberge "Moblin Bourré" et le scandale qu'à fait son client mystère ?
— Aubergiste : Je vois pas le...

Krystal afficha alors un sourire éclatant, lourd de sens, tandis que l'aubergiste devint blême.


— Krystal : Alors voilà ce qu'on va faire, papy. Tu vas nous filer une chambre de cinq, la meilleure que tu aies, et étant donné que tu n'as pas voulu coopérer, tu vas nous la faire gratis. Repas compris. Et on va emmener le bokoblin avec nous, que ça te plaise ou non. J'en ai plus que marre de dormir par terre et dehors avec les moustiques, alors tu vas faire ce que je vais te dire de faire ou ça va mal se terminer. On va rester trois jours, tu n'iras pas chercher des chasseurs de monstres, tu n'en parleras pas autour de toi et tu ne viendras pas nous déranger. Si jamais tu ne respectes pas ce que je viens d'énoncer, ce que je te ferais sera mille fois pire que ce qu'a pu voir Norbert. Me suis-je bien fait comprendre ?

Pour toute réponse, l'aubergiste s'empressa de farfouiller en dessous du comptoir et d'en sortir un trousseau de clé. Il leur indiqua leur chambre en bafouillant avant de disparaître à l'arrière, la porte claquant bruyamment après lui. Le petit groupe empoigna leurs affaires et Linkondo et monta à l'étage, dans leur nouvelle chambre.

— Yorick : Le petit Norbert...
— Krystal : Disons que je sais comment faire couler un établissement juste en étant moi-même.
— Yorick : Pourquoi ça m'étonne pas...
— Krystal : Je t'apprendrais un jour.
— Yorick : Sans façon, et évite de faire couler notre futur restaurant, ça serait très aimable de ta part...

Leur chambre était spacieuse, et les lits confortables. Ils installèrent Linkondo dans l'un d'eux et le bordèrent, puis ils aidèrent Chompir à débarbouiller ses plumes avant de tous aller se coucher. Ils l'avaient bien mérité.




Krystal observait avec dédain Linkondo, et ce dernier lui renvoyait le même regard. Depuis que l'albinos s'était réveillé, il n'avait eu que des mots méchants à lui dire. Ok, elle n'était pas tendre, mais c'était quand même grâce à elle s'il avait dormi dans un lit cette nuit. Un peu de reconnaissance, ça tue personne.

— Krystal : ... Mauviette.
— Linkondo : Mongole.
— Krystal : Merdeux.
— Linkondo : Moins que rien.
— Yorick : Oh mon dieu, vous avez pas fini tous les deux ?

Yorick venait de revenir avec Jielash et Chompir, qui avaient pu faire un petit tour à Cocorico le temps que Linkondo reprenne ses esprits, ce qui avait pris la matinée entière. Bien entendu, avec ces deux là en escapade, il avait fallu que quelqu'un garde le bokoblin décoloré, et ce furent Yorick et Krystal qui s'y collèrent, ce qui ne plut pas à cette dernière. Et elle l'avait bien fait sentir à Yorick tout le long de la journée.

A peine rentré dans la pièce, Chompir se précipita au chevet de son ami, les larmes aux yeux.


— Chompir : Je suis désolé ! Je suis désolé de t'avoir tué ! Tellement désolé !
— Linkondo : D'après ce que j'ai compris, c'est moi qui ait voulu te tuer, c'est donc à moi de m'excuser. Pardon de t'avoir causé autant de soucis.
— Krystal : Oooh, qu'ils sont mignons, un joli petit couple. C'est bien beau tout ça, mais on peut m'expliquer pourquoi Linkondo a changé de couleur ? Je savais pas que les bokoblins pouvaient changer de couleur de peau à tout va.
— Linkondo : On peut pas, c'est ça qui est étrange.
— Jielash : Si vous voulez mon avis, ça a un rapport avec la lune rouge.
— Yorick : Ca serait la lune qui l'aurait ressuscité ? Un peu tiré par les cheveux.
— Jielash : Ca tient la route. On pourrait retourner à Cocorico chercher des infos, ou bien au relais.
— Krystal : Okay, faisons ça : Yorick et Linkondo, si t'es d'attaque, au relais. Jielash, Chompir et moi, à Cocorico.
— Yorick : De quoi ?
— Linkondo : Depuis quand c'est toi qui commande ?
— Chompir : Ca me va.
— Jielash : Pourquoi pas.

Mais ce ne fut pas au goût de tout le monde. Si Linkondo finit par accepter son sort, c'était déjà mieux que de rester enfermé dans la chambre, Yorick, lui, avait quelques réserves.

— Yorick : C'est pas contre toi, Linkondo, mais si jamais il re-pète une durite, je fais quoi moi ?
— Linkondo : Y a pas de mal.
— Jielash : Si vous voulez, je vous accompagne au relais. J'ai déjà été plusieurs fois à Cocorico, ça ne me dérange pas.
— Krystal : Deal. On fait comme ça.
— Chompir : Attendez, vous allez pas me laisser avec cette... cette femme !
— Krystal : Oooh, allez, Chompi' ! Ca sera marrant !

Peu enchanté de passer la journée avec Krystal, Chompir dut se résoudre à son sort et soupira. Ils se préparèrent et se donnèrent rendez-vous devant l'auberge au crépuscule.

— Krystal : Juste, Linkondo, quand tu descendras, évite de croiser l'aubergiste. Il est, comment dire, un peu traumatisé...
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Linkondo le jeudi 04 mai 2017, 00:20:13
Linkondo, tout content, trottinait à côté de ses compagnons. Tout était au mieux aujourd'hui : il n'était pas dans le groupe de Krystal, qui l'aurait énervé à longueur de journée, il avait réussi à emporter avec lui son wok et de plus il était devenu blanc. Car tout le monde savait que chez les bokoblins, les différentes espèces possédaient un physique différent, ainsi qu'une couleur particulière. Et il ne sait pas comment, mais grâce à Chompir il était passé du faible boko rouge au meilleur des monstres : le bokoblin blanc ! Il sentait dans tout son corps que ses capacités étaient boostées : il marchaient plus vite, avait une meilleur vue et une meilleur ouïe, avait une force décuplée... C'était très amusant de se sentir plus vif que jamais ! Il s'amusait sur la route vers le relais à shooter dans des grosses pierres et à gober des mouches en plein vol. Avec cette concentration hors norme, cette intelligence supérieure et ces muscles boostés aux hormones, il était sûrement devenu un combattant surpuissant ! Il allait pouvoir devenir le chef de la troupe, et manipuler ses sous-fifres ! Il pourrait même être directeur du restaurant en sous-traitant les employés, et devenir riche et célèbre ! Peut-être même qu'il pourrait rallier les bokoblins à sa cause grâce à sa toute puissance ! Une intelligence hors-norme dans un corps taillé pour le combat, il avait tout ce qu'il faut pour mener une armée de monstre ! Il serait un grand chef pouvant rallier les moblins, les lézalfos et même les lynels et les Hinox ! Il se vengera de tous ces Hyliens qui les ont humiliés, chassés, rejetés ! Puis il instaureras un royaume légendaire, où il sera le seigneur tout-puissant ! Et là, Krystal verra bien ce qu'elle verra ! Il l'enfermera dans un cachot, où il la forcera à écrire des livres faisant l'éloge de Linkondo le Grand pour le restant de sa vie !!! Pour l'instant, il allait devoir se forger une arme qui deviendra légendaire, avec un nom qui claque du style Chunchunmaru ! Ensuite, il irait...

- Jielash : Bon, tu viens ? Et arrête de pousser un cri diabolique, tu n'est pas du tout crédible !

Il observa ses amis. Ils était postés en contrebas d'un rocher sur lequel il était monté sans s'en rendre compte, elle regardait fixement, l'air énervé.


- Linkondo : Euh... Oui, désolé...
- Yorick : Allez, dépêche ! On part sans toi, sinon, et avec ton wok.

Yorick agitait le wok devant lui.


- Linkondo : Eh ! Rends-le-moi ! Et arrête de le secouer comme ça, tu va l'abîmer !
- Yorick : Oui, oui grouilles-toi...

Et ses compagnons repartîmes, laissant le boko en plan.


- Linkondo : (En descendant du rocher) Eh, attendez-moi ! Me laissez-pas comme ça, enfin !
- Jielash : Alors marches plus vite ! On n'as pas toute la vie.
- Yorick : On doit arriver au relais avant midi, si on veut être efficace et manger. Krystal a encore pris toute les provisions dans son sac, on va devoir acheter sur place...





CRAC ! Son poignet avait fait un drôle de bruit. Linkondo se retenait de crier et de pleurer, et le tout à la fois lui fit lacher un hurlement bouche fermée, les yeux plissés, le bras à moitié le long du corps et l'autre qui hésitait à le tenir, de peur de montrer qu'il s'était blessé.

- Jielash : Tout va bien ? Tu t'es fait mal ? Ton bras a l'air de...
- Linkondo : Moui, oui...

Il allait lâcher une larme. Alors, dans un geste complètement pas naturel, il détourna sa tête de Jielash, afin de cacher sa douleur. Il regardait le pommier qu'il avait cogné. Aucune pomme n'était tombée, malgré son coup. Ce pommier devait être sacrément résistant pour que les pommes résistent à un choc de cette ampleur.

- Jielash : Tu sais, c'est pas avec tes petits coups de poings que les pommes vont chuter. (elle se posta face à Linkondo) Tu es sur que ça va ? Ton poignet fait un drôle d'angle...

Linkondo remit son poignet en place d'un coup un peu brutal, et cette fois-ci roula au sol, se mit en position fœtale et poussant un hurlement rauque.


- Yorick : (il les rejoignit près de l'arbre) Bon, Linkondo, je sais que t'a faim, mais les pommes sont trop hautes pour nous. (il se tourna vers Jielash) Bonne nouvelle : le relais est en vue, on arrivera dans moins de 5 minutes.
- Jielash : Parfait ! On devrait choisir qui reste ici avec Linkondo.

Après avoir tiré une nouvelle fois le tour de garde à la courte paille, il s'avéra que Yorick irait au relais.


- Yorick : Vous inquiétez pas, je reviendrais vite avec de quoi manger !




Au bout d'une bonne heure, Jielash et Linkondo, toujours en fœtus, attendaient encore et toujours Yorick. Leurs ventres lançaient des mélodies dramatiques dignes des meilleurs opéras. Jielash se décida enfin à briser le silence :

- Jielash : Bon, il en mets, du temps, Yoyo...

Silence.


- Jielash : Tu ne penses pas que l'on devrait préparer nous-même à manger ?

Silence, encore. Exaspérée, elle se tourna vers Linkondo, et entendit des "Pas assez de force gnanagna... C'est pas avec tes petits cous de poings gnagnagna... Tu t'es fais mal..."


- Jielash : Roooh, allez ! Viens m'aider, on va chercher de quoi manger !

Linkondo chuchota un faible "De toute façon j'ai pas assez de force...Je suis nul..."
Énervée, elle laissa le bokoblin blessé dans son orgueil et partit vers une forêt en contrebas. Quand elle revint, Linkondo s'était rassis normalement, en tenant son poignet cassé. Quand il la vit, il se tourna dos à elle et lâcha un petit "Hum !" signifiant qu'il lui faisait toujours la gueule. Elle secoua deux bouts de viande en annonçant :


- Jielash : J'ai trouvé plein de bêtes dans les bois, et j'ai eu une biche ! Allez, aides-moi à préparer la mangeaille, sors ton wok !
- Linkondo : 'Toutes façons, c'est Yorick qui l'a...

!!!

Elle cria un juron en se frappant la tête. Yorick était parti avec le wok ! Ils se trouvaient dans la nature avec ni nourriture, ni de quoi en préparer ! Génial ! Après une minute de réflexion, elle posa la main sur l'épaule du monstre et lui dit :


- Jielash : Bon, je te fais la courte échelle, et tu attrapes des pommes, ok ?

Linkondo, bien que toujours fâché, accepta. C'était une bonne idée ! Il se plaça face au pommier et Jielash lui saisit les pieds. Avec un petit effort, elle souleva Linkondo et son poids plume, qui commença à tendre sa main valide vers la pomme la plus proche. Avec un petit coup sec, il la récupéra et la fit tomber pas terre. Il fit de même avec une demi-douzaine de fruits.

- Jielash : Bon, t'as bientôt fini ? Je vais pas pouvoir tenir très longtemps...

Jielash fit l'erreur de lever la tête vers Linkondo. En effet, les bokoblins n'ont pour seul vêtement qu'un bout de tissu à l'avant et à l'arrière des hanches, afin de cacher les parties intimes... Elle, se trouvant en dessous, vit ce qu'elle n'aurait jamais dû voir...


- Jielash : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !!!

Elle lâcha le bokoblin qui tomba en arrière, se cogna la tête au sol et tomba dans les pommes, au sens propre comme au figuré. C'est à ce moment-là que Yorick revint en compagnie d'un inconnu à la peau grise.


- Yorick : C'est moi ! Je ramène à manger et un amateur de monstres ! Et vous ne devinerez jamais ! J'ai oublié de rendre son wok à L...

Il vit alors le bokoblin étendu par terre derechef ainsi que Jielash au pied de l'arbre avec la peau blanche et qui visiblement était elle aussi évanouie. Tandis que Yorick commença à lui donner des petites tapes pour la réveiller, l'inconnu s'approcha de Linkondo et l'observa attentivement.


- Kilton : Alors c'est lui, le bokoblin blanc ? GYAH !!!
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Jielash le jeudi 04 mai 2017, 01:29:16
Rien ne va plus dernièrement. Je ne sais pas si c'est ce bokoblin qui porte la poisse ou quoi mais voilà que je me suis évanouie, probablement d'inanition si j'en crois le bruit que faisait mon estomac avant que tout ne devienne noir. Je ne sais même plus ce que je faisais avant de tomber dans les pommes, juste que j'ai rêvé de deux lunes blanches Ine vision pour le moins dérangeante et avec un je ne sais quoi d'horriblement déplaisant mais sinon, nada, c'est le néant total.

En me réveillant (merci Yorick pour les tapes), je suis tombée nez à nez avec un type vraiment louche qui tâtait Linkondo avec un air... brrr, impossible à décrire. Je crois que même pour Krystal, ce serait trop glauque.
Ce petit monsieur s'est introduit comme étant Kilton, un amateur de monstre en voyage pour parfaire ses connaissance et qui tiendrait une boutique spéciale qu'il n'ouvre que de nuit. Yorick l'a rencontré au relais alors qu'il parlait avec un homme de la capacité de la lune de sang à ressusciter les monstres. Soit disant que le pouvoir de Ganon les ramènerait à la vie ou une autre rumeur légendaire du même style. En tout cas, le mot monstre a comme qui dirait attiré Kilton.
 
Après avoir attentivement examiné Linkondo et l'avoir terrorisé quand celui-ci s'est réveillé (ce qui n'est pas une chose bien difficile) il nous a montré un flacon violet duquel s'échappait une odeur pour le moins inhabituelle, malgré le bouchon fermé.
Il s'agissait d’élixir de monstre, un mystérieux breuvage qu'on pourrait ajouter à des recettes de cuisine pour tenter d'en décupler les effets (erm, non merci) et qui aurait soi disant une influence sur les monstres. En buvant de ce flacon les soirs où la lune serait teintée de rouge, Linkondo serait capable de garder ses esprits. Kilton nous en a offert un exemplaire, pour nous remercier de lui avoir montré un bokoblin argenté, parlant qui plus est. Cependant, il nous faudrait suivre les règles la prochaine fois, nous présenter à sa boutique de nuit et le payer en streums*.
Il nous a ensuite salué et s'est éclipsé rapidement pour disparaitre derrière un arbuste, presque comme par magie.

En attendant, j'avais toujours le ventre qui grognait. Puisque nous avions des pommes et de la venaison fine récupérée sur une biche (tué à grand mal avec une épée rouillée trouvée sur la route, je croyais qu'elle allait m'échapper après l'avoir frappée une fois mais avec de la chance, j'ai jeté l'arme et touché juste) Linkondo a essayé de les mélanger et nous a fait des brochettes de viande. Les pommes ne sont probablement pas nécessaires dans la recette à vrai dire et leur cuisson à un peu raté si bien qu'elles sont tombées en bouillie dans le wok au lieu de rester accrochées aux brochettes mais ça a au moins ajouté un petit goût sucré à la viande, de quoi se sentir plus en forme.

Du coup, le problème lune rouge est plus ou moins réglé. Nous allons probablement retourner vers Cocorico faire notre rapport à Krystal et la question qui se pose maintenant est... est-ce que j'essaie de faire parler Yorick en profitant du fait que celui-ci est maintenant seul ? Non parce qu'il est quand même un peu pigeon sur les bords, quand Krystal n'est pas là pour le surveiller, alors s'il sait quelque chose...
Seulement, est-ce que j'ai envie de savoir, maintenant ? Impa m'a fortement déconseillé de m'approcher des Yigas et si cela a un rapport avec eux, je suis certainement cuite. D'un autre côté, tant que je reste dans le flou, je ne peux être sûre de rien ! Et je n'ai pas envie d'aider Yorick et Krystal a faire leur resto s'ils se révèlent être de gros psychopathes en puissance ! Enfin, plus que d'habitude j'entends.

Tant pis pour la prudence, je n'aurais peut-être pas d'autre chance par la suite : opération tirer les vers du nez de Yorick !




*Les streums sont apparemment une monnaie fictive inventée par Kilton lui-même, qu'on peut obtenir en lui vendant des parties de monstres.
Ouais ben s'il en veut davantage le Linkondo, il aura qu'a donner de ses parties lui-même !
... Pourquoi j'ai l'impression que le mot "parties" vient de me faire trembler de la tête aux pieds tout d'un coup ?
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Chompir le jeudi 04 mai 2017, 02:49:09
Les autres venaient juste de partir. Je me retrouvais seul avec le psychopathe et j'en avais des frissons rien que d'y penser. Au moins il y avait un point positif, j'allais visiter Cocorico.
Nous partîmes donc de l'auberge et nous dirigeâmes vers Cocorico. Krystal marchait devant comme une petite folle. Comme si elle était pressée d'y retourner. Je n'osais pas trop parler mais elle fini par briser le silence. 


- Krystal : Donc.... Comme ça... Tu voulais visiter Cocorico. Pourquoi ?

- Chompir : Je m’intéresse à chaque peuple d'Hyrule. C'est pour ça que je me suis lancé dans ce voyage et que j'ai pu vous rencontrer. 

- Krystal : C'est pour le moins étrange de s'intéresser aux différent peuples d'Hyrule. D'où te viens cette idée farfelu.

Je n'osais pas trop lui dire mais je fini par me lancer. Me disant qu'au pire elle se moquerais et me rirais au nez.

- Chompir : Et bien... quand j'étais encore un petit Piaf, vers mes sept ans, mon père est mort en revenant de de la chasse. C'était le meilleur chasseur du village mais un jour un Wizzrobe a invoqué la foudre et mon père à été tué sur le coup. Ma mère était morte de chagrin et moi aussi.  Mon grand père maternelle du coup c'est occupé de moi et me racontait tout plein d'histoire des voyages qu'il a fait durant sa jeunesse, pour me remonter le morale. Çà à bien marcher au final. Ses histoires me passionnait et je les écoutait avec grand plaisir. Au fur et à mesure que je grandissait, j'allais toujours le voir pour qu'il m'en raconte. Quand grand mère est morte, je suis allez le voir et je lui ai raconté les histoires qu'il m'avait raconté par le passé pour me remonter le moral. Je me souviens qu'il était content de ce geste. À ce moment là, je lui ai promis que je visiterais tout Hyrule et que je lui raconterais mes aventures à mon retour.   

Il y eu un blanc. Moi qui m'attendais à une quelconque remarque de Krystal, rien. Au contraire elle avait même l'air de pleurer. Enfin elle pris la parole.

- Krystal : Et ben... Si je m'attendais à une telle raison. Tu es quelqu'un d'incroyable Chompir. Tu tiens ta promesse faite à ton grand père. Et puis tu n'as pas eu une vie facile. Tu as perdu ton père jeune et très durement. Ton grand père est une personne incroyable. Tu as de la chance.

- Chompir : Oui j'adore mon grand père. Je n'ai pas connu ce du côté de mon père, mais lui c'est un Piaf juste qui fait tout pour son peuple. Ah oui je ne l'ai dit à personne mais mon grand père est le chef du village Piaf. Quand je suis parti il a du s'occuper de ma mère pour la réconforter. Elle s'inquiète toujours pour tout.

En racontant toute mon enfance nous n'avions même pas vu que nous étions entré à Cocorico. Je restais émerveillé devant tant de beauté.
 
- Krystal : C'est beau hein ?

Elle avait l'air plus douce que d'habitude et plus gentille. Me serais-je trompé sur elle. Mon histoire l'aurait tant ému.

- Chompir : Oui c'est magnifique. Où allons nous ?

- Krystal : Je te laisse décider. C'est toi qui voulait venir ici. Mais j'ai entendu qu'il y avait une grande fée ici. On pourrait allé la voir. Elle se trouve dans la forêt au dessus du village

Les deux compagnons s'ouvrait de plus en plus et commençait à bien s'apprécier. Ils allèrent voir Impa mais ils ne furent pas accepté à entrer. Du coup ils en profitèrent pour aller faire les magasins et voir les cocottes. Ils passèrent devant un champ de prunier qu'une vieille Sheikah gardait. 

- Krystal : Ça te dirais des prunes ? Tu distrait la vieille et je vais les ramasser. 

- Chompir : Hein mais...
- Krystal : Il n'y a pas de "mais". Çà me fait plaisir. Et puis tu pourras la questionner sur les Sheikahs.

Son petit sourire en coin était différent et plus doux. Chompir alla donc poser des questions a la vieille Sheikah sur leurs coutumes et leurs histoire. Il pu en apprendre beaucoup. Pendant ce temps Krystal récupéra les prunes. Quand elle eu fini. Chompir remercia la gentille dame pour toutes ces infos.

- Krystal Bravo!! Tu as été super. Tiens. (Elle lui tendit une prune.) Elles sont très bonnes.

- Chompir : Hum oui c'est vrai quelles sont bonnes.

Ils commencèrent à se diriger vers la colline qui menait à la forêt et à la grande fée. Sur le chemin Krystal hésitât à se livrer sur son passé et fini par le faire. 

- Krystal : Tu sais par rapport à ton histoire. Moi aussi ça a été dur. Mon père était un ivrogne invétéré et il était violent envers ma mère. Il arrivait même que se soit envers moi... (Elle commençait à pleurer.) Ma mère m'a toujours protégé de cette brute. Pour m’échapper de cet enfer, j'écrivais beaucoup. C'est de là que je tiens mon talent et mon envie d'écrire. (Elle repris ses émotions.) Un jour ma mère réussi à foutre dehors cette ordure. Depuis ce jour on a plus eu de problème. Il a cherché à entrer en forçant la porte mais un garde qui passait par là, l'a emmené. Du coup j'ai pu profiter de ma mère et c'est elle qui m'a appris à faire la cuisine. Elle a toujours rêvée d'ouvrir un restaurant mais elle n'en a jamais eu l'occasion. Du coup je lui en ai fait la promesse sur son lit de mort.
Enfin c'est la passé tout ça. Nous voilà devant une étrange fleure. Ça doit être la fontaine.
Et puis c'est surement à cause de ça que je suis comme ça maintenant.


Je ne pensais pas qu'elle aurait eu un passé sur douloureux. Je commençais à la comprendre et à l’apprécier.  Au final elle était pas si méchante. Il suffisait de la connaître.

- Chompir : Tu as réussi à tenir ta promesse et même si tu n'as plus de restaurant, je vais tout faire pour t'aider à en reconstruire un. Tiens regarde là bas... des fleurs silencio. Avec ça on peu faire une poêlée de fleurs Silencio. Il paraît que sa permet de nous rendre plus silencieux quand on marche.

Les deux nouveaux amis firent donc face à la fontaine. Soudain l'eau commença à s'éclairer.

Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Krystal le jeudi 04 mai 2017, 07:22:03
Cela faisait une demi-heure qu'ils étaient partis de l'auberge, et le silence faisait loi entre Chompir et Krystal. Si le Piaf semblait s'y complaire, ce n'était pas le cas de la jeune fille qui détestait cela. Aussi forçait-elle l'allure afin d'atteindre Cocorico au plus tôt, mais le chemin était encore long. Pour passer le temps, elle allait initier un semblant de conversation avec son compagnon de route. Innocemment, elle lui demanda pourquoi il voulait tellement visiter le village. Si elle avait su...

Si elle avait su que sa petite question le ferait déballer sa vie entière, elle se serait certainement tue. Tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler, elle allait appliquer ce sage conseil à l'avenir. Ennuyée par le flot incessant de paroles que déblatérait Chompir, elle se mit à planifier ses prochains coups, sans pour autant cesser d'écouter le piaf de qui elle s'était entièrement désintéressée. Elle écouta son histoire banale d'une oreille distraite. Au détour d'un chemin, un coup de vent brusque lui envoya du pollen dans les yeux. Jurant contre ça, elle eut la larme à l'oeil, et fit l'erreur de se retourner vers Chompir, qui crut à tort qu'elle s'était mise à pleurer en entendant son histoire. Prise au dépourvu, elle lui baragouina quelques paroles réconfortantes (enfin, elle le pensait, elle était pas vraiment douée pour ça), qui l'achevèrent. A son regard, elle vit qu'il commençait à changer d'avis sur elle et, PIRE, il semblait croire qu'elle avait un coeur. Les méninges de la jeune fille se mirent à tourner à plein régime. Il voulait croire ça ? Elle allait jouer le jeu.

Depuis leur arrivée à Cocorico, jusqu'à atteindre la fontaine de la grande fée, elle joua la jeune fille la plus gentille qui soit, portant un masque qu'elle était sensée faire tomber devant Chompir, qui y croyait à fond. Elle le convainquit même de distraire une vieille tandis qu'elle allait lui voler des prunes. Si c'est pas le début qu'une grande amitié dans le banditisme ça. Pour fignoler le tout, elle lui raconta même un bobard inimaginable sur sa vie. Pff, qui aurait cru qu'elle avait un père qui buvait et qui s'était fait mettre dehors ? C'était elle qui était trop portée sur la boisson et qui avait été mise dehors par ses propres parents, qui lui avait crié de ne revenir qu'une fois sobre et calmée. Et elle avait été emmenée par un garde quand elle avait essayé de rentrer par effraction. Un garde qu'elle avait réussi à embobiner. C'est là qu'elle s'était découvert un don pour la manipulation. Bien entendu, elle n'était jamais retournée chez elle étant donné qu'elle ne s'était jamais réellement calmée, et ce n'était pas maintenant qu'elle irait remettre les pieds. Surtout que c'était à l'autre bout du pays. Parfait. Et pour exagérer le tout, elle avait fait semblant de pleurer. Mon dieu, comme Chompir était à fond dedans. Elle était au bord du fou rire. C'est à ce moment que choisi la Grande Fée pour apparaître devant eux.

Krystal n'avait qu'une seule chose à dire par rapport à la femme disproportionnée qui avait surgit de l'eau : il fallait vraiment qu'elle refasse sa garde robe. Parce que son haut était franchement horrible, tout comme sa coupe de cheveux. Et elle avait bien trop de maquillage. Bien entendu, elle se garda bien de dire tout cela à voix haute, surtout que la divinité se mit à parler devant eux.


— Grande Fée : Voyageurs, bienvenue. Je suis la Grande Fée Cotura. Que puis-je faire pour vous ?
— Chompir : Ô grande fée, nous ne voulions pas vous déranger. Nous sommes juste venus admirer votre fontaine qui, au passage, est magnifique. Je m'appelle Chompir, et voici Krystal. Nous sommes enchantés de faire votre connaissance.
— Cotura : Vos pas vous a emmené jusqu'à moi, profitez-en et faites un voeu. Souhaitez-vous quelque chose en particulier ?
— Chompir : Eh bien, c'est un peu inhabituel mais... Nous avons un amis bokoblin que j'ai malheureusement, euh...
— Krystal : Tué. Le mot que tu cherches, c'est "tué".
— Chompir : Bref... Il est devenu fou durant la lune rouge et nous cherchons un moyen de remédier à cela.
— Cotura : N'aies aucune crainte, jeune Piaf, le problème a déjà été résolu, vous verrez.
— Krystal : Première nouvelle. Les autres ont été plus efficaces que nous sur ce coup.
— Chompir : C'est une excellente nouvelle ! Du coup, je ne vois pas quoi demander.
— Krystal : Si tu permets.

Krystal écarta délicatement Chompir et se planta devant la Grande Fée en se frottant les mains. Cela n'impressionna nullement la divinité qui la fixa avec ses grands yeux. Non franchement, ses yeux avaient la taille d'une tête, c'était dérangeant.


— Krystal : Voilà, mon ami qui n'est pas présent et moi-même souhaitons...
— Cotura : Désolée, je n'accorde mes voeux qu'à des âmes pures, à des personnes droites et courageuses, et non à celles qui mentent à longueur de journée et qui s'amusent du malheur d'autrui.
— Chompir et Krystal : Quoi ?!

Chompir se retourna vivement vers Krystal. Cette dernière était des plus déçue de la réponse de la Grande Fée.

— Chompir : Attends, tout ce que tu m'as dit aujourd'hui, c'était des mensonges ?!
— Krystal : Non. Oui. Peut-être, qui sait.
— Chompir : Tu es incroyable ! Un jour, une minute, même une seconde dans ta vie, ne peux-tu pas être honnête ?
— Cotura : Ca peut s'arranger.

Une lumière scintillante éblouit les deux compagnons, avant que n'apparaisse dans les mains de Cotura un pendentif magnifique, d'une couleur éclatante, qui allait de paire avec la couleur des plumes du jeune Piaf. L'objet lévita jusqu'à ce dernier, qui le prit avec délicatesse.


— Cotura : C'est un collier de Vérité. La personne choisie, une heure durant, devra être totalement honnête avec quiconque lui parlera. Attention néanmoins, tu ne peux l'utiliser que trois fois.

Chompir regarda le collier, comme s'il n'y croyait pas. Puis, brusquement, il se tourna vers Krystal, levant sa nouvelle acquisition vers elle.

— Krystal : Mais qu'est-ce que tu f...  NON ATTENDS, JE T'INTERDIS !
— Chompir : Krystal, dis-moi la vérité ! Ce que tu m'as raconté aujourd'hui, tout ce que tu as fait, était-ce vrai ?
— Krystal : Non, j'ai tout inventé et j'ai fait semblant de pleurer parce que ta réaction était drôle à voir.

Krystal se couvra la bouche, les yeux écarquillés. Venait-elle de... ? Oh non !

— Krystal : Bordeeel ! Chompir, tu vas amèrement le regretter !
— Chompir : Et de quelle façon ?
— Krystal : En glissant une souris dans ton lit, y en a pleins à l'auberge. J'ai de la teinture, je pourrais te teindre les plumes. Ou couper tes vêtements en morceaux. Ou empoisonner ta nourriture. Ou te pousser dans l'eau et te noyer à moitié. Ou faire en sorte que Linkondo rate pas son coup la prochaine fois. Ou faire croire que l'oiseau que tu es a fait caca partout dans la chambre. Ou convaincre tout le monde que t'es un boulet, les autres sont si manipulables, ça sera facile... AH MERDE.
— Chompir : Comme ça, je suis prévenu... Il est génial ce collier, merci Grande Fée !
— Cotura : Fais-en bon usage, et utilise-le que lorsque c'est nécessaire. Quant à toi, jeune fille...

Krystal, qui avait croisé les bras et qui semblait bouder, leva la tête vers Cotura,un air des plus ennuyés peint sur son visage.


— Cotura : Ta méchanceté et tes plans tordus finiront par te nuire, mais tu as aussi un bon fond. Pourquoi préfères-tu être mauvaise plutôt qu'aider ton prochain ?
— Krystal : Oh, s'il vous plaît, c'est bien plus drôle de tromper les gens plutôt que de les aider. Une préférence appris à la dure, et tout.
— Cotura : Je vois. Un jour, si ton âme redevient pure, et que tu en auras fini avec tes mauvais tours, reviens me voir. Là seulement je t'accorderais un voeu. Il est temps pour moi de vous quitter. Une dernière chose, jeune homme. Une fois que je serais partie, baigne-toi dans mes eaux. Tes plumes seront lavées du sang qui les souilles, et ton plumage redeviendra aussi beau que le jour de ton départ.
— Chompir : Merci pour tout, Grande Fée Cotura !
— Krystal : Tsss.

La divinité envoya un baiser dans la direction de Chompir, qui devint aussi rouge d'une fleur lame, avant de disparaître dans les eaux de la fontaine, ne laissant que les deux jeunes gens, seuls.

— Chompir : Si je vais me baigner, tu vas me guetter ?
— Krystal : Bien sûr, j'ai toujours voulu savoir à quoi ressemblait votre service trois pièces.
— Chompir : Je vais garder mon bas alors... Après on passera aux choses sérieuses.
— Krystal : Profites-en bien, parce que ça sera la dernière erreur que tu feras. Et puis, l'effet du collier sera fini quand on rejoindra les autres. Et son pouvoir est trop précieux pour être gâché pour moi. Donc tu devrais garder les deux autres utilisations pour, tu sais, quelqu'un d'autre.
— Chompir : On verra bien ! Je me réserve le droit de l'utiliser quand je le souhaite.
— Krystal : Oiseau de malheur...

Krystal attendit que Chompir finisse de faire trempette dans l'eau de la fontaine avant qu'ils ne puissent repartir en direction du village. Le plumage du Piaf était devenu resplendissant, si bien qu'il ne pouvait s'empêcher d'admirer ses ailes. Ils croisèrent un villageois sur le chemin, qui ne put s'empêcher de venir emmerder les deux voyageurs.

— Villageois : Alors, comment trouvez-vous notre village ?
— Krystal : Pittoresque, mais ennuyant. Les gens s'habillent comme des patates, votre doyenne est antipathique, et, franchement, mettre une bavette à la statue de la déesse ? Je suis assez déçue.

Chompir s'épancha en excuses avant de tirer Krystal vers le village. Le Piaf ne put s'empêcher de se mettre à rire, et de penser à ce qu'il lui demanderait.


— Krystal : Bordel, cette heure va être longue...
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Chompir le dimanche 07 mai 2017, 23:52:43
Après avoir appris que Krystal se payait sa tête depuis le début et après avoir récupéré un collier fort utile. Chompir décida qu'il serait plus sage de le garder pour plus tard et du l'utiliser qu'en cas de grande nécessité. Il décida aussi de ne pas en révéler l'existence à ses camarades. En attendant il pouvait encore profiter de son effet sur Krystal. Mais qu'allait-il pouvoir lui demander.

- Chompir : Quel vœux voulais-tu faire à la Grande Fée ?

- Krystal : Je voulais lui demander de nous débarrasser du Boko mais qu'on garde son wok. C'est vrai qu'il est chiant celui-là. Il nous gène plus qu'autre chose. Combien de fois on a du changer nos projet à cause de lui. En plus il est moche et c'est pire depuis qu'il est devenu blanc. Et je parle même pas de ses ronflement pendant la nuit. Si j'avais su je ne lui aurait jamais piqué son wok.

Chompir ne pu s’empêcher d'éclater de rire.

- Krystal : Je déteste ce collier. Cette grande fée va le regretter. Quand on sera riche à notre resto, je retournerais à sa fontaine et je vais laisser pourrir les restes du resto dans l'eau.

Chompir n'en pouvait plus. Il croyait qu'il allait y rester tellement la situation était hilarante.

- Krystal : Toi tu as intérêt de garder ça pour toi sinon tu vas le regretter amèrement, attend que je ne sois plus sous l'emprise de ce maudit collier. 

- Chompir : (Essayant de se ressaisir.) Ne tant fait pas je vais tout garder pour moi. Tout ce qui se sera passé à Cocorico restera entre nous deux.

- Krystal : Y'a intérêt, tu sais pas ce que je pourrais te faire derrière. Tu couper tes plumes. Mettre de la sève de sapin dedans. Faire croire aux autres que tu pisses encore au lit en mettant de l'eau dessus. 

Le jeune Piaf ne pu s'empêcher de s'esclaffer de rire. Il connaissait les plans de Krystal. Il saurait comment les déjouer. 

- Chompir : Quel est ta plus grande peur ?

- Krystal : (Mettant les mains devant sa bouche pour s'empêcher de le dire.) J'ai une phobie des insectes.

- Chompir : Intéressant à savoir. Si tu essaye de me faire quelque chose je te fous des insectes sur toi.

- Krystal : Hey c'est de la triche ! Tu devrais avoir honte. (Elle marmonna quelque chose.) Je propose un traité de paix. Ça ne m'enchante guère mais je crois que je n'ai pas le choix.

- Chompir : Je l’accepte mais sache que ça ne m'enchante guère non plus. Mais attention une seul faute de ta part et je te balance des insectes sur toi. Sache que je transporte toujours des sauterelles enduro sur moi. Je les gardent pour en faire un remède enduro en rajoutant n'importe quel morceau de monstre.

Les deux compagnons arrivèrent au point de rendez vous ou ils retrouvèrent les autres. Ils avaient l'air d'avoir trouvé un moyen d'empêcher la manifestation des pouvoirs de Linkondo pendant la lune de sang. Il avait rencontré un homme étrange qui leur avait donné une fiole d'extrait de monstre. Il s'appelait Kilton et il était le gérant d'une boutique qui s'appelait l'antre des monstres. Malheureusement ils n'en avaient reçus qu'un seul.

- Chompir : Je vais allé en chercher !

- Yorick ; Krystal ; Jielash ; Linkondo : (Tous en cœur.) HEIN !!!! 

- Chompir : Mon grand père m'a raconté l'existence de ce Kilton. Il l'aurait déjà rencontré à Akkala. Je pourrais allé y voir et lui en acheter. J'aurais vite fait en volant.

- Krystal : Et ben tant mieux ! Nous voilà débarrassé du Piaf pour quelques jours.

Tiens il doit encore rester des résidus du pouvoir du collier. Se dit Chompir.

- Jielash : Ça va allez tout seul ? C'est dangereux et la route est longue.

- Yorick : Akkala est une région inhospitalière. Je te souhaite bonne chance.

- Chompir : Je propose que nous nous retrouvons au relais des Géminée. Je ne sais pas pour combien de temps j'en aurai. Sinon je vous retrouverais. Ne vous inquiétez pas.

- Linkondo : Moi je suis d'accord.

- Krystal : Toi on se fiche de ton avis.

- Jielash : Ça me va aussi.

- Chompir : Très bien ! Alors je sui parti.

Chompir s'envola et dit au revoir à ses compagnons. Ils espèrent que ça ira pour eux. Ils n'auront plus de protection sans lui. Il était triste de les quitter, même si c'était pour la bonne cause.

- Jielash ; Linkondo ; Yorick : BYE !!! AU REVOIR !!! À BIENTÔT !!!

- Krystal : Ouais ouais à Bientôt.

Chompir commença à s'éloigner. Par contre la nuit risquais de le prendre sur la route. Il décida donc de s'arrêter en chemin. Peut être dans la région de Lanelle. Il y avait le domaine Zora là bas.

Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Yorick26 le mardi 09 mai 2017, 23:17:12
Chompir n’était plus qu’un point lointain dans le ciel. Tous remarquèrent à quel point le jeune piaf se montrait courageux et imprudent. Il était prêt à voler, seul, jusque dans des contrées lointaines inhospitalières pour trouver une solution durable afin que Linkondo puisse rester avec eux sans créer des mouvements de foules et la panique dans leur futur restaurant. Parce que c’était qu’en plus, le bougre savait manier son wok à la perfection et quoi qu’il en coûte, c’était notre meilleure chance d’obtenir des repas de qualité pour rameuter une clientèle. Il allait falloir lutter contre Krystal qui voulait s’en débarrasser. Donc, dans un premier temps, ces extraits de monstre feraient parfaitement l’affaire pour éviter qu’il tente de tuer qui que ce soit pendant une lune rouge. Seulement un simple échantillon ne ferait pas l’affaire. Ils ne savaient pas quand la prochaine nuit de sang aurait lieu. Si ça se trouve, deux nuits pouvaient se succéder et dans ce cas-là, ils seraient dans une pagaille. Sans qu’il se rende vraiment compte, Yorick se mit à parler à haute voix :

ꟷ Yorick : J’espère qu’on lui a dit qu’il fallait battre un bon nombre d’ennemis pour pouvoir acheter des extraits…
ꟷ Krystal : Non, et c’est bien fait pour lui. J’espère qu’il fera un voyage pour rien et qu’on pourra tuer le bokoblin à la prochaine lune de sang pour que je puisse essayer de récupérer son wok.

Yorick leva un sourcil, alors que ses compagnons ne pouvaient s’empêcher d’être interloqués, Linkondo tentant vainement de proférer des menaces en bégayant. Il était celui qui était le plus habitué à la cruauté des paroles de Krystal. Même si c’était un peu plus virulent que d’habitude, cela ne le surprenait guère. Dans son coin, Krystal souriait. Elle tirait un double avantage du départ précipité de Chompir. En plus de ne pas avoir pris le temps d’écouter les informations précises concernant la boutique de Kilton, ses compagnons de route n’avaient pas pu remarquer le tout nouveau collier qui se balançait sur son cou. Ainsi, elle pourrait attendre tranquillement la fin de l’heure de vérité et reprendre ses manipulations habituelles.

ꟷ Jielash : Je vous propose qu’on se mette en route vers le relais. De toute façon, nous ne pouvons rien faire pour lui. Il est parti et nous attend là-bas. Ce sera l’occasion de refaire le plein de munitions pour ceux qui ont une arme afin d’accumuler des streums, mais aussi récupérer quelques vivres.
ꟷ Yorick : D’autant que tu nous avais parlé d’un homme étrange qui avait prédit cette drôle de lune. On pourra mettre à profit ce temps à attendre Chompir pour essayer de renseigner. Si on prévoir quand ces nuits arrivent, on pourra peut-être calmer les accès de rage de Linkondo en avance et le garder dans son état normal.
ꟷ Krystal : Normal. Normal. Autant que faire se peut.
ꟷ Linkondo : Hey !

Les compagnons de route ne mirent pas longtemps à redescendre vers le relais des monts géminés. Ils connaissaient tous la route et avaient déjà exploré vaguement les environs lors de leur arrivé au village cocorico. Après être sorti du canyon, ils continuèrent leur chemin en pente, mais ne firent que quelques pas avant que Krystal s’arrête sur le chemin.

ꟷ Yorick : Qu’est-ce qu’il t’arrive ? Ça ne va pas ?   

Krystal le maudit intérieurement. Bien que Chompir soit loin d’ici, le sort qu’il lui avait lancé avec ce maudit collier était toujours en état de marche. Il avait posé deux questions, et elle serait bien obligé d’y répondre et de leur dire la vérité.

ꟷ Krystal : Si, si. Ça va.

La jeune fille ne mentait pas et ses compagnons reprirent leur route, mais elle ne les suivit pas. Luttant contre elle-même, elle sentait l’envie de répondre à la question monter en elle comme une crise d’éternuement qu’elle ne pourrait pas retenir. Elle eut beau retenir sa respiration et sceller le plus fermement possible ses lèvres, elle ne put pas plus longtemps garder le silence.

ꟷ Krystal : Il m’est venu une idée que je trouve drôle et que vous n’allez pas apprécier. Je me demandais alors de quelle façon je pourrais bien la mettre en œuvre ce qui fut la cause de mon arrêt soudain.
ꟷ Yorick : Une idée qu’on n’allait pas apprécier ?
ꟷ Linkondo : Cela ne concerne pas voler mon wok j’espère.
ꟷ Krystal : Malheureusement si. Je voulais essayer de te le voler discrètement pendant que tu avais le dos tourner et de descendre la pente en m’en servant comme luge. J’aurais pu ainsi tous vous doubler et garder le wok pour moi maintenant que Chompir n’est plus là pour me récupérer.
ꟷ Yorick : Et nous abandonner, nous et notre projet ?
ꟷ Krystal : Sans le moindre remord.
ꟷ Linkondo : Mais cela abimerait le wok !
ꟷ Krystal : Avec un peu de remord, mais la descente en luge-wok me paraissait si palpitante. Vous voulez quoi ? Que je m’excuse ? Je n’en ai pas envie. Je suis comme ça. 

Krystal préféra n’en dire pas plus. Toute conversation était un risque au cours de laquelle elle risquait de leur avouer à quel point elle était vulnérable. Il ne lui restait qu’une quinzaine de minutes et elle en aurait fini avec tout ça. Elle pourrait à nouveau les entourlouper à chaque instant et se distraire en les manipulant. Préférant couper court à la réflexion de ses camarades, elle reprit la route en passant devant eux en lançant un « Allons-y » à qui voulait bien l’entendre. Si les deux garçons… enfin plutôt les deux mâles marchaient derrière elle en silence, Jielash, elle qui n’avait jusque-là rien dit, lui asséna le coup de grâce avec une question aux allures anodines mais terribles pour Krystal :

ꟷ Jielash : Mais pourquoi tu nous as avoué ton plan, alors ?

Krystal tenta de marmonner dans sa barbe pour conjurer le sort qui l’empêchait de mentir afin que personne ne l’entende, mais la jeune hylienne se montra persévérante et lui demanda de répéter car elle n’avait pas très bien compris.

ꟷ Krystal :
Parce que Chompir m’a jeté un sort qui m’oblige à ne dire que la vérité pendant une heure. Voilà, vous êtes contents ? Mais il ne me reste que quelques minutes à tenir avant de retrouver ma liberté.

Si dans les yeux de Krystal brûlait des flammes remplis de colère, dans le regard de son interlocutrice se lisait un espoir et la joie d’avoir enfin la chance qu’on lui réponde à ses questions. Avant même que Linkondo ou Yorick ait le temps de réagir à cette annonce pour le moins surprenante, mais qui expliquait le comportement un poil plus étrange que Krystal, Jielash posa alors la question qui lui brulait les lèvres depuis le début :

ꟷ Jielash :
Parfait. Comme ça je saurais enfin sans crainte que l’on me cache quoi que ce soit. Krystal, je te demande ce qu’il s’est passé au Café des Artistes. Qui l’a détruit ? Pourquoi ?
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Chompir le mercredi 10 mai 2017, 01:56:07
Chompir était triste de laisser ses compagnons derrière lui, même Krystal. Il n'avait pas eu le temps de dire à Jielsah de s'occuper de son cheval Revali, nommé ainsi en l'honneur au prodige Piaf qui sacrifia ça vie pour empêcher la résurrection de Ganon. Hélas ça n'avait pas marché, mais ça c'est une autre histoire. Enfin son pauvre cheval devrait rester loin de lui. Ça rendait le Piaf triste. Il espère que Jielash s'en occupera bien et qu'elle laissera personne le monter.
Ce n'était pas tout ça, mais Chompir commença à survoler Cocorico. Il décida d'y faire une pause pour manger un bout. Il s’arrêta donc au bord d'une des maison et trouva un wok. Il en profita pour concocter de la viande divine salée tempo avec un morceau de viande divine qu'il avait récupéré lors d'un chasse précédente. Un cristal de sel et trois carotte tempo qu'il était allé acheté dans l'épicerie en face.

Après cette pause bien mérité, le jeune Piaf repris son envole vers Akkala. Il survola un marécage et pu y voir un monstre géant très moche. Il en avait déjà entendu parler, c'était des Hinox. Des monstres immenses avec un œil central. Il s'approcha entrait dans la région de Lanelle. Hélas un orage éclata et il du se résoudre à poser pied à terre.


-  Chompir : Oh nan, si le temps si met je ne suis pas près d'arriver en Akkala et de trouver Kilton.

Le Piaf inspecta les alentours. Soudain il vit une pancarte qui indiquait le domaine Zora.

- Chompir : Super le domaine Zora est à côté. Je vais pouvoir m'y réfugier. La nuit ne va pas tarder à tomber et là bas je serais tranquille. En plus je pourrais en profiter pour en apprendre plus sur ce peuple. Très bien en route pour le domaine.

S'en suivis une longue traversée périlleuse. La route était envahie de monstre électrique. Le jeune Piaf du en affronter certain. Au final il pris ça comme un entrainement à l'épée et à l'arc. Enfin il arriva sur un camp remplis de Lézalfos qui tirait des flèches électrique.

- Chompir : Et ben c'est bien ma veine aujourd'hui. Je vais devoir utiliser mes dernières flèches pour eux. Ça ne me plait guère mais je n'ai pas le choix.

Le héro Piaf réussi tant bien que mal à venir à bouts des Lézalfos. Il repris son chemin mais tout d'un coup quelque chose attira son attention.

- Chompir : Par les déesses fondatrice d'Hyrule !! Ce sont des flèches électrique ! Je ne vais pas me gêné.

Chompir pu se faire facilement une cinquantaine de flèche électrique comme ça. Il en profita pour ramasser des queues, corne et croc de Lézalfos. Se disant que ça pourrait toujours servir pour des potions avec ses sauterelles enduro.

Le revoilà donc partie. En plus l'orage était en train de s'arrêter. Ni une, ni deux, le Piaf s'envola en direction du domaine Zora et là, la vue qui s'offrait à ses yeux avec ce coucher de soleil. Il en aurait presque pleurer tellement c'était magnifique.

Le jeune Piaf arriva enfin au domaine. La nuit était tombé et le voyage l'avait épuisé.


-  Vieux Zora : Oh ! Que vois-je ? Ne serait-ce un Piaf ? Que viens tu faire ici ? Il est rare de croiser des gens de ton peuple par chez nous.

- Chompir : Bonjour monsieur. Je me dirigeais vers Akkala mais l'orage m'a surpris. J'ai du me poser en urgence sur la route qui mène au domaine et continuer à pied, jusqu'à ce que la tempête ce calme.

- Vieux Zora : Et tu as réussi à survivre. Et bien tu n'es pas n'importe qui. Même nos plus valeureux soldat n'oserai allez les affronter. Mais tu es trempé et tu as l'air gelée. Viens donc avec moi te réchauffer et manger un bout. Je connais aussi le patron de l'auberge. Il t'offrira la nuit volontiers.

Chompir suivis donc le Zora et alla jusqu'à l'auberge. Là le vieillard parla avec le parton et revint vers lui.

- Vieux Zora : Ça y est. Tout est réglé. Tu peux dormir dans un lit d'eau en plus. Nos meilleurs lits. Allez viens donc près du feu je vais préparer à manger sous tes yeux. Des boulettes au poisson ça te dit.

- Chompir : Avec plaisir monsieur ! Vous êtes vraiment très gentil. Merci pour tout ce que vous faîtes pour moi.

- Vieux Zora : Mais voyons, il n'y a pas de quoi. (Il commença à mettre une herbe d'Hyrule avec un boisseau de riz et un cristal de sel). Alors il te plaît notre domaine ? Tu devrais le visiter demain. J'ai un petit fils qui te le ferra visiter. Il sera très content de rencontrer un Piaf en plus. C'est pas tout ça mais pour un meilleur goût, il fait rajouter le poisson en dernier. Alors voici une truite glagla et une truite piment. Bien maintenant il n'y a plus qu'à attendre. Alors plutôt, dis moi pourquoi va tu en Akkala ? Ce n'est pas une région très hospitalière.

- Chompir : C'est pour un ami. Lors des lunes de sang il devient fou et là bas il y aurait quelqu'un du nom de Kilton qui aurait de quoi empêcher ça.

- Vieux Zora : Et bien ! C'est là un très bel acte d'amitié. Tu es quelqu'un de très généreux, qui est dévouez envers ses amis. Ils ont de la chance de t'avoir. D'ailleurs, si ce n'était pas le cas, tu n'aurais pas ce collier. Je me trompe.

- Chompir : Nan vous avez totalement raison, mais comment savez vous pour le collier ?

- Vieux Zora : Oh tu sais à mon âge on sait tout. Enfin mangeons c'est prêt.

Chompir pris une boulette au poisson avec le vieillard. Le patron de l'auberge les rejoignis. Ils mangèrent tout les trois autour du feu et rigolèrent ensemble. Chompir appris que le propriétaire de l'auberge n'était autre que le fils du vieux Zora. Il appris aussi que le petit fils dont il avait parlé tout à l'heure, rêvait de voyage. Ça lui rappelait comment il était avant de quitter le village Piaf. 

- Vieux Zora : Bon ce n'est pas tout ça mais il se fait tard. Je vais allé dormir. Je te laisse avec mon fils. On se reverra demain avant que tu ne reparte.

- Chompir : Au revoir monsieur et merci pour tout. Je vous souhaite une bonne nuit.

Après ça, Chompir gagna son lit d'eau. Il était très confortable. Il allait passer une très bonne nuit et demain il pourrait visiter le village et en apprendre plus sur les Zoras.

Au final cette journée n'avait pas été aussi terrible.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Krystal le mercredi 10 mai 2017, 12:01:20
HEUREUSEMENT que j'avais bien précisé dans mon dernier post que le sort serait terminé une fois les autres rejoints. Enfin bon.  :hap:



ꟷ Jielash : Parfait. Comme ça je saurais enfin sans crainte que l’on me cache quoi que ce soit. Krystal, je te demande ce qu’il s’est passé au Café des Artistes. Qui l’a détruit ? Pourquoi ?

Krystal était partagée. D'un côté, elle jubilait, parce qu'elle avait deviné il y a des jours de cela que Jielash voulait découvrir ce qu'il s'était passé au Café. Son septième sens était toujours intact. Mais d'un autre côté, elle savait qu'elle était dans la merde. Une merde noire. Aussi, dès que l'intitulé de la question avait fait son chemin jusqu'à son cerveau en surmenage, elle s'était empressée de plaquer les mains sur sa bouche, afin de ne pas lâcher l'info. Mais l'envie de parler la rendait presque folle. Ça serait vraiment bête qu'elle se mette à table à quelques minutes de la fin du sortilège.

En face d'elle, Jielash s'impatientait. Linkondo, en retrait, se contentait de regarder la scène, un peu perdu. Il ne savait pas de quoi ses amis voulaient parler, et au vu de la pagaille que cela semblait provoquer, il ne préférait pas savoir. Yorick, quant à lui, s'avança aux côtés de Jielash, tout en se grattant la nuque.


ꟷ Yorick : Tiens, c'est vrai, je n'ai jamais pensé à demander.
ꟷ Jielash : Tu ne sais pas ?
ꟷ Yorick : Non, je me suis réveillé il y a quelques mois dedans, et il était déjà complètement en ruine.
ꟷ Jielash : Mais Krystal le sait, n'est-ce pas ?

Jielash et Yorick se retournèrent vers la fautive, qui se tortillait sur place, les mains toujours plaquées sur son visage. D'après ses calculs, il ne lui restait pas plus d'une minute avant que l'effet du collier ne s'estompe. Le tout était de ne pas parler. Mais ça devenait de plus en plus dur de se retenir.


ꟷ Jielash : Tu ne vas plus tenir longtemps, Krystal. Qui a détruit le Café ?

Krystal était devenue tout rouge, tellement rouge qu'on aurait pu la confondre avec Linkondo, juste avant qu'il ne change de couleur. La fin était proche.


ꟷ Yorick : Qui a détruit le Café, Krystal ?
ꟷ Krystal : LES YIGAS ! C'était les Yigas, ok !
ꟷ Yorick : Et pour quelle raison ?
ꟷ Krystal : Hiiii...
ꟷ Jielash : Krystaaaal.
ꟷ Krystal : Parce que je faisais de la contrebande avec eux et que ça a mal tourné !

Elle prit une grande inspiration, libérée. Par les déesses, que c'était difficile de résister. Se retenir de parler, c'était comme si on lui écrasait les intestins et qu'on les passait dans un mixeur. La douleur disparue, elle se sentait déjà beaucoup mieux. Jusqu'à ce qu'elle réalise qu'elle avait lâché le morceau. Elle finit par lever le regard vers Yorick et Jielash, qui la regardait, interloqués.


ꟷ Yorick : Tu... TU AS QUOI ?!
ꟷ Krystal : Pitié, j'ai déjà répondu à la question...
ꟷ Jielash : Tu as fait de la contrebande dans le Café de Bluelink ? Mais comment a-t-il pu laisser passer ça ?
ꟷ Krystal : Oh, s'il vous plait, Blue était dans le coup. Il s'est d'ailleurs empressé de se barrer sur l'Île Finalis avec ses gains quand ça a commencé à tourner au vinaigre.
ꟷ Yorick : Wat wat wat.
ꟷ Jielash : Je ne pensais pas que Blue ferait ça...
ꟷ Krystal : C'est moi qui ai commencé, il a voulu y prendre part quand il a découvert le pot-au-rose. C'était d'ailleurs la seule personne à être en dehors du Café quand je contre-bandais, je sais pas pourquoi...
ꟷ Yorick : Et vous écouliez quoi comme marchandise ?
ꟷ Krystal : Je...

La barman fronça les sourcils. Une petite minute, depuis combien de temps étaient-ils en train de parler ?


ꟷ Krystal : Des kilos de paillettes et des testicules de moblin.

Elle ouvrit grand les yeux quand elle réalisa ce qu'elle venait de faire. Elle venait de mentir ! Le sort était fini !

Ivre de joie, elle leva les bras et se mit à crier de bonheur. Enfin ! Elle n'avait plus à dire la vérité ! Surtout que si elle avait continué à parler, ça aurait vraiment mal tourné pour elle. Mais la joie qu'elle éprouvait n'était pas partagé : Jielash et Yorick la fixait, les yeux ronds. Mais l'expression sur leur visage ne trompait pas : ils étaient en colère. Après tout, la destruction du Café était en partie de sa faute, comment ne pas lui en vouloir. Et les deux anciens habitués avaient sûrement l'intention de lui faire payer très chers. Il ne fallait pas que la note s'alourdisse avec d'autres révélations, qui risquaient de les mettre encore plus hors d'eux. Il lui fallait un plan. Heureusement, elle était rapide pour imaginer des plans de fuite.


ꟷ Yorick : Le sort est peut-être fini, mais je te garantis que tu vas te mettre à table, Krystal.
ꟷ Krystal : Que tu crois !

Sans prévenir, la jeune fille fondit sur Linkondo, qui sursauta violemment, et lui arracha le wok des mains. Puis, comme elle l'avait annoncé quelques temps plus tôt, elle l'utilisa comme luge et se mit à glisser sur l'herbe, prenant de plus en plus de vitesse, jusqu'à dévaler la colline abrupte à fond les boulons.


ꟷ Yorick : KRYSTAL, REVIENS ICI TOUT DE SUITE !
ꟷ Krystal : JAAAAMAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAIIS !

La june fille devint bientôt plus qu'un petit point noir sur le paysage et disparue dans la forêt très loin en contrebas, hors de porté des trois autres, qui demeurèrent immobiles une paire de secondes.


ꟷ Linkondo : Mais... Mon wok ! MON WOK !
ꟷ Jielash : Vite, il faut la rattraper !

Yorick, Jielash et Linkondo se mirent alors à courir, espérant rattraper la fugueuse avant qu'elle ne soit hors de leur portée.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Jielash le jeudi 11 mai 2017, 23:32:50
On est pas très doué niveau cohérence, faut croire  :oups:



De pire en pire.
Nous voilà abandonnés par Krystal, qui nous a lâchement fui après avoir révélé les raisons de la chute du café. Partie en luge-wok, elle nous a vite semés et lorsque nous sommes arrivés en bas de la pente, elle avait déjà disparu. Évidemment, faire descendre les deux chevaux le long de la pente parfois abrupte sans les faire trop paniquer a été compliqué. Nous avons ensuite essayé de la pister en cherchant d'éventuelles traces de pas ou autres indices indiquant son passage mais sans succès.

Après quelques heures de recherches et de questionnements, nous nous sommes arrêtés à un petit campement comportant une marmite et un feu de bois pour nous reposer. Le soleil se couchait, il fallait abandonner l'affaire, pour aujourd'hui du moins.
La seule bonne nouvelle dans tout ça, c'est qu'elle a oublié une partie de ses affaires dans sa hâte, dont ce qui était probablement ses courses du jour puisqu'on y a trouvé une carotte tempo, spécialité du village Cocorico. Il y avait aussi un petit reste de flacon d'épice goron et avec un boisseau de riz piqué dans un champ, nous avons pu faire un Curry végétarien tempo.

Une fois rassasiée, j'ai réfléchi à ce que je comptais faire. Ma proposition de laisser Krystal décamper puisque nous n'avions plus de pistes a indigné Linkondo. Laisser Krystal avec son wok chéri ? Jamais ! C'était un cadeau et souvenir de sa chère mémé Gislène. Yorick avait l'air incertain, bien qu'il souhaitait probablement donner une bonne leçon à Krystal, il devait se douter lui aussi que c'était peine perdue.

Finalement, nous nous sommes couchés, épuisés après cette nouvelle journée difficile. Encore une nuit à passer à la belle étoile, si c'est pas malheureux.
Maintenant que je sais que les Yigas sont bels et bien responsables de la destruction du café, il n'y a plus rien à faire. Cela fait trop longtemps que Bluelink a disparu, je ne peux pas vraiment lui en vouloir et quant à Krystal, je crois qu'on perd plus à lui garder rancune qu'à passer à autre chose. Elle est un peu comme une catastrophe naturelle, par certains côtés, un séisme ou un ouragan.
Me voilà à présent sans but et sans abri ni café ou retourner. Il faudrait un miracle des Déesses pour que la situation s'arrange.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Vaati the Wind Mage le vendredi 12 mai 2017, 21:08:25
Chompir dormait paisiblement dans son lit d'eau, sans se douter que quelqu'un l'observait...Un magifique zora de couleur violette l'observait l'air intrigué. Celui ci ne peut s'empêcher de caresser les plumes du Piaf, car c'était la première fois qu'il en voyait! Celui ci se réveilla soudainement!

-Chompir
: AAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHA

-Vaati: AAAAAAAAAAAAHAHAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHGKIJ0KIRJIRJIJ

-Chompir: MAIS JE PEUX SAVOIR CE QUE TU FAIS? Non avant: qui es tu?

Le zora, sous pression de la lame, ne mit pas longtemps à répondre:

-Vaati: Bon alors déjà on se calme! Tout d'abord laisse moi te dire que tes plumes sont incroyablement douces. Ensuite, je suis le guerrier zora Vaati momentanément à l'arrêt, je suis le fils de l'aubergiste, je suis un fans incontesté du prince Sidon mais je ne l'avoue pas, j'ai une énorme tache de corruption dans le d...... Et merde j'en ai encore dis plus que prévu!

-Chompir: Bon, bon, bon, sois concis s'il te plaît!

-Vaati: Bon vu que j'en ai déjà trop dit.....

Il commença à enlever son haut. Chompir était très mal à l'aise devant cela, puis le zora se tourna et Chompir vit l'horrible chose dans le dos de Vaati: une immense tâche de corruption, au milieu de laquelle trônait un oeil fermé.

-Vaati: Voilà. Maintenatnt tu sais. Je t'ai entendu parlé de Kilton. J'ai un remède électro avec moi, fait d'une truite électro et d'une corne de Bokoblin, car il pleut beaucoup à Akkala, et que l'orage pourrait tomber. Je te demande de m'escorter jusqu'à lui...

Chompir restait pétrifié d'étonnement et du prononcer sa réponse...
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Kaiwatt le vendredi 12 mai 2017, 22:19:34
Dans une forêt sombre et mystérieuse...

Un individu masqué se relève en titubant, se frottant la tête comme s'il venait de se prendre un méchant coup de gourdin sur la tête. Bon, peut-être qu'il s'était vraiment pris un gourdin sur la tête et que c'était la raison pour laquelle il avait tant de mal à se souvenir de ce qui lui était arrivé. Ah si ! Ce sale petit blondinet avait échappé à sa parfaite ambuscade ! Quel étrange énergumène, se promener à moitié nu dans la forêt et tabasser d'honnêtes assassins à coup de massue boko. Kaiwatt était désormais persuadée du bien fondé de la cause Yiga. Ce petit voyou l'avait désarmé et lui avait même dérobé son garde-manger ! Plus de canne à sucre, envolé le boiseau de blé, et ses précieuses bananes lames disparues ! Comment allait-elle cuisiner ses bananes frites maintenant ? Et sans sa serpe elle était réduit aux 100 façons basiques de tuer ses cibles. Quel cauchemar !

-Si je recroise ce ***** de héros de pacotille de mes ***** il va voir de quel bois je me chauffe ! s’écriât la Yiga indignée.

Elle avait décidément passé une très mauvaise semaine. Rien qu'il y a trois jours le boss l'avait réprimandée au sujet d'un contrebandier de taverne qui aurait arnaqué ses subordonnés.

- Comment ça les patrons étaient sympa ???
avait-il hurlé. Je veux rien entendre ! Retrouve-les moi et fais-leur recracher l'oseille !!
- Mais boss, Kaiwatt se souvenait avoir gémit. On leur a déjà donné une bonne leçon ! Ils ont dû fuir à l'autre bout de la contrée à l'heure qu'il est ! On pourra jamais les retr...
- OH QUE SI ! TU NE REVIENDRAS PAS ICI SANS MON ARGENT ! DEHOOOORS !


Elle avait dû fui... euh... se retirer avec la promesse de ne pas revenir avant d'avoir lavé son honneur !

Alors qu'elle était occupée à se remémorer sa situation épineuse, elle entendit soudain un hurlement qui se rapprochait, se rapprochait, se rapprochait.

- ..amaaaaaiiiiIIIIIIIIS AÏE ! Mais que fait cet arbre sur mon chemin !!
C'était Krystal. Kaiwatt l'avait reconnue instantanément et la regardait les yeux exorbités. Après s'être plainte de l'arbre pendant cinq bonnes minutes, la jeune femme finit par se rendre compte qu'elle n'était pas seule. Elle tourna lentement la tête vers la Yiga et pâlit.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Chompir le samedi 13 mai 2017, 00:58:00
Ce réveil terrifiant en pleine nuit était des plus flippant. Un Zora qui lui caressait les plumes. Il était tombé sur un fou. Il pensais même à un violeur. Ni une ni deux le Piaf sorti son épée et lui mis sous la gorge. Le Zora révéla alors tout ses plans. Chompir appris que c'était le fils de l'aubergiste, un soldat Zora fan d'un prince. Soudain il commença à se déshabiller. 

- Chompir : Woh Woh Wohhhh !!! Tu fais quoi là.

Le Zora lui montra son dos.

- Chompir : Oh par les saintes déesses d'Hyrule !! Mais c'est quoi ce truc.

L'étrange Zora du nom de Vaati s'expliqua. Il le priait de l'emmener en Akkala voir Kilton. Le Piaf hésita.

- Chompir : Bon d'abord ton grand père m'a promis une visite du domaine de ta part alors allons y, le jour se lève.

- Vaati Heu et pour mon dos.

- Chompir : D'abord la visite. Et tu devras aussi répondre à quelques questions de ma part.

Vaati commençait à avoir peur du Piaf mais il n'avait pas vraiment le choix de se plier à ses souhaits si il voulait avoir une chance de voir Kilton.

- Vaati : ... Heu... Très bien ! Par quoi veux tu commencer ?

- Chompir : J'aimerais rencontrer le roi !

Le jeune Zora était un peu déconcerté mais il n'avait pas le choix. Vaati emmena donc le jeune Piaf jusqu'à la salle du trône. En chein ils passèrent devant une statue.

- Chompir : Qui est-ce sur cette statue ?

- Vaati : Comment ! Tu ne connais pas Mipha ! Il s'agit de la fille du roi et sœur du prince Sidon. Elle était éprise du héro de la Légende et elle était nôtre prodige. Hélas elle est morte suite au réveil de Ganon et à l'incompétence du héro. Tu vois l'immense créature là bas. Il sagit de Vah'Ruta la créature divine de l'eau. Hélas en ce moment elle est hors de contrôle et risque d'inonder le village et une bonne partie d'Hyrule.

- Chompir : Dans mon village aussi il y avait une créature divine hors de contrôle. Mais un jeune Hyliens est venu la libérer. Il viendra surement aussi ici.

- Vaati : Cette tache que je t'ai montré. C'est là bas que je l'ai attrapé. En voulant régler le problème. OH MON DIEU !! LÀ BAS !! C'EST LE PRINCE SIDON !!

Notre jeune héro vit le Zora rougir et se mettre à bégayer. Il était vraiment étrange. Il avait l'air paralysé et se cacha pour l'observer.  Chompir qui ne comprenait pas pourquoi s'avança et apostropha le prince.

- Vaati : Qu.. Qu.. Que fais tu ?! Reviens ici.

Vaati était incapable de bouger. Il avait l'air d'avoir honte.

- Chompir : Excusé moi. Je me présente, je suis Chompir du peuple Piaf. Je suis ici pour en apprendre plus sur les Zoras et leurs uses et coutumes. J'aimerais pouvoir rencontrer le roi. 

- Sidon : Un Piaf ici ? C'est rare. Enchanté je me nomme Sidon je suis le prince. Hélas je ne peux pas vous permettre de rencontrer le roi. Si vous étiez un représentant ça pourrais mais là nan. Désolé.

- Chompir : Je suis le petit fils du chef du village Piaf. Est-ce que cela suffit ?

Le visage de Sidon s'illumina.
 
- Sidon : Enfin je rencontre quelqu'un comme moi qui a d’énorme responsabilité sur son dos. Je me croyais seul. On pourrait bien s'entendre vous et moi.

Le prince se mit à rire et à serrer les mains du Piaf. Chompir en fit de même. Vaati qui regardait de loin devenait pâle et avait l'air d’aller très mal. Notre ami l'appela pour qu'il les rejoignent pour allez voir le roi. Arrivé devant les escaliers menant à la salle du trône, Vaati fut empêché d'accès. 

- Chompir : Attends moi ici. Je n'en ai pas pour longtemps.

- Vaati : Très bien. (Il affichait une expression assez triste sur son visage.) Je t'attend alors.

Sidon rentra dans la salle précédé de Chompir. Il le présenta au roi.

Roi Dorefah : Alors comme ça le petit fils du vieux Piaf vient nous rendre visite. Jabububububu ! Je savais qu'il avait eu un fils mais un petit fils.

- Chompir : Vous connaissez papy ?

- Roi Dorefah : Oh il ne t'a pas raconté nos aventures. Jabubububububu ! Lui et moi nous en avons fait des excursions dans les montagnes au alentour du domaine. C'était un véritable casse cou à l'époque. Jabububububu !! Bon alors d'après mon fils tu es aussi en voyage comme lui lorsqu'il avait ton âge. Tu veux en savoir plus sur nous. Alors demande moi ce que tu veux.

Notre jeune Piaf était ravi. Il s'empressa de demander tout et n'importe quoi, allant de l'espérance de vie d'un Zora à son régime alimentaire. Il appris que les Zoras vivait plus de cent ans, qu'ils était vivipare, qu'ils mangeait principalement du poisson. Mais aussi leurs relations avec les Hyliens et la construction du barrage que menaçait Ruta. Il appris aussi quelques anecdote sur le roi lui même et sur son fils.

- Chompir : Je vous remercie pour toutes vos précieuses informations. Mais j'aurais une dernière faveur à demander.

Roi Dorefah : Je t'écoute mon enfant. Demande moi tout ce que tu veux.

- Chompir : Et bien j'ai un ami qui est en grande difficulté lors des lunes de sang et je dois me rendre en Akkala pour y trouver un certain Kilton. Hélas je commence à manquer de vivre et d'équipement pour m'y rendre. Et je ne connais pas la route.

- Roi Dorefah : Sidon peut-tu allez chercher des vivres et de l'équipement pour notre invité. Je vais aussi te donner un peu de rubis pour que tu puisses dormir là bas dans une auberge. Mille rubis devrais suffire.

- Chompir : Il ne faut pas, c'est trop. Je ne peu accepter.

Le roi lui coupa la parole.

- Roi Dorefah : Dis toi que c'est un cadeau de la part d'un vieil ami de ton grand père. Ça me fait plaisir. Jabububububu !!

- Chompir : Je vous remercie. Je vais devoir partir maintenant. Mais avant ça un de vos soldat voudrait venir avec moi en Akkala. Serais-ce envisageable ?

- Roi Dorefah : Il s'agit de Vaati n'est-ce pas ? Il n'a jamais vraiment voulu être soldat et lui aussi rêve de voyager. Emmène le avec toi. Il t'aidera à traverser les montagnes derrière le domaine qui te mèneront en Akkala.

Sidon était revenu avec une dizaine de poisson, plusieurs boisseau de riz, des cristaux de sel mais aussi un cinquantaine de flèche en bois et flèches électrique. Il avait aussi pris une torche et une dizaine de fagot de bois et une vingtaine de gemme nox.

- Sidon : J'espère que cela suffira. (Il prit une pause et fit un large sourire.) Je ne savais pas trop quoi prendre pour une telle expédition du coup j'ai pris tout ce qui pouvait servir.

- Chompir : Merci beaucoup ! Vous êtes vraiment très gentil.

Le Piaf récupéra le tout et le mis dans sa sacoche.  Heureusement qu'elle était grande.

- Roi Dorefah : Avant que tu ne partes Chompir. J'aimerais que tu me fasse la promesse de revenir ici pour mon fils. Il se sent un peu seul et il a l'air de bien t'apprécier.

- Chompir : Je vous le promet votre majesté.

Notre ami quitta donc la salle du trône et retourna en bas des escaliers là où l'attendait Vaati. Il était suivis du prince qui voulais lui demander quelque chose.

- Sidon : Chompir, avant que tu ne partes j'aimerais... J'aimerais te demander ton amitié ! (Il avait l'air d'y avoir mis toute ses forces pour le dire et il avait terrifié de la réponse.)

- Chompir : (Il arborait un air malicieux.) On n'était pas déjà ami ?

Le prince arbora un fier sourire et pris une pose avant de serrer le jeune Piaf dans ses nageoires. Vaati détourna le regard sous cette vision.

- Chompir : Bon j'en ai fini Vaati. J'ai l'accord du roi pour que tu m'accompagne et j'ai appris tout ce que je voulais. Nous pouvons y allez. Mais avant tu ferais mieux de dire en revoir à ceux que tu aimes. J'aimerais d'ailleurs revoir ton grand père avant de partir. Puis après nous nous dirigerons vers le lac Mikau d'après ce que m'a dit le roi.

-Vaati : Que... Que... Que... Comment à tu fais avec le sa Majesté le Prince Sidon. ? Pardon je m'égare. Oui je devrais dire au revoir à ceux que j'aime. Et après nous nous dirigerons vers le lac Mikau, ce qui te laissera visiter le reste du domaine.

- Chompir : Super allons y. En plus le domaine se réveil. On devrait manger un bout à l'auberge.

Le jeune Piaf et l'étrange Zora descendirent les escaliers pour arriver à l'auberge. Là le père et le grand père de Vaati les attendais. Ils avaient préparés de la truite grillé avec n'importe quel truite. Le petit groupe se mit autour du feu et mangea. Vaati prépara son annonce...

Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Vaati the Wind Mage le samedi 13 mai 2017, 01:25:13
Le zora se leva. Intérieurement, il était pétrifié, mais essayait de ne pas trop le montrer. Il prit une grande inspiration et dit:

Vaati: Papou, Papy...

Chompir: Papou?

Vaati: Oh ça va hein! Bon donc je disais: je suis désolé mais je dois partir. Comme vous le savez la corruption qui me ronge risque de m'être fatale si je ne fais rien. Ce Piaf est ma seule chance. Je partirais peut être après à l'aventure, apparemment il a un groupe d'amis qui veulent ouvrir un...

Chompir: J'ai jamais dit qu'on t'invitait!

Vaati: Non mais c'était sous entendu!

Chompir: Mais pas du tout!

Vaati: Et bien tant pis je m'incruste! Tu vas finir par gâcher mon discours! Bon, je penserais à vous souvent, je vous écrirais et......

Père de Vaati
: Allons, ça va aller. Tu nous écrira souvent après tout!

Vieux Zora: N'oublies pas ta lance!

Vaati: Oui merci Papou! Allez, on doit dormir, la journée va être longue!

Durant la nuit, Vaati se rendit discrètement récupérer ses anti douleurs: sans ceux ci, la douleur durant les crises de la tache pouvait être insupportable! C'est alors qu'il se rendit compte qu'une était sur le point de commencer... Il courut à toute vitesse à l'extérieur, avala une gorgée d'une de ses 23 fioles d'anti douleur, mais ça ne suffit pas, il était trop tard! Son hurlement déchira la nuit. Chompir accouru, armé et trouva Vaati, allongé sur le sol, les yeux révulsés de sang.

Vaati: Maintenant tu comprends....... pourquoi je dois trouver Kilton


Le lendemain, le piaf et le zora s'en allèrent. Sur leur chemin, ils firent face à une voyageuse, visiblement blessée:

Voyageuse: Je souffre.

Vaati: On devrait l'aider tu crois pas?

Chompir: Tu veux rire? On voit à des kilomètres que c'est un pi...

Il n'avait pas terminé sa phrase que Vaati soutenait déjà la jeune femme.

Chompir: MAIS T'ES COMPLETEMENT CO........

Vaati: Chut! Ne l'écoutez pas mademoi...

Voyageuse: Tu aurais du écouter ton ami.................. Préparez vous à mourrir!

La voyageuse disparut puis reparue sous une tenue de rouge et de blanc:

Chompir: Pas encoooooooooore!

Vaati: Un y...yi...yiga?

Chompir: MAIS JE TE L'AVAIS BIEN DIT! MAIS C'EST PAS VRAI!!!!!!!

Chompir allait attaquer quand Vaati le stoppa, et d'un coup de lance bien placé mit à terre l'assassin qui s'enfuit laissant derrière lui plusieurs bananes lames.

Chompir: Finalement tu vas peut être m'être utile toi!
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Krystal le samedi 13 mai 2017, 01:41:50
J'me suis un peu lâchée...  :oups:



La descente en wok avait été longue, et forte en émotions. Pour être honnête, Krystal ignorait si cette expérience avait générée en elle plus d'excitation ou plus de peur. Un mélange équivalent, disons. L'excitation des premières secondes de glisse, jusqu'à la peur du choc. L'adrénaline était monté d'un coup quand elle avait réalisé que le terrain ne devenait pas plus plat, et qu'une forêt se dressait droit devant elle. Et impossible de modifier sa trajectoire sans crainte de basculer et de rouler bouler violemment dans l'herbe. Mais quel choix était le plus préférable ? Interrompre la glisse et se risquer à quelques égratignures et des tâches d'herbes irrécupérables sur ses vêtements ? Ou continuer et se prendre un arbre dans la forêt en contrebas, ce qui allait sûrement lui coûter quelques dents ? Le choix fut vite fait. Entre les tâches et les dents, ce furent les dernières qui l'emportèrent. Après tout, elle pourrait toujours acheter/voler de nouveaux vêtements.

Krystal se balança sur le côté, histoire d'essayer de ralentir un peu. Peine perdue : le wok s'envola et la jeune fille atterrit la tête la première dans l'herbe, roulant tellement vite sur elle-même qu'elle en eut rapidement la nausée. Au final, ce fut un arbre qui arrêta sa course folle, qu'elle percuta de plein fouet. Confuse, elle se mit à grogner tout en se frottant la tête, voulant faire disparaître le tournis qui l'avait prise. En définitive, elle avait roulé dans l'herbe ET elle s'était pris un arbre en pleine tronche. Au moins, elle avait encore toutes ses dents. Mon dieu, elle se mit à prier pour que les autres n'aient pas vu ce spectacle désolant.

Elle releva la tête vers le haut de la colline, où elle put apercevoir, en plissant bien les yeux, trois petits points noirs se diriger vers elle. Devinant qu'il s'agissait de Yorick, Jielash et Linkondo, qui s'était mis à sa poursuite, elle décida de ne pas rester dans les parages. Aussi se mit-elle immédiatement sur pied, alla récupérer le wok qui gisait non loin de là et s'enfonça dans la forêt afin d'échapper à ses poursuivants. Ce qui ne fut pas bien compliqué, au final.

Planquée sur une branche, haut dans un arbre et dissimulée par un feuillage dense, le wok posé sur ses genoux, Krystal attendait. Elle savait que courir ne servait à rien - et elle se fatiguerait inutilement - alors elle avait pris la décision d'attendre que les autres s'éloignent d'eux-mêmes. Sur le coup, elle se demanda comment elle avait bien pu grimper aussi haut avec une marmite aussi lourde. L'adrénaline sûrement, et son talent naturel, bien entendu. Il dut se passer pas moins de vingt minutes avant qu'elle n'entendre les pas précipités de ses anciens compagnons de route, et qu'elle ne les voit passer pile en dessous de sa branche. Yorick et Jielash étaient énergiques, cherchant activement une quelconque trace qui pourrait leur montrer par où la fugueuse était passée, mais ce n'était pas le cas de Linkondo, qui traînait la patte et qui suivait difficilement ses deux amis en respirant bruyamment. Cela fit rire intérieurement Krystal. Elle attendit une paire de minutes, bien après que les bruits de pas se soient éloignés, avant de finalement descendre de son perchoir, savourant sa victoire.


— Krystal : Hin hin, bye les bouffons.

Sur cette finale insulte, elle prit la direction opposée qu'avait prise le petit groupe et se mit à courir. Elle était libre.

Trois heures plus tard, assurée qu'elle ne serait plus retrouvée, Krystal s'autorisa une pause bien méritée. D'après ses calculs, elle était tout près de la gorge qui séparait les Monts Geminés. Elle avait dépassé il y a peu le relais, dans lequel elle avait fait clandestinement halte pour chiper quelques petites choses -
dont de nouveaux vêtements pas trop moches, étant donné qu'elle avait abandonné ses affaires en même temps que les trois manchots - donc elle était à peu près sûre de sa position. S'adossant contre un rocher, à l'abri des regards, la jeune fille souffla. Le soleil commençait à se coucher, aussi entreprit-elle de faire un feu, caché entre les rochers, et de cuisiner un peu, histoire de se sustenter, avec ses nouvelles acquisitions. Acquisitions bien entendue volées. Fière d'elle, la jeune fille utilisa le wok et y mélangea du lait frais, un boisseau de blé, une motte de beurre, et un turbo max, afin d'y concocter une Soupe de Coquillages. Ma foi, pas trop mal !

Une fois qu'elle eut repris des forces et alourdit son estomac, elle alla nettoyer le wok et se laissa choir, repue et soudainement fatiguée. Son esprit dériva, et elle se demanda ce qu'elle allait faire. Son regard se posa sur le wok, avant de se voiler. Elle avait tellement voulu ce wok que, maintenant qu'elle l'avait, elle ne voyait plus qu'une vieille casserole. Une grosse casserole qui n'avait pas une seule bosse malgré sa descente fulgurante. Impressionnant. Mais elle ne voyait plus vraiment l'utilité de la garder à présent. Certes, elle avait eu l'idée du restaurant - ok, elle était grave bourrée quand elle avait émis l'idée, mais elle pensait que Yorick aussi et qu'il ne s'en souviendrait pas le lendemain, elle avait eu tort - mais c'était Yorick qui avait insisté pour finalement mettre en oeuvre le projet. Et comme elle l'avait abandonné et qu'elle se retrouvait seule - enfin seule ! -  elle ne voyait plus l'utilité de poursuivre un tel rêve. Elle se tâta à laisser le wok ici, à l'abandon, quand elle partirait le lendemain matin, mais elle se décida finalement à le garder, en tant que trophée. Linkondo l'aimait tellement, ce bout de métal, ça serait con de le laisser là.

Puis, la question fatidique : où allait-elle aller ? Retourner vers Cocorico, c'était exclu, vers Akkala aussi étant donné qu'elle risquait de tomber sur le gros poulet avec son collier de vérité. Vers le château ? Elle n'était pas aussi suicidaire. Vers les montagnes enneigées ? Brr, elle ne voulait pas mourir d'hypothermie. Chez les Gorons ? Elle allait brûler vive. Il ne restait que...

Krystal se redressa soudain, une idée germant dans sa tête. Et si elle allait dans le désert ? Certes, elle allait se rapprocher des Yigas, qui ne la portait pas vraiment dans leurs coeurs, mais à l'intérieur de la cité Gerudo, elle serait en sécurité. Il paraîtrait même qu'ils servent là-bas un alcool au goût inoubliable. Et elle pourrait bronzer ! Oh mon dieu, alcool et bronzette ? Le lieu idéal, et juste avec des femmes ! L'idée de cette cité paradisiaque l'emplit de détermination. C'était décidé !


ꟷ Krystal : C'est décidé ! Je vais aller à la cité Gerudo !

Pensant à sa prochaine nouvelle vie, Krystal se roula en boule dans une petite couverture et s'endormit. Demain, elle commencerait son voyage.




ꟷ Krystal : Oh mon dieu, j'en peux plus...

Voilà moins de deux jours qu'elle voyageait, et elle n'en pouvait déjà plus. Elle venait de courir plus de deux kilomètres, son wok sur le dos, afin d'échapper à un moblin enragé qui l'avait repérée alors qu'elle tentait de contourner des ruines suspectes. Ce géant rouge avait agité sa masse tandis qu'il courrait à ses trousses, mais l'adrénaline avait eu raison de lui étant donné que sa victime avait détalé à toute allure. Elle avait escaladé une colline et s'était effondré à son sommet, en nage. Elle se fit d'ailleurs la réflexion que se cacher en haut d'une colline n'était pas la meilleure idée qu'elle ait eue jusque là, mais comme le moblin semblait avoir lâché l'affaire, elle était tranquille. Du moins, pour le moment.

Elle avait décidé de se rendre dans la cité Gerudo. La viille, elle avait traversé les gorges des Monts Geminés avant, le soir, d'entrer dans la plaine du Château d'Hyrule. Très dangereux, certes, mais suffisamment éloignée pour ne pas tomber sur un Gardien par inadvertance. Elle s'était arrêté dans une ruine pour passer la nuit et avait repris la route le lendemain. Tout ça pour tomber, en début d'après midi, sur un moblin fou furieux. Bref, elle n'était pas en veine, et elle était encore loin de son objectif. Tout en soupirant, elle se mit assise et observa la forêt qui s'étendait en contrebas : la Forêt du Temps. Un nom assez stupide en y pensant bien.

La colline et la forêt lui firent penser au moment où elle avait fui Yorick, Jielash et Linkondo. Un souvenir qui lui redonna le sourire. Amusée, elle jeta un coup d'oeil au wok qu'elle transportait, avant qu'un éclair de malice n'illumine son regard. C'était l'occasion rêvée de réessayer cette glissade. Certes, la colline était moins abrupte et moins haute que la précédente, mais au moins, elle ne se casserait rien. Telle une gamine essayant son nouveau jouet, Krystal se mit assise dans le wok et, doucement, se laissa glisser vers la forêt. La prise de vitesse, le vent fouettant sur son visage, l'adrénaline montant lentement en elle, que des sensations grisantes ! Riant aux éclats, elle en vint même à reproduire la scène qui lui avait fallu sa liberté. Levant les bras alors qu'elle entamait sa glissade, elle se surpris à hurler le dernier mot qu'elle avait adressé à ses compagnons avant de les quitter.


ꟷ Krystal : JAAAAAMAAAAAAAAAAAAAIIIIIIIIIIIIIIIIS !

Néanmoins, bien que la colline fut moins haute que la précédente, l'atterrissage n'était toujours pas au point. Et les arbres étaient toujours aussi durs.


ꟷ Krystal : AÏÏÏÏÏE ! Mais que fout cet arbre sur mon chemin ?

Grognant, mais néanmoins contente, la jeune fille se redressa douloureusement et entreprit de s'étirer, avant de remarquer qu'elle n'était pas seule. Craignant un autre moblin embusqué, elle se retourna vivement. Elle ne s'attendait vraiment pas à une telle rencontre.

Krystal pâlit. En face d'elle se tenait une tête bien connue. Il eut été difficile pour elle de ne pas reconnaître Kaiwaitt, la Yiga qui lui servait d'intermédiaire avec Kohga lors de son petit trafic. La même Yiga à qui elle avait refourgué des caisses pleines de pierres au lieu des bananes habituelles tout en empochant une jolie petit somme. La même Yiga qu'elle avait roulé dans la farine, juste avant les représailles au Café.

Ouh, comme elle était dans la merde.

La jeune femme en face d'elle était tout aussi étonnée de sa présence. Aussi Krystal décida de ne pas perdre la face et de jouer de son charme habituel pour se sortir de cette situation. Un grand sourire forcé plaqué sur son visage, la barman leva les bras, soudainement en proie à la joie.


ꟷ Krystal : Kaaainounette ! Ben dis donc, ça faisait un bail ! Ca fait plaisir de t...
ꟷ Kaiwatt : TOI !

Sans demander son reste, la Yiga se jeta sur la jeune femme, qui lâcha malgré elle un cri bien trop aigu pour qu'il ne vienne d'elle. Elle était bien trop virile, enfin. Kaiwatt plaqua Krystal au sol, et entreprit de bloquer ses mains alors que sa victime se tortillait sous elle. Malgré elle, l'écrivaine à succès se fit la réflexion que cela serait une scène parfaite dans son prochain bouquin... avant de se dire que ce n'était pas vraiment le bon moment pour penser à ça, surtout qu'elle ne savait pas si elle allait s'en sortir en vie.


ꟷ Krystal : Aïe, aïe, Kai', tu me fais mal, arrête !
ꟷ Kaiwatt : C'est le but recherché, sale arnaqueuse !
ꟷ Krystal : Enfin, arnaqueuse, c'est assez fort quand même...
ꟷ Kaiwatt : Tu m'as vendu cinq grosses caisses de pierre au lieu de bananes ! Comment tu appelles ça, hein ?!
ꟷ Krystal : Erreur de marchandise.
ꟷ Kaiwatt : Je... quoi ?
ꟷ Krystal : Oui, le chargement a été confondu avec celui des Gorons.Je ne suis pas assez bête pour me mettre à dos un groupe d'assassins tels que vous. Mais avant que je n'ai pu vous expliquer l'erreur, vous avez attaqué le café et vous l'avez détruit. C'était un peu rude quand même, tu sais...

Son mensonge, aussi gros que feu Daruk lui-même, semblait faire son petit effet. Kaiwatt la lâcha et la laissa s'asseoir, ce que fit Krystal sans geste brusque. On savait jamais, les réflexes de ces fous furieux étaient quand même légendaires.


ꟷ Kaiwatt : Pourquoi tu t'es enfuie, alors ?
ꟷ Krystal : Sérieusement ? Si j'étais restée, vous m'auriez laissé une chance de m'expliquer ?
ꟷ Kaiwatt : ... Pas faux.
ꟷ Krystal : D'ailleurs, laisse-moi arranger ça. J'ai continué la contre-bande. En dédommagement, je te cède pas cinq, mais dix caisses de bananes, et gratuites. En guise de bonne foi. Je n'ai pas voulu vous arnaquer et, crois-moi, je ne le ferais jamais. Laissez-moi reprendre les affaires avec vous, j'ai d'ailleurs pleins de marchandises à vous proposer. Nous pourrions redevenir partenaires, comme au bon vieux temps ! Ne t'en fais pas pour l'argent, je le rendrais, j'ai laaargement les moyens. Reprenons les choses, là où on l'a laissé, je te garantis que tu ne le regretteras pas !

Kaiwatt resta interdite. Elle jaugea Krystal, l'observant de haut en bas, avant de soupirer bruyamment, en proie à un début de migraine.


ꟷ Kaiwatt : Tu le sais, hein, que je crois pas à toutes tes conneries.
ꟷ Krystal : Au moins, j'aurais essayé.

Rapidement, avant que Krystal n'ait pu réagir, Kaiwatt appuya sa Serpe aiguisée contre le coup de son interlocutrice. Cette dernière se figea avant de déglutir, attendant avec un calme olympien la suite des événements, qui n'étaient clairement pas en sa faveur.


ꟷ Kaiwatt : Écoute-moi bien, sale petite menteuse. Tu as arnaqué les Yigas, et maintenant tu vas en subir les conséquences. Je t'ai traqué, et maintenant que je t'ai sous la main, tu n'iras nulle part. Et saches que si tu tentes de t'enfuir, je te rattraperai, et je n'hésiterai pas à te couper les deux jambes et à te faire souffrir comme jamais tu n'as jamais souffert.
ꟷ Krystal : Fichtre, t'as tes règles ou quoi ?

Kaiwatt appuya encore plus son arme contre la gorge de sa prisonnière, dont la peau s'entailla. Un mince filet de sang commença à couler, alors que la Yiga essayait de garder son calme.


ꟷ Kaiwatt : Tu veux que je te coupe la langue, aussi ?
ꟷ Krystal : Ca ira...
ꟷ Kaiwatt : Bien, maintenant, tu vas me dire où se trouve l'argent de la cargaison.
ꟷ Krystal : Ah, euh...

Une perle de sueur dégoulina le long de la tempe de Krystal, qui tentait de ne pas paniquer alors que le regard de Kaiwatt la transperçait.


ꟷ Krystal : Je l'ai plus.
ꟷ Kaiwatt : Quoi ?
ꟷ Krystal : J'ai tout dépensé.
ꟷ Kaiwatt : Que... qu'est-ce que t'as foutu pour dépenser deux mille rubis ?
ꟷ Krystal : Alcool.
ꟷ Kaiwatt : Tu as acheté de l'alcool que tu as revendu au prix fort ?
ꟷ Krystal : Oh, non non. Consommation personnelle.
ꟷ Kaiwatt : Attends attends, si j'ai bien compris, t'as passé ces derniers mois à te bourrer la gueule avec l'argent des Yigas.
ꟷ Krystal : Ah non, j'ai tout dépensé en un soir.
ꟷ Kaiwatt : En un...

Kaiwatt ouvrit et referma la bouche, incapable de dire quoi que ce soit. Elle mit quelques secondes à comprendre ce que venait de lui révéler son ancienne partenaire. Inconsciemment, elle recula sa lame.


ꟷ Kaiwatt : En UN soir ?!
ꟷ Krystal : Ouep. La cuite la plus mémorable de ma vie.

La Yiga inspira profondément, tandis que la barman souriait bêtement, se remémorant cette soirée qui fut des plus épiques. Après tout, jamais plus elle ne pourrait boire ce délicieux nectar qu'était l'alcool de monstre, et jamais plus elle ne ferait de rodéo de Gardien. Quoique, elle doutait de la véracité de ce dernier souvenir.

Reprenant contenance, Kaiwatt rappuya sa lame contre la gorge de Krystal qui glapit. Ses yeux s'étrécirent d'un coup. Elle était en colère. Bravo Krystal. La Yiga se releva et remit brusquement sa prisonnière debout, qui était toujours sous la menace de son arme. D'ailleurs, cette coupure au cou lui faisait affreusement mal. Elle espérait secrètement avoir une cicatrice, histoire de raconter à tout va qu'elle s'était battue avec un Yiga et qu'elle avait failli mourir.

Mensonges, quand tu nous tiens.


ꟷ Kaiwatt : Ok, vermine, voilà ce qu'on va faire. On va aller au QG des Yigas, et tu iras expliquer tout ça à Kohga. Je suis sûre qu'il adorera écouter ton histoire.

Sans ménagement, Kaiwatt poussa Krystal en avant, lui intimant de se mettre en marche. Ce n'était pas ce que la jeune fille espérait comme fin à leur échange, mais au moins, elle était toujours en vie.


ꟷ Krystal : Dis, à votre QG, vous avez des transats ?
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Linkondo le samedi 13 mai 2017, 02:27:26
- Linkondo : Mon wok ! MON WOK !!!

RAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !!!!!!!!! Vengeance !!!
Cette fois-ci, Krystal, c'était la goutte d'eau qui dépasse les bornes ! Elle s'était enfuie avec le wok, pour une raison qui était encore floue dans la tête du bokoblin. Mais dans tout les cas, elle allait regretter son acte ! Linkondo, Yorick et Jielash descendirent la colline, tentant de rattraper la fugitive. Au bout de deux minutes, le bkoblin se trouva seul sur la course, ses amis étant à bout de souffle. Mais pour lui, impossible de s'arrêter ! Pourtant, le wok s'avérait être une bien meilleure luge qu'il ne l'aurait imaginé, et Krystal disparut bientôt de son champ de vision. Il voyait les derniers rebond qui cognait son précieux, et à chacun d'eux poussa un juron contre Krystal.


- Linkondo : Raclure ! Mijaurée !... Nodocéphale !... Rotule... d'Hinox...

Il s'effondra par terre, dans la douleur de la rage et de l'impuissance (et de sa gorge en feu, accessoirement). Il ne se releva que lorsque Yorick et Jielash le rejoignirent, pour faire le point. Ils avaient ramenés le chevaux. Une idée germât alors dans la tête du bokoblin...


- Yorick : Bon, on fait quoi maintenant ?
- Jielash : Je propose de l'attendre pas très loi, elle finira sûrem...
- Linkondo : JAMAAAAIS !!! La VENGEANCE EST UN PLAT QUE JE MANGE TOUT DE SUITE !

Sans que ses amis ne puissent réagir, il se releva et sauta sur la selle du cheval le plus proche, celui de Chompir. Il se réceptionna mal et le cheval effrayé se cabra, faisant tomber Linkondo en arrière. Il se cogna la tête contre le derrière de l'animal, qui reçut la corne unique du monstre. Tandis que Jielash tenta de calmer le cheval, avant que celui-ci ne parte en galopant, le boko retomba sur le sol, à nouveau sur la tête. Mais étant entraîné, son crane tenu le choc et il parvint à rester conscient.

Yorick poursuivit Revali en courant, tentant vainement de stopper le cheval, et Jielash tentait de rester calme, malgré toute la difficulté de la situation. Ils finirent par continuer plus lentement leur recherche  la fugueuse pour le reste de l'après-midi.





Linkondo, une fois arrivé à un campement avec ses amis, s'allongea dans un coin et médita longuement sur son wok, et sur comment le retrouver. La fatigue fut si grande qu'il finit par piquer un somme.



Il fut réveillé par l'odeur des épices goron, que Jielash était en train de mélanger à d'autres ingrédients pour préparer... un curry végétarien tempo ! Miam ! Le curry, depuis l'unique fois où l en avait goûté un, était son plat préféré, et de loin ! Certes un peu de viande aurait été meilleur que les herbes, mais ce curry était exactement la chose qu'il fallait en ces temps durs. Maître boko, à l'odeur alléché, se leva d'un bond, et se rapprocha du feu où étaient installés Yorick et Jielash; il leur tint à peu près ce langage :[/i]

- Linkondo : À la bouffe !!!

Après la surprise, la colère se dessina sur leurs visages. Ils le fixaient.


- Yorick : Merci, à cause de toi j'ai passé une heure à essayer de calmer Revali ! Et même maintenant, il n'est toujours pas calme.
- Linkondo : Revali a la rage ?
- Yorick : Tu lui a infligé une sérieuse blessure à l'arrière-train ! Chompir va nous passer un savon à son retour !
- Linkondo : Hé ! Vous pensez pas que si y a quelqu'un sur qui médire, c'est plutôt Krystal ? Elles'est barrée, je vous rappelle ! Et avec m...
- Jielash : Ton wok, on sait. Le problème, c'est qu'on ne pourra pas la retrouver si elle ne revient pas d'elle-même... Hyrule est beaucoup trop vaste pour qu'on puisse la chercher au hasard...
- Linkondo : Et alors ? Tu veux qu'on fasse quoi, qu'on l'abandonne ?
- Jielash : Exactement. On n'a aucune piste, et Yorick et moi n'avons aucune idée d'un lieu où elle aurait pu aller. La seule solution... est de passer à autre chose.

Linkondo voyait bien que ça faisait mal à Jielash de dire ça, mais lui ne pouvait pas laisser le wok déjà surement cabossé dans les mains de Krystal ! Il se tourna vers Yorick, qui regardait dans le vide, l'air indécis. Personne ne savait quoi faire. Un long silence s'installa, suite à quoi Jielash conclut :

- Jielash : Bon, mangeons ! On verra demain, la nuit porte conseil. (elle servit le curry)
- Linkondo : Ce proverbe pourri. (Jielash le foudroya du regard) Bah en même temps, c'est vrai, non ? Yorick, j'ai pas raison ?
- Yorick : Je préfère ne pas me prononcer.
- Jielash : Que ? Qu'est-ce que  veut dire, ça ? Dis-le, si tu trouves mes dictons mauvais !

Linkondo et Jielash fixèrent Yorick du regard, lequel ne put les soutenir.


- Yorick : Ben... Comment dire... C'est pas très...
- Linkondo : AH ! Tu vois, que c'est pourri !
- JielashMais ! C'est vous qui n'avez aucun goût !

...



C'est bon, tout le monde dort. Au milieu de la nuit, Linkondo se leva discrètement, et s'écarta du campement. Ils s'étaient installés dans la foret, à l'est du relais. À présent, en pleine nuit, il s'approcha de l'arbre où étaient attachés les chevaux, et entreprit de détacher l'un d'eux. Ilne fallait pas prendre, Revali, car celui-ci serait sans doute rancunier et ce n'était pas le moment de perdre du temps. Après avoir libéré Horon (c'est le cheval de Jielash), il lui tendit une Poêlée végétale tempo qu'il avait cuit plus tôt à l'aide de deux herbes tempos. Le cheval avala goulûment le plat qui lui donna un bon coup de fouet ! Alors il monta l'animal et voulut partir à la recherche du wok, au galop. Malheureusement, le cheval ne supportant pas la venue d'un monstre, se mit à foncer entre les arbres, du côté opposé celui prévu. Linkondo n'eut pas le temps d'attraper les rênes, elles glissèrent de ses mains.

Finalement, après un court moment de rodéo, ils débouchèrent sur une clairière près d'une rivière. Il n'y avait aucun buisson, aucun relief, juste un énorme Hinox qui dormait paisiblement, d'un sommeil profond car le cheval à quelques dizaines de mètres de là ne l'avait pas réveillé. Horon se calma tout d'un coup, et se stoppa net dans sa course. Malheureusement, le pauvre bokoblin plein à craquer d'énergie cinétique, fut catapulté en avant, en plein sur le torse du géant. Celui-ci se réveilla et, ayant mal reçu le choc, peina à régir. Le bokoblin remarqua qu'au coup du géant se trouvait un magnifique collier en or autour duquel pendait des armes. Et quelles armes ! Il n'eut pas le temps de réfléchir plus, car le géant se relevait, et il agrippa un espadon de chevalier, qui à sa grande stupeur n'était pas si lourd. Cela venait surement de sa transformation en bokoblin argenté ! Mais pas le temps pour ses sottises. L'Hinox debout, Linkondo se retrouva pendouillant au collier du celui-ci. Il tenait fermement l'espadon, et dans un geste de panique se dandina. La lame pencha dangereusement vers le boko, puis dans un geste de balancier partit se planter dans le gras d ventre (à bière) du géant, qui poussa un hurlement. Au final, le poids de Linkondo avec celui de l'épée fit craquer le collier,et les deux autres lames qui étaient accrochées tombèrent elles aussi sur le ventre, mais sans pour autant le trancher. L'espadon, cependant, trancha le ventre de l'Hinox dans sa longueur, à la manière d'un poisson, et fini par trancher en deux les parties génitales. Un hurlement de douleur fut lâché, avant que l'Hinox ne s'effondre au sol. Linkondo en profita, et une fois rétabli au sol couru vers la grosse tête effondrée. Il en profita pour planter du mieux qu'il put son épée à travers la paupière du géant. Ce dernier se mit à noircir violemment, avant de disparaître dans une fumée mauve.

Le bokoblin, abasourdi de l'action qui venait de se produire, ne supporta plus longtemps son chaos cérébral et s'effondra au sol






Je tiens à préciser, si Jielash ou Yorick écrit avant moi, que la partie avec l'Hinox est un rêve. ;D
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Vaati the Wind Mage le samedi 13 mai 2017, 11:21:28
Vaati, fier de son exploit, ne cessait de se pavaner sous le regard réfléchis de Chompir, quand tout à coup:

Yiga: Ah putain, mais tu m'as fait super mal!

Vaati: KEEEEEUUUUUUUUWAAAAAAAAAA?

Le yiga se jeta sur lui avec une extrême vitesse puis lui appuya sa serpe sur la gorge, avant de se souvenir de Chompir. Il assoma le zora puis se dirigea vers Chompir:

Yiga: Ton amis a été bien imprudent. Il aurait aisément gagné si il avait suivi la règle d'or des yigas: toujours vérifié que l'adversaire est mort, ou tout du moins parti. Il me semble donc évident que c'est avec toi que le vrai combat va se jouer.

Chompir: J'en ai bien peur.

Ils se jetèrent l'un contre l'autre avec une violence incroyable. Puis finalement, Chompir fut mis à terre et le yiga commença l'exécution, avant de recevoir un coup de lance qui l’assomma.

Chompir: Merci. Bon on se casse d'ici maintenant.

Vaati: Désolé. Je ferais plus attention à l'avenir.

Chompir: C'est pas grave, du moment que tu fais plus attention. Bon on y va avant qu'il ne se réveille.

Ils partèrent en courant, puis s'arrêtèrent au relais du pied de la montagne.

Vaati: Tiens c'est bizarre, j'ai l'impression qu'on n'estpas au bon endroit...

Chompir: Mais évidemment! En fuyant on s'est trompé de côté! Mais c'est pas vrai! Bon, autant dormir ici du coup! Han, je suis crevé moi!

Vaati partit se promener aux alentours, vu son état il prit un remède enduro: 2 grenouilles enduro et une corne de Bokoblin. Puis il revint et s'endormi dans le relais.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Yorick26 le lundi 15 mai 2017, 15:01:38
Yorick avait eu du mal à s'endormir. Le jour précédent avait largement donné de quoi réfléchir. Chompir était parti trouver un mystérieux marchand qui était somme toute louche sur les bords. Krystal avait fuit emmenant avec elle le wok qui devait marquer le début de notre projet. Si ses compagnons l'avaient mal vécu, Yorick en souffrait. C'était une trahison. Ce devait être avec elle qu'il devait rouvrir un restaurant. C'était une personne compliquée... mais secrètement le jeune Hylien croyait naïvement à un repentir de sa collègue. D'autant que sa présence se voulait presque obligatoire. Elle connaissait déjà toutes les ficelles du métier. Peut-être un petit trop. Mais qu'importe. C'était sur ce dilemme insurmontable qui berçait les premiers rêves. Devait-il partir à la recherche de Krystal et de leur bien le plus précieux au risque de perdre Chompir dans l'histoire ? Devait-il abandonner Krystal pour attendre comme convenu Chompir au relais des Monts Géminés ? Ils auraient pu se séparer, mais le groupe initial était bien assez divisé comme ça pour le couper en deux encore une fois. C'est donc dans un sommeil agité de songes où Yorick devait choisir entre différents ingrédients pour faire une recette. Tous les ingrédients semblaient nécessaires, mais ils ne devaient en choisir que quelques uns. Il avait déjà rassemblé une motte de beurre, un œuf de volatile et un cristal de sel, mais que devait-il y rajouter ? Des champignons pour réaliser une omelette aux champis ou plutôt des plantes pour la célèbre omelette aux herbes. Dans son rêve, devant tant d'indécision, il jeta dans la préparation de base une corne de bokoblin et un extrait de monstre. Tout ce qu'il réussit à retirer fut un énième plat douteux. Alors que Krystal lui répétait "Mange ! Mange ! Mange ! Mange !" avec un sourire carnassier, une douleur aiguë vint le frapper avant qu'il ait le temps de porter la moindre fourchette à sa bouche. Oubliant le repas, le jeune Hylien chercha autour de lui la source de tant de violence. La cause la plus évidente était pourtant toujours en face de lui en train de ricaner son "Mange ! Mange !". Pourtant, sans que son ancien acolyte ait fait le moindre mouvement, une nouvelle vague de douleur lui vrilla le tibia. Ne pouvant accepter une telle douleur d'origine inconnue, Yorick émergea de son cauchemar en haletant. Un coup d'oeil autour de lui lui apprit d'où provenait les coups qu'il recevait. Linkondo qui dormait à côté de lui dans le campement improvisé avait glissé de sa couverture posée à même le sol et gesticulait dans tous les sens comme s'il se battait contre un monstre inconnu. Dans ses mouvements incontrôlés, le Bokoblin avait donné quelques coups d'une rare violence à son voisin qui l'avaient sorti du royaume des songes. Soudainement complètement réveillé, Yorick saisit les bras du monstre et les plaqua au sol. Pour bloquer les jambes qui se comportaient comme des folles, il dut s'asseoir sur lui et s'appuyer de tout son corps pour arrêter les mouvements. Heureusement Krystal n'était pas là pour voir ça. D'une voix qui se voulait autoritaire mais pas trop forte pour ne pas réveiller Jielash qui, dormant un peu à part, n'avait pas été réveillée par les coups du Bokoblin, Yorick lui dit :

ꟷ Yorick : Linkondo. Arrête, ce n'est qu'un rêve ! Calme-toi ! Mais bon sang, tu vas te ...

Le bras gauche de Linkondo glissa hors de la poigne de Yorick et repris sa course folle. Malheureusement, ce dernier étant penché au-dessus du corps parcouru de spasmes du Bokoblin ne put éviter le coup de poing involontaire qu'il reçut en plein visage. Sous le choc, le jeune hylien relâcha son étreinte et se laissa tomber sur le côté. Sous la violence du choc, la pommette droite était déjà en train de se tuméfier. A coup sûr, il aurait un magnifique bleu le lendemain et il ne pourrait même pas lui en vouloir. Il jeta un dernier regard à Linkondo. Étrangement, il semblait s'être calmé. Yorick osa s'approcha prudemment de lui. Sous le clair de lune, il aperçut ses lèvres bouger. Ce n'était qu'un bruissement, mais on pouvait quand même entendre : 

ꟷ Linkondo : Je l'ai battu. J'y crois pas, je l'ai battu.
ꟷ Yorick : Tu en seras ptet moins fier demain.

Linkondo était à nouveau calmé et ne disait plus rien. Yorick, quant à lui, resta assis et hébété. Après cette mésaventure, il n'avait plus du tout envie d'essayer de trouver le sommeil. Le temps qu'il s'endorme, il serait presque l'heure de se réveiller. En conséquence, il aurait passé des heures à se tourmenter et à perdre son temps. Alors il se leva et s'épousseta les genoux pleins de terre. Leur course poursuite après Krystal puis après Revali les avaient menés à dépasser le relais et même les Monts Géminés. Dans leur précipitation, ils avaient même dépassés un camp de Bokoblins, mais ces derniers, apercevant ce qui semblait être un congénère blanc courant après deux Hyliens et des chevaux, avaient trouvé le spectacle si ordinaire qu'ils ne daignèrent même pas proposer un coup de main. C'est ainsi que les trois compagnons rattrapèrent leur monture et trouvèrent non loin de là un petit camp sur la rive sud près d'une marre. C'était pas grand chose, mais cela suffirait pour le bivouac.

En faisant attention à ne réveiller personne sur son passage, il s'éloigna du feu de camp pour explorer les environs. Ils s'étaient installés pour la nuit sans même savoir ce qu'ils pourraient trouver dans le coin. En se déplaçant entre les arbres, il ramassa quelques champi d'Hyrule. Cela permettrait de compléter quelques plats à l'avenir. Oui, c'est ça. Il allait remplir leurs besaces et se rendre utile. Après tout, c'était toujours les autres qui s'occupaient de la nourriture. Même qu'il avait eu droits à quelques remarques. Pas méchantes, mais elles étaient vraies. C'était lui qui avait lancé le projet de créer un restaurant et il avait délégué les repas à ces camarades. Une seule fois il avait réalisé un plat. Il devait à l'avenir se rattraper. Il continua alors son chemin en s'éloignant de la rivière et du camp de Bokoblins qui restaient une menace. Il trouvera la petite marre. Après avoir déposé sur le bord sa collecte précédente près du camp, il se saisit des gourdes de chacun et s’attelât à les remplir d'eau propre et fraiche. Une fois toutes pleines, il profita de ce petit moment de solitude pour faire un brin de toilettes. Cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas eu le temps de se laver si bien qu'il commençait à sentir aussi mauvais qu'un Bokoblin non domestiqué. D'un mouvement habituel il retira sa vieille chemise élimée en l'attrapant par l'arrière. Il se rendit compte alors à quel point elle était sale. Autrefois d'un blanc crème acceptable, elle tenait plus maintenant du marron clair qu'autre chose et l'odeur des noix korogus qu'ils avaient récoltés semblait s'être imprégnée dans le tissus. Il n'y avait aucun doute sur l'état dans lequel devait se trouver le pantalon. Tant pis, la chemise à la main, il s'immergea dans la marre jusqu'à ce que l'eau lui arrive jusqu'au cou. L'eau était glaciale, mais il misait sur les bienfaits de cette baignade pour le motiver à rester dans l'eau. Pour se réchauffer, il fit quelques mouvements de brasse pour aller jusqu'au centre de cette marre. Elle n'était ni grande, ni profonde, si bien qu'il en fit vite le tour. Pour rester en mouvement, il tenta d'attraper les perches d'Hyrule qui y nageaient. Si les premières tentatives se révélèrent infructueuses, au bout de la quatrième fois, il arriva quand même à attraper son premier spécimen. Deux autres suivirent. Il les plaça à chaque fois sur la berge pour qu'elles s'épuisent en gigotant sur un lit de branche, assez loin pour qu'elles ne retournent pas à l'eau. Au cours de ces aller-retours, il avait cogné son pied contre un morceau qui lui avait semblé suspect. La nuit était loin d'être terminée, il pouvait toujours se permettre de céder à sa curiosité. Délaissant sa chemise à côté des poissons, il plongea au centre de la marre pour aller récupérer l'objet insolite. Il ne craignait plus le froid, mais sa tête n'était pas encore mouillée et le contact entre l'eau froide et sa nuque le fit frissonner. Complètement sous l'eau, il se rendit compte qu'il n'avait pas remarqué que ses cheveux avaient tant poussé. Plaqués par une couche de sueur, il devait avoir l'air sale. Mais il ne fut pas distrait par ses pensées. Il attrapa à deux mains le morceau de bois. Il était plus gros que ce qu'il pensait. Il s'agissait en réalité d'un coffre. Étonnamment léger, il semblait contenir une pierre qui touchait le fond de la boîte. Il la remonta le tout à la surface. Ce n'est qu'une fois arrivé au bord de l'eau qu'il se dit qu'il aurait pu l'ouvrir directement dans l'eau et ne récupérer que la pierre. Mais il aurait eu du mal de toute façon à la saisir si cette dernière avait été lisse. Peu importe, maintenant c'était fait. A l'aide d'une pierre qui se trouvait non loin de là, il fit sauter le cadenas depuis longtemps rouillé, puis ouvrit le coffre. Il en tira une pierre transparente aux multiples reflets. Il s'agissait sûrement d'une Opale brute. Une fois travaillée, elle pourrait devenir des bijoux, mais ils se contenteront de la vendre en l'état. Ils en tireraient un prix moindre, mais ils n'avaient pas le temps d'en tirer un meilleur profit. Cela pourrait lui permettre de racheter quelques flèches et des ingrédients pour faire à manger. Comme ça au moins, il n'aurait pas perdu cette nuit à ne pas dormir.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Jielash le lundi 15 mai 2017, 23:37:27
Lorsque je me réveillais, un peu après l'aube, Yorick était déjà debout. Il semblait avoir un air plus décidé que la veille avec ses yeux creusés, à moins qu'il se soit juste agi du manque de sommeil. Il avait ramené avec lui plusieurs perches d'Hyrule. Je ne sais pas pour le reste du monde mais moi je trouve ça vachement louche un type qui va pêcher de la poiscaille en pleine nuit. De son côté, Linkondo dormait encore à points fermés et je n'étais pas pressée de le réveiller à ce moment-là.
"Alors, qu'est-ce tu as prévu ? Tu vas continuer à chercher Krystal ?" je n'avais pas pu m'empêcher de poser la question qui fâche et Yorick avait tout de suite fait la moue.
"J'aimerais bien mais sans aucune idée d'où la chercher, je me vois mal y arriver."
Ça, c'était clair et net, surtout que Krystal, se sachant poursuivie, ne s'était certainement pas reposée comme nous et devait être déjà bien loin maintenant.
"Peut-être qu'elle est partie voir ses amis les Yigas."
À la réflexion, ce n'était pas une très bonne blague et la grimace de Yorick sur le moment me fit m'en rendre compte. J'essayais de le rassurer en lui disant que même si les Yigas risquaient d'avoir une dent contre Krystal, elle saurait sûrement les flouer eux aussi.
Mais Yorick restait déprimé à l'idée que ses projets de restaurant risquaient de tomber à l'eau sans elle. Je lui demandais où il en était dans son projet et reçut un "Beeen..." retentissant en retour.
En fait, à part balader Linkondo et son wok aux quatre coins d'Hyrule pour rechercher un bon emplacement pour construire, ils n'avaient pas fait grand chose. Nous avons donc établi une liste de choses à faire :

-Trouver un emplacement intéressant
-Rassembler des fonds pour l'entreprise
-Faire construire (demander l'aide de Sérasieh ?)
-Obtenir du matériel de cuisine et des ingrédients

En me voyant si investie dans son affaire, Yorick avait presque des étoiles dans les yeux. À croire que j'étais un ange tombé du ciel pour venir l'aider, alors qu'en fait je cherche surtout un coin où squatter et me régaler aux frais de la princesse. Ça et la nostalgie du café peut-être.
Il nous fallait voyager pour faire avancer le projet, aussi je proposais de faire le tour des relais. D'abord, je retournerais à celui des Monts Géminés pour laisser un message à Chompir lui expliquant la situation. Nous ne savions pas combien de temps son voyage en Akkala pourrait durer. Nous n'aurions qu'à communiquer en confiant des messages au personnel des relais transportant les chevaux d'une étable à l'autre pour nous donner un nouveau point de rendez-vous. Yorick me confia une opale brute à aller vendre là-bas pour pouvoir nous acheter des provisions.
Me voilà donc entre les Monts Géminés, laissant Horon suivre sagement au pas le chemin pour me conduire au relais tandis que j'écris ce résumé de notre situation.




Quelques heures plus tard, j'ai regagné notre petit campement avec des flèches pour Yorick, ainsi que du boisseau de blé, de la motte de beurre et du cristal de sel. Nous y avons ajouté les perches d'Hyrule pêchées par Yorick pour faire de la tourte au poisson.
La bonne odeur de cuisson aida Linkondo à finalement ouvrir l’œil pour nous rejoindre. Maintenant que j'y pense, le plus gros problème ici, c'est lui. Non parce que sans son wok, c'est un peu un boulet vu qu'on ne peut pas l'amener avec nous dans les villages ou les auberges.
Il faut voir s'il décide d'abandonner la poursuite son précieux trésor aussi, parce qu'il serait bien capable de vouloir continuer à chasser Krystal sans aucune piste.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Chompir le mardi 16 mai 2017, 00:48:54
Chompir était exaspéré par le jeune Zora, Vaati. Il avait perdu deux jours de voyage à cause de lui et le voilà dorénavant au pied du volcan d'Ordinn. Si il faisait le voyage c'était pas pour la tache du Zora dans son dos mais pour son ami Linkondo. Il essaya de partir en silence sans que le Zora le remarque mais hélas cela ne marcha pas. Le Zora le questionna et notre ami le Piaf n'u d'autre choix que de mentir en racontant qu'il allait seulement chercher à manger. Le Zora le cru sur parole. Chompir constata que l'influence de Krystal avait déteint sur lui.

- Chompir : En parlant de Krystal, elle doit en faire voir de toute les couleurs aux autres.


Après un rapide repas pris sur le pouce composé d'un simple pain au froment fait avec un boisseau de blé, d'un flacon d'épice Goron acheté à un Goron dans le coin et un cristal de sel. Après ça Chompir demanda au Zora de se dépêcher un petit peu. Il fallait atteindre Akkala avant le midi. 

- Chompir : Et puis zut, j'en ai ma claque de te voir traîner. Accroche toi à moi.

Le Zora n'avait pas l'air de comprendre le but mais il était tout excité de pouvoir toucher les plumes du jeune Piaf une nouvelle fois et de pouvoir les sentir.

- Chompir : Je t'assure tu te fais de fausse idées. Allez accroche toi on décolle.

Soudain Chompir décolla et pris de l'altitude. Il pouvait voir Akkala en face de lui et notamment une immense forteresse sur laquelle se trouvait une tour. Pendant ce temps, Vaati était en train de crier comme une Hylienne. Cela lui rappelait Linkondo. Il était temps de se dépêcher. Si une lune de sang arrivait, il ne donnait pas cher de la peau de ses amis.   

- Vaati : Fais moi descendre de là Chompir ! J'ai peur ! Je vais lâcher. Je vais lâcher. Je vais lâcher !

Le Piaf ne l'écouta pas et fonça vers la région d'Akkala, sa destination initial. Arrivé au niveau de la forteresse, il vit une quantité phénoménal de gardien. Hélas il était trop tard pour les contourner. Il devait foncer dans le tas et les esquiver.

- Chompir : Accroche toi bien Vaati ! On va foncer vers les gardiens. Fais moi confiance.

Le Zora était terrorisé et commençai à crier de plus belle. Pendant ce temps Chompir fonça au travers des tirs de gardien et dépassa la zone. Il vit en face de lui une vue incroyable. Cette région était magnifique. Il vit au loin une sorte de village au dessus d'un lac. Il décida d'y faire escale pour se reposer et en apprendre plus sur ce mystérieux Kilton.

Après un vol très éreintant, le Piaf arriva dans un village qui avait l'air d'être en fête. Il posa pied devant une place avec une fontaine et une statue de la déesse. Il venait d'y avoir un mariage, il pouvait encore en voir des traces. Pendant ce temps Vaati se rua au sol et se mit à l'embrasser. Il se releva plein de terre au niveau des lèvres. Pendant ce temps Chompir avait eu le temps d'apprendre le nom du village et qui en était le chef. Il s'agissait du village d'Euzero et le chef était son constructeur. Il s'agissait du charpentier croisé à Elimith : Groisailieh et c'était lui qui venait de se marier à une Gérudo du nom de Cornuieh. 

- Chompir : Tu as fini Vaati. Tu vois bien que tu n'es pas mort. Nous voici à Euzero en Akkala. Maintenant il y a une auberge ici. Je te laisse là pendant que je vais visiter le village et me renseigner sur Kilton.

- Vaati : Je ne peux pas te suivre ? Je te serais utile.

L'expression sur le visage du Piaf lui fit comprendre qu'il ne devrais pas forcer. Après tout il avait du le supporter, lui qui ne lui avait pas laissé le choix et qui l'avait suivis et qui derrière l'avait emmené dans la mauvaise région et lui faire perdre son temps. Manqué de le tuer à cause d'un Yiga. Et aujourd'hui il avait même du le transporter en volant sur un long trajet.

- Vaati : Très bien je vais rester ici et en profiter pour réserver des lits à l'auberge et préparer à manger. Je vois un wok là bas. Profite en aussi pour te reposer.

- Chompir : Très bien mais ne t'éloigne pas du village. Si tu pars à la recherche de Kilton sache que je ne te chercherais pas et que je te laisserais avec tes problèmes. J'espère m'être bien fait comprendre.

Le jeune Piaf ne laissa même pas le temps à Vaati de répondre qu'il était parti faire le tour du village.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Vaati the Wind Mage le mardi 16 mai 2017, 17:34:06
Vaati.... Vaati... C'est moi.... le temps presse.... bientôt je serais là.... tu crois pouvoir me supprimer avec un remède? Hahahahaha, tu es si naïf, depuis toujours... J'arrive Vaati, J'ARRIVE!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Vaati: AAAAAAHHHHHHHK!!!

Le zora se réveilla en nage.  Cette voix qu'il avait entendu, il ne savait pas qui c'était, et cela le perturbait au plus haut point! Sûrement une cause psychologique du traitement tyrannique infligé par Chompir tout à l'heure! Il s'était montré si méchant avec lui, Vaati ne l'avait jamais vu comme ça! Bon en même temps ça faisait que deux jours qu'ils se connaissaient donc...  Le zora dut faire une sieste pour se détendre!Vaati remarqua  que Chompir n'était plus là, il avait laissé un mot disant:

Je suis parti quelque part, je reviens bientôt. Si tu es parti je t'abandonnerais à ton sort

                                                                                                Amicalement, Chompir


C'était plutôt clair comme instruction!
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: stefbad le samedi 20 mai 2017, 15:58:35
Je sais, c'est un peu petit, mais c'est toujours un début !

Je pense que cet individu est là. De toute façon, il est forcément proche de Kilton pour prendre des remèdes : la lune de sang doit être une sacrée épreuve pour lui ! Même si en tant que gérudo, je dois me trouver un voï, je fais surtout ce voyage pour satisfaire ma curiosité inébranlable, et voilà qu'en fouillant dans des ruines je découvre des informations sur une malédiction créée par Ganon lui-même. Il est dit qu'il a créé une tâche de corruption qui se transmet de personnes en personne et se développe aux dépends de son hôte. J'avais donc fait rapidement la connexion : cette personne doit sûrement aller voir ce dénommé Kilton vivant en Akkala pour survivre. De plus, la nuit tombant, cette personne s'était peut-être arrêté dans ce petit village isolé.

 Je me dirige donc vers un wok pour me faire un petit Pilaf de volaille de la maison avec de la viande de volaille, un œuf de volatile, une motte de beurre et un boisseau de riz, ingrédients que je portais toujours sur moi. Lorsque j'ai terminé, je m'attable à l'extérieur, observant méticuleusement les environs. Le soir est très beau ici, les feuilles orangées des arbres s'accordent au soleil couchant et créent une ambiance apaisante mais aussi, je l'avoue, assez romantique. Il doit y avoir une très bonne qualité de vie. Les maisons par contre ne sont pas de mon goût : je ne les trouve pas assez travaillées, pas assez... réfléchies. Mais c'est mon opinion personnelle ! Les habitants semblent d'une diversité étonnante : il y a des représentants des quatre races d'Hyrule, ce qui est très surprenant dans les temps qui courent. Je m'amuse donc à observer chacun d'entre eux pour faire passer le temps.

 Tout à coup, la vision d'un zora dormant par terre m'attire le regard. N'a-t-il donc pas de lit ? C'est alors que je me rends compte qu'il y a une tâche noire qui dépassait de son profil. Je mes dis donc que c'est peut-être la personne que je cherche. Je termine donc tranquillement mon Pilaf sans le quitter des yeux avec mon carnet de notes à la main pour le dessiner. Il faut attendre qu'il n'y ait plus personne pour commencer les investigations. Je termine donc mon Pilaf et attends, écrivant plein de notes sur mon carnet sans faiblir dans ma surveillance continue de ce zora malchanceux. Lorsque tout le monde sera parti, je l'amènerai en dehors du village d'une façon ou d'une autre et m'occuperai de récolter un maximum d'informations sur lui.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Vaati the Wind Mage le samedi 20 mai 2017, 16:31:10
Le zora se réveilla en nage et sorti en courant de sa chambre, avant de se rouler sur le sol. Une gerudo l'observait de loin, un détail lui sauta à l'esprit: elle l'avait longuement observé et avait remarqué la corruption sur son dos, l’œil était fermé. Or là il était ouvert.

Vaati: Aaaaah par touts les dieux, aidez moi, JE VOUS EN SUPPLIE, AHHHHHHHHHHHHHHH

Mais personne n'eût le temps de l'aider: à peine le zora eût finit sa phrase que la corruption s'étendit avec une rapidité extrême sur tout son corps. Lorsqu'elle l'eût entièrement recouvert, un nuage violet s'étendit tout autour du village. Lorsqu'il se dissipa, le zora était métamorphosé: son corps était maintenant entièrement noir, ses yeux étaient rouges, deux immenses ailes démoniaques lui avaient poussé dans le dos. Et surtout, un œil immense pareil à celui d'une corruption trônait maintenant sur don front.

???: Ahhh, qu'il est bon d'être enfin libre de ses mouvement!

 Groisaïleh: Qui êtes vous, qu'avez vous fait à ce zora?

????: Du calme misérable humain. Je suis Verantwo, créature de l'ombre aux ordres de Ganon. Jusque là je revêtais la forme d'une corruption, mais les temps on changés. A présent le corps de Vaati est mien, sa conscience est endormie. Et avec l'aide du clan Yiga, j'aurais enfin la possibilité de détruire le véritable obstacle à la résurrection de Ganon, pas ce Héros de pacotille non, quelque chose de plus grave.... Prépares vous au règne des ténèbres!

A ces mots la créature nommée Verantwo s'envola dans les airs.

Verantwo: une dernière chose: lors que le Piaf reviendra, dîtes lui ce qu'il vient de se passer. Dîtes lui que le temps est compté et qu'il devra faire vite si il veut sauver et Linkondo et Vaati. Dîtes lui que si il veut me trouver je serais chez les Yigas, dans les contrées Gerudos.

Puis le monstre s'en alla loin du village. La gerudo, qui avait vu toute la scène, n'en revenait pas.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Kaiwatt le samedi 20 mai 2017, 19:57:09
Kaiwatt pouvait s’estimer heureuse, ses problèmes semblaient avoir trouvé une fin plus précoce que prévue. Finalement elle n’allait pas arpenter aveuglément les plaines à la recherche désespérée de deux vauriens qui auraient pu se cacher dans n’importe quel coin du continent…

-   Franchement, tu pourrais être moins brusque ma poule !

Si elle avait eu à chercher trop longtemps, elle aurait fini par être écartée des affaires internes du clan. Il n’en était absolument pas question dans sa quête de reconnaissance !

-   Dis-moi, il est loin ce QG ? C’est pas que j’ai mal aux pieds mais ça fait quand même des jours que je marche.

Mais grâce à cette capture inattendue, elle allait pouvoir laver son honneur devant Kohga et retourner à des missions plus cruciales. Concernant ce maudit héros notamment. Comme elle avait hâte de partir à sa traque et lui rendre la monnaie de sa pièce !

-   Dis-donc tu m’écoutes un peu ? J’ai mal aux pieds ! Et tant qu’on y est tu pourrais pas me donner un mouchoir ? Le sang de ma coupure commence à coaguler, ça tire de partout sur ma peau c’est énervant.

Mais d’abord elle devait s’assurer que cette traîtresse arrivait à bon port. Il restait encore le problème de l’argent mais il était certain qu’avec les bons arguments…

-   Je commence à me sentir un peu seule à converser dans le vide comme ça.

…cette petite pipelette allait bien finir par révéler où elle l’avait vraiment caché. Comme si une yiga de son rang était assez stupide pour croire qu’une soirée était suffisante pour écouler tout cet argent en boisson ! Maintenant Kaiwatt avait juste à planifier un bon discours pour mettre en avant ses qualités d’agent face à Kohga et lui demander de lui remettre la responsabilité de la miss…

-   Dis-donc ma chérie tu voudrais pas…
-   Non mais tu vas te taire enfin ?!?
Hurla Kaiwatt. On s’entend plus penser ici !

Krystal poussa un petit couinement de peur mais repris très vite son bavardage.

-   Ah ben elle a une langue finalement ! S’exclama-t-elle. Ça fait une heure que j’essaie de te faire parler ! A quoi tu pouvais bien réfléchir si fort ? On voit de la vapeur sortir de tes oreilles ! Se moqua la jeune femme.
-   Eh, répondit Kaiwatt en lui jetant un regard noir. Je me remémorais mes leçons de torture. Qui sait ? Ça pourrait servir.
-   Ah… Ahaha… Elle est bien bonne celle-là ! T’as pensé à faire carrière dans l’humour ? Euh… Tu pourrais arrêter de me sourire comme ça ? C’est très gênant, merci. (Purée mais dans quoi je me suis fourrée ? Au secouuuur !)
-   Oh mais ne t’inquiète pas,
lui dit la femme masquée d’une voix doucereuse. Je suis sûre que Kohga saura se montrer compréhensif si tu fais preuve de bonne volonté. Regarde, nous sommes au Canyon Gérudo. Nous devrions arriver d’ici la fin de la journée.

L’ancienne tavernière pris un air dépité et sembla se taire un instant, sans doute pour réfléchir à un moyen de sortir de ce calvaire. Finalement, elle se retourna vers sa geôlière et lui annonça :

-   Dis-moi, tu crois vraiment que c’était des bananes qui ont mis Kohga dans une fureur noire ?
-   …Qu’est-ce que tu sous-entends ?

Bien sûr que c’était les bananes ! Qu’est-ce que ça pouvait être d’autre ? Kaiwatt avait elle-même délivré le papier avec la commande. Les bananes étaient le meilleur ingrédient pour faire des chutneys de fruit robusto particulièrement concentrés. Quatre étaient suffisantes pour qu’un homme seul soit capable de terrasser un Hinox de quelques coups.

-   Ben… Peut-être que ton boss ne t’a pas dit exactement ce qui se préparait ? Tu es un de ses officiers supérieurs non ? A ta place je me sentirais vexée.
-   Je sais ce que tu es en train de faire
, s’irrita son interlocutrice. Ce n’est pas mon rôle de questionner les motifs de mon supérieur.
-   Non mais, ça révèle quelque chose sur tes chances de future promotion dans cette organisation tu crois pas ? Que ton patron ne te fasse même pas assez confiance pour te dire ce qu’il traficotait avec une tavernière de bas étage…
-   Ça suffit ! Encore un mot et tu devras t’exprimer à l’écrit. Compris ?
-   Gloups !


La yiga essayait de le cacher mais les mots de cette garce l’avaient tapée sur un point sensible. Des années de bons et loyaux services qui avaient enfin été récompensés par un poste d’honneur ! Quand il lui avait été révélé que sa première mission consistait à encadrer des transactions marchandes alors que ça n’avait jamais été son intérêt elle avait d’abord pensé qu’il s’agissait d’un test pour prouver ses capacités d’adaptation. Si ce que lui disait Krystal se révélait vrai alors… Mais non, il ne fallait pas penser à ça ! Le gang des yigas était très important en nombre, il était tout naturel que Kohga assigne une officière nouvellement promue à des tâches bénignes. Plus important, elle pouvait voir la Montagne Gérudo et le chemin qui allait les conduire à la base secrète.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Vaati the Wind Mage le dimanche 21 mai 2017, 21:20:52
Kohga était tranquillement en train de manger une brochette de viande  robusto, constituée de 4 bananes lames et d'une venaison. Bananes lames.... à cause de cette arnaqueuse nommée Krystal, leur stock risquait de se vider, heureusement qu'il avait envoyé quelqu'un de confiance.... Il méditait à ce sujet quand soudainement, une chose volante arrive dans son aire de repos (enfin terrain d'entraînement pour le reste de Yigas). C'était un zora, entièrement noir, avec des ailes et un immense œil sur le front.

Kohga: bon sang je savais que j'aurais pas dû vider la réserve d'alcool hier soir!

Verantwo: Non Kohga, ce que tu vois n'est en aucun cas dû à l'alcool. Je suis Verantwo, et ma mission est de rendre enfin possible la résurrection de nôtre maître Ganon.

Kohga: Oh, alors tu viens de Ganon.... Je vois, dans ce cas bienvenue chez les Yigas, mais désolé ton aide est inutile, on est déjà sur le coup du Héros avec mes gars donc...

Verantwo: mais ne vois tu donc pas que le danger ne vient pas de Link mais de la princesse?

Kohga: la.... princesse? AHAHAHAHAHAHAYHA, tu es fou ou quoi, tu ne sais pas que les restes de la princesse gisent actuellement dans l'estomac de Ganon?

Verantwo: IMBECILE!!!! La princesse est bien en vie. Tel un cancer elle empêche Ganon de recréer son corps d'origine, ce avec l'aide du pouvoir du sceau. Mon plan est donc de jeter un sort sur le Cocon de Ganon, afin de tuer la princesse dont les forces disparaissent.

Kohga: je vois.... et en quoi les Yigas peuvent t'aider?

Verantwo: Il faut mobiliser une petite partie des Yigas autour du château. Mobiliser une autre partie pour le Héros. Et le reste pour la personne au courant de mon existence et ses amis, un Piaf du nom de Chompir et quatre personnes qui veulent ouvrir un restaurant qui sont ses amis.

Kohga............dis moi, serais tu complètement fou? Non parceque.... MOBILISER QUASIMENT TOUS MES YIGAS POUR UN PIAF ET QUATRE PERSONNES QUI VEULENT OUVRIR UN RESTO?

Verantwo: mais tu ne te rends pas compte, ils....

Kohga: Tatatatata, c'est moi qui décide ici! On reste avec la même configuration puis quand on a le Héros on fait ton plan, un point c'est tout!

Verantwo: Bien...... Kohga. Oh mais, tu as un lien avec eux à ce que je vois....

Kohga: Hein, quoi?

Verantwo: Une arnaqueuse... Du nom de Krystal n'est ce pas? Drôle de coïncidence, c'est une des personnes qui, je pense, pourrait nous gêner. Et visiblement, toi non plus tu ne la porte pas dans ton cœur...

Kohga: mais comment?

Verantwo: je peux lire les pensées, le présent et le passé de qui je veux.

Kohga: Saches que ça ne change rien à mon opinion!

Verantwo: Je voudrais juste que tu me fasses signe quand Kaiwatt arrivera. Et donne moi une protection pour mon œil également!

Kohga: Bien, mais c'est tout ce que tu auras de moi, avec une alliance avec nous! Et visiblement je devrais m'habituer à ton don de lire dans les pensées...

A ces mots, le zora possédé s'assit et s'endormit quelques temps sur les hauteurs qui entouraient l'arène, ne faisant pas entièrement confiance à Kohga
.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: stefbad le lundi 22 mai 2017, 20:15:33
 Bon, je ne pouvais pas rêver de mieux : je recherche une malédiction et voilà qu'elle s'active pile devant moi ! Enfin si, cette malédiction aurait pu attendre que j'aie totalement ausculté le malheureux. Mais l'heure n'est pas aux remords, j’engloutis ma dernière bouchée de Pilaf de Volaille et je sors mon 7ème carnet de notes, celui qui a encore de la place. Je cherche la page de la malédiction que j'ai surnommée : Malédiction Corruption, et je note un petit : cf. Verantwo. Je continue à feuilleter et je commence à dresser une fiche technique de cette créature maléfique. Sur la page de gauche je la dessine et sur la page de droite, je note des informations sur celui-ci. J'alterne entre mes deux travaux tellement vite que n'importe qui aurait juré que je faisais les deux en même temps, ce qui est impossible, évidemment.
 Bref, je note :


 Verantwo : Créature au service de Ganon relevant de la "Malédiction Corruption". Elle est supposée apparaître lorsque la malédiction a concentré toute l'énergie vitale nécessaire de tous ses hôtes respectifs. Lors de son apparition, elle prends le contrôle du corps de son hôte et le recouvre de corruption. Ensuite, cette créature émet un nuage de poussière violette d'origine encore inconnue. Ici, a pris contrôle du dénommé Vaati. A dit lors de son apparition :
"Ahhh, qu'il est bon d'être enfin libre de ses mouvement!"
"Du calme misérable humain. Je suis Verantwo, créature de l'ombre aux ordres de Ganon. Jusque là je revêtais la forme d'une corruption, mais les temps on changés. A présent le corps de Vaati est mien, sa conscience est endormie. Et avec l'aide du clan Yiga, j'aurais enfin la possibilité de détruire le véritable obstacle à la résurrection de Ganon, pas ce Héros de pacotille non, quelque chose de plus grave.... Préparez vous au règne des ténèbres!"
 "Une dernière chose: lors que le Piaf reviendra, dîtes lui ce qu'il vient de se passer. Dîtes lui que le temps est compté et qu'il devra faire vite si il veut sauver et Linkondo et Vaati. Dîtes lui que si il veut me trouver je serais chez les Yigas, dans les contrées Gerudos."

 Bref, il va falloir tirer tout ça au clair. Je sors tous mes autres carnets de notes pour essayer d'en savoir plus sur celle-ci. Je regarde d'abord ma page dédiée à Veran, qui, selon le nom, est la personne qui est laplus liée avec cette créature. Apparemment, elle était une femme de race inconnue qui a manipulé la Reine Ambi dans les lointaines contrées de Labrynna. Elle aurait érigé une certaine Tour Noire pour établir sa domination sur ce territoire et a réussi à le plonger dans les ténèbres. Le pays a mis 200 ans pour s'en remettre, mais cette blessure a été fatale et Labrynna n'a jamais repris sa splendeur passée. Cela ne m'avancera pas beaucoup mais aussi Verantwo doit avoir des visées maléfiques -à part le fait qu'elle veuille ressusciter Ganon. Il peut il y avoir aussi un autre lien : les deux personnes disposent du pouvoir de posséder quelqu'un.
 J'ouvre la carte du monde surchargée de notes, et je regarde s'il y a un lien entre la zone d'apparition de la créature, à Euzéro, le château d'Hyrule où se trouve l'objectif de Verantwo, le repaire des Yigas et l'endroit où j'ai retrouvé cette histoire de malédiction, dans les ruines de Goponga. Je me rends donc compte que cela forme un étrange prisme. Je note ça dans un coin de ma tête, il y a peut-être un lien...

 Après un certains temps de recherches, je ne suis arrivé à rien de constructif, mais je note mes découvertes sur un papier que j'accroche à la page de Verantwo. Je prends un gâteau aux pommes que j'ai acheté au Village d'Ecaraille (je me dis d'ailleurs qu'il doit être périmé, mais tant pis) composé d'une pomme, d'un boisseau de blé, d'une canne à sucre et d'une motte de beurre. Je grignote un peu en embrassant la vue des étoiles qui apparaissent calmement. On a pas l'impression qu'on viens juste d'assister à la naissance d'un monstre au service de Ganon. Il faut donc que j'attende ce dénommé Chompir pour pouvoir lui expliquer ce qui venait de se passer. Je prends donc un papier et m'occupe en peignant le paysage. Rien de tel qu'un ciel étoilé pour faire une bonne toile. L'air pur de la nuit envahit mes sens et je m'abandonne aux plaisirs artistiques.
 Je ne voix pas le temps passer et, lorsque la lune était au zénith, je décida de laisser des mots un peu partout destinés à ce mystérieux Chompir pour lui parler demain. Une fois une dizaine de mots accrochés un peu partout, je pris mon sac de couchage et m'installa à l'endroit où j'avais peint. Demain sera une longue journée, dans tous les cas de figure.

 Verantwo ? Pourquoi est-elle là ? Veux-t-elle m'achever car je connais la vérité ? Elle prononce des paroles incompréhensibles et montre sur une carte du monde des territoires que je ne connais pas. Il me fait comprendre que c'est ici qu'on doit être. Comme si... il nous ordonnait de fuir ce monde. Tout à coup, elle déchira la carte et s’approcha dangereusement de moi. Elle me secoue tout à coup pour des raisons inconnues. Elle me dit : Adieu ! Adieu !

 Je me réveille en sursaut. Que signifie ce rêve ? Je vais méditer cela toute la journée. Je me lève et range mon sac de couchage. D'après le soleil, on doit être vers les 8 heures du matin. Le soleil commence à montée et je ressens la rosée dans l'herbe. Je me retourne et je vois soudain un piaf debout. Je sursaute de peur, ne m'attendant pas à cela, et il me dit :
"Je m'appelle Chompir, et vous m'avez laissé plein de mots disant que vous devez me parler. J'écoute !"
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Chompir le mardi 23 mai 2017, 00:01:43
Chompir venait de laisser Vaati, pour rechercher des informations dans le village sur Kilton mais aussi pour en savoir plus sur l'origine de se village. Il n'était pas marqué sur la carte de son grand père et il y avait toute les peuples d'Hyrule qui habitaient ici. Hyliens, Zora, Goron, il vit même un Piaf originaire du village. Sa grand mère tenait l'épicerie du village et lui en avait ouvert une ici. Il profita pour aller acheter un lot de chaque type de flèche avec l'argent du roi Dorefah.
En continuant son tour du village il vit une boutique d'habit. Derrière se trouvais une Gérudo en robe de mariée et Grosailieh.


- Chompir : Excusez moi.

- Grosailieh : Hum... On s'connait ?

- Chompir : Oui, je suis Chompir. On c'est croisé dans la maison abandonnée au village d'Elimith.

- Grosailieh : Ah... J'peux faire quequ'chose pour toi ?

- Chompir : Et bien oui. J'ai plusieurs questions à vous poser.

- Grosailieh : J'vous écoute.

- Chompir : Et bien tout d'abord, j'aimerais en savoir plus sur ce village. Il n'apparait pas sur ma carte. J'aimerais aussi savoir pourquoi il y a autant de peuple différent ici.

- Grosailieh : Ici c'est le village d'Euzero. Il s'appelle comme ça parce que c'est un village et que j'suis parti de zéro. (Long blanc) Hum...

- Chompir : Hum ?

- Grosailieh : Le village est assez récent. Je viens de le terminer hier. Si il y a autant de peuple ici, c'est parce que pour le faire vivre et pour le construire j'ai du avoir besoin d'aide. Peux après que vous ayez quitté la maison au village d'Elimith. Un jeune Hylien est venu l'acheter. Après ça j'ai été envoyé par le patron ici pour construire ce village. Quelques semaines après il était là à la recherche du professeur Sheikah vivant plus loin après le relais. Ce jeune homme est passé m'aider du coup et en une semaine le village était construit. Hum... La gérudo que tu vois là c'est ma femme. On c'est marié aujourd'hui.

- Cornueih : Vassaq jeune Piaf. Je suis Cornueih, la femme de ce beau Voï.

- Chompir : Toutes mes félicitations. Je vous souhaite de former un très beau couple.

- Cornueih : Sarksak. C'est gentil. Profite de ce village le temps que tu veux.

- Chompir : Hélas je ne vais pas pouvoir rester. Je suis à la recherche d'un certain Kilton. J'ai un ami qui est dans le besoin et c'est le seul qui peut y faire quelque chose. Et puis j'ai un Zora qui aimerais le rencontrer aussi.

- Grosailieh : J'ai entendu ce nom au relais de l'est d'Akkala. Un soldat du nom de Hoz mène l'enquête sur lui. Tu devrais allé le voir.

- Cornuieh : Tu as l'air de venir de loin dis donc. Tu fais ça pour ton ami. Tu dois vraiment être une personne au grand cœur. Tu devrais allé voir au dessus du village vers le sud. Il y a une fontaine de fée là bas. Elle pourra surement faire quelque chose pour toi.

- Chompir : Je vous remercie beaucoup. Vous m'êtes d'une grande aide. Je vais allez voir la grande fée avant d'aller au relais. Je repasserais vous dire dire au revoir quand j'aurais mené mon enquête.

- Grosailieh : Repasse quand tu veux. Je t'apprécie bien l'oiseau. J'te souhaite bonne chance.

- Chompir : Merci à vous. À plus tard.

Le jeune Piaf partie donc en direction de la fontaine, plus au sud, laissant Vaati à l'auberge.
Au bout de cinq minutes de vol, Chompir était devant la fontaine. Un Korogu était caché dans un arbre au dessus. Notre ami s'approcha de la fontaine quand soudain une fée à la coupe laissant à désiré violette sortie.


- Mijah : Bienvenu à toi jeune Piaf. Je suis la grande fée Mijah et j'attendais ta venu avec impatience. Je sais déjà ce que es venu faire ici en Akkala et c'est une cause très noble que d'aider ses amis, peux importe leurs origines. Je sais aussi que même si tu parais dur avec le Zora répondant du nom de Vaati, tu l'aimes bien et veux l'aider. Hélas je ne sais pas ou se trouve ce Kilton.

- Chompir : Ce n'est pas grave. Je vous remercie quand même de votre aide...

- Mijah : Attends un peu, avant de partir. Ma sœur que tu as rencontré à Cocorico t'a donné un pendentif n'est-ce pas ? Donne le moi, je vais l'améliorer.

Chompir donna le collier à la grande fée Mijah mais elle hélas elle ne lui laissa pas le temps et l'emporta dans la fontaine. 

- Miajh : HAHAHAHAHA. Je l'ai amélioré. Maintenant tu pourras parler à quelqu'un qui possède un collier fait de pierre nox. Je peux d'ailleurs t'assurer que ton ami Yorick est en train d'en créer un. Par contre il n'a pas l'air de savoir les pouvoirs que possèdent les gemmes nox en plus de briller la nuit.

- Chompir : Je vous remercie beaucoup madame la grande Fée. Je vais de ce pas filer au relais de l'est d'Akkala. On m'a dit qu'un soldat enquêtais sur Kilton là bas. Je vais allez me renseigner. Au revoir.

- Mijah : Et Rideau !

La grande fée venait de regagner sa fontaine. Notre jeune Piaf était encore tout déboussolé avec ce qu'il venait de se passer. Mais au moins il disposait maintenant d'un collier capable de perler à quelqu'un d'éloigné. Il savait en plus que Yorick était en train d'en créer un. Ils allaient donc pouvoir communiquer ensembles.
Le piaf tout content à cette idée remit le collier autour de son cous et s'envola en direction du relais de l'est.
Après un vol d'une quinzaine de minutes, le Piaf était arrivé à destination. Il décida de manger quelques baies qu'il avait sur lui pour un petit goûter. Il décida au final de les faire revenir sur le wok du relais pour faire des baies grillés. Soudain un homme l'interpela.


- Inconnu : Hey voyageur ! Je me présente je suis Hoz. Soldat chargé de prévenir les voyageurs du coin de faire attention. Car vois tu chaque nuit un étrange vendeur du nom de Kilton apparaît à travers tout Hyrule. Il tiens un magasin du nom de l'antre des monstres. Un jeune Hylien à risqué ça vie pour me ramener un portrait de lui. Je te laisse regarder ce visage démoniaque. Ses dents fait pour te trancher la nuque. Prend garde à lui.

- Chompir : Et bien justement, vous tombez bien, je vous cherchais. 

- Hoz : Et bien que me veux tue l'ami ?
 
- Chompir : Je voulais justement savoir où se trouvais Kitlon. (Hum... je ne devrais pas lui dire mes intentions.) C'est justement pour savoir où je ne dois pas allé.

- Hoz : Et bien voila qui fait plaisir. Un voyageur qui veut tout faire pour se protéger d'un tel monstre m'emplis de joie. Alors dis moi à tu une carte. Je vais noter tout les endroits que ma source m'a transmis.

Le soldat fit des marques sur la carte. Il y en avait au village de Cocorico, à Ecaraille, Elimith, le domaine Zora, la cité Gérudo, le village Piaf même. La dernière était la plus intéressante, elle se trouvais au village d'Euzero.

- Chompir : Je vous remercie monsieur Hoz, vous m'avez été d'une grande aide mais je vais devoir partir.

Le Piaf réfléchi. Il voulait aller voir le scientifique Sheikah mais il devait trouver Kitlon. Il décida par rapport au soleil qu'il lui restait du temps avant la tombé de la nuit. Il parti donc vers la phare d'Akkala.

Un fois arrivé là bas, il fit face à un bâtiment délabré. Notre ami Piaf se permit d'entrer.
Personne n'avait l'air d'être présent mais une étrange statue était présente au milieu de la salle. Chompir s'approcha doucement et elle se mit à parler. 


- Sherry : Yo ! je suis Sherry. J'ai été créé par le génialissime Faras. Scientifique Sheikah de renom. Si tu es venu le voir il est partie pour le moment avec sa femme, rendre visite à leur fils Nad.

- Chompir : Très bien merci. Mais avant que je ne parte qu'êtes vous.

- Sherry : J'suis le fourneau antique du labo. Le prof Faras m'a donné une conscience et la parole. Mais sa femme ne m'apprécie pas trop alors il s'occupe moins de moi. Si tu veux rencontrer le professeur Faras il est au village d'Euzero.

- Chompir : Merci beaucoup et au revoir.

Le jeune Chompir reparti vers le village. La nui était en train de tomber et il espérait croiser sur la route Kilton et son antre des monstres. Après une demi heure de vole, la nuit était tombé. En arrivant près du lac d'Akkala ou se trouvais le village d'Euzero, Chompir vit une étrange lueur violacé sous le pont naturelle. C'était Kilton !
Le Piaf fila sous le pont et arriva pour devant, ce qui semblais être un ballon volant.


- Chompir : Excusé moi ?

- Kilton : Ghyaaaaa !! serais-ce un Moldarquor ? Ah non il s'agit d'un Piaf. Que me vaut l'honneur de votre visite ?

- Chompir : J'ai un ami Bokoblin qui devient fou lors de Lunes de Sang. Vous l'avez déjà rencontré près du relais des Géminées. Je viens ici pour vous acheter des extraits de monstres.

- Kilton : Alors sache qu'on ne paye pas avec des rubis ici. On utilise le Streums.

- Chompir : Le Steums ? Qu'est-ce que c'est ?

- Kilton : C'est la monnaie du magasin. Pour en avoir, je te l'échange contre des morceaux de monstre. Après tu pourras acheter ce que tu veux.

- Chompir : J'ai quelques éléments de Lézalfos que je pourrais vous vendre. J'ai une dizaine de corne de Lézalfos ça ferais combien.

- Kilton : Pour dix corne de Lézalfos vous en avez pour cinquante Streums.

- Chompir : Très bien ça me va. Maintenant j'aimerais prendre le plus d'extrait de monstre possible.

- Kilton : Avec cinquante Streums vous pouvez en avoir cinq.

- Chompir : Très bien ça me suffira. Quand on en aura encore besoin je reviendrai vous voir. J'ai noté vos postions sur ma carte. Au revoir.

- Kilton : Au revoir et que la nuit soit belle.

Le Piaf retourna au village juste au dessus. Arrivé là bas, il vit plusieurs notes laissé par une soit disant Gérudo, qui voilais lui parler de quelque chose de très important. Chompir décida donc de passer la nuit à l'auberge. Ce qui était étrange c'est que Vaati le zora n'était plus là. Il avait du partir chercher Kilton malgré son avertissement.

Au petit matin, le jeune Piaf mangea le restant de pain au froment de la dernière foi avec une pomme. Il n'avait pas le temps de cuisiner. D'ailleurs il n'avait pas vu le Zora. Il alla voir dehors quand soudain il aperçu, sur la place une Gérudo qui était en train de dormir. Il se posta devant elle. Soudain elle se réveilla.


- Chompir : Je m'appelle Chompir, et vous m'avez laissé plein de mots disant que vous devez me parler. J'écoute !
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: stefbad le jeudi 25 mai 2017, 12:20:57
"Je m'appelle Chompir, et vous m'avez laissé plein de mots disant que vous devez me parler. J'écoute !"

 Bon, là, il me prends de court. Je ne m'attendait absolument pas à le voir aussi tôt ! Et en plus, j'avais d'autres choses à faire ! Mais je ne vais pas me plaindre : il est là. Je pense que je vais l'inviter à manger en ce temps matinal. Après tout, lui aussi doit avoir faim ! Je décide donc de lui introduire tout ça :

"Bonjour, je m'appelle Stefbad, et j'ai effectivement à vous parler. Mais auparavant, que diriez-vous de manger un peu, je prépare la nourriture : je suis mieux réveillée après avoir mangé.

 Hmm... J'espère que c'est bien. Je me débrouille toujours mal avec les autres, mais c'est ma nature légèrement timide.

"Très bien, mais j'ai déjà mangé. Je présume que vous allez m'expliquer en mangeant ?"

 Yes ! Je me suis bien exprimée ! Bonne chose de faite, je me suis présentée correctement. Mais il va falloir tenir toute une discussion comme ça. Ça va être dur !

"Exactement ! Attablez-vous, même si vous n'allez pas manger, sur l'une des tables de l'auberge. Je vous rejoint après !
-Très bien !"

 Il s'en alla vers une table de l'auberge. Très bien, je vais avoir du temps pour moi. Je me dirige donc vers le wok et je mets à l'intérieur un œuf de volaille, une canne à sucre et une bouteille de lait frais et j'obtiens un magnifique flan -pour une fois que je le réussis ! Pendant ce temps, je réfléchit à mon rêve. Il y a déjà bien longtemps, j'ai appris à mes dépends que j'ai, en quelque sorte, des rêves prémonitoires. Mais il faut les décrypter !
 Récapitulons. Il y avais Verantwo. Elle a montrée un point en dehors de la carte. Elle a déchiré la carte en deux, de façon à séparer le Nord et le Sud. Elle m'a répétée "Adieu !". Analysons. Premièrement, je vais sûrement revoir Verantwo, c'est sûr. Ensuite, On va avoir un lien avec quelque chose en dehors d'Hyrule. C'est très étrange surtout sachant que désormais tout lien avec d'autres terres que Hyrule est impossible à cause du "Fossé de Ganon" mais cela veut peut-être aussi dire qu'elle à un lien avec l'extérieur d'Hyrule ou alors qu'elle partira en dehors d'Hyrule. Ça, seul l'avenir nous le dire. Ensuite, elle va sûrement chercher à diviser le nord et le sud, d'une façon ou d'une autre. Peut-être qu'elle va provoquer une guerre entre Piaf et Zora et une autre entre Goron et Gerudos, ou autre chose. Ou alors va-t-elle, à son grand malheur, contrôler que le sud ou que le nord ? En tout cas, il y aura une division entre Nord et Sud. Enfin... elle va sûrement vouloir me tuer... car je la connais ? Alors je mettrai en danger de mort Chompir ? Ou alors l'est-il déjà car apparemment il connaissait ce dénommé Vaati, et donc des choses sur la malédiction ? Je ne sais pas, mais je lui donnerai le choix de savoir ou pas.
 Je reviens vers l'auberge en apportant mon plat de flans et m'attable avec Chompir. Il semblait loucher sur mes flans et je lui en donne un :

"Vous n'en avez sûrement pas beaucoup mangé. Acceptez ceci."

 Chompir me faisait comprendre que je n'avais pas besoin de faire ceci mais en même temps il me remerciait de l'avoir fait. Il attendit quand même que je commence à manger poliment avant de lui-me commencer. Entre deux bouchées, je commença à lui exposer le problème :

"Alors, ce dont je souhaite vous parler est très sérieux et concerne votre compagnon ou je ne sais quoi qui se nomme Vaati. Mais auparavant, je souhaite vous prévenir. Vous êtes sûrement en danger de mort, et vous le serez peut-être encore plus si je vous révèle ce dont je souhaite vous parler. Donc, je vous laisse le choix de savoir ou pas."

 Chompir laisse paraître un sentiment assez étrange. Il semble être curieux mais en même temps assez exaspéré. Pourquoi, je ne sais pas. Il prit un temps de réflexion avant de me parler :

"Ça veut dire que vous êtes en danger de mort."

 Sa réponse m'étonna. Je ne pensait pas qu'il allait me répondre ça... non que je dise qu'il soit stupide ! détrompez-vous ! Mais quand même il a pensé à ça avant de me dire sa réponse. J'improvise donc une réponse :

"Euh... Oui effectivement !

'Ça ne vous affecte pas tant que ça ?"

 Là encore, grosse surprise. Il semble doué de bien plus de capacité cognitive que la plupart des gens que j'ai rencontré ! Encore une fois, j'improvise :

"Non... Après tout, je savais que ma soif de connaissance me pousserai à avoir des problèmes !

-Je vois... Donc j'accepte de connaître la vérité."

 Soulagement. Je pensait qu'il n'allait jamais arrêter de m’assaillir de questions ! Je sors tous mes carnets de notes, ce qui semble étonner Chompir... enfin, qui n'en serait pas étonné ! J'ouvre donc la page de Verantwo et je lui explique :

"Bon, accrochez-vous. Ça va être long et complexe. En bref, je suis venu ici... Non, ne m'interrompez pas. C'est très important pour connaître la suite. Bref, je suis venu ici pour en apprendre plus sur une malédiction créée par Ganon que j'ai surnommé la "Malédiction Corruption". C'est en fait une flaque de corruption avec un œil dessus qui agit comme un parasite et absorbe progressivement l'énergie vitale de son hôte. Lors de la mort de l'hôte, le parasite va trouver un autre hôte et se déplace, mais je ne sais pas comment. Je suis donc arrivée ici et j'ai vu votre compagnon Vaati couché par terre et j'ai alors remarqué qu'il était un hôte de cette malédiction. J'ai décidé d'attendre jusqu'à que tous s'endorment pour que j'aille étudier la malédiction. Or, je n'ai pas eu ce temps car lors du coucher du soleil, la malédiction s'est activée, et voilà que la tâche de corruption s'est étendue sur tout son corps et une créature nommée Verantwo s'est alors formée. Regardez sur mon carnet, voilà à quoi elle ressemble.
 Elle a dit à la population ces mots : "Ahhh, qu'il est bon d'être enfin libre de ses mouvement !" Du calme misérable humain. Je suis Verantwo, créature de l'ombre aux ordres de Ganon. Jusque là je revêtais la forme d'une corruption, mais les temps on changés. A présent le corps de Vaati est mien, sa conscience est endormie. Et avec l'aide du clan Yiga, j'aurais enfin la possibilité de détruire le véritable obstacle à la résurrection de Ganon, pas ce Héros de pacotille non, quelque chose de plus grave.... Préparez vous au règne des ténèbres !" Une dernière chose: lors que le Piaf reviendra, dîtes lui ce qu'il vient de se passer. Dîtes lui que le temps est compté et qu'il devra faire vite si il veut sauver et Linkondo et Vaati. Dîtes lui que si il veut me trouver je serais chez les Yigas, dans les contrées Gerudos."
 Donc en gros, Vaati est devenu Verantwo et est parti chez moi. J'ai ensuite cherché à faire des conjectures avec ce que je connaissait. J'ai donc fait le lien avec Veran -attendez que je trouve l'image... là !- qui était une sorcière, ou quelque chose d'autre qui a plongé le lointain royaume de Labrynna dans une ruine car elle a perverti les pensées de la reine Ambi pour plonger son pays dans les ténèbres. Ça a marché car ce pays a mis 200 ans à s'en remettre, du moins en théorie car Veran et la Reine Ambi sont toujours une plaie ouverte là-bas, de ce que j'ai compris du moins. Enfin, je vous sort la carte, j'ai aussi remarqué que... -voilà- ça faisait un un losange très affiné lorsque j'ai reliée Euzéro, le Château d'Hyrule, la planque Yiga et les ruines de Goponga où j'ai trouvée les informations sur cette malédiction. J'ai fini.

-Je comprends. Mais... comment avez-vous connu mon nom ?"

 Je pense que je rougis. Je réponds quand même :

"Heum, il y avait un mot que vous avez laissé à l'adresse de Vaati signée par vous.

-Je comprends. Je pense que je n'ai d'autre choix... que d'aller rejoindre le reste de ma troupe pour explique ce danger.

-Heum, sauf votre pardon, puis-je savoir pourquoi vous parcourez le monde ?

-Il y a deux personnes qui souhaitent ouvrir un restaurant. Mais ils ne savent pas où.

-J'ai parcouru le monde donc... pouvez-vous leur transmettre qu'ils devraient s'installer au Relais des Géminées, c'est un endroit assez calme avec beaucoup de circulation, ils feraient de bonnes affaires.

-Je transmettrais ! Au revoir !

-Au revoir !"

 Pendant qu'il s'en allait, je regarde l'horizon. Peut-être faudrait-il que je le suive ? En tout cas, ça faisait longtemps que je n'avais pas eu de réelle conversation, tellement que j'en avais la larme aux yeux. Après quelques minutes passées à le voir s'en aller, je remis ma bague en gemme nox que j'avais achetée au domaine Zora et je m'en alla. Prochaine destination, le Relais des Géminées !
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Yorick26 le jeudi 25 mai 2017, 21:31:06
ꟷ Linkondo : Tu fais quoi ?

Le Bokoblin s’était rapproché discrètement et s’était assis à côté de Yorick. Jielash quant à elle l’avait suivi de près, mais avait préféré ne rien dire de peur de déranger. Voilà plusieurs jours qu’ils erraient tous les trois dans Hyrule. Ils avaient commencé à se déplacer vers le nord-est, en direction de la région d’Akkala. Après tout, Krystal était imprévisible. Même si la logique voulait qu’elle essaye de fuir Chompir, elle aurait pu tout aussi bien jouer la carte de la psychologie inversée et aller dans la même direction. Elle avait en effet l’habitude d’embrouiller les esprits. La légende voudrait qu’elle ait réussit à convaincre un dragon bleu de l’aider pour ses propres intérêts avant qu’elle le trahisse en retour. Dans tous les cas, ils ne pouvaient rien deviner. Rien savoir. Alors même si cela avait été difficile à accepter pour Linkondo, ils abandonnèrent l’idée de poursuivre la traîtresse et de récupérer le wok. Pauvre wok et pauvre bokoblin. Ce dernier s’était lamenté tout le long de la première journée en trainant des pieds et se plaignant toutes les cinq minutes. Depuis, ils s’étaient avancés, et Linkondo avait arrêté de grommeler. Néanmoins, on sentait que l’ivresse de l’aventure avait disparu. Ils se raccrochaient à l’espoir que Chompir ait réussi à trouver une solution pour les crises lors de pleine lune. Heureusement rien ne s’était passé jusque-là. Ils n’avaient qu’un élixir. Il fallait en sorte de retrouver Chompir avant que cela n’arrive.

La nuit était presque arrivée quand ils décidèrent de faire une halte. Tout le monde était démotivé et fatigué. Ils avaient faire des détours pour éviter les routes et les relais qui n’auraient pas compris la présence d’un Bokoblin qui parle et inoffensif. C’est toujours le même problème récurrent. Linkondo leur avait assuré qu’il était capable de dormir tout seul dehors et que Jielash et Yorick pouvaient très bien s’offrir un vrai lit dans un Relais, mais ceux-ci avaient refusé. Le Bokoblin, même s’il sentait que c’était pour des bonnes intentions qu’ils refusaient de le laisser seul, ne pouvait pas s’empêcher de se renfrogner devant cette démonstration d’absence de confiance avec lui. Pourtant aucun des deux hyliens n’avaient pas de confiance en Linkondo. L’un comme l’autre s’étaient attachés à cet être unique, et par camaraderie, ils refusaient de le laisse seul. Il valait mieux rester groupés. L’équipe de base était maintenant bien trop divisée pour qu’ils se séparent une nouvelle fois.

Néanmoins, Yorick avait ressenti le besoin de s’isoler un petit peu. Il vivait mal l’absence et la trahison de Krystal. Ses plans s’écroulaient. Il ne s’en remettait pas. Le marais des Anémones où ils s’étaient arrêtés offrait une vue des alentours parfaites. Mis à part quelques arbres qui avaient réussi à pousser sur les quelques ilots qui pointaient ici et là, rien n’obstruait la vue. Si bien que Yorick s’était permis de laisser ses pas le guider. L’eau lui arrivait jusqu’aux genoux, mais cela ne le gênait pas. Il était bien trop pris dans ses pensées pour remarquer ce genre de détail. Il avait repéré une lueur sur la paroi de la montagne et s’était dirigé instinctivement vers elle. Arrivé sur le bord, il se rendit compte que c’était des gisements de gemmes nox qui avaient simplement attiré son regard. Voilà qui était intéressant. Après tout la nuit était bientôt là et la veille, le groupe de trois aventuriers avaient été surpris par la pluie. Même s’ils avaient réussi à trouver un abri pour pouvoir dormir relativement au sec, ils n’avaient pas réussi à trouver la moindre branche de bois assez sèche pour pouvoir démarrer un feu digne de ce nom. Ils avaient dû alors passer la nuit dans le froid mais aussi dans le noir, les nuages chargés de pluie bloquant le moindre rayon lunaire. Avec ces pierres, même en l’absence de feu, ils auraient de quoi s’éclairer pendant la nuit améliorant ainsi l’installation de leur couchage. C’était une idée assez ridicule, mais qui pourrait les aider de manière subtile. Toute amélioration était bonne à prendre.

Yorick ne mit pas longtemps à en extraire quelques morceaux qui commençaient déjà à briller. Il ne réussit à pas à détruire le gisement, mais il l’ébranla assez pour en récupérer trois gemmes de la taille d’une noisette. Même en les prenant séparément, le jeune hylien fut surpris de la lumière qu’elle apportait. Une pierre pour chacun des compagnons suffirait largement. Il hésita à en prendre d’avantage pour dans le cas où ils retrouveraient Chompir ou Krystal, mais il n’en avait pas envie. Ils étaient trois. C’était sa seule certitude.

Alors qu’il les rangeait dans une de ses poches, il s’aperçut qu’il avait récolté des bandelettes de cuir qu’il avait ramassé quelques jours plus tôt. Depuis peu, Yorick avait pris l’habitude de ramasser tout ce qu’il trouvait sur son chemin. Si ses deux compagnons le regardaient avec un regard dubitatif, il leur répondait d’un air innocent et las : « On ne sait jamais, cela peut servir. ». Néanmoins cela leur avait permis de refaire le plein d’ingrédients. S’ils avaient l’occasion de faire un feu, ils n’avaient pas spécialement de quoi se plaindre des repas. Le midi même, ils s’étaient tout trois régalés avec un champi mariné cuisiné une pomme, un gland, un champi enduro et un rayon de miel enduro. Ils s’étaient sentis revigorés temporairement ce qui leur avait permis de bien avancer. Tout ça, grâce à simplement leur trouvaille au bord de la route.

Les gemmes nox dans une main, les bandelettes dans une autre, son cerveau commença à s’activer. Profitant de chaque aspérité des pierres et à l’aide d’un système de nœud pas très perfectionné mais solide, il réussit à faire trois colliers avec une pierre chacun en guise de pendentif. Ce n’était pas parfait, mais tiendrait. Ils pourraient quand même courir avec, voire se battre. Alors qu’il finissait le troisième collier de gemme nox, il était arrivé au camp et s’était arrêté. Il ne prit pas la peine de s’asseoir. Il le finirait debout. C’est à ce moment que Linkondo et Jielash s’étaient approchés.

ꟷ Linkondo : Tu fais quoi ?
ꟷ Yorick : Je fais un collier qui s’éclaire la nuit. J’ai trouvé des gemmes nox pas loin. Comme ça on évitera les mésaventures d’hier.
ꟷ Jielash : Ingénieux.
ꟷ Linkondo : Un collier ? On va devoir porter un collier ?
ꟷ Yorick : Ben on n’est pas obligé de les porter tout le temps. Mais ils s’éclairent que quand ils sont dans le noir. Je crois que c’est un phénomène de phosphorescence, mais ça n’explique pourquoi les minerais coincés dans les gisements arrivent quand même à briller alors qu’ils n’ont pas eu un rayon de soleil.
ꟷ Jielash : C’est un peu comme les turbos silencio.
ꟷ Yorick : Un peu ouais. En tout cas, j’ai l’impression qu’on sortira mieux avec ça. Si ça se trouve, cela pourra être plus utile que ce qu’on pensait. Faut juste qu’on trouve un moyen d’étouffer cette lumière quand on veut se coucher, sinon, on va se faire repérer pendant notre sommeil et on n’arrivera pas à dormir. Vous avez une idée ?
ꟷ Linkondo : Faudrait les cacher. On pourrait les enterrer.
ꟷ Jielash : Dans un premier temps. Le lendemain il suffirait de les récupérer dans la terre fraichement retournée. Mais ça serait quand même mieux si on avait un système plus approprié.
ꟷ Linkondo : Un ballon de baudruche octo ? Ça pourrait être faire office de sac, non ?
ꟷ Jielash : Pas sûr que ce soit opaque, opaque.
ꟷ Yorick : La nuit va tomber, donc on ne va pas tenter tout de suite. On verra ça demain. Pour ce soir, on utilise la première méthode. Ça vous va ?
ꟷ Jielash : Adjugé !
ꟷ Linkondo : D’accord.

Yorick ne savait pas vraiment pourquoi mais cette découverte le remplissait d’un optimisme nouveau. Cela n’était pas grand-chose, mais pour la première fois depuis des jours leur situation avait cessé d’empirer. Malgré l’absence de nuages ce soir, ils s’amusèrent à utiliser leur nouveau collier. Il était marrant de remarquer à quel point leur vue changeait la nuit. Ils récupèrent des petits animaux sauvages comme des poissons ou des daims qui se reposaient. Ils auraient de la viande ce soir. Alors qu’ils étaient tranquillement en train de choisir ce qu’ils mangeraient ce soir, chacun sentit son collier vibrer. 

ꟷ ??? : Ils m’accompagnent depuis un petit moment. Faudrait que je les retrouve. Lorsque je cherchais Kilton, Terry, un marchand ambulant un peu étrange, m’a apporté un message de leur part. Ils ont pris la route. On devait se retrouver justement au Relais des Géminées. C’est impossible qu’on s’y installe en y réfléchissant. Il y a trop de passages justement. La présence d’un Bokoblin qui parle… Ah oui, il faut que je te parle de Linkondo. C’est un Bokoblin qui parle…

La voix semblait venir de chaque pierre. Les gemmes nox brillaient d’une lumière légèrement différente que celle qu’elle avait quelques minutes plus tôt. Alors qu’avant elle luisait d’un bleu vert, elle avait pris une teinte qui tournait plus vers le vert anis rappelant la lumière émise par les lucioles de la sérénité ou les turbos silencio. Ce fut Linkondo qui fut le premier à réagir, masquant ainsi la suite du discours sortant à l’unisson des pendentifs.

ꟷ Linkondo : Mais ! Mais c’est la voix de Chompir ! Et il parle de moi.
ꟷ Yorick : Je crois bien que c’est lui. Mais chut, laisse-lui parler.
ꟷ Chompir : Attendez messieurs les Zoras. J’ai l’impression que le collier s’est mis à fonctionner. La grande fée d’Akkala l’a amélioré et m’avait prévenu que je pourrais communiquer. Linkondo ! Yorick ! Vous m’entendez ? Krystal et Jielash sont là ?
ꟷ Yorick : Jielash est là. Par contre Krystal s’est barrée avec le wok. On n’a aucune idée d’où elle est. On est parti dans ta direction. Faute de mieux.
ꟷ Chompir : Oh la sal…eté !
ꟷ Jielash : Si peu.
ꟷ Linkondo : Tu te rends compte ! Elle a volé mon wok.
ꟷ Yorick : Mais c’est quoi cette histoire de collier, de grande fée et tout ça. Tu es où ? On arrive. Tu as trouvé Kilton ?
ꟷ Chompir : Oulah. Une question à la fois. Pour le collier, je vous expliquerai ça plus tard, quand on se retrouvera. J'ai des extraits de monstre. J'ai aussi rencontré Stefbad est une Gerudo qui m'a transmis un étrange message. C’est effrayant cette histoire ! Mais pour le collier, on va pouvoir communiquer même si on est séparé. Ca c'est merveilleux. J’ai l’impression que ça s’active quand quelqu’un porte une pierre nox et qu’on pense à lui ou qu’on dit son nom. En tout cas, je sais pas trop comment ça fonctionne.
ꟷ ??? : Je... Je confirme.
ꟷ Chompir : Oh ! Mais j'entends Stefbad en plus !
ꟷ Yorick : Nous aussi.
ꟷ Stefbad : C'est ma bague nox qui brille.
ꟷ Chompir : Fabuleux ! Bon, les gars. Faut qu'on se rejoigne.
ꟷ Jielash : Parfait ! Dis-nous où tu es et on arrive.
ꟷ Chompir : Non, c’est nous qui venons. Il faut qu’on aille trouver un certain Verantwo chez les Yigas et prendre la direction du désert Gérudo. C'est là qu'il se trouve. La vie de Linkondo est en jeu. Dîtes-nous où vous êtes. On vous expliquera. Enfin je vous expliquerai.
ꟷ Jielash, Linkondo et Yorick : Quoi ?
ꟷ Chompir : En plus, j’irai plus vite que vous en volant. Stefbad semble avoir des informations qui pourraient nous aider. Je viens te chercher Stefbad et je t'emmène par la voie des airs. Tu es sur le chemin, je suppose ?
ꟷ Stefbad : Oui.
ꟷ Compir: Okay. Ce sera plus facile si tu leurs expliques, Stefbad.
ꟷ Yorick : Ok. Soit. Va pour les explications plus tard. Nous, on est sur un îlot des Anémones. Tu nous repéreras à l’aide de nos colliers, on va les laisser allumer pour que tu puisses nous voir de là-haut. Ça te va, Chompir ?
ꟷ Linkondo : Dis Chompir, tu n’aurais pas vu Krystal ou mon wok par hasard ?
ꟷ Jielash : Il ne répond plus. Je crois que ça a coupé.

Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Neyrin. le jeudi 25 mai 2017, 23:23:01
Attention, pavé :hap:

Le chemin qui menait jusqu'au relais des Géminés s'était révélé être moins long que je ne le suggérais. A vrai dire, j'avais eu quelques appréhensions quant à ces monstres qui s'étaient installés sur la rive gauche. Garadon nous avait mis plusieurs fois en garde avant notre départ. Lorsque nous nous étions engagés avec l'Hylien entre les deux monts, nous découvrîmes que ces fameux monstres n'étaient que des bokoblins. Lui, il s'était mis à rire à gorge déployée puis avait poursuivi en ne s'en souciant pas davantage. Je gardai tout de même une main sur mon cimeterre, prêt à le dégainer si cela venait à être nécessaire. Les bokoblins ne semblaient pas nous avoir remarqués, leur attention étant focalisée sur la nourriture qu'ils dévoraient. Les avertissements de Garadon n'avaient été que superficiels, finalement. Nous traversâmes un pont de bois délabré, le pont de l'Aîné, puis nous fûmes arrivés jusqu'au relais.

C'était un endroit assez chaleureux pour les voyageurs. Une grande tente où sur son toit, se dressait une imposante tête de cheval. Sans aucun doute, c'était à cela que l'on reconnaissait les relais.

Trois voyageurs étaient assis en tailleur sur le sol, près d'un wok et discutaient calmement. Deux hommes et une femme. Ils partageaient un repas. La femme semblait distraite et soulevait sa manche pour vérifier son bras. Je remarquai qu'il était couvert de plaies mais je n'osai pas lui proposer mon aide. Derrière eux se trouvait une petite étable où quatre chevaux se reposaient, libérés de leurs selles et harnais. Des chèvres se promenaient à proximité du relais, leur grande cloche autour du cou qui tintait fortement lorsqu'elles trottinaient. C'était un son qui contribuait à la sérénité de cet endroit. Un chien aux poils longs restait à leurs côtés, s'assurant que les bêtes ne se dispersaient pas. Il était assis, la langue pendante et le souffle rapide. Lorsque l'une des chèvres s'éloignait du groupe, il se redressait et s'empressait de la remettre avec les autres.

L'Hylien descendit de sa monture puis s'étira longuement. Il alla ensuite s'adresser à un homme qui se trouvait à l'intérieur de la grande tente, appuyé sur un comptoir. Ils se mirent à converser. Lorsque je vins le rejoindre, les voyageurs me dévisagèrent. Ce devait être rare de croiser une Gerudo dans les environs, apparemment. L'Hylien remercia l'homme puis se tourna vers moi.

« Bonne nouvelle ! dit-il avec enthousiasme. Nous pouvons emprunter un cheval jusqu'à Elimith.

- Emprunter ?

- Oui, nous laisserons le cheval là-bas une fois arrivés. Enfin, à vous de décider. J'reviens, je dois régler une dernière chose. »

J'acquiesçai tandis qu'il repartait en direction du comptoir. Je n'avais pas besoin d'une monture. Faire le voyage à pied ne me dérangeais pas, bien au contraire. J'allai déposer mes bagages à l'intérieur du relais, près d'un des lits. Ils avaient l'air accueillant, tous sans exception. J'eus envie de me glisser sous les draps. Un petit garçon dormait sur celui du milieu, dans une position improbable. Le pauvre petit semblait épuisé.

Je ressortis pour aller à la rencontre de ces trois voyageurs intrigués. Leurs expressions se modifièrent. La femme me paraissait taciturne. Le premier homme avait le teint basané, les cheveux noirs et le second était blanc, les cheveux châtains remontés en une queue de cheval.

« C'est bien la première fois que je vois une Gerudo dans ce coin de campagne paumé, lâcha le premier dans un rire. Venez vous joindre à nous, vous avez du faire un long trajet.

- Sak... Merci, répondis-je en m'installant.

- Vous voulez un peu de risotto au saumon ? proposa-t-il. Vous verrez, c'est pas mauvais. »

J'acquiesçai puis me penchai sur le wok. Dedans cuisaient des boisseaux de riz, une motte de beurre (qui avait fondue depuis), un cristal de sel et des saumons. Il saisit un bol et me servit de sa préparation. Je le remerciai une seconde fois, avant d'entamer mon repas. La femme m'observait des pieds à la tête. Son regard n'était pas méprisant, cela ressemblait plus à de la curiosité.

« Alors, dites-moi... Qu'est-ce qui vous amène ici ? Ce devait être important.

- Pourquoi ça ?

- Peu de Gerudos quittent le village, j'ai tort ?

- Cela dépend.

- Vous venez de loin, en tout cas. »

L'autre voyageur délaissa son bol, repu. Il restait des grains de riz et un morceau de saumon. Sa compagne lui déroba son repas qu'elle dévora.

« Je suis déjà allé au village Gerudo, poursuivit le châtain. Malheureusement, je n'ai pas pu y accéder. Dire que j'ai traversé le désert sous une chaleur mortelle dans l'espoir d'y entrer... (il afficha une mine dépitée) J'ai risqué ma vie pour rien.

- Tu ne voulais pas me croire. Tu étais persuadé que ce village était accessible aux hommes, tu aurais du m'écouter ! s'exclama la femme. J'te rappelle que c'est toi qui nous a traîné dans cet enfer ! Tu avais oublié de remplir notre gourde, on a failli finir desséchés !

- Comment ça, c'est de ma faute ? Je t'avais demandé d'y penser ! Et qu'est-ce que tu m'as sorti en plein milieu du chemin ?! Que tu as oublié l'eau ! »

Ils se mirent à crier, l'un cherchant à couvrir la voix de l'autre pour s'imposer. Je n'osai pas m'interposer.

« Je savais qu'on aurait du aller chez les Zoras ! Au lieu de ça, tu m'as trimballé là-bas ! Mais bien sûr, tu ne m'écoutes jamais, comme d'habitude !

- Bien sûr que si, que j't'écoute ! J'fais que ça, d'ailleurs ! Mais t'es jamais contente !

- C'est grâce à ta grande capacité d'écoute que j'ai le bras en lambeaux !

- T'aurais préféré que je vienne pas t'aider, peut-être ?!

- J'aurais préféré que tu m'écoutes !

 - Je t'écoute !

- Non, tu ne m'écoutes pas vu que t'as rien compris !

- J'ai pas compris quoi ?!

- Tu comprends pas ce que je te dis ! »

Leur dispute futile et décousue semblait interminable. Ils ne se comprenaient plus, se hurlaient dessus sans chercher à se calmer.
Le premier voyageur m'adressa un rire gêné puis me proposa d'aller discuter ailleurs. J'acceptai, emportant mon bol et mes baguettes. Nous allâmes nous installer à l'écart du relais, non loin d'un immense cimetière de Gardiens. J'étais impressionnée par tous ces cadavres de robots qui gisaient dans l'herbe verdoyante, dévorés par la mousse. De petits animaux s'y réfugièrent, apeurés par notre présence.
 
« C'est ici que le Héros est décédé, d'après la légende. C'est pour cette raison que quelques fois, on peut croiser des gens qui viennent déposer des fleurs dans les environs. Mais ça devient de plus en plus rare, les monstres occupent l'endroit désormais.

- Personne n'est venu les chasser ?

- Ils sont trop nombreux. Ils ont l'instinct grégaire, vous savez. Enfin... Où est-ce que vous voyagez comme ça ?

- Jusqu'à Elimith, pour l'instant.

- Vous devriez aller à Akkala, c'est très beau. Depuis peu, un village s'est construit dans cette région. C'est ici que vivent mes enfants, au village d'Euzero. Nous sommes originaires d'Ecaraille mais nous avons voulu changer de vie, alors nous avons pris nos bagages et nous sommes partis.

- Vous avez laissé vos enfants seuls ?

- Ah ah, bien sûr que non ! Vous les verrez sûrement si vous vous rendez à Akkala.

- Je compte parcourir toute la contrée. »

Il sourit. Je terminai mon repas.

« Vous avez du courage. Vous voyagez avec cet homme ?

- Hm ?

- L'Hylien qui vous accompagnait.

- Oh... Je ne sais pas, répondis-je, confuse. Nous nous sommes rencontrés par hasard et j'ai accepté de le suivre. Qui sait ce qu'il se passera ensuite. »

Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: stefbad le samedi 27 mai 2017, 08:36:14
Les plaines d'Akkala sont très belles. Les arbres d'un teint orangé s'accorde avec le bois et le vert de la prairie. Il n'y a aucun monstre pour le moment, et si je n'étais pas en train de m'activer pour rejoindre le Relais des Géminées je me serais arrêtée pour faire une peinture. Le soleil montait de plus en plus dans le ciel et on approchait les 10 heures. Que c'est paisible ! J'aime beaucoup cet endroit, à la place de ces marais incessants à Lanelle. Je m'assois un petit peu et je me dit que sûrement cette Verantwo va apparaître. Depuis ce dernier rêve, je suis tout le temps en train de me dire qu'elle va apparaître et me tuer. Je présume que c'est ça qu'ont enduré les héros de toutes les générations ! Mais il faut bien que pour mes recherches je me mette à leur place.
 Je me relève et je continue ma route. Je ne peux m'empêcher de me demander si Chompir va arriver à destination sans encombres, et aussi si j'ai bien fait de le laisser partir... Mais si j'avais fait le contraire, il m'aurait pris pour une dingue et n'aurait jamais eu confiance en ce que je lui ait dit. Si seulement quelque chose de plus excitant pouvait se passer...

"Stefbad est une Gerudo qui m'a transmis un étrange message. C’est effrayant cette histoire ! Mais pour le collier, on va pouvoir communiquer même si on est séparé. Ca c'est merveilleux. J’ai l’impression que ça s’active quand quelqu’un porte une pierre nox et qu’on pense à lui ou qu’on dit son nom. En tout cas, je sais pas trop comment ça fonctionne."

 Quoi ? Qui a dit ça ? On dirait la voix de Chompir mais... d'où elle viens ? Il est sensé être parti ! Bon, je ne sais toujours pas exactement où il est parti, et il est peut-être à quelque mètres de moi. Ou alors ce qu'il dit est vrai, que c'est un collier qui fonctionne... oui, je veux bien mais j'ai horreur des colliers, j'ail l'impression de m'étrangler ! Ou alors, c'est cette pierre nox. Et j'en porte une sur moi ! C'est vrai, j'avais acheté cette bague en pierre nox taillée car c'est lumineux et en plus ce modèle-là est très beau.
 Bref, je vais essayer de m'incruster là dedans pour essayer d'utiliser cette pierre nox. Je pense donc très fort à Chompif et je dis :

"Je... Je confirme."

 J'espère qu'on m'a entendue ! En tout cas, si quelqu'un me vois il me prenderait pour une dingue. Mais c'est pour l'avancement de mes recherche que je fais cela, donc je ne flanchierais pas !

" Oh mais j'entends Stefbad en plus !
-Nous aussi."

 Ça... ça à marché ! Youpi ! Donc il va falloir que j'étudie ce fonctionnement, que je casse une pierre nox pour pouvoir connaître tous ses secrets ! Mais chaque chose en son temps. J'ai donc parlé à Chompir et apparemment aussi aux amis qu'il veux rejoindre. Cela veux donc dire que les pierre nox permettent de créeer un réseau à partir d'un des participants. Donc en gros, si on a deux participants et qu'il y en a un qui pense à un troisième, alors le troisième participant sera relié à tous les participants de cette discussion ! C'est juste génial ! Il faut donc que ne leur explique pourquoi !

"C'est ma bague nox qui brille"

 Oh super, je me suis plantée. Bref, écoutons donc cette discussion et attendons sagement qu'on me pose une question.

"Fabuleux ! Bon, les gars. Faut qu'on se rejoigne. dit Chompir
-Parfait ! Dis-nous où tu es et on arrive. dit quelqu'un d'autre, apparemment c'est une discussion à plusieurs.
-Non, c’est nous qui venons. Il faut qu’on aille trouver un certain Verantwo chez les Yigas et prendre la direction du désert Gérudo. C'est là qu'il se trouve. La vie de Linkondo est en jeu. Dîtes-nous où vous êtes. On vous expliquera. Enfin  je vous expliquerai. objecta Chompir.
-Quoi ? dirent plusieurs personnes.
-En plus, j’irai plus vite que vous en volant. Stefbad semble avoir des informations qui pourraient nous aider. Je viens te chercher Stefbad et je t'emmène par la voie des airs. Tu es sur le chemin, je suppose ?" demanda Chompir.

 Ah, on me parle ! J'étais tellement concentrée à identifier les voix que j'ai mis du temps avant de me rendre compte qu'on me parlait. Bref, je répondit ;

"Oui.
-Okay. Ce sera plus facile si tu leurs expliques, Stefbad.
-Ok. Soit. Va pour les explications plus tard. Nous, on est sur un îlot des Anémones. Tu nous repéreras à l’aide de nos colliers, on va les laisser allumer pour que tu puisses nous voir de là-haut. Ça te va, Chompir ?"

 La discussion semble avoir été coupée. Quand même, ça doit être pratique chez les zoras pour diffuser des messages d'alerte ! Bref, je ais essayer de commencer une conversation avec Chompir pour mes expériences et por lui dire où je suis.

"Stefbad, où es-tu ?"

 À moins que ce ne soit Chompir qui la commence. Merci pour l'expérience !

"Je suis au passage de Kaepora.
-Très bien, j'arrive !"

 Tout d'un coup, je remarque que lors d'une conversation, la pierre nox devient verte et sans conversation, la pierre nox est bleue turquoise. El l'occurence, la mienne est bleue turquoise car la micro-conversation est terminée. J'attends donc Chompir à un endroit où je serais bien visible. Quand même, je me dis, ça dois être un déshonneur pour un piaf d'avoir un passager ! Je vois un poknt arriver et lorque je distingue un collier turquoise lumineux, j'agite mes bras de façon à me faire remarquer. Il arrive et me dit :

"Monte vite, on n'a pas de temps à perdre.
-Mais n'est-ce pas un déshonneur d'avoir un passager ?
-Oh, tu sais, ça dépends à qui on parle. Allez, monte !"

 Je ne pensait pas que ça pouvait être un honneur. Du moins, c'est ce qu'il me fait comprendre. Je ne perds pas de temps et je m'empresse de monter tant bien que mal. Chompir me dit comment il faut se placer et j'arrive à bien m'accrocher. Il décolla et on survola beaucoup de territoires, même le domaine Zora tout lumineux. Le soleil atteignait son zénith. Je pense que je vais préparer le déjeuner, et je réfléchis aux possibilités de recettes. Un pilaf à la volaille ? J'en ai déjà fait hier. Un risotto de crabe ? Je déteste les fruits de mer. Je sais ! Un curry de volaille ! C'est super bon ! En plus j'ai de la viande de volaille, et un boisseau de riz que j'ai toujours sur moi pour faire un pilaf, et j'ai acheté aux gorons d'Euzero un flacon d'épices Goron. Je sens qu'on va bien manger ce midi !
 Pendant je voyage, je ne pus m'empêcher de remarquer que... Waw, ses plumes sont super douces ! Je n'avais jamais touché de piaf et il faut dire que ça fait du bien. Le voyage continua et je vis les ruines du village des Anémones, ou de Goponga dans son nom original ! Génial, je vais pouvoir leur epliquer plus précisément ce qui s'est passé. Chompir piqua sur une île de laquelle brillait des pierres nox. Attéris, je vis un bokoblin qui étais avec les autres comme si de rien n'étais. J'en connais un qui va se faire ausculter, questionner, et qui va avoir sa page dans mon carnet de notes !
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Vaati the Wind Mage le samedi 27 mai 2017, 20:17:39
Le monstre se réveilla d'un bond! Dès son réveil, il vit Kohga face à lui, levant une serpe qu'il s'apprêtait à abattre sur son oeil. Verantwo le saisit s'une main et lui dit:

Verantwo: Tu me refais un coup comme ça, et c'est la mort assurée pour toi. Tu as beau avoir une certaine importance, saches que je suis la créature la plus parfaite jamais crée par Ganon. J'ai une mission à accomplir, je serais revenu d'ici quelques heures, lorsque je lirais en toi que tu ne me tueras pas. Je reviendrais avec un.... invité!

A ces mots, la créature s'envola vers le lointain.

Kohga: Il est soûlant quand même à me dire ce que je dois faire ou ne pas faire! C'est quand même moi maître Kohga ici!

Le monstre s'en allait vers un marais proche du domaine zora. Grace à sa grande rapidité, il y arrive en à peine quelques heures. Il vit au loin une silhouette volante qu'il reconnaissait bien: Chompir, le piaf qui avait fait un long voyage jusqu'en Akkala.... Il était visiblement monté par quelqu'un. Il vit parmi les trois silhouette en contrebas celle qu'il était venu chercher. Il fonça droit vers eux, et atterri au milieu d'eux:

Yorick, Jielash et Linkondo: MAIS QU'EST CE QUE C'EST QUE CA?!

Stefbad: Chompir, regarde c'est elle, Verantwo!

Chompir alla très rapidement vers eux, et s'exclama:

Chompir: Alors c'est à ça que tu ressembles, Verantwo!

Verantwo: Chompir! Quelle coïncidence, je ne pensais pas que tu rejoignerais tes compagnons si vite! Oh, mais tu es accompagné apparemment! Oh pas la peine de me présenter... Stefbad, d'autres choses que tu pourras mettre dans ton carnet: je peux lire le passé, le présent et les pensées de qui je veux. Je n'ai de lien avec Veran que celui qu'elle est mon ancêtre spirituelle, et je suis masculin. Au reste, félicitation pour tes déductions, mais il est trop tard. Maintenant si vous le permettez, j'ai une mission à accomplir, je dois punir le traître..... qui se trouve juste ici!!!! Dit il en montrant Linkondo du doigt.

Linkondo: Moi? Mais qu'est ce que j'ai fait, j'ai toujours été un gentil bokoblin, je n'ai jamais suivi les ordres de Ganon, je....

Verantwo: Il est là le problème, mon petit bokoblin parlant. Ta parole aurait pu nous être utile, mais tu es maintenant contre nous, tu as même sympathisé avec nos ennemis. Tu mérites donc d'être punis pour cela!!!

Il prit le bokoblin avec une rapidité extrême et l'entraîna avec lui dans les cieux.

Linkondo: YORICK, JIELASH CHOMPIR AU SECOUUUUUURS!!!

Le monstre hurlait comme un hylienne, mais avec une bonne raison cette fois ci.

Chompir: Ne t'inquiètes pas, j'arrive!

Verantwo: Je ne crois pas non!

Il lança un sortilège à Chompir, ce qui lui fit perdre connaissance alors qu'il s'apprêtait à s'envoler au secours de son ami.

Linkondo: NOOONN, NE M'ABANDONNEZ PAS AVEC LUUIIIIIIIIiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

Linkondo et Verantwo n'étaient plus qu'un petit point noir qui disparaissait rapidement. Le monstre l'entraîna sur une hauteur gerudo où des voyageurs s'étaient installée. Il les fit partir rapidement, et s'empara de leur camp. Puis il fit apparaître une sorte de cage circulaire et y enferma Linkondo. Puis la porte disparut.

Linkondo: Je veux sortir, c'est étroit, je veux ma Mémé Gislaiiiiine!

Verantwo: TAIS TOIIIIIIII!

Le bokoblin se tut, il était tétanisé.

Verantwo: Faudra t-il que je te coupe la langue en plus de ce que je vais t'infliger? Bien reprenons: tu es dans ma création, la cage de souffrance. Dès que tu auras une pensée négative envers tous ce qui touche à Ganon, elle t'infligera une douleur incroyable, et tu sera enfermé ici pour l'éternité en raison de ta déloyauté! Plus le fait que tu sera toujours avec moi, si tu ne souffres jamais tu auras droit à une petite séance de torture infligée par moi même!

Linkondo était pâle (enfin autant que puisse l'être un bokoblin) et les heures qui s'annonçaient semblaient bien sombres pour lui... Le monstre dégustait devant lui un remède vitalis, fait de grenouilles vitalis et d'une corne.... de bokoblin.

Linkondo: BARBARE!

Verantwo: Tais toi et mange ta grenouille. Ce bokoblin a été tué devant moi, j'ai juste récupéré sa corne.

En effet, le bokoblin avait juste la grenouille. Verantwo semblait vouloir le garder en vie visiblement...
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Yorick26 le samedi 27 mai 2017, 23:44:01
Les trois compagnons ne prirent pas le temps de manger. Après des jours à essayer de retrouver un but, à défaut de retrouver Krystal, ils n’eurent pas le cœur à cuisiner. Au lieu de ça, ils scrutaient le ciel en espérant apercevoir Chompir avec sa mystérieuse invitée. Ils ne savaient pas qui elle était, mais elle portait les informations qui leur permettraient de comprendre ce qu’il se passait. Yorick avait la désagréable impression de faire partie d’un plan cosmique qui le dépassait. Il voulait simplement faire un restaurant convivial où tout le monde pourrait manger un petit plat avec un petit élixir pétillant. Mais rien ne se passait comme prévu. Il s’était attaché à de nouveaux compagnons. Un Bokoblin et un Piaf. Il avait retrouvé Jielash. Krystal les avait quittés. La retrouveraient-ils ?

La recherche de Chompir s’était vite transformée en compétition entre les trois camarades. Et ce fut finalement Bokoblin qui vit pointer le premier point dans le ciel. Dans un cri de joie qui fit sursauter les deux autres, il s’exclama :

ꟷ Linkondo : Les voilà ! Ils sont là !
ꟷ Jielash : C’est bizarre. Ce n’est pas du tout par là Akkala. Ils ont du faire un détour.
ꟷ Yorick : Et ils vont super vite. Je ne le pensais pas capable d’une telle vitesse.

En effet, ce qui n’était au départ qu’un point commençait à prendre forme. Yorick avait une drôle d’impression. Il avait déjà vu Chompir s’envoler et cela ne ressemblait pas trop à ça. Les ailes qui devaient être gracieuses se retrouvaient échancrées comme des ailes de chauve-souris ou de saigneurs comme il avait l’habitude de les appeler. Et puis il devait ramener quelqu’un dans ses serres. Il n’avait qu’un vague souvenir de son voyage dans les cieux, mais il semblait bien que ça se passait comme ça. Peut-être était-ce tout simplement l’obscurité de la nuit qui donnait cette impression. Alors qu’il tentait vainement de se rassurer, un frisson le parcourut depuis le bas de la colonne jusqu’en haut de sa nuque. Ne pouvait-il pas se contenter de ces bonnes nouvelles et ne pas envisager le pire ? Après tout ils rejoignaient Chompir, mais les paroles de cette certaine Stefbad avait tout fichu en l’air. Les paroles « La vie de Linkondo est en jeu. » résonnaient dans sa tête. Qu’elle était cette histoire de Verantwo ? En quoi les Yigas et Linkondo étaient-ils liés ? Krystal lui manquait. Son esprit qui frôlait la psychopathie verrait peut-être une logique dans toute cette histoire. D’autant que …

ꟷ Jielash, Linkondo et Yorick : MAIS QU'EST-CE QUE C'EST QUE ÇA ?!

Une étrange créature se posa devant eux. Sous la lumière de leur collier nox, ils ne distinguèrent que les contours effrayants d’une créature qui n’avait rien à voir avec Chompir. Ils n’auraient pas pu en demander beaucoup plus car ils furent interrompus par un autre bruissement d’ailes qui cette fois venait de derrière eux. Yorick se retourna, Chompir venait de poser Stefbad sur le sol et atterrissait à son tour.

ꟷ Chompir : Alors c'est à ça que tu ressembles, Verantwo !
ꟷ Verantwo : Chompir ! Quelle coïncidence, je ne pensais pas que tu rejoindrais tes compagnons si vite ! Oh, mais tu es accompagné apparemment ! Oh pas la peine de me présenter... Stefbad, d'autres choses que tu pourras mettre dans ton carnet : je peux lire le passé, le présent et les pensées de qui je veux. Je n'ai de lien avec Veran que celui qu'elle est mon ancêtre spirituelle, et je suis masculin. Au reste, félicitation pour tes déductions, mais il est trop tard. Maintenant si vous le permettez, j'ai une mission à accomplir, je dois punir le traître… qui se trouve juste ici !!!!

La créature se mit à montrer Linkondo avec un sourire sardonique qui déformait les traits de son visage. C’était foutu, il ne comprenait rien. Il sentait la menace arriver et pourtant il était paralysé. Ses jambes étaient en coton. Le temps lui parut comme distendu. Il n’écouta pas la suite, cela faisait trop à intégrer d’un coup. Il ne réagit que lorsqu’il entendit vaguement son nom prononcé par Linkondo. Cela avait beau être un appel au secours, la voix lui paraissait lointaine comme étouffée. Seul Chompir sembla réagir à ce qu’il se passait, mais malgré toute la volonté du monde, il ne put rien faire. D’un simple regard, le Piaf tomba raide sur le sol et Vérantwo en profita pour s’envoler. Ce fut Jielash qui recouvrit en premier ses esprits. Dès que le monstre s’était éloigné, elle se précipita sur Chompir, plaça une main dans le creux de son aile. D’une voix monocorde, elle annonça :

ꟷ Jielash : Il est vivant. Je sens son pouls. Je pense qu’il est tout simplement évanoui.
ꟷ Yorick : Il lui faut du repos. Et nous aussi. On a besoin de se poser et de réfléchir calmement à ce qu’il vient de se passer. Nous ne pourrons pas le rattraper de toute façon. Le plus sage est de s’arrêter au premier relais que l’on trouve, de faire le point sur ce qu’on sait, de louer des chevaux et de partir en direction du désert le plus rapidement possible.
ꟷ Jielash : Le désert Gerudo. On n’est pas sûr que ce soit là qu’il est parti. Et même si c’est vraiment le cas, je te rappelle qu’il est immense. On se perdra à coup sûr.
ꟷ Yorick : Je te rappelle que nous avons une Gerudo avec nous qui pourra nous servir de guide.

La paire de regards se fixa sur la Gerudo en question. Sentant la pression exercée par les yeux des deux Hyliens, Stefbad leva la tête de son carnet dans lequel elle finissait de marquer les informations qu’elle avait récolter.

ꟷ Stefbad : Pardon. Je notais avant d’oublier.

Yorick perçut une certaine gêne dans la manière de s’excuser. Peu à l’aise avec leur présence, elle avait dû se réfugier dans la rédaction de ce carnet plutôt que d’essayer de gérer la situation. Même si le moindre détail pouvait se rendre utile par la suite, Yorick ne put s’empêcher de penser que cette Gerudo inactive allait être un point pour le groupe. Aussitôt cette pensée avait-elle été imaginée que le jeune hylien se sentit coupable. Après tout, quelques minutes plutôt n’était-il pas lui aussi paralysé par la peur alors qu’il s’agit de son camarade qui venait d’être enlevé ? En quoi se permettait-il d’être exigeant envers cette femme dont il ne connaissait rien ? Il n’avait pas de quoi la juger. Chacun pouvait réagir différemment et aucune réaction n’était moins acceptable que l’autre. Ne sachant que dire, les deux Hyliens restèrent muets. Devant ce silence pesant, Stefbad préféra reprendre la parole.

ꟷ Stefbad : Je vous dois des explications, je crois. C’est assez soudain à vrai dire. Je ne pensais pas être engluée dans cette situation si rapidement. Il y a encore quelques temps je prenais des notes seules et sans avoir de compte à rendre. Puis j’ai dû voler pour vous expliquer ce que je savais. Et je vois qu’il est un peu trop tard. Je suis désolé.
ꟷ Jielash : Ne t’excuse pas. Nous savons que tu n’as rien demandé de tout ça. Comme nous, tu te retrouves au mauvais endroit, au mauvais moment. Si ça ne te dérange pas de faire encore un bout de route avec nous, je te propose que tu nous expliques tout ça en chemin.
ꟷ Yorick : On n’ira pas bien loin avec un Piaf dans les vapes. Faisons une halte au Relais le plus proche. On en voit les lumières pas loin, ce doit être celui des Marécages en toute logique. On s’arrête là-bas. On porte Chompir jusqu’à un lit. On en profite pour se reposer aussi et après on part à la chasse à la chauvesouris.
ꟷ Jielash : Tu comptes vraiment dormir avec Chompir inconscient à cause de je ne sais quel sort et avec Linkondo entre les griffes de ce Verantwo ?

Suite à l’évocation du nom de leur ami Bokoblin, les trois colliers et la bague nox se mirent à luire d’une teinte verdâtre. Tous se turent pour écouter ce que pourrait dire le Bokoblin. Surtout Chompir qui n’avait pas conscience de qu’il se passait autour de lui. Il ne prononçait pas un mot, néanmoins, ils l’entendirent grelotter. Yorick pensa d’abord qu’il devait être encore en plein vol, mais aucun bruit habituel engendré par la vitesse et le vent ne sortait des gemmes nox. Lorsque la pierre reprit sa couleur initiale, signifiant que la communication avait été coupée, le jeune Hylien reprit la parole.

ꟷ Yorick : S’il est dans le désert et qu’il a froid, c’est que soit il est dans les hauteurs, soit dans le désert lui-même. D’après ce qu’on m’a dit, il y fait une chaleur étouffante en journée, mais qu’on pouvait y mourir de froid la nuit. Confirmes-tu Stefbad ?
ꟷ Stefbad : C’est exact.
ꟷ Yorick : Dans ce cas, si on le contacte lorsqu’il fera jour, on pourra ainsi délimiter une zone de recherche non ?
ꟷ Jielash : Ne devrait-on pas éviter de prononcer son nom, en attendant ? Si ce Verantwo découvre qu’on peut communiquer avec lui, il lui arrachera sûrement le collier. Il faut juste espérer que Li… notre ami le Bokoblin ait la même idée. De garder en réserve le collier en cas d’urgence.

Avant de répondre, tout le groupe s’arrêta pour regarder la réaction des gemmes. Aucun changement malgré l’évocation claire de Linkondo. Les pierres réagissaient au nom du destinataire, cela semblait indéniable. Quant à espérer que la créature ne prenne pas en compte cette possibilité de communiquer, cela tenait du miracle. D’après ses dires, elle pouvait, en plus de connaître le passé, lire dans les pensées. Deux méthodes qui pourraient lui indiquer le danger que représenter pour elle ce collier. Néanmoins, Linkondo pourrait toujours crier leur nom si Vérantwo tentait de s’emparer du bijou afin de leur fournir de précieux indices.

ꟷ Yorick : Ça a l’air de marcher. Faisons comme ça. Utilisons les chevaux pour amener Chompir jusqu’au Relais. Stefbad tu monteras avec Jielash tant que je soutiendrais Chompir sur ma monture. Il faut juste que vous m’aidiez à le monter.
ꟷ Stefbad : Je préfère marcher. Si cela ne vous dérange pas. Je tiendrais l’allure.

A l’aide de la Gerudo, qui ne manquait pas à sa réputation et présentait une incroyable force physique, ils installèrent le Piaf sur Revali. Le cheval reconnaissant son ancien maître fouaillait avec énergie sa queue. Puis Yorick s’installa derrière lui alors que les deux femmes le maintenaient en équilibre. Une fois correctement positionné, il laissa le temps à Jielash de monter sa propre monture avant de prendre la route pour le Relais.

ꟷ Yorick : Je vous propose qu’on se partage ce qu’il reste de nuit en trois pour surveiller Chompir lorsqu’on sera arrivé. Ainsi les autres pourront dormir plus tranquillement et dès qu’il est réveillé on pourra alors partir.
ꟷ Jielash : Si cela ne te dérange pas, j’aimerai prendre le premier tiers. Je ne pense pas pouvoir m’endormir après de tels évènements.

Arrivés au Relais, ils s’installèrent assez rapidement. Ils échangèrent les pierres précieuses qu’ils avaient récupéré auparavant contre quatre lits, la location de deux chevaux supplémentaires pour le lendemain et quelques ingrédients dont une bouteille de lait frais, un boisseau de blé et une motte de beurre que Jielash utilisa tout de suite, avec un morceau de viande fine qu’ils avaient récolté plus tôt, pour réaliser un ragoût de viande fine. Les trois nouveaux compagnons se partagèrent le repas et essayèrent d’en faire avaler quelques cuillerées au Piaf, mais l’absence de réaction de Chompir découragea Jielash qui tenait à prendre soin de lui. Alors que leur propre repas était terminé depuis le temps et que le ragoût était presque devenu froid, elle tentait encore de le gaver sans y parvenir. Stefbad s’était rapidement installée dans un des lits et avait tiré les rideaux pour s’isoler. Malgré cela, Yorick pouvait entendre qu’elle ne dormait pas encore et qu’elle avait repris ses travaux d’écriture sur son carnet. Le crissement du stylo sur le papier était caractéristique. Yorick, lui n’était pas encore couché et regardait Jielash prendre soin du Piaf sans savoir quoi faire. Malgré son impuissance, ce n’est que lorsque Jielash lui dit dans un soupir d’aller se coucher pour prendre sa relève plus tard qu’il accepta de prendre place dans un lit. Une fois sous les draps, il se sentit coupable. Il était confortablement installé alors que son ami était en danger et qu’Hyrule était peut-être menacé. Etait-il un héros ? Non. Certainement pas. Mais il ne pouvait pas laisser le Bokoblin seul et sans défense. Il devait au moins essayer. Tant pis pour le restaurant. Tant pour Krystal. Ils n’étaient sûrement pas une grande menace sinon Vérantwo les aurait sûrement tués sur le champ. Tout comme il n’arrivait pas à s’endormir, il n’arriverait pas à vivre avec le sentiment de n’avoir rien fait, ni même tenté quoi que ce soit. Cependant, malgré les nombreuses questions laissées sans réponse et la peur de ce que lui réservait le lendemain, il ferma les yeux et fit des rêves qui s’apparentaient plus à des cauchemars dans lesquels il s’évertuait à repousser une poupée en forme de Bokoblin d’une nuée de chauvesouris qui l’avait pris en grippe.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: stefbad le dimanche 28 mai 2017, 23:11:42
Verantwo peut lire passé, présent et futur et elle peut lire dans les pensées des gens... Elle est omnisciente donc ! Après les évènements de la journée, j'ai décidé de m'enfermer dans mon lit en tirant les rideaux. Je m'éclaire grâce à la pierre nox et j'écris, mais plus de choses que ce que j'ai vue. Le bokoblin qui parle m'a permit de confirmer ma théorie selon laquelle les Blins seraient toute une branche dérivée de l'Hylien, comme c'est le cas des Humais, disparus depuis longtemps, et des gérudos... Je me suis toujours demandée où se sont enfuis les gérudos après la guerre de Ganondorf. J'ai toujours émis des tonnes de théories mais je n'ai jamais été capable de trouver la vérité. Je suis donc là en train d'écrire une énième théorie, inspirée par les évènements d'aujourd'hui. S'ils s'étaient enfuis à Labrynna ?
 Je m'arrête d'écrire un moment. Je n'ai jamais été habituée à être avec d'autres personnes. Même à la cité gérudo, j'étais toujours rejetée car je suis très... peureuse, il faut le dire ! et aussi je ne faisait aucun effort pour me rapprocher des autres. Je ne suis donc pas partie de la cité gérudo seulement pour trouver un voï, mais ma mère m'a aussi dit que c'était pour commencer à me socialiser. J'ai passé un sale quart d'heure ce moment là...
 Je reprends l'écriture et je décide de créer une nouvelle page, mais cette fois-ci, destinée à moi. Je risque de mourir à tout moment et je ressent plus que jamais l'envie de transmettre mes connaissances. J'y écris toutes sortes d'informations personnelles et je décide de m'endormir, il se fait tard. Mais quel sera mon rêve prémonitoire ?

 Je vois un bokoblin. C'est pas n'importe qui, c'est le bokoblin spécial qui a une page dans mon carnet, Linkondo ! Devant lui, je vois une femme qui essuie des verres. Tout à coup, un gardien apparaît en dessous d'elle de façon à ce qu'elle le chevauche. Elle ordonne au gardien de tirer sur Linkondo. Mais quelqu'un masqué se jeta devant lui et le sauva in extremis. Puis, Verantwo apparaît devant moi et déchire la carte du monde en deux, de façon à séparer le nord du sud, et elle me hurle : "Adieu ! Adieu !"

 Je me réveille en sursaut, comme à chaque nuits, et voyant le jour qui se levait, je décide de sortir préparer le déjeuner. Je décide de faire un gâteau à la carotte avec une carotte, de la canne à sucre , une motte de beurre et un boisseau de blé. Je repense au même moment à mon rêve et, tout à coup, je me rendit compte de la signification. Je lâcha la cuillère en même temps et je mis des bouts de carotte sur l'allée. Tant pis, je ne vais pas refaire le plat.
 En fait, on voit d'abord Linkondo avec devant celle qui, d'après la description que j'ai entendue, s'appelle Krystal. Elle chevauchait un gardien, qui est une technologie Sheikah et est donc reliée aux Yigas. Ensuite, elle donne l'ordre d'attaquer Linkondo. Ce qui veut dire que Linkondo et elle sont du côté des Yigas et que Krystal a pris le contrôle des Yigas pour tuer Linkondo. Or, quelqu'un protège Linkondo, on ne sait qui mais je ne le connais pas, et Linkondo est sûrement libéré dans le même coup. Or, ensuite, je me retrouve avec Verantwo et, puisqu'elle a déchiré la carte en deux, elle va sûrement prendre possession du corps de Chompir, qui est un Piaf, vivant donc au Nord, qui sera contre moi, êtant un gerudo vivant donc au sud. Les autres seront sûrement spectateurs à leurs dépend.
 Après cette déduction cataclysmique, le gâteau s'est terminé et je le fait reposer. Après, les autres sortent. Je reprends le gâteau pour le distribuer et je leur dit, quitte à ce qu'ils me prennent pour une dingue :

"Nous allons chez les Yigas. Krystal et Linkondo y sont et Chompir ne devera pas nous accompagner à la fin du trajet."




Je tiens à préciser pour les prochains écrivains que Stefbad peut parfaitement se tromper dans ses interprétations...
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Jielash le lundi 29 mai 2017, 00:28:19
Est-ce que ce serait possible de vous limiter au niveau des posts, histoire de laisser le temps aux autres de participer ? Je veux bien que si rien n'ai été posté en une semaine, vous relanciez le sujet mais ce n'est clairement pas le cas et ça risque de faire se sentir largués les autres de voir les même personnes aligner des posts et des posts.

Sinon, "Verantwo" ne peut techniquement pas lire dans le futur... vous me direz, le perso est déjà tellement cheaté qu'on pourrait s'en foutre à ce stade mais bon, ne nous compliquons pas non plus trop les choses :hap:



Marre, marre, marre de ces histoires ! Est-ce que j'ai une tête à me mêler de malédictions apocalyptiques totalement absurdes ? Non ! Je veux juste un petit coin tranquille où me poser pour passer du bon temps. Déjà que les Yigas c'est au dessus de moi, alors le reste... Combattre les monstres de Ganon, je laisse ça au héros (s'il existe vraiment), comme toute personne censée en Hyrule !
J'aurais dû me carapater il y a bien longtemps mais voilà, tout le monde ne peut pas avoir le flair et le cran de Krystal, les opportunistes de seconde zone se contentent de jouer les gentils pour éviter les ennuis.
Alors j'avoue que cela m'aurait bien plu d'aller du côté du Bazar Assek et de la Cité Gerudo afin de, pour ainsi dire, faire connaissance avec les habitantes du coin seulement le sable, le soleil du désert et moi, ça fait trois. Si en plus il faut se diriger vers un repaire d'assassins acharnés au lieu d'aller goûter les spécialités du bar du coin, admirer les étals débordant de bons fruits juteux ou passer la nuit à l'auberge pour découvrir les massages Gerudos... C'est sans moi !
En prenant le premier tour de garde, j'ai vaguement songé à prendre la poudre d'escampette mais voilà, il fait tout noir passé le relais et on entend craquer au loin les os des stals qui rodent ) l'affut. Pas un bon moment pour aller s'aventurer seule à barboter dans les marais, qui sont très jolis de jour mais peu rassurant une fois le soleil couché. Surtout que ce "Verantou" (aucune idée de comment ça peut s'écrire un nom pareil) pourrait revenir ! Bon, je n'ai pas été nommée dans sa liste de personnes en danger, ce qui est déjà une bonne chose, mieux vaut donc ne pas tenter le destin en s'en approchant une nouvelle fois.

J'espérais que Chompir se réveillerait, cela m'aurait au moins laissé plus d'options. Déjà il serait plus à même d'aller se fatiguer dans ces combats sur le sort du monde mais aussi, j'aurais alternativement pu le convaincre de partir avec moi. Vu la raclée que lui a mis l'autre il aurait peut-être comprit qu'il vaut parfois mieux préférer se replier loin, très loin. Surtout qu'il avait l'air plus ou moins menacé, je n'ai pas tout bien suivi. Seulement, il n'est pas revenu à lui malgré mes efforts, j'ai dû abandonner l'idée.
Yorick est trop bon samaritain pour que je puisse lui faire confiance pour fuir, à coup sûr, il va vouloir sauver Linkon... notre "ami Bokoblin". Alors je ne dis pas, on s'attache à ces bêtes-là à force mais c'est plus un toutou un peu fou qu'un ami pour lequel on risquerait sa vie, selon moi.
Quand à Stefbad, nous ne connaissons presque rien d'elle, difficile de savoir quoi en penser. Ses histoires sont quand même très louche, elle a l'air d'attirer la poisse.




À mon réveil le lendemain matin, Chompir était revenu à lui, même s'il a l'air encore un peu sonné par les précédents événements et Stefbad nous a offert du gâteau à la carotte, je savais qu'elle avait bon fond en vrai ! Enfin, si on oublie le fait qu'elle a l'air d'avoir un petit monde dans sa tête. Elle s'est mise à nous sortir des histoires délirantes et à dire que Chompir ne devrait pas les accompagner jusqu'au repaire... Remarque, ça m'arrange moi, je vais pouvoir faire d'une pierre deux coup et me proposer comme garde-malade pour rester avec Chompir, on restera en dehors du danger pour  faire du tourisme à la place dans des coins plus tranquilles du désert. Ne me reste qu'à préparer du risotto aux champis glagla pour contrer la chaleur épouvantable, un boisseau de riz, une motte de beurre, un cristal de sel, des champis glagla et le tour est joué !
Enfin, entre temps, Yorick va peut-être vouloir contacter son boko de compagnie, espérons que cela ne cause pas d'autres ennuis.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Chompir le lundi 29 mai 2017, 01:46:47
Je suis vraiment désolé pour ce poste qui n'est pas une partie de la fic mais j'exige qu'il faut que je donne mon point de vue.

Comme l'a dit JLH, certaines personnes vont trop vite pour écrire et ne laissent pas le temps aux autres pour écrire. Ce qui m'a de nombreuse fois cassé mes projet ou forcé à faire un Flash Back. Je me retrouve en se moment même obliger de subir un sort qui me plonge dans une sorte de coma, je suis donc encore obligé d'attendre d'écrire. Dommage j'avais l'intention de le faire aujourd'hui.
Je pense que la situation est devenu trop compliqué et que les concernés devrait arrêter d'écrire le temps que le cas Verantwo soit fini.

J'aimerais aussi rappeler que le but premier de cette fic est d'ouvrir un restaurant. (Certes j'avais lancé le sujet des Yigas et proposé à Krystal de fuir là bas. Au final elle n'a pas eux le choix.  :hihi:) Mais j'aimerais vous rappelez qu'on est sur un fiction collective. Donc ne compliquez pas les choses plus qu'elle ne le sont. On a d'un côté un démon, égale à un dieu qui nous complique bien la tâche mais en plus si on commence à avoir des dons pour voir des situations qui vont encore plus nous la compliquer. Je n'ai rien contre toi @stefbad  mais je pense qu'il vaudrait mieux voir avec tout le monde avant d'écrire. Tout les auteurs en parlent sur le tchat et évoque des idées ou au contraire on cherche en ce moment à en finir avec cette tournure de la fic.
Certaines personnes ont fait savoir que si la fic continuait dans ce sens elles arrêteraient de poster dessus. Je les comprends et annonce moi même que si cette tournure continue je n'hésiterais pas non plus.

Je n'attends aucune réponse à ce message. Il est là pour vous faire prendre conscience de ce qui se passe et donner l'avis que certains pense tout bas et n'ose pas dire à part sur le tchat.
J'ai vais donc attendre le poste de @Yorick26  qui à été sollicité par JLH et écrire après lui.

Et encore désolé pour ce poste.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Jielash le lundi 29 mai 2017, 12:10:42
Je me retrouve en se moment même obliger de subir un sort qui me plonge dans une sorte de coma, je suis donc encore obligé d'attendre d'écrire. Dommage j'avais l'intention de le faire aujourd'hui.

Pardon, je réponds juste pour dire que ce n'était pas mon intention de donner l'impression que Chompir ne pouvait plus se réveiller du tout, juste qu'il était trop blessé sur le coup pour revenir directement à lui. J'ai édité pour ajouter qu'il se réveille le lendemain du coup :

À mon réveil le lendemain matin, Chompir était revenu à lui, même s'il a l'air encore un peu sonné par les précédents événements et Stefbad nous a offert du gâteau à la carotte

Tu peux tout à fait écrire la suite si tu le veux, de même que Linkondo, s'il veut montrer ce qui se passe de son côté et entrer en contact avec nous.

Encore désolé pour cet aparté.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Chompir le jeudi 01 juin 2017, 18:23:41
Chompir ne se souvenais de rien. Il avait très mal au crâne et titubait. Il c'était réveillé dans un lit, dans ce qui devait être une chambre d'un relais.


- Chompir : Où suis-je ? Et pourquoi je me sens si mal ?

Il décida d'allez à l'extérieur. Là il vit ses compagnons en train de manger. Il rechercha du regard Linkondo mais il ne le vit pas. Il vit aussi une Gérudo qu'il avait l'impression de connaître mais impossible de s'en rappeler pour autant.

- Chompir : Où est Linkondo ? J'ai vu Kilton et j'ai pu lui acheter son remède. J'ai aussi recontré quelqu'un qui à construit tout un village, il pourrait nous aider pour le restaurant.

Tout le monde me regardais de manière étrange. Ils avaient l'air peiné de m'entendre dire ça. La première à parler fut Jielsah.

- Jielash : Tu ne te souviens de rien ? C'est Veran machin truc qui à kidnappé Linkon... Je veux dire le Boko. Il ne faut pas penser à son nom sinon on le mettra en danger.

- Stefbad : C'est Verantwo son nom. Je crois que Yorick à eu une conversation avec le Bokoblin grâce au collier nox et j'ai pu en déduire leur position. Ils sont sur le plateau d'Umetake au dessus du canyon Gérudo. 

- Chompir : Qu'attendons nous alors ? Nous devons nous dépêcher d'allez le sauver !

- Yorick : Ecoute Chompir, je sais que ça ne va pas te plaire mais tu ne dois surtout pas y aller. C'est trop dangereux pour toi.
D'après Stefbad et sa vison tu risquerais d'y rester. Et puis tu es bien trop faible encore pour faire quoi que se soit.


Je m'approchais en colère en face d'eux.

- Chompir : On ne peut pas l'abandonner là bas ! On doit faire... (Je venais de m'écrouler au sol.)

Jielash s'approcha et m'aida à me relever. Elle me supporta et m'amena sur un siège.

- Yorick : Ne t'en fais pas Chompir, je ne vais pas laisser au griffe de se monstre. Je vais y aller. Stefbad m'accompagnera pour me montrer le chemin. Jielash va te garder et t'aider. Sur ce nous partons maintenant. Nous n'avons pas de temps à perdre. Je vous souhaite bonne chance de votre côté. Jielash, prend soin de Chompir et empêche le de nous rejoindre.

- Jielash : Très bien. Tu peux compter sur moi.

- Chompir : Je... Je... Je ne suis pas d'accord. Je dois y allez. (J'essayais de me relever mais je n'y arrivais pas.)
Je... Je suis désolé d'être inutile et de devoir compter sur vous. Sauvez Lin... Sauvez le boko mais aussi Vaati le Zora. Il n'a rien fait dans l'histoire.


- Yorick : Je te le promet. Sur ce je vous dit au revoir.

Stefbad et Yorick prirent la route tout les deux à cheval. Ils se dirigeaient vers les contrées Gérudo.
Bientôt ils étaient devenu un simple point au loin. Jielash alla donner à manger aux chevaux mais Chompir l'arrêta.


- Chompir : Nous pouvons allez dans le désert sans passer par le canyon. On peut les rejoindre et les aider si ça tourne mal.
 On peut passer par les hauteurs Gérudo, On peut y accéder depuis les contrées de Tabanta. Ça serait aussi le moyen de te montrer mon village. Il y a d'ailleurs une grande fée par là bas. Elle pourra surement nous aider. Qu'en penses-tu ?


- Jielash : Ça m'a l'air d'être une bonne idée. Surtout que je me vois mal attendre ici alors que tout le monde connais la réputation de la cité Gérudo. Surtout que j'y ai accès alors je ne vais pas me gêner.

- Chompir : Comment ça ?

- Jielash : Et bien vois tu la Cité Gérudo est réservé aux femme. Les hommes n'y ont pas accès. C'est un haut lieu de commerce et de détente. Toutes les femmes en rêve. Mais toi par contre tu ne peux y aller.

- Chompir : On est à côté d'Elimith n'est-ce pas ? Tu te souviens de la teinturerie là bas. J'ai une idée. Dirigeons nous vers Elimith dès maintenant. Avec un peu de chance on y sera avant quinze heure.

Jielash sans poser de question alla chercher les chevaux et aida le Piaf à monter sur Revali. Ils prirent la route vers Elimith. Ils décidèrent de couper la route par une plaine et gagnèrent une heure de trajet. Les voici donc revenu au lieux de rencontre du groupe. Plusieurs semaines c'était déjà écoulé et beaucoup de chose avait eu lieux.
Nos deux comparse laissèrent les chevaux devant la teinturerie et rentrèrent dedans. Après un rude débat avec le propriétaire Chompir réussi à avoir raison. Il du débourser juste cent rubis à la place du tarif habituelle. Grâce à ça il pu se poser sur l'étage au dessus des cuves. Hélas à sa grande surprise le sol s'ouvrit sous lui et il tomba en plein dans la cuve de teinture rose saumon. Jielash était morte de rire devant une tel idée qu'elle ignorait depuis lors.


- Chompir : Merci et au revoir. Je reviendrais vous voir pour enlever la couleur. Et toi arrête de rigoler. Reprenons plutôt la route vers Tabanta. J'aimerais atteindre le relais de Tabanta avant ce soir. Ça sera long mais nous n'avons pas le choix.

- Jielash : (Toujours en train de rigoler.) Excuse moi j'ai jamais vu une telle idée que de se travestir juste pour entrer dans la Cité Gérudo. (Elle aida à remonter son compagnon sur son cheval.) Bon tu es sur que nous allons atteindre le relais de Tabanta dans les temps ?

- Chompir : Si on coupe par Cocorico et qu'on longe la citadelle d'Hyrule on arrivera rapidement en relais de Tabanta mais par contre ça va être dangereux. Là dernière fois que j'ai survolé la région il y avait énormément de gardien. Mais si on fait attention on peut y arriver.
Nos deux compagnons partirent donc d'Elimith vers le village de Cocorico. En une heure et demi il arrivait devant la porte du village.
 Ils en profitèrent pour manger un sauté aux herbes tempo réalisé à partir trois carotte tempo, un flacon d'épice Goron qui restait de son aventure au au relais du pied de la montagne. Et enfin un boisseau de blé. Après un repas pris sur le pouce, nos amis reprirent la route vers le relais de Tabanta.

Une fois arrivé dans la plaine, ils commencèrent à faire attention et longèrent le plus calmement possible la muraille de l'ancienne citadelle.


- Jielash : C'est étrange on dirait qu'il n'y a aucun gardien. Comme si quelqu'un les avaient tous tué. C'est totalement inimaginable. (Ils se mirent à rire.)

Tout à coup ils virent un gardien arriver poursuivis par un étrange Hylien qui le poursuivait à cheval. Il descendit de son cheval et brandit son bouclier pour renvoyer un rayon destructeur du gardien dans sa figure. Il repartie de si tôt après avoir fait un signe à nos deux compagnons.

- Chompir : Je crois que tu avais raison. Il y a bien quelqu'un qui à tué tout les gardiens et il vient de nous sauver la vie. Je crois qu'on ferait mieux de se dépêcher je commence à fatiguer.

- Jielash : Moi de même. Et puis je vais avoir besoin d'un bon sommeil après de tels aventures.

Après avoir traversé le pont de Caroc, la vallée du Néant et la plaine de Céles, ils arrivèrent enfin au relais du pont de Tabanta. La nuit était déjà bien commencé. Ils mangèrent une omelette nature faite avec un œuf de volatile, un boisseau de blé et une motte de beurre. Après ce repas ils laissèrent les chevaux manger des carottes et des pommes avec du blé dans les écuries du relais et ils partirent se coucher. La journée de demain allait être chargé. Ils devaient allés voir la grande fée et passer au village Piaf pour acheter des habits Piafs féminin. Jielash allait pouvoir en profiter pour visiter le village de Chompir. Même s'il l'avait prévenu qu'il devait se cacher pour ne pas qu'on le reconnaisse et lui avait promis une visite plus tard quand ils auront retrouvé tous leurs compagnons dans le désert Gérudo.
Durant la nuit ils reçurent un appel grâce aux colliers nox de Yorick et Stefbad. Ils apprirent qu'ils étaient arrivé au relais de l'orée de la plaine. Ils avaient perdu du temps avec Stefbad qui s'arrêtait à chaque monstre croisé pour prendre des notes dans ses carnets.


- Yorick : Et vous comment allez vous ? Toujours au relais j'espère. Prend soin de Chompir, Jielash.

- Jielash : Ne vous en faîte pas. Nous sommes toujours au relais et Chompir va mieux. Nous n'avons pas l'intention de bouger de toute façon.

Après ce mensonge nécessaire pour ne pas inquiéter plus Yorick. Chompir et Jielash se rendormirent.



J'ai essayé de rattraper au mieux la situation et j'espère que ça ira à tout le monde. Je pense que le mieux est d'attendre que nous rejoignons la Cité Gérudo avant de régler le problème Verantwo.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Krystal le samedi 03 juin 2017, 20:00:15
Un petit mot avant de commencer : je suis entièrement d'accord avec Chompir. Le but est de faire une fiction collective et ainsi laisser les autres poster et leur laisser le temps de se retourner. On pas pas tous le temps d'écrire dans la journée, respectez ça. On avait prévu pas mal de choses au début qui ont due être abandonnées parce que certains ont postés trop vite dans demander l'avis des autres.

C'était déjà difficile avec Vaati et Veran machin, mais là Stefbad... Passes sur le tchat et parle avec les autres pour savoir leurs projets, et, svp, attendez que les autres postent avant de continuer tout de suite. La fic' est déjà bien partie en couilles, il faut remédier à ça.

On doit construire à restaurant, pas rouler sur Ganon, 'k ?



Krystal avait chaud. Très chaud. Déjà, quand Kaiwatt et elle avaient traversé le canyon les menant au désert, elle avait senti la chaleur du soleil la brûler sous ses vêtements. Bien qu'elles aient fait la plupart du voyage à l'ombre des falaises, il n'en restait pas moins qu'il faisait lourd. Mais rien ne l'avait préparé à ce qui l'attendait une fois dans le désert même. Elle avait voulu aller à la cité Gerudo pour bronzer, pas pour fondre. L'exposition au soleil était atroce. Pas plus de quelques minutes après avoir quitté l'ombre, elle se sentit étouffer, suer à pleins seaux, limite mourir sous les rayons brûlants. Elle n'aurait jamais pu imaginer une chose pareille quand elle avait pris la décision de venir vers ici. Et ça ne faisait que commencer.

Elles avaient mis moins d'une demi-journée pour traverser le Canyon. Depuis la Forêt du Temps, elles avait marché plusieurs jours pour atteindre l'entrée du désert, et la fatigue se faisait sentir. Même si, d'après les estimations de sa compagne de voyage - sa tortionnaire -, elles devraient atteindre le repaire avant la tombée de la nuit, Krystal commençait à trouver le temps long. Elle avait du mal à suivre le rythme de Kaiwatt, qui était assez soutenu. Trop pour l'alcoolique qui aimait flâner et y aller doucement. Où était ses nuits de douze heures de sommeil ? Ses rêveries auprès du feu ? Ses bons petits plats ? Ca faisait des jours qu'elle bouffait des Bananes Lames, et elle n'en pouvait plus. Sans parler de l'eau.


ꟷ Krystal : Y a un gros machin noir avec truc blanc qui vient de nous survoler...
ꟷ Kaiwatt : Si tu essayes encore de jouer la fille déshydratée pour avoir plus d'eau, c'est raté.
ꟷ Krystal : Mais je te juuuure !

Depuis le canyon, elles se rationnaient car les points d'eau s'étaient faits bien plus rares. Mais avec la chaleur grandissante, la soif était omniprésente. Et ne pas pouvoir boire à sa soif... C'était pour Krystal pire que la torture. Et elle ne se gênait pas pour le faire remarquer. Quitte à user sa salive pour rien.


ꟷ Krystal : J'ai sooooooiiiiif ! File-moi de l'eau, j'en ai plus dans ma gourde !
ꟷ Krystal : Tu sais, ça serait dommage que je meure de déshydratation si près de notre destination. Un peu d'eau rallongerait mon espérance de vie d'au moins CINQ minutes !
ꟷ Krystal : Oooh, je me sens mal. Ma bouche est si sèche. Je vois des choooses... Grand-mère, c'est toi ?
ꟷ Krystal : Ok, tu sais quoi, je vais m'allonger là et rester couchée jusqu'à ce que tu me donnes à boire. Voilà... Me regarde pas comme ça, je céderai pas... RIEN A FOUTRE DE TA SERPE, JE VEUX A BOIRE !

Bref, elle y mettait les formes. En même temps, elle y mettait les formes depuis qu'elle était avec Kaiwatt. Tout avait commencé avec sa coupure au cou. A leur première rencontre, la Yiga l'avait blessée avec sa serpe, et elle n'avait pas voulu s'arrêter pour que la jeune fille puisse nettoyer sa plaie. Elle avait pourtant demandé plusieurs fois - plusieurs dizaines de fois - mais Kaiwatt était resté inflexible. Alors Krystal avait agi, un soir où elles s'étaient accordée une courte nuit de pause, pour se débarbouiller et pour manger un peu.


ꟷ Kaiwatt : Tiens, où est mon bandage de la main droite ?

La prisonnière avait gardé le silence, sa coupure nettoyée, le bandage subtilement caché dans sa manche. Elle s'était d'ailleurs empressée de le jeter dans le feu sitôt la Yiga eut le dos tourné, occupée à couper son Gâteau aux Fruits, qu'elle avait cuisiné avec des baies, quelques pommes, un boisseau de blé et un canne à sucre. Une affaire rondement menée. Elle découvrit par ailleurs que sa tortionnaire avait des bandages de rechange, ce qui la fit longuement monologuer sur l'importance de nettoyer une blessure, en plus d'un large couplet sur l'égoïsme omniprésent dans leur relation et sa répercussion sur leur futur ensemble. Un monologue qu'elle ne finit pas, étant donné qu'elle se réveilla quelques heures plus tard sur le dos de sa compagne, qui l'avait assomée pour avoir un peu de paix. Cette démonstration d'amour valut à Kaiwatt le surnom de "Princesse Charmante", un surnom qui déplut fortement.

Leur traversée du désert n'avait commencé que depuis une heure, et déjà, c'était insupportable. Krystal avait troqué ses vêtements épais contre des plus légers, rebroussant ses manches larges jusqu'aux épaules. Son pantalon était devenu un pantacourt, et sa veste un bandana de fortune. Pour ce qui était de ses chaussures, elle avait gardé ses petites bottes, lui permettant ainsi de ne pas se brûler les pieds, quitte à suer dedans. Mais malgré cela, difficile de se rafraîchir. Même l'eau de leur gourde était chaude comme la braise. Sans parler de leur avancée sous le soleil. Une véritable partie de plaisir.

Néanmoins, après un moment, quelque chose fut en vue au loin. Quelque chose qui attira immédiatement le regard de Krystal, et qui la fit s'arrêter. Encore. Un mirage inespéré pour la jeune femme, qui sentit soudainement son courage revenir.


ꟷ Krystal : Une oasis ! Il y a une oasis au loin !
ꟷ Kaiwatt : C'est le Bazar Assek, une oasis Gerudo.
ꟷ Krystal : Super ! On va pouvoir se rafraîchir !
ꟷ Kaiwatt : On ne s'y arrêtera pas.

La prisonnière tourna lentement la tête vers la Yiga, la fixant les yeux plissés, suspicieuse. Déjà plus d'une heure qu'elles marchaient dans le désert, et alors qu'elles avaient une occasion en or de se baigner et de boire à leur soif, Madâme l'officier supérieur Yiga, la dénommée Kaiwatt, ne voulait pas la saisir ? Y avait anguille sous roche.


ꟷ Krystal : Laisse-moi deviner : tu as déjà été faire du remue-ménage là-bas et ils savent que tu es une Yiga ?
ꟷ Kaiwatt : Exactement.
ꟷ Krystal : ... Tu fais chier.

Sur cette magnifique révélation, les deux jeunes femme continuèrent leur chemins, sous une pluie de jurons proférés dans différentes langues. Oui, Krystal s'y connaissait beaucoup sur le sujet.

Encore une heure et demi de souffrance, où le sable s'insinuait vicieusement dans les vêtements, où le vent semblait avoir déserté les lieux, où l'eau était une denrée rare, tout comme l'ombre. Des ruines furent en vue, et Kaiwatt, après de maintes plaintes venant de sa prisonnière, décida de s'y arrêter pour se reposer un peu à l'ombre. Une fois qu'elles eurent atteints leur destination, elles découvrirent avec surprise un plant de Melons Glagla, qu'elles dégustèrent avec un certain plaisir. Krystal s'étonna d'ailleurs de voir la Yiga manger un autre fruit que leurs odieuses Bananes Lames, une réflexion qui lui valut une tape sur la tête. Une fois régalée et sensiblement rafraîchies - damn, ces melons étaient de véritables glaces ! -, elles somnolèrent un peu, fatiguées de leur voyage. Kaiwatt se permit même une petite sieste, sachant pertinemment que sa victime ne tenterait pas de s'échapper par cette chaleur.

Tandis que Kaiwatt était confortablement installée dans les bras de Morphée, Krystal fut tiré de sa somnolence par quelque chose qui bougeait. Ouvrant les yeux, elle chercha aux alentours, observant le sable qui l'éblouit un moment. Mais une fois ses yeux habitués au trop plein de lumière, elle distingua une forme qu'elle reconnut aussitôt. 


ꟷ Krystal : LÉZALFOS ! LÉZALFOS !

Kaiwatt se réveilla aussitôt, en alerte, tandis que Krystal avait déjà sauté sur ses pieds pour s'éloigner de la créature qui fonçait sur elle. Elle évita de justesse son tir électrique, ce qui lui hérissa les poils des bras, avant qu'elle n'entende le tintement de la rencontre de deux armes. Sans se retourner, elle sut que le Yiga était en train de s'en occuper. En soi, Kaiwatt était occupée ailleurs.

Trop occupée pour la surveiller.

Voyant là une occasion en or de se faire la malle, et surtout tout près de la Cité Gerudo, Krystal décida de fausser compagnie à sa tortionnaire. Surtout qu'elle avait eu la bonne idée d'emporter sa gourde d'eau avec elle. Quel génie elle faisait. Faisant fi de la chaleur qui l'accablait, Krystal se mit à traverser les ruines en courant aussi vite que son corps le lui permettait, préférant emprunter les chemins pavés plutôt que ceux envahis par le sable. Après plusieurs dizaines de minutes, elle réussit à atteindre l'autre côté des ruines. Reprenant son souffle à l'ombre d'une colonne à moitié détruite, la jeune fille se mit à rire.

La voilà libre, une fois encore ! Il ne lui restait plus qu'à atteindre la Cité et à elle les cocktails et...


ꟷ ??? : Pssst.

Encore essoufflée et suante, Krystal releva la tête pour trouver Kaiwatt accroupie sur un pan de mur effondré, l'observant, une expression indéchiffrable peinte sur le visage. 


ꟷ Kaiwatt : Trouvée.
ꟷ Krystal : ... Tu dois être détestée à cache-cache.

Après quelques réprimandes sur la fuite improvisée de la prisonnière, Kaiwatt et Krystal retournèrent chercher leurs affaires, à côté d'un cadavre de Lézalfos, et reprirent leur route vers le repaire. Après plusieurs de marche sous le soleil, de plaintes et de soupirs harassés, elles atteignirent les gorges qui les mèneraient vers leur destination. Elle avaient hâte d'y être, ce voyage était des plus longs et éreintant. Au moins, le reste du chemin était à l'ombre.

En grimpant sur le sable, Krysta remarqua qu'une multitude de statues l'observaient depuis les falaises, leurs yeux de pierres semblant la suivre dans sa montée. Et plus elles avançaient, plus il y en avait, ce qui intrigua l'alcoolique en manque.


ꟷ Krystal : Tiens, pourquoi y a-t-il autant de statues de grenouilles ?
ꟷ Kaiwatt : Chaque statue représente un Yiga. Une fois l'entraînement terminé, chaque nouvel aspirant se doit d'ériger sa propre statue de grenouille en portant la pierre, en la taillant et en gravant le signe de l'oeil avec son propre sang. C'est une sorte de... rituel de passage, on va dire.

Krystal hocha la tête et continua d'observer les curieuses statues tout en suivant son guide.


ꟷ Krystal : Il y a des statues assez amochées.
ꟷ Kaiwatt : Oui, il y a des significations différentes pour chacune d'elle. Une statue brisée veut dire que le Yiga en question est mort, il y en a de plus en plus une fois qu'on arrive vers le QG. Puis il y a les traîtres : si un Yiga se détourne de nous et nous trahis, chaque membre vient rayer sa statue avec sa serpe, jusqu'à ce qu'elle ne soit plus reconnaissable.
ꟷ Krystal : Brutal.
ꟷ Kaiwatt : C'est notre façon de faire.
ꟷ Krystal : Dis, elle est où ta grenouille ?

Kaiwatt se retourna. Son regard pétillait, et Krystal put même apercevoir l'ébauche d'un sourire se dessiner sur son visage. Elle semblait contente que quelqu'un lui pose cette question.


ꟷ Kaiwatt : Justement, elle n'est pas loin ! Regarde, c'est celle tout à gauche, là-bas, sur cette corniche.
ꟷ Krystal : Hum, elle est un peu plus petite que les autres.
ꟷ Kaiwatt : J'ai sensiblement moins de muscles que les hommes, aussi n'ai-je pas pu porter une pierre trop lourde comme eux.
ꟷ Krystal : Vous la portez ? Pourquoi ne pas tout simplement la faire rouler ?

Cette question fit taire la Yiga quelques instants, le temps de réfléchir un peu à la réponse qu'elle allait donné.


ꟷ Kaiwatt : Très bonne question, la tradition sûrement. Regarde, on est arrivées.

Leur chemin finissait à l'entrée d'une grotte imposante, où trônait au centre un autel. Sept banderoles rouges étaient déployées autour, rendant l'endroit étonnement majestueux. Seul problème : c'était une impasse. Krystal le fit sarcastiquement remarquer, et elle reçut un rire amusée en retour. Kaiwatt se dirigea vers une des banderoles et l'écarta, révélant une entrée secrète. Une entrée secrète qui fit son effet. L'ex-barman s'épancha en félicitations admiratives jusqu'à ce qu'elle atteignent, enfin, ce pour quoi elles avaient voyagé des jours durant.

Le QG des Yigas. Le seul, le vrai.

Même si, pour le moment, cela ressemblait juste à des couloirs interminables, décorés de banderoles rouges et de tables, tous les cinq mètres, croulant sous des dizaines de Bananes Lames. Encore des Bananes, quelle alimentation non variée ces criminels avaient là... Au moins, il faisait frais.


Kaiwatt alla s'entretenir avec un Yiga et laissa Krystal en compagnie qu'un homme masqué, aux muscles saillants sous son uniforme. Ce qui ne laissa pas la jeune femme indifférente.

ꟷ Krystal : Psst, rejoins-moi dans ma cellule ce soir, et j'apprendrai à ces pectoraux à danser la salsa.

Elle ne reçut qu'en guise de réponse un silence glacial et un regard acéré. Tant pis pour la nuit passionnée. Krystal espérait grandement que les autres Yigas de la même carrure ne soit pas aussi coincé que celui qui était affecté à sa garde.

Kaiwatt finit par revenir, la mine sombre. Elle prit Krystal par le bras et l'entraîna dans des couloirs plongés dans la pénombre et déserts, silencieuse. Un silence bien trop lourd qui ne laissait présager rien de bon.


ꟷ Krystal : Un problème ?

Kaiwatt ne répondit pas tout de suite. Elle sembla peser ses mots, mais également vérifier qu'elles étaient seules avant de lui répondre d'une voix froide.


ꟷ Kaiwatt : On a un invité indésirable.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Linkondo le mardi 06 juin 2017, 23:50:29
Le bokoblin ne savait même plus depuis combien de temps il était dans sa cage. Le soleil était levé, mais il n'avait jamais su lire l'heure à l'aide de l'astre. Il tentait de compter les chèvres. Il venait d'atteindre les 666 666, avant d'abandonner car trop saoulant. Son dos le faisait souffrir depuis s'il s'était pris "le châtiment de la prison". La cage était tellement petite que en se contorsionnant de douleur il s'était retrouvé coincé dans une position abstraite, comme un baluchon. Et en plus, il sentait encore des brûlures sur le bout de ses membres... Brrr !

Cette douleur avait été atroce ! À peine s'était-il imaginé Ganon (en pas bien beau, faut avouer) qu'il s'était pris une sorte de décharge dans tout son corps, à commencer par son cœur. Depuis, il s’efforçait tant bien que mal à penser à autre chose, ce qui n'était pas chose aisée. Ne pas penser à un élément en particulier était presque aussi difficile que de ne pas penser du tout ! Il avait repensé à son enfance à Elimith, à son wok, à Krystal et finalement à ses nouveaux amis. Puis il s'était rendu compte qu'il aurait vite fait le tour de ses pensées comme ça. Il avait alors commencé à inventer des nouvelles recettes, puis s'était mis à compter les chèvres. Pour l'instant, même si la longueur était insupportable, il avait réussi  ne pas se refaire foudroyer ! Mais un autre soucis s'imposait : à tout moment, le démon "Véranda" pouvait le torturer à tout moment ! D'ailleurs, pourquoi ne l'a-t-il pas encore fait ? Et pourquoi un démon de cette taille allait garder un bokoblin en cage pour l'éternité, comme il l'avait annoncé ? Allait-il vraiment le laisser en cage pour l'éternité ? mmm... Peut-être que le bokoblin allait pouvoir ressortir, un jour ! Nan, parce que déjà qu'une journée, c'est long. Alors l'éternité...


- Verantwo : On dirait que tu t'impatiente... Ne t'inquiète pas, je pourrais te faire souffrir plus tôt que prévu, si tu le souhaite ! Et sache que je ne compte pas rester là, j'ai autre chose à faire que d'inculquer les bonnes valeurs à un bokoblin, même si tu seras une pièce maitresse de nos forces maléfiques. Je t'emmènerais à un endroit qui te plaira : le repaire Yiga !

Linkondo ne se tourna pas vers le démon, faute de place. Les Yigas ! Les fameux Yigas ! Pourquoi fallait-il qu'il se retrouve là-dedans ?


- Verantwo : Ne t'inquiète pas, il te feront un accueil chaleureux, au fond d'une autre cage ! La force des yigas, c'est ce côté persuasion, tu vois ? Tu verras, la méthode de torture n'est pas la même ! En plus, il y a une petite surprise pour toi là-bas...

Linkondo venait de percuter. Mais oui ! C'est vrai que le démon pouvait lire dans ses pensées ! Il fallait non seulement faire attention à la cage, mais aussi à son ravisseur !

...

Et si... Et si Verrine lisa...


- Verantwo : Verantwo. V-E-R-A-N-T-W-O.

Verantwo, donc, lisait Linkondo en train de penser que Verantwo pouvait lire dans ses pensées ? Donc Linkondo savait que Verantwo lisait que Linkondo savait que Verantwo lisait que Linko...


- Verantwo : STOOOOOOP !! Juste, stop ! Ne commence pas avec ce genre de paradoxe stupide ! J'ai déjà eu affaire à d'autres gens stupides qui se faisaient les même remarques, et j'ai eu des mal de crâne horribles ! Alors maintenant, tu pense à autre chose, ce que tu veux, mais pas ça !

Incroyable. Alors comme ça, Verantwo est incapable de ne pas entendre les pensée des gens. Ça, c'était une information pratique !


- Verantwo : Je te préviens, tu n'a pas intérêt à...

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIZRFPZIFJZROFIJZPFOIRJFPOZIRJFOZRIJFPZORIFJZROFIAZPDOAIZDJPAEODAEMDAOEDPAEFDOMEAFOPEFOKMPEZZRF...

Verantwo se tint sa tête crispée avec une main, tout en balançant une espèce de laser mauve sur son captif. Linkondo poussa un cri de douleur, qui ressemblait davantage à un étouffement rauque qu'à un cri. Il ne sentait rien, littéralement. Tout son corps ne répondait pas, et il n'avait pas mal. Et pourtant, il ne pouvait s'empêcher de hurler. La "fausse douleur" partit en quelque seconde, et tout son corps se relâcha. Il avait compris. Le message était on ne peut plus clair. Ne plus JAMAIS se foutre de la gueule d'un démon. Linkondo décida de tenter un roupillon, et malgré le confort à désirer, piqua un somme




Il se réveilla dans la nuit la plus totale. Verantwo était allongé dos à la cage, et ne bougeait plus. Mais on ne sais jamais.

Monsieur le démon ?

Pssst ! Tu dors ?

...

Hé ! Ho !


Apparemment, il dort bel et bien. Mais on n'est jamais trop sûr. 3, 2, 1...



REVEILLETOILEDEMON ! ALLEZPLUSVITEQUECABLABLABLABLABLABLAJAIPERDUMONWOKETJEVAISTUERKRYSTALCARCESTUNESALEVOLEUSEETJEVAISRECUPERERMONWOKCHERIENBRULANTKRYSTAL
PUISJELAESCUSSITERAIPOURLATUERANOUVEAUENLAJETANTDUHATDUPLATEAUDUPRELUDEETJEPISSERAISURSONCADAVRE...

Tout est ok, il dort. Quelle frayeur, s'il était réveillé ! Donc, normalement, il aurait profité de l'occasion pour s'évader. Alors, par où cmmencer ? Premier problème : l'absence de sortie. DONC, le plan d'évasion est annulé. :-/

Que faire ? Il ne pouvait qu'attendre une nouveauté, qui augmenterai ses chances de survies. Est-ce que Yorick, Jielash et Chompir allaient venir l'aider ? Oh, et puis Stefbad aussi !

Au bout d'un certain temps de réflexion, le bokoblin se rappela de la pierre nox. Mais oui, il pouvait appeler ses amis ! C'était le meilleur moment, pendant que Verantwo dormait !

- Linkondo : Yorick ?

La pierre noire se mit à changer de couleur. Ça marche ! Mais aucun son ne sort...


- Linkondo : Yorick ? Hé, ho ! Yorick !

- Yorick : Linkondo ? C'est toi ?

- Linkondo : Oui ! Je suis content que tu réponde !

- Yorick : Et Verantwo ? Il est toujours avec toi ?

- Linkondo : Oui, mais il dort

- Yorick : Ouf, cela veut dire qu'on peut se parler sans qu'il nous écoute ! Tu peux m'expliquer ce qu'il se passe ?

- Linkondo : Il m'a enfermé dans une sorte de prison maléfique qui me foudroie quand je pense du mal de Ganon ! Le grand seigneur Ganon !

- Yorick : Euh... D'accord... Et tu es où, là ? Quand même pas dans le château d'Hyrule ?

- Linkondo : Non, je suis dans une zone désertique.

- Yorick : Désertique ? Il t'a quand même pas envoyé chez les gerudos ?

- Linkondo : Non, je suis sur un plateau, mais c'est des rochers ! Les bokoblin craignent beaucoup la chaleur, je ne pourrais pas tenir dans le désert.

- Stefbad : Intéressant... Et tu peux supporter jusqu'à quelle température ?

- Linkondo : C'est Stefbad ? Tu es la gerudo qui accompagne Chompir, c'est ça ?

- Yorick : Stefbad, tu es sensée monter la garde.

- Stefbad : Oui, mais c'est le bokoblin qu'on cherche, non ? C'est peut-être la dernière fois que je rentre en contact avec lui, alors j...

- Yorick : STEFBAD ! Retourne monter la garde !

S'ensuivit un long silence. Au bruit, la gerudo devait être repartie. À ses mots, le bokoblin sentit une boule au ventre.


- Yorick : Bon, écoute, Linkondo. Il faut qu'on fasse vite avant que le démon ne se réveille. Peux-tu nous décrire là où tu es ?

- Linkondo : Euh... Oui, je vais voir. Mais on n'y voit pas grand-chose, avec la nouvelle lune. (il tenta de se tourner pour voir les alentours) Ben, y a pas grand chose, en fait. C'est une grande zone plate, mais c'est quasiment entouré de falaises. Eh, et il y a une grosse tour, aussi. Comme celles qu'on voit un peu partout.

- Yorick : Très bien, on va tenter de retrouver ta position... Je suppose qu'une zone aride comme celle-ci doit être soit vers les gorons, soit vers les gerudos. Stefbad pourrais nous aider, elle connaît la région du désert ! Bon, je vais te laisser, il ne faudrait surtout pas que Verantwo soit au courant pour les pierres. Essaie de dormir, comme ça tu n'y pensera plus quand il se réveillera.

- Linkondo : OK !

- Yorick : Rappelle-nous quand il y a besoin, on va essayer de ne pas le faire nous. Ce serait bien trop risqué de le faire. Allez, au plus tôt !

- Linkondo : À bientôt !

La gemme reprit sa couleur noire. Linkondo était soulagé. Ses amis allaient l'aider ! Il n'était pas si seul !
Et sur ce, il s'endormit en quelques minutes.



Linkondo se réveilla dans sa pris... Ah mais non !  n'est pas la prison, c'est un tonneau ! Il s'extirpa du récipient et observa les alentours. Libre ! Enfin ! Il se trouvait dans une petite salle avec une planche de bois, par terre, et un sol en terre jaune. Devant lui, un mur avec une minuscule fenêtre. Derrière lui... Une grille.

Génial ! Enfermé, une fois de plus ! Il aurait dû se douter que son calvaire ne se terminerai jamais ! Au moins, il ne sera plus surveillé par Verantwo, c'est déjà ça. De l'autre côté de la grille, il n'y avait personne. Pas la moindre âme qui vive. Il devait se trouver dans le repaire yiga, en ce moment même. Il vérifia, mais la serrure avait l'air résistante et il n'y avait rien pour crocheter. Il s'assit sur la planche de bois qui devait lui servir de lit. Qu'est-ce qu'il allait faire, maintenant ? Pourquoi il n'y avait personne ? Qu'allait donc lui faire les yigas ? Et Chompir, Yorick, Jielash et Stefbad ? Comment vont-ils se retrouver ? En plus, il avait oublié de leur parler des yigas ! Quelle benêt !

En même temps, il était seul... Il avait peut-être le temps de les appeler... Ça valait le coup d'essayer !


- Linkondo : Yorick ? Psst, Yorick ?

La gemme s'alluma, mais au même moment Linkondo entendit du bruit qui se rapprochait. Un "Linkondo ?" en sortit mais il n'eut pas le temps de répondre, et étouffa son collier dans sa paume. Il ne l'avait pas vu, mais sa gemme ne s'éteignit pas comme il le pensait. Il surveilla les bruits qui se rapprochait de plus en plus. Sa première rencontre avec les yigas. Allaient-ils le torturer dés maintenant ? Où est-ce qu'il allait revoir Verantwo ? Il se prépara au pire. Au fur et à mesure que les bruits de pas s'intensifiaient, le temps semblais ralentir. Il ne sentait plus son corps, et suait à grosse goutte. Puis ils arrivèrent devant sa cellule.

Mais les (deux) yigas ne le regardaient même pas, ils se contentaient de traverser le couloir. Ils portaient une sorte de collant rouge sang vraiment pas esthétique ainsi qu'un drôle de masque blanc avec un motif d’œil qui, il faut le reconnaître, était plutôt classe. Sur leur pantalon se trouvait un élastique. Et sur cet élastique se trouvait une grosse serpe qui faisait la taille de la tête du bokoblin, et qui devait la trancher sans soucis. Ils traînaient une femme qui...

Mais qu'est-ce qu'ELLE foutait là ?
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Jielash le samedi 10 juin 2017, 20:32:37
Nous avons quitté le relai de bonne heure, à peine l'aube levée. C'est que la route jusqu'au désert Gerudo sera dure, surtout qu'il nous faut d'abord faire un détour par le village Piaf pour parfaire le déguisement de Chompir. Je suis curieuse de voir à quoi ressemble celui-ci, ils n'est certes pas aussi réputé que la Citadelle Gerudo mais possède apparemment un grand charme pittoresque. Ce sera aussi l'occasion pour moi de récupérer quelques vêtements chauds pour traverser les Hauteurs Gerudo.

Tout d'abord, il fallait passer par delà la grande fissure d'Hyrule. Bien que le pont fut régulièrement emprunté, voir l'abysse immense en dessous de nous n'était pas des plus rassurant, pour moi en tout cas, puisque je ne pouvais pas m'envoler si je venais à tomber. Les grandes éoliennes qui tournaient lentement contribuaient à renforcer l'ambiance pesante des lieux. Il n'y avait que de la roche tout autour de nous et seul le cri d'un faucon à queue rayée venait parfois perturber le silence matinal.
Arrivés de l'autre côté du pont, une nouvelle surprise nous attendait : au dessus du chemin circulant entre deux monts volaient deux gardiens patrouillant sinistrement la zone. Si s'attaquer à un gardien à pieds relevait de l'inconscience, voir de la folie pure, qu'en était-il de ceux qui se frotteraient à de telles armes de guerre ?

Mettant les chevaux au pas, nous descendîmes de nos montures le temps d'analyser la situation. Il semblait y avoir un passage vers le nord mais nous n'étions pas sûre de pouvoir y faire passer les chevaux. Après avoir observé les mouvements des machines apocalyptiques au dessus de nos têtes, nous avons décelé une faille dans leur système de patrouille et décidé de nous essayer à traverser en passant dans leur angle mort. Si ceux-ci nous repéraient malgré tout, il fut convenu de lancer nos montures à toute-allure pour échapper au laser rouge annonçant une salve d'attaque.
Avec d'infinies précautions, nous avons avancé au pas dans leur dos, calmant régulièrement Revali et Horon lorsque la panique leur faisant souffler fort des naseaux et qu'ils menaçaient de hennir. Des monticules rocheux au milieu de la route nous servirent d'abri, formant des angles morts naturels face à leurs yeux mécaniques et nous accordèrent en même temps un bref repos avant de repartir lorsque l'occasion sembla bonne.

Enfin, après une courte traversée qui sembla nous épuiser davantage que si nous avions chevauché mille lieux, nous nous sommes retrouvés hors de vue des gardiens volants. Le soleil était haut dans le ciel. Les jambes un peu flageolantes, je descendis de ma monture et sorti de notre sac de provisions des brochettes de délice des bois au poisson, rapidement préparées avant de quitter le relais. Il avait fallut faire simple, d'où cette recette poisson-champignon connue de tous à base de champi d'Hyrule et de perche d'Hyrule.
Chompir n'avait pas l'air très bien non plus, après cette petite partie de cache-cache. Il ne fallait pas nous surmener, afin qu'il récupéra parfaitement de l'attaque du démon chauve-souris. Nous allions prendre notre temps pour nous reposer en mangeant, puis Chompir me porterait pour voler jusqu'à la source de la Grande Fée qui devait se trouver un peu en hauteur d'après lui.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Chompir le mardi 13 juin 2017, 02:57:55
Après avoir laissé les chevaux en bas du chemin, notre ami le Piaf pris Jielash dans ses serres et l'emporta jusqu'à la source de la grande fée. Ils passèrent devant la tour de Tabanta qui était envahi de corruption. Ce paysage lui rappelait son survole avec Vaati au dessus de la tour d'Akkala. Mais sans les gardiens cette fois. Heureusement. Enfin il se posa dans une petite ouverture dans la roche. On pouvait voir plein de fleures lame dans le coin et des gisement de pierre nox. Chompir posa sa camarade au sol et ensembles ils s'approchèrent de la fontaine.

- Jielash : Quelle étrange endroit. C'est la première source de grande fée que je vois. C'est vraiment très jolie. Je devrais croqué se paysage dans mon carnet. On est dans un lieu entre le brut de la roche et la végétation du à la fontaine.

- Caesa : Je te remercie Jielash. Je savais que vous arriviez, je vous attendais avec impatience. Je tiens grand soin de cette fontaine. Et je sais aussi que vous venez car vous avez besoin de mon aide. Chompir vient par ici s'il te plaît.   

Le jeune Piaf s'avança jusqu'à la grande fée. Elle avait les cheveux violet et elle avait la peau assez mate. Il ne s'attendait pas à ça après avoir vu ces deux sœurs.

- Caesa : Je sais que je ne ressemble pas énormément à mes sœurs. Je me présente je suis Caesa la grande fée de la région de Tabanta. Tu as déjà vu mes sœurs Mijha et Cotura. Vont-elle bien ?

- Chompir : Oui elles vont très bien. Elles m'ont apporté une grande aide avec se collier qui révèle la vérité. Mijha lui a donné le pouvoir d'une amulette nox.

- Caesa : Avec toutes les épreuves que tu as passé ces derniers jours tu es vraiment mal en point. On peut le voir à ton plumage abîmé malgré la teinture et à ton visage. Tu n'as pas arrêté depuis deux semaines pour ton ami Linkondo. Tu ce que tu as gagné c'est une malédiction. Elle te ronge de l'intérieure et risque de te tuer. Oh tu ne le savais pas à ton visage. Ne t'en fait pas je peux l'annuler. Je vais aussi te redonner des forces et rendre ton plumage beau comme avant. Approche. (La grande fée Caesa embrassa Chompir d'un tendre baisé ce qui le rendit confus. Mais grâce à ça la malédiction était enlevé. Après Chompir rentra dans la fontaine pour nettoyer son plumage. Il était enfin brillant comme avant en ressortant et la teinture n'avait pas bougé. C'était de la vrai. Jielsah et Caesa observait notre Piaf qui se sentait gêné.) Je vais appeler mes fées pour qu'elles te rendent tes forces. (Soudain quatre petites fées sortirent de nuls part et tournèrent autour de Chompir avant de disparaître.)

- Chompir : (prenant le temps de s'observer.) Je me sens super bien. Me voilà tout beau et tout neuf. Je vous remercie grande fée Caesa.

- Jielash : Je vous remercie pour ce que vous avez fait à mon ami. Sans vous il aurait fini par mourir sans qu'on le sache à cause de ce Verantwo. Heureusement que nous n'allons pas vers lui.

- Caesa : L'affront sera inévitable. Vous amis court un grave danger. Ils vont tous se retrouver dans le désert Gérudo. Même Krystal.

À ces mots Jielsah et Chompir se regardèrent. Ils avaient peur.

- Caesa : Je ne peux rien faire moi même ne pouvant quitter cette fontaine mais je vais vous offrir des choses bien utile dans votre quête. Tout d'abord pour toi Jielash cette chevalière de rubis qui te permettra de supporter le froid des hauteurs Gérudo plus facilement. Il a aussi un pouvoir cacher, qui te permettra de voir des enfant fée. Ne t'étonne pas trop alors.

- Chompir : T'en fait pas on s'y habitue. Yorick, Le boko et moi on peut les voir. Ils nous on même offert leurs caca.

- Jielash : Beurk c'est écœurant. Je veux pas avoir ce genre de cadeau moi. (Trop tard la chevalière était déjà autour d'un de ses doigts. 

- Caesa : Ah j'oubliais. On ne peut pas la retirer. Hahahahahaha !!
Pour toi Chompir après tout ce que j'ai fait pour toi, je n'ai rien d'autre à t'offrir à moins que... (La grande fée retourna dans sa fontaine.
 Après quelques minutes elle en ressortie.) Voilà ce qui pourrait t'être utile. Tu es un bon archer alors je t'en fait cadeau. Tu sauras t'en servir. C'est une relique qui date d'une époque lointaine et qui aurait appartenu au héros du Crépuscule, qui sauva le royaume il y a bien longtemps d'une invasion de monstre très puissant. Je te confie la visé de l'aigle. Ce masque te permettra de visé avec une précision incroyable même avec une distance très éloigné. Prend en grand soin il te sera utile.


- Chompir : Je vous remercie grandement de ce cadeau incroyable. Je vais le ranger dans ma sacoche accroché à ma ceinture.
 Je suis sur que je saurais en faire un très bon usage.


- Caesa : Et tu l'utilisera plus rapidement que tu ne le crois. Mais j'ai encore un dernier cadeau pour vous deux. Enfin c'est plus quelque chose pour vaincre ce démon de Vaati. Il ne peut être vaincu par vos amis ni par vous même. Il faut une arme divine pour le vaincre. Mais Je peux vous offrir une flèche de lumière. Hélas je n'ai pas la puissance d'en faire plusieurs alors il faudra bien viser. Il a œil qui se trouve sur son crâne. Tu devrais grâce à la visé de faucon lui tirer cette flèche dans le crâne. Mais ne te ratte pas. Après ça il faudra vous diriger vers la fontaine de ma sœur.  Ton ami Vaati le Zora n'a rien fait et il risquera de mourir si vous ne faite rien. Ma sœur saura tout. Sa fontaine se trouve dans l’extrême sud ouest du désert sous un fossile d'une immense baleine. Vous devrez vous dépêcher. Je te confie donc cette flèche jeune Piaf. Reste éloigné et tire lui dessus. En étant assez éloigner il se fera avoir par surprise et ne pourra rien faire. Mais un bon coup pour l'assommer serait préférable. Peut être que tes amis en seront capable.

- Chompir : Je vous remercie de votre aide et je vous jure que je ne raterais pas ma cible. On trouvera votre sœur après et on sauvera Vaati. (Chompir rangea très précieusement cette flèche de lumière dans son carquois. Elle brillait d'un éclat particulier et magnifique.)

- Jielsah : Au revoir Caesa et merci pour tout ce que vous avez fait pour nous. Nous sauverons nos amis. On vous le promet.

La grande fée rejoignis sa fontaine avec un rire très particulier. Nos deux compagnons n'en revenais pas tout ce que si qui c'était passé. Ils reprirent la route pour retourner auprès d'Horon et Revali. Arrivé là bas ils montèrent et se dirigèrent vers le village Piaf. Chompir ouvrant la marche pour montrer le chemin. Ils en profitait pour discuter de ce qu'ils allaient faire. Ils se décidèrent de continuer comme convenu leur plan et de se rendre à la cité Gérudo. Là bas ils aviseront pour avoir de loin Verantwo avec la flèche de lumière offerte par Caesa.
Après plusieurs heures de route ils arrivaient sur une colline qui longeait la gorge de Tragite. Sur le chemin il furent surpris par un rocher qui se souleva après leurs passage. Il s'agissait d'un Lithorok. Ils foncèrent jusqu'à un pont minuscule au dessus du vide. Ils passèrent au pas mais au moins le monstre géant ne les suivrait pas. Par contre il lança son poing de pierre qui manqua de peux Chompir. Après avoir traversé le pont de Xaff. Ils descendirent une route très agréable dans un gouffre. Après quitter ce gouffre ils arrivaient enfin devant le relais des Piafs. En face ce tenait le lac Pipiaf et le village Piaf. Le village natal de Chompir. Jielash observait avec émerveillement le paysage qui s'offrait à elle. Qui aurait cru que dans cette région si rocheuse un tel havre de paix existait. Tout était si verdoyant. On pouvait voir au loin la chaîne d'Hebra aussi. La plus haute chaîne de montagne d'Hyrule.


- Chompir : Je te promet qu'après toutes nos aventures nous reviendrons ici pour nous reposer et prendre un peu de bon temps. Nous irons tous ensembles faire de la luge sur les sommet d'Hebra. Mais d'abord laissons nos chevaux au relais. 

Ils arrivèrent au relais pour laisser Horon et Revali. Le propriétaire était étonné de voir une Piaf chevaucher un cheval.  Ce qu'il ne savait pas c'est qu'il avait Chompir en face de lui qu'il connaissait très bien.

- Chompir : Bonjour nous aimerions laisser nos chevaux ici s'il vous plaît. Ils ne resterons pas très longtemps. Une nuit seulement.

- Pagol : C'est plutôt rare de voir un Piaf sur un cheval. D'ailleurs j'en ai vu qu'un seul et c'était le jeun Chompir qui essayais de monter l'un de nos chevaux. Ahahaha. Dommage qu'il soit parti à la découverte du monde. J'aimais bien quand il venait nous aider ici à s'occuper des chevaux. Un jeune Piaf qui s’intéresse à énormément de chose. C'est un bon gars. J'espère qu'il va bien. (Chompir affichait un léger sourire quand son ami Pagol racontait ça. Jielash s’empêchait de rigoler face à la situation.)

- Chompir : Il doit être très gentil comme Piaf. C'est mon amis Hylienne qui m'a appris à chevaucher quand à moi. Je viens donc lui faire visiter mon village pour la remercier. Je vous remercie pour les chevaux. À demain.

- Jielash : Oui merci pour tout. À demain.  Mais j'imagine qu'il est probable qu'on reviennent pour la nuit.

Nos deux compagnons partirent donc pour le village Piaf. Ils montèrent jusqu'en haut. Chompir voulais juste voir comment allait son grand père Kai. Et puis il était sur que lui le reconnaîtrait et comprendrait la situation. Il aurait surement une ristourne s'il fait la demande auprès du "Paon Rubicond".  Et puis il devait lui raconter qu'il avait vu son ami le roi Dorehfa et son fils Sidon et qu'il était devenu ami. Il devait aussi lui raconter tout ce qu'il avait pu voir ou faire.  Il laisserait surement Jielash faire les achats pendant qu'il lui raconterait tout.
Ils se retrouverais au relais le soir.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: stefbad le vendredi 16 juin 2017, 14:26:01
Attention, j'ai été inspiré !



"Nous allons chez les Yigas. Krystal et Linkondo y sont et Chompir ne devra pas nous accompagner à la fin du trajet."

 La surprise fouetta l'assistance. Tous me regardaient d'un regard, étonné pour certains, d'autres, désillusionnés et même un désapprobateur, comme si je disais quelque chose de stupide, irréel et sûrement faux ! ... enfin, c'est comme cela qu'ils doivent le percevoir, j'y pense. Je pense que je leur doit quelques explications, mais je ne vais pas pour autant dévoiler mon don... ou plutôt ma malédiction, car c'est très dur à vivre, je ne sais plus ce que c'est qu'une nuit sereine. Je m'hasarde donc à leur dire :

"Non que j'ai quelque chose contre Chompir ! Pas du tout ! Mais en fait... J'ai pratiqué un jour de la divination et j'ai vu quelque chose avec succès, je vais vous raconter :
« J'ai vu un bokoblin. C'est en fait, je m'en rends compte maintenant, pas n'importe qui, c'est le bokoblin spécial qui a désormais une page dans mon carnet, Linkondo. Devant lui, j'ai vu une femme qui essuyait des verres. Tout à coup, un gardien est apparu en dessous d'elle de façon à ce qu'elle le chevauche. Elle a ordonné au gardien de tirer sur Linkondo, mais quelqu'un masqué se jeta devant lui et le sauva in extremis. Puis, Verantwo, je le sais maintenant apparut devant moi et déchira la carte du monde en deux, de façon à séparer le nord du sud, et elle m'a hurlé : "Adieu ! Adieu !"
« Ce matin j'y ai repensé et j'ai compris sa signification désormais, du moins je le pense, en fait, la barman est sûrement cette dénommée Krystal dont vous m'avez parlé et je pense que le gardien est une référence à la technologie Sheikah donc aux Sheikah eux-mêmes qui peuvent être une référence aux Yigas, surtout en croisant ceci avec le fait que Linkondo soit dans un endroit froid. Bref, cela veut dire que Krystal va peut-être essayer de tuer celui-ci pour je ne sais quelle raison, mais qu'elle va le rater, mais le plus intéressant est le fait que Verantwo a déchiré la carte du monde en deux, en séparant le nord du sud, et je pense qu'il veut dire que Chompir, qui vit au nord, va être séparé de ceux qui sont au sud, et sûrement de manière violente. Voilà donc pourquoi je dis cela. Enfin, je peux parfaitement me tromper dans mon interprétation !"

 Tous réfléchissent. Ais-je réussi mon coup ? J'espère que oui ! En tout cas, j'avais installé un silence pesant et on mangeait notre gâteau aux carottes. L'air matinal est frais comme toujours dans ce pays mais un grand soleil se lève et les premiers rayons me caressent la peau de façon que je n'avais jamais réellement pris plaisir à ressentir. Il est vrai que je ne m'expose que peu au soleil au final, même si je parcours le monde depuis... déjà cinq ans ! Tss... Pourquoi y-ais-je pensé ? Je vais de nouveau être morose toute la journée à repenser à ma vie horrible à la cité Gerudo ! De plus, ce n'est pas le moment ! On a des problèmes plus importants !
 J'entendis tout à coup le bruissement d'un pas sur le sol dans la terre battue. Je me retourna et vis Chompir qui arrivait, visiblement il est encore pas totalement remis de son accident ! Il dit :


"Où est Linkondo ? J'ai vu Kilton et j'ai pu lui acheter son remède. J'ai aussi recontré quelqu'un qui à construit tout un village, il pourrait nous aider pour le restaurant."

 Un silence encore plus pesant que celui que j'avais créé s'est installé. Je ne pensait pas que c'était possible ! Tout le monde semblait surpris que Chompir ne se souvenait de rien, mais en fait c'est normal car lorsqu'on subis un grand coup dans la tête, on risque d'avoir des dérèglements dans le cerveau qui font que les neurones ne se remettent pas forcément à effectuer les mêmes schémas mémoriels ! C'est logique ! ... enfin pas pour tout le monde je pense... Jielash repris soudain la parole, elle est apparemment la première à sortir du choc :

" Tu ne te souviens de rien ? C'est Veran machin truc qui à kidnappé Linkon... Je veux dire le Boko. Il ne faut pas penser à son nom sinon on le mettra en danger.

- C'est Verantwo son nom. Je crois que Yorick à eu une conversation avec le Bokoblin grâce au collier nox et j'ai pu en déduire leur position. Ils sont sur le plateau d'Umetake au dessus du canyon Gérudo." répondis-je du tac au tac.

- Qu'attendons nous alors ? Nous devons nous dépêcher d'allez le sauver !" dit Chompir.

- Ecoute Chompir, je sais que ça ne va pas te plaire mais tu ne dois surtout pas y aller. C'est trop dangereux pour toi. D'après Stefbad et sa vison tu risquerais d'y rester. Et puis tu es bien trop faible encore pour faire quoi que se soit." expliqua Yorick.

- On ne peut pas l'abandonner là bas ! On doit faire..." dit Chompir mais il perds tout à coup l'équilibre et ne peut terminer sa phrase.

- Ne t'en fais pas Chompir, je ne vais pas laisser au griffe de se monstre. Je vais y aller. Stefbad m'accompagnera pour me montrer le chemin. Jielash va te garder et t'aider. Sur ce nous partons maintenant. Nous n'avons pas de temps à perdre. Je vous souhaite bonne chance de votre côté. Jielash, prend soin de Chompir et empêche le de nous rejoindre." le rassure Yorick.

- Très bien. Tu peux compter sur moi." acquiesça Jielash.

- Je... Je... Je ne suis pas d'accord. Je dois y aller. Je... Je suis désolé d'être inutile et de devoir compter sur vous. Sauvez Lin... Sauvez le boko mais aussi Vaati le Zora. Il n'a rien fait dans l'histoire." annonça Chompir.

- Je te le promet. Sur ce je vous dit au revoir." conclut Yorick.

 Ouf ! Heureusement qu'il a assuré, grâce à lui on est tous avec un but. Je n'ai rien demandé dans cette histoire mais je suis quand même heureuse de pouvoir aider le groupe de... amis ? Je ne sais pas. J'attends Yorick qui prends son cheval et nous nous dirigeons vers le canyon Gerudo. Le trajet se fait en silence et à chaque fois que nous croisions des monstres que Yorick tuait habilement, je prenais des notes sur ceux-ci. Cela faisait apparemment perdre beaucoup de temps à l'expédition. Le soleil en était à son zénith lorsque nous nous sommes arrêtés dans les ruines de l'étape du seuil. Malgré mon envie intenable d'aller explorer ces ruines, je me suis résigné à préparer des boulettes aux herbes avec un boisseau de riz et deux violettes tempo. Pendant ce temps, je jette un coup d’œil à Yorick qui semble plongé dans ses pensées et ne semble en aucun cas enclin à la conversation. Cela m'est profitable : je ne souhaite pas le faire mais je ne peux m'empêcher de me demander qu'est-ce qu'il n'allait pas. Ça me fait penser à mes relations avec une Gerudo, quand j'étais enfant.

 Elle s'appelait Neyrin et était autant ma seule amie que ma pire ennemie. Elle semblait toujours être enclin à m'aider car je n'avais aucune amie mais souvent, du jour au lendemain, elle me lâchait et me traitait comme toutes les autres le faisaient. Elle me faisait des insultes bien placées ainsi que beaucoup de piques et ensuite, pendant quelques jours, elle faisait comme si nous n'avions aucune relations quelles qu'elles soient et elle redevenait mon amie ensuite. C'est très étrange et je me demande toujours aujourd'hui pourquoi. Mais à chaque fois qu'elle m'abandonnait, je restait totalement silencieuse et j'acceptais mon sort. La situation de Yorick me fait penser à cela. Il n'aspirait qu'à faire un restaurant avec son amie Krystal et voilà que plein de malheurs s’abattent sur lui. Je ne connais que ses malheurs récents mais il n'a pas dû voir la vie en rose auparavant. Je soupire un bon coup. De toute façon, dans ce monde où le malheur ne fait que s'abattre, il est impossible de faire des choses calmes, prévues et normales : j'en suis la preuve, je suis sensé trouver un voï mais je satisfait mon inébranlable curiosité en parcourant le monde et je me fais encore une fois déranger dans mes plans avec cette stupide histoire de Verantwo ! Si seulement elle ne pouvait pas exister... le fait est que désormais j'ai rencontré des personnes et je peux satisfaire une des demandes de ma mère qui était de m'ouvrir au monde... La vie est dure...

 Mes boulettes aux herbes sont en train de brûler donc j'enlève rapidement le wok du feu et j'emballe les six boulettes dans des feuilles locales et j'en sert trois à Yorick qui après un poli remerciement s'en va dans les ruines. Il a besoin de s'isoler pour mieux digérer, dans tous les sens du terme. Je l'observe donc marcher lentement et embrasser le magnifique paysage qui s'offre à nous tout en grignotant sa première boulette. Le vent souffle légèrement et me décoiffe mes longs cheveux lâches. Le soleil caresse toujours ma peau de la même façon que ce matin. Ce décor paisible ne reflète en aucun cas l'état de ce monde dévasté. Je me lève. Je m'en vais faire une promenade dans les ruines à un autre endroit que Yorick. J'ai moi aussi besoin de calme et solitude. J'en profite pour examiner ces ruines de loin et je lâche quelques larmes en pensant à ce qu'ont dû souffrir ces pauvres innocents qui vivaient là. Mais pleurer fait du bien. Je ne retient pas mes larmes qui se mirent à couler à flots sur mes boulettes. J'en mange en même temps et apprécie leur goût salé. Après que j'aie versé toutes les larmes que je pouvais, je repartit vers nos affaires en achevant ma dernière boulette. Je me rééquipe de mon lourd sac et je vais voir Yorick et je lui dit :


"Excuse-moi mais on devrais y aller.

-J'arrive."

 Il l'a dit dans un ton grave. Il arrive et semble lui aussi avoir versé quelques larmes malgré sa masculinité. Il rééquipe son sac et se met sur son cheval. Nous continuons donc le chemin et rien d'autre ne se passe, malgré les monstres croisés que Yorick tue en même temps que je prends des notes. Le temps perdu s'accumule de plus en plus et malgré le fait que j'écrive en marchant, ce sont les montées et descentes incessantes de Yorick qui prennent longtemps. Il m'a un moment dit sèchement que je devrais me battre mais il soupira ensuite en murmurant dans sa barbe. Il était réellement affecté par ses malheurs et au prochain combat je sortit mes deux cimeterres et combattis seule le blob qui s'approchait dangereusement. Yorick me remercia alors.

 Le voyage continua froidement et nous nous sommes arrêtés dans le relais de l'orée de la plaine. Yorick parla dans sa gemme nox à Chompir et Jielash qui sont restés au relais, qu moins c'est ce qu'ils disaient car j'entendis le vent qui soufflait, et je pense qu'il n'y a pas beaucoup de vent du côtés des marais de Lanelle ! On a aussi reçu un appel plus tard, pendant la nuit, de Linkondo. Je montais alors la garde. Il nous dit :


"Yorick ? Hé, ho ! Yorick !

- Linkondo ? C'est toi ?" réponds Yorick

- Oui ! Je suis content que tu réponde !

- Et Verantwo ? Il est toujours avec toi ?

- Oui, mais il dort

- Ouf, cela veut dire qu'on peut se parler sans qu'il nous écoute ! Tu peux m'expliquer ce qu'il se passe ?

- Il m'a enfermé dans une sorte de prison maléfique qui me foudroie quand je pense du mal de Ganon ! Le grand seigneur Ganon !

- Euh... D'accord... Et tu es où, là ? Quand même pas dans le château d'Hyrule ?

- Non, je suis dans une zone désertique."

 Ah ! Cela confirme ce que je pensais ! J'écoute en fait attentivement la discussion. Cela veut donc dire qu'il est sûrement chez les Yigas ! J'aime pas trop les hauteurs Gerudos. Il fait, je trouve, très froid et en plus les couleurs du Canyon se marient mal avec le blanc de la neige. Encore, je vais dans les monts de Hébra, je me souviens d'avoir visité le village Piaf -j'ai peut-être croisé Chompir, qui sait ?-, et d'avoir acheté une tenue contre le froid que je porte toujours dans mon sac aujourd'hui, mais les hauteurs Gerudos, non. Mais je devrais y aller pour retrouver Linkondo ! Et peut-être que j'en ai ce souvenir de froid intense uniquement car je l'ai vu lorsque j'avais tout juste commencé mon voyage, quand je n'avais pas mon attirail Piaf ? Il faudra tester. Yorick questionne Linkondo pour continuer la discussion :

"Désertique ? Il t'a quand même pas envoyé chez les gerudos ?"

 Pas bête ! Je n'y ai pas pensé ! Il peut être dans le désert, et j'aurais alors tout faux ! Linkondo s'empressa de répondre :

"Non, je suis sur un plateau, mais c'est des rochers ! Les bokoblin craignent beaucoup la chaleur, je ne pourrais pas tenir dans le désert."

 Bien. Mais, ils craignent beaucoup la chaleur ? Très intéressant ! Il faut absolument que je prenne des notes car je ne l'aurais jamais découvert toute seule ! Je lui pose donc la question :

"Intéressant... Et tu peux supporter jusqu'à quelle température ?

- C'est Stefbad ? Tu es la gerudo qui accompagne Chompir, c'est ça ?" demanda Linkondo

- Stefbad, tu es sensée monter la garde." ordonna sèchement Yorick.

 Tss... Rabat-joie... Je cherche quand même à me justifier :

"Oui... mais c'est le bokoblin qu'on cherche, non ? C'est peut-être la dernière fois que je rentre en contact avec lui, alors j...

- STEFBAD ! Retourne monter la garde !" ordonna Yorick.

 Bon, OK, t'as gagné ! Je me retourne et je 'monte la garde'. En réalité je ne suis pas du tout concentrée dans mon travail et j'écoute la discussion. En plus, avec la nouvelle lune on ne voit rien ! Mais bon, Yorick est très tendu en ce moment, donc c'est sûrement pour ça. Il dit à Linkondo :

"Bon, écoute, Linkondo. Il faut qu'on fasse vite avant que le démon ne se réveille. Peux-tu nous décrire là où tu es ?

- Euh... Oui, je vais voir. Mais on n'y voit pas grand-chose, avec la nouvelle lune. Ben, y a pas grand chose, en fait. C'est une grande zone plate, mais c'est quasiment entouré de falaises. Eh, et il y a une grosse tour, aussi. Comme celles qu'on voit un peu partout."

 C'est donc sûrement le plateau d'Umetake, la description y ressemble en tout cas. Cela confirme encore une fois ce que je pensais ! Yorick continua donc :

"Très bien, on va tenter de retrouver ta position... Je suppose qu'une zone aride comme celle-ci doit être soit vers les gorons, soit vers les gerudos. Stefbad pourrais nous aider, elle connaît la région du désert ! Bon, je vais te laisser, il ne faudrait surtout pas que Verantwo soit au courant pour les pierres. Essaie de dormir, comme ça tu n'y pensera plus quand il se réveillera.

- OK !

- Rappelle-nous quand il y a besoin, on va essayer de ne pas le faire nous. Ce serait bien trop risqué de le faire. Allez, au plus tôt !

- À bientôt !"

 La gemme nox s'éteint et je continua ma garde au relais. La nuit était paisible et les étoiles formaient un rideau au dessus de nos têtes. C'est paisible. Le monde est paisible mais ce qu'il s'y passe ne l'est pas. Ah... c'est une question existentielle que je me suis déjà posée, pas la peine d'y repenser car sinon ça nous fait pleurer sur notre sort. Un bruissement se fit entendre et je me retourne pour voir d'où il venait. Ce n'était autre que le gérant qui allait dormir. En parlant de cela, il faudrait bien que j'y aille ! Mais sinon j'aurais une autre vision et de toute façon aucune de mes nuits n'est reposante ! Je continue donc ma garde jusqu'à que Yorick se réveille et prenne son tour de garde. Je m'en vais donc dans un lit et je m'endors.

 Je vois... Chompir ? Je m'attendais à Verantwo, honnêtement. Tout d'un coup, je le vois s'illuminer, comme s'il cachait le soleil qui se levait. Ensuite Verantwo arriva, mais en mauvais état. Je revis Chompir qui, s'il avait une bouche, m'aurait souri, j'en suis sûre. Tous deux disparaissent et je vois donc la carte du monde posé sur une table en bois. La carte est sombre et je ne vois rien et tout d'un coup, elle s'illumine. Je relève la tête et je me brûle les yeux avec la lumière.

 Je me réveille en sursaut. Que signifie ce rêve ? Il est beaucoup plus heureux que les derniers que j'ai eue. Je me dépêche de prendre mon carnet et j'écris ce que j'ai vue. Tout d'un coup, je me rendis compte qu'on m'observait. Je regarde autour de moi et je vois Yorick qui est allongé sur sa tranche. Il me dit alors, à ma grande surprise :


"Est-ce que ça t'arrive d'avoir des nuits normales ?"



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Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Vaati the Wind Mage le vendredi 16 juin 2017, 17:18:00
J'ai mal, si mal, pourquoi ne m'aident-t-ils pas? Ils sont tous là et ils ne m'aident pas, j'ai beau hurler:

Vaati, le zora:  Aaaaah par touts les dieux, aidez moi, JE VOUS EN SUPPLIE, AHHHHHHHHHHHHHHH

Elle me recouvre, elle me recouvre, c'est si douloureux! Que... Un grand noir, je ne vois rien! Je... JE NE PEUX PLUS BOUGER, OU SUIS JE? Ah enfin quelque chose, mais.... Mon regard se déplace mais ce n'est pas moi. Je parle, mais ce n'est pas ma voix. Mes mains sont.... de la couleur des ténèbres. Mon corps.... il ne m'appartient plus. Bon sang je vole? Je ne fais que voir les images. Je ne ressens rien, ni la sensation de voler, rien. Je veux retourner au village zora, je veux les revoir tous! Mais même si Chompir était là je suis sûr qu'il ne m'aurait pas aidé, il n'avait pas l'air de beaucoup m'apprécié..... Etais ce donc mon destin, un corps qui ne m'appartient plus et la dernière personne avec qui j'ai tissé des liens qui ne m'apprécie pas? La déesse de la destinée peut donc se montrer si cruelle....Nôtre vole dure si longtemps, où allons nous ainsi? Mais cet emblème.... Les Yigas?Pourquoi aller ici? ............Mon corps est occupé par...... un monstre? NOOOOOOOOOOON! UN MONSTRE DANS MON CORPS, MON JOLI CORPS? AH, C'EST HORRIBLE!! Et en plus je suis seul, et même si je suis libéré on continuerait à me considérer comme un monstre au service de Ganon. Je serais emprisonné, voir exécuter. Je serais seul.... pour toujours. Le monstre s'endort et je me sens m'endormir avec lui....



Je me suis réveillé, une arme dirigée droit vers moi. J'ai peur mais ça ne semble pas être le cas de ce Verantwo. Il le saisit par la gorge et le menace. Il me fait peur alors que je ne suis techniquement qu'un esprit... Mais oui, je ne suis plus physique, je peux tenter de m'évader de mon corps pour aller prévenir quelqu'un, ....... le prince Sidon et l'armée zora, ils viendront si ils savent qu'une créature dangereuse possède l'un des leurs! J'essaye, j'essaye, j'essaye.... Impossible.Je suis bloquer dans mon corps. Et en plus on dit que les monstres sont immortels à cause de la Lune de Sang... Quelle veine... A c'est reparti pour un envol! Et bien allons y gaiement! Le vide me fait ressentir un certain vertige. On survole les marais prêt de chez moi. Il voyage donc si vite? Il fonce droit vers un groupe de voyageurs dont un bokoblin. Chompir! Il est là au loin! AIDE MOI! AIDE MOI! AIDE MOI! Aide..... moi... par pitié. Bien sur il ne m'entend pas... Mais qu'est ce que je fais? Le bokoblin, je le menace et... Oh mon dieu, j'ai l'air d'avoir sérieusement blessé Chompir. Je devrais l'aider mais je ne peux pas et.... Non... NON! Ce n'est pas moi! je n'ai pas pu avoir kidnappé ce bokoblin! Il suffit de l'entendre pour voir que lui n'est pas un monstre, comme moi. Je l'ai enfermé dans une sorte de cage magique. Il a penser du mal de Ganon et.... Oh mon Dieu il a l'air de tant souffrir! Verantwo arrêtes! ARRÊTES! AAARRRÊÊÊTES! J'ai crié.... mais rien ne se passe. Oh il s'endort encore. Peut être demain sera un autre jour, mais la situation empire tellement........ vous, les compagnons de Chompir et de ce bokoblin, je sais quue vous viendrez le sauver, mais il n'est pas le seul à en avoir besoin! S'il vous plaît, même si vous pensez que je ne suis qu'un monstre, que je ne mérite pas vôtre pitié, ne me tuez pas avec lui! S'il vous plaît.... sauvez moi!



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Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Neyrin. le dimanche 18 juin 2017, 02:32:34
J'espérai revoir ce voï. J'aurai aimé en entendre plus sur le Héros de la légende, il en savait beaucoup. Il disait que cela l'intéressait, qu'il voulait en savoir davantage sur tous les mystères qui régissaient la contrée. Il était persuadé que le Héros allait revenir, qu'il n'était pas encore l'heure de désespérer et qu'un jour, le Fléau disparaîtrait. Je n'avais rien ajouté. Après tout, je n'avais pas d'avis sur ce sujet. Lorsque je lui ai demandé de m'en raconter davantage, il m'a dit que je devais découvrir le reste par moi-même. Je le remerciai pour cette conversation enrichissante, puis suis partie me coucher. Je me suis lovée dans le lit du relais, à côté de celui de l'Hylien. Il ronflait fort. Le raffut qu'il faisait ne vint pas troubler mon sommeil, la fatigue m'assommait.

Le lendemain matin, nous nous sommes levés dans les alentours de dix heures. L'Hylien m'avait laissé dormir, disait-il. Apparemment, j'avais l'air tant épuisée qu'il n'avait pas osé me réveiller. Nous sommes donc repartis vers onze heures en direction du village d'Elimith, après un maigre déjeuner. Les voyageurs d'hier avaient disparu. Eux aussi, avaient repris leur chemin. Avec un pincement au cœur, je montai sur mon cheval. C'était une belle monture à la robe brune, je sentais que j'allais vite m'y attacher. Nous reprîmes la route après avoir chargé mon cheval de mes affaires. Durant deux bonnes heures, le trajet fut calme.

L'Hylien s'arrêta subitement, en plein milieu de la pente. Nos chevaux devinrent nerveux. Ils grattèrent le sol de leur sabot, avant de remuer la tête de haut en bas, comme s'ils s'impatientaient.

« Ne bougez pas, dit-il. Il y a des monstres, par ici.

- Quel type de monstre ? répondis-je en sortant mon cimeterre.

- Des bokoblins.

- Vous êtes capable de n'en faire qu'une bouchée, non ? »

Il acquiesça. Nous attendîmes longtemps, un peu trop longtemps à mon goût. Il n'y avait pas l'ombre d'un bokoblin en vue. Je décidai donc de reprendre le trajet, mon arme à la main. J'étais prête à agir si l'un deux venait à surgir.
 
« Hé mais qu'est-ce que vous faites ?

- Nous n'allons pas rester plantés là indéfiniment. Dépêchez-vous. »

Je remontai la pente jusqu'à entendre des grognements lointains. Ce devait être ces bokoblins. Je descendis de ma monture sous le regard de l'Hylien, puis m'accroupis derrière un rocher. Je jetai un coup d'œil de l'autre côté : ils étaient trois, accroupis et avalaient une énorme pièce de viande autour d'un feu de camp. Ils n'avaient pas remarqué ma présence, ni même senti mon odeur. J'ignorai si cela était une bonne idée de m'attaquer à eux. Après tout, nous pouvions traverser sans risquer de nous faire attaquer, à condition d'y aller au pas.
Je me tournai vers mon compagnon de voyage fixé à la selle de son cheval, cramponné aux rênes. Alors, c'était cela, le grand voyageur sans peur et sans regret ? Quelle bravoure !
Je me redressai, lui fit signe que j'allai monter sur ce rocher tout en extirpant mon arc et mes flèches. Il me répondit par des mouvements de mains précipités, m'indiquant de revenir.

J'escaladai jusqu'à me retrouver au-dessus des monstres. C'était l'endroit parfait. Je bandai mon arc, visant la tête du bokoblin à la peau étrangement bleue. Concentrée sur ma cible, je ne fis plus attention à ce qu'il se passait autour de moi. Je pouvais l'avoir aisément à cette distance. Alors que je m'apprêtai à tirer, quelqu'un m'en empêcha en me saisissant les bras fermement. C'était l'Hylien, cela ne pouvait être que lui. Il avait un air paniqué sur le visage.

« Vous êtes folle ! chuchota-t-il, la voix tremblante. »

La flèche fut tout de même décochée, se planta dans la cuisse de l'un des bokoblins. Le monstre poussa un affreux cri de douleur, alarmant les deux autres qui se redressèrent d'un bond. Leurs regards se tournèrent vers nous, puis ils crièrent à leur tour. Le hurlement de leur acolyte couvrait le leur. Ils étaient furieux.
Du haut de ce rocher, nous ne craignions rien. Je décidai alors de tirer à nouveau, bien décidée à planter cette deuxième flèche entre les deux yeux de nos adversaires mais le jeune voï me saisit par le bras, me tira vers lui.

« Fuyez ! Nos chevaux vont se faire tuer !

- Je peux m'en charger, laissez-moi faire, dis-je en résistant. »

Je luttai afin qu'il me lâche. Voyant que je n'étais pas prête de céder, il finit par se résigner, glissa jusqu'à son cheval puis prit la fuite au triple-galop. Ma monture se cabra, apeurée. L'Hylien s'enfonça dans la forêt de sapins, et disparut. Je le regardai partir, éberluée. Venait-il, à l'instant, de m'abandonner ? Serait-il aussi lâche ?

Lorsque je reportai mon attention sur mes trois adversaires, l'un d'eux avait disparu : celui avec la jambe blessée. Prise de panique, je décochai ma flèche dans la tête du bleu qui s'écroula. Le second, qui ne semblait nullement effrayé par la mort de son compagnon, chercha à escalader le rocher pour m'atteindre. Je rangeai mon arc et mes flèches précipitamment, dégainai mon cimeterre et sautai du promontoire. Les bokoblins n'étaient pas bien intelligents, ce qui était un grand avantage. Je me ruai sur le second monstre qui tentait tant bien que mal de grimper sur la paroi rocheuse, le plaquai au sol avant de le tuer d'un coup bien porté dans la gorge. Lorsqu'il ouvrit la gueule pour pousser son dernier cri, son haleine me prit à la gorge, si bien que j'eus des nausées.

Constatant que le dernier avait pris ses jambes à son cou, je me précipitai jusqu'à mon cheval et fonçai vers la forêt à mon tour. Je ne voulais pas rester une seconde de plus dans les parages. J'étais plus furieuse qu'autre chose, à vrai dire. Comment avait-il pu être aussi lâche ? J'en étais encore retournée.

Le chemin était bordé par de nombreux sapins, je ne voyais que la route à suivre. Au bout de quelques minutes de trajet, il finit par s'élargir. Étais-je arrivée au village d'Elimith ? Cela m'importait peu désormais. A la sortie de la forêt, la pente se fit plus raide et au loin, je pus entendre les cris d'enfants joyeux. Ma monture ralentit. Je remontai cette côte, découvris un petit village dont l'entrée était surveillée par un paysan, une fourche à la main. Ce devait être un voï d'une quarantaine d'années. A ses côtés se trouvait quelqu'un sur son cheval, avec qu'il discutait. Je n'eus pas grand mal à reconnaître son interlocuteur.

« Hé ! hurlai-je, furibonde. »

Ils se tournèrent vers moi, intrigués. Je descendis de mon cheval avec précipitation, courus jusqu'à l'Hylien avant de l'attraper par le col de son vêtement pour le déloger de la selle de sa monture. Surpris, il ne savait que dire.

« Je savais bien que les voïs étaient lâches ! On ne m'avait pas menti sur votre sujet !

- Aaah.. M'dame, je suis désolé mais je tenais à ma peau ! se justifia-t-il. Mais r'gardez, nous sommes arrivés à Elimith en un seul morceau ! »

Je cernai mieux le personnage désormais. C'était inutile de persister avec une personne telle que lui. Je le lâchai. Il eut un mouvement de recul, cherchant à garder une distance entre lui et moi. Le paysan était perdu, ne sachant que faire face à une situation comme celle-ci. J'allai ranger mes armes dans mes bagages.

« Ça suffit, dis-je en essayant de retrouver mon calme. Je resterai au village quelques jours, mais je repartirai sans vous.

- Non, non, non ! s'écria-t-il en se précipitant jusqu'à moi. Vous n'pouvez pas partir comme ça ! Vous n'pouvez pas voyager seule !

- Je trouverai un autre compagnon de voyage, ne vous inquiétez pas. »

Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Jielash le dimanche 25 juin 2017, 21:33:08
Chompir m'avait laissé devant la boutique du Nid d'étourneau afin de nous réapprovisionner pour le voyage à venir. Il s'était ensuite directement envolé vers les sommets du village afin de parler avec le chef. Tout en haut, au dessus des dernières maisons de bois, reposait un oiseau mécanique immense sur la tour de pierre servant de base au village.
D'après les Piafs, c'était le héros qui l'avait forcé à se poser là. Il était assez incroyable de se dire qu'au même moment où nous vivions nos vies hasardeuses dans cette ère maudite du royaume d'Hyrule, un héros légendaire se battait pour venir à bout du mal qui régnait en maître. C'était un peu difficile à croire et habituellement, je me méfiais de ces rumeurs mais voir la silhouette sinistre du gardien au dessus du village leur donnait un peu plus de crédibilité.

Après avoir fait des provisions, je décidais de continuer ma visite des lieux. Une agréable brise passait entre les structures de bois formant le village et ses maisons circulaires, telles de petits nids jonchant le flanc d'une montagne. Je ne m'attardais pas près de l'auberge où un couple se disputait et continuait plutôt mon voyage vers les hauteurs. Les jeunes piafs voletaient de plateformes en plateformes ou couraient dans les escaliers en gazouillant gaiement. Aussi je m'arrêtais un instant pour les écouter entonner des chants traditionnels avant de me rendre au magasin de vêtements.

Chompir m'avait confié la tache de lui prendre de quoi s'infiltrer dans la Cité Gerudo, seulement je ne pouvais pas dire que je m'y connaissais beaucoup quand il s'agissait des goûts des Piafs en matière d'habillage... Pas que je sois davantage renseignée au sujet de la mode Hylienne d'ailleurs.
Je choisissais finalement, en grimaçant à la vue du prix, une tenue rose pâle qui devrait bien aller avec la teinture des plumes de Chompir, ainsi qu'un petit bijou ornemental pour les plumes de la tête. Je prenais aussi un pantalon épais et des bottes rembourrées pour moi-même, car bien que l'artefact offert par la Grande Fée m'aiderait à conserver de la chaleur, il m'en faudrait plus pour lutter contre le froid des Hauteurs Gerudos et marcher dans la neige.
Alors que je pensais me ruiner avec tous ces achats, je fus surprise quand le vendeur sembla savoir qui j'étais et me fit une ristourne. J'y devinais là une intervention de Chompir qui avait dû prévenir ses semblables tandis que je me promenais. Cela m'évitais en tout cas d'être totalement à sec niveau rubis, même si ma bourse s'était tout de même bien allégée.

Puisqu'il y avait un espace pour cuisiner, je préparais des tourtes à la viande avec de la venaison, un boisseau de blé, une motte de beurre et un cristal de sel. Avoir des plats déjà préparés avec nous serait utile lors de notre traversée des Hauteurs. Chompir pourrait me porter pour atteindre les sommets de la chaine de montagnes plus facilement mais il faudrait ensuite traverser ces plateaux immenses pour se rendre en direction du désert.
Le soleil avait commencé sa descente dans le ciel, teintant d'orangés le lac Pipiaf. Ses rayons réchauffaient ma peau comme une dernière caresse avant de disparaitre, il devait probablement faire glacial la nuit dans le coin. Au vu de l'heure, je ferais bien de rassembler mes affaires et me rendre au relais à l'entrée du village pour retrouver Chompir, comme nous l'avions décidé.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Chompir le mercredi 28 juin 2017, 15:41:39
Tandis que Jielash partait en direction des boutiques, Chompir arriva devant la hutte de son grand père. Le chef du village Piaf, Kaï. Il savait qu'il allait se faire reconnaître très rapidement mais il savait aussi que son papy ne dirais rien à sa mère. Il entra.

- Kaï : Tiens mais qui est cette jeune Piaf ? Je ne la connais pas. Oh mais... Mais oui c'est bien toi. Ohohoh. Que fait tu habillé comme ça, Chompir ?

- Chompir : Oh papy ! (Il alla le serrer dans ses bras.) Si tu savais ce que j'ai vécu depuis que je suis parti ! J'ai tant de chose à te raconter mais d'abord je vais commencer par une demande. J'aimerais que tu uses un peu de ton autorité pour une amie hylienne qui va acheter des choses dans les boutiques. On va avoir beaucoup de dépense à faire. On va se rendre dans les hauteurs Gérudo pour atteindre le désert et pour ça il va nous falloir de bonnes tenues et de la nourriture. Je lui ai donné une part de ma bourse. J'ai l'intention de me déguiser en femelle Piaf pour infiltrer la cité Gérudo.

- Kaï : Ohohoh, c'est du pur génie ce plan. Bien sur tu peux compter sur moi pour les petites ristournes. Allez maintenant explique moi tout sur ton voyage. Et qui est cette amie Hylienne ?

Le jeune Piaf commença à expliquer comment tout c'était passé après son départ. Le survole de la plaine avec le Bokoblin qui attaquais les autres et qui n'allais être que son ami Linkondo. La rencontre avec Jielash qui avait peur de voler l'offrande à la statue. Le fait qu'il avait appris grâce à elle à monter à cheval et qu'ils étaient partis pour le village d'Ecaraille. L'attaque des Yigas sur le chemin. Les blessures et l'aide apporté par le chef d'Ecaraille.

- Kaï : Oh ? Tu as rencontrer le vieux d'Ecaraille. On avait pris la mer étant plus jeune. On avait passer trois jours en pleine mer. Ah ça remonte tout ça. Il allait bien ? Et je suis pas étonné qu'il t'ai aidé. Il a toujours eu l'âme charitable.

Je continuais donc ma narration et lui expliquais qu'il allait très bien. Je lui dit qu'après avoir fait un tour en mer sur un radeau que je faisais avancer avec mes ailes, nous avons été attaqué par un Lézalfos. Après ces aventures à Ecaraille nous étions donc partie pour le village d'Elimith. Là bas je lui expliquais qu'on avait rencontré le bokoblin qui parle et Krystal. Une folle, ivrogne, méchante, qui prenais un malin plaisir à diriger tout le monde et les manipuler. Peut de temps après il avait rencontrer Yorick. Le collègue de Krystal. Il voulait construire un restaurant.

- Chompir : J'ai promis de les aider à le construire. Mais hélas tout à mal tourné après. Nous sommes partie à Cocorico pour voir si on ne pouvait pas construire le restaurant là bas. Pendant que mes compagnons étaient partie là bas j'ai du garder le boko mais hélas une lune de sang est apparu et j'ai été obligé de le tuer. Le pire dans tout ça c'est qu'il est revenu à la vie mais il est devenu doré.
 Après ça on est parti voir la grande fée Cotura qui m'a permis de me laver mes plumes. Elle m'a aussi donné ce collier qui force la personne qui le porte à dire toute la vérité pendant une heure. Après ça j'ai décidé de quitter mes amis pour partir chercher un dénommé Kilton qui aurait de quoi empêcher des crises lors des prochaines lunes. Sur la route je me suis arrêté au domaine Zora. J'y ai d'ailleurs pu rencontrer le roi Dorefah. Il m'a expliqué que vous étiez de très bon amis et que vous aviez fait beaucoup de chose ensemble quand vous étiez plus jeune. Il m'a offert des outils et de la nourriture pour mon voyage et j'ai pu me faire un bon ami là bas.
 Le prince Sidon. Vous saviez qu'il avait un fan club ? Ah oui son fan club je dois vous en parlez, j'ai rencontré là bas au jeune Zora du nom de Vaati il voulait absolument que je l'emmène voir Kilton à cause d'une tache dans le dos. Je suis arrivé en Akkala. Là bas il y a un village du nom d'Euzero qui a été construit. Je suis devenu ami avec le charpentier et sa femme. C'est un village vraiment magnifique tout comme la région. Je voulais d'ailleurs rencontrer un professeur Sheikah du nom de Faras mais il n'était pas là. J'ai par contre pu parler à son fourneau du nom de Sherry. Là bas j'ai pu aussi rencontre la grande fée Mija qui m'a permis avec mon collier de parler à distance avec quelqu'un d'autre qui porte une gemme nox taillé. Oh et bien sur j'oublie le plus important ; la rencontre avec Kilton. Quel étrange personnage ? Vous devriez voir ça. En tout cas il m'a beaucoup appris. Il tient une boutique qu'il emmène un peu partout en Hyrule. Il vend des objets très étranges et il a sa propre monnaie : Le Streums. On peut en avoir en échangeant des morceau de monstres. 


- Kaï : Oh le roi Dorefah va bien ! Je suis content. Et content que tu sois devenu ami avec son fils. Je l'avais rencontrer il était tout jeune. Pour ce qui est de ce Kilton, je ne savais pas du tout. Comme quoi, je n'ais pas tout découvert. Houhouhou. En tout cas,
 je vois que tu as découvert beaucoup de peuple d'Hyrule et tu as drôlement mûri. Je suis vraiment fier de toi. Houhouhou.


Et Chompir continua d'expliquer tout ce qu'il c'était passé à son grand père, Kaï qui avait l'air de redevenir jeune en écoutant tout cela. Il parla de Verantwo et de sa rencontre avec Stefbad. Enfin il expliqua ses blessures face à Verantwo et son arrivé ici avec son amie. L'idée qu'il avait derrière la tête et la rencontre avec la fée Caesa.
Ça y est ! Il venait enfin de tout raconter. Après plusieurs heures d’explication et de détailles, remarque il avait tout raconté à son grand père, ce grand aventurier qui au même âge était parti découvrir le monde. Il était content et voyait son grand père fier de lui. Il alla le serrer dans ses bras et lui promis de revenir lui présenter tout ses amis après leurs passages dans la cité Gérudo.

Chompir pris le temps d'observer une dernière fois la vue avant de partir. De voir la beauté du lac et des colonne luxuriante qui forme le village Piaf. Demain ils partiraient de bonne heure pour atteindre le plus tôt la cité Gérudo. La nuit commençais à tomber et il était temps de retrouver Jielash au relais. Il fallait qu'il découvre ce qu'elle lui avait acheté comme tenue.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Krystal le mardi 04 juillet 2017, 21:20:28
J'ai pas encore relu, mais c'est là !



Krystal se dandinait, d'une jambe à l'autre, sur place. Non, elle n'avait pas envie d'aller au petit coin et, non, elle n'avait pas de vers aux fesses, elle était juste impatiente. Ce n'était pas dans sa nature d'être comme ça, mais quand même, cela faisait plus de quarante-cinq minutes qu'elle poireautait, entourée de deux gardes Yiga, attendant le bon vouloir du Chef Suprême. Car on lui avait promis - depuis des jours ! - une entrevue du tonnerre avec Kohga, lui jurant torture et damnation éternelle, mais que neni. Le grand maître vaudou n'avait pas l'air de vouloir la recevoir, et cela la contrariait énormément. Elle avait fait tout ce voyage, et il avait été éreintant, pour se faire refuser à sa porte ? Elle ne l'acceptait pas.

Après encore dix loooongues minutes d'attente, où elle avait fait quelques remarques cinglantes vis-à-vis de la situation qui n'avaient pas arraché un battement de cils à ses deux accompagnateurs, on annonça enfin que Kohga allait la recevoir. Toute contente au premier abord, la poigne forte et brutale qui lui attrapa le bras la ramena bien vite à la réalité. Elle était en mauvaise posture. Et ça n'allait pas en s'arrangeant. Elle grimpa deux volées d'escaliers, tirée de force par l'un des gardes patibulaires, avant de finalement déboucher à l'air libre, dans une immense clairière où un gigantesque trou se tenait au centre. Il n'avait rien d'autre à signaler, la place était aussi vide que le désert en lui-même. A l'exception de deux silhouettes qui se dessinaient au loin, se découpant au soleil.

La première était imposante et grande, quoique qu'un peu enrobée. Sapée de rouge et de noir, agrémentée d'une collerette jaune et d'un masque blanc, cette personne semblait être le chef des Yiga en personne. Mais le plus étrange était celui qui se tenait à ses côtés : une personne entièrement enveloppée d'une brume noire, pourvue de deux grandes ailes. De loin, elle pouvait entrevoir deux yeux rouges, ainsi qu'un énorme oeil jaunâtre sur le front. Un démon, en somme.

Cette vision fit ralentir Krystal, qui fut tirée encore plus fort par le garde. Confronter Kohga, il n'y avait pas de problème, mais cette vision de cauchemar ? Elle avait ses limites. Aussi, quand elle fut bien en face des deux hommes en pleine conversation, elle resta silencieuse. Mortellement silencieuse. Et quand ils finirent par remarquer sa présence, elle sentit un long frisson parcourir son échine quand l'énorme oeil jaune se posa sur elle. Ok, elle était vraiment pas bien là.


ꟷ Kohga : Qu'est-ce que c'est ?
ꟷ Garde : La prisonnière de Kaiwatt. Une tenancière qui vous a escroqué.
ꟷ Kohga : Ah oui, l'arnaqueuse de bananes.

Il marqua une pause, les yeux au loin, réfléchissant, mais Krystal ne l'avait pas écouté. Elle avait démarré une guerre de regard avec l'énorme atrocité qui n'arrêtait pas de la fixer de façon bizarre. Voire... intéressée. Elle n'osa pas se l'avouer, mais elle était effrayée. Mais genre, vraiment. Dans sa tête, c'était le vide total, elle ne trouvait rien à dire, à répliquer, elle voyait juste cet oeil, et ce regard rougeoyant la fixer.

Non, franchement, elle avait peur. Mais quand elle dévia son regard pour finir par fixer Kohga, elle sentit sa peur s'envoler, et le cauchemar qu'elle était en train de vivre s'estompa peu à peu. Elle souffla, un poids énorme s'enlevant de sa poitrine, ses idées s'éclaircissant. Elle avait retrouvé ses esprits, enfin. Pour sûr, elle irait pas crier sur tous les toits qu'elle avait complètement perdu ses moyens devant un drag-queen ailé.


ꟷ Kohga : Tu es donc celle qui a arnaqué les Yigas de deux milles rubis en refourguant des caisses pleines de pierres.
ꟷ Krystal : Ouep.
ꟷ Kohga : Je vois.

La jeune fille attendit son jugement avec un brin d'appréhension... Mais il ne vint pas. Kohga semblait être perdu dans ses pensées, trop préoccupé par autre chose pour s'occuper de son cas. Krystal fronça les sourcils. Elle ne le montra pas, mais elle fut fortement offensée par ce manque d'attention envers elle. Il fallu encore une paire de minutes avant que le chef de la bande ne réagisse. Il soupira et fit un geste désinvolte.


ꟷ Kohga : Je n'ai pas le temps de m'occuper de telles broutilles, débarrassez-vous en.
ꟷ Verantwo : Si je puis me permettre.

La voix puissante et profonde, grave, fit sursauter Krystal, qui se tourna vivement vers le démon, qui prit la parole.


ꟷ Verantwo : Elle pourrait nous être utile.
ꟷ Kohga : A quelles fins ? Elle ne semble pas être d'une grande utilité, pour moi en tout cas.
ꟷ Verantwo : Elle a pourtant bien réussi à arnaquer les Yigas et à s'en sortir plusieurs mois durant. Gardons-là, on se sait jamais, ses... talents pourront servir un jour.
ꟷ Kohga : Tss, peu importe. Emmenez-là.

Suite à ça, les deux gardes s'emparèrent de la jeune femme sans ménagement et lui firent faire demi-tour. Mais en s'éloignant, Krystal put sentir sur elle le regard du démon, qui la suivait jusqu'à ce qu'elle disparaisse. Elle ne savait pas ce qu'il avait derrière la tête, mais cela ne présageait rien de bon.

Une fois engagée dans le couloirs sombres du QG, la jeune femme se sentit bien mieux. Cette échange avait été effrayant, et elle avait sentit ses jambes faiblir au fur et à mesure de la conversation. Mais, maintenant qu'elle était loin de cette vision cauchemardesque, elle allait bien. Au moins, maintenant, elle allait pouvoir se reposer. Elle suivit ses deux chiens de garde jusqu'aux profondeurs du repère, là où s'alignaient des dizaines de cellules aux gros barreaux noirs, infranchissables. Ce n'était pas par là qu'elle allait s'enfuir, dommage.

Mais en passant devant une cellule, un mouvement attira son attention. Elle tourna distraitement la tête, sans vraiment vouloir voir ce qui l'avait un peu intriguée.

C'était drôle, comme ces derniers temps, des situations plus que cocasses lui arrivait. Comme, par exemple, elle était tombée sur Jielash à Emilith. Ou alors sur Kaiwatt dans une forêt paumée. Mais là, c'était le pompom. Aussi étonné qu'elle, Linkondo la fixait, éberlué, campé dans un tonneau et, pour finir, enfermé dans une cellule. Dans le QG des Yigas. Mais comment diable avait-il atterri ici avant elle ? Il s'était téléporté ou quoi ? Mais avant qu'ils n'aient pu se dire quoique ce soit, les deux gardes entraînèrent la jeune femme plus loin, l'éloignant du bokoblin.

Elle eut une demi-seconde pour réfléchir, mais cela suffit pour qu'elle établisse un plan, bien que simple, afin de se retrouver dans la même cellule que le monstre.


ꟷ Krystal : Mettez-moi dans la même cellule que le bokoblin.

Silence. Mais elle ne s'avoua pas vaincue. Après tout, elle avait plus d'un tour dans son sac.


ꟷ Krystal : Je suis quelqu'un qui a besoin de compagnie, donc, mettez-moi dans la même cellule que le bokoblin.
ꟷ Garde : Ca n'arrivera pas.
ꟷ Krystal : Oh, pretty boy...

Elle sourit et s'arrêta, résistant à la poigne qui essayait de la tirer dans une cellule plus loin.


ꟷ Krystal : Que ce soit clair entre nous : je suis une personne qui a réussi à arnaquer les Yigas et à leur échapper... du moins jusque ici. J'excelle en ce qui concerne les rumeurs : je les lance, et elles roulent jusqu'à devenir inarrêtables. Et je suis l'auteur des plus brillants livres érotiques jamais écrits.
ꟷ Garde : ... Et ?
ꟷ Krystal : Et si jamais vous ne me mettez pas dans la même cellule que ce bokoblin, non seulement je lance la rumeur que vous deux entretenez une relation des plus intimes, mais en plus j'écrirai un livre dessus. Avec pleins de détails.

Le silence qu'elle reçut en retour lui fit comprendre qu'elle n'allait arriver à rien avec ces menaces. Apparemment, leur romance, entre deux magnifiques hommes à la musculature parfaite, était déjà connue de tous.


ꟷ Krystal : Ai-je omis de dire que je peux aussi être très chiante ?

Après un accord silencieux et tacite entre les deux gardes, Krystal finit par être jetée dans la même cellule que Linkondo. Peut-être en avaient-ils eu marre d'elle, ou peut-être avaient-ils eu peur de ses menaces. Moui, pas la dernière proposition.

Époussetant ses vêtements, Krystal se releva et fit face au bokoblin, qui restait sans voix devant cette apparition sublime. Fière de son petit effet, elle lui adressa un large sourire et ouvrit grand ses bras.


ꟷ Krystal : Helloooo ! Content de revoir tata Krystal ?

Mais pour toute réponse, le monstre blanc se jeta sur elle. Elle laissa échapper un cri, ce qui arrivait bien trop souvent ces derniers temps, avant de percuter le sol froid et crasseux, menacé par Linkondo qui semblait hors de lui. Au moins, il n'avait pas de serpe.


ꟷ Krystal : Tout doux, tout do...
ꟷ Linkondo : OU EST MON WOK ?!

Quoi ? Après tout ce temps, il ne demandait pas comment elle allait ? Quel rustre il faisait ! Elle voulut lui faire la réfléxion, mais son compagnon de cellule se mit à la secouer violemment, continuant de hurler sa question.


ꟷ Linkondo : OU. EST. MON. WOOOOOOOOK ?!
ꟷ Krystal : Ililil estestest icicicici !
ꟷ Linkondo : MON WOOO... Hein, il est ici ?
ꟷ Krystal : Mais oui, ils l"ont juste embarqué avec mes affaires, mais je l'ai gardé. Content ?

Linkondo se calma enfin, arrêtant de secouer la pauvre Krystal comme un prunier. Cette dernière se redressa sur ses coudes, tandis que son agresseur soufflait, soulagé de savoir son bien le plus précieux en sécurité, près de lui. Même s'il n'était pas avec lui.


ꟷ Krystal : ... Tu sais que cette position est très suggestive ?
ꟷ Linkondo : Oh mon dieu.

Il se releva vivement, dégoûté, tandis que la jeune femme se mettait assise en tailleur. Il fallut à Linkondo quelques minutes pour se remettre de cette remarque salace, et encore une de plus avant qu'il ne s'asseye sur son tonneau retourné, enfin prêt à papoter.


ꟷ Krystal : Allez, raconte-moi, comment t'es arrivé ici ?
ꟷ Linkondo : Toi d'abord.
ꟷ Krystal : Bah écoute, j'ai fait de la luge, je suis tombée sur la Yiga que j'ai arnaquée, elle m'a capturée et elle m'a amenée ici. Ton tour.

Linkondo poussa un grand soupir avant de se mettre à table. Il raconta tout : son enlèvement, sa séquestration, les paroles terrifiantes du démon. Jusqu'au moindre détail. Même le plus insignifiant. Il était bon conteur, en tout cas.


ꟷ Krystal : Attends, ce Verantwo, c'est le démon ailé tout en noir, avec un énorme oeil jaune tout flippant sur le front ?
ꟷ Linkondo : Oui, c'est ça, comment tu...
ꟷ Krystal : Je l'ai rencontré y a pas une heure avec Kohga, il fait carrément peur. Il l'a convaincu de me laisser en vie car j'aurais apparemment une utilité cachée.
ꟷ Linkondo : C'est bizarre... Peut-être a-t-il des plans pour toi aussi... Peut-être c'est aussi pour ça qu'on est venu ici.
ꟷ Krystal : Brrr, ça me fiche la chair de poule de savoir que ce démon pense à moi.
ꟷ Linkondo : Faut que j'en parle à Yorick.

Il commença à fouiller ses poches, sous le regard suspicieux de Krystal, qui l'observait faire. Elle ouvrit la bouche et la referma, incertaine. Que lui avait fait ce démon durant le temps de son emprisonnement ? En tout cas, il devait avoir eu un sacré coup sur la tête. Encore. Et en beaucoup plus violent.


ꟷ Krystal : ... Yorick n'est pas dans ta poche, hein. Il est trop gros pour rentrer dedans. Même s'il a perdu son petit bidon...
ꟷ Linkondo : Je sais, je sais ! Juste, attends...

Il se leva, aux abois, et alla jusqu'aux barreaux de la prison, cherchant nerveusement quelque chose. Ou quelqu'un. Krystal mit quelques secondes à comprendre qu'il cherchait à savoir s'il y avait des gardes qui patrouillaient, ou s'ils étaient seuls et tranquilles. Mais à quelle fin ? Une fois qu'il fut assuré qu'il n'y avait personne aux alentours, Linkondo alla s'asseoir aux côtés de sa compagne de cellule et sortit de sa poche un pendentif. Un pendentif composé d'une gemme nox, et grossièrement entourée d'un cordon. Elle avait beau chercher, la jeune femme ne savait toujours pas où le bokoblin voulait en venir. Jusqu'à ce qu'il approche la pierre de son visage et ne murmure un nom bien connu.


ꟷ Linkondo : Yorick. Yorick, tu m'entends ?

Krystal afficha la même tête que précédemment. Non, sérieusement, y avait vraiment un truc qui tournait pas rond chez lui.


ꟷ Krystal : Linkondo, tu parles à une pierre.
ꟷ Linkondo : Je sais, mais je peux communiquer avec Yorick. Hé, Yorick !
ꟷ Krystal : Écoute mon gars, ce serait génial si c'était possible. Mais c'est une pierre. Une pierre. Je sais pas ce que ce Verantwo t'as fait, mais ça va pas vraiment bien dans ta tête en ce moment, tu devrais peut-être...
ꟷ Yorick : Linkondo, c'est toi ? Tu vas bien ? Où es-tu ?

Le sourire que fit Linkondo était énorme, mais rien n'égalait l'expression qu'affichait Krystal en ce moment même. Yeux écarquillés, bouche grande ouverte, sans voix. Il était rare de la voir ainsi, mais franchement, là, elle était clouée. Il était vraiment en train de parler avec Yorick. Au moyen d'une pierre. Une gemme nox. Comment ?


ꟷ Linkondo : Oui, je vais bien, je suis dans une cellule.
ꟷ Yorick : Une cellule ? Tu n'es plus dans le désert ?
ꟷ Linkondo : Non, Verantwo m'a emmené chez les Yigas. Apparemment, il est bien copain avec leur chef.
ꟷ Stefbad : Au moins, on a plus à chercher leur localisation exacte.
ꟷ Linkondo : Oui, et, euh, y a quelque chose que vous devez savoir...

Il n'eut pas le temps d'en dire plus : le cerveau jusqu'alors gelé de Krystal se remit soudain en marche, ayant enfin compris ce qu'il se passait à cet instant.


ꟷ Krystal : Oh mon dieu, tu peux communiquer à distance avec une PIERRE ? C'est trop bien, j'en veux une !
ꟷ Linkondo : Oui, c'est vrai que c'est pratique...
ꟷ Krystal : Et c'est qu'avec toi ou Yorick peut m'entendre ?
ꟷ Stefbad : Qui est-ce ?
ꟷ Yorick : ... Tu te fous de moi là ?
ꟷ Krystal : Hey, Yoyo ! La forme ? C'est trop drôle ces pierres, vous en avez une en rab ? Et qui est avec toi ? Jielash ?
ꟷ Linkondo : Non, c'est Stefbad, une Gerudo, une nouvelle arrivée.
ꟷ Krystal : Oooh, c'est très bien d'étendre ton cercle d'amis pendant mon absence. Tu t'en sors sans moi ? Pas encore en dépression ?

Le silence qui suivit fut étrange. Plus un mot ne résonnait dans la petite cellule, aussi Linkondo se demanda si la communication n'était pas coupée. Mais la gemme brillait encore. Il s'avérait que ce silence était annonciateur d'une grosse tempête. Et cette tempête s'appelait Yorick.


ꟷ Yorick : Mais tu te FOUS de moi ! L'univers doit se foutre de ma gueule ! Toi ! Comment oses-tu me demander comment je vais ? Ma partenaire, ma collaboratrice, celle avec qui je devais construire un restaurant, en qui je devais avoir confiance, s'est barrée sur un wok sans aucun remords. SUR UN WOK ! COMME CA ! En glissant et en disparaissant en à peine quelques secondes ! Pouf, partie ! Sans même un au revoir ! Tu m'as laissé tout seul, Krystal, tout seul ! Je t'aurais pardonné, tu sais ? Pour le resto-bar. Mais tu as préféré t'enfuir. Comment as-tu pu me faire une chose pareille ? Comment as-tu pu me laisser ! Et voilà que quelques jours après, tu réapparais comme une fleur et tu me demande si j'ai la forme ? L'air de rien ! Non, Krystal, je n'ai pas la forme. Loin de là.
ꟷ Stefbad : C'est elle, Krystal ?
ꟷ Yorick : Je suppose que tu as été rejoindre tes amis les Yigas après ta fuite. Bien joué, au moins des gens qui veulent encore de toi ! Tu es bien installée là-bas ? Traitée comme tu penses le mériter ? Je parie que ta nouvelle bande est GÉNIALE ! Tellement géniale que tu nous as déjà oublié ! Je n'ai pas raison ?
ꟷ Krystal : En fait, j'ai été capturé et presque condamnée à mort, donc...
ꟷ Yorick : Et bien tant mieux, tu n'as ce que tu mérites ! On va venir délivrer Linkondo, mais toi, tu resteras là-bas, à pourrir dans une cellule, là où est ta place. Et crois-moi, je n'aurais aucun remords à te laisser à ton sort ! Bien au contraire ! Tu vas vivre ce que j'ai véçu ! Tu te sentiras abandonnée, furieuse, et ce sera bien fait pour toi !
ꟷ Linkondo : Hem, Yorick, je sais que Krystal n'est pas un nage, mais tu devrais peut-être...
ꟷ Yorick : Me calmer ? Il est hors de question que je me calme ! Cette garce s'est jouée de nous et elle va encore s'en sortir ? C'est non ! Je ne laisserais pas passer ça aussi facilement ! Je...

Des bruits de pas se firent entendre plus loin. Percutant que ces bruits ne venait pas de la pierre, mais bien du couloir qui se trouvait derrière Linkondo et Krystal, ces deux derniers paniquèrent. Si les gardes trouvaient la pierre, c'en était fini de leurs petites conversations à distance ! Ou plutôt dispute. Ou monologue.


ꟷ Linkondo : Gardes ! Gardes ! On vous rappelle tout à l'heure !

Aussi vite qu'il put, le bokoblin cacha la pierre dans sa poche et alla se planquer dans le tonneau qu'il retourna d'un tour de main. Krystal, quand à elle, resta assise par terre, guettant le couloir. Lorsque le garde arriva à la hauteur de leur cellule, elle lui adressa un sourire colgate, l'air de rien.


ꟷ Krystal : J'aime beaucoup mon compagnon de cellule, on croirait avoir un animal de compagnie !

Elle ne le vit pas, mais elle était presque sûre que le garde avait levé les yeux au ciel avant de repartir faire sa ronde. Une fois éloigné, la jeune femme et le bokoblin se mirent d'accord pour utiliser la pierre plus tard, quand ils seraient sûrs qu'aucun garde ne rôde. Ils décidèrent de prendre du repos, un repos bien mérité, jusqu'à ce moment. Grâce à son talent naturel, Krystal réussit à négocier la petite couchette de paille, tandis que Linkondo se contenterait du sol et du tonneau, ce qui semblait lui convenir. Par bonté d'âme, sa compagne de cellule lui donna de la paille afin qu'il ait au moins un oreiller.

Alors qu'elle allait s'endormir - et enfin avoir une grasse matinée ! -, Krystal repensa aux paroles de Yorick. Il semblait en colère, et blessé qu'elle l'ait laissée en plan. Elle en éprouva même une pointe de culpabilité. Mais, trop épuisée pour approfondir davantage ses pensées, la jeune femme se laissa aller au sommeil. Elle aurait tout le temps d'y penser demain.


Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: stefbad le mardi 18 juillet 2017, 20:11:03
Heum... y'a quelqu'un :niak: ? Bon, je continue !



"Est-ce que ça t'arrive d'avoir des nuits normales ?" demande Yorick

 Là, il me prends au dépourvu. Comment lui expliquer ? C'est impossible ! Je ne peux pas me permettre de dévoiler mon don / ma malédiction au grand jour ! Et une excuse bidon ne pourra pas me sauver la mise car on risque de dormir ensemble encore longtemps au vu des évènements à venir. Encore deux ou trois nuits au minimum, cela devra forcément être découvert ! Me voyant hésiter, Yorick me dit :

"Je vois... Deux fois j'ai dormi dans la même salle que toi et deux fois tu a fait un cauchemar, de plus tu nous a sorti l'endroit où Linkondo est bien avant qu'il nous recontacte. Et maintenant, tu ne trouve pas tes mots pour pouvoir expliquer ce nouveau mauvais rêve, cela signifie que tu me cache, non pardon, que tu nous cache quelque chose. Crache le morceau car tu sais aussi bien que moi qu'un mensonge ne passera pas et ne fera aucun bien."

 Waw. Il est loin d'être stupide ! Il est sûrement inutile de continuer à lui cacher mais sinon ça fera comme avec les Gerudos de la cité ! C'est l'une des raisons pour lesquelles je suis partie en voyage. En effet, peu de temps avant que je parte, j'ai fait un aveu à Neyrin, qui était alors amicale avec moi. Je lui ai dit que j'avais le don de voir l'avenir. Je le regrette amèrement aujourd'hui car elle l'a dit à ses autres amies et finalement toute la cité le savait. J'étais alors harcelée de toutes part par des femmes qui voulaient que je lise leur avenir. Cela me frustrait tellement que c'était à partir de ce moment-là que j'ai commencé mes nuits blanches. Je faisais souvent à ce moment-là des escapades en dehors de la cité pour revenir juste avant l'aube. C'est en faisant ces escapades que j'ai découvert des ruines dans le désert et j'ai peu de temps après commencé à écrire mon premier carnet. J'y étudiait les ruines que je fouillais méticuleusement. J'en faisait des plans détaillés et je regardais tout de près. Je lisait les inscriptions en Gerudo Moyen que j'ai reconstitué en observant ces inscriptions et en les comparant avec les Gerudo Moderne que je sais parler naturellement. Néanmoins, j'étais de plus en plus frustrée par ma vie le jour et ma vie nocturne a été de plus en plus un désir, une inspiration. Quand le jour de ma sortie officielle était enfin venue, j'ai eu une longue discussion avec ma mère qui m'a fait que des reproches et qui m'a demandée de revenir que quand tous ces problèmes seront réglés. Je suis donc partie pour me trouver un Voï, me sociabiliser, fuir cet enfer, étendre mes plaisirs nocturnes, explorer le monde et satisfaire ma curiosité. Trois ans après cette discussion, je ne suis arrivée qu'à deux des objectifs fixés : fuir l'enfer et étendre mes plaisirs nocturnes à la journée entière.
 Mais revenons aux problèmes urgents. Je pense que Yorick est quelqu'un de confiance, et j'ai envie de lui accorder la mienne. Mais j'ai peur d'accorder ma confiance à quelqu'un, surtout voyant ce que ma pseudo-amie en avait fait. Après un temps d'attente, je décide de déclarer la vérité à Yorick :


"En fait, j'ai depuis petite une malédiction.
-Laquelle ?"me dit-il du tac au tac.
-Je vois l'avenir à chaque fois que je dors, ce qui fait que je n'ai eu des nuits reposantes que quand j'étais très jeune. Cela explique pourquoi je vous ai fait cette déclaration étrange hier. J'étais sûre de me faire paraître pour une dingue mais j'ai préféré le faire avant que quiconque meurt par inadvertance.
-Donc ce que tu nous a dit était la pure vérité sur l'avenir ?
-Non, car ce que j'ai dit n'était qu'une interprétation. Je consigne en tout cas tout ce que je vois dans mes carnets, donc si tu veux consulter pour tirer une conclusion sur l'avenir, tu peux le prendre.
-Tu sais, tu aurais pu nous le dire avant, je commence à connaître tout le monde et je peux te dire qu'ils sont digne de confiance. Si Krystal était là... tss... je te dirais quelque chose d'autre mais là, elle n'est pas là ... donc je peux t'assurer qu'on ne t'abusera pas.
-On m'a déjà abusé, donc, du plus haut que mes directive t'atteignent, je te demande de ne pas trahir la confiance que j'ai décidé de t'accorder.
-Je la respecterai."

 Yorick me fait comprendre que c'est la fin de la discussion. Je me lève et je vais préparer du curry de venaison avec un boisseau de riz, de la venaison et une bouteille d'[épices goron[/b] que j'ai trouvée dans les ruines qu'on a visité. Elles ont sûrement été oubliées par un voyageur précédant car elles paraissaient en bonne force. Je mets tout cela dans des assiettes que le gérant du relais m'a gentiment prêtée et j'en donne une à un Yorick bien plus souriant qu'hier, comme quoi, il a bien recouvert. Comme je l'ai promis au gérant, je nettoie les assiettes après et on repart. Cette fois-ci, le trajet se passe dans la bonne humeur et nous entamons parfois des discussions. On commence à se mettre d'accord sur les monstres en chemin que je tue, épaulée par Yorick à l'arc. On fait parfois des pauses pour boire ou reprendre notre souffle, et on remarque à ce moment-là qu’on a fait beaucoup plus de chemin que le premier jour. On a atteint rapidement la vallée Gerudo et je commençais à avoir des souvenirs nostalgiques de ma sortie officielle de la cité. Pendant une pause au pied du Mont Nabooru, nous avons été contacté par Linkondo :

‘‘Hé, Yorick !’’

 Yorick réagit immédiatement et prends la pierre nox cachée dans sa tunique de voyage. On entendit des bruits pendant ce temps mais ils semblaient tellement éloignés que j’ai pensé que ce n’était rien d’important. Yorick réponds alors :

‘‘Linkondo, c'est toi ? Tu vas bien ? Où es-tu ?
-Oui, je vais bien, je suis dans une cellule.
-Une cellule ? Tu n'es plus dans le désert ?
-Non, Verantwo m'a emmené chez les Yigas. Apparemment, il est bien copain avec leur chef.’’

 Logique : tout ce que j’ai comprit se révèle juste. Je ne me suis donc pas trompé, du moins pas totalement, sur mon interprétation de mon rêve. Mais s’il est réellement chez les Yigas, ce sera dur de trouver l’entrée car ils ont la fâcheuse habitude de changer l’entrée de leur antre fréquemment… mais le plus dur dans cette histoire est de les infiltrer, ce qui est quasiment impossible, cela revient à espionner des espions ou à arnaquer des arnaqueurs : c’est ridicule ! Je remarque donc :

‘‘Au moins, on a plus à chercher leur localisation exacte.
-Oui, et, euh, y a quelque chose que vous devez savoir…’’

 J’ai très peur tout d’un coup, voyant la façon avec laquelle Linkondo disait cela. Je m’attendait au pire lorsqu’une voix inconnue coupa Linkondo :

‘‘Oh mon dieu, tu peux communiquer à distance avec une PIERRE ? C'est trop bien, j'en veux une !
-Oui, c'est vrai que c'est pratique...’’ répondit Linkondo.
-Et c'est qu'avec toi ou Yorick peut m'entendre ?
-Qui est-ce ?’’ je demande à l’assistance.
-... Tu te fous de moi là ?’’ bouillonna Yorick.
-Hey, Yoyo ! La forme ? C'est trop drôle ces pierres, vous en avez une en rab ? Et qui est avec toi ? Jielash ?’’ réagit cette voix inconnue
-Non, c'est Stefbad, une Gerudo, une nouvelle arrivée.’’ répondit Linkondo
-Oooh, c'est très bien d'étendre ton cercle d'amis pendant mon absence. Tu t'en sors sans moi ? Pas encore en dépression ?’’ dit cette connaissance de Yorick.

 Cette voix féminine a dit quelque chose qu’il ne fallait pas… du moins je le devine en voyant Yorick s’enflammer à une vitesse exponentielle. Super, encore un moment de dépression va venir après cette intervention de Krystal, je devine. Le moment est arrivé, Yorick explose:

‘‘Mais tu te FOUS de moi ! L'univers doit se foutre de ma gueule ! Toi ! Comment oses-tu me demander comment je vais ? Ma partenaire, ma collaboratrice, celle avec qui je devais construire un restaurant, en qui je devais avoir confiance, s'est barrée sur un wok sans aucun remords. SUR UN WOK ! COMME ÇA ! En glissant et en disparaissant en à peine quelques secondes ! Pouf, partie ! Sans même un au revoir ! Tu m'as laissé tout seul, Krystal, tout seul ! Je t'aurais pardonné, tu sais ? Pour le resto-bar. Mais tu as préféré t'enfuir. Comment as-tu pu me faire une chose pareille ? Comment as-tu pu me laisser ! Et voilà que quelques jours après, tu réapparais comme une fleur et tu me demande si j'ai la forme ? L'air de rien ! Non, Krystal, je n'ai pas la forme. Loin de là.
-C'est elle, Krystal ?’’ je réponds surtout pour tenter de calmer le jeu, mais cela ne marche pas.
-Je suppose que tu as été rejoindre tes amis les Yigas après ta fuite. Bien joué, au moins des gens qui veulent encore de toi ! Tu es bien installée là-bas ? Traitée comme tu penses le mériter ? Je parie que ta nouvelle bande est GÉNIALE ! Tellement géniale que tu nous as déjà oublié ! Je n'ai pas raison ?’’ continua Yorick. Waw, elle a traité avec les Yigas… mauvaise idée...
-En fait, j'ai été capturé et presque condamnée à mort, donc...’’ répondit Krystal.
-Et bien tant mieux, tu n'as ce que tu mérites ! On va venir délivrer Linkondo, mais toi, tu resteras là-bas, à pourrir dans une cellule, là où est ta place. Et crois-moi, je n'aurais aucun remords à te laisser à ton sort ! Bien au contraire ! Tu vas vivre ce que j'ai véçu ! Tu te sentiras abandonnée, furieuse, et ce sera bien fait pour toi !
-Hem, Yorick, je sais que Krystal n'est pas un nage, mais tu devrais peut-être...’’ tenta Linkondo.
-Me calmer ? Il est hors de question que je me calme ! Cette garce s'est jouée de nous et elle va encore s'en sortir ? C'est non ! Je ne laisserais pas passer ça aussi facilement ! Je…
-Gardes ! Gardes ! On vous rappelle tout à l'heure !’’ coupa Linkondo.

 Les pierres reprennent leur couleur habituelle. Je m’empresse de dire à Yorick qu’il faut reprendre le chemin, et il me suit en acquiescent. On continue notre chemin dans la vallée et je tente de le calmer. Je n’ai aucune qualités sociales, vous l’avez compris, mais j’arrive étonnamment à le calmer et notre voyage continue dans la bonne humeur. Nous arrivons au Relais du Canyon Gerudo au zénith du soleil et je décide de préparer un pilaf de volaille¹ avec un boisseau de riz, un œuf de volaille, une motte de beurre et de la viande de volaille pour initier Yorick aux spécialités de la région, et il semble bien aimer ce plat. Je profite de cette pause plus longue pour parler de la marche à suivre :

‘‘Nous allons bientôt arriver au Bazar Assek et alors il nous faudra camper jusqu’à l’arrivée de nos compagnons de route. Il est interdit aux hommes d’accéder à la cité Gerudo mais si tu as besoin de quelque chose de très important qui ne se trouve que là-bas, comme une tenue de Voï Gerudo – oui, on se prépare à l’arrivée du prochain roi, qui ne devrait pas tarder – je veux bien te faire une fleur et aller te la chercher, mais que les choses soient bien clair, je n’y irai qu’une fois, donc prépare bien tes choix ! Pardon, j’y ai des mauvais souvenirs. Bref, lorsqu’on sera tous réunis, on devra préparer un plan d’attaque sur le camp Yiga. Ne t’inquiète pas, j’ai des contacts ici – aussi irréaliste que cela puisse paraître – qui sauront nous donner des informations quand aux Yigas. Si tu as une question, je t’en prie.
-Aucune qui me vient à l’esprit.
-Très bien, allons-y !’’



Note de bas de page : ¹ - Je sais que j'ai déjà présenté cette recette mais j'en présente un autre pendant ce chapitre, c'est juste pour combler les trous ^^
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Chompir le mercredi 19 juillet 2017, 00:28:57
Oui il y a quelqu'un.  :hihi:
Juste des membres en vacance pour certains, ou d'autres très occupé. Donc un peu dur de poster. Mais merci d'avoir posté et fait un peu avancer les choses.
Si jamais je trouve le temps pendant mes vacances, j'essayerais de poster un petit coup.  :oui:
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Linkondo le samedi 22 juillet 2017, 02:01:01
C'est plutôt gênant, le garde a 30 minutes de retard... Ou alors c'était hier qu'il était en avance...

Linkondo s'était mis d'accord avec Krystal pour un plan d'évasion. Parce que même si Yorick et Stefbad arrivent, ils pourront pas faire grand chose contre des Yigas à part être capturés. Après un long débat qui se finit en duel de force (remporté par le boko, hé hé...), il fut décrété d'agir avec finesse. Depuis leur arrivée hier matin, ils avaient "noté" les horaire de passage des gardes et des repas, histoire de s'échapper au bon moment. Enfin, façon de parler. C'était surtout Linkondo qui tentait de se souvenir des horaires données par Krystal grâce à la position du soleil. Rien de bien précis en fin de compte, mais il n'y a rien de mieux à faire.

Le garde qui amenait le repas ce soir-là était décalé par rapport à hier. Ce qui est particulièrement embêtant. Peut-être qu'il n'y a pas d'heure fixe ? Le garde n'est pas à l'heure ? Ou alors Krystal s'est trompée ? La troisième solution semble plus plausible. Après tout, ce matin même, elle avait fait croire au boko qu'il avait dormi tout l'après midi !
Le gardien portait le repas sur une planche pourrie et rentra dans la geôle pour déposer les bananes lames. Encore des bananes. Toujours des bananes. Linkondo aurait donné n'importe quoi pour manger de la viande, des pommes ou même des champignons. Ces Yigas étaient fous d'aimer à ce point les bananes. C'était peut-être ça, la "méthode de torture qui n'est pas la même" dont parlait Verantwo... Quoi qu'il en soit, encore une fois, le garde les fixaient en train de commencer leur repas. C'était très dérangeant d'être fixé à travers un masque, surtout dans une prison en train de manger. Selon lui, le garde enviait leur repas. Il ne restait plus qu'à attendre le "Alors, c'es...

 - Alors, c'est bon ?

Très étrange, cette régularité à chaque repas. On aurait dit un rituel. Les prisonniers acquiesçaient en ayant l'air le plus crédible possible. Puis, comme prévu, le garde s'en allait. Il ne restait plus qu'à finir de manger. C'est vrai qu'au début du séjour, les bananes paraissaient délicieuses, mais au bout de la quinzième, c'était plus une obligation qu'un plaisir.


- Linkondo :  Tu es vraiment sure qu'il est 20 heure 45 ? Nan parce qu'il a 30 minute de retard, quand même.

- Krystal : Ce n'est qu'une approximation, rien de plus. Je peux pas connaitre l'heure exacte en regardant le soleil et par une petite fenêtre, en plus !

- Linkondo : Mais on a besoin du plus de précision possible ! On ne pourra pas rester indéfiniment ici, il faut s'échapper le plus tôt possible.

- Krystal : C'est pour ça qu'il faut que je séduise un garde ! Tu vois, mon plan est mieux !

- Linkondo : J'ai pas confiance en tes talents de séduction. Déjà que c'est des Yigas, mais en plus c'est toi qui drague ? Excuse-moi de douter.

- Krystal : Tu veux mon poing dans la tronche ?

- Linkondo : Je me moque de tes pichenettes. Au mieux tu mettrais le garde mal à l'aise. Au pire, on va croupir dans une cellule bien pire qu'ici.

- Krystal : Tu crois qu'on s'en sortira mieux en poireautant? Et si on arrive à sortir de la cellule, tu compte faire quoi ?

- Linkondo : Ben,euh... On s'enfuit en courant... ?

Il y eut un gros blanc. Krystal exagéra une mine désespéré.


- Krystal : T'as pas de plan, quoi.

- Linkondo : Bon, okay, j'ai pas de plan. Mais on improvisera.

Krystal n'avait pas tort. Qu'allait-ils faire une fois sortis de la cellule ? À tout les coups, ils vont se faire choper avant de s'être échappés. Mais en même temps, ils n'avaient pas vraiment le choix. Il fallait espérer que Yorick et Stefbad allaient trouver quelque chose.




Le lendemain matin, le garde arriva une heure plus tôt que prévu. Ils étaient vraiment décalé sur les repas ! Petite nouveauté cette fois : pas de banane lame. Le garde était venu les mains vides, mais il rentrait bel et bien dans leur cellule ! Krystal, qui dormait encore, fut réveillée par le Yiga qui la souleva par l'épaule.

- Krystal : Aïe ! Quoi encore ? Mais qu'est-ce que j'ai fait ? Je suis libé...

Le garde Yiga sortit sa serpe et la colla contre la gorge de Krystal. Le visage de l'arnaqueuse vira au blanc cassé, puis à une teinte laiteuse que Linkondo n'avait jamais vu. Il se mis dos à elle et la fit sort de la cellule, sans un mot. Le bokoblin les entendit s'éloigner lentement après avoir refermé la cellule. Il n'avait pas compris. La scène s'était passé lentement, mais il avait l'impression de l'avoir vu au ralenti. Pas la moindre émotion de la part du Yiga. Pas le moindre geste de la part de Krystal. Ils s'en étaient allés tranquillement. Qu'est-ce qui allait se passer ? Le bokoblin eut sa réponse tout de suite, car un garde - il ne saurait pas dire si c'était le même - ouvrit à nouveau la cellule pour l'emmener, de la même manière que Krystal. Ils suivirent deux long couloirs, une grande salle pleine de trésors, puis rentrèrent dans une autre salle. Vide. De plus en plus incompréhensible. Le Yiga s'approcha d'un mur, appuya sa main libre contre et... incroyable ! Un passage secret ! Comment ça pète la classe ! Il faudra ça dans le resto, obligé ! De l'autre côté du mur,se trouve une grande clairière, avec un gros trou au centre. Tout de suite, Le bokoblin reçut la bouffée de chaleur du désert de midi. Et ça fait mal. De l'autre côté du ravin, il reconnut Verantwo. Il n'est pas bien dur à reconnaître, en même temps. À côté, un Yiga avec une imposante carrure discutait. À coup sur, c'était le chef des Yigas. Enfin, devant eux se trouvait Krystal, debout, dos à lui et qui ne bougeait pas. Lorsque le garde l'amena suffisamment près, il vit qu'elle avait les mains fixées, mais pas les jambes. Elle le fixait mais souffrait visiblement d'une terreur trop grande pour parler. Voir Krystal comme ça était plutôt surprenant.
 Il se serait marré s'il ne savait pas que la menace était bien réelle.


- Verantwo : Parfait ! Tout le monde est là ! Je t'explique : nous allons t'entraîner.

- Linkondo :  Hein ? Ah ! Alors, oui, mais non. Ben non. Je ne veux pas servir Gan...

Une décharge familière traversa son corps, en partant de son cœur. C'était un peu comme se prendre la foudre, mais sans brûler. Après une dizaine de seconde de souffrances, la décharge s'arrêta. Il remarqua que le chef Yiga détournait les yeux. Pourquoi s'était-il pris la foudre ? Verantwo n'avait pas bougé,et il n'était plus dans sa cage.


- Verantwo : Merci d'imager mon règlement. Donc, tu l'a compris, à présent et jusqu'à ta mort, tu te prendras une décharge dès que tu penseras du mal de Ganon où que tu voudras le trahir. J'ai renforcé le sort de la cage pour qu'il soit constant. Ça, c'est pour le plan psychologique. Maintenant, pour le plan physique, tu suivras un entraînement quotidien de moi, Kohga ou quelqu'un d'autre. En tant que bokoblin blanc, tu es très prometteur. Aussi, pour assurer que tu suive bien l'entraînement, j'ai installé une autre malédiction.

Le démon claqua de ses doigts, et Krystal se retrouva transporté au dessus du trou. Elle volait. Elle exprimait à présent une peur plus naturelle, mais toujours très forte.


- Verantwo : Ah oui, au fait, Krystal a la phobie du vide. Si tu es jugé comme pas assez efficace, elle tombera. Et le trou fait plusieurs centaines de mètres de profondeur. Et pour être sur que tu t'implique au mieux...

Il claqua à nouveau des doigts, et un morceau de métal apparut à côté de Krystal, volant au-dessus du vide. Son wok ! Il était en plutôt bon état.


- Verantwo : Donc, je te déconseille fortement de te relâcher. Comme je suis bonne pâte, je relâcherai Krystal et le wok le soir, et vous pourrez retourner dans vos cellules. Compris ?

- Linkondo :  Oui ! Oui ! Euh... À vos ordres !

- Verantwo : N'en fait pas trop, je déteste ça. Bon, allons-y. Tu sais te servir d'une épée ?
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Vaati the Wind Mage le samedi 22 juillet 2017, 03:00:51
Verantwo prit une épée qui était posée dans un coin et la lança à Linkondo...Elle pesait une tonne!

Linkondo: Bon sang elle pèse une tonne!

Verantwo: Crois moi, avec mon entraînement ta pire épreuve ne sera pas le port de ton arme! Ammenez la prisonnière!

C'est alors que deux yigas amenèrent une gerudo prisonnière elle aussi.

Verantwo: cette fière guerrière gerudo est venu ici pour récupérer une relique sacrée de son peuple... Ahahaha... Regardes dans que état elle se trouve à présent!Pathétique n'est -t-il pas? Néanmoins une serpe lui sera remise: à chaque coup qu'elle te portera, Krystal s rapprochera du vide! Au dixième coup porté, Krystal tombera sans rien pour la récupérer. A tu compris Linkondo?

Krystal: LINKONDO SI JE MEURS A CAUSE DE TOI JE TE PREVIENS QUE TU VAS SOUFFRIR!!!!!!!!

Verantwo: Assez parler commençons le combat: En garde. Êtes vous prêts? Allez!

Ce fût un véritable échec. Linkondo, trop naïf, ne ripostait à aucun des coups, et le visage de Krystal pâlissait à vue d’œil. Verantwo lui, semblait éprouver un mélange d'amusement et de profonde déception. On arrivait au dixième coup. Le visage de la gerudo affichait une mine désolée. Elle se précipita vers le bokoblin, qui esquiva et porta miraculeusement UN coup puissant au plat de la lame sur le crâne de la guerrière, qui tomba, assommée.

Linkondo: Madame la gerudo? Est ce que ça va? Oh mon dieu, j'ai tué une gerudo!

Verantwo: Non imbécile, assommé une gerudo! Mais cela est bien, tu es sur une bonne voie.... Krystal est sauve pour cette fois, mais je garde le wok, ton prochain entraînement sera...... légèrement plus corsé! Je te retrouverais dans une heure!

Krystal fût libérer et les deux compagnons retournèrent dans leur cellule. Linkondo allait commencer à dormir quand il entendit un petit rire à l'autre coin de la cellule. Krystal se moquait visiblement de lui.

Linkondo: Eh! Tu oublies quand même que c'est grâce à moi que tu es toujours en vie!

Krystal: Oh, je vais donc me mettre à te considérer comme un dieu jusqu'à la fin de ma vie! Tout ce que tu as fait c'est porté un coup à une gerudo qui t'as matraqué!

Insatisfait, Linkondo put dormir tranquillement sur ses quelques morceaux de pailles. Mais son repos fût de courte durée. Un garde retourna le chercher, lui et Krystal. De retour face au ravin, Krystal fût de nouveau attachée et suspendue au dessus du ravin.

Krystal: EH MAIS TU AS DIS IL Y A A PEINE UNE HEURE QUE J'ETAIS LIBRE!!!

Verantwo: Pour cette fois j'ai dis. Et puis portes toi heureuse: cette fois si Linkondo aura droit à 30 coups!

Krystal: Je veux bien mais je peux savoir qui est l'adversaire?

Un sourire sadique se forma sur le visage du démon.

Verantwo: Son adversaire cette fois vois tu...... c'est moi! Si Linkondo me porte un seul coup, tu seras libre de t'en aller, lui restera en revanche, bien entendu! Bon commençons.

Les adversaires se saluèrent... Puis ce fût le carnage. Verantwo volait, ce qui bien entendu, le mettait hors de porté du petit Bokoblin, qui de son côté cherchait tout ce qui se rapprochait de près ou de loin à un projectile. Verantwo finit par descendre à terre, et Linkondo reçut ses projectiles magiques de plein fouet, faisant chuter Krystal d'une bonne dizaine de mètres. Puis Verantwo martela son disciple de poings, puis lui laissa le temps de riposter. Riposte qui, bien entendu, fût éviter. Et alors là, arriva le coup fatal: Linkondo reçut le trentième coup. Krystal et le wok qui flottait au dessus d'elle chutèrent d'un coup. Linkondo se mit à genoux et hurla:

Linkondo: NOOOOOONN PAS MON WOK!!!! Comprenez monsieur le grand démon noir avec des ailes, c'est tout ce qui me reste de ma Mémé Gislaine! PRENEZ MOI TOUT MAIS PAS MON WOOOOK!!

L'expression du visage de Krystal passa un instant de la terreur à la stupéfaction, puis la colère:

Krystal: Ecoute moi bien petit bokoblin blanc! SI JE CONTINUE MA CHUTE JE MEURS ALORS TROUVE UN MOYEN DE LA STOPPER CETTE CHUTE CAR MOI JE M'EN FOUS ROYALEMENT DE TON WOK A LA NOIX COMPRIS?

Linkondo parut lui aussi interloqué, puis Verantwo claqua des doigts et Krystal et le wok restèrent à quelques mètres du sol. Mais l'expression qui se dessinait sur le visage du démon ne présageait rien de bon pour le bokoblin...
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Gaellink le dimanche 23 juillet 2017, 18:53:16
Salut salut, alors tout d'abord je tiens dire que j'admire beaucoup votre trav-C TRO BIEN BORDEL !! *o* (gaellink calme toi)
Vraiment par moment j'avais l'impression d'être dans Zelda BOTW, version "Naheulbeuk" ou "Konosuba" (pour ceux qui connaissent ( :tchuss: Linkondo))
Trève de blabla, c'est parti !

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Après de longues heures de marche, le petit groupe composé d'un étrange type coiffé comme un Lynel et d'une petite Piaf semblait enfin arrivé au fameux village d'Elimith. La petite semblait reprendre de l'énergie en voyant le retour à la civilisation, fini le camping en forêt ! Enfin le retour des lits moelleux à l'auberge, sans avoir à entendre les ronflements de son compagnon de route. Et puis pouvoir manger de la vraie cuisine !
Cette joie non-caché par la petite provoqua un grognement chez l'homme/lynel. Tout ce qu'il voulait c'est avancer, mais à tout les coups, la p'tite Piaf aller vouloir explorer les moindres recoins du village, acheté des trucs, parler aux gens (quelle horreur)...

"Dit monsieur monstre..."

Il roulait les yeux, "Je t'ai dit te ne pas m'appeler comme ça, ce nom ne me convient pas !"

Silence et bruits de pas.
La petite esquissa un sourire du bord du bec avant de dire :

"Grumpy Grumpa ?"

"NON PLUS ! Je suis PAS VIEUX !" hurla-t-il en bousculant un homme qui semblait vouloir les accueillir au village.

"Ah bah je sais alors je vais t'appeler Smash, parce que tout ce que tu sais faire c'est TAPER, excuse-toi auprès du monsieur !"

"Ferme ton bec tête de Piaf"

"Quand est ce que tu retiendras que mon nom c'est Gaellink..." dit-elle en faisant la moue.

La dénommée Gaellink n'eut pas le temps de se plaindre plus car elle remarqua une scène plutôt cocasse :
Une jeune femme venait de faire descendre, dans le plus grand des calmes, un jeune homme de son cheval, pour lui hurler dessus

"Je savais bien que les voïs étaient des lâches ! On ne m'avait pas menti sur votre sujet !" Hurla-t-elle.

"Aaaah... M'dame, je suis désolé mais je tenais à ma peau ! Mais r'gardez, nous sommes arrivés à Elimith en un seul morceau !" Bafouilla l'homme, suspendu par le col par la puissante poigne de la dame.

Elle le lâcha, il recula vivement, sans doute effrayé par la colère et la puissance que dégageait cette femme. Gaellink la regarda avec de grands yeux admiratifs, à vrai dire, elle avait croisé peu de femmes durant son petit périple avec "Smash" dans quelques relais, une voyageuse qui écrivait un journal, des jeunes filles s'occupant des cheveux, mais là, c'était autre chose ! C'était une guerrière ! D'ailleurs elle ne ressemblait même pas physiquement aux autres hyliennes, elle ne parlait pas comme les autres Hyliennes. ("voï" keskecé???). Elle avait la peau bronzée et les cheveux d'un rouge carmin et portait un haut léger et un sarouel.
En jetant un coup d'oeil à "Smash" elle remarqua une certaine ressemblance, peau bronzée et cheveux rouges, quoique ceux que Smash étaient bien plus sombre, tirant sur le bordeaux puis le brun. Pour être honnête elle ne savait pas si ce type ressemblait pas plus à un Lynel rouge qu'à un Hylien "normal".
Smash, quant à lui, regardait l'Hylien au sol avec une certaine sorte de dédain "Tu es faible" semblait-il dire à travers son regard, ce qui effraya encore plus le pauvre Hylien qui n'avait rien demandé.

"Je repartirai sans vous" Déclara la femme aux cheveux rouges.

"Non-non-non ! Vous n'pouvez pas partir comme ça ! Vous n'pouvez pas voyager seule !" S'écria l'Hylien tout paniqué.

"Je trouverai un autre compagnon de voyage, ne vous inquiétez pas" Répondit-elle fermement, avant de se diriger vers l'auberge.

Gaellink la regarda des étoiles dans ses grands yeux de chouettes, elle se tourna vers Smash avec cette même tête admirative :
"Est ce qu'on pourrait se rapprocher de cette Hylienne, elle a l'air incroyable !!"

Smash éclata de rire. "Idiote, ce n'est pas une Hylienne c'est une Gerudo, elle fait partie d'un peuple de femmes guerrières, on en voit peu dans nos régions, ça faisait longtemps que j'en avait pas vu dans le coin."

D'abord vexée, Gaellink finit par s'intéresser à ce que Smash lui racontait. Elle décida donc de courir à l'auberge et de proposer à la Gerudo de discuter autour d'un bon petit plat. Elle voulait en savoir plus, et sa curiosité enfantine prenait le dessus, elle n'attendit pas l'avis de Smash pour partir. Celui-ci finit par la suivre en marmonnant des trucs dans sa barbe.


C'était un bien étrange duo qui se présenta à la Gerudo qui venait à peine de se poser, d'un côté, une petite Piaf d'une dizaine d'année, ressemblant à une chouette, l'air hyper admiratif et l'autre un homme à la peau basanée, les cheveux rouges sombres en bataille (avec barbe dans le même état), l'air le plus blasé du monde. Le contraste entre le barbare et la petite fille à plume était déroutant, elle ne savait que dire, alors elle commença par la base :

"Bonjour qui êtes vous et pourquoi la chouette me regarde comme ça ?"

Gaellink prit une grande inspiration et commença : "Bonjour Madame la Gerudo je vous ai vu à l'entrée du village, vous avez l'air tellement classe !! Moi c'est Gaellink et je-"

"Boucle-là boule de plumes surexcitée !" Coupa Smash. "Appelez moi, le Chasseur de Monstres"

"Oui mais c'est pas un vrai nom ça, Smash c'est mieux !" Marmonna Gaellink "Et vous c'est quoi votre nom, Madame la Gerudo ?"

"Mon nom est Neyrin, j'ai quitté ma cité pour trouver un voï, enfin un homme, mais je préfère largement parcourir le monde et les secrets qu'il renferme ! Et vous pourquoi voyager vous tout les deux ?"

Le Chasseur de Monstre, aka Smash, prit une mine sombre et une grande respiration, ainsi qu'une pomme, crue parce qu'il est une quiche en cuisine et commença son récit :
"J'ai décidé de parcourir Hyrule pour être plus fort. Je bats tout monstre que je rencontre sur mon chemin, je dois prouver à mon mentor que je peux-non- que je suis plus fort qu'un Lynel. Je parcourais la plaine de Terme à la recherche d'un trio de Hinox à vaincre lorsque je suis tombé sur cette boule de plume pleurnicharde (hééé !! s'écria Gaellink) et elle s'est collée à moi, et depuis elle ne me quitte plus, c'est un enfer, s'il vous plait prenez làaa-AÏE MAIS T'ES MALADE SALE GOSSE ?!!!"

Gaellink venait de lui donner un puissant coup de bec dans le bras, la blessure aurait pu être plus profonde si elle avait eut un plus grand bec. Les yeux noirs et brillants de la petite Piaf étaient devenus ternes.
"On ne peut jamais parler sérieusement avec toi, tu n'es qu'un fanfaron ! Madame Neyrin je vais vous donner ma version de l'histoire, je n'arrive pas à m'en souvenir vraiment mais je crois que j'ai été attaquée, il y avait d'autres gens, des cris, du feu... Rien de très clair à part un cri "Sauve-toi Gaellink" et il a résonné dans ma tête en boucle comme un écho, et puis je me suis envolée... Et quand j'ai retrouvé mes esprits, j'étais suspendue par une serre car Monsieur la brute vérifiait si je n'étais pas morte et si je pouvais servir de volaille pour ses brochettes !! Et je suis restée avec lui parce que je ne allait pas rester toute seule dans la nature, mais qu'est ce que je vais devenir moi, je-je-je..."

Elle fondit en larme, c'était trop d'émotions pour la petite chouette.

"Je vous l'avait dit, pleurnicharde" Ajouta le Chasseur de Monstres sans aucun état d'âme.

Neyrin comprit alors qu'il était tant de faire quelque chose avant que ce duo ne tourne au cauchemars.

Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Krystal le mardi 25 juillet 2017, 04:30:40
J'avais pas beaucoup de temps, j'ai fait ça vite.



ꟷ Krystal : Ne pas regarder en bas, ne pas regarder en bas...

La jeune fille essayait de garder son calme. C'est pas comme si elle était suspendue au-dessus d'un trou béant qui s'enfonçait dans la montagne jusqu'au noir absolu, et ce n'était pas non plus comme si sa survie dépendait d'un bokoblin incapable. En gros, elle allait bientôt mourir.

Prenant de grandes inspirations afin de calmer son coeur qui avait décidé de danser la samba dans sa poitrine, Krystal jeta un oeil au combat qui se déroulait plus bas. Un combat dont l'issue était déjà connue. Parce que oui, un petit bokoblin fragile contre un sbire de Ganon, y avait pas photo. Il lui avait donné trente coups avant qu'elle ne chute, et actuellement, le pauvre Linkondo en était à vingt-sept. Vingt-huit. Ouille, vingt-neuf. Et merde.

Le trentième coup fut donné sans que le monstre n'ait touché le démon une seule fois. Cela sonnait la fin de sa vie. Krystal ouvrit la bouche avant qu'elle ne cesse de flotter et ne commence à chuter. Son cri resta coincé dans sa gorge, son corps se crispa alors qu'elle perdait de l'altitude à toute allure. Elle vit sa vie défiler devant ses yeux, une fraction de secondes durant. Elle repensa à la bonne époque, au café, à son petit trafic, à l'argent qu'elle avait gagné, à la destruction du bâtiment. Puis elle pensa à Yorick. Elle n'allait pas le revoir. Comment était-elle sensée le protéger en le traumatisant si elle mourrait ? Mais elle n'eut pas à réfléchir à ça qu'une fois s'éleva en dessous d'elle.


ꟷ Linkondo : NOOOOOONN PAS MON WOK ! Comprenez, monsieur le grand démon noir avec des ailes, c'est tout ce qui me reste de ma Mémé Gislaine ! PRENEZ MOI TOUT MAIS PAS MON WOOOOK !

Qu'est-ce que ce petit avorton venait de dire ? Quelles étaient ces paroles que les oreilles de Krystal avait perçue alors que le vent sifflait ? La peur laissa place à la colère. Oubliant qu'elle était en train de tomber vers une mort certaine, l'ex-barman prit une grande inspiration pour hurler toute sa haine une dernière fois, avant qu'elle ne quitte ce monde.


ꟷ Krystal : Écoute moi bien, petit bokoblin blanc ! SI JE CONTINUE MA CHUTE, JE MEURS ALORS TROUVE UN MOYEN DE LA STOPPER, CETTE CHUTE, CAR MOI JE M'EN FOUS ROYALEMENT DE TON WOK A LA NOIX, COMPRIS ?

Linkondo s'était figé, étonné d'une telle colère, alors que Verantwo riait de cette situation. Il finit par claquer des doigt, et Krystal (ainsi que le wok, semblerait qu'il soit bien plus important) stoppa sa chute, à son grand soulagement. Elle resta néanmoins dans les airs, flottante comme un vulgaire ballon de baudruche.


ꟷ Verantwo : Le soleil va se coucher. L'air commence d'ailleurs à sensiblement se rafraîchir. Gardes ! Ramenez les deux prisonniers dans leur cellule, et le wok dans l'armurerie. Une longue journée les attend demain.

Sans plus attendre, il ramena brutalement Krystal sur le plancher des vaches, qu'elle embrassa discrètement, la larme à l'oeil, avant que deux gardes ne viennent les chercher et ne les traînent dans leur prison. Une fois libérés et enfermés, seuls, Linkondo souffla en tombant assis sur le sol. Il était épuisé, il avait mal partout et, surtout, il avait l'impression d'avoir attrapé un méchant coup de soleil. Il tâtonna ses épaules en grimaçant. Oui, c'était officiel.


ꟷ Linkondo : Je suis épuisé ! Il plaisante pas, lui. Il a des ailes, c'est de la triche ! Et cette gerudo, une vraie guerrière, j'en ai encore les genoux tout éraflés ! En plus...

Étonné par le silence - on ne lui coupait pas la parole, c'était bizarre -, le bokoblin se retourna pour voir si sa compagne de cellule était toujours en vie. Deux mains enserrèrent sa gorge et le plaqua lourdement par terre, sans ménagement. Rouge de colère, Krystal se mit à secouer le monstre.


ꟷ Krystal : TON WOK ?

Comprenant mal pourquoi la jeune femme était tellement furieuse, Linkondo se tortilla pour essayer de se soustraire à sa poigne, mais la bougre était tenace, et la prise était forte.


ꟷ Linkondo : Oh, euh, tu es encore là-dessus ?
ꟷ Krystal : Je suis suspendue au dessus d'un trou profond, prête à mourir à la moindre de tes erreurs, et toi, tout ce qui t'intéresse, c'est un putain ustensile de cuisine ? Une casserole est-elle vraiment plus importante qu'une vie ?!
ꟷLinkondo : Mais c'est ma mémé qui me l'a...
ꟷ Krystal : Un wok, CA SE REMPLACE, TU M'ENTENDS ! Ce n'est qu'un bout de ferraille, tu en trouves partout ! MAIS UNE KRYSTAL, C'EST INESTIMABLE, EST-CE QUE TU M'AS BIEN COMPRISE ?

Linkondo ralava sa salive, tremblant de tout son être devant la fureur incarnée. C'est qu'elle faisait plus peur que Verantwo lui-même ! Et il commençait à manquer de souffle.


ꟷLinkondo : Je suis désoléééé ! Kouf kouf !
ꟷ Krystal : Au diable tes excuses ! Alors voilà comment on va procéder : si, les jours suivants, tu continues de sur-valoir cet objet inutile au lieu de mon propre vie, je te promets qu'une fois sortis d'ici, plus jamais tu ne reverras ton bout de ferraille.

Un cliquetis se fit entendre. La jeune femme leva la tête vers le garde qui venait d'entrer dans leur cellule, une assiette remplie de Bananes Lames. Mauvais timing.


ꟷ Krystal : TOI ET TES BANANES INFERNALES, DEGUERPIS ET VA DONC LES BOUFFER EN ENFER ! RAPPORTE NOUS DE QUOI NOUS NOURRIR CORRECTEMENT OU LES CONSÉQUENCES SERONT TERRIBLES, TU M'AS ENTENDUE ?

Le pauvre garde ne demanda pas son reste et s'en alla aussi vite qu'il était venu, emportant avec lui la nourriture. Même si manger des bananes à longueur de temps lui déplaisait fortement, ils avaient au moins à manger. Aussi, lorsque son dîner se fit la malle, Linkondo laissa échapper un couinement. C'est qu'il devait prendre des forces, lui !


ꟷ Krystal : Le message est-il passé ?
ꟷ Linkondo : Oui oui !
ꟷ Krystal : Bien.

Elle lâcha finalement la gorge du bokoblin, qui prit une grande goulée d'air. Krystal se redressa, sensiblement calmé, et soupira. Elle se massa les tempes, en proie à un début de migraine.


ꟷ Linkondo : ... Tu sais que cette position est très suggestive ?

Et ce fut reparti.


ꟷ Krystal : CE SONT MES RÉPLIIIQUES, J'AI UN COPYRIGHT DESSUS, COMMENT OOOOSES-TU ME LES VOLER !?
ꟷLinkondo : JE SUIS DÉSOLÉÉÉÉ, LÂCHE-MOI, LÂCHE-MOI !

Après une demi-heure de maltraitance, Linkondo fut laissé tranquille et Krystal se réfugia sur sa couchette de paille, s'accordant enfin un peu de repos. Le soleil avait décliné et la lumière commençait à faiblir. Après encore une dizaine de minutes, le garde traumatisé revint avec, cette fois, des Melons Glagla fraîchement cueillis. Ils furent accueillis avec joie et dévorés sans plus de cérémonie avant que l'obscurité ne sonne l'heure du coucher.

Ils furent tirés du lit le lendemain à l'aube par deux gardes qui les ramenèrent à leur lieu d'entrainement, où Verantwo les attendait patiemment. Une fois de plus, Krystal fut suspendue au-dessus du vide, tandis que Linkondo se voyait affublé une épée plus imposante que lui. Mais, bizarrement, pas de wok. L'avait-il oublié ou était-ce intentionnel ?


ꟷ Verantwo : On va changer les règles du jeu, aujourd'hui. Krystal est sauvée du vide. Elle ne risque plus de tomber.

Un soupir de soulagement fut poussé des deux côtés. Au moins, la jeune femme ne le traumatiserait pas quand il retournerait dans leur cellule...


ꟷ Verantwo : Mais après cinquante coups de ma part, elle sera électrocutée. Elle y survivra, mais ce sera, comment dire... douloureux.

Un grand sourire étira ses lèvres inexistantes tandis que Krystal se mit à pâlir. Et avant qu'elle n'ait pu dire quoique ce soit, ni même Linkondo, le démon se jeta sur le bokoblin.

Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Yorick26 le lundi 21 août 2017, 20:30:51
Petit pavé de 3600 mots



Voilà combien de temps qu’ils étaient partis à la conquête du meilleur endroit pour réaliser son restaurant ? Il en avait perdu le compte. Tout ce qu’il savait c’était que le temps pressait. Une lourde menace pesait sur Hyrule. Comme si les gardiens ne suffisaient pas à faire régner la terreur sur les habitants.  C’était un peu pour ça que personne n’avait pris la peine d’avertir qui que ce soit sur leur chemin. Après tout, voilà plusieurs heures qu’ils tentaient de reprendre leur force autour de cet oasis et ils avaient vu beaucoup de monde défiler. Et pourtant à aucun moment, ni l’un, ni l’autre, n’avait eu l’idée de demander de l’aide ou au moins d’en discuter avec une personne extérieure. A vrai dire, il n’était même pas sûr que, s’il en parlait avec quelqu’un, ce dernier serait enclin à le croire. En y repensant, c’était vraiment improbable. Bien que la situation ne s’y prête pas, Yorick se surprit à sourire. Il s’imaginait croiser le premier commerçant et lui demander une ristourne parce qu’il en avait besoin pour sauver un bokoblin qui parle et accessoirement le monde. Tout ça dans le plus grand secret. Pourquoi cela lui arrivait, à lui ? De toute évidence, cette question devait se répéter chez chacun de ses compagnons d’infortune. Pourquoi ce bokoblin avait été kidnappé alors qu’il ne souhaitait que vivre une idylle avec son wok ? Pourquoi Jielash était en charge d’un Piaf blessé alors qu’elle souhaitait juste en savoir plus sur la disparition du café ? Pourquoi ce Piaf, qui cherchait certes de l’aventure, a mis l’aile dans un tel engrenage ? Pourquoi ce démon est-il apparu ? Pourquoi la vie ? Pourquoi tant de haine ? Pourquoi cette Gérudo l’accompagnait et semblait voir le futur ?

Cela faisait plusieurs nuits qu’ils s’étaient installés dans l’auberge de l’Oasis. Ils n’avaient pas spécialement les moyens de payer la note, mais il s’était engagé à donner les rubis à la fin du séjour. C’était un mensonge éhonté dont Krystal aurait presque pu être fier. Néanmoins après une course chevronnée pour arriver jusqu’au désert, ils avaient besoin d’un peu de confort. Impossible de s’arrêter directement au Relais. Yorick avait besoin de se sentir au plus près du sanctuaire des Yigas. Stefbad en connaissait la localisation… vaguement, mais cela suffirait. Néanmoins, ils n’avaient pas pu aller plus loin. Ils auraient pu continuer au lieu de rester à ne rien faire, mais pour faire quoi ? S’installer dans la cité Gerudo ? Impensable, Stefbad ne souhaitait pas y remettre les pieds et l’accès m’y était interdit. La jeune et timide Gérudo avait bien proposé d’y faire un aller-retour, mais Yorick avait préféré refuser. Cela n’apporterait rien et Jielash pourrait s’en charger si un jour elle revenait.

Ils n’avaient aucun plan. Depuis qu’ils savaient que Linkondo résidait dans une cellule en compagnie de Krystal, ils s’étaient mis en tête de les retrouver et les libérer. Quant à savoir comment, c’était toute une autre histoire. Pour l’instant, Stefbad passait son temps à essayer d’avoir des visions de l’avenir. Comme si elles n’étaient là que pour nous compliquer la vie, elles avaient disparu et manquaient à l’appel maintenant qu’on avait besoin d’elles. Impossible de savoir quoi faire grâce à elles. Néanmoins, cela permettait à la jeune Gérudo de rattraper son retard en sommeil accumulé depuis des années de voyance impromptue. Quant à Yorick, lui, il se contentait de regardait ce qu’il se passait autour de l’Oasis en espérant qu’un évènement permettrait de changer la situation. En attendant, il confectionnait des remèdes. C’était les seules recettes où il se sentait vraiment à l’aise d’autant qu’il avait tout ce qu’il fallait. Il avait réussi à garder quelques butins pris sur des monstres et à en échanger d’autres auprès du marchand ambulant contre des insectes ou d’autres ingrédients. Mélangez une corne de Bokoblin et une libellule glagla et vous obtiendrez un remède glagla qui protège contre le froid. Peut-être n’en aurait-il pas besoin ? Mais il préférait se confectionner un stock en tout genre. Au cas où. Le seul qui manquait à l’appel, c’était un remède qui permet d’augmenter sa force. C’est bien dommage car cela aurait été surement bien utile en cas d’affrontement.

Alors que sa dernière fournée de remèdes était terminée, Stefbad approchait de l’Hylien en hésitant. Elle revenait d’une sieste. Puisque les nuits semblaient un peu infructueuses, elle essayait récemment de provoquer des cauchemars en pleine journée, mais à sa tête cela ne semblait pas avoir marché.

ꟷ Yorick : Je suppose que l’avenir reste toujours obscur. A ce rythme-là, on ne risque pas de manquer de remède. On ne pourra juste pas les transporter… Je songe sincèrement d’ailleurs à vendre les moins bien faits pour garder les meilleurs.
ꟷ Stefbad : Je ne suis pas sûr qu’on en tire un bon profit. Mais ça sera toujours ça. Sinon, non. Depuis qu’on est rentré dans le désert, plus rien. Avant, cela m’arrivait tout le temps.
ꟷ Yorick : Pas grave. Sans vouloir t’offenser, tes visions ne sont pas tout le temps très utiles. Soit on ne les comprend pas, soit elles nous apprennent rien d’intéressant. Mais ne te bile pas. Cela reviendra si tu as envie que ça revienne, peut-être.
ꟷ Stefbad : Cela ne me manquera pas spécialement. C’est juste que je m’y étais habitué et ça aurait pu nous être utile.
ꟷ Yorick : On fera sans.

Il se releva et finit de remplir la caisse avec les derniers remèdes qu’il avait confectionné. Il commençait à tomber à cours de matériaux d’ennemis.

ꟷ Yorick : C’est décidé. Je vais vendre tout ça. De toute façon, je doute qu’on ait vraiment besoin de remèdes ignifus, mais il ne restait plus que ça. Pendant que tu dormais, j’ai appris qu’il y avait un marchand un peu étrange. Cela ne m’étonnerait pas qu’il s’agisse de Kilton, mais c’est le dernier à qui je n’ai pas parlé jusque-là.
ꟷ Stefbad : Un marchand étrange ?
ꟷ Yorick : Je n’en sais pas plus. Ce n’est qu’une rumeur, mais il faut que j’attende que la nuit tombe. D’après ce que j’ai entendu, il vend tout ce qu’on ne peut pas trouver ailleurs. Peut-être trouvera-t-on quelque chose qui nous aidera à battre Verantwo…
ꟷ Stefbad : Ici, à l’Oasis ?
ꟷ Yorick : Yep, il a un rendez-vous d’affaire cette nuit. C’est peut-être notre seule chance de l’approcher. Je compte sur toi, pour ce soir. On reste calme et j’essayerai déjà de vendre nos remèdes en gros et on verra.
ꟷ Stefbad : Avec tout ce que j’ai dormi, je suis on ne peut plus prête.



Le rendez-vous avait lieu sur le toit de l’auberge. Le soleil était pratiquement couché, mais cela n’empêchait pas à Yorick de se déplacer aisément sur les barreaux de l’échelle qui menait au toit. La gérudo le suivait derrière sans dire un mot. Ils étaient venus en avance en espérant surprendre le marchand avant qu’il arrive et ainsi pouvoir lui parler avant que les clients suivants arrivent. Hélas, le mystérieux commercial était déjà là. Yorick s’arrêta la main sur le dernier barreau de l’échelle pendant quelques secondes, puis repris son ascension. Autant agir comme tout était normal.

En s’approchant, il tenta d’en savoir un peu plus sur ce mystérieux interlocuteur. Il déduisait de sa silhouette qu’il s’agissait d’un homme, assez grand. Il était roux et le visage masqué par un voile. La tenue était singulière, mais qu’importe. Il n’était plus à une excentricité près. 

ꟷ Vivian : Helloooo ! Mais quel joli couple vous formez tous les deux. Vous êtes sublimes. Vous êtes les Yigas les plus charmants que j’ai pu rencontrer. Vous avez bien fait d’enlever ces horribles costumes. C’était moulant certes tout là où il faut, mais honteusement répétitif.
ꟷ Stefbad : Des Yigas ?
ꟷ Yorick : Oui… des Yigas. C’est bien avec nous que vous aviez rendez-vous. Désolé pour cet accoutrement. Nous ne sommes pas censés nous présenter ainsi, mais vous voyez… Nous vivons pleinement notre relation et c’était soit arriver en retard, soit remettre nos tenues.
ꟷ Stefbad : Notre relation ?
ꟷ Yorick : Oui. Chérie.
ꟷ Vivian : Mais oui ! Oh Darling ! N’ayez pas peur d’exposer votre relation au grand jour avec moi. Il est vrai que ce n’est pas très fréquent parmi les Yigas d’avoir un couple que les autres qualifieraient de « normal ». Mais ça ne me gêne aucunement.

Le marchand avait insisté sur ce dernier mot en détachant bien chaque syllabe. Peu importe pour qui il les prenait, l’hylien en entendant le mot « Yigas » avait été forcé d’improviser. Il fallait en apprendre plus sur leur repaire, sur leur activité, sur Linkondo et Krystal. Si cela devait se faire à son insu, tant pis. Il avait pourtant bien essayé de faire comprendre à Stefbad de se taire et de le laisser faire, elle semblait affolée par la situation et ne pouvait pas s’empêcher de reprendre les termes du négociant.

ꟷ Stefbad : Excusez-moi Madame, mais…
ꟷ Yorick : C’est Monsieur en fait.
ꟷ Stefbad : Ben, non. C’est une Vaï, une femme. Ça se voit.
ꟷ Yorick : Non. Je te dis que c’est un homme.
ꟷ Stefbad : Je sais bien qu’il est tard, mais je vois ce que je vois. Et ce que nous avons devant les yeux – pardon Madame de parler de vous ainsi -, mais c’est une vaï.
ꟷ Vivian : Voyons, bien sûr que je suis un homme. Pour se laisser avoir par ce déguisement, il n’y a qu’une Gé… Ah mais attendez ! Vous n’êtes pas des Yigas. Êtes-vous venu tuer le pauvre Vivian.

Et voilà, la boulette attendue était faite. Il allait falloir maintenant s’accrocher pour en savoir un peu plus.

ꟷ Yorick : Veuillez nous excuser, monsieur Vivian. Nous souhaitions vraiment vous parler et c’était le seul moyen que nous avons trouvé.
ꟷ Stefbad : Tu es sûr que c’est un homme.
ꟷ Yorick : Merci de bien vouloir me laisser parler avec ce marchand qui, oui, est un homme. Un voï si tu préfères. Si ton aventure vise à t’en trouver un, il serait peut-être temps de commencer par les reconnaître.
ꟷ Stefbad : Très joli déguisement. Je me suis laissé avoir.
ꟷ Vivian : Merci, il en abuse plus d’une. Rassurez-vous. Par contre, je n’apprécie pas spécialement le petit tour que vous m’avez joué. Je vous recommande vivement de partir d’ici avant que les vrais Yigas n’arrivent.
ꟷ Stefbad : En fait c’est à cause d’eux qu’on veut vous parler. Je vais vous expliquer …

Yorick était au bord de l’effarement. Cette jeune Gérudo est inarrêtable. Tout était foutu, il ne tirerait rien de ce marchand. Pas un seul renseignement, pas une seule info et surtout pas un seul rubis contre l’un de ses remèdes encombrants. Par conséquent, il n’écouta pas les explications fournies par Stefbad. Vaincu, l’hylien commençait déjà à rebrousser chemin quand des propos exprimés plus haut retinrent son attention.

ꟷ Vivian : Krystal ? Ne dîtes pas que vous êtes amis avec Krystal ! Mais je suis fan de Krystal. J’adore ce qu’elle fait. Le secret de la montagne Docassé ! J’ai lu tous ses livres. Je l’aime, je l’adore, je la kiffe. C’est mon idole. J’aimerai tellement la rencontrer, voire, si ce n’est pas trop demander, la toucher.
ꟷ Stefbad : C’est justement le problème. Elle a été enlevée par les Yigas avec un autre de nos amis.
ꟷ Vivian : Oh, non ! Mais c’est horrible. Pas ma Krystal, mon dragon de l’amouuuur.
ꟷ Stefbad : Si.
ꟷ Yorick : Si.

La chance aurait-elle tourné ? Il fallait qu’il tombe sur un fan de Krystal. A posteriori, ce n’était pas si surprenant en raison de son apparence, mais quand même. Il semblerait qu’il ait sous-estimé la qualité de la diffusion de ces récits à l’eau de rose. Il faudrait qu’il vérifie le contenu du secret de cette montagne « dos cassé ». Histoire de vérifier qu’il n’en faisait pas partie. Juste pour vérifier évidemment.


ꟷ Vivian : Oh non ! Mais que faire ! Comment des êtres aussi raffinés que les Yigas peuvent-ils s’en prendre à Krystal ? Puisque c’est comme ça, je ne vendrais pas les bananes qu’ils aiment tant. Et quand je dis qu’ils aiment les bananes, c’est qu’ils aiment les bananes. Si vous voyez ce que je veux dire…
ꟷ Stefbad : Qu’ils aiment les bananes ?
ꟷ Yorick : Je vois très bien ce que vous voulez dire. Malheureusement, cela ne nous ait d’aucune utilité. Je suppose qu’il refuserait de relâcher leurs prisonniers, même si vous demander gentiment.
ꟷ Vivian : Bien sûr. Je n’ai aucune autorité sur leurs actions. Nous nous fréquentons par moment, principalement pour de la contrebande de bananes lames, comme ce soir. Mais je fais ce qu’ils veulent et j’en tire profit. Je ne vois vraiment pas comment je pourrais vous aider mes petits choux.
ꟷ Yorick : Vous n’allez jamais jusqu’à leur repaire ?
ꟷ Vivian : Nop. Tout se passe ici, sur ce toit. Ce qui fait que je dois me montrer discret.
ꟷ Stefbad : Ben, oui. Je comprends. Il ne faut pas que tout le monde sache pour votre commerce.
ꟷ Yorick : Je ne suis pas sûr qu’il ne parle que de commerce.
ꟷ Vivian : Je vois que vous êtes vraiment un ami de Krystal pour savoir aussi bien lire entre les lignes. Peut-être que … puisque je ne pourrais pas vous aider à la sauver… Je pourrais peut-être vous consoler de la perte de votre amie.
ꟷ Yorick : Même pas en rêve. Ni en fiction.
ꟷ Stefbad : Monsieur la vaï, s’il vous plait. Aidez-nous. Krystal va sûrement mourir si vous ne nous aidez pas.
ꟷ Yorick : C’est vrai. Aidez-nous. Si elle survit à cette mésaventure, je vous jure que je parlerai de vous et peut-être que vous ferez l’objet de son prochain roman. Je vois déjà le titre : « Il n’y a qu’une Vaï qui m’aille ». Une célébrité à votre image : masquée mais irrésistible.

C’était perfide, mais qu’importe. S’il fallait jouer la carte de la flatterie pour arriver à mettre ce Vivian dans sa poche, il fallait la jouer.

ꟷ Vivian : Ecoutez. J’ai une petite idée, mais malheureusement je manque de moyen et de temps. Il se trouve que j’ai récupéré des épices soporifiques sheikah que j’ai récupéré auprès d’un veuf du village Cocorico en mal d’amour. Une histoire à vous tirer les larmes. Je comptais les vendre en plus du lot habituel de bananes, mais je pourrais les utiliser sur eux à la place. Il faudrait pouvoir leur faire avaler sans éveiller leur soupçon.
ꟷ Yorick : Des remèdes vous iraient ?
ꟷ Stefbad : Pourquoi boiraient-ils tes remèdes ?
ꟷ Yorick : Il suffit de leur dire que c’est de liqueur de bananes. Je sais que Krystal en faisait un trafic lors du café. Depuis qu’elle les a arnaqués, ils n’ont pas dû avoir l’occasion d’en boire à nouveau depuis longtemps. Attendez ! Attendez ! Et si on disait que vous aviez retrouvé la recette auprès d’un ancien du café. Je peux vous dire des noms. Enfin j’en ai plutôt un qui me vient en tête : @Bluelink. Ou plutôt Svensk, c’était le cuisinier. Ils vous croiront.
ꟷ Vivian : Je peux faire ça. Mais ça va mettre un coup dur à mon commerce.
ꟷ Yorick : Est-ce que cela ne vaut pas le coup ? Sauver votre idole et peut-être faire partie de sa prochaine romance, voire la rencontrer dans notre restaurant.
ꟷ Stefbad : S’il vous plait, Monsieur la Vaï.
ꟷ Vivian : Je vais faire ce que je peux. Mais je ne vous promets rien.

Sur ce dernier espoir, Stefbad et Yorick redescendirent du toit après avoir laissé une caisse complète de remèdes ignifus. C’était bientôt l’heure du rendez-vous et ils n’avaient pas leur place. Si un Yiga les reconnaissait, ils étaient foutus. Sauf qu’après tout, ils ne les avaient jamais vus ni l’un ni l’autre. Ah si. Il y avait bien celui d’Elimith, mais c’était il y a si longtemps et rien ne disait qu’il avait un lien avec Linkondo ou Krystal. Mais cette dernière avait vendu peut-être leur signalement pour une bouchée de pain supplémentaire. Qui sait à quoi il faut s’attendre avec elle. Néanmoins, il était ravi de pouvoir s’en sortir grâce à elle. Comme quoi il y avait un profit à tirer de ses fictions. Elles n’étaient pas au goût de tout le monde, mais elle avait su trouver son public. Le jeune hylien, une fois bien installé dans la chambre de l’auberge de l’oasis, fut interrompu au beau milieu de sa rêverie par Stefbad.

ꟷ Stefbad : Tu penses qu’on peut lui faire confiance.
ꟷ Yorick : Au pire, on se fait capturer et on rejoint aussi Krystal et le bokoblin.
ꟷ Stefbad : Ou on se fait tuer…
ꟷ Yorick : Y a ça aussi. Merci de me le rappeler. En tout cas il avait l’air honnête. Il faut être franchement honnête pour clamer sous tous les toits être fan inconditionnel de Krystal.
ꟷ Stefbad : Mais venant d’un Voï déguisé en Vaï. Il n’y a pas de quoi s’inquiéter ?
ꟷ Yorick : Ça te choque plus qu’un Bokoblin qui parle ? Il fait ce qu’il veut et je ne vois pas où est le mal. Moi tout ce que je vois, c’est qu’il pourra nous être utile et qu’on pourra les sauver. J’ai bon espoir.

En vérité, il disait ça plutôt pour la rassurer, car rien n’était évident. Sentant sa conviction fléchir, il préféra arrêter la conversation. Plus le temps passait, plus l’angoisse montait. Pourtant, il pouvait se dire que tant qu’il n’avait pas de nouvelles, c’est que Vivian n’avait pas trahi leur identité. Et pourtant, cela pouvait aussi vouloir dire que tout ne se passait pas comme prévu. Qu’il était difficile de rester là sans rien faire et d’attendre qu’une autre personne agisse à sa place ! Sans vraiment savoir quoi faire, ils burent chacun un remède au hasard. Yorick tomba sur un « vitalis » et Stefbad sur un « glagla ». Peu importait de toute façon. Ils ne pourraient pas tous les transporter. Il en profita pour en vendre une bonne partie à la gérante de l’auberge qui les accepta en rechignant. Ce n’était pas son rôle, elle ne vendait que des nuitées et des flèches, mais elle semblait avoir compris qu’il s’agissait là de la seule chance d’avoir un paiement. Alors qu’ils s’apprêtaient à terminer la transaction, ils furent interrompus par quelqu’un qui criait :

ꟷ ??? : Attendez !
ꟷ Yorick : Hein ? Mais tu es…
ꟷ Vivian : Un voyageur de passage. Je vous prends tous vos remèdes ignifus ! Je viens d’en goûter avec mes compagnons et nous avons tous adoré ! En guise de paiement, je vous offre ces petits sachets d’épice. Je vous ai mis quelques surprises dans la caisse. Vraiment vos boissons sont un régal ! Vous devriez ouvrir un restaurant ! Je vous le dis !

Devant l’entrain à acheter les remèdes, la gérante de l’auberge fit moins de simagrées et proposa un tarif plus élevé que ce que Yorick avait espéré pour ne pas se faire voler par ce nouvel intervenant un marché qui pouvait se révéler très intéressant. La transaction fut en tout cas très intéressante pour Yorick qui en plus de rembourser le logement et les matériaux nécessaires à la confection des remèdes lui fournissait un petit pactole bien sympathique. Prudent, il garda quand même un échantillon de petite taille de chaque remède afin de pourvoir à chaque situation.

Vivian, qui était ressorti, attendait Stefbad et Yorick près d’une caisse derrière l’auberge. Il arborait un sourire énorme qui malgré la pénombre et le voile devant le bas de son visage ne pouvait être dissimulé. Dès leur approche il souleva le couvercle de la caisse et en sortit une tenue complète de Yiga.

ꟷ Vivian : Tiens, voilà pour toi mon choux. Cette tenue devrait t’aller comme un gant. Par contre pour toi, ma chérie, ça risque d’être un peu plus compliqué. Avec ta grande taille et ta musculature, une simple tenue de sbire de Yiga t’aurait donné l’air ridicule. Et tu te serais fait repérée à des kilomètres. Comble de chance, il y avait ce soir un officier qui était venu avec eux. Leur maître est sous tension à cause d’un invité surprise, d’où la présence d’une sécurité supplémentaire. Une chance pour toi, poupée. Du coup, vous aurez une tenue de sbire en plus. Ce n’est pas génial !
ꟷ Yorick : Parfait ! Il ne nous reste plus qu’à retourner au repaire déguisé avec les bananes et on pourra alors libérer Krystal et le bokoblin.
ꟷ Vivian : Les bananes sont dans la caisse, avec les deux autres tenues et les épices. Ça peut servir. On ne sait jamais.
ꟷ Stefbad : Et les autres Yigas sont où ?
ꟷ Vivian : En train de ronfler comme des sonneurs sur le toit. Ils se sont endormis rapidement et j’ai pu les déshabiller sans soucis. Pendant que vous vous occupez de sauver Krystal et son ami, je ferai bien attention aux corps endormis. Comptez sur moi. Je ne les quitterai pas des yeux.
ꟷ Yorick : Oh je n’en doute pas une seconde. Changeons-nous et dépêchons-nous de rejoindre les Yigas.
ꟷ Vivian : Ne vous inquiétez pas pour moi. Faîtes comme si j’étais pas là, j’en ai vu d’autres.
ꟷ Stefbad : Nous préférerions, si c’est possible, que vous surveillez plutôt les trois Yigas dénudés. Ils ne vont pas se garder tout seul.
ꟷ Vivian : Ah ! Ah voui voui. Tu as raison ma chérie. Je vais aller vérifier qu’ils vont bien de ce pas. Tellement de choses à faire avec eux…




 
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Krystal le mardi 22 août 2017, 23:23:59
Désolée Linkondo, mais j'ai eu une idée de génie, alors je poste. Des bisous.

2705 mots, j'ai pas battu Yorick.



La journée avait été interminable. L'entraînement de Linkondo avait été dur, et Verantwo s'était montré sans pitié. Pas une seule fois le bokoblin n'avait touché le démon, qui se déplaçait à une vitesse effrayante. Mais le pire, c'était qu'au bout de cinquante coup, Krystal était électrocutée. Et elle le fut une bonne paire de fois. Si bien qu'à un moment donné, Linkondo s'était mis à courir en rond autour du trou afin d'éviter d'être touché, et ainsi d'éviter à la jeune femme de souffrir davantage. Mais une électrocution gratuite l'avait dissuadé de fuir, et il avait continué à se battre, à contre-coeur. C'est en fin d'après-midi que le calvaire se termina enfin pour les deux compagnons. Éreinté, le bokoblin lâcha son épée et tomba à genoux, à bout de souffle, tandis que Krystal, ramenée sur la terre ferme, s'écroulait, ses jambes flageolantes ne pouvant plus supporter son poids. Sous le rire amusé de leur tortionnaire, les deux amis furent ramassés et traînés jusqu'à leur cellule où ils furent jetés sans ménagement.

Linkondo massait ses bras endoloris, faisant abstraction des bleus et des coupures qui couvraient son corps. Il siffla de douleur quand il toucha un point sensible, et soupira en s'asseyant. Il tourna la tête vers sa compagne de cellule, qui ne bougeait pas. Et pire : Krystal était silencieuse. Trop silencieuse même. Inquiet, Linkondo se leva et se dirigea vers la jeune femme. Un long gémissement s’éleva dans la prison quand il posa la main sur son épaule, ce qui fit grimacer le bokoblin. Soupirant, il s’assit à côté d’elle.

Linkondo : Je suis désolé. Si je m’étais assez appliqué lors de l’entraînement, peut-être n’aurais-tu pas été électrocutée aussi souvent.
Krystal : C’est pas ta faute…

En lâchant un juron, la barman se redressa sur ses coudes et s’adossa contre le mur de la cellule, fermant les yeux sur le coup la douleur. Une douleur qui se répercutant dans chaque millimètre de son corps, et qui lui procurait un mal de crâne du tonnerre. Il allait falloir un moment avant qu'elle se remette de ça. Elle n'osait imaginer les courbatures qu'elle aurait le lendemain. Ou pas. Pour être honnête, elle ne savait pas si être électrocuté donnait des courbatures le lendemain. Et si l'un de ses organes avait fondu ?Elle secoua la tête, chassant ses pensées.

Linkondo : Mais…
Krystal : Verantwo est un sadique. Me torturer n’est pas une carotte pour que tu puisses t’améliorer plus rapidement, c’est juste un plaisir qu’il s’octroie. Les cris de douleur, ça doit être son truc.

Linkondo garda le silence, se contentant d'observer la jeune femme. Elle n'était pas comme d'habitude. Sa voix n'avait pas son ton habituel, ce ton un peu moqueur, ses paroles n'avaient rien d'ironique : elles étaient froides. Elle était sérieuse. Mortellement sérieuse. Elle avait fini de jouer.

Des bruits de pas retentirent. Observant le couloir en silence, Krystal et Linkondo virent un garde se diriger vers leur cellule. Sans un mot, ce dernier s'agenouilla et fit passer par les barreaux une cruche d'eau et quelques bandages, afin que le bokoblin puisse nettoyer ses plaies. Un geste attentionné qui attira la suspicion des deux prisonniers. Il se redressa et s'apprêta à repartir, mais quelque chose le retint. Ou quelqu'un. Aussi rapide qu’une ombre, malgré sa douleur, Krystal avait rejoint  la porte en métal et avait empoigné le garde à travers les barreaux.


Krystal : Qu’est-ce que c’est que ça… ?

Sous le regard éberlué du garde et du bokoblin, elle inspira un grand coup. Il s’écoula quelques secondes avant qu’un petit sourire fatigué ne fleurisse sur son visage tiré.

Krystal : Alcool.
Garde : Quoi ?
Krystal : Tu sens l’alcool à plein nez. Il m’en faut.

Le garde se mit à rire à gorge déployée. Derrière, Linkondo ne bougeait pas, se contentant d'observer la scène.

Garde : Pour qui tu te prends ? Tu n’es qu’une prisonnière ici, je n’ai pas à t’obéir. Alors tu vas gentiment me lâcher et poser tes fesses au fond de ta cellule avant que…

Ce fut brutal. Avec une force inouïe, Krystal tira le garde d’un coup sec, qui fut littéralement écrasé contre les barreaux de la prison. Ce fut si violent que son masque se craquela, et un mince filet de sang coula le long de ce dernier.

Krystal : Alors tu vas m’écouter attentivement, sac à merde, parce que je suis pas d’humeur. J’ai passé la journée à être électrocutée par un dingue au service de Ganon alors que j’étais suspendue au dessus d’un trou sans fond, j’ai mal partout et je suis furieuse. Je n’ai pas bu une goutte d’alcool depuis des semaines et, par les déesses, ça me manque ! Ca me manque tellement que je serais capable de faire éclater ton crâne contre les barreaux de cette prison si jamais tu t’obstines à ne pas vouloir m’amener ce que je demande. Même si je dois en crever. Et crois-moi, même si je te loupe, une fois que je serais sortie d’ici – parce que oui, je vais sortir d’ici – j’irai à ta recherche et je te ferais payer.  Je te frapperai tellement fort que tes restes voleront aux quatre coins d'Hyrule, et je te promets que ce sera le plus douloureux possible. Alors va me chercher de l’alcool, autant de bouteilles que tu peux porter, ou ça va mal se terminer pour toi. Compris ?
Garde : Oui madame.

Krystal lâcha le pauvre Yiga qui déguerpit sans demander son reste. Linkondo, quant à lui, était resté figé. Krystal faisait très peur quand elle était de mauvaise humeur. Presque plus peur que Verantwo lui-même. En tout cas, c'était officiel : elle avait vraiment fini de jouer. Elle vint se rasseoir lentement près du monstre en boîtant - alors qu'elle avait couru vers les barreaux juste avant, incroyable - et se rassit difficilement contre le mur. Il y eut un flottement, tendu.

Linkondo : ... Je dois bien admettre que ta capacité à manipuler les gens est incroyable.
Krystal : Pas de manipulation ici, juste des menaces. Je suis pas en forme pour embobiner des gens là.
Linkondo : Je vois... Avec ton talent, tu pourrais limite leur demander de nous libérer.
Krystal : Oh, petit ignorant, c’est pas comme ça que ça marche !

Elle lâcha un petit rire qui détendit l'atmosphère. Linkondo fut quelque peu soulagé : il n'allait pas se taper la serious dead Krystal toute la soirée.


Krystal : Quand on est en prison, il ne faut pas demander quelque chose de gros, sinon ça te retomberas dessus et ça ne marchera jamais. Si tu demandes à être libéré, on va te rire au nez. Mais si tu demandes juste un peu plus de nourriture ou une couverture, avec le bon ton et la bonne attitude, tu peux l’avoir assez facilement.
Linkondo : Tu en connais beaucoup sur le sujet, à ce que je vois.
Krystal : Ahah ! C’est que ce n’est pas mon premier rodéo ! C’est d’ailleurs lors de mon premier séjour en prison que j’ai pris goût à la manipulation.
Linkondo : Pourquoi ça m'étonne pas...
Krystal : Qu'est-ce que tu crois ? Bref, si je demande à un Yiga de nous libérer,
il va nous envoyer bouler et, certainement, nous séparer. Je me suis déjà arrangée pour être avec toi, j'ai pas envie de recommencer. Mais rester dans sa cellule et se débrouiller pour menacer/manipuler des gardes et obtenir ce qu'on veux, comme des Melons Glagla ou de l'alcool. Mais, tu vois...

Krystal inculqua son savoir à Linkondo, qui l'écoutait d'une oreille attentive. Qui sait, ça pourrait lui servir un jour, même s'il en doutait fortement. Après une dizaine de minutes,le garde traumatisé revint, une dizaine de bouteille dans les mains. En tremblant un peu, il fit passer sa marchandise à travers les barreaux et attendit, comme figé. Krystal alla inspecter son butin d'un oeil expert. Il ouvrit l'une des bouteilles et renifla.


Krystal : De l’alcool pur ?
Garde : Ou-oui ! Nous avons perdu notre fournisseur de liqueur récemment, et pour boire, nous écrasons des bananes dans de l’alcool pur, pour atténuer le goût.
Krystal : Forcément, personne n’était aussi bon que Svensk… Et où sont les bananes du coup ?
Gardes : Heuuu, je-je ! Je suis désolé, j'ai... je n'ai... je-je !
Krystal : Tant pis, je m’en passerais.

Elle lança un regard assassin au garde qui déglutit avant de tourner les talons et de s'enfuir, laissant les deux prisonniers seuls.


Linkondo : Ca, c'est fait... Bon, pas de bananes. Tu vas devoir attendre le dîner pour pouvoir… MAIS T’ES SÉRIEUSE ? COMME CA ?

Krystal leva le doigt pour indiquer qu’elle allait lui répondre, mais après avoir fini de boire.

(Cliquez pour afficher/cacher)

Elle avala une dernière gorgée et toussa en faisant la grimace.

Krystal : Bouark.
Linkondo : Mais enfin, t’es pas bien !
Krystal : Justement, je suis pas bien. Et ça, mon ami, c’est le meilleur anti-douleur que je puisse me procurer ici. T'en veux ?
Linkondo : Ca ira, merci.

Les deux compères allèrent cacher les bouteilles sous de la paille avant de se rasseoir et de continuer à discuter un peu. Le dîner leur fut apporté peu de temps après, par un garde différent que celui de tout à l'heure. Encore un qui aura besoin de consultations chez le psy. Ils mangèrent leurs bananes - encore - avant d'aller se coucher, après que Krystal se soit enfilé la moitié d'une bouteille l'alcool. Ils s'endormirent très vite.

Linkondo se réveilla aux premières lueurs de l’aube. Encore ensommeillé, il se frotta les yeux et se redressa avant de jurer. Il avait d'affreuses courbatures, et ça n'allait pas s'arranger. L'entraînement était pour bientôt, et il n'avait pas hâte. Il lâcha un long bâillement avant de tourner la tête, toujours à moitié endormi, vers sa camarade pour voir si elle était réveillée et encore en vie. Avec ce qu'elle avait avalé hier, elle risquait de...

Linkondo : MAIS CA VA PAS ?!

Krystal lorgna le bokoblin, une bouteille presque vide à la main. Elle lui répondit par un grognement pâteux. Le monstre sauta sur ses jambes et s’empressa de retirer la bouteille de ses mains.

Krystal : Quooiii ?
Linkondo : Il est sept heures du mat’ et toi tu t’enfiles une demi bouteille d’alcool pur ? Qu'est-ce qu'il te prend ?
Krystal : Héhéhé, rectification : une bouteille et demie…
Linkondo : Hein ?

En effet, à côté de la paillasse de paille gisait le cadavre d’une bouteille complètement vide.

Linkondo : Mais c’est quoi ton problème ?!
Krystal : Mon PROBLEME, c’est que je vais encore passer une journée d’enfer à me faire électrocuter, alors autant atténuer tout ça ! Le temps que ça fasse effet, je serais déjà suspendue au dessus de ce trou de l'enfer et je prie pour que l'effet de l'alcool m'aidera à supporter la douleur, et je prie aussi pour que ça dure jusqu'à la fin. Donc, tu me laisse faire et tu te tais.

Linkondo ne trouva rien à répondre. Il la regarda attraper une autre bouteille et l'entamer derechef. Elle réussit à engloutir le bon tiers du liquide en espérant faire un coma éthylique - histoire d'échapper au supplice qui l'attendait - avant que les gardes ne viennent les chercher pour les emmener vers l'aire d'entraînement. Verantwo, toujours égal à lui-même, les attendaient de pied ferme. Une fois encore, Krystal fut suspendue au-dessus du vide, et Linkondo d'une épée plus grande que lui. La jeune femme regarda d'un oeil distrait le combat s'engager avant de fermer les yeux et inspirer profondément. L'alcool commençait à faire effet.

Elle planait. Elle ne savait pas depuis combien de temps, mais elle était bien. De temps à autre, de petits chatouillis la caressait, mais elle n'en avait cure. Sa tête tournait beaucoup, mais elle avait l'habitude, et elle ne sentait presque plus son corps. On aurait pu la poignarder qu'elle n'aurait rien senti. Elle balançait doucement ses jambes, chantant intérieurement un air paillard. Elle n'arrivait plus à penser, elle se contentait d'apprécier les sensations. Ca faisait un moment qu'elle n'avait pas bu et qu'elle ne s'était retrouvée dans un tel état de transe, elle adorait ça !


Elle revint en partie sur terre quand elle baissa la tête et tomba nez à nez avec un énorme œil jaune. Apparemment, Verantwo l’avait descendue de son perchoir. Étrange pourtant, il était à peine midi. Enfin, elle pensait. Le démon approcha sa tête au plus près de la jeune femme et inspira un grand coup.

Verantwo : Mais… elle est bourrée ?!

En retrait, un peu amoché, Linkondo garda le silence, alors que Krystal fut secoué d’un petit rire.

Krystal : Wesh ma gueule, j’suis comtéle… compléple… complétement torchééééééée ! Ahahaha. Alors, on trouve rien à redire ? Ouais, j’ai bu pour pas sentir l’électrocution, et ça marche, mais du tonneeerre ! Qu’est-ce que tu penses de ça, démon des bas-fond ? Ton plan tombe à l’eau, hein ? Comme je sens plus rien, plus de menace, et Kondo peut faire de la merde que je sentirais rien. RIIIEEEEN DU TOUUUT ! Et tu peux rien n’y faire ! Parce que quoique que tu fasses, j’arriverais toujours à m’arranger pour dégoter ce qu’il me faut et faire foirer tes plans. T’as la rage, hein ? Tu t’y attendais pas, hein ? Qu’est-ce que tu penses de ça, hein ?

Verantwo resta interdit, observant la jeune fille qui flottait devant lui, un sourire béat collé sur son visage, les yeux mi-clos, le rouge aux joues. L’alcool avait effacé toute sa peur et l’avait remplacé par une insolence indolente, qui semblait par ailleurs bien l’amuser.

Krystal : Aaaaloooors, qu’est-ce que ça fait de se sentir impuissant, connard ?

La gifle qu’elle reçut fut cuisante, et elle laissa une marque rouge vif sur la joue. Mais pétée comme elle était, Krystal ne sentit rien. Ca la fit rire.

Verantwo : Je n’ai pas joué toutes mes cartes. Te faire faire la toupie pourrait être amusant.
Krystal : Steuplé, espèce de gros tas de… fumée ambulante. J’suis tellement douée que j’arriverai à te gerber dessus, même si t’es super loin.

Elle approcha de la tête du démon, et lui chuchota au creux de l’oreille.

Krystal : C’est l’un de mes talents cachés. Eeet ouuuuaaaais !

La jeune femme se mit à rire bêtement, alors que le démon se pinçait l'arête du nez (Krystal : Mais il a paaas de neeeeeez !), quelque peu énervé. Il agita sa main crochue et la barman s'écrasa durement au sol. Linkondo voulut aller la relever, mais le regard assassin de l'atrocité le dissuada d'approcher. Il manda deux Yigas, qui vinrent immédiatement, avant de pointer du doigt la prisonnière au sol, qui se tortillait en riant.


Verantwo : Ramenez-là dans sa cellule ! Et veillez à enlever tout l’alcool qui pourrait s’y trouver, je ne veux pas que ça se reproduise ! Je vais continuer seul avec le bokoblin.

Les gardes acquiescèrent et attrapèrent la jeune femme qui continuait de rire. Elle tangua un peu et perdit l'équilibre, si bien que les deux Yigas durent la tirer hors de l'aire sans qu'elle ait à marcher. Ne voulant pas se mettre debout, ils la firent descendre les escaliers alors que ses jambes traînaient par terre.


Krystal : Aïe. Aïe. Aïe. Aïe. Aïe. Aïe. Aïe. Aïe.

Ils finirent par la jeter dans sa cellule, où les bouteilles vides et les pleines avaient été retirées. Une fois la porte claquée derrière elle, les gardes s'en allèrent, la laissant seul.La jeune femme mit quelques minutes à se relever, tombant souvent sur le côté en riant, avant de finalement réussir à se mettre debout et se diriger vers un coin de la cellule. Krystal tira une pierre à l’angle et y attrapa une des nombreuses bouteilles qu'elle y avait caché pendant la nuit. Elle remit la pierre à sa place et alla s’allonger sur sa couchette de paille, en rigolant.


Krystal : Ahahahahahaha ! Bande de… de sales Yigas va.

Elle s’endormit rapidement, la bouteille d’alcool non entamée blottie dans ses bras. Pour sûr, la gueule de bois qu’elle se tapera le lendemain matin sera spectaculaire.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Chompir le jeudi 14 septembre 2017, 22:26:01
Je reprends la main depuis un petit moment, ça sera pas très long mais voilà.  :niak:


Chompir : Me voilà revenu Jielash, alors comment ça c'est passé pour toi ?

Jielash : J'ai pu acheter la tenue que tu m'as demandé. J'en ai aussi profité pour prendre quelques petites choses pour moi pour résister au froid. D'ailleurs tu n'y serais pas pour quelque chose pour une certaine ristourne ?

Chompir : Ahah tu as deviné. C'est une petite demande que j'ai fait à mon grand père. Il était tellement heureux de me revoir.
Enfin bon, ce n'est pas tout ça mais j'ai hâte d'essayer ma tenue.


Chompir affichait un large sourire en demandant ça. Jielash ne se fit pas attendre et sorti de suite la tenue acheté pour le jeune Piaf. Chompir parti se changer un peu plus loin.
Quelques minutes plus tard il revint devant Jielash, si elle n'avait pas connu le stratagème elle ne l'aurait jamais reconnu. Chompir était devenu une vrai petite Piaf et pourrait rentrer dans la cité Gérudo.


Jielash : Et bien ! Te voilà magnifique, une vrai Piafs. Nous partirons donc demain à l'aube pour les hauteurs Gérudo.

Groupe de voyageurs :
-Je vous dit que je l'ai vu, il est près du lac, un vrai démon avec un ballon énorme.
-Il ne vaut mieux pas s'approcher, on risquerait notre peau.
-Moi je dis qu'il est en train de lever une armée de monstre pour ravager le pays.
-Nous ferrons mieux de rester dans le relais cette nuit et de partir dès demain.


Chompir et Jielash furent intrigués par la conversation du groupe.

Chompir : Je penses savoir de qu'ils parlent, il doit s'agir de Kilton. Nous devrions aller le voir, je suis sur qu'il peut nous aider.

Jielash : Je ne sais pas trop, nous avons une mission à remplir mais en même temps un peu d'aide ne peut pas nous faire de mal... Et puis tu l'as aussi rencontré, malgré ce que ces voyageurs disent, je te fais confiance.

Chompir : Très bien, alors partons tout de suite !

Nos deux compagnons partirent à l'endroit qui le groupe de voyageur avait mentionné. Chompir reconnu très vite, au loin, la lueur si particulière de l'Antre des Monstres. Ils s'approchèrent du ballon de Kilton...

Kilton : Haaaa ! Qui êtes vous ?! Oh... ? Mais je reconnais cette odeur, elle me rappel un Piaf que j'ai rencontré en Akkala.
 
Chompir : C'est bien moi, et je vous présentes une de mes amies dont je vous ai parlez.

Jielash : Enchantée de vous rencontrer Kilton. Chompir nous a bien parlé de vous. Merci pour les élixirs de monstre. J'aimerais néanmoins vous poser une question. Avez vous entendu parler de Verantwo ? Ce démon nous cause énormément de problèmes mais il menace aussi Hyrule.

Kilton : Rien que d'entendre ce nom, ça me glace le sang et les os. J'avais ressenti son retour sur ces terres. Je ne voulais pas y croire car c'est un démon extrêmement dangereux et très puissant qui avait été sellé il y a bien longtemps par un puissant mage d'un royaume perdu, apportant la mort. C'était un grand exorciste mais personne ne connaissait son nom ni même son origine. En tout cas, c'est lui qui a vaincu Verantwo la première fois et l'a sellé.

Chompir : La grande fée de la région nous a offert une flèche de lumière, elle devrait pouvoir le vaincre.

Kilton : Surement, la puissance d'une flèche est très puissant et je doutes que, même un démon comme lui puisse y résister.
 Vous devriez pouvoir réussir à le vaincre. Prenez tout de même cette urne qui pourrait vous servir pour l'enfermer si jamais la flèche ne le vainc pas.


Jielash : Merci pour tout Kilton, nous allons devoir vous laisser par contre, nous avons de la route, nous devons dès demain escalader les hauteurs Gérudo pour rejoindre le désert et la cité Gérudo mais aussi Verantwo.

Nos deux amis se préparèrent à partir mais soudain...

Kilton : ATTENDEZ !! Si vous allez vaincre Verantwo je peux encore faire quelque chose pour vous. Allez vous reposer et venez ici demain à 4h. J'aurais quelque chose pour vous.

Le groupe d'ami, intrigué parti et se donna un "à tout à l'heure" puis partir pour le relais pour se reposer un peu avant la journée de demain.
Après une courte nuit, nos deux comparses revinrent devant l'Antre des Monstres et retrouvèrent Kilton.


Kilton : Alors vous êtes prêts ? Montez à bord, je vais vous déposer devant la flanc sud des hauteurs Gérudo, vous donnerez directement sur le désert d'ici.

Nos deux amis se regardèrent surpris par la proposition si soudaine et remercièrent Kilton avant de monter à bord du ballon. Kilton,
 une fois ses compagnons de vol monté, fit s'envoler l'Antre des Monstres dans un nuage violet.
Lors du voyage nos deux amis furent stupéfait par le paysage qui s'offrait à eu. Ils volait bien plus haut que Chompir ne l'aurait pu et voyait tout Hyrule sous le soleil qui se levait au loin. C'était à couper le souffle, les reflets sur le lac Pipiaf, le rose pale du levé de soleil. Tout était si beau et si incroyable. Chompir et Jielash n'en revenait pas du spectacle qui s'offrait devant leurs yeux.


Jielash : C'est vraiment magnifique, et qui croirait que votre ballon pourrait voler si haut et si rapidement. Nous sommes déjà presque arrivé au hauteurs Gérudo.

Kilton : L'Antre des Monstres est une boutique très spéciale, c'est un ballon avec des pouvoirs très puissant et vous êtes les premiers mortelles à être monté dedans. Mais je vous apprécie beaucoup et pas question de revoir ce démon de Verantwo. Si vous êtes prêt à vous battre pour le vaincre vous êtes mes amis. Demandez moi ce que vous voulez. Sauf bien sur des ristournes sur les articles de ma boutique.

Chompir : J'aimerai énormément en savoir plus sur l'histoire des démons dans Hyrule.

Kilton : Hum oui. Très bien, j'aimes ça ! Hélas je doutes que nous aillons le temps de tout raconter pendant notre voyage alors je vais vous proposez de revenir me voir une nuit quand vous aurez vaincu Verantwo et je vous raconterai tout. N'hésitez d'ailleurs pas à faire venir tout vos amis.

Chompir : Oh merci beaucoup mon ami, bien sur que nous viendrons vous revoir une fois Verantwo vaincu. D'ailleurs nous sommes en train de surmonter les hauteurs Gérudo, nous allons pas tarder à arriver.

En effet les températures venait de chuter et le paysage c'était transformé en un blizzard glaciale. Heureusement qu'ils avaient leurs tenues. Quand à Kilton il n'avait pas l'air d'avoir froid. Un peu plus tard le ballon se posa pas très loin du pan sud des hauteurs Gérudo.

Kilton : Nous voilà arrivé mes amis, faites bien attention tout de même à votre descente, la chaleur du désert est très puissante alors n'hésiter pas à ramasser des fruits ou de la viande congelé pour tenir par là bas. Faites aussi très attention aux Yigas qui vivent un peu en dessous dans le trou que vous pouvez observer. Faites attention à ne pas vous faire repérer si vous en approcher, ils chercheront à vous tuer pour les avoirs découverts.

Jielash : Nous avons déjà eu affaire à eux plusieurs fois, ils veulent déjà nous tuer, et apparemment Verantwo est avec eux et les dirigent.

Kilton : Soyez vigilant alors. Et surtout bonne chance à vous.

Chompir : Merci beaucoup Kilton, vous nous aidez énormément dans notre quête, nous reviendrons vous voir très rapidement une fois Verantwo vaincu.

Jielash Au revoir.

Le ballon de Kilton s'envola dans le ciel et reparti. Nous amis se regardèrent et décidèrent d'observer ce trou énorme. Là ils virent Krystal suspendu au dessus du vide et Linkon... Le boko se battre face à Verantwo. Il était dans un piteux état et n'avait aucune chance. Apparement Krystal avait l'air de rire. Un peu après, Verantwo les fuis emmener à l'intérieur, surement dans l'une des cellules qui se trouvait dans le bâtiment intérieur. Nos deux amis décidèrent de partir de là et de ne pas s'approcher plus. Il manquait Yorick et Stefbad, cela voulait dire que ce n'était pas le moment de l'affrontement final. Ils partirent donc vers le désert Gérudo mais surtout vers la cité Gérudo. Chompir allait enfin pouvoir rentrer dedans.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Neyrin. le mardi 26 septembre 2017, 14:09:28
Ce n'est pas très long, désolée..

Bien que cette rencontre n'ait rien de déplaisant, je ne savais pas trop comment m'y prendre. J'étais face à deux individus totalement inconnus, qui s'étaient rués sur moi comme des chats affamés. Je les observai d'un air dubitatif, les mains sur les hanches. Que devais-je faire ? J'avais déjà assez à faire avec cet Hylien. De plus, j'étais bien trop préoccupée par mes propres problèmes pour me décider à résoudre ceux des autres, même si cela pouvait paraître cruel de penser ainsi. Je demeurai immobile devant eux, la jeune Piaf me fixait avec de grands yeux ronds. Elle semblait attendre avec impatience un verdict de ma part, peut-être. Malheureusement, je n'en avais pas à lui donner alors je me contentai de m'accroupir pour être à sa hauteur.

Ils attiraient le regard, surtout la personne qui l'accompagnait. Les quelques villageois qui passaient peinaient à les ignorer. Il fallait dire qu'il était rare de croiser trois personnes aussi atypiques dans un simple village d'une campagne reculée. Je caressai le haut de la tête de la jeune vehvi, me disant que ça arrangerait une partie des choses. Je n'étais pas très douée pour résoudre certaines situations, et celle-ci me mettait dans un grand embarras.
 
« C'est très gentil d'être venu me voir, dis-je dans un sourire. J'ai beaucoup à faire, je dois préparer mon prochain départ. »

J'adressai un bref signe de tête à son compagnon de voyage qui n'y répondit pas, et déposai quelques rubis rouges au creux de l'aile de la Piaf, me disant sûrement qu'elle en aurait besoin si elle aussi voyageait. Je n'en avais pas énormément dans ma bourse mais je préférais partir la conscience tranquille, me disant que cette petite aurait assez pour se loger le temps d'une nuit et se nourrir. Elle posa son grand regard sur les rubis écarlates qui glissaient sur son plumage, puis son regard croisa le mien. Je me redressai.

« Donc vous partez ? piailla-t-elle.

- Je reste à Elimith quelques jours, le temps de régler certaines choses, répondis-je. Je suis fatiguée, nous nous recroiserons peut-être demain matin, d'accord ? »

Elle acquiesça, puis je la quittai. J'étais épuisée. Ces derniers jours avaient été des plus éprouvants, et j'étais bien ravie de pouvoir dormir dans l'une des chambres de l'auberge d'Elimith. Je m'empressai de la rejoindre, après m'être assurée que ma monture avait été bien libérée de son attirail.
Lorsque je posai un pied à l'intérieur, je sentis une douce chaleur m'envelopper. L'endroit était chauffé, ce qui apaisait les voyageurs de la douleur de leur périlleux voyage le temps d'une nuit. Quatre hyliens étaient installés près du comptoir et discutaient calmement afin de ne pas troubler ceux qui se reposaient à l'étage. Il était tard et la plupart des clients sentaient déjà le sommeil les gagner. C'était une charmante jeune femme qui tenait cette auberge, accoudée contre le comptoir. Elle n'avait pas remarqué ma présence. Elle lisait distraitement ce qui ressemblait à une lettre. Une liasse entourée d'un ruban rose soigneusement fait se trouvait à ses côtés, certaines n'étaient pas encore ouvertes. A en juger par son expression, cela l'ennuyait terriblement.

J'allai me présenter au comptoir et lorsqu'elle releva la tête, sa mine décrépie se mua en une radieuse expression qui ferait rougir d'adoration n'importe quel voï dans les parages. J'avais été partiellement affectée, bien que je ne sois pas un homme. Je lui répondis simplement par un sourire, réservai une chambre disponible pour soixante rubis puis m'empressai d'aller décharger mon fardeau près du lit. Il n'était pas spécialement grand, de la même taille que ceux des relais mais je n'allais pas m'en plaindre. Les draps étaient propres, la pièce correctement entretenue et il y faisait une agréable chaleur.

Mon estomac criait famine, j'allai rejoindre le rez de chaussée pour acheter un dîner : un simple ragoût de citrouille. Je m'installai à une table assez éloignée des autres clients, ne désirant pas être dérangée durant mon repas. Je voulais me dépêcher de le terminer pour me reposer. Je savais comment les faire, les ragoûts de citrouille. Il suffisait d'une bouteille de lait frais, d'un boisseau de blé, d'une motte de beurre et d'une bonne citrouille armo du village Cocorico. C'était compliqué d'importer ces citrouilles jusqu'au village Gerudo, la route étant bien trop longue. Le plus souvent, les vaïs qui voyageaient à travers la contrée en rapportait une ou deux et les conservaient le plus longtemps possible pour en faire profiter aux autres.

Un bol fut déposé en face de moi. Il contenait un velouté. Je reconnaissais ces grandes mains, je levai les yeux vers la personne qui s'installait pour dîner à mes côtés. C'était l'Hylien. Il n'y avait qu'une seule auberge à Elimith, cela paraissait évident que je le recroiserais à un moment ou à un autre. Il affichait un air dépité, tandis qu'il entamait son repas. Je demeurai silencieuse. Autour de nous, les gens ne parlaient pas. Seulement les voix des quatre clients près du comptoir étaient audibles.

« Vous m'en voulez, m'dame ?

- Evidemment.

- Ecoutez, j'suis vraiment désolé. J'ai eu peur de mourir, y a rien de mal à vouloir sauver sa peau.

- Je n'ai jamais dit le contraire, répondis-je en terminant mon dîner. »

Ce furent les derniers mots que je lui adressais de la journée. J'allai ensuite me coucher, bien trop épuisée pour pouvoir tenir encore une vingtaine de minutes debout. Le matin venu, je m'étais levée plus tard qu'aux heures habituelles et pourtant, la fatigue m'assommait toujours. J'ai quitté l'auberge tard dans la matinée pour partager un déjeuner avec quelques villageois qui offraient des repas aux voyageurs. Il y en avait peu, peut-être une petite dizaine et encore, certains étaient des marchands ambulants.

Le fait que je sois une Gerudo dans ce coin de campagne m'a valu beaucoup de remarques, de nombreuses personnes étaient venues me parler pour en apprendre sur la région désertique qu'elles ne pourraient jamais visiter. Je suis allée faire un tour dans les différents magasins du village d'Elimith, n'ayant pas eu l'occasion de le faire hier. Ce n'était pas bien grand, ni même très mirobolant mais j'y avais trouvé de quoi me nourrir pour plusieurs jours. Ce n'était que vers le milieu de l'après-midi que je suis retournée aux écuries de l'auberge pour m'occuper de ma monture qui s'y reposait.

Je ne fus pas surprise de retrouver l'Hylien à proximité, un harnais dans les bras et un grand sourire béat sur le visage. Je n'étais pas plus agacée que cela de le voir, ça me réjouissait même.

« Sav'orr !

 - Vous êtes encore là, dis-je simplement. Et à cette heure-ci, c'est Sav'saaba.

- Bien sûr. (il marqua une pause) Ce harnais est plus adapté aux voyageurs. Enfin, pour les chevaux de voyageurs... Enfin v'voyez. Il est plus résistant.

- Merci. »

Il le déposa sur la porte battante, puis poussa un profond soupir comme s'il était désemparé.

« Soyez pas si froide ! On pourrait oublier cet incident, j'vous jure d'y réfléchir à deux fois avant de fuir désormais.

- Ça ne m'apporte rien de voyager aux côtés d''une personne qui passe son temps à prendre la fuite, surtout face à des ennemis aussi ridicules. Si vous comptez vraiment parcourir toute la contrée, vous rencontrerez des monstres pires que des bokoblins. Vous n'avez jamais ouvert une encyclopédie ? Ce serait un bon début de vous informer avant de partir comme ça, à l'aveuglette.

- J'suis pas sûr de vous suivre jusqu'au bout d'Hyrule, pour être honnête. J'aimerais bien faire une partie du voyage avec vous mais j'n'ai jamais dit que j'allais faire chaque région. Donnez-moi une deuxième chance.

- Pourquoi vous insistez tant ? Vous avez réussi à voyager seul jusqu'ici. »

Il se gratta l'arrière de la tête.

« J'n'ai jamais eu personne pour me protéger jusqu'ici, c'est pour ça que j'vous demande, répondit-il. Vous êtes une Gerudo. Si j'prends le premier campagnard venu pour m'accompagner, on serait réduit en miettes. »

J'acquiesçai. C'était donc pour cela. Je ne comprenais pas pourquoi il avait mis autant de temps à me dire quelque chose d'aussi simple. Je n'y voyais pas vraiment d'inconvénients, je trouvais cela normal de vouloir garantir sa sécurité lorsque l'on voyageait, l'on errait dans Hyrule dans le seul et unique but d'en apprendre plus sur la contrée. Lorsque mon regard croisa le sien, je ne pus retenir un sourire amusé. L'Hylien semblait pris au dépourvu.

« Nous repartirons dans deux jours. »

Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Gaellink le vendredi 06 octobre 2017, 22:54:19
La nuit tombait sur le village d'Elimith, Le Chasseur de Monstre, accoudé à la fenêtre, profita du calme revenu. Depuis la discussion avec la Gerudo dénommée Neyrin, la boule de plume avait cloué son bec et devait dormir à présent. Il soupira, il espérait que cette Gerudo prenne la gamine avec elle pour que lui ,enfin, puisse reprendre sa quête. Mais sauter sur la première personne venue n'était pas la bonne solution, de plus, les gens du coin ne sauraient peut-être pas comment s'occuper d'une Piaf. Bah oui c'est pas comme un Hylien, et lui était encore moins bien placé pour s'occuper d'un bambin, qui plus est, est une pleurnicharde...

Il commença à se dire que le mieux pour elle était de la ramener auprès des siens. Eux au moins ils sauraient quoi faire ! ''Smash'' sourit à cette idée, jusqu'à ce qu'il réalisa que le village des Piafs était parfaitement à l'autre bout du monde... Couper par le Château d'Hyrule serait plus rapide et riche en combats, mais avec ce boulet de plume, ça ne sera pas possible. Même si ça pourrait lui soulager d'un poids si la gamine se faisait exploser par un Gardien. Un pouffement de rire cruel lui échappa, s'imaginant la scène dans sa tête. Mais reprit son sérieux, cela serait déshonorer les enseignements de son mentor. Songeur il décida qu'il ira voir un de ses frères vers la plaine de Nedrane, il lui sera sans doute de bon conseil.


//Le feu, il parcourt la terre, sillonne les feuillages, il m'a brûlé les plumes, court Gaellink ! Court ! Vole ! Va-t'en avant avant qu'il ne t'attrape !//
''Hé ho la boule de plume arrête de d'agiter, tu me tapes dans le dos !!'' S'écria la lourde voix de "Smash"

Gaellink s'éveilla d'un coup, un vent léger et frais lui parcourrait les plumes, et lorsqu'elle ouvrit les yeux et vit de l'herbe verdoyante et les pieds de la grosse brute.
''Mais où est ce qu'on est ??'' S'écria la jeune Piaf en s'agitant au point de tomber par terre.

Elle parcourra du regard l'immense plaine qui se trouvait devant elle, il y avait un lac pas très loin. L'aurore faisait des jolis reflets roses sur l'eau. Mais la petite n'oublia pas pour autant sa surprise :
"Dis où est ce qu'on est ? Où est le village, l'auberge, la Madame Gerudo !!?''
''On se calme la boule de plume, tu vois la grosse flaque là-bas c'est l'étang de Zelk, et on va vers la montagne là bas'' Dit il en pointant son doigt de l'autre côté. ''J'ai décidé qu'on avait assez vu la civilisation pour le moment !''
''Mais-mais, ça veut dire que tu m'as porté toute la nuit, sans me demander mon avis !? Moi je voulais retourner voir la madame, je dois gagner des rubis pour lui en donner en retour ! ça se fait pas d'être parti sans lui rentre la pareil ! Et on lui a même pas dit au revoir !''
''Oh à mon avis elle t'a donné ces rubis pour que tu la fermes et que tu lui foutes la paix'' Grogna ''Smash''
''AH NON ! T'as fini de raconter des choses horribles ? Ecoute moi bien ''Smash'', Chasseur de Monstre et Monsieur Grognon et Kidnapateur de Piaf endormie, je jure sur mon honneur que je payerai ma dette envers Dame Neyrin !''
''Ah parce qu'elle passe de ''Madame la Gerudo'' au titre de ''Dame'' ?''
''Oui ! Car c'est une femme vaillante et généreuse ! Et quand je serai plus grande, je serai forte comme elle !'' S'écria Gaellink en bombant sa poitrine

''Smash'' la regarda à la fois amusé et blasé, cette petite n'a rien de fort en elle, si ce n'est son caractère. Mais peut-être qu'on arriva à faire de quelques choses de cette boule de plume. La route allait être encore longue, et ce voyage nocturne avait puisé dans l'endurance du Chasseur de Monstre.
''Hé la petite, on va se faire notre déjeuner. Je vais chasser et toi trouve quelque chose de comestible avec !''
Gaellink n'eut pas le temps de répondre qu'il était déjà parti, arc à la main en quête de venaison. Elle soupira et partit à son tour, elle avait envie de champignons et trouva justement quelques champis vigueurs. Si elle en trouvait assez ils pourront se faire un ''Délice des bois à la viande vitalis'', trois champis vigueurs et une venaison fine chacun, et ils seront en pleine forme pour le reste de la route !
Soudainement en soulevant une pierre, Gaellink aperçut une explosion de feuille et de magie :
''Gnahahaa tu m'as trouvé et je te défie !'' S'écria une petite créature, bâton à la main. Celle-ci se jetta sur Gaellink en agitant son ''arme'' dans tout les sens. La jeune Piaf la repoussa sans soucis.
''Excuse-moi mais t'es quoi toi au juste ?'' Demanda-t-elle.
''Mon nom est Cerès, aussi connu sous le nom de Graoum le Grand Korogus !'' S'écria la petite créature en brandissant son bâton
Oh non encore un gars qui se donne plein de noms, pensa Gaellink, ils devraient bien s'entendre. ''Mais pourquoi étais-tu caché sous cette pierre ?'' Demanda-t-elle, curieuse et amusé par ce petit Korogus.
''J'ai quitté ma forêt natale en quête d'adversaire ! J'ai parcourus les terres d'Hyrule, de cercle de pierre, en cible volante et autres cachettes pour prendre mes adversaires par surprise tel un fourbe de Ygas !'' Répondit-il ''Tu m'as l'air d'être une brave petite, je t'offre cet arc des sylvains fabriqué par mes ancêtres !''
''Waaa trop cool'' S'écria la jeune Piaf.

''Elle en met du temps la gamine'' Marmonna le Chasseur de Venaison, de retour au campement. Il ne fut pas pour autant ravi de voir Gaellink débarquer avec un Korogus.
''Oh génial tu nous as ramené un navet, c'est super b-''BIM
Cerès lui lança son bâton, certes il n'était pas très lourd mais il fouetta au visage de l'homme-lynel. En rogne il hurla sur le Korogus pendant toute la cuisson du ''Délice des bois''.

''Il est hors de question que le navet vienne avec nous !'' S'écria ''Smash'' tout en poustillonant sa nourriture.
''Répugnant...'' Marmonna Gaellink avant d'ajouter, ''Cerès vient avec nous, parce que de un j'en ai envie, de deux, il est plus sympas que toi, il m'a offert un arc ! (''de mes ancêtres ajouta-t-il en grignotant une pomme) et de trois il connait bien la région, ça nous évitera de nous perdre !''
''Mais je me repère très bien tout seul, pas besoin de navet !'' Riposta-t-il. ''Mais soit, je vais céder à ton caprice de gamine parce que sinon on va en avoir pour toute la journée.''
''C'est pas un caprice, Cerès est mon ami !'' S'écria Gaellink.

Mais ''Smash'' ne lui répondit pas, il tendait l'oreille et ses pupilles se dilatèrent. Avec un sourire carnassier il déclara :
''Y'a des bokoblins dans le coin, et si vous êtes sage, je vous en laisse quelques un pour le dessert !''

Et sur ceux il détalla vers l'ennemi.
''Il est fou ce type...'' Marmona Gaellink, mais comme elle avait envie de tester son arc, elle le suivit, ainsi que Graoum le Grand
''Tayoooooot'' Cria-t-il en saisissant une nouvelle branche.

Et c'est ainsi que la joyeuse troupe s'en alla dégommer du bokoblins, ignorant les grands événements dramatiques qui se déroulaient en ce moment même dans le désert Gerudo


(transition tavu  8-) , bon c'est pas énorme mais au moins j'ai bien aimé écrire ce passage ^^ )
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Vaati the Wind Mage le vendredi 06 octobre 2017, 23:52:16
Verantwo était furieux. Il faisait les cent pas autour du trou,ruminant dans son coin, semblant réfléchir. Linkondo se dit que l'occasion était parfaite pour s'enfuir, et se dirigeait lentement vers la sortie, quand il entendit le démon hurler:
-Verantwo: TOI TU RESTES ICI COMPRIS?!
-Linkondo: O...oui...
-Verantwo: De toute ma très courte vie, jamais je n'ai été autant humilié. Oh crois moi , elle va souffrir, oh que oui, elle va déguster! Quant à toi... Jamais je n'ai vu une créature plus PATHÉTIQUE!
Tout en prononçant ces mots, il s'avançait vers Linkondo:
-Verantwo: Toutes ces années passées sous la forme d'une larme misérable, et quand je me réveille,dans ma grande générosité,je t'entraine  pour faire de toi un monstre imbattable, et ne reçois aucune motivation, progrès ou même gratitude?! J'EN AI aSSEZ DE TOI!!! NGAAAAHHH!!!!
Et il se jeta sur le bokoblin, qui tétanise avait néanmoins toujours son epee a la main. Et par un incroyable miracle, il esquiva le coup. A partir de ce moment, Linkondo et Verantwo eurent l'impression que tout se passait au ralenti. Linkondo, profitant de son esquive, frappa avec toutes ses forces du plat de sa lame le crâne du démon. Verantwo s'écroula, évanouit. Linkondo n'en revenait pas. Il était à la fois choqué, déstabilisé et fou de joie. Il se precipita vers la cellule, et réveilla Krystal, endormie dans un océan de bouteilles:
-Linkondo: Krystal.... KRYSTAL!
-Krystal: Gnéé?
Même d'en dehors de la cellule, Linkondo sentait son haleine, qui puait l'alcool. Visiblement, elle était toujours complètement saoule.
-Linkondo: j'ai réussi à l'assommer, je sais pas comment j'ai fais! Viens, aide moi j'ai besoin de ton aide pour qu'on s'en aille!
-Krystal: Ouais... ben attends, moi chuis bien là et.... Oh bah tiens, il est hic juste derrière toi! Salut!
En effet, le démon se tenait juste derrière Linkondo. Il avait les trois yeux pleins de haine. Il ouvrit la cellule, jeta Linkondo a intérieur et s'en alla,l'air furieux!
-Krystal: Qu'est c'qu't'as fais toi encore?
Jugeant inutile de relater son exploit à une femme complètement bourrée, Linkondo s'endormir sur son coin de paille
.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Krystal le dimanche 22 octobre 2017, 22:39:26
@stefbad @Kaiwatt @Jielash vous comptez continuer ? On a beaucoup perdu la dynamique d'autrefois, et ça serait cool de savoir si vous êtes encore de l'aventure ou non.

En ce qui concerne notre partie, à Linkondo et moi, on tourne un peu en rond en fait, du coup, on attends que les autres arrivent pour pouvoir bien relancer le truc.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: stefbad le dimanche 22 octobre 2017, 23:06:43
In fact, je  suis en train de rédiger une partie, mais je prends du temps à la recopier sur l'ordinateur (et l'appel de Minecraft est trop important ^^)... Je ne peux vous donner de date mais il y a un chapitre dans les starting blocks de mon côté.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Jielash le dimanche 22 octobre 2017, 23:17:02
Désolé mais je ne suis vraiment plus dedans, j'aurais plusieurs pages de lecture à rattraper et je n'ai pas vraiment la fois pour me les taper, ni tant que ça l'envie de continuer.
Pardon de vous lâcher. Vous pouvez tuer mon perso pour être débarrassés.  :/
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Chompir le dimanche 22 octobre 2017, 23:42:18
Je te sentais plus trop chaude pour la fic co @Jielash, je reprendrai là mais alors et verrai si on tue ton personnage ou pas. Pour le moment, vu que tu es avec moi dans la fic, je vais continuer de le faire vivre. Je verrai quand je posterai un nouveau chapitre, j'essaierai d'ici la fin des vacances.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Krystal le lundi 23 octobre 2017, 04:23:29
Quelle barbarie, on tue pas Jielash, enfin ! On la fait partir en voyage de son côté, pour qu'elle revienne en guest quelquefois. Voilà.

Non mais tuer Jielash. Dans quel monde on vit, omg.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Miss Mojo le mercredi 25 octobre 2017, 08:11:27
Attention Hyrule ! J'arrive !

Une jeune fille s’approchait de sa maison en sifflotant gaiement. Elle posa la main sur la poignée et ouvrit la porte… enfin, essaya d’ouvrir la porte. Ce n’était pas normal, la porte était toujours ouverte d’habitude. La jeune Hylienne se dirigea alors vers l’Agueil, l’auberge d’Elimith, son village natal. Elle entra et lança :
-Jeune fille : Salut Onag !
-Onag : Salut Miss, qu’est-ce que je peux faire pour toi ?
-Miss : Tu n’aurais pas vu ma sœur par hasard ? Elle n’est pas à la maison et la porte est fermée à clé.
-Onag : Elle sortait du village pour aller chercher des rayons de miel enduro près de la muraille d’Elimith quand elle a vu deux voyageuses se faire attaquer par des bokoblins. Elle est allée les aider et les monstres se sont enfuis après lui avoir donné un méchant coup de massue. Les voyageuses l’ont emmené ici. Ta sœur se repose à l’étage.
Miss monta l’escalier quatre à quatre et se précipita au chevet de sa sœur.
-Miss : Lys ! Ça va ?
-Lys : Disons que ça pourrait aller mieux. Elle prit un air ennuyé. Ce qui m’embête, c’est que je ne pourrais pas m’occuper des livraisons et je devais partir demain.
Pas bon ça. Eh oui, les boisseaux de riz qu’on peut acheter à la Cité Gerudo, ils viennent bien de quelque part. Tous les deux mois environ, Lys quittait Elimith pour livrer une partie des récoltes aux Gerudos. Miss n’avait jamais quitté le village et sauta sur l’occasion.
-Miss : Moi je peux y aller.
- Lys : Hmmmm… C’est dangereux de partir seule, surtout en ce moment. Rappelle-toi de ce qui s’est passé à l’épicerie…
Ah oui, impossible de ne pas en parler. Il y avait quelques temps, une jeune femme était arrivée au village en compagnie d’un bokoblin qui parlait. Ils étaient repartis peu de temps après, mais tout le monde en avait parlé pendant des jours. Pour sa part, Miss était à la boutique de vêtements quand c’était arrivé.
-Lys : ... mais d’un autre côté, ce riz doit être livré.
Elle soupira. Sa sœur était, il fallait bien l’admettre, plutôt maladroite et un peu immature. Après tout, peut-être qu’un voyage la ferait mûrir un peu.
- Lys : C’est d’accord, mais avant de partir, pense à te préparer quelques remèdes, et emmène mon cimeterre gerudo, il te portera chance.
- Miss : Merci.
La jeune Hylienne sortit de l’auberge et alla préparer des remèdes en prévision de son voyage. Elle passa chez elle pour prendre les ingrédients nécessaires et se rendit à un récipient de cuisson. Alors, il lui fallait des remèdes protecto et des remèdes tempo. Elle commença donc par cuisiner un scarabée armo avec… berk, c’est répugnant, des viscères de bokoblin, puis attrapa un lézard tempo qu’elle fit cuire avec… ah mais c’est pas possible, c’est dégueu, une corne de bokoblin. Elle prépara aussi un flan, à l’aide d’une bouteille de lait frais, d’un œuf de volatile et d’une canne à sucre, et l’apporta à sa sœur. Elle en profita pour lui dire au revoir puis partit se coucher.
   Miss se leva au chant des cocottes pour finir ses préparatifs. Elle vérifia qu’elle avait ses remèdes, le cimeterre de sa sœur, son carnet à dessin (le dessin étant un de ses passe-temps favori) et sa carte, puis chargea le sac de riz sur son dos, et la vache ! ce truc pesait une tonne (bon OK, peut-être pas une tonne, mais en tout cas c’est l’impression qu’elle avait). Elle jeta un dernier regard à sa maison puis se dirigea vers la sortie du village. Dehors, le monde l’attendait.   
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: stefbad le mercredi 25 octobre 2017, 18:16:36
Et le chapitre numéro 5 de Stefbad commence la course ! Va-t-il arriver assez haut ? Il a néanmoins un avantage, celui d'être composé de 2743 mots, ce qui le place au-dessus du dernier chapitre de Krystal ^^



 Yorick et moi marchons d'un pas rapide au travers de la froide et calme nuit Gerudo. Le ciel est clair, comme d'habitude ici, mais je ne me souviens pas d'avoir tant admiré le ciel saupoudré de grains de sable auparavant... Il faut dire qu'au désert on a les meilleurs ciels que j'ai vu de tout mon voyage, et une telle occasion d'admirer le ciel ainsi ne s'est pas présenté depuis le début de mon voyage. Les lointaines montagnes offrent un cadre comme des frontières à l'océan noir de la nuit et au lit blanc de sable. Cette sensation de... plénitude ne s'était pas présenté à moi depuis que j'ai traversé la vallée Gerudo, et je ne me rends compte que maintenant à quel point elle est importante comme elle m'a beaucoup manquée. Il y a au loin des ruines... que de bons souvenirs...
 Mais repensons un moment au présent. Les tenues Yigas sont créées d'un matériau très étonnant car c'est très élastique mais résistant en même temps. Je présume que c'est un secret Sheikah, j'avais déjà posé la question aux Sheikahs à propos de leur tenue mais ils m'ont rétorqué que c'était un secret Sheikah, qu'il ne fallait pas essayer de creuser pour connaître sinon on sera un ennemi des Sheikahs... mauvais souvenir...


"Vous devriez savoir où se trouve l'une des anciennes entrées de la planque, Chef, j'ai oublié l'emplacement de la nouvelle entrée de la planque !" dit Yorick.

 Pourquoi se met-il tout d'un coup à parler comme s'il était un Yiga, comme la dernière fois ? Ce n'est pas parce qu'il a un costume de Yiga qu'il doit parler comme un ! Il n'en est pas un ! Certes, je ne crierait pas sur tous les toits que je suis une imposteure qui va prendre la place d'un Officier Yiga pour pouvoir faire évader des personnes de leur repère, mais quand même ! Je lui réponds donc :

"Pourquoi tu parles tout d’un coup comme si t’étais un Yiga ?
- Ecoutez, Chef. Nous sommes des Yigas et nous allons chez les Yigas, donc si on se met à agir comme si on n’en était pas, comme si on était des étrangers, nos confrères penseront que nous ne sommes pas des membres de leur clan ! Or c’est faux ! Donc si, Chef, vous voulez que notre mission soit menée à bien, agissez comme il le faut !"

 Je m’arrête un moment. Je reprends ensuite la marche. Il a raison. Il a totalement raison. C’est déconcertant. L’air du désert paraît soudain oppressant. Je comprends donc tout. J’ai été un… poids pour Yorick. Ça a dû être dur pour lui d’improviser avec monsieur la Vai – j’arrive toujours pas à savoir si c’en est réellement un. Et je m’apprête à faire une erreur du même genre encore plus grave...Je vais essayer de jouer le jeu. Ce sera difficile mais il le faut. Il ne faut pas que je lui donne plus de problèmes qu’il en a déjà. Je lui réponds donc :

"Vous devriez le savoir ! Mais je ne sais pas non plus où est la nouvelle entrée de la planque mais je connais des anciennes, assurément ! Tachez de connaître l’entrée la prochaine fois !"

 Je ne sais pas s’il sourit derrière son masque mais je suis convaincue qu’il est content : après tout je me suis prêté à son jeu.

"Je… Je ne referais plus cette erreur, commandant."

 On continue donc notre voyage et on arrive devant les monts Gerudos. Je me souviens d’avoir entendu que l’entrée était pendant un moment dans le Plateau de Vatorsa¹, donc je pense que l’entrée ne devait pas être très loin. Je connais un raccourci qui permet d’aller là-bas que j’ai souvent emprunté passant par la Vallée de Calcite, je vais donc emmener Yorick là-bas. Je lui fait donc signe de me suivre, et on reprends la marche. J’espère que l’entrée ne sera pas dure à trouver, sinon ça posera encore des soucis d’improvisation à nous deux, et comme je suis en costume d’Officier, ça doit être sûrement moi qui devrait me charger de m’expliquer, et je suis nulle à… non… Je vois un trou. Est-ce l’entrée du Repaire des Yigas ? Ça m’en a tout l’air.

"Je crois qu’on a retrouvé l’entrée du Repaire, commandant.
- Notez-le bien, pour l’avenir !
- Je le fais."

 On rentre donc dans le Repaire en question et on voit un officier garder l’entrée. Il me fait un signe de la tête puis je l’entends prendre une inspiration :

"Officier Tegahra. Posez votre cargaison ici, on va la prendre. Je vous rappelle la réunion générale des officiers dans une heure, on propose des Bananes Lames Grillées à la réserve si vous avez faim, et je pense que vous l’avez. Votre deuxième garde ?
- On… l’a laissé… surveiller la marchandise" je lui réponds.
- Il y a déjà des Yigas à Assek.
- Oh... j’avais oublié. Je le rappellerai… lors de ma prochaine sortie." j’improvise
- Je ne discutais pas vos ordres, supérieur." il s’excuse.
- Il vaut mieux avoir plusieurs personnes qu’une, vous savez." intervient judicieusement Yorick.
- Qui vous a autorisé à parler ?" s’énerve l’Officier. "Excusez-vous ou je vous fais fouetter !"
- Permettez-moi de vous demander votre pardon.
- J’en ai rien à faire de vos excuses ! Adressez-les à Officier Teghara !
- Permettez-moi de vous demander votre pardon, mon officier.
- Je vous l’accorde, mais ne réitérez pas !" je lui réponds avec toute l’autorité que je pouvais mettre.

 Il m’accorde ainsi qu’à l’autre officier un hochement de tête puis se sauve vers l’inconnu. J’espère qu’il ne se perdra pas. J’espère que je ne me perdrai pas. J’espère que j’improvise bien, car c’est dur, de devoir se mettre dans la peau de quelqu'un qu’on ne connaît pas et qu’on a, de plus, jamais vu ni entendu parler, et encore plus dans un milieu totalement inconnu avec une mentalité dont je n’ai que entendu parler, jamais vu de mes propres yeux… à part peut-être quand j’étais enfant et que la cité avait été attaquée par les Yigas, mais c’est une histoire pour un autre moment.

"Vous traitez vos sbires avec trop de gentillesse, Supérieur. Combien de fois vous l’ais-je répété ?
- Oh, ça, beaucoup !
- Pourquoi, si je puis me permettre ?
- Car je pense que… si on traite bien ses inférieurs… ils nous en seront reconnaissants et seront ainsi… plus enclin à travailler pour leur Officier et surtout aussi pour les Yigas.
- Je vois, c’est pour éviter les mutineries sûrement.
- Oui, parfaitement."

Après cette dernière phrase, l’officier eut comme un effet de rejet, comme s’il se rendait compte que quelque chose n’allait pas bien avec moi – et il a raison. C’est pas étonnant comme je suis très mauvaise en improvisation et à ce genre de missions, comme je l’ai évoqué avant. Il est par contre intéressant de noter que l’Officier avait un accent Gerudo. Je me demande pourquoi. Bref, je lui fait une salutation et je prends congé de lui. Je m’avance au hasard dans le Repaire en espérant trouver cette réserve où on donnait des Bananes Lame Grillées, sûrement cuisiné en faisant griller une Banane Lame. Je ne mange pas souvent d’aliments grillés, plutôt des aliments congelés qui coûtent plus cher à obtenir, mais cela ne devrait pas être mauvais. De plus, je ne mange pas souvent de Bananes Lames, ça me changera du riz. Avec un accès de chance, je tombe sur cette salle et je prends quelques bananes, puis je les ouvres pour les manger dans un coin où personne ne me regarde comme je me dois d’enlever le masque pour les manger.
 Je termine tranquillement ma dégustation et je vois un Officier passer de façon très pressée. Je le suis en espérant qu’il me mènera à la salle de la réunion, et bingo, il m’y mène. Il y a déjà six personnes dans la salle sur les vingt-et-uns sièges installés², dont un, celui sûrement du président de la réunion, était tourné vers les vingt autres. Je prends place sur l’un d’entre eux et celui que j’ai suivi en fait de même. Lorsque je croise des officiers, ils me saluent de la tête en disant "Officier.", je leur réponds donc de même.
 Après un moment d’attente, un Yiga de forme très différente de celles de tous les officiers apparaît et prends la place du président. C’est le début de la réunion. Ils abordent plusieurs thèmes inintéressants et je participe parfois comme on m’invite à le faire, mais il n’y a rien de très important qui s’est passé. J’apprends que le président s’appelle Maître Kohga est l’évènement le plus intéressant, je pense. Mais ensuite, ils abordent un thème intéressant, celui des prisonniers. Je capte donc toute mon attention dessus.
 J’y apprends que les prisonniers sont retenus peu loin de l’entrée et aussi une anecdote comme un prisonnier aurait été retrouvé par Verantwo lui-même bourré, il - ou elle – avait volé des bouteilles d’alcool fort… les prisonniers sont fous… On en arriva finalement à Lin… au Boko et j’y appris qu’il était entraîné très dur par Verantwo pour qu’il devienne une machine à tuer au service de Ganon. Enfin je pense qu’ils parlaient de Ganon lorsqu’ils ont dit Ganondorf. J’ai déjà vu ce nom à plusieurs reprises durant mes expéditions et mes recherches et j’ai tout un dossier dans mes carnets mais je ne comprends toujours pas qui il est ni pourquoi il figure sur tant de sources différentes. Bref, apparemment il est réticent à l’entraînement et donne des résultats pitoyable. Un officier prends une inspiration comme il veut lancer un autre débat :


"Bonjour. Je parle maintenant pour une raison des plus importantes car elle concerne directement notre but ultime, car de plus en plus de signes nous laissent le deviner. Je parle bien de la réincarnation, ou résurrection du Héros. Où il est et qui il est restent des questions auxquelles il faut répondre de toute urgence mais nous devons prendre des mesures pour pouvoir mettre à bien notre mission.
- Officier Dakoru", réponds Maître Kohga ", pouvons-nous connaître vos indices vous permettant d’arriver à cette conclusion ?
- Bien sur, Maître Kohga. L’une des chose les plus évidentes, c’est la perte de sbires assez mystérieuse comme ils étaient postés sur des points stratégiques. Aussi, tous ont bien vu ces drôles de tours apparaître il y a un mois³ ? Sachez que d’anciennes légendes que j’ai lu durant mes missions d’espionnage au village Cocorico m’ont appris que celles-ci sont liées à la légende du Héros comme elles permettent d’aider notre ennemi juré dans sa quête. Donc je pense que ces deux observations suffisent pour dire que le Héros est revenu.
- Ces observations sont pertinentes.
- Donc je souhaite ainsi vous alarmer sur le fait que le Héros finira bien par nous attaquer, et il ne nous préviendra pas ! Il faut donc un plan de défense de nôtre base pour être prêt à l’accueillir. Je sais qu’on a déjà renforcé les défenses lorsqu’on a volé le Masque du Tonnerre" Quoi !?" mais ce ne sera pas assez, compte rendu de sa puissance légendaire et du fait qu’il détient l’Épée de Légende, et de toute façon il sera beaucoup plus simple de le tuer en terrain connu et contrôlé plutôt que dans un terrain ouvert et majoritairement inconnu."
- Mais Officier Dajbe est en mission, on ne devrait rien faire en attendant ses conseils !" s’exclame un officier dans la salle.
- Il devrait être de retour maintenant, je l’ai envoyé en mission de façon à ce qu’il revienne à temps pour le conseil !" s’exclame Kohga "Il est vrai qu’il y a une place vacante. Comment le savez-vous ?
- Vous souvenez-vous que l’Officier Dajbe a demandé des renforts ? Puisque je suis chargé de savoir ce que tous font je les ai accompagnés et j’ai rencontré Officier Dajbe qui m’a dit qu’il resterai un peu plus longtemps pour être sur que sa mission se passe bien.

 En effet, maintenant que j’y pense, la dixième place n’est pas remplie. Oh ! Mais je n’ai que peu parlé de la réunion ! Puisqu’on est que peu, ils doivent penser que c’est étrange que j’aie si peu parlé ! Il faut absolument que je parle. Il faut juste attendre le bon moment…

"Vous faites bien de me le dire…" réponds d’un air ennuyé Kohga
- À mon avis, on devrait établir une stratégie temporaire de défense en attendant que Officier Dajbe revienne" je contribue.

 Oh, je suis ridicule, je suis ridicule, je suis ridicule ! J’ai sûrement coupée la parole de quelqu’un qui voulait peut-être proposer quelque chose, voir même la même chose que moi ! C’est bon, tout est perdu, ils vont découvrir que je ne suis pas une Yiga, et tout cela pour avoir essayé d’éviter de se faire repérer… Ironique.

"Vous êtes malade ! On ne peut en aucun cas se permettre de prendre des décisions sans lui !" s’exclame le même officier qui avait évoqué Dajbe.
- Oui mais ne pensez-vous donc pas que, comme Officier Dakoru l’a dit, le héros risque de venir lorsqu’on ne l’attends pas ? Il ne nous préviendra pas, ça c’est sûr. Qui sait, peut-être est-il en ce moment-même en train de venir vers nous pour nous empêcher de… sauver Ganon !" j’ajoute.
- En effet. Vous avez raison, Officier, mais notez tout de même qu’il sera dur d’élaborer des plans viables dans Dajbe." intervient Officier Dakoru.
- Ça ne coûte rien d’essayer" je dis
- Si, ça coûte beaucoup : imaginez que ce que l’on conçoit laisse plus de failles qu’elle n’en bouche, ce serait dangereux et vous le savez. Nous nous devons d’attendre Officier Dajbe pour éviter ces éventualités, nous ne pouvons nous permettre de mettre en danger notre base !" reprit l’officier contre les renforcements d’urgence.
- Calme !"s’interpose Kohga."Nous allons régler en votant à main levée sinon on ne s’en sortira pas. Nous ne voterons qu’entre officier, moi exempté sinon on aura un nombre pair. Qui veut renforcer les défenses du repaire ?"

 Que faire ? Je suis tentée de m’abstenir et de faciliter ainsi l’accession de Chompir et… euh… l’autre femme au repaire Yiga. Mais je devrai aussi lever la main pour être logique avec moi-même : j’ai solidement défendu ma thèse et la refuser au dernier moment serait suspect et risquerai de me faire découvrir. Je vais donc lever la main. Chompir et… l’autre… ah, Jielash ! vont bien pouvoir se débrouiller pour rentrer, ils trouveront bien un moyen. On est quatorze personnes à avoir voté pour renforcer les défenses… zut. Cela veut dire que eux deux auront plus de mal à infiltrer les Yigas. Enfin, ils trouveront bien un moyen comme j’ai dit avant.

"Je vois donc que vous avez préféré renforcer les défenses. Très bon choix. Nous allons, si cela ne vous dérange pas, discuter du plan de renforcement d’urgence demain. Cela vous laissera le temps de réfléchir et d’alimenter la discussion, ainsi que pour certains d’entre nous de se reposer. Au revoir." conclue Kohga.

 Tous quittent donc la salle, et je les suit. Il y a un sbire qui est appuyé à côté de l’entrée de la salle que j’ai quittée.

"Chef !" il me dit. " Dans la cargaison que vous m’avez chargé de fouiller, j’ai trouvé une pierre nox, je ne sais pas à quoi elle sert ni ce qu’elle fait là. Voulez-vous venir voir ?"

 C’est la voix de Yorick ! Je lui réponds donc que je le suis et il m’emmène dans une autre partie du repaire Yiga. Je pense qu’il a voulu dire qu’il avait retrouvé le Bokoblin. Quand même, il a bien trouvé ses mots ! J’aurais été incapable d’aussi bien coder un message ! Et comment il a fait pour me retrouver ? Il doit avoir eu accès à un plan du repaire ou quelque chose comme ça, car même moi qui n’ait pas un mauvais sens de l’orientation, je n’arrive absolument pas à m’y retrouver.
 On est dans un lieu avec des barreaux. On entends parfois des bruits étouffés mais le tout est très silencieux. On arrive à une cellule dans laquelle il y a un bokoblin et une femme. C’est ceux qu’on cherche ! On les a retrouvés ! Maintenant, il faut les faire sortir, c’est une autre histoire…




1- Est-ce que quelqu'un aurait la gentillesse de me donner le nom français de "Vatorsa Snowfield" ?
2- Peut-être que le nombre d'officiers es mauvais.
3- Il faut définir depuis combien de temps le Héros s'est ressuscité.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Vaati the Wind Mage le mercredi 25 octobre 2017, 21:52:43
Verantwo était seul dans ses quartiers. Il avait mis 4 bananes lame et 1 venaison au feu et dégustait maintenant une brochette de viande robusto. Sûr qu'ici on ne manquait pas de banane lame! Il réfléchissait, tranquillement. Puis un mal de tête soudain le prit, avant de devenir vraiment très douloureux. Il entendit alors une voix dans sa tête:
-Vaati: SORS DE MON CORPS!!!!
-Verantwo: Ca... c'est... HORS DE QUESTION!!!
Et la migraine disparut aussi vite qu'elle était apparue. Verantwo n'avait pas encore complètement fusionné avec Vaati, mais d'ici quelques jours, cela serait fait et l'esprit de Vaati aura complètement disparu... Enfin! Mais une autre réflexion trotte dans son esprtit: Linkondo est faible. Mais il parle. Et avec un peu d'entraînement il pourrait devenir une vraie machine à tuer... Il se dirige donc vers sa cellule et celle de Krystal.... Celle là, elle allait déguster!

Stefbad et Yorick étaient en train de parler avec Linkondo et Krystal:
-Yorick: Du calme, du calme, c'est nous, Yorick et Stefbad!
-Linkondo: Sérieux? Alors on va enfin pouvoir quitté cette cellule! Super! T'entends ça Krystal?
-Krystal: Ouais ouais
-Stefbad: Euh en fait... On n'a pas les clés de la cellule...
-Linkondo: Vous êtes déguisés en Yigas, vous devriez pouvoir trouver les clés non?
-Yorick: Non, désolé mais on sait pas où elles sont!
Krystal tourna péniblement la tête vers eux. Son teint était pâle et elle avait un regard haineux. Elle avait un sceaux à côté d'elle.
-Yorick: Et toi je ne sais même pas si on va te libérer!
-Stefbad: J'entends des pas! Vite Yorick fais comme si on venait d'arriver!
L'origine de ces pas venait de Verantwo. Il se dirigea vers la cellule , regarda Krystal avec fureur. Puis il, il interpella les deux faux Yigas:
Verantwo: Eh vous là! C'est l'heure de l'entraînement pour Linkondo. J'aimerais que vous escortiez nôtre chère amie Krystal vers le terrain d'entraînement!
Puis il se tourna vers Krystal et lui dit, avec un immense sourire sadique:
-Verantwo: Alors ma petite, mauvaise gueule de bois?
-Krystal: Va te faire...
-Verantwo: Oh crois moi, tu ne vas pas faire la fière très longtemps... hahahaha...
Puis il sortit les fameuses clés et ouvrit la cage. Il accompagna lui même Linkondo, qui avait l'air désespéré, et Stefbad et Yorick accompagnèrent Krystal. Ils débouchèrent sur la fameuse salle de terrain. Le voyant pour la première fois, Stefbad et Yorick éprouvaient une certaine tension. Verantwo leur arracha Krystal, et la mis en face de Linkondo et lui dit:
-Verantwo: En plus de ton corps, je dois forger ton mental. Et je pense que pour forger les deux, il faut un élément déclencheur, un déclic qui sera... la mort de Krystal!
-Krystal: Pardon?! Mais.... Avoue, en fait t'es juste vexé de mon coup de la dernière fois!
- Verantwo: Pas du tou! J'ai juste besoin de montrer à Linkondo euh....
-Yorick: On doit la sauver!
-Stefbad: Ah donc on ne parle plus en code et en mode Yigas?
-Yorick: Rien à foutre, ils sont tous les deux en danger de mo...
-Verantwo: Vous le dîtes surtout si on vous dérange vous deux!
-Stefbad: Navré, mais je donnais des ordres à mon inférieur!
-Verantwo: Veuillez être plus discret!
Puis il se saisi d'une cimetierre gerudo qu'il avait à la ceinture et l'appuya sur la gorge de Krystal, qui devint encore plus pâle!
-Krystal: LINKOOOOOOOONNNNDOOOOO!!!!! Fais quelque chose vite!!!! T'ES UN MONSTRE A LA BASE MERDE!
-Yorick: Bon j'y vais!
-Stefbad: Non attends!
-Verantwo: Je vous ai dis d'être plus...
Yorick venait d’assommer le démon.
-Krystal: Ah tu vois! Je te suis indispensable, tu ne peux pas vivre sans moi!
-Yorick: Non c'est faux, je ne pouvais juste quand même pas te laisser tuer sous mes yeux! Bon alllons y maintenant. Regardez là ba, ces rochers sont assemblés de telle manière qu'on pourra les grimper jusqu'à atteindre le haut de ces falaises.  Ensuite on pourra s'enfuir tranquillement! Bon allons y!

Ils escaladèrent donc ces rochers. Une fois qu'ils furent tus arrivés en haut, les rochers tombèrent tous, pour aller tous s'écraser dans le trou au centre du terrain. Linkondo n'oublia pas, avant de partir, de reprendre son précieux wok. C'est alors qu'un souvenir revint à Stefbad:
-Stefbad: Attendez, on  ne peut pas le laisser en bas!
-Yorick: Qui donc?
-Stefbad: Vaati! Vous avez oublié? Le zora possédé par Verantwo. C'est une victime lui aussi! Il faut qu'on l'aide!
-Krystal: Désolé d'interrompre ton plan, mais on n'aura pas besoin de le remonter...
Ils se retournèrent tous: Verantwo les avait rejoint. Il avait l'air enragé.
-Verantwo: C'est la dernière fois que je suis assommé? Puis je savoir où vous pensiez allé comme ça? ON NE PROVOQUE PAS UN DEMON SANS S'ATTENDRE A DES REPRESAILLES!
C'est alors que Yorick sauta sur lui et dégaina sa serpe coupe gorge.
-Stefbad: Son oeil Yorick, si tu crèves son oeil Vaati reviendra!
Yorick planta sa serpe dans l'oeil du monstre de toutes ses forces. Celle ci ricocha. Il réessaya encore et encore et encore. Impossible: l'oeil ne pouvait pas être crevé.
-Verantwo: Jusqu'ici j'ai été plutôt sympathique. Mais maintenant vous m'avez mis EN COLERE!
Il expédia Yorick quelques mètres plus loin en un coup de poing, puis se releva l'air enragé, faisant face à tous le groupe.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Miss Mojo le mercredi 25 octobre 2017, 22:14:50
Miss marchait depuis une heure et s’ennuyait ferme. Elle pensait qu’en dehors de son village, il lui arriverait des choses, qu’elle rencontrerait des gens, mais là rien ! Elle n’avait croisé personne depuis qu’elle était partie. Arrivée en vue de la muraille d’Elimith, elle décida de faire une pause. Un sourire vint illuminer le visage de la jeune fille. Elle venait de repérer des rayons de miel enduro et une marmite. Chouette, elle allait pouvoir se faire des bonbons au miel enduro. Une fois qu’elle eut fait cuire ses rayons de miel enduro, elle reprit sa route.
   Vingt minutes après avoir passé la muraille, Miss aperçut quelqu’un. « Enfin la civilisation, pensa-t-elle. » C’était un homme à l’air sympathique qui n’arrêtait pas de tourner la tête de droite à gauche, comme si il était perdu. Elle s’approcha et l’interpella.
   Cela faisait presque une semaine que le boss l’avait envoyé dans la région de Necluda. Presque une semaine qu’il s’ennuyait à attendre ce… Héros. Pfff… Qu’est-ce qu’il était bien, tranquille dans le repaire, à manger des bananes lames. Il avait hâte que son tour de garde se finisse pour pouvoir retourner à sa petite vie peinarde. Perdu dans ses pensées, il n’avait pas vu que quelqu’un s’était approché et l’appelait. C’était une fille qui devait avoir quinze ans grand max, avec des cheveux noirs coupés aux épaules et des yeux bleu marine. Mince, qu’est-ce que cette gamine lui voulait.
   
-Miss : Hé, monsieur, ça va ?
-Voyageur : Hein quoi ?
-Miss : Bah oui, vous avez l’air perdu.
-Voyageur : Non non, pas du tout. Je cherche quelqu’un en fait. Le Prodige des Hyliens.
- Miss : Jamais vu.
En fait, elle mentait. Le Héros était déjà venu dans son village et avait rallumé les flammes bleues. Mais ce voyageur ne lui inspirait plus trop confiance.
-Voyageur : C’est dommage, bien dommage. Je ne peux pas te laisser dévoiler ma position à qui que ce soit.
Il glissa sa main dans son dos et commença à en sortir… une arme ! Mauvais ça. Très mauvais. Miss décida qu’il était temps de fausser compagnie à ce charmant voyageur. Vite, trouver une diversion.
-Voyageur : Prépare-toi à mourir !
-Miss : Regarde là-bas ! Le Héros !
Le voyageur avait laissé place à une silhouette rouge au visage masqué de blanc qui se fit avoir par la ruse de Miss. Celle-ci en profita pour partir en courant. Ce type était complètement fou ou quoi ? Enfin bon, elle s’en était sortie, c’était le principal. Elle marcha pendant encore une demi-heure avant d’atteindre le relais des Géminés. Normalement, les gens là-bas étaient parfaitement sains d’esprit. Elle décida donc d’y passer le reste de la journée.
   Le lendemain matin, elle repartit de bonne humeur, mais aussi méfiante. Hors de question de parler à quelque voyageur que ce soit. Mais heureusement, elle ne croisa personne à part un marchand ambulant. Elle passa donc les monts Géminés sans encombre et s’arrêta au pont de Prokis. La partie la plus dangereuse de son voyage pouvait commencer.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Chompir le dimanche 29 octobre 2017, 23:48:01
Je ne sais plus ou j'en étais réellement, comment avait été décidé la mort de Verantwo mais je vais y mettre un terme dans ce passage. (Pour le plus grand bonheur de certains.) Je vais tenter de rester sur ce qui avait été vu dans la vision. (c'est à dire Krtystal et le gardien mais aussi le combat final dans le désert.)


Chompir et Jielash avaient passé une journée entière sur les hauteurs Gérudo à observer ce qu'il se passait chez les Yigas. Ils avaient préféré attendre une journée de plus avant de partir pour la cité Gérudo. Ils avaient bien fait, quel ne fût pas leurs surprises de découvrir de un matin une scène très étranges. Krystal avait un couteau sous la gorge tenu par le démon quand tout à coup, un Yiga des gardes Yigas, qui avait accompagné Krystal, sauta lame à la main sur Verantwo et l'assomma. Le groupe partit en courant en escaladant un amas de rocher pour arriver dans le début des montagnes. Hélas, le démon était déjà là près d'eux. Chompir comprenant que c'était surement Yorick et Stefbad.

- Chompir : Jielash, reste ici ! Je vais les aider, il s'agit de Yorick et Stefbad, j'en suis sur. Il est temps pour nous de passer à l'action et de mettre fin à tout ça. Mais hélas ils ne sont pas dans le désert. Je vais m'occuper de m'occuper de tout ça en retenant cette saleté de démon pour que vous preniez la fuite.

- Jielash : Écoutes, c'est trop dangereux... (le piaf avait l'air décidé.) Bonne chance...

Chompir s'envola pour se ruer vers Verantwo. Il était bien décidé à laisser ses compagnons prendre la fuite avec l'aide de Jielash pour le désert.

- Chompir : VERANTWO !!!
Notre jeune Piaf venait d'asséner un bon coup d'épée sur le crâne du démon violet. Le démon, pris de rage vociférait des insultes envers le Piaf qu'il croyait mort. Ni une, ni deux Chompir s'envola dans le ciel pour nargué Verantwo et l'avoir à sa poursuite.

- Chompir : Vous autres, fuyez vers le désert. Jielash vous attends à l'opposé de la fausse, elle vous fera descendre par le chemin qu'on a trouvé ensemble. On se retrouvera là bas.

- Veratnwo : Tu ne perds rien pour attendre maudit volatile. Tu vas payer ta bravoure de ta vie. Je rattraperai tes compagnons après ton cas, ça ira très vite et ça sera très douloureux.
Le démon se lança à la poursuite du jeune Piaf dans les airs. Ils essayai de l'attraper en vain. Chompir était prêt à en découdre et se surpassai pour l'éviter et garder la distance. Toutes les attaques du démon le rataient de peu. Le Piaf devait tenir, il devait permettre à ses amis d'arriver dans le désert, il devait tenir encore et encore, pour eux, quitte à y laisser des plumes.
Chompir commençait à avoir du mal à garder les distances, il préféra se lancer dans un corps à corps, plus risqué mais il pourrait continuer de gagner du temps. Alors maudit démon, que dis tu de ça. Le visage de Verantwo était tordu par la rage que le Piaf lui donnait. Le démon était incapable de le tuer. Tu me fatigues. s'exclama le démon. Tu me fais perdre mon temps. Le démon arrêta l'affront qui ne servait qu'à gagner du temps et se précipitât vers le désert. Chompir avait peur pour ses amis mais il avait gagné assez de temps pour qu'ils arrivent dans le désert. Il était temps de se poster en hauteur pour l'achever avec sa flèche de lumière.

................................................

Chompir était enfin posté en hauteur, dans un endroit au pied des montagnes sur des piliers de pierre. Il s'empressa de mettre la visé du faucon pour observer la scène. Il pouvait voir ses amis mais il ne parvenait pas à voir Krystal. Le démon quand à lui venait d'arriver et c'était Linkondo qui essayais tant bien que mal à protéger ses amsi. Yorick n'avait pas l'air remis du coup du démon.
- Chompir : Je dois faire quelque chose mais impossible, le démon bouge trop pour tirer ma flèche. Que faire.

C'est à ce moment là, qu'au loin il vit un gardien approcher le groupe. Ils étaient en danger, mais au moment ou il s’apprêtait à s'envoler vers le gardien, il discerna quelqu'un dessus. Il s'agissait de Krystal qui se tenait debout dessus et qui avait l'air de le diriger. Il était à peine étonné et imaginait bien comment elle avait fait pour avoir cette idée et comment elle avait fait pour monter sur un gardien. Le gardien tiré un bon coup sur Verantwo.

- Krystal : PRENDS CA DÉMON DE MES DEUX !!
C'était sa chance, notre Piaf s'empressa de prendre la flèche de lumière pendant que le démon était assommé. La flèche fila en un éclaire et transperça l'oeil du démon en un grand fracas. Un hurlement terrible se fit entendre et résonna en tout Hyrule. Chompir s'empressa de rejoindre ses amis.

- Chompir : Est-ce que tout le monde va bien ? Je... Je suis désolé d'avoir tant tardé... J'espère que vous n'avez pas eu trop de mal contre le démon... (il s'effondra au sol, épuisé par tout ce qui venait de se passer.)

- Stefbad : Nous devons nous occuper du Zora, Vaati. Mais quelqu'un doit s'occuper de Chompir.

- Jielash : Il voulait aller visiter la cité Gérudo, il c'est même teint pour pouvoir y entrer. Je penses qu'on peut l'emmener là bas. Pour Veran... Je veux dire Vaati, la grande fée nous à dit qu'il fallait l'emmener à sa sœur du désert, elle pourra le sauver.
Moi je vais emmener Chompir à la cité Gérudo. Quand à vous aller emmener Vaati à la grande fée, elle se trouve à l'extrême sud ouest du désert, sous un fossile. Amenez le là bas en vitesse, il risque de mourir sinon.


- Stefbad : Je vous aurait bien accompagné mais je penses que je vais suivre Chompir et JLH à la cité Gérudo. J'aimerai vérifier quelque chose. Le masque du tonnerre aurait vraiment été dérobé.

- Krystal : Moi je crois que je vais continuer de m'amuser sur mon nouveau joujou.
- Yorick : Toi tu viens avec nous.
- Krystal : Je peux pas aller avec le piaf et Jiji dans la cité Gérudo ?Marre de la poiscaille et du boko incapable de me protéger.
- Yorick : Comme tu veux...



Voilà la partie Verantwo est réglé. (un peu brutalement certes) mais enfin réglé car ça traînais depuis beaucoup trop de temps et ça en a découragé plus d'un. Si on peu de nouveau repartir sur ce qui était prévu et éviter les égarements de ce genre ça serait bénéfique pour tout le monde. N'oubliez pas que vous n'êtes pas tout seul à écrire et que des éléments aussi gros et important sont plus pénalisant qu'autre chose.
Merci à tout les écrivains qui ont contribué jusqu'alors à la fic co, j'espère qu'on va pouvoir repartir de bon pied et peut être avec le même entrain qu'au début de la fic. ^^

De même, j'ai laissé un bon gros blanc pour le passage ou vous fuyez vers le désert. Si quelqu'un veut le combler avec un chapitre de son côté, ça pourrait cool.

En tout cas, que la fic co continue de plus belle et que les quelques nouveaux qui l'ont rejoint la fasse vivre de plein de belle chose. (surtout qu'il n'ont pas eu peur de la rejoindre pleine crise de Verantwo.)

@Krystal
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Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Krystal le jeudi 02 novembre 2017, 00:27:40
Grosse partie. 2738 mots. Pas relue. Des bisous.

Et soulagée que l'arc Verantwo soit terminé. On en pouvait plus. Nouveau départ, c'est cool.



Ca avait été trop vite. Beaucoup trop vite pour son petit cerveau qui essayait vainement de cuver tranquille.

Déjà quand deux Yigas étaient arrivés en trombe devant leur cellule, elle avait rien compris. Une bouteille à la main, ayant pas encore décuvé de la veille, pleine de courbatures, elle avait eu besoin de toutes ses forces pour ne serait-ce que tourner la tête et voir ce qu’il se passe. Il lui avait fallu plusieurs minutes pour comprendre que c’était Yorick et la dénommée Stefbad, venus les délivrer des griffes du démon. Ou plutôt, pour délivrer Linkondo. Elle n’avait apparemment pas réussi à remonter magiquement dans l’estime de son compagnon durant son absence. Dommage. Mais leur plan bancal était tombé à l’eau quand Verantwo était arrivé pour les emmener personnellement à leur entraînement quotidien.  Krystal avait d’ailleurs eu la jugeote nécessaire pour lui balancer une petite insulte avant d’être traînée par ses camarades qui avaient dû se prêter au jeu. Alors qu’ils avançaient vers l‘extérieur, et après s’être assuré qu’ils étaient un peu loin des deux montres, Krystal en avait profité pour bavarder avec ses préposés sauveurs, en chuchotant.


Krystal : On a pas été présentée : je suis Krystal, garde-fou attitrée de Yorick.
Stefbad : Stefbad.
Krystal : Enchantée. Dis-moi, c’est quoi le plan maintenant ?
Stefbad : Bah, on devait vous libérer et après prendre la fuite, mais là, Verantwo nous a pris de court.
Krystal : Ok, vous avez pas de plans quoi.
Yorick : Taisez-vous ! On va se faire repérer !
Krystal : On se retrouve à peine, et tu commences déjà à faire ton rabat-joie.
Yorick : Krystal, c’est pas le moment !

Leur conversation fut interrompue par leur arrivée dehors. Une fois devant le fossé, Krystal inspira longuement, s’apprêtant à s’envoler et à être bientôt électrocutée, à cause de l’incompétence de certain, mais ce fut différent cette fois-ci. La grande main crochue de Verantwo lui attrapa soudain le bras et l’amena violemment devant Linkondo, qui avait froncé les sourcils, interrogatif.  Puis le démon avait parlé. Mais avec son cerveau latent, la jeune femme ne comprit rien du tout. Rien du tout, sauf une chose : sa mort. Ça avait mis un moment à faire son chemin, mais elle finit par piger ce qui allait se passer. Et avant qu’elle ait pu faire quoique ce soit, elle avait la lame sous la gorge, prête à lui trancher la carotide pour qu’elle puisse se vider de son sang. Aussi étrange que cela puisse paraître, la seule pensée qui la traversa à ce moment, ce fut « Au moins, j’ai eu le temps de me bourrer la gueule une dernière fois. Aucun regret. ». Ce qui était assez triste en soi, pas une pensée pour ses amis ou sa famille. A croire que l’alcool était sa véritable seule famille. Ce qui, au final, était assez logique.

Et, une fois encore, cela se passa trop vite : Yorick, dans une rage incontrôlée inhabituelle pour un être aussi tranquille et lent d’esprit que lui, avait sauté sur le démon et l’avait assommé, lui sauvant la vie. Pour le coup, Krystal dût se pincer pour se convaincre que ce n’était pas un rêve, et que son compagnon venait vraiment de se prendre un main et d’attaquer le démon sans se faire dessus. Puis, ils avaient pris la fuite, escaladant des rochers pour essayer de semer Verantwo, mais ce dernier les avait rattrapés.

Et là. ET LA. Yorick se pris le tacle le plus puissant que la terre n’ait jamais connu et s’est envolé pour s’écraser lamentablement violemment par terre, comme un vulgaire sac à patate. Si elle n’avait pas eu la migraine, Krystal aurait sûrement hurlé un joli « STRIKE ! », mais le temps qu’elle y pense, il était déjà beaucoup trop tard. Le monde allait regretter cette blague.

 C’est alors qu’un gros machin rose avait fait irruption, et s’était attaqué au démon. Si Stefbad n’avait pas crié le nom de Chompir, jamais elle n’aurait su que c’était lui. Mais pourquoi diable avait-il les plumes roses ? Encore un épisode qu’elle avait manqué, il faudrait lui raconter ça. Ne cherchant pas à comprendre, le petit groupe – après avoir été ramasser Yorick, quand même le pauvre – s’était éloigné vers le désert, mais une projection de grosses pierres avait séparé Krystal du reste. Continuant à courir, elle n’avait pas vu qu’elle était seule, jusqu’à ce qu’elle regarde derrière elle, et s’en aperçoive. S’arrêtant, la jeune femme regarda autour d’elle, un peu perdue, et personne en vue. Quand elle comprit qu’elle était livrée à elle-même, en plein cagnar, sans eau et avec une gueule de bois du tonnerre, elle poussa un soupir mortel.


Krystal : Et merde.

Et quand une ombre la survola et se posa à quelques mètres devant elle, elle soupira de nouveau.

Krystal : Et re-merde.
Verantwo : Tu croyais pouvoir m’échapper, petite sotte ? Détrompe-toi ! Je vais m’occuper de ton cas avant de poursuivre les autres. Je vais enfin laver l’humiliation que tu m’as fait subir hier, et ce dans le sang. Le tien ! Prépare-toi à mourir !

Aussitôt, il battit des ailes et s’envola vers la jeune femme à fond les boulons. Cette dernière ne bougea pas. Elle chercha quelque chose dans son dos avant de regarder d’un air lassé le démon venir sur elle à grande vitesse, toutes griffes sorties.


Krystal :
Meh.

Et avant que Verantwo ne puisse l’atteindre, elle lui balança le contenu d’une bouteille dans l’œil. Ce geste déstabilisa le démon, qui s’arrêta juste devant elle, à moins d’un mètre, pour la toiser, dubitatif.


Verantwo : Euh, tu sais que me balancer de l’eau ne me fera ri… AAAH ! AAAAH, MAIS CA BRÛLE ! CA BRÛÛÛLE !
Krystal : Ça brûle parce que c’est de l’eau alcoolisé. Et pur. Ça me fait chier parce que je la gardais pour plus tard, et je l’ai gâché sur ta tronche de merde. Moi qui aie eu du mal à les obtenir, dans cette cellule pourrie. J’espère pour toi que j’aurais accès à de l’alcool dans pas longtemps sinon ça va chier pour toi. Enfin, c’est pas comme si on allait se revoir. Bref, adieu.

Et sans demander son reste, elle fuit, laissant le démon agonisant derrière elle. Elle ne fut pas suivie, ce qui lui laissa dire que Verantwo avait lâché l’affaire la concernant et qu’il avait préféré aller torturer les autres plutôt qu’elle. Parfait, ça lui laissait du temps. En continuant à courir, Krystal passa devant une grotte. Ralentissant, elle s’y engouffra, jugeant que cela ferait une bonne cachette le temps que ça se calme, et qu’elle puisse rejoindre la Cité Gerudo tranquillement. Mais, y avait quelque chose qui clochait.

La caverne était aménagée. Après quelques minutes de visite, il apparut que c’était une armurerie, appartenant aux Yigas. La jeune femme fronça les sourcils : pourquoi installer une armurerie aussi haut dans les montagnes ? Etait-ce là un passage fréquenté par ces malfrats pour qu’ils y installent leur réserve ? Peu importe, c’était là une cachette idéale. Krystal déambula dans l’endroit, en traînant un peu la patte, cherchant un endroit confortable pour faire une petite sieste. Au fin fond de la grotte, une structure était cachée sous un grand drap. Désireuse d’avoir une petite couverture sur elle – parce qu’il faisait un peu frisquet par ici – elle tira dessus. Ce qu’elle vit allait bien au-dessus de n’importe lequel de ses rêves les plus fous.

Cette découverte fit disparaître sa gueule de bois d’un seul coup, si bien qu’elle comprit immédiatement de quoi il s’agissait.


Krystal : UN GARDIEN TELECOMMANDÉ ! MERCI PERE NOEL !

Pas moins d’une minute plus tard, un gardien, monté par une foldingue avec son rire diabolique, déboulèrent à l’air libre en défonçant les bords de l’entrée de la grotte. Sans réfléchir, elle dirigea son engin vers le lieu où la confrontation avec Verantwo avait lieu. Les autres avaient d’ailleurs l’air d’être en difficulté. Mais plus pour longtemps. Krystal arriva en trombe sur le lei du combat et gratifia le démon d’un rayon laser du tonnerre, qui envoya leur adversaire très, très loin. Puis, pour bien le finir, Chompir lui décocha une flèche qui brille, qui le brûla. Enfin, dans un hurlement déchirant, il s’évapora dans une volute de fumée, pour découvrir un Zora inconscient.

Le cauchemar finit, ils se rassemblèrent tous, roulèrent sur les retrouvailles (y en a pas eu en fait, après) et décidèrent la marche à suivre. Aussi, il fut décidé que Jielash, Stefbad et Chompir iraient à la cité, pour guérir ce dernier, tandis que le reste irait à la fontaine au fin fond du désert, pour soigner le Zora.


Linkondo : C’est… un gardien inoffensif ?
Krystal : Ouais. Et j’vous préviens de suite, je le garde.
Yorick : Hum. Ca serait un bon moyen de transport pour aller au sud du désert.
Krystal :
Yorick :
Stefbad :
Jielash :
Linkondo : …
Yorick :
Krystal : … Ok, j’ai compris… Montez, j’vous amène chez la Grande Fée.
Linkondo : Vraiment ? On va chevaucher un gardien ?
Krystal : Oui mais toi, tu vas derrière. Je pense t’avoir assez supporté ces derniers jours.
Linkondo : Ca me va.
Jielash : Et, hum… Tu ferais un petit crochet par la Cité Gerudo ?
Krystal : Ca fait cinq minutes qu’on vient de se retrouver, et vous commencez déjà à me faire chier… Montez tous…

Le petit groupe monta un à un sur le gardien, et ils se mirent en route. Les premières minutes furent difficiles : chacun dû trouver ses appuis, ce qui était assez difficile. Aussi, après quelques chutes agrémentées de jurons et de fous rires, le voyage put commencer. Etrangement, le trajet se fit dans le silence, tous étant exténué par le combat et les derniers jours, d’autres essayant juste de se remettre de leur mine de la veille. Et puis, le soleil brûlant les persuadait aussi de gaspiller leur salive. Ils arrivèrent à la cité Gerudo en trente minutes chrono. Pour plus de sécurité, Krystal les déposa à l’arrière de la cité, pour pas que les Gerudo n’attaquent le Gardien, mais également parce que comme ça, ils purent se mettre à l’ombre quelques minutes durant. Jielash et Stefbad descendirent Chompir et, après quelques banalités, comme quoi ils se retrouvaient tous au Bazar Assek après, Krystal, Yorick, Linkondo et le Zora assommé se remirent en route. Mais après quelques minutes, ils eurent un problème.

Arrêté près d’un plan de Melon Glagla qu’ils avaient repéré en route, les trois compagnons observaient l’horizon, là où une tempête de sable gigantesque grondait. Pas qu’ils rechignaient d’y entrer pour aller à la fontaine, mais… en fait si. Et tout ça pour un Zora anciennement possédé qui les avaient torturés.


Krystal : Bon, il est mort. En avant pour le Bazar Assek.
Yorick : Non, il faut y aller ! Protégeons nos têtes et continuons !
Krystal : Mais t’es pas bien ? C’est pas de la mauvaise volonté…
Linkondo : Si.
Krystal : … Mais rentrer là-dedans, c’est du suicide ! J’ai déjà failli mourir plusieurs fois aujourd’hui, j’ai pas envie de retenter le coup !
Yorick : T’as pas le choix ! Allez, fais avancer ce truc, qu’on y arrive vite !

En grognant, Krystal déchira le drap qu’elle avait ramené de la grotte – bah oui, un drap gratuit, c’est un drap gratuit – et le distribua aux autres. Ils le mirent sur leur visage, pour se protéger, et ils rentrèrent dans la tempête. L’avancée était dure, le soleil avait disparu et le bruit était infernal.


Krystal : On y voit rien, il faut faire demi-tour !
Linkondo : Bah, maintenant qu’on y est, autant continuer !

Ils continuèrent ainsi durant de longues minutes : une, cinq, puis dix, vingt.


Krystal : … Je crois qu’on vient d’écraser un Lézalfos.
Yorick : Tu crois ? On y voit rien dans cette tempête.

 Ils ne savaient pas où ils allaient, ils ne voyaient rien, , mais surtout, il y avait comme un cri, un cri tout droit venu des enfers. Et, il y avait comme des tremblements. Ils n’eurent pas besoin de se demander de là où ça venait, que quelque chose de gros leur barra soudain le passage. Dans un cri, Krystal braqua brusquement son gardien, qui parti violemment sur la droite. Puis, un éclair failli les frapper, avant que deux boules rouges ne se braquent sur eux, venant du ciel.


Krystal : C’est Nabooris ! La divinité du désert !
Linkondo : Vite, accélère ! Elle va nous écraser !
Krystal : On va mouriiiiiiir !
Yorick : Aaaaaaaaaaah !

Krystal fit zigzaguer le gardien tout en continuant son chemin vers la fontaine – ou pas, ils savaient pas où ils allaient, après tout.  Grâce à un miracle venant des déesses, ils réussirent à semer la divinité qui tentait de faire demi-tour pour les avoir. En vain. Tout en continuant d’hurler, les quatre compagnons progressèrent jusqu’à apercevoir une lumière dorée au loin. Sans se soucier que ce soit un piège ou non, ils s’y dirigèrent. Ils y découvrirent une magnifique fontaine, entourée de fleurs du désert, et à l’eau cristalline. De petites fées roses voletaient tout autour. Elles s’éclipsèrent aussitôt qu’ils arrivèrent tout près. Krystal gara son gardien tout près de la fontaine, tout en poussant un grand soupir de soulagement, alors que les autres s’activaient déjà.


Yorick : Vite, descendez Vaati pour  qu’on puisse l’immerger dans la fontaine.
Krystal : Roh, trop long.

D’une main, la jeune femme attrapa le bras de l’inconscient et, avec une force insoupçonnée, le balança directement dans l’eau, sous les regards courroucés de ses deux compagnons. Il remonta à la surface avant de sombrer lentement, faisant remonter quelques bulles à la surface, puis plus rien. Ils attendirent.


Linkondo : Euh, on devrait pas faire quelque chose ? Il risque de se noyer…
Krystal : C’est un Zora. S’il se noie, je rigole.

Ils n’eurent pas à attendre plus longtemps : une lumière dorée les aveuglèrent, et avant qu’ils ne purent dire quoique ce soit, une femme géante sur-maquillée, tenant dans une de ses mains difformes un Vaati réveillé et confus, avait fait son apparition. Elle posa le Zora, qui regarda autour de lui, les jambes flageolantes, avant de se mettre à parler.


Tera : Bonjour, je suis Tera, la quatrième fée d’Hyrule. Je vous attendais.
Vaati : Oùùù je suis ?
Yorick : Au sud du désert Gerudo, tout va bien.
Vaati : Et… Et Verantwo ?
Krystal : Au paradis des monstres maintenant.
Vaati : Ca y est ? C’est fini ? Yoouuuhouuu ! Enfin libéré ! Merci, grande fée Tera !
Tera : Tout le plaisir est pour moi. Vous avez traversé beaucoup d’épreuves, des épreuves que vous avez triomphés. Vous méritez bien un peu de repos avant de reprendre votre aventure. Et pas d’inquiétude pour votre compagnon laissé à la Cité Gerudo. Il va bien.
Yorick : Enfin une bonne nouvelle.
Tera : L’eau de cette fontaine vous désaltèrera avant votre départ. Si je peux faire quoique ce soit d’autre.
Krystal : Eh bien, en fait… Oui, oui, je sais, je suis impure, mais c’est pas pour moi. Voyez-vous, on a avec nous un Bokoblin qui parle. Et le pauvre est obligé de rester en dehors des villes parce que… Parce que c’est un bokoblin quoi. Votre sœur a réussi à bricoler un collier de vérité à Chompir, il n’y aurait pas moyen de faire un autre collier qui le déguiserait en humain ? Ca serait vachement pratique.
Tera : Soit.

Dans un éclair de lumière – encore -, la grande fée fit apparaître un magnifique collier entre ses mains, fait d’ambre, et le donna à Linkondo, qui le prit, n’y croyant pas.

Tera : Ce déguisement sera parfait pour toute escapade dans une ville. Sur ce, bon courage à vous les enfants !

Elle gratifia le groupe d’un petit baiser dans la main, et fut aspirée dans les eaux. Ils ne restaient plus que Krystal, Yorick, Linkondo et Vaati nouvellement réveillé. Ils prirent quelques minutes pour se reposer, et se rafraîchir à la fontaine, avant de repartir dans la tempête. Mais avant qu’ils ne repartent, Yorick s’approcha de Krystal, qui lustrait la patte mécanique de son jouet nouvellement acquis, et se posta devant elle, droit comme un i.

Yorick : Il faut qu’on parle.
Krystal : … Et merde.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: stefbad le samedi 04 novembre 2017, 18:31:39
 Tout est enfin terminé… Tout est enfin terminé. On a enfin battu Verantwo. Cette créature ne me manquera pas. Tout c’était passé rapidement, et à cause de ça, j’ai fait l’énorme bêtise d’accepter d’aller à la Cité Gerudo. Il faut admettre que ce danger est bien moins important que celui qu’on vient de franchir, mais c’en est un quand même. Enfin… Il faut bien que je souffre… n’est-ce donc pas l’amour de la vie qui nous tends à la détester ? N’est-ce donc pas parce qu’on souffre qu’on peut aimer notre vie ? Ce sont des questions philosophiques à régler plus tard. On a Chompir à aller soigner.
 On arrive devant les portes de la cité Gerudo. Je prends mon courage à deux mains. Je sais que j’en ai peu, mais il s’est raffermi ces derniers jours. Toute cette aventure n’a finalement duré que quelques jours. Il est temps pour moi de reprendre ma vie que je peux désormais qualifier de monotone. Avec tout ce que j’ai vu, je m’en rends compte maintenant, la vie tant excitante que je menais n’est finalement qu’une face de la vie, qu’une beaucoup plus excitante existe… si seulement je pouvais l’atteindre. Quelques larmes perlent sur ma joue. Je les essuie en feignant un grain de sable dans l’œil comme Jielash me demandait si ça allait. Je décide donc de mener la marche et de franchir la première le pas de la cité.
 Elle n’a pas tant changé depuis que j’y suis allée la dernière fois, seules les personnes et les bannières ont changé. Je parviens à reconnaitre quelques visages un peu vieillis par le temps et j’ai même l’impression de voir un petit garçon dans les bras d’une de mes anciennes rivales. C’est sûrement une fille mais c’est troublant quand même. J’emmène mes deux compagnons vers l’Hôtel l’Oasis sans plus attendre comme Chompir a vivement besoin de…

"Stefbad, c’est toi !? " hurle une gerudo sur la place.

Oh, noooon… ce que je redoutais viens d’arriver. Une fille me reconnaît. Ça sent le roussi. A la voix, je dirais que c’est Larina¹. Oh… comment je vais le gérer ? Je vais commencer par lui répondre, ça vaut mieux :

"Euh… oui. Bonjour Larina ! Excuse-moi, j’ai des choses plus importantes à faire.
- Oh ! Mais je vois que tu t'es fait des amies ! Je croyais ça impossible ! Ah ! Eh bien, trouver un voï t’as fait du bien ! D’ailleurs, où est ton vehvi ? Je veux voir à quoi ressemble une petite Stefbad. Je suis sûre qu’elle sera aussi tarée que toi ! Ha !
- Saches Larina que je n’ai pas de voï, et j’ai des choses plus importantes à faire ! Fous-moi la paix, nom de Nayru ! Tss…" et sur ce, je me retourne et je vais dans l’Hôtel.
- Oh, je vois que la petite Stefbad a des crocs ! Bien ! Et d’ailleurs tes comparses, qui ils sont ? Comment t’as réussi à les avoir ? Voyant la tête du piaf, j’suis sûre qu’ils sont comme toi ! Ha !"

 Chompir boue, je le sens. Il doit comprendre pourquoi je me mets toujours à l’écart, et donc de tout cela tout mon comportement. Jielash n’est pas mieux, mais elle sait mieux garder son calme, visiblement, elle a dû avoir affaire avec d’autres personnes pires que Larina. Je vois Chompir prêt à exploser. Jielash aussi comme elle reprend la discussion :


"On ne t’a rien demandé, sale petite ! Retourne d’où tu viens et va pleurer entre les jambes de ta mère, on a des choses plus importantes à faire que de s’occuper d’une petite fille qui n’arrive qu’à blesser de front. "

 Ça a un effet, comme elle bat en retraite. Elle est vraiment bonne, Jielash, pour être cruelle. On ne l’aurait jamais cru en la voyant en premier lieu. Heureusement qu’elle n’est que rarement ainsi, de ce que je comprends en voyant Chompir aussi perplexe que moi quant à l’agressivité soudaine de Jielash. Ormillon, une gerudo qui travaille pour l’Hôtel de l’Oasis que je connais, est elle aussi stupéfiée et a perdu son enthousiasme habituel lorsqu’on arrive à l’Auberge. Lorsqu’on arrive à l’intérieur, ça s’est aussi remarqué comme Brasiera, la dirigeante de l’Auberge, nous accueille en nous disant :

"C’est à cause de toi, Stefbad, ce silence de mort soudain dehors ?
- En quelque sorte" je réponds.
- Bref. Bonjour à vous trois ! Bienvenue à l’Hôtel de l’Oasis ! Sauf toi Stefbad évidemment, vous m’avez des têtes non familières, ce pourrait-il que vous soyez des visiteurs ?
- Oui, exactement. Je m’appelle Jielash et voici… Champanir. Nous venons en fait pour une requête plus importante que la simple réservation de chambre. Vous voyez ici que Champanir n’est pas très bien en point, car pendant la traversée nous avons rencontré un groupe de Lizalfos et c’est principalement elle qui s’est pris des dégâts, suivie par Stefbad. Nous souhaitons donc savoir si vous pouviez nous aider à la soigner.
- Oh mais bien sûr que je peux ! J’offre même la chambre pour quelqu’un qui a besoin d’assistance médicale lorsqu’elle est accompagnée de quelqu’un – car il ne faut pas faire couler la boîte -, sinon moitié prix ! Je vais vous accompagner, Champanir, vers votre chambre. Si vous en avez besoin, vous pouvez prendre appui sur moi.
- Je vous accompagne ! " dit spontanément Jielash.
- Non, allez faire un tour dans la cité. Je vous assure que je m’occuperais bien de votre amie, ne vous inquiétez surtout pas.
- Elle a raison, Jielash. Il y a quelques années, Braseria a reçu un honneur de toute la cité car elle avait réussi à soigner une Gerudo d’une maladie auparavant considérée comme incurable, la Pneumonie.
- Oui mais je souhaite l’accompagner, voyez madame que Champanir compte beaucoup pour moi comme c’est une très ancienne amie !
- Alors pourquoi vous avez-vous hésité à la nommer ?
- Euh… trou de mémoire, je pense." réponds Jielash visiblement gênée.
- Hm… ça se voit que vous me cachez visiblement quelque chose. Bref, je travaille mieux seule, laissez-moi Champanir, je vous assure que tout ira pour le mieux, comptez sur moi.

 Sur ce, elle ouvrit la porte, invitant Chompir à entrer, et la claqua ensuite, signe qu’elle était fermée à toute discussions. Ormillon passa la tête par la porte et dit à Jielash de ne pas s’inquiéter. Non satisfaite, elle sortit de l’Hôtel et partit se promener dans la cité. Je m’assois sur une banquette et j’attends. Ormillon passe le pas de la porte et s’assieds à côté de moi.

"Tu sais, Stefbad, je souhaiterais m’excuser pour tout ce que je t’ai fait. Tu es différente et c’est pour ça que nous t’avons harcelée. Il n’en reste que très peu qui ne se sont pas encore rendu compte de cela, Larina en fait partie, mais elle verra sûrement bientôt l’erreur monumentale qu’elle a faite toutes ces années. En tout cas, sache que je te présente mes excuses les plus sincères, et peut-on repartir sur de nouvelles bases ? Je sais que c’est dur à demander comme ça, mais je te conjure de comprendre. Prends ton temps pour réfléchir, je l’ai."

 C’est un rêve, c’est pas possible ! Voilà que Ormillon s’excuse ! Mais que répondre ? Dans un sens, je suis tentée de dire oui, car comme ça je sais que l’endroit où je suis née n’est pas rempli d’ennemies, mais qu’il y a aussi des amies, mais dans un autre, comment puis-je pardonner à quelqu’un qui a fait de mon enfance un enfer ? J’ai souvent lu que nos meilleurs alliés se trouvent là où on ne l’attend pas, très souvent. Est-ce le cas ici ? Puis-je lui faire confiance et baisser ma garde ? car c’est facile de feindre l’amitié puis frapper au moment où on est le plus faible. Mais il faut dire que Ormillon n’est pas celle qui m’a le plus embêtée. Puis-je lui donner une seconde chance ? … Je vais dire…

"Ormillon, j’accepte tes excuses, je te donne une seconde chance. Que celle-ci soit la dernière que je doive t’accorder ! "

Son visage s’illumine. Elle devient de plus en plus heureuse. Elle me lâche un petit merci comme une paire de larmes coulent sur ses joues et elle va dehors, et je l’entends faire de la publicité avec plus d’entrain que jamais. C’est sur ces entrefaites qu’arrive Braseria :

"Stefbad, sais-tu où est ton amie ? Je vais vous préparer à manger, c’est le minimum !
- Non, elle est juste partie dans la cité, je ne sais pas où elle est.
- Ormillon ?
- Oui, Madame ? "elle réponds spontanément en passant la tête dans l’encadrement de la porte. "Elle est chez Vermilla en train de manger un Durian Max.
- Merci. Je vais préparer de Curry de Venaison.
- Mmm… J’ai hâte ! " dit Ormillon par la fenêtre.
- Juste le temps de trouver mes Epices Gorons, mes Boisseaux de Riz et mes Venaison et la nourriture sera dans votre bouche !

Braseria part dans l’arrière-boutique et nous laisse à nouveau seules. Ormillon revient dans l’Hôtel et se met devant une table, m’invitant à m’installer dessus, ce que je fais. Lorsque je me suis installée, elle part elle aussi dans l’arrière-boutique et reviens avec trois couverts, qu’elle place autour de la table. Peu de temps après reviens Braseria qui sers son Curry de Venaison qu’on déguste. Lorsqu’on a fini, les deux vaïs retournent à leur travail après avoir débarrassé. Braseria repart soigner Chompir tandis que Ormillon repart faire de la publicité. Je reste ici à attendre, en lisant mes carnets que j’ai repris entre-temps au Bar Assek – juste un petit voyage derrière un Morse des Sables, toujours aussi amusant.
 Peu après arrive Jielash, qui me demande directement où est Champanir. Je lui réponds qu’il se fait soigner par Braseria. Elle décide de rester ici et s’installe sur une banquette. On attend. On échange parfois de brèves conversations, mais pas plus. On entend une porte s’ouvrir. Jielash se lève et je fais de même, puis on voit Chompir arriver, suivi de Braseria.


- Tout s’est bien passé, je vous disais que vous n’aviez pas à vous inquiéter, Jielash ! Champanir a, certes, une anatomie très particulière mais vous n’avez pas à vous en faire ! Par contre, notez qu’elle a reçu une belle entaille sur le bas du torse, et qu’elle ne pourra que se cicatriser. Aussi, je ne suis pas sûre à propos d’une chose.
- Quoi donc ?" demande spontanément Jielash.
- Euh, c’est assez dur à expliquer. Je n’ai moi-même jamais vu de choses dans ce genre-là. Disons que cette entaille est brûlée d’une façon assez unique : elle est de couleur violette-noire. J’ai peur qu’il y a, enfin ce n’est que spéculations, de la corruption dans l’œuvre.



¹ - Je ne trouvais personne avec qui je pouvais remplir ce rôle, obligé de créer quelqu'un.

Non, je vous vois venir, pas de Vérantwo bis en ligne de mire on en a eu déjà assez d'un ^^, mais ça peut affecter son comportement ou quelque chose (ou même rien), ce serait intéressant, je vous laisse la main sur ce point.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Yorick26 le samedi 04 novembre 2017, 23:36:01
J'ai rattrapé mon retard. Merci à tous.


ꟷ Yorick : Il faut qu’on parle.
ꟷ Krystal : … Et merde.

Yorick sentait qu’elle n’avait pas envie de parler. De toute façon, il n’avait pas envie lui non plus. Il n’avait qu’une envie : aller se coucher et ne pas s’inquiéter pour le lendemain et de ce qu’il pourrait advenir d’Hyrule ou de qui que ce soit. Pour une fois dans sa vie, il avait envie de penser un petit peu à sa gueule, mais cette moindre pensée lui donnait un goût amer dans la bouche. Il avait l’impression de penser un petit peu comme Krystal, mais du coup ça l’aidait un peu à la comprendre. Enfin, il était tout simplement crevé. Il avait besoin de parler. De parler puis de dormir.

ꟷ Yorick : Je vais essayer de faire concis car tu n’es pas dans un état des plus réceptifs. Déjà que je me demande comment tu peux ne pas prendre feu dans ce désert et un tel taux d’alcool dans le sang. En gros, c’est qu’est-ce que tu comptes faire par la suite ?
ꟷ Krystal : Oh ben, je comptais bien sillonner Hyrule sur mon tout nouveau gardien télécommandé.
ꟷ Yorick : Donc c’est fini. Plus de résurrection du café ensemble ? On avait dit qu’on ferait ça tous les deux.
ꟷ Krystal : Je n’ai besoin de personne sur mon gardien drone.
ꟷ Yorick : Donc, toutes ces aventures. Linkondo, Jielash, Chompir… Moi.
ꟷ Krystal : Je n’reconnais plus personne sur mon gardien drone.
ꟷ Yorick : Donc tu t’en vas. Juste comme ça. Pour fendre la bise, vivre ta vie et peut-être te saouler la gueule.
ꟷ Krystal : Ouais, regarde mon gros. J’appuie sur le starter et voici que je quitte la terre. J’irai p’t’être pas au paradis, mais dans un train d’enfer. Ça je te le dis mon gars.
ꟷ Yorick : Tant pis, on aurait pu ouvrir le café. Mais je le ferai seul. Enfin je trouverai bien quelqu’un pour m’aider. Par exemple Linkondo a l’air de tenir à son wok et de bien se débrouiller avec pour faire manger. Chompir aurait pu se charger de récupérer les marchandises et nous récupérer des aliments un peu exotiques. Toi, je te voyais bien t’occuper du bar, mais pour les finances, c’est peut-être une bonne chose.
ꟷ Krystal : Tu as dit que je m’occuperai du bar ?
ꟷ Yorick : Peut-être qu’il est trop tôt pour qu’on en discute. Ouais. Pardon. Je n’aurais pas dû aborder le sujet, mais j’avais besoin de savoir où l’on va. Continuons encore notre route un petit peu ensemble et puis si tu dois partir, je te préviens, je ne te retiendrais pas.

C’était un échec sur toute la ligne. Il avait espéré qu’elle le suive. Mais non seulement, elle s’en foutait de lui, mais il n’avait même pas eu la force de faire semblant de la retenir ou au moins essayer de la convaincre. Il en avait marre de se battre. Pourvu qu’il ne se passe plus rien. Déjà, il allait devoir quitter le désert, en passant par le Bazar Assek. Peut-être que ses compagnons d’aventure le quitteraient eux aussi. Tant pis, il le ferait seul. Ou il ne le ferait pas ce café. Pourtant il avait envie, mais pas tout seul. Ses épaules ne seraient pas assez solides.

Sentant que les émotions et la fatigue commençaient à lui monter des larmes qu’il n’avait pas envie de faire couler, il se détourna de Krystal qui était partie astiquer son nouveau joujou. Avec une pointe de regret, il ne put s’empêcher qu’un tel gardien aurait pu animer des soirées endiablées avec sa couleur rose flashy et son rayon laser. Ou au pire, au moins tenir à distance les monstres qui auraient la bravoure de s’attaquer au restaurant. Mais, moins qu’un outil qu’il ne pourrait pas utiliser, c’était la cause du départ de Krystal. Enfin… Était-ce vraiment la cause de son départ ? N’était-elle pas venu au départ que parce qu’elle n’avait rien à faire et qu’elle s’ennuyait. Après réflexion comment pouvait-elle s’intéresser à son projet ? Elle avait fui avec le wok dès qu’elle avait pu. Elle n’était plus intéressée maintenant qu’elle avait un nouveau jouet qui l’occuperait sûrement pendant les mois à venir.

Il retrouva Linkondo qui était au chevet de Vaati. Le Zora, malgré sa résurrection, semblait sur le point de perdre la vie à nouveau. La sécheresse du désert, malgré l’ombre du fossile et la proximité de la fontaine, rendait les conditions du pauvre Zora invivable. D’autant plus qu’il ne lui restait plus beaucoup de forces. La lutte interne contre Verantwo avait dû être éprouvante. Tout du moins, le bokoblin avait pris la peine de prendre quelques melons glagla et des herbes glagla qu’il avait trouvé à proximité pour créer à l’aide de son wok rendu quelques instants plus tôt un plat qui le protégeait un minimum contre la chaleur. Ce n’était malheureusement pas suffisant pour qu’il se sente mieux. Linkondo n’avait pas encore essayé le collier. Il avait sûrement trop peur des changements que cela pourrait engendrer et après tout, on pouvait le comprendre. Yorick s’était déjà habitué à son apparence bestiale, alors pour lui qui n’avait que ça toute sa vie, cela serait forcément encore plus dur.

ꟷ Yorick : On ne devrait pas trainer. Plus vite on sortira de ce désert, plus vite on oubliera cette histoire et plus vite Vaati ira mieux.
ꟷ Linkondo : Krystal est prête ?
ꟷ Yorick : Elle le sera. Est-ce qu’on a le choix ? Sortons de cette tempête.

Yorick allait partir pour annoncer à Krystal qu’ils reprenaient effectivement tous la route, mais la voix de Vaati l’interrompit dans son mouvement.

ꟷ Vaati : Merci. Merci à tous de m’avoir sauvé la vie. Vous auriez pu fuir et vous ne l’avez pas fait. C’est vraiment merveilleux de vous avoir comme amis. J’avais conscience de tout ce qu’il se passait lorsque Verantwo avait pris possession de mon corps. Je ne pouvais pas le contrôler, mais j’ai bien vu que vous vous êtes battus pour moi. Il faut que je vous remercie tous. Je ne sais pas comment vos remercier.
ꟷ Yorick : Tiens bon encore quelques temps. On va s’en sortir si on se débrouille bien.


Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Sentinelle le samedi 04 novembre 2017, 23:44:53
Je sortis discrètement de ma maison, en veillant à ne réveiller personne de chez moi. J'avais prévenu mon père la veille de mon départ. Il ne s'y était pas opposé, il me laissait à peu près tout faire. J'étais bonne nageuse, et je savais me battre. Je possédais une longue épée zora, Iceron, pour me protéger contre tout ennemi sur la route vers Elimith. Que cet ennemi soit bokoblin, Lezalfos ou Lynel !

Un léger pincement au cœur me rappela que je quittais mon chez-moi depuis des années... 95 pour être précise. C'était assez dur, mais je franchis finalement le seuil de la porte pour découvrir le domaine Zora dans toute sa splendeur, éclairé par la lune. Les eaux reflétaient une lumière mélancolique, la lumière de mon départ. Je refusais de vivre ici, paisiblement, toute mon existence ! Il me fallait partir et découvrir le monde ! Découvrir les centaines de recettes des autres peuples et villages. Ce voyage culinaire m'en apprendrait bien plus sur les secrets de la cuisine en Hyrule. Mais rien ne m'empêchait non plus de profiter des paysages, des combats féroces dans les plaines, ou du charme pittoresque de certains villages. En somme : Un peu de tourisme, de la nourriture, des combats. Que du bonheur.

Le souffle d'un vent nouveau et sauvage envahit mes branchies. je redressais ma sacoche sur mon épaule avant de jeter un dernier regard à ma demeure. Je traversai lentement le domaine avant d'en sortir enfin, croisant quelques zoras au passage, les saluant d'un signe de tête discret.

Enfin ! La liberté ! Quelle sensation nouvelle et incroyable. Je me mis à courir comme une idiote avant d'être à bout de souffle. Je m'arrêtais pour jeter un coup d’œil à ma carte. Direction Elimith !

Je me remis à marcher, lentement, appréciant le vent frais sur mes écailles grises. Je parcourus une petite distance, pendant quelques heures, avant de tomber sur un joli renard. Hyrule était une belle terre emplie de créatures exceptionnelles. Divers peuples, mais aussi tant d'animaux et monstres, un monde si vivant, et si dangereux à la fois. 

"Eh coucou toi. Tu as une jolie couleur. Tu vas où ?"

Me voilà qui parlait à un animal, avais-je pété les plombs ? Je mettais ça sur le compte de la fatigue due à l'heure tardive et repartais. Je crus apercevoir quelques bokoblins au loin, avant de clairement distinguer la silhouette fine et terrifiante d'un énorme moblin, il valait mieux pour moi de repartir, je n'y voyais pas assez pour me battre.

Je fixais l'horizon, qui sait, peut-être verrais-je bientôt le village d'Elimith s'y profiler ! Je me sentais revigorée par le désir d'aventure !




A new challenger join the game ! Haine est dans la place. :cool: Complètement paumée et ne possédant même pas Botw, elle va faire de son mieux parmi tous ces gens bien trop doués !

Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Chompir le samedi 04 novembre 2017, 23:50:25
Allez c'est reparti pour un nouveau poste et un nouveau départ. Adieu veranmachintruc et tous les problèmes qui allaient avec. Bref nouveau chapitre de ma part et qui va compter pour les NaNoWriMo. :oui:


Chompir venait de retrouver Jielash et Stebad. Braseria avait compirs qu'il n'était pas réellement une femelle mais n'avait rien dit. Surement parce qu'il était dans le besoin. Notre Piaf avait des douleurs sur son torse, il avait une énorme plaie qui était infesté par la corruption. Des restes de sa bataille contre Verantwo, il avait apparemment été touché sans s'en être rendu compte. Ses deux compares avaient l'air inquiète en apprenant cela. Elles avaient peur de voir un Veranthree et ça ce comprenait. Ils prirent le repas dans un grand silence pendant ce temps les deux patronnes de l'auberge s'afféraient pour nettoyer/ranger pendant que le petit groupe mangeait avant de les rejoindre. Quelque discussions eurent lieu sur comment Champanir avait fini comme ça. De comment le groupe c'était rencontré. Il fut même expliqué que Champanir n'était autre qu'un mâle et Braseria et Ormillon nous expliquèrent quelles garderait le secret. Une fois le repas fini, Chompir décida d'aller marcher dans la ville de nuit. Malgré les paroles du petit groupe, qu'il n'était pas en état, il parti quand même.

Le jeune Piaf marcha dans les rues de la ville pendant qu'elle était bien calme. Il découvrit une facette caché de la ville et vit de l'agitation. Il entendit des rumeurs sur une boutique caché qui proposait des articles pour Voï. Il n'était pas le seul Voï infiltré dans cette cité apparemment. Il fit le tour des maisons et participa à un cours de bonne conduite des Gérudo pour séduire les Voïs. Il pris ensuite part à un cours de cuisine avec le même petit groupe. Il appris énormément sur cette recherche du Voï, c'était des plus intéressant. Il décida après cela de faire un petit tour près du désert, histoire de se calmer un peu. Heureusement les tenues Piafs étaient assez chaude pour résister au froid du désert. Il décida de se diriger vers des ruines un peu plus éloigné quand soudain il reconnu une lueur violette bien connu, il s'agissait de Kilton et de sa boutique l'Antre des Monstres. Il se dirigea vers la boutique pour retrouver son ami et tout lui raconter.

- Chompir : Hey Kilton, comment vas-tu ?!

- Kilton : GIAAAAA !!! Ah c'est vous, content de vous revoir. Ça peut aller mais dites mois... Vous sentez la corruption, comment cela se fait ? D'ailleurs, je sens autre chose... Enfin je ne le sens plus plutôt. C'est cette odeur pestilentiel de ce stupide démon de Verantwo. Il est enfin mort et c'est grâce à vous.

- Chompir : Oui tout c'est passé très vite mais on a réussi grâce à mes amis. La flèche de lumière accompagné de cette merveille de visé du faucon, l'aura détruit entièrement. Hélas il m'a blessé et voyez par vous même.(Chompir souleva ses habits pour montrer la plaie qui était infesté par la corruption.) Je crains pour moi et de finir par héberger de nouveau Verantwo.

- Kilton : N'ayez craintes là dessus, il ne s'agit pas de Verantwo, il est mort une bonne fois pour toute. Par contre cette corruption n'est vraiment pas belle et vous risquer de devenir un des suppôts de Ganon. Attendez ne bougez pas... (Le démon fouilla dans sa boutique à la recherche de quelque chose. Cela pris un peu de temps mais il sorti enfin de là avec une fiole et des bandages d'un noir très étrange.) Venez par là. Buvez ça et laissez moi vous mettre ce bandage. Ils soigneront la corruption en quelques jours.
 Il vous suffira juste de changer le bandage tout les deux jours et boire de cette mixture chaque soir, la ou la corruption est la plus dangereuse.


- Chompir : Merci beaucoup mon ami, combien je vous doit ? Il me reste des matériaux de monstre.

- Kilton : Rien, rien, c'est pour ce que vous avez fait en détruisant Verantwo. Maintenant rentré vous reposer et visiter la cité de jour. Elle vaut vraiment le détour.
 
Soudain Chompir se trouva transporté devant la cité Gérudo. Il se dirigea vers l'auberge. Là bas il retrouva Stefbad qui parlait avec les deux patronnes de l'auberge. Elles avaient l'air de parler d'un masque volé par les Yigas et Stefbad avait l'air inquiète, peut être en rapport avec ses visions. Chompir se fit surprendre pars les trois Gérudo.

Ormillon : Entres, entres... Ne restes pas dans le froid et viens t’asseoir. On t'attendais vois-tu.

- Stefbad : Contente de te revoir Chompir, je m'inquiétais un peu, il se faisait tard et tu n'arrivais pas. Enfin, on parlait d'un vol qui a eu lieu. Surement un coup des Yigas. J'irais me renseigner au palais demain, tu voudras peut être venir avec moi ? Je te ferai aussi visiter la ville et pourquoi ne pas faire une balade en morse des sables ? On repartira comme ça vers le bazar Assek où l'on retrouvera nos amis. Ça te va ?


(Cliquez pour afficher/cacher)

Pour les NaNoWriMo, me voilà à 815 mots.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Linkondo le dimanche 05 novembre 2017, 03:13:27
La Bonne Recette, ARC VERANTWO, terminé !  :note:

L'arc Verantwo est enfin terminé ! Et ben ! :hap: Ce ne fut pas toujours facile, mais on l'a fait ! Je tiens à remercier Krystal, Yorick, JLH, Chompir, Neyrin, Vaati, stefbad, Kaiwatt, Gaellink et Miss Mojo (j'espère d'avoir oublié personne, si c'est le cas vous m'en voyez désolé :oups:) d'avoir participé à ce bout de fic, ce fut toujours un plaisir de lire vos parties ! Et à présent, c'est reparti pour la suite de notre fiction collective, avec (j'espère) aucun démon maléfique sur la route ! (qu'en est-il des frères jumeaux de Verantwo, Veranone et Veranthree ? :hihi:) Toujours à fond !

EDIT : j'ai écrit se post avant ton arrivé, donc bievenue dans l'aventure, Haine !





Linkondo courait comme jamais il n'avait couru. Ils traversaient avec ses équipiers les reliefs montagneux des hauteurs Gerudos ; enfin, plutôt la périphérie des hauteurs, mais bref. Ils avaient laissé Chompir à l'arrière combattre contre Verantwo, même s'il était évident qu'il ne ferait que retarder le démon.
Il venait tout juste de remarquer que Krystal manquait à l'appel que Verantwo atterrit devant eux dans un fracas même plus si impressionnant. Trop tard pour s'occuper de l'alcoolo ! Il y avait une plus grosse priorité.

- Verantwo : Venez ici, petites souris... Le chat vous a attrapé !
Hum... Très mauvaise punchline. Mais le démon paraissait plus fou qu'énervé, à présent. Que faire ? Dans le groupe, personne ne savait vraiment se battre, Chompir étant le seul guerrier. Stefbad et Yorick devrait savoir se défendre, mais l'un était un peu trop sonné par son coup de tout à l'heure pour réagir, et l'autre était visiblement à bout après avoir tant couru. N'ayant plus vraiment le choix, Linkondo sortit son espadon gerudo (car oui, s'était un espadon) et se rapprocha lentement du démon. À mi-distance, il feinta et sauta sur son adversaire en brandissant son arme, qui fut parée. S'ensuivit une suite de bruit d'épées s'entrechoquant violemment. Le démon n'était pas très virulent dans ses attaques, il devait sûrement jouer avec son adversaire. Le bokoblin nota qu'il tenait plus longtemps le combat, et que visiblement l'entraînement brutal qu'il avait subit lui avait au moins gratifié d'une meilleure endurance, en plus de ses quelques « techniques » de combat. Il dut néanmoins recevoir deux coups d'épées bien placée, et sa résistance le quittait peu à peu. C'est alors que Linkondo vit la chose la plus absurde et la plus surprenante qu'il crut voir de sa vie.
Krystal débarqua de derrière une butte... sur la tête d'un gardien en marche ! Elle tenait la pose pendant que le gardien fonçait à toute allure vers le combat. À bonne distance, un laser rouge sortit de l’œil du gardien et visa la tête du démon. Il était tellement concentré sur le duel qu'il eut à peine le temps de remarquer le nouveau monstre.

- Verantwo : Qu'est-ce que ?…
 - Krystal : PRENDS ÇA DEMON DE MES DEUX !!!
Linkondo eut à peine le temps de se cacher derrière Verantwo avant que celui-ci ne reçoive le choc. Il n'avait cependant pas calculé que le démon serait propulsé en arrière, et se prit le corps du démon en pleine poire avant d'être violemment envoyé dans les airs.

- Linkondo : aaaaaaAAAAAAAAaaaaaaah....
C'était une étrange sensation que d'être éjecté comme une vulgaire chaussette, et ce au dos d'un démon. La chute fut bien plus douloureuse que le départ, et après la chaussette ce fut un sandwich qui était comparable au boko, bloqué sous le démon sonné. Sans avoir le temps de reprendre son souffle, une flèche étrangement brillante transperça Verantwo et la pointe ressortit à moins de quinze centimètres du nez de Linkondo. Exténué, écrasé, ayant frôlé la mort de bien trop près, il fit mine de tomber dans les vapes.
Au bout de quelques secondes, un nuage de poussière ténébreuse remplaça le cadavre du démon par un zora inconscient. Linkondo ne put s'empêcher d'ouvrir les yeux et remarqua que son épée – pardon, son espadon – tomba par terre, après s'être visiblement extirpée du démon. Linkondo ne compris pas vraiment pourquoi, mais il supposa qu'il avait planté le démon au moment ou le laser les avait envoyer valser. L'épée était souillée d'un liquide noir, probablement le sang de Verantwo, qui finit par disparaître lentement. Sa lame arborait à présent sa fière couleur métallique. Il jugea que c'était le bon moment pour rejoindre les autres, et  écarta le zora pour se relever. Il marcha lentement. Il traînait le zora sur son dos. Mais surtout, il réalisa doucement qu'il venait à l'instant d'assister à la mort d'un démon et de s'échapper d'un repère de tueurs. Une journée bien rentabilisée, en somme.






C'était le moment de savourer la première pause à l'extérieur que Linkondo avait eu depuis bien longtemps. Lui, Krystal, Yorick et le zora - Vaati, il paraît – s'étaient arrêtés un moment sous le squelette géant recouvrant la fontaine de la Grande Fée. Après que Vaati se soit soigné dans un bain ''féerique'', chacun était parti son côté. Krystal était parti bichonner son pseudo-gardien, Yorick était parti la rejoindre pour discuter d'un sujet visiblement grave et Vaati s'était allongé sur la fleur composant la fontaine pour piquer un somme. Linkondo s'était assis contre une côte de baleine préhistorique – rien que ça – pour bichonner son wok. Enfin, c'est ce qu'il laissait paraître.
En réalité, il y avait autre chose qui le préoccupait. Ç’aurait pu être la mort de Verantwo, la situation de Krystal dans le groupe ou même ce qu'allait faire l'autre groupe chez les Gerudos. Mais il pensait à cet étrange collier ambré qu'il avait gagné. Il ne comprenait toujours pas pourquoi Krystal lui avait fait un tel cadeau en demandant une faveur à la grande fée. C'est vrai, quoi, ce n'était pas son genre, et encore moins après qu'elle ait faillie mourir par sa faute. Il devait y avoir une raison. Oui, est ça! Krystal avait dû chuchoter un message à la grande fée sans qu'il ne s'en rende compte, et le coier est piégé ! Ou alors elle compte se servir du collier sur d'autres personne. Ou un autre plan encore bien plus diabolique qu'il n'oserait imaginer.

Linkondo souffla un bon coup. C'était stupide de sa part de diaboliser Krystal. Elle avait fait un bon geste pour lui et il pensait qu'à se méfier. Krystal est une bonne personne, au fond. Manipulatrice et alcoolique, mais une bonne personne.
Il fixait le collier. C'était un long fil argenté où était fixé une grosse ambre entourée de deux autres plus petites. Un peu trop grand pour lui, mais il supposa que le problème serait réglé en temps qu'humain. S'il n'était pas au courant, il n'aurait jamais deviné que ce collier était magique.
Il jeta vite fait un coup d’œil aux alentours. Vaati semblait dormir. Krystal et Yorick discutaient toujours d'un air sérieux. Le moment idéal pour tester le collier discrètement. Après s'être mis derrière un os géant, il posa son wok et mit doucement le collier autour de son coup. Pendant un instant, un flash blanc lui bloqua la vue, ses autre sens étaient eux aussi bloqués et il se sentit comme déconnecté de ce monde. Il ne ressentait plus rien, mais heureusement la frayeur disparut aussi soudainement qu'elle fut arrivée.

La première chose qu'il remarqua fut qu'il avait la vue plus haute. Normal, il devait être plus grand en humain. Et même s'il s'y attendait, il avait perdu ses sensations habituelles. Les couleurs étaient plus vives, les odeurs presque effacées et il était submergé par autant de sensations au niveau du toucher. Il n'y avait que le son qui n'avait pas l'air d'avoir changé. Angoissé par ses nouvelles sensations, il s'agita et vit avec soulagement que ses membres répondaient. La frayeur à peu près passée, il décida enfin de s'observer. Les mains étaient bel est bien humaine, quoique un peu fine. Les …
….
…....
…...... !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Le boko se fixa un long moment, hébété. Puis il s'empressa de retirer le collier de son coup, se reprenant un flash blanc par la même occasion. Il fut un peu sonné par la nouvelle transformation, mais accourut vite vers la fontaine de la fée. Par chance, Vaati n'y était plus. Il s'accroupit vers l'eau et susurra :

- Linkondo : Psssssst !!! Hé, madame la grande fée !! Je peux vous parler discrètement ?
-Tera : Mmmoui ? Qu'y a-t-il ? Je suis un peu pressé. (elle s'était approché de la surface de l'eau)
- Linkondo : Ben, c'est-à-dire que... Comment dire ?  Votre collier...
-Tera : Oh, ça ? Inutile de me remercier, voyons ! Ce n'est pas grand-chose !
- Linkondo : Et bien en fait, il y a un petit problème...
-Tera : Oh, zut ! Il ne fonctionne pas ? C'est étrange...
- Linkondo : Euh... Il fonc...
-Tera : Ça doit provenir d'une défaillance dans la connexion au plan subastral... Je n'ai pas bien installé la liaison de transport...
- Linkondo : Si s...
-Tera : Ou bien c'est le démoléculisateur qui est en panne ? C'est bien la première fois !
- Linkondo : Non, c'es...
-Tera : Ah ! Je sais ! La puce de détection psychique est mal synchronisée ! C'est une erreur fréquente. Ça explique aussi l'absence d'effet secondaire !
- Linkondo : Non ! Le collier fonctionne !
-Tera : Quoi ? Mais alors où est le problème ? Tu n'es pas devenu un humain ?
- Linkondo : Si, mais il y a un détail qui me gène...
-Tera : Je suis toute ouïe.
- Linkondo : Voilà, pourquoi est-ce que quand je le mets je me transforme en femme ? (il se mit à rougir)
-Tera : Hein ? Mais tu aurais préféré te transformer en homme ?
- Linkondo : Ben, oui. Je tiens à ma virilité, tout de même.
-Tera : Attends une seconde. Tu... TU ES UN MÂLE ?
- Linkondo : Bien sûr que oui ! Vous pensiez le contraire ? (silence) Oh bon sang ! (second silence) Et aussi, pourquoi des cheveux violets ?
-Tera : Hum ! Et bien, vu que tu porte des tâches violettes, je pensais que ça te correspondrait bien !
- Linkondo : Peut-être, mais ça fait pas très naturel, comme couleur ! Le but, à l'origine, c'était quand même de pouvoir passer incognito !
-Tera : Oui, bon, ce sont des choses qui arrivent ! Tu placeras ça sous le coup de la teinture !
- Linkondo : Mais j'ai pas envie, moi ! Enfin bref, du coup, est-ce que vous pouvez changer tout ça ?
-Tera : Désolé, mais j'ai déjà utilisé beaucoup de magie dans ce collier, je ne peux pas faire d'autres modifications.
- Linkondo : Quoi ? Comment ça ?
-Tera : ''Je ne peux pas offrir une quantité magique supérieure à 2MégaMags par être vivant, qu'il soit humain, humaniforme ou autre''. C'est écrit dans le code magique des Grande Fées d'Hyrule. Partie 1 Tercet 43 n°4.
- Linkondo : Aïe... Et si on mets les modifs sur le compte d'un de mes amis ?
-Tera : ''Par ailleurs, si l'être en question est entouré d'une confrérie ou d'un groupe, cette magie correspond à la part de tout les être vivants appartenant au groupe''. Partie 1 Tercet 43 n°5.
- Linkondo : Mais c'est n'importe quoi !
-Tera : C'est le code des Gndes Fées, je n'y suis pour rien... Écoutes, si tu veux vraiment changer ton apparence, tu peux tenter d'aller voir une de mes sœurs. Elle devrait pouvoir s'en occuper.
- Linkondo : ...Bon, tant pis... Merci quand même !
-Tera : Désolé ! Et à plus !!!

Et elle disparut dans le fond de la fontaine. Linkondo, déçu, se retourna et vit Vaati qui le regardait. Celui-ci détourna le regard et fit mine de ne pas avoir remarqué.

- Linkondo : Tu as entendu, n'est-ce pas ?
- Vaati : Euh... Oui, il est possible que... que ai entendu... un petit peu...
- Linkondo : En entier ?
 - Vaati : Non, juste la f... (le boko le fixait durement) Je veux dire... Oui, j'ai tout entendu.
- Linkondo : Et tu m'a vu derrière l'os ?
- Vaati : O... Oui...
- Linkondo : Bon, écoutes-moi bien, Vaati. Je suis un bokoblin blanc, tu es un bébé zora. Et j'ai subit un entraînement conséquent, dernièrement, n'est-ce pas ? Alors, si tu répètes QUOI QUE CE SOIT aux autres – et quand je dis les autres, je parle surtout de Krystal -, je ferais en sorte qu'on ne retrouve de toi qu'un tas de poisson que je mélangerais avec du riz pour me cuire de délicieuses boulettes au poisson. Est-ce que j'ai été clair ?
- Vaati : Parfaitement clair !
- Linkondo : Bon. Tu n'a rien vu, rien entendu.

Le zora transpirait violemment, et retourna s'allonger près de l'Oasis. Linkondo était fier de sa première tentative d'autorité en suivant les leçons de Krystal. Ce n'était pas très difficile, mais c'est déjà un bon début. En tout cas, il ne fallait surtout pas que les autres voient le collier en action.





Les voyageurs était reparti dans le désert après que la tempête de sable soit passée. Ils allaient vers le point de rendez-vous au bazar Assek. Personne ne parlait. Krystal et Yorick étaient bien plus distants que d'habitude ; leur discussion n'avait pas dû se finir idéalement.
Au bout d'une dizaine de minute, ils entendirent un vrombissement puissant droit devant eux. Krystal arrêta le gardien, mais le vrombissement continuait de s'approcher, jusqu'à devenir une vague de sable. Un aileron pas très rassurant avançait droit sur le groupe, jusqu'à ce qu'un gros poisson sorte du sable pour effectuer un saut gigantesque dans les airs.

- Yorick : UN MOLDARQUOR !!!

Krystal relança le gardien à plein gaz et lui fit faire un détour assez large pour éviter le monstre. Le poisson géant atterrit à l'endroit exact où ils s'étaient arrêtés à l'instant, et repris sa chasse sous la surface.

 - Linkondo : Plus vite, Krystal !!!!!
- Krystal : Je suis au max, là !!!
 - Vaati : Balancez-lui des objets pour faire diversion !

Yorick, Vaati et Linkondo jetaient des objets vers le Moldarquor et sur les côtés pour ralentir la bête, ce qui leur laissa un instant de répit. Mais très vite, le poisson rattrapa la distance. Devant eux, une forme se dessinait dans le désert.

 - Yorick : On arrive au Bazar ! On y sera en sécurité, là-bas !
 - Vaati : Peut-être, mais il va nous rattraper avant qu'on y soit !
- Krystal : Continuez de jeter des babioles !
- Linkondo : Mais on n'a plus d'objet sans valeur à bord !
 - Krystal : Et ça, ça a de la valeur peut-être ?

Krystal attrapa le wok et tira un lob vers le Moldarquor. Linkondo, dans un élan de surprise, sauta en l'air et parvint à rattraper le wok avant qu'il ne gagna plus de hauteur.

- Linkondo : NON MAIS T'ES MALADE OU QUOI ? (il atterrit sur la tête du gardien, mais en déséquilibre et glissa en arrière) Oh ! Oh ! OOOH !!!
- Vaati, Yorick et Krystal, en chœur : KONDO !!!
 - Linkondo : MAMAAAAN !!!!

Il tomba dans le sable derrière le gardien et se fit distancer en un instant. Le moldarquor fonça directement sur le bokoblin. Devinant ce qui l'attendait, il ramassa son wok, et jugeant rapidement de la marche à suivre, fit une rotation et le plus beau lancer le frisbee-marteau d'Hyrule, avec lequel il aurait remporté aisément les Jeux Olinkpiques. Mais malheureusement, ce n'était pas les JO, et le monstre n'était plus qu'à un dizaine de mètre. Il vit au loin Yorick et Vaati rattraper la poêle, et ferma les yeux, l'âme en paix. Il n'eut pas le temps d'attendre avant que le Moldarquor ne parvienne  à l'avaler goulûment, et il ne soufra pas.






Après un nouveau mal de crâne, fréquent ces temps-ci, Linkondo décida qu'il était temps de lever les yeux. Il ne ressentait aucune autre douleur. Puis il réalisa : la lune de sang ! Il était immortel ! Joie !
Il se remit debout, s'exami, puis observa les alentours, s'attendant à voir le désert. Mais à la place, il vit de l'herbe et un chemin entre deux montagne. Un chemin qui lui était familier. L'entrée de Cocorico ! Pourquoi se retrouvait-il ici ? Et tout seul. Et surtout, combien de temps s'était écoulé entre la lune de sang et sa mort ?
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Krystal le dimanche 05 novembre 2017, 09:00:55
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03:39:00 ‹Chompir› Content que le Boko soit mort
05:08:51 ‹Krystal› MAIS LA VIOLEEEEENCE

Je vais laisser ça là.  :-*



Ils avaient parlé. Et ça ne s’était pas bien passé.

Enfin, c’était surtout Yorick qui avait parlé. Avec la fatigue grandissante, Krystal avait éludé toutes ses questions en mentionnant sa nouvelle acquisition, un Gardien télécommandé qui pétait des rayons laser. Elle avait fait mine de l’astiquer, et en avait profité pour faire des mini-siestes debout, les yeux grands ouverts. Aussi n’avait-elle écouté que la moitié de ce qu’on lui avait dit. Elle avait vu que lui aussi était exténué, et à bout de nerf. Avoir cette conversation maintenant n’était peut-être pas la meilleure idée qu’il ait eu. Après une bonne nuit de sommeil, elle serait prête à parler, mais là, elle ne rêvait que d’un lit correct et d’un vrai repas. Avec de la viande. Et sans bananes. Et sans personne qui viendrait lui faire la morale.
Au final, Yorick, avec presque les larmes aux yeux, se détourna et s’éloigna. Une fois qu’il fut à bonne distance, la jeune femme laissa échapper un soupir et appuya sa tête contre le métal froid du Gardien. Oui, elle avait peut-être émit l’idée de monter un restaurant, mais c’était Yorick qui s’était monté le bourrichon et s’était mis en tête ce projet. Si elle était resté avec lui, c’était simplement parce qu’elle savait qu’il ‘y arriverait pas tout seul. Et puis, oui, ça l’occupait. Et elle ne pouvait se résoudre à laisser Yorick livré à lui-même. Au moins, quand elle s’était enfuie avec le wok, il y avait du monde avec lui, alors elle n’avait pas à s’inquiéter. Là, si elle décidait de partir, ça serait pareil. Il fallait aussi qu’il arrête de compter sur elle pour assurer ses arrières et rester à ses côtés. Elle ne serait pas toute la vie avec lui, il fallait qu’il se fasse une raison. Mais il n’y arrivait pas. Et ça l’ennuyait. Elle l’avait beaucoup trop couvé.
Ils finirent finalement par repartir à dos de Gardien, dans la tempête. Ils firent un détour pour éviter la divinité en colère – une fois pas deux – et ils émergèrent à l’air libre peu de temps après. De retour sous le soleil brûlant, ils continuèrent leur route vers le Bazar Assek, avant qu’un tremblement ne les fasse s’arrêter. Sorti de nulle part, un Moldarquor émergea du sable et voulu les écraser. Ils réussirent à l’éviter de justesse et foncèrent aussi vite qu’ils le purent vers le Bazar, en vue à l’horizon. Mais ils n’étaient pas assez rapides, loin de là. Pour essayer de le ralentir, mais également pour essayer d’alléger leur moyen de transport, les quatre compagnons envoyèrent tout ce qu’ils avaient sous la main sur le monstre gigantesque, en vain. Et quand on dit tout, c’est tout.
Elle l’avait vu. Le regard de Yorick qui était descendu vers le wok, quand Linkondo avait déclaré ne plus rien avoir sous la main. Elle l’avait vu. Alors, elle avait pris des mesures. Krystal s’empara de l’ustensile et le balança dans un dernier espoir, mais le bokoblin hurla et le rattrapa au vol. Sauf que, en retombant, il perdit l’équilibre et tomba du Gardien, chutant sur le sable à la merci du Moldarquor. Krystal avait alors réfléchit très vite, et en une fraction de secondes, elle était arrivée à deux scénarios possibles : soit elle ralentissait pour récupérer le bokoblin, et dans ce cas-là, ils mourraient tous, soit elle continuait et le laissait mourir pour que les autres puissent survivre. Sans surprise, elle choisit l’autre solution, maintenant l’allure de son Gardien. Et plus loin derrière, Linkondo avait certainement eu le  même raisonnement : il lança le wok vers ses compagnons, qui le rattrapèrent, et resta planté là, attendant que la mort ne le cueille. Ce qui arriva.
Yorick et Vaati poussèrent un hurlement déchirant lorsque la bouche gigantesque du monstre s’ouvrit en grand, découvrant plusieurs rangées de dents aiguisées et monstrueuses. Et, comme au ralenti, le Moldarquor abaissa légèrement sa tête. Linkondo avait fermé les yeux, résigné à son sort, quand une vague de sable le frappa et que la bouche ne l’engloutisse avant de se refermer sur lui. Sous leurs yeux impuissants, leur compagnon d’infortune fut mâché sans vergogne. Mais cela eut le mérite de ralentir le monstre, et le Gardien put sortir du sable, se mettant en sécurité. Sans demander son reste, le Moldarquor ralentit avant de faire demi-tour, disparaissant sous le sable brûlant. Ils firent encore un peu de chemin en direction du Bazar, et s’arrêtèrent un peu avant à l’ombre d’une colonne, histoire de ne pas arriver là-bas à dos de Gardien et faire paniquer les autochtones. Une fois immobilisés, Vaati et Yorick descendirent, les jambes tremblantes.
Linkondo était mort. Il s’était sacrifié pour qu’ils puissent vivre. Vaati était debout, les yeux dans le vide, tandis que Yorick faisait les cents pas, la main plaquée sur sa bouche, les larmes aux yeux. C’en était beaucoup trop pour lui. Il s’accroupit soudain et cacha son visage dans ses mains, ses épaules tremblantes. Il s’écoula une vingtaine de minutes ainsi, dans le silence total, avant qu’il ne se relève. Il renifla un coup et revint vers le Gardien, sur lequel Krystal était toujours assise. Elle n’avait pas bougé depuis qu’ils étaient arrêtés.


Yorick : Si tu n’avais pas tenté de lancer son wok…

La jeune femme se retourna vers lui, les yeux ronds. Était-il en train de l’accuser de la mort de Linkondo ? Était-il en train de chercher un coupable depuis tout ce temps ? Et ça serait elle. Hors de question, sa patience avait des limites.

Krystal : Pardon ? Serais-tu en train de dire que si Linkondo est mort, c’est parce que j’ai essayé de lancer son wok ? Sérieusement ?
Yorick : Il n’aurait pas sauté, et…
Krystal : Arrête, Yorick, arrête. Je t’ai vu, tu as eu la même idée. Ne démens pas, tu as regardé le wok quand Linkondo a dit qu’il ne restait plus rien. Si ça n’avait pas été moi, tu l’aurais fait. Quand le Moldarquor aurait été à une dizaine de mètres de nous, tu l’aurais balancé, et tu le sais très bien.
Yorick : Mais Linkondo…
Krystal :C’est malheureux, mais il est mort. Et s’il n’était pas tombé, nous y serions tous passé. C’est parce que le monstre a ralenti pour l’avaler que nous avons pu nous en sortir. Si j’avais ralenti pour l’attendre, on serait mort aussi. C’était soit lui, soit nous tous. Ce qui est arrivé était la meilleure chose pour nous trois. Mets-toi ça bien dans le crâne.

Yorick avait le menton qui tremblait. Krystal ne bougeait pas. « Bordel, me dis pas qu’il va s’effondrer en larmes. Oh non, je console pas les gens, moi ! » fut alors la pensée de la jeune femme. Mais il tint bon. Il renifla une énième fois et se frotta les yeux.

Krystal : Après, ça va être coton pour le retrouver. J’espère qu’il aura toujours sa gemme Nox.
Yorick : Le… retrouver ?
Krystal : Mais reprends-toi, enfin ! Il ressuscite à la prochaine Lune Rouge, t’as déjà oublié ? Donc oui, il s’est fait bouffé, mais tant que Ganon papillonne dans le Château d’Hyrule, il reviendra toujours à la vie.

Yorick ouvrit la bouche, avant de la refermer, sans dire un mot. Son regard s’illumina ensuite, comme s’il venait de comprendre quelque chose. Il avait réellement oublié, en fait. Il souffla, soulagé, et se pinça l’arête du nez. Bon, au moins, il ne pleurerait plus.

Krystal : C’est quand même un comble. Le mec survit plusieurs jours à Verantwo, un suppôt de Ganon, et il finit par se faire bouffer par un ver de terre géant. L’ironie.

Suite à ses paroles, Krystal récolta une œillade assassine de la part de Yorick, qui s’éloigna plus loin. Mais quand on en perd un, on en retrouve un autre : Vaati s’approcha de la jeune femme, arrivant juste après la conversation. Il n’avait rien entendu, et semblait chercher un peu de compagnie. Il resta debout quelques minutes, dans le silence, avant de pousser un long soupir.

Vaati : C’est vraiment pas juste pour lui. Il avait déjà eu une très mauvaise journée, mais finir comme ça… Se faire torturer par Verantwo, presque mourir de sa main, affronter une divinité en colère, la Grande Fée qui se trompe pour le collier qui le transforme en femme, et puis…
Krystal : QU’EST-CE QUE T’AS DIT ?

Elle s’était tellement penchée qu’elle était maintenant juste devant le visage de Vaati, à quelques centimètres pour être précis. C’était d’ailleurs incroyable qu’elle ne tombe pas du Gardien vu comment elle penchait en avant, ce qui ne saurait tarder si elle n’avait pas un bon équilibre. Le Zora retint sa respiration : la jeune femme avait les yeux qui pétillaient, et une ébauche de sourire se dessinait presque sur son visage.


Vaati : Euh, Verantwo l’a tor…
Krystal : Non non, à propos de la Grande Fée.
Vaati : Oh. Eh bien, la Grande Fée s’est trompée et a cru que c’était une femme. Du coup, le collier le transforme en jeune fille, avec des longs cheveux violets.

Il y eut un flottement. Puis, Krystal se redressa et eut un fou rire. Vous savez, le genre de fou rire qui vous empêche de respirer et qui vous fait pleurer comme si tous les malheurs du monde s’était abattu sur vous. Elle tentait désespérément de reprendre sa respiration, le visage en larmes. Plus bas, Vaati était dans une incompréhension totale. Elle était en train de rire d’un mort quand même.


Krystal : Oh mon… Hahahaha ! Oh mon… DIEEEUUUU ! C’est la chose la plus drôle que j’aie jamais entendue ! HAHAHAHAHA ! On va s’amuser ! Linkondo va l’entendre toute sa vie, celle-là !
Vaati : Mais… Mais il est mort, enfin !
Krystal : Hahaha, hein ? Ah oui, tu sais pas. Comme tu le sais, Linkondo est un Bokoblin. Il va ressusciter à la prochaine Lune Rouge. Parce que la Lune Rouge ressuscite les monstres.
Vaati : Première nouvelle. Donc… il va revenir ?
Krystal : Mais oui, il n’est pas vraiment mort. Faudra juste le trouver. Bon, on bouge ? Pas que je m’ennuie ici, mais je suis affamée et assoiffée. De plus, j’ai comme l’impression que tu te transformes en poisson séché, là. Hé, Yorick ! Allez, arrête de pleurer, on va au Bazar !

La jeune femme gara son Gardien près de la colonne, bien à l’ombre, avant de descendre et de se rendre au Bazar Assek. A leur arrivée, le crépuscule montrait le bout de son nez. Il n’y avait pas grand monde, à part quelques Gerudos vendant leur marchandise et un ou deux badauds. A peine entrés dans l’oasis, Vaati se mit à courir et piqua une tête dans l’eau, disparaissant. Il en ressortit, un grand sourire plaqué sur le visage, en poussant un cri de joie. Il se mit à faire le tour de l’étendue d’eau en nageant, trop content de se retrouver dans son élément naturel. Comprenant qu’il n’allait pas en ressortir de sitôt, Krystal et Yorick se séparèrent : le jeune homme alla à la rencontre des vendeuses pour acheter de quoi manger, tandis que la jeune femme s’engouffra dans l’auberge pour prendre une chambre.
Elle discuta longuement avec l’aubergiste, qui lui parla un peu des spécialités de la maison. Elle apprit par ailleurs qu’il vendait de l’alcool de Melon Glagla. Sans hésiter, elle en acheta une bouteille, et ressorti avec deux verres, qu’elle remplit immédiatement pour goûter le fameux nectar. Il était des plus rafraîchissants ! Elle s’aperçut que la nuit était tombée. Haussant les épaules, elle alla rejoindre Yorick installé autour d’un feu de camp, et en pleine discussion avec une femme. Sauf que, en s’approchant, elle se rendit compte que c’était en réalité un homme déguisé en Gerudo. Ingénieux. Arrivée à leur hauteur, elle tendit un des verres à son compagnon, qui leva la tête vers elle.


Krystal : C’est de la liqueur de Melon Glagla.
Yorick : Je n’ai pas l’intention de me soûler, merci bien.
Krystal : Qui parle de se soûler ? Un verre n’est pas assez fort pour ça, mais avec, t’es assuré de dormir comme un bébé. Allez, bois ça.

Yorick prit le verre de mauvaise grâce, et en but une gorgée. Il fit la grimace, toussa un coup, avant de se retourner vers l’homme avec qui il parlait.

Yorick : J’en profite pour faire les présentations : Krystal, voici Vivian. Il nous a aidé à dégoter les uniformes de soldat Yiga pour qu’on puisse s’infiltrer dans la forteresse.
Krystal : Oh, je vois.
Vivian : Vous êtes Krystal ? La vraie Krystal ?
Krystal : Oui, c’est bien moi.

Le visage de l’homme s’illumina, et il se leva vivement, n’y croyant pas ses yeux.

Vivian : Par les déesses, vous êtes la vraie Krystal ! Je suis plus qu’enchanté de vous rencontrer ! Je suis un grand fan de vos écrits, oh mais que dis-je ? Je suis votre plus grand fan ! Jaloux éternel, l’Amour Éhonté, les Amants de l’Auberge, que de chef d’œuvre ! J’adore vos écrits, vous êtes la plus douée dans votre domaine, un génie ! Je suis tellement heureux de pouvoir enfin vous parler !
Yorick : Il rêve de te toucher.
Vivian : Yorick, enfin !
Krystal : Oh, c’est vrai ? Voyons, pour mon plus grand fan, je peux bien faire un petit câlin.
Vivian : OH MON DIEU.

Krystal ouvrit ses bras et étreignit Vivian, qui tremblait comme une feuille. Il pleura de joie pendant plus de dix minutes, avant de finalement reprendre contenance. Il ne fallait pas non plus qu’il abîme son joli maquillage.


Yorick : Au fait Vivian, qu’en est-il des deux Yigas assommé qu’on vous a laissé ?
Vivian : Oh, ne vous inquiétez pas, ils ne se souviennent de rien et sont persuadés avoir trop bu. Ils sont repartis il y a un moment.
Krystal : Je vous dois en partie la vie, Vivian.
Vivian : Je ne pouvais rester sans rien faire alors que la grande Krystal était prisonnière de ces goujats !
Krystal : Vous êtes génial.
Vivian : J’espère en tout cas que ces désagréments ne vous ont pas retardés dans la rédaction de votre futur roman.
Krystal : Oh, bien au contraire ! Ce fut même très inspirant ! Les Yigas seront les sujets de ma prochaine œuvre.
Vivian : Magnifique !
Krystal : Et, si ça ne vous dérange pas, j’aimerais m’inspirer de vous pour l’un des personnages, m’autorisez-vous à le faire ?

Ils ne purent continuer la conversation car Vivian s’était évanoui de bonheur. Voyant qu’il ne se réveillerait pas, Yorick et Krystal finirent leur dîner dans un silence complet avant d’aller se coucher, prenant enfin le repos qu’ils méritaient. Ils prirent la peine de recouvrir Vivian d’une couverture et d’installer un oreiller sous sa tête avant.

Quant à Vaati, ils ne le virent sortir de l’eau que le lendemain matin.

Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: stefbad le dimanche 05 novembre 2017, 14:41:09
"Ah ! Donc son vrai nom est Chompir ! " s’exclame Braseria.

 Chompir viens de rentrer, et il s’assoit sur une banquette. C’est parfait, comme je souhaite lui faire visiter la ville : le soir ça ne fait rien comme peu de personnes sont dehors. Il confirme à Braseria que c’est son vrai nom, puis se relève.


"Oui, allons-y, ça me plairait bien. Allons-y ! Tu viens, Jielash ?
- J’ai déjà visité la ville.
- Je sais, mais ça ne fait rien si tu la visite encore une fois ? Et de toute façon on ne repassera pas ici, je pense.
- Quoi ? Alors payez-moi la chambre de Champanir ! Euh, c’est Chompir, pardon. Mais il faut que quelqu’un paye, ou dorme ici ! Même si vous avez été d’une companie agréable, il n’empêche que je dois gagner de l’argent, moi ! " dit outragée Braseria.

 Chompir cherche soudain dans son habit où diable il avait mis sa bourse, mais il ne la trouvait pas. Comme il l’avait enfin retrouvé, Jielash fait un pas en avant et annonce :


"Ne vous inquiétez pas, rien d’imprévu ne se passera, comme je vais rester ici dormir.
- Comment ça !? " crie Chompir.
- Pas la peine de crier, Chompir ! " réponds Jielash. "J’ai pris une décision très importante aujourd’hui. Je pense que l’aventure, ce n’est pas trop mon truc. Je me suis empêtrée dans cette aventure uniquement car je voulais en savoir plus sur la disparition du café de Yorick et Krystal ! Enfin. Je suis de même assez triste de te quitter, Chompir… enfin, en amitié, je parle - pas de méprise s’il vous plait ! Et aussi le reste de la bande qu’on a formé. Si tu veux, on pourra se revoir un de ces quatre, dans le restaurant de Yorick et Krystal – s’il vient jamais à bout – ou alors au bar Assek, ça me ferait on ne peut plus plaisir, je pense ! Mais je pense que je vais rester vivre ici à la Cité Gerudo. On y fait bon vivre, sache-le ! "

 Oh ! Mais j’ai une idée ! J’espère que c’est ouvert – ça m’étonnerait du contraire – et qu’ils en ont. Je vais donc sortir en avance, Jielash va être surprise... Je dis donc à l’assistance :


"Excusez-moi, mais j’ai quelque chose à faire de très urgent, attendez-moi, je reviens d’ici quelques minutes !
- Où vas-tu ? demande Chompir.
- Tu comprendras.
- Stefbad est comme ça, vous savez, attendez-la, elle reviendra et vous vous féliciterez de l’avoir attendue. "intervient Ormillon. "Oh ! Ais-je révélé que tu faisais quelque chose ?
- Non, pas grave. Bon, à tout de suite ! "

Je passe le pas de la porte et je me retrouve dans l’air froid de la nuit. C’est la deuxième fois que je me balade avec cet environnement très calme depuis mon départ du désert. La cité est très belle la nuit, avec les lumières du feu un peu partout et le calme général seulement troublé par un bruit d’eau qui coule de l’Oasis, un bruit d’autant plus calme. Parfois j’entends quelques notes de Sitar étouffées. Beaucoup s’adonnent à la musique le soir, ça permet de donner une belle ambiance autant que serène. Je marche vers l’armurerie, puis je vais vers l’arrière. Je frappe à la porte du Club Secret Gerudo et je leur dis le mot de passe :

"GSC◆.
- Très bien, entrez donc. " réponds une voix derrière la porte.

 J’entre dans le Club. Il y a de nouvelles tenues : les tenues de voï ont été changées, sinon, tout est pareil. Il y a Egrouss derrière le comptoir. Je remarque qu’il y a une combinaison Nox : je n’aurais aucun problème à avoir ce que je veux.


"Tiens, Stefbad, te revoilà ! Ça fait déjà combien de temps… ah oui ! trois ans qu’on ne s’est pas vues ! Ah, ça ne me rajeunit pas ! Alors, tu t’es trouvée un voï ? Pourquoi es-tu venue ?
- Ah, je n’ai pas eu de voï…
- Parfaitement ton genre ! Tu devais t’en ficher complètement ! Mais bon. Pourquoi es-tu à la cité donc ? Et que viens-tu faire ici ?
- … et je suis venue à la cité pour aider un… ami…
- Un ami ? T’as réussie ? Et comment a-t-il pu rentrer ?
- … qui avait eu des blessures. On est rentré car il s’est teint…
- Ah ! Ingénieux ! Continue.
- … en rose. On est allé à l’Hôtel de l’Oasis…
- Bonne idée, Braseria est très bonne pour soigner, mais tu dois le savoir, ça.
- … et puisqu’une amie qui va rester là et qui ne connait pas le Club…
- Tu pourrais lui donner le code.
- … je souhaiterai lui offrir une Pierre Nox.
- J’en ai.
- Donc puis-je t’en acheter une ? Je pars après.
- Tu pars déjà ? Oh ! Eh bien, je vais te l’offrir, que ça te donne bonne chance pour le voyage. Tu reviendras un jour ?
- J’y veillerai. "

 Ceci clôt la discussion. Elle me donne une Pierre Nox, et après des messages d’au revoir, je repars du Club. Je retourne dans l’air paisible de la nuit. Cette fois-ci, on entend une musique retentir, sûrement jouée dans le palais, on entend une Sitar en solo ainsi qu’un Bansuri qui l’accompagne et finalement une Tampura qui accompagne avec des Tablas. Un magnifique ensemble. Je rentre ensuite dans l’auberge, et je surprends eux quatre en train de parler de comment on peut devenir un Citoyen Gerudo. Je cache ma Pierre Nox, et je l’offre à Jielash en tendant les mains. Surprise, elle le prend et me dit d’office :

"Pourquoi m’offre-tu cela ?
- Chompir saura t’expliquer. " je lui réponds

 Chompir semble content de mon initiative. Après un moment, il reprend ses esprits et explique l’utilité de la pierre Nox : c’est-à-dire de pouvoir communiquer entre nous quelle que soit la distance qui nous sépare. Emerveillée, Jielash me remercie, et nous dit au revoir comme on s’en va définitivement. On lui dit aussi au revoir, comme aux deux gerudos de l’Hôtel de l’Oasis, qui ne s’empêchent pas de rappeler à Chompir qu’il allait devoir enlever cette teinture rose peu virile, puis on repart vers la sortie de la Cité. Lorsque nous sommes enfin partis, je dirige Chompir vers un petit stand en dehors de la ville. On trouve là Fressah, qui semble être à la toute fin de son service comme elle semble se préparer à partir. Lorsqu’elle nous voit arriver, elle dit :


"Tiens, Stefbad, te revoilà ! Oh ! Je vois que tu veux introduire ton amie à nôtre pratique préférée !
- Quoi ? Qu’y a-t-il ? " demande Chompir, hébété.
- Tu as déjà oublié ce qu’on allait faire ? On va faire un tour à bord de Morse des Sables ! "



J'espère que je ne poste pas mon chapitre trop tôt :/
Sinon, Bienvenue Haine ! T'es pas seule, ne t'inquiète pas, j'ai pas BOTW :' (
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Vaati the Wind Mage le dimanche 05 novembre 2017, 15:29:42
Vaati nageait paisiblement dans l'eau. Cela faisait si longtemps qu'il n'avait pas nager! Il avait testé ce que ça faisait de voler, savait maintenant ce que ressentait Chompir. Mais nager.... C'était ce qu'il y avait de mieux pour un zora. Il faisait des bonds dans l'eau, nageait, riait... Quand il remarque qu'un jeune hylien le regardait d'une manière étrange. Se sentant moins timide qu'avant il nagea vers lui et sortit le tête de l'eau:
-Vaati: Hey! Dîtes, vous vous sentez bien?
-Inconnu:......
-Vaati: Euh... Vous devriez piquer une tête? Je sens que ça vous ferait le plus grand bien! Vous avez l'air un peu pâle!
-Inconnu:......
-Vaati: Dîtes donc vous n'avez pas l'air d'un bavard vous. C'est quoi vôtre nom?
-Inconnu: Moi? Euh... je m'appelle Link.
-Vaati: Ah! Enchanté Link. Je m'appelle Vaati. Vous avez l'air un peu pâle. Vous faîtes quoi par ici?
-Link: Moi? Euh j'ai quelque chose à faire dans le désert. Je dois partir , au revoir!
-Vaati: Ah, au revoir!
Après cette rencontre imprévue, Vaati passa la nuit dans l'eau. Il se réveilla dans le désert, chose assez étrange. Face à lui se tenait une silhouette lui ressemblant étrangement... Qui déploya des ailes. Oh non, l'enfer recommençait. Et d'une main elle tenait Linkondo! Oh non? Qu'est ce qu'ils faisaient là? Au moins ils avaient retrouvés Linkondo mais bon... Quand Verantwo s'éleva dans les airs, lança le bokoblin, se transforma en Molarquor et.... avala Linkondo d'un coup!
Quand soudain Vaati se réveilla. Il semblerait que le fait de savoir Linkondo quelque part dans Hyrule n'avait pas totalement effacé les derniers événements relativement traumatisants...  Il se rendait compte que le soleil venait tout juste de se lever. Il vit Krystal et Yorick à l'écart.... Silencieux, Yorick avait l'air un peu énervé. Tout d'un compte, Vaati se rendit compte qu'il avait trahi le secret de Linkondo. En même temps, le traiter de bébé zora! Il allait quand même sur ses 85 ans! Quoiqu'il en soit, il risquait d'y avoir une petite dispute, mais pour l'instant l'urgence était pour l'instant de retrouver Linkondo. Il alla donc rejoindre ses récents compagnons.
-Vaati: Salut! Alors, bien dormi.
-Krystal: On va dire que ça passe. Et toi Yorick?
-Yorick:.............oui bien.
-Krystal: Tu peux pas me faire la gueule pour toujours quand même!
-Vaati: Je sens comme des tensions...
-Krystal: Nooooon du tout! Bon, c'est quoi le programme de la journée?
-Yorick: On doit aller chercher Chompir et Jielash à la cité gerudo.
-Krystal:Ben parfait. Allons y.
Ils montèrent tous sur le gardien de Krystal qui semblait s'éclater à le piloter. Néanmoins Vaati ressentait une tension entre les deux. Enfin ils se retrouvèrent devant La cité des femmes. Chompir se trouvait seul devant la cité, un bandage autour d'une aile. Mais il avait aussi une petite fiole dans l'autre aile.  Vaati se planta devant lui et lui demanda:
-Vaati: Chomir!
-Chompir: Salut Vaati!
- Vaati: Dis donc, c'est quoi ce bandage?
-Chompir: Au.... C'est rien.
-Yorick: Dis donc, où est Jielash?
-Chomir: Jielash, euh.... ne nous accompagnera pas...
-Yorick et Krystal: PARDON?!!!
Des explications s'imposaient.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Aélia le lundi 06 novembre 2017, 20:54:13
Héhé... A mon tour d'intervenir dans cette histoire...



Cela faisait deux jours qu’Aélia trainait des pieds au village Cocorico, et trois semaines qu’elle avait quitté sa ville natale la cité Gerudo.
Enfin… « quitté »… le départ de la jeune fille était plus une fugue qu’autre chose, au vu de l’interdiction que sa mère avait formulé.
Du haut de ses 1 mètres 64, Aélia était considérée comme petite par son peuple, et sa mince carrure n’arrangeait pas les choses. Seules sa peau foncée et sa chevelure certes très frisée, mais d’un rouge flamboyant pouvaient attester de son appartenance à la tribu du désert. En effet, la jeune fille avait eu la mauvaise idée d’avoir pris plus du côté de son père, un Hylien petit et maigre, que de celui de sa mère gerudo, et cela lui portait préjudice car cette dernière refusait catégoriquement de la laisser sortir de la cité, de peur qu’elle soit trop fragile pour se débrouiller seule. D’autant plus qu’elle n’avait même pas atteint l’âge de la sortie officielle pour se chercher un voï…
Mais malgré tous les aprioris qu’avaient ses consœurs sur elle, la jeune fille se débrouillait plutôt bien, armée de son trident gerudo qu’elle n’abandonnerait pour rien au monde, et gagnant un peu d’argent grâce aux contes et histoires qu’elle racontait dans les relais accompagnée de ses précieux instruments de musique.


Aélia était accroupie au bord du cours d’eau qui traversait le village sheikah. Elle contemplait calmement les eaux de la rivière s’agiter, et les quelques poissons y nager. Elle repéra au fond de l’eau une pierre qu’elle trouva jolie, et se pencha pour l’attraper. La jeune fille plongea sa main dans l’eau froide et le bout d’une des multiples longues tresses qui faisaient sa coiffure se retrouva trempé. La petite Gerudo se contenta de placer la tresse derrière son oreille, mais c’était sans compter sur quelques autres, qui décidèrent elles aussi de faire trempette. Agacée par ses tresses dissidentes, Aélia abandonna le caillou et se releva.

L’atmosphère du village Cocorico était calme et reposante. Mais au goût de la jeune « fugueuse », c’était un peu trop calme. Elle était partie pour rencontrer des gens d’autres horizons, partager sa musique avec le monde et se faire de nouveaux amis. Pas pour rester dans un village avec des vieux qui passaient leurs journées à faire pousser des citrouilles. Certes les petits vieillards sheikah étaient très sympathiques, mais ils n’étaient pas tellement le genre d’amis qu’elle s’imaginait.

Aélia ramassa son trident Gerudo et son sac qui trainaient au sol. Le sac était léger, elle n’avait pas pris beaucoup d’affaires. Du moins… pas des affaires trop lourdes. Quelques vêtements de rechange étaient roulés en boule au fond du sac, mais le plus gros de la place était pris par plusieurs instruments de musique légers qu’elle avait jugé bon de prendre avec elle, ou qu’elle avait acquis sur sa route. Sans eux, il manquerait sans aucun doute quelque chose à son inégalable talent de conteuse grâce auquel elle parvenait à vivre hors de la cité.

La petite Gerudo se mit à arpenter pour la énième fois le village Cocorico, en quête d’une dernière activité avant son départ.
Soudain elle aperçut devant la statue de la déesse une jeune femme. Une jeune femme aux cheveux violets qui paraissait totalement perdue. C’était une Hylienne, seule, qui regardait les alentours d’un air hagard. Elle avait posé à ses pieds un espadon Gerudo et semblait avoir une vingtaine d’années.
Aélia, toute heureuse de voir enfin de la jeunesse dans le village sheikah, décida d’aller lui parler. L’Hylienne n’avait pas l’air beaucoup plus âgé qu’elle et semblait totalement désoirentée. Peut-être pourrait-elle l’aider un peu ? Elle avait l’air si troublée… Et derrière l’Hylienne égarée se cachait peut-être une potentielle amie ?

L’idée plut à la musicienne qui s’avança jusqu’au l’inconnue, décidée à aider la pauvre femme. Elle était dos à elle. Elle s’approcha par la droite et…
…la première chose que l’Hylienne vit fut une tête rousse penchée sur le côté, la regardant, et elle entendit d’un coup :

Aélia – Bonjour !

L’Hylienne, prise par surprise, sursauta et voulut reculer, mais juste derrière elle se trouvait la mare qui entourait la statue de la Déesse. Ce fut dans un grand « PLOUF » que la jeune femme tomba à la renverse dans l’eau, et éclaboussa au passage la source de sa frayeur.

Aélia, elle aussi surprise de cette chute soudaine, essuyait de son visage l’eau qu’elle avait reçue, puis désolée, commença à s’excuser :

Aélia – Oh, pardon, je suis désolée, je vous ai fait tomber !

La petite Gerudo posa ses affaires au sol et tendit la main pour permettre à l’autre jeune femme de sortir de la mare. Cette dernière, alors trempée, paraissait encore plus perdue qu’avant. Elle fixait la jeune fille, qui, navrée, ne savait plus quoi dire et attendait que l’Hylienne parle à son tour. Mais rien ne vint, et, trouvant la situation très étrange, Aélia entreprit de se présenter :

Aélia – Je m’appelle Aélia. Encore désolée de vous avoir fait tombée, je ne voulais vraiment pas vous faire peur… C’est juste que vous aviez l’air perdue, alors je voulais vous proposer mon aide.
Hylienne – Euh… c-ce n’est rien… Savez-vous… où je pourrais… manger ? … Oui, manger.

L’Hylienne hésitait à chacun de ses propos. Elle ne paraissait pas sûre de ce qu’elle voulait.
Aélia regarda autour d’elle, et avisa un wok entouré de bancs, près d’un magasin qui vendait des vivres. Elle le pointa du doigt :

Aélia – Là-bas ! J’ai un peu de nourriture, si vous voulez on peut partager.
Hylienne – Ce serait très gentil de votre part.

La jeune conteuse lança un sourire à la jeune femme, ne ramassa que son trident et commença à aller vers le wok.

Aélia – Et vous ? Comment vous vous appelez ?

L’Hylienne la suivit en trainant sur le sol l’espadon qui semblait trop lourd pour elle, et à sa question, se mit à hésiter longuement.

Hylienne – Euh, Li… Lin… Euh… Konda ?
Aélia – Lilin Konda ? Je peux vous appelez par votre prénom, Lilin ? Oh, ou vous préférez peut-être que je vous appelle mademoiselle Konda ?
« Lilin » - Euh… non. Lilin. C’est très bien.
Aélia – D’accord ! C’est très joli comme nom, Lilin, vous savez. D’ailleurs on peut se peut se tutoyer ?
« Lilin » - Euh, oui.

Toute enjouée de faire une nouvelle rencontre (et très naïve, ne souciant même pas de si « Lilin » pouvait être dangereuse), la jeune fille mena l’Hylienne jusqu’au wok, où elles s’assirent face à face. Aélia entreprit de préparer un steak de venaison max, et sortit de son sac un radis max, une venaison et un flacon d'épices gorons qu’elle avait en provisions, puis mit le tout dans le wok d’une façon brutale. De toute façon, la cuisine n’avait jamais été son fort. Tout en préparant son plat, elle posa quelques questions, décidée à faire connaissance avec cette nouvelle personne :

Aélia – Tu es déjà allée au désert Gerudo à ce que je vois. Je viens de là-bas. Tu as sans doute déjà dû le deviner.
« Lilin » - Comment ça ? Comment tu sais que j’y suis allée ?

Aélia désigna aux pieds de « Lilin » l’imposant espadon Gerudo.

Aélia – Je parle de ça.
« Lilin » - Oh ! Euh, oui, je l’ai eu dans le désert où j’étais il y a… quelques… jours ? (Elle semblait ne plus savoir depuis combien de temps elle était là) Mais… enfin voilà, c’est une longue histoire.
Aélia – Mais j’ai tout mon temps !

Puis, remarquant l’air réservé de l’Hylienne, la Gerudo se rendit compte de quelque chose :

Aélia – Oh pardon c’est vrai qu’on se sait connait à peine ! Tu n’as peut-être pas envie d’en parler avec moi, je comprends… Après tout, c’est vrai que je pourrais être n’importe qui. Une violeuse, une tueuse, une cannibale….

Elle avait parlé en fixant son interlocutrice avec un tout petit sourire. Cette dernière, soudainement mal à l’aise, détourna le regard, jusqu’à ce qu’Aélia se mette à rire.

Aélia – Roh, mais je plaisante ! J’essaye juste de détendre l’atmosphère. On m’a dit que l’humour était très bien pour ça. Mais comme je ne suis pas très drôle…

Troublée par l’humour douteux de la jeune conteuse, « Lilin » se contenta alors d’esquisser un sourire gêné. La jeune Gerudo qui semblait vouloir faire sa connaissance était bavarde et très joyeuse. Elle ne lui laissait pas le temps d’en placer une. Tout était prétexte à discuter, et elle changeait fréquemment de sujet lorsqu’une idée random lui traversait la tête. Elle déversait un flot de parole incessant dans les oreilles de « Lilin », qui se demandait de temps à autre d’où sortait cette fille visiblement adepte des monologues et très petite pour une Gerudo.

Mais soudain le silence se fit, et la jeune fille se redressa. Elle venait de se rendre compte de quelque chose.

Aélia – Mince, j’ai laissé mon sac près de la stature de la Déesse ! Lilin, ne bouge pas, je reviens !

La petite Gerudo se leva alors en trombe, trop pressée d’aller récupérer son sac et son précieux contenu laissé sans surveillance, abandonnant alors pour quelques minutes « Lilin ».
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Gaellink le mardi 07 novembre 2017, 00:26:38
"Mince mince mince !" Hurla Gaellink en courant.
"Mais laisse moi leur régler leur compte à ces suppôts de Ganon !" S'écria Cérès en se débattant dans les bras de la jeune Piaf.

Mais celle-ci ne l'écoutait plus, fuir, il fallait juste fuir. Ils avaient laissé derrière eux "Smash", dont les rires raisonnaient encore au loin. Gaellink était effrayée, elle savait que ce n'était pas pour rien qu'on l'appelait le Chasseur de monstres, que c'était un grand combattant mais là... La lueur rouge incandescente de la lune de sang ajoutait une atmosphère malsaine au combat acharné que menait Smash contre une foule de monstres.

Ils étaient beaucoup trop nombreux, venant de tout les côtés. Gaellink, après quelques bastons avec des Bokoblins, avait pris la main, et faisait de son mieux avec son arc sylvain. Mais là, c'était trop...
"Smash ! Faut pas qu'on reste ici !" S'écria Gaellink
Il ne l'écoutait pas, il jubilait, son sourire carnassier toujours au bout des lèvres. La jeune Piaf s'efforça de repousser les monstres à coup de flèches, mais bientôt elle en fut à court.
"Smash j'ai pu de flèches, je fais quoi ??"
Pas de réponse à part des cris barbares.
"Smash !!!"

Graoum le Grand manquant de se faire écraser se rapprocha de Gaellink. "Reculer pour mieux frapper !" Hurla-t-il avant que la petite Piaf le saisisse dans son assaut.
On a pas le choix, Smash est devenu taré, qu'une seule solution, la fuiiiiite !

Mais alors qu'elle dévalait la pente, elle entendit un bruit d'explosion. La végétation devant elle prit feu... Elle se stoppa dans sa course et pétrifiée de peur, elle fit face au monstre que ses souvenirs avaient refoulés, un Gardien...

"Gaellink, Gaellink, t'es une Piaf ? Vole !!!" S'écria Cérès paniqué. Le courageux Korogu partageait néanmoins cette peur du feu avec la petite Piaf. Il se débattait comme un diable et à coup de ses petits bras et de ses cris perçants, Gaellink finit par se ressaisir
"Agrippe toi à mon dos !" S'écria -t-elle avant de élancer dans les cieux.
Mais cela n'empêcha pas le Gardien de tirer sur eux, Gaellink zigzagua tout en essayant de prendre de l'attitude. 
"On va mourir, on va mourir..." Gémit-elle alors qu'un coup lui frôla les plumes.
"Gaellink, j'ai peut être une idée ! Étant un combattant Korogu je maîtrise un peu la magie ! Je vais essayé de te générer des flèches magiques et tu vas tirer sur le Gardien, dans l'œil,c'est son point faible !" S'écria Cérès.
À ce même moment, un hurlement inhumain se fit entendre derrière eux. "Smash" s'était fait transpercé l'épaule par une lance. Une nouvelle vague de monstres fonçait sur lui. Gaellink fendit l'air pour arriver au dessus d'eux, le Gardien tirait toujours, l'un des lasers atteignit un arbre qui tomba sur une partie des ennemis.
"Vas y Ceres, fais tes flèches !" Hurla Gaellink, visant les monstres les plus proches de "Smash". Le duo fit un carnage et le Chasseur de monstre en profita pour balancer sa massue sur le Gardien qui éclata, provoquant une explosion.

Ça y est, ils avaient réussi à les vaincre. Gaellink se posa auprès de "Smash", elle jetta un regard inquiet sur la blessure puis sur le feu qui augmentait.
"Ce n'est qu'une égratignure !" Répliqua l'homme-lynel, en grimaçant. "En tout cas, bien joué les petits, je ne pensais pas que vous seriez capable d'une chose pareil !"
"Smash, qu'est ce qu'on fait pour le feu ?" Demanda Gaellink angoissée.
"Une légende raconte qu'il existe un chant qui déclenche les tempêtes, je me souviens que mon mentor nous la chantait les soirs après l'entraînement, le vent raisonnait dans la grotte..." Répondit "Smash", songeur.
Puis commença à entonner d'une voix grave une mélodie entêtante. C'était un spectacle assez surréaliste pour la jeune Piaf : le gigantesque Chasseur de monstre, blessé et couvert du sang de ses ennemis, chantait devant la carcasse d'un Gardien qui prenait feu. On ne saurait dire si le ciel avait obéi à sa voix ou si c'était un pur hasard mais le ciel rouge se couvrit de nuages et la pluie commença à tomber.

"Bon les enfants..." Commença "Smash".
"Je ne suis pas un enfant je suis le grand Graoum-" Riposta le Korogu.
"Ta gueule le navet" Coupa-t-il. "J'allais dire que vous aviez gagné mon respect mais ggnnnn !"
La douleur de la lance lui reprit dans le bras.
"Avant de parler il faudrait s'occuper de cette blessure ! C'est pas beau à voir..." Gémit Gaellink. Ils trouvèrent un abri improvisé dans des ruines. Une fois installé, il fallait s'occuper de cette lance...
"Bon comme elle me traverse l'épaule, il va falloir la couper, et retirer un morceau de chaque côté." Expliqua "Smash", calmement.  "Vous avez du tissus pour stopper l'hémorragie ?" Ajouta-t-il.
La petite Piaf était toute pâle, elle hocha la tête en sortant sa couverture de son sac de voyage. Par contre elle n'avait aucun remède, "Smash" risquait de rester très affaibli, à moins que...
"Par le plus grand des miracles, Cérès, est ce que tu as de la magie soin ?" Demanda-t-elle, sans trop y croire.
"Bien sûr !" Répondit le Korogu joyeusement.
"QUOI??!!!" Rugit "Smash" tout un coup. "Tu veux dire que depuis le début tu as des sorts de soin mais tu nous laisses galérer après chaque combat à trouver des trucs pour se soigner ?? P*tain de navet !"
"Justement c'est parce que j'en ai marre que tu me traites de navet, grosse brute !" Hurla Graoum.

Gaellink tenta de calmer les choses, le plus urgent était de s'occuper de cette blessure avant qu'elle n'empire.
Une fois ce travail éprouvant achevé, la jeune Piaf soupira un bon coup.
"Pas mal pour une gamine pleurnicharde." Déclara le Chasseur de monstre. "Gaellink tu es remontée dans mon estime ce soir, tu as fait face à un Gardien, tu as vaincu de nombreux monstres et tu m'as soigné, le tout sans défaillir."
"Oh sans Cérès je n'aurais jamais pu faire tout ça !" Répondit Gaellink.
Le Chasseur de monstre jetta un regard blasé vers le Korogu qui bombait le torse triomphant. La petite Piaf n'avait pas tord finit il par marmonner en soupirant.
"En tout cas je voudrais que vous sachiez quelque chose." Déclara-t-il. "Je voudrais que vous sachiez qui je suis réellement."

Gaellink et Cérès, les yeux ronds, écoutèrent attentivement.

"J'ai été abandonné vers la montagnes de la mort, et j'ai été élevé par un Lynel très particulier, un Lynel très ancien et respecté, doté de parole et d'une grande sagesse. Cependant il ne m'a jamais réellement donné de nom, et les autres Lynels,  mes frères, n'accepteront que je porte leur nom que si je leur prouve ma valeur. C'est pourquoi j'ai décidé de vaincre tout les autres monstres des terres d'Hyrule !" Déclara-t-il.
"Waa c'est tellement badass !" Lâcha Cérès, qui depuis cette lune de sang, commençait à se remettre en question.L'idée de faire un immense verger de pomme commençait à fleurir dans sa petite tête.

Gaellink quant à elle, fut assez impressionnée par cette histoire, celas expliquait beaucoup de choses autour de "Smash". Elle le comprenait mieux et souhaitait sincèrement qu'il puisse être reconnu par cette étrange famille.
Quand à la sienne, l'incident du Gardien venait de raviver les cendres de souvenirs enfouis qu'elle devait retrouver. Mais chaque chose en son temps, le bruit de la pluie contre les murs commençait à la bercer lentement et finit par s'endormir après cette nuit riche en émotions. 
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: stefbad le vendredi 01 décembre 2017, 22:25:09
 Chompir fait peine à voir. À chaque fois qu’il essaye de maîtriser le Morse des Sables, il échoue lamentablement en s’écrasant par terre. En attendant, le temps passe et Chompir reviendra sûrement de cette ballade encore plus écorché qu’il ne l’était déjà. Quand enfin il arrive un peu près à rester stable, il pousse un cri de joie, ce qui effraye le Morse qui le déséquilibre et lui fait faire une magnifique chute. Je cours vers lui pour savoir si tout va bien. Lorsque enfin j’arrive à lui, je l’observe et vois que son bras droite est tout ensablé.

"C’est bon, ça va, je vais bien, juste une petite égratignure" il me rassure.
- Fais quand même attention. Imagine que c’est comme si tu vole dans un courant d’air favorable. La chose la plus importante est de garder l’équilibre et une position optimale : si tu perds ton équilibre, le courant jouera en ton désavantage et alors tu ne pourra pas continuer à bien voler.
- C’est bon, je sais faire ça depuis que j’ai 7 ans !
- Eh bien c’est la même chose ici, utilise le même genre de techniques que tu utiliserai si tu étais en plein vol, la seul différence est que tu es sur terre.
- Hmm… Je vois. Je vais essayer."

 J’espère que ce que je lui ai dit sera utile. Comme je m’éloigne pour retrouver ma monture, je l’observe. Il se replace sur son bouclier et prends les rênes du Morse. Il redémarre. Il commence à reprendre la position… Et il conduit ! Il y arrive ! Enfin ! Je fais mes adieux à Fressah à qui je promet de revenir un jour et je mont sur mon Morse des Sales. J’enchaîne plusieurs techniques et j’arrive à rattraper un Chompir encore mal à l’aise.

"Comment es-tu arrivée à me rattraper aussi vite ?
- Tu en connais très peu, saches-le. Sinon, tu te remets dans la bonne direction ? Là tu vas vers le Repaire Yiga et je n’ai pas envie de les revoir.
- J’avais pas remarqué ! Alors… un virage…"

 Il attaque un long virage mais y arrive bien. Finalement, on se retrouve ensemble et on continue notre chemin vers le Bar Assek. À un moment, il me demande comment descendre de manière normale sans tomber, et il hallucine lorsque je lui dit qu’il suffit de lâcher les morses. On arrive donc finalement au Bar Assek et je lâche mon Morse. Chompir fait de même et… tombe misérablement. Il jure de ne plus jamais monter sur un de ces animaux et se relève… et hurle en même temps. Je vais voir de plus près. Son bras droit, déjà amoché est désormais ensanglanté.
 Je décide immédiatement de reprendre contrôle des Morses avant qu’ils ne reviennent vers Fressa. En effet, j’avais noté quelque part dans mes carnets que l’urine de Morse des Sables a des propriétés désinfectantes et anesthésiantes. J’arrive à en attraper un tant bien que mal et je l’amène à Chompir. Comme il ne voulait pas uriner, j’essaye de stimuler, même si c’est très gênant et dégoûtant mais j’y arrive et Chompir, s’il ne peux pas s’écarter de l’urine, me râle dessus :


"Non mais ça ne va pas ? Pourquoi tu fait en sorte que le morse me pisse dessus ! c’est dégoûtant ! Je savais bien que tu avais des idées bizarres mais pas à ce point ! Mais arrête ça ! Tu m’éntends quand je te parle ! Hé oh ? Allô Hyrule, ici Termina ! Ahrr… en plus ça pique ! Non mais arrête ! Ah, ce morse a compris avant toi ! Est-il plus intelligent que toi ? Je pense bien ! T’avais quoi dans la tête pour me faire ça ? Car là j’ai eu ma dose de trucs comme ça, entre aller tuer un démon et se teindre comme une femme, y’a une limite !
- Euh… Chompir, tu sais que je faisais ça pour t’aider à soigner ta blessure ?
- Ah oui ? Eh bien j’en ai vu, des meilleures façon de soigner ! On va voir si ta technique de merde marche ! J’en ai ma dose de tous ces trucs bizarres !"

 Il lève violemment son bras douloureux et me griffe à la joue gauche. Il semble tout aussi étonné que moi de ce qu’il a fait. Oh, Din, qu’est-ce que ça fait mal ! Je ressens tous ces anciens sentiments de haine et de volonté de fuir ressurgir. Il faut les combattre ! Pour une fois que j’arrive à bien m’entendre avec quelqu’un, il faut pas que je casse ça ! Mais il n’a pas eu non plus confiance en moi. Il m’a griffé, c’est une preuve indéniable de haine ! Mais il a fait sûrement ça à cause de tous les sentiments négatifs qu’il a dû emmagasiner ces derniers jours : devant l’auberge il allait bien exploser. Mais si cela se passait réellement, m’aurait-il griffée ? Je sens une tristesse, une mélancolie, tout comme une extrême colère s’emparer de moi. Je ne peux pas lutter contre tous ces sentiments, ils m’envahissent, le résultat n’est autre qu’une rage intense de même que des larmes qui coulent à flots dus à la douleur comme au profond sentiment de trahison qui émane de moi. Il faut absolument que je m’enfuie. Oui, c’est la meilleure solution. Je ne peux faire souffrir tout le monde de ce sentiment qui leur est étranger. Partir est la solution la plus sage, j’en suis sure.

"Ainsi… p-puisque t-tu montre… à-à quel p-point tu… m-me déteste… j-je n’ai d-d’autre choix que d-de partir e-et de ne p-plus jamais te r-revoir, c-c’est la solution q-que tu v-veux absolument a-arriver à, t-tu en s-sera très s-satisfait. Adieu."

 Je me retourne de la manière la plus stricte possible et je retourne vers mon Morse des Sables, des gouttes de sang s’échappant des trois griffures qui orneront sûrement ma joue pour toujours. Je l’entends crier des "Attends !" désespérés mais il est trop tard, j’ai pris ma décision et je ne reviendrai pas dessus. Je pars le plus loin que je peux et j’arrive finalement dans le sud-est.
 J’essaye de m’arrêter mais je chute. Peut-être que laisser ma blessure ouverte durant le voyage n’était pas une bonne idée. Peut-être que s’arrêter n’est pas aussi facile que je le croyais. J’ai mal partout. Est-ce la fin ? J’arrive à peine à voir. Il semble que mon œil gauche ne veut plus fonctionner. C’est bien ma veine. Mais je vois néanmoins tous mes carnets étendus à mes côtés. Peut-être que tout ce concentré de savoir sera retrouvé et utilisé à bon escient, qui sait ? J’espère que ce travail de toute une courte vie sera utilisé à bon escient.
 Le ciel est d’un noir d’ébène avec une teinte rouge. Est-ce une lune de sang ou ma vue qui se brouille ? Je ne le saurais jamais. Le vent désertique que j’aime tant se transforme désormais en une vague incessante d’épines qui me lacère le corps. Le froid ambiant dans lequel j’aime tant travailler et découvrir devient désormais le sommet d’une montagne infinie sur laquelle le froid mordant ne sert qu’à congeler vos entrailles.
 Je commence à revoir tout ce que j’ai fait. Ma jeunesse, je l’ai passée dans la solitude. Ma vieillesse, je l’ai passée dans la solitude. Lorsque la compagnie arrivait, aussitôt me rejetait. Je suis née dans la solitude, avec ma mère pour unique personne autour de moi dans la Cité Gerudo et je meurt seule dans le Désert Gerudo, après avoir parcouru le monde. Finalement, ce qui commence quelque part finit au même endroit. Tout le savoir que j’ai accumulé m’a finalement perdue comme je souhaitait aider. Peut-être que finalement l’un de nous deux était destiné à succombé, car comme il était, Chompir aurait eu des difficultés à survivre.
 Je sens les dernières minutes de ma vie s’écouler à une vitesse très lente. Je ressens toute la tristesse que la solitude m’a apportée. Finalement cet état que je chérissais tant n’apporte que la tristesse au final. Mais n’est-ce pas la destinée de l’Être Intelligent de trouver le malheur en cherchant le bonheur ? Finalement, n’est-ce pas à quoi on est damné ? On ne fait que chercher le bonheur, un concept illusoire et inatteignable. Est-ce le problème de l’Être Intelligent ? Une quête impossible. C’est ça le bonheur. Mais on ne s’en rends compte à chaque fois que trop tard, ou on ignore ceux qui veulent nous montrer à quel point ceci est essentiel. Tous nos moments de bonheur, il faut les cultiver. J’ai eu mes seuls véritables moment de bonheur intense ces derniers jours, en même temps qu’un malheur intense. Il ne faut pas chercher le bonheur, vous ne trouverez que le malheur. Laissez-le venir, et alors vous pourrez l’exploiter de la manière la plus noble possible, la manière qui est propre à votre être.
 Je sens mes dernières secondes de vie passer. Le monde devient encore plus noir qu’il ne l’était avant. Tout est fini maintenant. Mes pensées deviennent de plus en plus flouent et tous les malheurs de ce mondes commencent à me quitter. Tous les sentiments désagréables que j’éprouvais disparaissent. Est-ce vraiment ça la mort ? La fin de tous les malheurs ? Un stade pendant lequel on peut trouver la vraie définition du bonheur, dans la manière la plus juste comme elle est étroitement liée à vous-même ? Le monde m’abandonne. Je vais enfin connaître l’un des plus grands mystères de la vie. Je vais connaître la mort. Adieu. Adieu, tous ceux qui écoutent ces dernières prières. Apprenez de mes erreurs et découvrez le Bonheur. Je m’en vais. Je ne connaîterai plus cette terre. Ce seront mes derniers mots. Adieu.



 Je sens quelque chose de bizarre. Est-ce que la mort n’est autre que ça ? Pourtant je ressens les mêmes sensations que la vie. Est-ce que pendant la vie on est mort alors ? J’ouvre mon seul œil valide, le droit. Des feuilles de palmier. Où suis-je ? Est-ce que le monde d’après la mort ressemble à ça ? Une forme envahit mon champ de vision. Je ne sais pas qu’est-ce que c’est. Ne suis-je donc pas mort ?

"Je vois que vous êtes revenue à la vie, madame. Bienvenue à nouveau dans le monde des vivants."

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Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Gaellink le dimanche 10 décembre 2017, 00:14:10
''Smash ?''
''Oui…?'' Grogna celui-ci à la jeune Piaf.
''On n'était pas censé aller à la plaine de Nedrane ? Et voir un de tes...frères ? Rivaux ?'' Demanda Gaellink hésitante.
''Les deux fonctionnent. Et j'ai décidé de changer de programme, il serait plus prudent pour toi et le navet d'être en sécurité, donc on va d'abord à Cocorico.'' Répondit le guerrier.
''Mouais, avoue que c'est parce que tu n'as pas envie que ton frère te vois avec une blessure, ça en créerait une autre dans ton ego !'' Déclara Cérès qui avait pris l'habitude de rester dans le sac de la petite Piaf.

Smash serra les dents, le Korogu n'avait pas tord mais il ne voulait pas l'avouer. S'énerver serait se trahir. Garder son calme, il faut garder son calme :
''Non le navet, je ne pense pas qu'à moi, et j'ai pas envie de mêler à mes affaires une petite fille et une plante verte.''
''Hey !'' Hurla Cérès.
''Tu veux dire que tu veux te séparer de nous ? Mais on t'a sauvé !'' S'écria Gaellink.
''Dis la petite qui s'est jetée sur la première inconnue pour ne plus être avec moi.'' Répliqua Smash.
''Oui mais c'était avant de mieux te connaître !'' Piailla-t-elle.
 
Le guerrier s'arrêta de marcher et se retourna vers l'enfant Piaf. Il soupira :
''Tu m'as regardé ? Je peux pas m'occuper de toi, je suis pas fait pour ça.''
''Dis le gars qui a été élevé par un Lynel, si un monstre a réussi à élever un enfant -ce qui est quand même difficile à croire- je vois pas comment toi tu n'arriverai pas à te débrouiller ! Et puis si tu as peur qu'ils nous arrivent quelque chose, tu as vu avec Cé-Graoum le Grand ce que j'ai fait, on sait se défendre ! Et je suis sûre qu'on peut faire des progrès en combat !'' Déclara Gaellink.
''Je t'arrête tout de suite il est hors de question que je perde mon temps à vous entraîner, il faut déjà que je continue le mien !'' S'exclama Smash.

Gaellink ne sut quoi répondre, et Cérès resta bizarrement silencieux. Au fond d'eux ils savaient que ce qu'ils avaient eu beaucoup de chance lors de cette lune de sang et qu'ils auraient pu être réduit en cendre par ce Gardien. Ils reprirent la route, en silence, longeant une grande étendue d'eau. De grandes arches de pierre s'élevaient au dessus de leur tête. Gaellink s'émerveilla de cette splendeur passée, elle aurait aimé voir le Hyrule d'avant, celui d'avant le Fléau. Mais malgré tout la nature semblait avoir cicatrisé le mal avec le temps. Dévoilant un nouveau paysage, mêlant ruine et végétation.

''Cérès, quel âge as-tu au fait ?'' Demanda Gaellink, soudainement curieuse.
''Hum, plus de 150 ans !'' Répondit-il.
''Sérieusement ? Je savais que tu étais plus âgé que moi mais à ce point ! Attends… Plus de 100, ça veut dire que tu as connu l'arrivé du Fléau, raconte moi comment c'était avant, s'il te plaît !'' Fit la petite Piaf les yeux brillant.
''C'était il y a longtemps, un jeune chevalier vint dans mon village, sa force et son courage me marqua et depuis l'idée de parcourir Hyrule et me battre comme lui ! Alors je l'ai suivi, je l'ai observé et j'ai appris''
''Tu parles !'' Interrompit Smash se retenant de rire.
''Toi, tais toi, c'est à mon tour de révéler mon passé !''
''C'est ça fait ton intéressant le navet !'' Ria-il, avant de se taire car Gaellink faisait les gros yeux, elle voulait savoir la suite.

Cérès lui expliqua ainsi comment il avait voyagé partout en Hyrule, observant d'autres guerriers et expérimentant la magie Majo. Gaellink s'écoutait le sourire au coin du bec, elle aurait aimé vivre ça elle aussi. Mais elle se sentait trop vulnérable, le Chasseur de Monstre avait raison, et sa peur irrationnelle du feu. Soudainement un bruit d'éclaboussure rompit le silence, et un groupe de Lézalfos se jeta sur eux. Smash eut comme premier réflexe d'en assommer un et de pousser un autre  d'un coup de botte. Cérès recréa des flèches pour l'arc sylvain de la jeune Piaf. Ironiquement au moment où elle doutait d'elle, la jeune Piaf sentit qu'il était temps de refaire ses preuves. Deux Lézalfos l'entourèrent, ils étaient rapides mais la petite Piaf fut asses agile pour les esquiver et les cribler de flèches.

''Smash, regarde j'en ai eu deux d'un coup ! Est-ce qu'après ça tu penses toujours que je ne suis pas capable de me défendre ?'' Fanfaronna-t-elle. Enivrée par la sensation d'être forte, la petite Piaf ne vit pas un coup venir.
''Hé attention Gae-!''
Un Lézalfos avait réussi à la toucher au flanc, la petite Piaf eut le souffle coupé et sentit ses jambes flancher. Le Chasseur de Monstre lança son arme sur la tête du monstre, se qui l'acheva, et se précipita vers la petite.
''Cérès, sors de ce sac ! Fais quelque chose ! Ta magie de soin, vite !''
''Gaellink, tiens le coup !''
De longues minutes d'attente… La magie de soin de Cérès permis de stopper assez vite le sang.
Gaellink ouvrit faiblement les yeux. Elle vit la tête ébouriffé de Smash, le masque verdoyant de Cérès et le ciel bleu, mais en très floue.
''Tiens le coup petite. Hé le navet, y'a quelque chose qui ne va pas ?'' Demanda Smash.
''La lame du Lézalfos… Smash, y'a un soucis, la lame était empoisonnée.''
''Et ça soigne pas à la magie ?''
''Je sais pas le faire !''
''Mais c'est pas vrai ! Moi en 150 ans j'aurais eu le temps de tout maîtriser ! On va chercher un vrai soigneur, je vais la porter jusqu'au village. On y est presque il reste une forêt à traverser !''

Si un voyageur perdu dans sur les routes d'Hyrule était passé par là, il aurait cru voir un homme-lynel portant une chouette de la taille d'une enfant avec une petite créature qui courait partout autour de lui. Le Korogu était anxieux, il sentait les forces de la petite Piaf s'affaiblir. Il sentait une autre présence, un lapin lumineux, un Rumy courra entre deux buissons. Il connaissait cette autre créature  sylvestre, souvent associé à une forte présence de magie. Smash voyant que Cérès avait l'air ailleurs, lui cria de se dépêcher.

Une prairie sous le clair de lune.
Une brise glacée traversa ses plumes.
''Gaellink tu viens ?''
Une voix se fit entendre, la petite se retourna et se retrouva tout à coup à l'intérieur d'une maison.
La chaleur d'une auberge, on entends des rires.
Gaellink jeta un œil au wok, où des aliments sont en train de frire.
Quelqu'un cuisinait un Crabe sauté,
Avec justement un crabe et des épices d'une autre contrée.
''C'est quoi ça ?'' Demanda une voix d'un air enfantin.
''C'est de l'épice goron, mon poussin.''
Tout cela semblait familier à la petite Piaf, mais étrangement les visages qui l'entouraient étaient flous. Soudain, elle sentit une douleur aiguë lui traverser le corps et le décor changea à nouveau. L'auberge où elle se trouvait prenait feu, et les cliquetis d'un Gardien se faisait entendre, il fonçait droit sur elle, il allait tirer !
Puis se fut un flash blanc, elle ne voyait plus rien. Privé de la vue, elle sentait dans tout son corps un mal qui lui parcourait les veines. Elle voulait que cela cesse mais ça ne s'arrêtait pas.

Après être sorti de la forêt, Smash et Cérès dévalèrent une colline avant d'arriver au village. Le guerrier détala jusqu'à une place où des gardes surveillaient l'entrée d'une imposante maison. Il y avait aussi un vieil homme en train de peindre. Un peu plus loin il y avait deux jeunes filles près d'un wok et l'une se précipitait vers la statue de la Déesse, sans doute à la recherche de quelque chose. Mais Smash n'avait pas observé les alentours, il se contenta d'arrêter sa course en plein milieu du village et de crier à l'aide. Sa voix raisonna dans tout le village et les habitant du village sheikah accoururent voir ce qu'il se passait.

''Y'a-t-il quelqu'un se connaissant en médecine ici ?? J'ai une Piaf qui a été empoisonné par une arme de Lézalfos, aidez moi vite !!''

   


Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Miss Mojo le dimanche 17 décembre 2017, 18:02:46
En passant le pont de Prokis, Miss croisa un homme avec une lance qui patrouillait sur le pont.
- Miss : Bonjour !
- Garadon : Bonjour… Tu m’as l’ai bien jeune pour voyager seule.
- Miss : Je pars livrer le riz d’Elimith à la Cité Gerudo.
- Garadon : C'est pas le travail de Lys ça ?
- Miss : Si mais elle s’est blessée. Je suis sa sœur.
- Garadon : Ah… Eh bien dans ce cas, sois prudente et fait un bon voyage. Un dernier conseil : évite les ruines de l’étape d’Hyrule, elles sont infestées de moblins.
- Miss : Merci. À bientôt.
Bon, un nouveau problème venait d’embellir son voyage. Elle allait passer par où, vu que les ruines ça allait pas être possible ? Soit par les bois (où des monstres pouvaient se cacher n’importe où), soit par les collines (pas une seule cachette en cas d’attaque de monstres/Gardiens/voyageurs bizarres/cocottes et j’en passe). Elle finit par choisir les collines, où elle ne croisa qu’un blob sur lequel elle put tester le cimeterre de sa sœur. Elle s’arrêta cinq minutes, le temps de consulter sa carte. Maintenant elle devait longer le Plateau du Prélude jusqu’au Relais de l’orée de la plaine, puis passer le pont suspendu de Dilgo et suivre la route jusqu’à la Cité Gerudo.
   En longeant le Plateau du Prélude, la jeune fille croisa un Zora. Un grand Zora. Rose. Qui la regarda un peu bizarrement quand elle lui passa à côté. Bizarre. Enfin bref, à part cette brève rencontre, cette partie de son voyage fut aussi ennuyeuse que la première. Zut à la fin, pourquoi est-ce que c’était drôle que dans les livres ?! La déesse Hylia dut l’entendre, car quelques mètres plus loin, elle tomba sur un groupe de stalbokoblins en train d’agresser quelqu’un. Il se défendait plutôt bien, mais les monstres étaient trop nombreux. À deux, ils finirent par se débarrasser des squelettes. Miss s’en tira avec une entaille sur la joue. Le garçon qu’elle avait aidé était assez grand, avec des yeux rouges et des cheveux blancs.
- ??? : Merci. Tiens, prend ça.
Il lui donna des boulettes à la viande protecto.
- ??? : Je les ai faites avec une citrouille armo, de la viande de volaille et un boisseau de riz. Je m’appelle Sheik. Et toi ?
- Miss : Moi c’est Miss. Tout va bien ?
- Sheik : Oui, ces sales monstres n’ont pas eu le temps de me faire de mal. Par contre toi tu as une belle coupure sur le visage.
- Miss : Oh, c’est rien. Tu es un Sheikah, non ? Que fais-tu si loin de ton village ?
- Sheik : Vu ton âge, je pourrais te poser la même question. Mais pour de répondre, je veux faire le tour du monde !
- Miss : Le tour du monde ?! Ça va te prendre du temps. Et tu vas où maintenant ?
- Sheik : Dans le désert Gerudo.
- Miss : Moi aussi ! Ça te dirait qu’on fasse un bout de chemin ensemble ?
- Sheik : Pourquoi pas. Mais au fait, pourquoi tu y vas toi ?
Et ils partirent vers le Relais pendant que Miss racontait son histoire…

NB : Sheik n'a rien à voir avec le personnage d'Ocarina of Time et Hyrule Warriors.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Sentinelle le dimanche 17 décembre 2017, 23:05:20
Après avoir repris ma marche avec conviction, je voyais finalement l'aube se lever. Je cochais intérieurement la case "première nuit passée seule en Hyrule". 
Il me restait quelques heures de route avant d'arriver à Elimith, je me demandais ce que j'allais y découvrir. De nouvelles personnes, d'autres moeurs, d'autres recettes... D'autres aventures en outre ! Je repartais avant de me stopper net : un bokoblin égarré semblait me fixer à une trentaine de mètres.
J'étais peut-être cachée, ou peut-être pas. Il détourna son regard. Il ne semblait pas m'avoir vue, je m'étais camouflée à temps visiblement. En fait, je n'avais pas grand-chose à craindre, sa couleur était entre le rouge et l'orange, aucun risque de me faire surprendre, mais jouer à cache-cache était si exaltant !

Je m'approchai, contre le vent, ce qui était parfaitement inutile, j'aurais pu foncer tête baissée en hurlant. Mais c'était bien moins drôle. J'étais assez proche de lui pour sortir pour arme et me jeter dessus. Attaque surprise ! Aha, il ne s'y attendait pas le moins du monde. Je ramassai un petit Croc de Bokoblin tombé au sol. Excellent, premier butin acquis !
J'étais comme une enfant dans cet Hyrule sauvage que je ne connaissais pas.

La faim commençait cependant à me tirailler. En effet, j'avais totalement oublié de manger... Quelle idiote. Je fouillais dans mes affaires, j'avais apporté de quoi cuisiner évidemment, on ne part pas en voyage à travers les contrées dangereuses et terribles d'Hyrule sans un bon pique-nique !
Qu'avais-je là ? une Pomme, et un Rayon de miel enduro.
D'après le livre de recettes de ma mère, je pouvais probablement faire des Pommes au miel... Je ne savais pas vraiment cuisiner, mais je n'avais pas le choix, je m'y attelai rapidement, guidée par mon estomac.

Quelques temps plus tard, je me retrouvais avec un plat plutôt bon ! Mon premier véritable plat en fait, j'étais vraiment une assistée... Mais ce temps est révolu. Je serai désormais Haine la Zora débrouillarde et indépendante !
Ce fut avec cette idée dans la tête que je rangeais affaire et me préparais à repartir tranquillement.

Après plusieurs heures de marche, ma foi, assez éprouvantes, je visualisais enfin Elimith ! J'exprimai ma joie intérieurement et me mis à courir en direction du petit village. Il commençait à faire nuit. J'avais entendu parler d'une auberge où les voyageurs comme moi pouvaient se reposer. En arrivant, ce fut la première chose que je cherchai, et trouvai, elle était assez simple à retrouver. Je payais une modique somme pour obtenir le droit de séjourner une nuit dans ce pittoresque endroit. Ca changeait tellement du Domaine ! Il n'y avait pas toute... Cette eau, tous ces Zoras, cette ambiance, tout était si différent.

Au petit matin, je rencontrai une personne souriante et décidai de lui parler.


-Haine : Bonjour ! Je suis de passage à Elimith, vous qui semblez être du coin, vous auriez des endroits à me conseiller ?

-Soje : Oh bienvenue. Ma foi, vous trouverez peut-être quelque chose à l'épicerie ou au magasin de vêtements... A moins que vous ne cherchiez la teinturerie !

-Haine : Merci beaucoup, j'irai probablement jeter un oeil à tout ça ! Bonne journée !

Une conversation courte, mais enrichissante, comme j'aimais le dire. Il ne me restait plus qu'à découvrir ce charmant village avant de me remettre en route. J'espérais très secrètement faire une rencontre insolite ici.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Vaati the Wind Mage le mardi 19 décembre 2017, 18:34:53
Vaati se réveilla alors. Une seule pensée lui vint à l'esprit:" Oh par tous les dieux, j'ai prédis l'avenir, je suis maintenant comme Stefbad! Oh mon dieu je ne dois rien avoué!"
Inquiet, il se dirigea vers Yorick et Krystal et leur dit:
Vaati: Salut!! Alors, bien dormi?
Krystal: On peut dire que ça passe. Et toi Yorick?
Yorick:...........bien.
Krystal: Tu peux pas me faire la gueule pour toujours quand même!
Vaati: Je sens comme des tensions...
Krystal:Nooooon du tout! Bon, c'est quoi le programme de la journée?
Vaati se demandait alors si ses prédisions allaient se réaliser:
Yorick: Ben, on attend simplement que Chompir et Stefbad nous rejoigne.
Vaati: YES!! YEEEES!!!!
Krystal:.............
Yorick:...............
Vaati:..............
Vivian:.........
Yorick: Mais qu'est ce qu'il fout là lui?
Vaati: J'vais m'baigner à plus.
Et le zora alla donc se baigner. Comme dans son rêve, c'était très agréable. Et comme dans son rêve, il vit l'inconnu qui le regardait bizarrement. Il alla vers lui, et lui parla:
Vaati: Dis, tu regardes souvent les gens comme ça?
???: Ah, non mais c'est juste qu'un zora au désert gerudo c'est un peu... inhabituel.
Vaati: Oui bien sûr... Attends ton visage... j'ai l'impression qu'il ne m'est pas tout à fait étranger... Oh mais cette tablette.... Messire Link, c'est vous?
Link: Effectivement!
Vaati: Oh, pardon de ne pas vous avoir reconnu plutôt, mais j'ai vécu des événements un peu...mouvementés ces derniers temps...
Link: Oh, ce n'est rien!
Vaati: je suppose que vous êtes venus ici pour libérer la créature Divine locale, n'est ce pas?
Link:Oui, effectivement. D’ailleurs navré de devoir interrompre cette discussion, mais je dois y aller, à plus!
Vaati: Salut!

Après cette discussion fort instructive, Vaati se dirigea vers Yorick et Krystal:
Vaati: Bon, j'ai un peu la bougeotte, je vais aller me promener un peu!
Krystal: Un zora?
Vaati: Ben... oui?
Krystal: Dans un désert?
Vaati: Ben...oui. Pourquoi?
Krystal: T'as pas peur de finir en poisson frit?
Vaati: Il faut savoir prendre des risques dans la vie!
Yorick: Plus sérieusement, t'es sûr que tu veux faire ça?
Vaati: Vous inquiétez pas, tout va bien se passer. Je serai de retour ce soir! A plus!
Krystal: A plus! Bon, ce soir c'est poisson frit!
Yorick: Pourquoi tu dis ça?
Krystal: Franchement, là on est à la limite du suicide assisté! Un zora, sous un soleil brûlant, en plein désert?
Yorick: On doit aller le chercher tout de suite!
Krystal: Il est déjà parti. Fallait y penser avant!
Yorick: Bon, croisons les doigts: il a survécu à la possession d'un démon à la solde de Ganon, il peut bien survivre à une petite ballade en plein désert...
Krystal: Tout en disant ta phrase tu t'es rendu compte qu'elle était pas valable pour un zora.
Yorick: On est pas à l'abris d'un miracle!

Vaati se promenait donc dans le désert, tout en pensant à ce qu'il allait faire dans l'avenir, quand tout d'un coup il aperçut une silhouette,couchée sur le sol...
Vaati: Non, ça ne peut pas être.... Stefbad!!!!!
Voyant qu'elle avait l'air mal en point, il courra vers elle, quand il tomba sur le sol. Quelqu'un lui avait fait un croche jambe. Il se retourna: deux Yigas.
Yiga: Tiens tiens tiens... un petit zora! Mais qu'est ce que tu fais là toi?
Deuxième Yiga: M'est avis qu'il s'est perdu... On va l'aider à rejoindre la lumière de l'autre côté de la lumière.... Prépare toi à mourir!
Vaati: Ah euh bah eh eh.... Prenez ça!
D'un geste, il leur balança du sable dans les yeux.
Yiga: C'est à dire qu'on a un masque en fait...
Vaati: Ah oui, c'est vrai. Navré j'ai fais ça sous l'impulsion,sans réfléchir!
Yiga: T'inquiètes on a déjà eu pire!
Vaati: Ah ok, cool... Bon salut!


Et Vaati courut le plus rapidement qu'il put pour échapper à ses assaillants. Mais le soleil du désert commençait à brûler ses écailles, et bientôt il quitterait ce monde... Mais sans regarder où il allait, il se dirigea accidentellement vers Vah'Naboris, la créature divine de la foudre. Et comme Yorick l'avait prédit, il y eut un miracle: la créature posa un sabot à terre, alors que le zora en était à une distance sans danger, électrocutant les deux assassins. Soulagé, Vaati s'éloigna à toute vitesse de l'immense monstre mécanique. Il était tard quand il arriva au Bazar. Une fois arrivé, il plongea dans l'eau. Puis il alla vers Yorick et Krystal, et leur dit:
Vaati: j'ai vu des choses incroyables!
Krystal: Rien que le fait que tu sois toujours en vie est incroyable.
Vaati: Chompir et Stefbad ne sont pas arrivés?
Yorick: Non, ils arrivent un peu plus tard

Le zora s'éloigna, et afin de se soulager, Vaati cuisina un remède glagla, à base d'une corne de Moblin et d'un melon glagla quand tout d'un coup il eût un déclic et se précipita vers Yorick et Krystal(encore):

Vaati; Je crois que Stefbad est en danger!
Yorick: Comment ça?
Vaati: Ben en fait à la base j'ai fais un rêve prémonitoire qui en fait n'était pas prémonitoire ce qui explique le yes, puis j'ai revu le Héros Link ensuite je suis allé me promener et j'au vu Stefbad sur le sol l'air mal en point avant de me faire attaquer par des Yigas et d'en réchapper en me dirigeant accidentellement vers la créature divine qui les à électrocuter, puis je suis revenu ici et je me suis souvenu de Stefbad!
Yorick:.... d'aaaacord...
Krystal: Dis, t'es sûr de ne pas avoir touché à mon alcool?
Vaati: JE SUIS PARFAITEMENT SOBRE! ET SI JAMAIS STEFBAD EST EN TRAIN DE MOURIR, JE PENSE QU...
Yorick: Calme toi! T'as peut être juste subi un énorme mirage. C'était totalement stupide de partir comme ça, et la chaleur a dû te monter à la tête. Repose toi un peu, puis essaies de faire le clair dans ta tête!
Vaati: Oui tu as raison....

Et sur ces sages paroles, Vaati s'en alla se reposer , abandonnant Stefbad à son sort...

Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Miss Mojo le samedi 23 décembre 2017, 16:01:58
Sheik et Miss arrivèrent au relais de l’orée de la plaine. Miss était tellement fatiguée qu’elle tenait à peine debout.
- Miss : Je propose qu’on aille dormir, parce que là je suis morte.
- Sheik : Pareil. Tu as de l’argent ?
- Miss : Oui oui pas de problème. Pour toi, c’est bon ?
- Sheik : Oui. Bon bah… bonne nuit.
- Miss : Bonne nuit.
Un Gardien aurait pu dévaster le relais que nos deux aventuriers en herbe n’auraient pas réagi. Ils dormirent comme ça jusqu’à midi.
   En se réveillant, Miss se rendit compte qu’elle mourait de faim. La veille, elle était trop épuisée pour penser à cuisiner. La jeune Hylienne se dirigea vers le récipient de cuisson puis réalisa qu’elle n’avait plus assez d’ingrédients. Heureusement, il y avait un marchand ambulant pas loin du relais.
- Terry : Bien le bonjour, Mam’zelle client. Z’avez besoin de quequ’chose ?
- Miss : Bonjour, j’aurais besoin d’une bouteille de lait frais, d’une canne à sucre, d’un œuf de volatile, d’un boisseau de blé et d’une motte de beurre.
- Terry : Ça fera 60 rubis.
- Miss : Tenez. Merci. Au revoir.
- Terry : J’espère vous revoir bientôt Mam’zelle cliente.
Avec tout ce qu’elle avait acheté, Miss prépara des crêpes. Elle alla ensuite réveiller Sheik.
- Miss : Petit déjeuner !
- Sheik : AH ! Non mais ça va pas de me faire peur comme ça ?!
- Miss : Il est midi, marmotte.
- Sheik : Mmmmm… T’es sûre ?
- Miss : Oui. Allez, debout.
- Sheik : Encore cinq minutes, s’il te plaît.
- Miss : Arrête de faire l’enfant et sort de ce lit. On n’a pas assez d’argent pour se permettre de payer un supplément.
Le jeune Sheikah se leva immédiatement et ils partirent prendre leur petit déjeuner.
- Sheik : Prochaine étape, le pont suspendu de Dilgo.
Un des employés du relais passa à côté et entendit Sheik.
- Trott : Attendez, vous ne comptez pas passer le pont quand même ?
- Miss : Bah si, pourquoi ?
- Trott : Le chemin est infesté de moblins et un Hinox garde le pont.
- Miss : Je commence sérieusement à penser que les moblins ont pour but de me pourrir la vie. Bon, on fait quoi maintenant.
- Sheik : De toute façon, c’est le seul moyen d’accéder au désert. Ce qu’on va faire, c’est passer en courant à toute vitesse.
- Miss : C’est pas un peu dangereux ?
- Sheik : Si, mais moins que d’affronter les monstres directement.
- Miss : On devrait se préparer des remèdes alors.
Ils préparèrent donc des remèdes enduro à base de gelée chuchu et de sauterelles enduro, et des remèdes tempo avec des crocs de bokoblins et des grenouilles tempo.
- Miss : Je déteste préparer des remèdes. Ça me dégoute de savoir ce qu’il y a dedans.
- Sheik : Peut-être, mais ils peuvent te sauver la vie.
- Miss : Je sais… Mais savoir que c’est fait à partir de monstres… Brrrrrrrrr.
Une fois qu’ils eurent fini, ils attrapèrent le reste de leurs affaires et partirent vers le pont.
   Au début, ils ne rencontrèrent rien ni personne. Puis ils virent le premier moblin. Sheik se tourna vers Miss.
Sheik : Prête ?
Miss inspira un grand coup.
- Miss : Prête.
- Sheik : C’est parti.
Et ils s’élancèrent.
   Les moblins les repérèrent immédiatement. Comme ils ne pouvaient pas atteindre la vitesse de Sheik et Miss, ils leur lancèrent des pierres. Sheik en évita une mais se prit la seconde. Touché au bras. Miss en reçut une aussi. Touchée dans le dos. Mais comme ils s’éloignèrent, les monstres abandonnèrent. Les deux compagnons en profitèrent pour récupérer.
- Sheik : Si on a de la chance, on sera passés tellement vite que l’Hinox ne se sera même pas réveillé.
- Miss : J’espère.
Ils reprirent leur course.
   Sheik avait été optimiste. Trop optimiste. Quand ils arrivèrent, l’Hinox était déjà réveillé. Néanmoins, ils réussirent à dépasser le géant. Ils avaient presque atteint le bout de la plateforme où ils se trouvaient quand le colosse abattit ses énormes poings sur le sol. L’onde de choc qui se propagea fut si violente que Sheik tomba à terre. Miss eut moins de chance. Elle, elle tomba dans le vide. 
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Chompir le vendredi 12 janvier 2018, 00:50:15
Mais que s'était-il passé dans sa tête, qu'avait-il fait à Stefbad, pourquoi il lui avait dit toutes ses horreurs, pourquoi il l'avait griffé, pourquoi il n'avait pas essayé de la rattraper. Il ne voulait pas faire ça mais les derniers événements, l'épuisement, les blessures, tout ça avait été beaucoup trop dur. Et puis, il pensait à sa blessure infligé infecté par la corruption, Kilton lui avait expliqué que ça influencerait sur son comportement, ça avait du jouer aussi. Il n'avait pas réussi à se contenir.

- Chompir : RAHHH C'EN EST ASSEZ !!! TOUT SE RETOURNE TOUJOURS CONTRE MOI EN CE MOMENT !! (il inspira un grand coup) Bon, je dois me dépêcher de retrouver Stefbad, elle est en danger dans le désert et épuisée comme elle est, elle ne va pas survivre longtemps.

Le jeune Piaf, malgré ses blessures et la fatigue récupéra un morse des sables et s'aventura de nouveau dans le désert. Il devait retrouver Stefbad malgré l'immensité du désert, coûte que coûte il y arriverait.
Après plusieurs heures de recherche la nuit commençait à tomber, notre jeune Piaf approchait des montagnes quand soudain il vit une forme étendu dans le sable. Il s'approcha et découvrit Stefbad inconsciente, il s'empressa de la tirer et de ramasser ses carnets étalés au sol et alluma un feu. Il déposa Stefbad près du feu et avec un linge qu'il mouilla avec de l'eau qu'il avait pris en partant, rinça les blessures de la Gérudo et lui déposa le linge sur le front. Chompir monta la garde toute la nuit pour protéger d'une attaque de Lézalfos pullulant dans la région et surtout des Yigas.
Une fois au levé de soleil, Chompir attela Stefbad sur le dos du morse des sables et parti en direction du bazar Assek. Il espérait retrouver ses amis une fois là bas. Le voyage fut un peu long et la Gérudo était toujours inconsciente mais ses blessures étaient propres et elle n'avait plus de fièvre. Une fois arrivé au bazar, il l'installa près de l'oasis, il s'apprêtais à partir voir si ses compagnons n'étaient pas ici mais la Gérudo avait l'air de reprendre connaissance.

- Chompir : Je vois que vous êtes revenue à la vie, madame. Bienvenue à nouveau dans le monde des vivants
Chompir ne put s'empêcher de rire en disant cela, la Gérudo avait l'air un peu à l'ouest mais elle avait l'air heureuse de reconnaître la voix de son ami.
- Chompir : Je suis désolé pour tout ce qu'il s'est passé hier... Je ne voulais pas, mais toutes la fatigue, les blessures, la corruption...
- Stefbad : Ne t'excuse pas, j'ai moi même été méchante en réagissant comme ça... J'ai agi sous le coup de la colère et de la fatigue. Et puis, ma vie change enfin, je suis enfin heureuse, j'ai des amis sur qui je peux compter. Je...
Le Piaf lui coupa la parole.
- Chompir : Repose toi, je vais t’amener dans l'auberge et tu vas dormir.
Notre Piaf emmena donc son amie dans l'auberge et paya un lit pour qu'elle puisse se reposer. En revenant dans l'entrée de l'auberge dans la petite boutique, il croisa Krystal.

- Krystal : OMG CHOMPIR COMME CA FAISAIT TROP LONGTEMPS !! (il était étonné qu'elle réagisse comme ça mais pourtant elle n'avait pas l'air d'avoir bu, c'était peut être la chaleur) On a sauvé le Zora, bon il est un peu con, tout à l'heure il s'était barré dans le désert et c'est ramener après en nous disant qu'il avait cru voir Stefbad en train de mourir. J'aurai préféré qu'il grille au soleil,
 au aurait eu une bonne dose de poisson grillé pour le dîner. Et puis Yorick me fait la tête depuis qu'il m'a libéré, c'est à croire qu'il sait pas ce qu'il veut cette homme. Enfin comme tous les hommes... Ah oui, et l'autre Bokoblin tu sais pas ce qu'il nous a fait au retour de la fontaine ? Il s'est jeté sur un Molatruc, une espèce de baleine énorme vivant dans le sable. Il a pas tenu longtemps, il c'est retrouvé bouffé par le monstre on aurait presque vu un bras coincé entre les dents. M'enfin de toute façon à la prochaine lune de sang on le reverra de ce que dit Yorick. Bien dommage, j'aurai préféré garder le wok pour moi toute seule mais bon... Allez c'est pas tout ça mais vient avec moi, faut que je t'amène à Yorick il sera trop content.

Et Krystal emmena le Piaf jusqu'à Yorick sans qu'il puisse expliquer pour Stefbad.


Bon il était temps que je poste enfin, j'ai mis du temps à trouver ce que je voulais à la suite de ton passage @stefbad mais j'ai eu l'illumination ce soir. :hihi:
@Krystal j'espère que la fin va te plaire, j'y ai mis tout mon coeur. ;)
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Vaati the Wind Mage le samedi 20 janvier 2018, 17:45:35
-Vaati: Eoh, Stefbad!
La gerudo se retourna.
-Stefbad: Ah, salut...
-Vaati: Tu n'es pas vraiment là!
-Stefbad: Je te demande pardon?
-Vaati: Je t'ai vu allongée dans le désert, donc tu ne peux pas être là, sauf si tu es à deux endroits en même temps, ce qui est impossible, donc tu n'es pas vraiment là, CQFD!
-Stefbad: Tu sais, je ne pense pas que, dût au fait que tu appartiennes à une race qui doit vivre en milieu aquatique, et même si il y a une sorte d'étang ici, rester dans ce climat désertique soit une bonne idée...
-Vaati: Pas du tout, je vais très bien! Et ni toi, ni cet homme poulpe là bas remettra cela en cause!
-Stefbad: Parfait....
-Vaati: Dis moi très chère hallucination de Stefbad, j'ai l'impression que tu ne vas pas très bien.
-Stefbad: Si je ne suis qu'une hallucination, pourquoi parler?
-Vaati: Eh bien, nos trois camarades font un brin de causette et le calamar géant qui vit dans l'étang n'est pas très loquace, d'ailleurs son petit nom c'est Kraky si tu demandes. N'avons nous pas tous besoin de parler un peu?
-Stefbad: Je suppose.... Mais tu m'as l'air de devenir de plus en plus fou à mesure que tu restes ici.
-Vaati: La folie n'est-t-elle pas là une preuve de lucidité?
-Stefbad: Non justement, c'est tout l'inverse...
-Vaati: Mais quoi de mieux pour se sentir soulagé que de parler avec quelqu'un qui n'a plus aucun lien avec la réalité? C'est un ami très cher qui me l'a dit, le roi d'Hyrule! D'ailleurs il est à côté du prince Sidon là bas si tu le cherches.
-Stefbad:.....je m'en passerai merci!
-Vaati: Pourtant il est de bon conseil! Bon, qu'est ce qui te taraude mon cher petit mirage?
-Stefbad: Je ne pense pas que t'en parler serait une bonne idée. De 1, on se connait à peine, et de deux,  tu es bercé par des hallucinations et j'aimerais parler à quelqu'un de lucide.
-Vaati: Parfait, si tu me cherches je serait en train de parler à Linkondo juste lààààààààààààààààààààààààà
Le jeune zora tomba lamentablement sur le sol.
-Stefbad: Allez, retourne à l'eau petit zora!
Après avoir poussé le zora dans l'eau, Stefbad s'assit sur une pierre, et regarda le soleil se coucher.
Vaati se réveilla seul, dans l'eau. Il était encore un peu somnolant, mais plus lucide. Stefbad était encore en train d'observer le ciel, et Yorick et Chompir et Krystal étaient en train de.... Chompir?! Stefbad? La dernière chose dont se souvenait le zora, c'était sa baignade dans l'eau après la mort de Linkondo... et si il avait dit quelque chose qu'il ne fallait pas. Et si....
-Vaati: Non j'aurais pas pu..... Et merde, j'ai parlé de la transformation à Krystal! Bon, plus qu'à aller demander à Stefbad ce qui s'est passé...
Il se dirigea donc vers Stefbad.
-Stefbad: Alors, ça va mieux.
-Vaati: Trois questions: -Depuis quand vous êtes là?
                                  -Est ce que j'ai dis des trucs étranges?
                                  -On part quand?
-Stefbad: Alors, on doit être là depuis 5 minutes, tu as dis des trucs complètement loufoques, et je ne sais absolument pas quand on doit partir...
-Vaati: Le plus tôt sera le mieux, ce désert me fait perdre la tête.... Plus qu'à attendre qu'ils finissent de parler. Oh, au fait, ça va?
- Stefbad: Oui ça va mais.... laisse moi un peu seule s'il te plait...
Et Vaati la laissa seule, et alla replonger dans l'étang.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: stefbad le mardi 30 janvier 2018, 22:49:00
 J’ai bien cru que c’était la fin. Je ne comprends pas pourquoi j’ai fais ça, je suis tellement stupide ! J’ai tenté d’ébrécher l’une de mes seules relations amicales. Je regarde mon reflet dans l’eau. Mon visage sera désormais à jamais signé d’une cicatrice balafrant la partie gauche de mon visage, et qui me prive à jamais de mon œil gauche. Il est en train de s’éclaircir petit à petit, il est clair par rapport à avant. Un jour l’iris deviendra totalement blanc. Je serai repoussante. Mais tant pis, cela permettra de garder les autres à distance, seuls ceux qui reconnaîtrons que la beauté du cœur est plus importante que la beauté du visage, et il y a tellement peu de personnes qui s’en rendent compte. C’est quelque chose qui m’a toujours déçu.
 Je me lève, il vaut mieux combattre ses sentiments en se mouvant que dans l’immobilité. Pendant que je marche, les terres vertes d’Hyrule commencent à me manquer. Qui aurait cru que j’aurais accueilli les routes d’Hyrule comme ma seconde patrie ? Je suis condamnée à une vie de Bohème, j’ai passé la plupart de mon temps ainsi et donc je me sens appartenir à la Cité autant qu’aux plaines, ma vie se résumera-t-elle donc à une insatisfaction perpétuelle ? J’ai quitté la Cité pour pouvoir trouver la satisfaction mais je l’ai toujours poursuivie. Est-ce donc à cela que la vie ressemble ? Je regarde l’auberge. Peut-être que mes nouveaux compagnons sont la réponse à ce dilemme ? Seul le futur me le dira.
 Je pense que tous commencent à s’ennuyer ici, nous sommes dans un état d’attente de quelque chimère. Il faudrait qu’on reparte sur les routes d’Hyrule, sinon la situation dégénérera, ce qui s’est passé avec Chompir hier soir n’en sont que les prémices, si nous ne faisons rien. Je décide donc de faire quelque chose, je ne peux me permettre la mort de quiconque… ni finalement ma propre mort.
 J’entre dans l’Auberge dans laquelle je trouve une grande agitation. Krystal se trouve sur une tabe avec une bouteille de… non… c’est une bouteille de Qel’shar’a, le meilleur alcool des Gerudos ! Et il y a trois bouteilles vides de ce même alcool à côté ! Je n’ai jamais bu d’alcool, on ne m’en a jamais proposé, sauf certaines personnes réellement louches, mais quand même, on ne gaspille pas du Qel’shar’a ! Chompir est assis à côté d’elle, il tient un verre raisonnable de cet alcool, et semble exaspéré du comportement de Krystal. Yorick sur une table à proximité n’ose pas regarder. Par contre, je n’arrive pas à trouver Vaati, ce qui m’inquiète quand même un peu : est-il bourré ou s’est-il sauvé ? Remarquant enfin ma présence, Krystal hurle :


‘‘Ahh… *hic* Stefbad… viens gou*hic*ter ce don du c*hic*iel !
- Ne l’écoute pas, elle dit n’importe quoi.’’ intervient Chompir ‘‘Elle m’a parlé un peu lorsqu’elle a vu quelqu’un se faire servir du… euh… Keshara ?
- Qel’shar’a.’’ je corrige.
- Comment t’arrive à faire ce son au début ? Il est étrange. Bref, tu t’en doute bien, Krystal en a tout de suite voulu et à réussi à me faire boire un verre.
- Ou*hic* ! I-il a vou*hic*lu et il a *hic*doré.
- C’est vrai que c’est un bon alcool.
- C’est la fierté de nous Gerudos, apparemment la meilleure boisson qui soit, j’en ai jamais goûté.
- Qou*hic* ?! T-t’as jamais g*hic*outé ? C’est ab*hic*minable.
- Bref, je souhaitait vous dire quelque chose, à Yorick aussi d’ailleurs,’’ il tourna la tête en entendant son nom ‘‘je pense qu’il serait bien de revenir sur les routes d’Hyrule. Pourquoi ? La raison est simple. Vous n’avez toujours pas trouvé d’emplacement pour votre restaurant.’’
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Linkondo le mercredi 31 janvier 2018, 00:31:39
Lilin. Lilin, bon sang. Mais quelle humiliation ! Pourquoi devait-il subir ça ? Cette gerudo était arrivée comme une fleur, à l'improviste, et croyait faire amie-amie avec une autre fille, alors qu'il était en fait un bokoblin. Il était impressionné par le flot de parole qu'elle débitait, c'est à peine s'il avait pu en placer une ! Pas que ça le dérangeait, bien sûr, il préférait ne pas trop en dévoiler. Il ne fallait pas qu'il se lie d'amitié avec Aélia, elle ne connaissait pas sa vraie nature.
Il était rentré dans le village Cocorico sans vraiment savoir quoi faire ; surtout par curiosité en fait. Après tout, il n'avait pas pu y aller la dernière fois et à présent il venait tout juste d'avoir un collier prévu pour. Mais la vite avait pris une tournure délicate. Déjà, il n'avait pas pensé au poids de son espadon, qui était bien plus encombrant à traîner par terre. Et en plus, voilà qu'il taillait une bavette avec une parfaite inconnue, visiblement friande de monologue. Il venait d'obtenir quelque minutes de sursis car la gerudo était partie chercher ses affaires vers la mare du village. La grande question maintenant est : que faire ? Il n'avait aucune idée du temps qu'il s'était écoulé depuis sa dernière mort. Il ne connaissait pas la date, et puis cela ne servirait à rien car il n'avait pas celle de sa mort non plus. Ceci créant un autre problème : il ne savait pas où se trouvait ses amis, qui pourraient très bien être au désert gerudo comme n'importe où ailleurs. L'objectif de les retrouver serait donc difficile, voire impossible. Le bokoblin en vint à la conclusion d'aller chercher des informations un peu partout, et si cela ne suffit pas de repartir vers le désert gerudo. À cela s'ajoutait la recherche des grandes fées. C'est vrai, puisqu'il avait enfin quitté le désert, le moment semblait opportun pour réparer le collier, qui lui sera sûrement utile pour les jours à venir. Et cette fois-ci, il se devra d'être précis dans sa demande. Il faudrait un homme, adulte pour simplifier les choses, et costaud, pour pouvoir porter son espadon sans soucis (et puis c'est quand même mieux). Oh, et pas avec des cheveux violets où toutes sortes de couleurs anormales.
   Tout en réfléchissant, il commença à sentir une odeur de brûlé... Il tourna la tête et vit que les steaks commençaient dangereusement à noircir dans le wok. Zut ! Le repas va carboniser ! Il s'empressa d'éteindre le wok et d'en sortir les steaks. Pourquoi fallait-il que son seul repas depuis... longtemps soit préparé par un incompétente ? Bon, en même temps, elle lui avait offert à manger sans même le connaître, mais...

''Y'a-t-il quelqu'un se connaissant en médecine ici ?? J'ai une Piaf qui a été empoisonnée par une arme de Lézalfos, aidez moi vite !!''

Aussi improbable que cela puisse paraître, un homme-taureau géant tenait une enfant piaf inconsciente dans les bras ainsi qu'une de ces bêtes qui lui avait donné une crotte magique... Kokoru ? Quelque chose dans le genre. Bref, l'homme taureau s'était placé juste à côté d'Aélia et s'était mis à hurler dans tout le village, la faisant tomber de surprise. Intrigués, une quinzaine d'habitants s'était rapproché du cri, tout en se tenant à une bonne distance du monstre. Le bokoblin fit de même.
   Quand il arriva à niveau du groupe, il vit que la piaf avait le flanc vilainement noirci ; la blessure de Lézalfos. L'homme bête était en train de supplier un par un les Cocoricains pour l'aider à soigner l'empoisonnement, mais ceux-ci disaient ne rien pouvoir faire ; par manque de compétence ou par peur, nul ne le sait. Il s'addressa enfin à Linkondo :


- Smash : Et toi, là ! La fillette !Tu serais pas guérisseuse ? Ou un truc du genre ??
- Linkondo : Heu... Non, je suis juste un voya... une voyageuse qui passait par là...
- Smash : Et alors ??? Tu n'aurais pas un remède, une potion ? Elle est en train de crever, là !!!
- Linkondo : Non ! Non ! Je n'ai rien du t...

Il remarqua que le kokoru le fixait bizarrement

 - Cérès :
Eh, mais t'es pas une fille, toi ! T'es même pas hu...
- Linkondo : HOP HOP HOP ! (il l’attrapa pour lui bloquer la bouche, et se tourna vers les autres) Même pas une fille, comment ça ??Bien sûr, que je suis une fille !
- Cérès : Ah ! Au secours ! C'est un moo...
- Linkondo : Tut ! Tut ! On se tait !
- ??? : Vous avez essayé d'aller voir la grande fée ?
Tout le monde se tourna vers un habitant étrange, et le silence se fit.
- Kangis : Il y a une grande fée juste à côté du village, vous devriez aller jeter un œil !
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Sentinelle le samedi 03 mars 2018, 01:32:55
Diable ! Cette nuit n'avait pas été des plus agréables. Les lits n'étaient pas excellents, enfin, c'est peut-être simplement mon point de vue de Zora, les lits humains sont un peu étranges après tout. Il y avait aussi cette impression de fuir ma terre natale, la peur de ne plus la retrouver, et l'angoisse de partir à l'aventure. C'était probablement normal, j'étais une débutante en tant qu'aventurière !
Je visitai Elimith avec les yeux d'un jeune Zora découvrant le domaine pour la première fois. C'était insolite pour moi, les habitants me regardaient parfois d'un air bienveillant, ils ne devaient pas vraiment avoir l'habitude des gens de mon espèce par ici. Ils étaient cependant plutôt accueillants jusque là. Je découvrai les magasins, dont la fameuse teinturerie. Je n'avais rien à teindre hélas. Je réfléchissai longuement, contrariée et déçue, avant de finalement penser à mon sac. Il était bleu. Tout était trop bleu chez moi, le changer signerait mon passage ici, ce serait comme emporter un peu d'Elimith avec moi dans mes aventures. C'était décidé, je m'approchai de la teinturerie et reconnus immédiatement Soje. Je comprenais déjà mieux pourquoi il m'avait conseillé de venir visiter son magasin ce matin. Je me sentais un peu bête, mais je m'approchai et le saluai derechef. Il m'effrayait un peu, mais n'avait pas l'air méchant.


Haine "Eh bien, si je m'attendais à vous revoir ici ! C'est donc vous le fameux teinturier."

Soje "En effet, que puis-je faire pour vous ? Il n'est pas fréquent de voir des zoras par ici."

Haine "J'ai entendu dire que vous pouviez teindre n'importe quoi ! J'aimerais beaucoup teindre mon sac, ce n'est pas une tenue... Mais..."

Soje "Pas de problème, ça vous coûtera 20 rubis, quelle couleur souhaitez-vous ?"

Je lui demandais alors si un marron, sobre, serait possible. Je souhaitais avant tout me débarrasser de ce monotone bleu. Il répondit positivement.
Je ressorti peu après avec mon nouveau sac de voyage marron. C'était simple, mais c'était déjà un premier souvenir d'aventure ! Je n'avais vraiment pas les moyens de m'acheter la moindre tenue ou armure dans les autres magasins, ni même d'arme, mais j'avais un joli sac !
Cela dit, c'était un village assez petit, et ceci ne m'avait occupée qu'une heure, j'avais toute la journée devant moi, et peu de choses me retenaient ici, tandis que le reste du monde m'appelait. Je plaçai ainsi ma besace sur mes épaules et repartait, les poumons emplis de cet air de liberté. J'avais conscience que ce début d'aventure me paraissant incroyable, mais qu'il deviendrait bien rapidement lassant. J'espérais rencontrer quelqu'un ici, j'aurai probablement plus de chances à Écaraille...
Je poursuivi ainsi ma route, solitaire, en direction d'Écaraille. On m'avait dit qu'il se trouvait dans la Forêt de Firone, et que c'était une région très agréable. J'avais hâte d'en savoir davantage, une fois de plus !


C'est court, mais il est grand temps de réveiller un peu cette fic ! j'arrive pas à m'intégrer je comprends pas ce que vous faites oskour :oups:
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Yorick26 le dimanche 04 mars 2018, 15:27:33
ꟷ Stedbad : Vous n’avez toujours pas trouvé d’emplacement pour votre restaurant.
ꟷ Yorick : À ce propos… Je suis désolé de vous le dire de but en blanc comme ça, mais il va falloir que je vous le dise assez rapidement. Et je vous avoue aussi que je compte profiter de l’état… j’allais dire second, mais ça serait presque faux… de l’état normal de Krystal, pour vous avouer ça. Je pars.
ꟷ Stefbad : Tu nous quittes ?
ꟷ Yorick : Oui, je pars. Comme tu l’as dit, je n’ai toujours pas trouvé d’emplacement pour le restaurant. J’avais suivi cette quête étrange car il avait des personnes en danger et que je ne pouvais pas les laisser tomber. D’autant que j’avais plein d’espoir pour que Krystal m’aide dans la gestion du restaurant. En croisant Linkondo, j’espérais qu’il puisse devenir notre cuisinier. Il était tellement attaché à son wok. C’est même ça qui l’a perdu. Maintenant tout le monde est sain et sauf. Ou presque. En tout cas, il n’y a pas de danger immédiat. Je vais reprendre les routes… seul.
ꟷ Krystal : Qu’est ce-*hic* dit ?
ꟷ Chompir : Il dit qu’il s’en va.
ꟷ Yorick : Je ne vous cache pas que la décision fut difficile à prendre. Parce que même si je me suis clairement attaché à chacun de vous, je me suis aussi rendu compte que sauver le monde, ce n’était pas pour moi.
ꟷ Chompir : Personne n’était prêt je crois…
ꟷ Yorick : Quoi qu’il en soit, je pars. Et je ne vous demanderai pas de me suivre. Vu comment le destin se joue de nous, je suis sûr qu’on se reverra. En attendant, je vais tenter de reprendre ma vie en main.
ꟷ Stefbad : Tu pars quand ?
ꟷ Yorick : Je pars ce soir. Il va suffire que je me couvre un petit peu pour éviter d’avoir trop froid, mais je préfère ça plutôt que de brûler sur place. Marre de cette chaleur. Et puis plus vite je m’en vais, plus vite se feront les adieux et moins ça sera dur. Je pense que vous le savez, mais je peux être sensible sur les bords.

C’est ce moment que choisit Krystal pour éructer de manière très gracieuse et de finir son interruption par baragouinement qui semblait voulait dire « Je kiffe cette boisson ». Yorick sourit. Il n’en attendait pas moins de Krystal. Lui faciliter les choses comme ça. Il n’avait pas eu besoin de lui demander. Dans quelques jours il lui manquerait, mais en attendant, le départ serait plus aisé. Moins délicat. Alors sans rajouter un mot, il se leva et enfila une veste qu’il avait trouvé je ne sais où. Il se saisit de son bagage qu’il avait préparé en avance. Il n’y avait pas grand-chose dedans. Quelques armes qu’il a accumulé au cours de son aventure et quelques plats qu’il avait pris la peine de préparer en avance pour son voyage de retour comme une tarte aux melons composée de deux melons glaglas, d’un boisseau de blé, d’une motte de beurre et de canne à sucre. Même s’il partait le soir, il valait mieux être plus prudent et se donner un moyen de se protéger contre la chaleur accablante du désert. Puis surtout il avait du faire avec qu’il lui tombait sous la main et il n’y avait pas beaucoup d’autres fruits, mis à part des fruits volt.

Personne n’avait essayé de le retenir. Il était arrivé jusqu’à la porte que personne n’avait dit un seul mot. Peut-être étaient-ils tous sous le choc. Qu’importe. Il n’avait pas voulu qu’on le retienne de toute façon. Une nouvelle aventure l’attendait, en espérant que celle-ci soit un peu plus calme. Peut-être ferait-il de nouvelles rencontres. En tout cas, il ne comptait pas abandonner aussi facilement.



J'ai pas suivi ce qu'il se passait ailleurs, mais je vais sortir un petit peu du désert. Histoire d'intégrer un peu les nouveaux arrivants.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Vaati the Wind Mage le dimanche 04 mars 2018, 23:11:31
Vaati venait juste de sortir de l'eau, après une longue et intense réflexion. En sortant, il aperçut Yorick, qui sortait tout  juste de l'auberge. Il remarqua son air déterminé:

-Vaati: Ah, Yorick! Où... où vas-tu?
-Yorick: Je... je pars. Je vais prendre les routes pour un temps. Mais je sais qu'un jour ou l'autre je me retrouverai sur vos chemins.
-Vaati: Parfait. Dans ce cas, c'est un au revoir!
-Yorick: C'est ça! Au revoir!
-Vaati: Yo... Yorick!
-Yorick: Quoi?
-Vaati: Puisque tu pars je n'aurais pas d'autres occasions de te le dire: voilà, je sais qu'on à pas beaucoup parler mais je tenais à te remercier, toi et les autres, de m'avoir sauvé de Verantwo. A part Chompir, aucun de vous ne me connaissait, et je vous serait toujours reconnaissant!
-Yorick: Eh bien... je pense que n'importe qui aurait fait pareil. A présent à bientôt!
-Vaati: A bientôt!

Vaati observa Yorick s'en aller, avant de prendre une décision et de rentrer dans l'auberge. Krystal vomissait dans la plante verte, et tous les autres avaient l'air troublés. Il se décida alors à prendre la parole:
-Vaati: J'ai... j'ai un truc à dire.
-Krystal: Awawawawawawaw
-Vaati: Bon en fait je ne le dirais qu'à vous deux, Stefbad et Chompir.
-Chompir: Vas y.
-Vaati: Voilà, en fait je ne vois pas pourquoi nous restons ici. De un: ça ne sert à rien, Linkondo ne va pas nous tomber du ciel. Et de deux: je ne peux pas rester ici plus longtemps!
-Krystal: Passke t'es un poisson LOL!
-Vaati: dans tous les cas, nous n'allons quand même pas rester ici éternellement! On devrait sûrement retourner sur les routes pour chercher Linkondo!
-Chompir: Je suis d'accord!
-Stefbad: Moi c'est ce que je voulais faire tout à l'heure en fait...
-Krystal: C'est dingue comme je 't'es pas écouter!
-Vaati: Je vais vous laisser alors, on doit se préparer un peu.
-Chompir: Ca serait quand même mieux de passer la nuit ici, pour laisser Krystal décuver...
-Krystal: EH!!!! Tchhhhhhhhhh... Tu sais toi... t'es mon meilleur pote! Je t'aime! T'es un bon gars!
-Chompir: Je pense pas avoir à développer. Et puis on devrait retrouver Linkondo avant de voir plus loin. Mais où il peut être...
-Stefbad: D'après mes recherches, après sa première mort, un monstre ressuscite toujours à l'endroit de sa première mort...
-Chompir: Alors direction le village Cocorico!
-Vaati: Mais c'est super! J'ai toujours rêvé de rencontrer des Sheikah! Et puis des poules! J'en ai jamais vu! Est-ce vraie que si une poule est battue, les autres t'attaquent? Comme un gang?
-Chompir: Non.... ce sont des poules.... de simples petites cocottes.
-Vaati: Bon, laissons Krystal décuver, moi je vais m'entraîner à cuisiner des plats, je m'avoue emballer par cette histoire de restaurant!

Vaati prépara donc une assiette de fruits et champis électro, à base de quatre fruits volts et d'un champi volt. Ensuite, il attendit le retour de Krystal à son état plus... conventionnel, puis le petit groupe partit vers le village Cocorico.



Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Gaellink le lundi 05 mars 2018, 01:50:08
J'ai fait un petit truc qui pourrait vous aider à vous repérez :
(Cliquez pour afficher/cacher)
N'hésitez pas à le reprendre pour vous repérer dans l'avancement de l'histoire et à le modifier si il y a des choses incorrectes, notamment à propos des objectifs de votre personnages, j'avoue que j'ai fait ça vite fait cet aprèm  :R
Voilà à présent, voici ma partie :

Smash ne se sentait pas très malin, à peine arrivé à Cocorico, on lui demandait de faire demi-tour. Vers les Monts Géminés se trouvait apparemment une Grande Fée d'après les dire d'un certain Kagis. L'étrange groupe s'était complété entre-temps. Une hylienne aux cheveux violet ne voulait pas lâcher Cérès le suivait à grand pas, accompagnée d'une Gerudo qui avançait du en mangeant son steak grillé.

''Lilin pourquoi on les suit ? Et pourquoi tu secoues cette créature dans tout les sens ?'' Lui demanda-t-elle, la bouche pleine.

''AAAaaaaaAAAAaaaah'' Fit Cérès, secoué dans tout les sens.

''Aléia, il vaudrait mieux que tu restes au village, ce n'est pas la peine qu'on soit quatre pour amener une blessée à la grande fée.'' Déclara ''Lilin''

''Oui mais pourquoi tu les suis alors ?'' Insista Aléia.

''Il faut que je vois cette grande fée moi aussi, c'est urgent.'' Répondit-''elle''

''AH NON ! Le plus urgent c'est Gaellink pas toi sale monstre !'' Hurla le Korogu.

''Mais la ferme, je ne suis pas un monstre'' S'écria ''Lilin'' en le secouant encore plus vivement.

''MAIS VOUS ALLEZ LA FERMEZ OUI ?!'' Rugit-Smash toute les forces. ''La gamine va crever à cause de vos jérémiades. Vous nous suivez si vous voulez mais me ralentissez pas. Le navet je te laisse avec elles''. Ajouta-t-il avant de piquer un sprint vers une fleur géante.

''Non me laisse pas avec lui !'' Gémit le Korogu, avant de se prendre une tarte.

Smash jeta un coup d’œil à la petite Piaf. Elle était brûlante dans ses bras et semblait gémir des choses comme ''crabe'', ''flamme'', ''Gardien''. Au moins elle disait quelque chose... Le Chasseur de monstre se planta devant l'énorme ''fleur-fontaine''. Une femme gigantesque parée de nombreux bijoux et maquillée avec excès en sortit en gloussant.

''Ohoho que puis-je faire pour toi, beau guer-'' Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase Smash la coupa violemment :
''MAIS BORDEL SAUVEZ LA !! Y'en a marre des blabla, plus de temps à perdre, elle va mourir, faites quelques chose vous êtes une putain de fée vous pouvez tout faire hein ??''

Elle resta abasourdie un instant. Même les petites fées qui voltaient autour elle étaient pétrifiées de surprise. Personne n'avait parler ainsi à la Grande Fée Cotura. Lilin, Cérès et Aléia qui venaient d'arriver, étaient bouche-bées. Cependant la Grande Fée comprit que ce langage peu respectueux était lié à la panique de cet homme. Elle prit le corps inconscient de la petite Piaf sans un mot et replongea dans sa fontaine.

''Mais qu'est ce qu'elle fait ?! Elle va la noyer !'' S'écria-t-il presque sur le point de se jeter à l'eau pour la récupérer. Mais ''Lilin'' lui saisit le bras avant d'ajouter :
''Ne vous en faites pas, j'ai déjà vu une Grande Fée faire ça, enfin c'était un Zora donc c'est sûr qu'il y avait moins de chance qu'il se noie et puis c'était pour purifier une corruption de démon et non pas un simple empoisonnement mais bon...''

Il n'eût pas le temps de continuer avant qu'une grande lumière apparaisse puis la Grande Fée sortit avec la petite Piaf.

''Gaellink ! Tu n'as rien ?'' S'écria Cérès en lui sautant sur le ventre.

De l'eau pleine de paillettes sortit de son bec comme une fontaine avant qu'elle ne se relève péniblement.

''J'ai mal partout... '' Marmonna-t-elle. ''J'ai cru que j'allais y passer.''

Elle regarda autour d'elle et vit l'énorme visage de la fée souriante.

''J'imagine que c'est à vous que je dois la vie, merci madame !'' Déclara-t-elle avec un sourire reconnaissant.

Le Chasseur de monstre s’avança et s'inclina respectueusement. Tout le monde fut soudainement choqué par ce changement soudain de comportement.

''Grande Fée, merci infiniment pour ce que vous avez fait. Pardonnez mon manque de respect auparavant, j'étais... inquiet...'' Dit-il d'une voix grave.

Gaellink qui était encore à terre, vit qu'il rougissait. Peut-être venait-il de prendre conscience des grands pouvoirs de cette divinité ? Qu'elle était capable de le changer un petit lapin ou en pâquerette  à l'instant. Celle-ci gloussa :
''Et bien voilà qui est mieux, malgré tes manières de rustre et ton agressivité tu as un cœur et de l'honneur, guerrier. C'est pourquoi j'ai réalisé ton souhait, de plus la vie d'une âme innocente était en jeu. Mais à l'avenir, fait preuve d'un peu plus de respect envers moi et mes sœurs.''

''Oui madame.'' Répondit Smash vivement.

Il aida ensuite Gaellink à se relever puis se tourna vers l'Hylienne aux cheveux violets :
''T'avais pas quelque chose à lui demander d'ailleurs toi ?''

''Lilin'' hocha la tête avant d'avancer vers la Grande Fée, hésitant. Il ne savait pas comment l'expliquer sans que tout le monde l’entende. Mais la Grande Fée Cotura semblait lire dans ses pensées.

''Oh mais c'est un grand guerrier que nous avons là, quelle mauvaise blague a fait ma sœur à l'un des sauveur d'Hyrule !'' Gloussa-t-elle.

''Sauveur d'Hyrule ?'' S'écria tout le monde à l'unisson.

Linkondo n'eut pas le temps de répliquer que la fée le saisit, l'embrassa et il se métamorphosa sous les yeux de tout le monde.

''Mais c'est ...!'' S'étonna Gaellink.
Cérès se tut et le fixa longuement.
''Lilin en fait tu étais un... VOÏ ?!'' S'écria Aléia.

Linkondo un peu étourdi ouvrit les yeux et inquiet, vit son reflet dans l'eau. Sa taille avait encore changé. Cette fois-ci il avait les cheveux courts et d'un châtain presque blond, et les yeux d'un bleu presque gris, argenté. Lorsqu'il se redressa il vit qu'il arrivait en dessous de l'épaule de Smash, ce qui est une taille raisonnable quand on sait que le gaillard est un géant.

''Mais, mais... Et le code des Grandes Fées ? Le plan subastral ? La détection psychique ? Les MégaMaaaag ?'' Bredouilla-t-il.
''Ma grande sœur est si à cheval sur les règles, mais moi tout ça ça m'ennuie, je fais ce que je veux !'' Déclara-t-elle en balançant sa mèche, signe qui se voulait rebelle mais qui était juste gênant... Mais se rattraper, Cotura eut un dernier cadeau à faire au Bokoblin.

''Disons, que c'est pour rééquilibrer le karma, tu n'as pas toujours été chanceux ces derniers temps'' Déclara-t-elle en tendant un wok vers lui.
Mais pas n'importe quel wok.
SON WOK.

Il n'eut pas le temps de manifester sa joie et sa gratitude que Smash le saisit par l'épaule :
''Hé toi, tu m'as bien eu avec ton ''déguisement''. Très bien alors ''Sauveur d'Hyrule'' affronte moi pour voir.'' Déclara-il d'un sourire carnassier.

''Oups ! Ça c'est pas de ma faute !'' Déclara la fée avant de replonger dans sa fleur qui se referma ensuite.

Linkondo déglutit, décidément sa chance tournait trop vite.


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PS : Il y a une notice dans le wok de Linkondo, le collier à présent trois perles d'ambre :
une jaune pour son apparence actuelle, une rouge pour son apparence féminine et une verte pour son apparence d'origine. Ainsi il peut choisir l'apparence qu'il veut. Enfin c'est une idée, je l'ai pas mis directement dans l'histoire, c'est à toi de voir @Linkondo ^^
 


Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Krystal le lundi 05 mars 2018, 05:52:20
Chaud comme tout le monde me décrit comme la pire des pochtronnes.

@gaellink je me permets de piquer ta liste, c'est une excellente idée que t'as eu. Je l'ajoute au début du journal, afin de tenir un peu l'emplacement de tout le monde, et la liste des participants.

Je remets le lien du journal ici : le journal intime de Krystal la Magnifique (https://docs.google.com/document/d/1oF0CK1j49L_bBWRE3iMXlaHzb9QgSCPruroldXaFfAc/edit). Je l'updaterai, parce que je suis un peu en retard dessus !



Krystal n'avait rien compris.

Pour être honnête, elle n'aurait peut-être pas dû forcer sur cet alcool délicieux qu'est la liqueur de Melon Glagla. Mais avec cet arrière-goût sucré, cette petite amertume et cette fraîcheur en bouche, couplé à cette chaleur à crever dans le désert, comment ne pas y résister ? Et comme elle avait fait rapidement ami-ami avec l'aubergiste - une connaissance de Vivian lui aussi fan de ses romans - elle avait pu avoir un accès illimité au nectar tant convoité. Et elle ne s'en était pas privé, loin de là.

La jeune femme poussa un long gémissement en se retournant sur le côté. Un rayon de soleil éclairait son visage, et elle plissa les yeux en continuant de gémir. Elle roula sur le dos, se mettant à l'abri du rayon meurtrier et ouvrit les yeux, encore dans le coltar, essayant de remettre ses esprits en place. Déjà, elle était couchée sur le sol. Première nouvelle. A côté d'une plante verte qui dégageait une odeur abominable, mais néanmoins reconnaissable. Prise d'un haut-le-coeur, Krystal entreprit de se mettre assise, le plus loin possible du pot à vomi. Elle prit de grandes inspirations, essayant de calmer le mal de crâne qui la martelait depuis son réveil il y a quelques minutes, avant de bouger dehors.

Krystal retrouva Chompir, Vaati et Stefbad dans un petit coin à l'ombre, partageant ce qui semblait être le petit déjeuner. Sentant la bonne odeur de champignons qui se dégageait de la marmite non loin, l'estomac de la jeune femme commença à grogner. Toujours pas très réveillée, elle se dirigea vers le petit groupe et s'assit lourdement à côté d'eux.


Chompir : Tiens donc, regardez qui voilà...
Stefbad : Ca y est, tu as dessoûlé ?
Krystal : Pas encore, pas entièrement, mais je redescends.

Sans ajouter un mot de plus, elle attrapa une gourde et la but d'une traite avant de se servir une assiette de champignons et de quelques fruits et commença à tout engloutir, sous le regard réprobateur de ses compagnons.

Vaati : Comment arrives-tu à manger dans ton état ?
Krytal : Disons qu'être bourrée, c'est mon état naturel et à part le mal de crâne, la gueule de bois ne m'empêche pas de vivre, et encore moins de manger.
Vaati : Si j'avais avalé ne serait-ce que le dixième de ce que tu as bu, je serais cloué au lit pendant au moins trois jours...
Krystal : L'habitude, je t'apprendrais.
Vaati : Non merci... J'ai pas envie de me retrouver en train d'aboyer tout le monde.
Krystal : Qui a aboyé tout le monde ?
Stefbad : Toi. Tu as même été dire à Chompir que tu l'aimais et t'as tenté de lui faire des câlins toute la soirée.
Krystal : J'avais vraiment l'alcool mauvais hier soir... A moins que mon idée initiale était de l'étrangler, ça collerait plus.
Chompir : Je suis là, merci.
Krystal : Qui aime bien châtie bien.
Chompir : Je suis pas sûr que ça s'applique dans ton cas.
Krystal : Si on peut plus rigoler.

La jeune femme finit de manger avant d'aller se changer et se laver un peu. Elle revint une vingtaine de minutes plus tard, ses bottes à la main. Elle se réinstalla à côté du groupe, qui n'avait pas bougé et qui, bizarrement, ne parlait pas beaucoup. En voulant remettre ses bottes, Krystal eut la surprise d'y trouver un pendentif Nox. Elle plissa les yeux alors que la gemme se balançait devant elle, essayant de se souvenir pourquoi elle avait cet objet en sa possession. Ce qui n'échappa pas à Chompir.

Chompir : Pourquoi tu as un pendentif Nox ?
Krystal : Je n'en suis pas sûre mais je crois que je l'ai chouré à Yorick.
Stefbad : Quoi, Yorick n'a pas son pendentif ?
Krystal : Ouais, tant pis, je vais lui rendre de toute manière. Il est pas levé ?

Un silence de plomb tomba sur le petit groupe. Stefbad, Vaati et Chompir s'échangèrent de longs regards, ce qui alerta la jeune femme. Elle finit de mettre ses bottes, et voyant que personne ne répondait, elle croisa les mains et observa tour à tour les trois personnes, qui n'osaient pas la regarder.


Krystal : Quoi ?
Stefbad : Tu t'en souviens pas ?
Krystal : De quoi je devrais me souvenir ?
Chompir : Yorick est parti.

Krystal ne répondit pas. Elle se contenta de fixer le Piaf, déterminant s'il lui mentait impunément ou non. Mais ce n'était pas le cas.


Krystal : Quand ?
Chompir : Hier soir.
Krystal : Personne l'a retenu ?
Stefbad : On a respecté son choix. Même toi.
Krystal : Quoi même moi ?
Vaati : Tu lui as un peu sauté dessus, bourrée, pour lui faire un câlin et lui souhaiter bon voyage.

La jeune femme garda le silence, accusant la nouvelle. Elle prit une grande inspiration, essayant de ne pas s'énerver. Avec le mal de crâne qu'elle avait encore, elle avait du mal à penser correctement. Trop embarrassé par la non réaction de sa congénère, Chompir décida de changer de sujet.


Chompir : Bref, on a pensé s'en aller d'ici.
Krystal : Excellente idée, cette chaleur commence sérieusement à peser.
Stefbad : On devrait retourner vers Cocorico. Les monstres réapparaissent là où ils sont morts la première fois.
Krystal : Ok, bon, pour le moment, on va se remettre de nos esprits - enfin, moi surtout - on va faire l'inventaire de nos vivres, voir ce qu'il nous faut et nous les procurer. Et surtout, on va passer une bonne nuit de sommeil. On part demain à l'aube, j'irais chercher le Gardien, ce sera bien mieux pour voyager. Des suggestions ?
Chompir : Ca me parait une bonne idée.
Vaati : Ca me va, j'aurais le temps de cuisiner autre chose.
Stefbad : Ok.
Krystal : Bon, quelqu'un sait quand est-ce que Jielash revient de la Cité Gerudo ?

Autre silence, autres regards gênés.


Krystal : Quoi encore ?



La nuit était tombée depuis un moment déjà. Ils avaient passés la journée à rassembler des vivres et du matériel afin de voyager sans soucis. Et étant donné qu'ils avaient un moyen de transport, ils en profitèrent pour en prendre plus que nécessaire, ainsi que certaines choses lourdes, comme de nouvelles marmites ou une petite provision  de bois. L'aubergiste avait gracieusement offert quelques bouteilles d'alcool à Krystal pour son voyage mais Chompir les lui avait confisquées en prétextant qu'elle avait assez bu ces derniers jours et qu'il allait la rationner. Encore troublée par le départ de Yorick, elle ne protesta pas. Ils avaient tout rassemblé dans l'une des chambres louées pour la nuit, jugeant bon de tout emporter le lendemain matin une fois que le Gardien serait à proximité. La journée s'achevant, ils avaient tous dîné ensemble, leur conversation tournant principalement autour de l'itinéraire à prendre, avant de partir chacun de son côté. Chompir et Stefbad allèrent se coucher, Vaati décida de dormir une fois encore dans le point d'eau de l'oasis, supportant mal la chaleur, et Krystal resta debout encore un petit moment.

La lune commençait à être bien haute dans le ciel qu'elle ne dormait toujours pas, ruminant autour d'un petit feu.


Krystal : Et le mec, il est parti, comme ça ! Pouf ! Plus de Yorick ! Il aurait quand même pu attendre que j'aie désoûlé, on a encore des trucs à régler, mais il a préféré fuir !
Vivian : Hum, mais ce n'est pas toi qui t'es aussi enfuie sur un wok sans prévenir personne et qui a disparue dans la nature ?
Krystal : Oui ! Oui mais... Attends, comment tu sais ça ?
Vivian : Tu es très bavarde quand tu es sous l'effet de l'alcool, tu sais.
Krystal : ... Oh.
Vivian : Et aussi j'ai lu ton journaaal. ~
Krystal : QUOOOOI ?
Vivian : Oh, ne prends pas cet air consterné, c'est toi qui me l'a donné.
Krystal : J'étais vraiment déchirée...
Vivian: Oh oui. On a beaucoup parlé, et tu as même inventé un supeeeerbe scénario pour ton prochain roman !
Krystal : Vraiment ? Oh non, je m'en souviens pas !
Vivian : C'est pour ça que tu m'as donné ton journal. J'ai tout noté dedans et j'y ai même mis une dédicace ! ~
Krystal : OH MON DIEU TU ES GÉNIAL !
Vivian: Je saaaiiis !

Krystal récupéra sa possession et les deux compères discutèrent joyeusement des idées tordues que la jeune femme avait eues pour son prochain best-seller. L'aubergiste les rejoignirent à un moment, proposant toutes sortes d'idées loufoques à rajouter, mais la nuit avançant bien, il partit très vite, laissant Krystal et Vivian seuls à nouveau.


Vivian : Concernant Yorick...
Krystal : Je n'ai sérieusement pas envie de reparler de Yorick.
Vivian : Mais il va bien falloir. Je pense qu'il est parti se ressourcer, se déconnecter des événements, tu ne peux pas lui en vouloir. Et il faut dire que tu n'as rien fait pour arranger les choses entre vous, à part te noyer dans l'alcool.
Krystal : Aucun regret.
Vivian : Bref, réfléchis bien, tu ne peux pas lui en vouloir pour être parti.

Il fit une pause, remuant quelques bûches dans le feu. Attendant une réponse, il leva les yeux au ciel, avant de s'agiter
.

Vivian : On devrait rentrer à l'auberge. Ce n'est pas une nuit à rester dehors.
Krystal : Comment ça ?
Vivian : Vois par toi-même.

Il montra le ciel du doigt, et Krystal leva les yeux. La lune, habituellement si blanche et immaculée, avait virée au carmin, et déjà, des voluptes de fumée noirâtre commençaient à s'élever du sol.

Vivian : J'ai assez côtoyé de Yigas pour savoir que cela signifie. C'est mauvais signe.
Krystal : Ou pas.

Krystal se mit à sourire. Elle aurait une idée plus précise de leur destination le lendemain matin.




Le soleil était déjà bien haut dans le ciel que Krystal était déjà sur pied, lavée et prête à partir. Elle avait assez dormi la nuit d'avant et quelques heures de sommeil qu'elle avait eu avaient suffit à la requinquer. Attendant que les trois autres se réveillent, il devait déjà être midi passé, ils abusaient, elle mit la main à la pâte et décida de leur préparer un déjeuner digne de ce nom. Un déjeuner sucré, elle avait envie de sucré. Elle alla quérir auprès de l'aubergiste, en échange de quelques rubis, une bouteille de lait frais, un oeuf de volatile, un boisseau de blé, une canne à sucre, et un rayon de miel enduro pour cuisiner des Crêpes au Miel, et elle alla chercher quelques fruits pour agrémenter le tout. Une fois que tout fut prêt, elle se mit assise et prit tranquillement son déjeuner. Alors qu'elle engloutissait une des crêpes - délicieuse au passage - qu'elle avait préparé avec amour, elle sortit le pendentif de sa poche et l'examina de plus près.

Krystal : Linkondo ?

La pierre s'illumina, mais il n'y eu aucune réponse. Krystal douta : était-il revenu ? Fallait-il attendre encore un peu ? Pas découragée pour un sou, elle retenta.


Krystal : La terre ici Krystal, me recevez-vous ?

Pas de réponse. Un peu contrariée, elle continua de petit-déjeuner tout en continuant de parler. Plusieurs minutes s'écoulèrent ainsi.

Krystal : Wouhouhouhouuuu. Houhouhouhooouuuuu. Wouhouhouhooouuuuu. HouhouhouHOOOOOOUUUUUUUU.
Linkondo : Krystal ?

Elle en lâche presque le pendentif. Surtout que la personne qui lui avait répondu était un homme, et c'était pas la voix de Linkondo. Un peu perdue au début, la jeune femme se souvint de ce que lui avait confié Vaati. Et c'était pas normal..


Krystal : Kondo ? C'est toi ?
Linkondo : Krystal ? Oui, c'est moi !
Krystal : C'est pas ta voix normale.
Linkondo : Oui, j'ai euh... j'ai utilisé le collier pour me métamorphoser.
Krystal : Mais le collier te transformait pas en femme ?
Linkondo : Quoi ? Attends comment tu sais... Par les déesses, je vais le tuer.
Krystal : Mais comment ?
Linkondo : J'ai été voir la grande Fée de Cocorico, elle a changé le sortilège.
Krystal : OH NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON, JE VOULAIS VOIR LE RÉSULTAT !
Linkondo : Désolé, mais t'auras pas ce plaisir.

Krystal rumina une minute entière, déçue. Elle aurait tellement aimé le voir en fille. Elle allait le regretter.


Krystal : Alors, dis-moi, t'es bien à Cocorico ?
Linkondo : Oui.
Krystal : Ah, Stefbad avait raison, la lune de sang te fait réapparaître à l'endroit de ta première mort.
Linkondo : Oui, je me suis transformé et j'ai été y faire un tour, c'est vraiment un village magnifique. Et j'ai rencontré des gens, je vous les présenterais. Vous êtes où ?
Krystal : Dans le désert, toujours, au Bazar Assek.
Linkondo : Ca fait combien de temps que je suis parti ? Tout le monde va bien ?
Krystal : Quelques jours, tout au plus. Et oui, tout le monde va bien, tu nous as sauvé en te sacrifiant.
Linkondo : Je vois.
Krystal : Écoute, on était sur le point de bouger. On grimpe sur le Gardien et on arrive aussi vite que possible.
Linkondo : D'accord, je bouge pas. Mais deux minutes, depuis quand t'as un collier ?
Krystal : On te racontera. A plus tard.

Le collier cessa de s'illuminer. La conversation était finie. Sachant enfin où se trouvait Linkondo, Krystal reprit son déjeuner. Quelques minutes plus tard, elle vit Chompir et Stefbad émerger, pas très réveillés.

Krystal : Vous avez vu l'heure, bande de sales jeunes ?
Chompir : Désolés, on a parlé une bonne partie de la nuit et on s'est couchés assez tard.
Krystal : Vous avez de la chance que je sois pas venue vous réveiller à coup de seaux d'eau dans la tronche.
Stefbad : Merci, on apprécie.
Chompir : En fait, c'est le collier qui nous a réveillés. Mais je pense avoir rêvé.
Krystal : Ah non non, j'ai papoté avec Linkondo. Il est bien à Cocorico.

Chompir et Sefbad s'échangèrent un regard, un peu plus réveillés que précédemment. Il s'empressèrent de s'asseoir près de la jeune femme, attentifs.

Chompir : Linkondo est revenu ?
Krystal : Oui, y a eu une lune de sang la nuit dernière. Il a ressuscité.
Stefbad : Il va bien ?
Krystal : Super, il a utilisé le collier et s'est apparemment fait de nouveaux amis à Cocorico.
Chompir : C'est une bonne nouvelle.
Krystal : Ouais, on va le rejoindre assez vite avec le Gardien, mais on a perdu du temps, il faut pas traîner. Tenez, j'ai fait des crêpes, mangez et on partira.

Chompir et Stefbad acquiescèrent et se servirent sans modération. Ils revirent ensemble l'itinéraire, qu'ils revisitèrent un peu. Ils passeraient la nuit près du Lac Hylia, qu'ils devaient normalement atteindre un peu avant la nuit, et continuer le lendemain. Avec de la chance, il atteindrait Cocorico en fin d'après-midi.
Alors qu'ils débattaient ensemble sur quelles routes prendre pour que cela soit le plus rapide, Vaati émergea de l'eau, tout penaud, et s'approcha du petit groupe, toujours en plein débat.


Vaati : J'ai loupé quelque chose ?



Une fois les affaires remballées, Chompir, Stefbad et Vaati prirent leur paquetage et s'éloignèrent du Bazar Assek. Krystal était partie avant eux, après avoir prit le temps de dire au revoir à l'aubergiste et à Vivian, qui la pria de lui envoyer de ses nouvelles rapidement. Elle alla chercher le Gardien et alla rejoindre les autres. Ils chargèrent leur moyen de transport et s'y installèrent le plus confortablement possible avant de se mettre en route. Ils avaient prévu de s'arrêter au point d'eau à la sortie du désert afin de se désaltérer et de laisser Vaati se baigner un peu, histoire qu'il ne finisse pas en poisson séché, avant de continuer leur voyage.
Après tout, Linkondo les attendaient.

Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Yorick26 le lundi 05 mars 2018, 11:58:26
Personne ne l’avait suivi. Il s’était attendu à ce que quelqu’un l’en empêche ou tente au moins de le rejoindre, mais il n’en était rien. Il ressentait un petit pincement au cœur, mais cela n’était rien comparé à ce qui aurait pu arriver si quelqu’un était intervenu. Au moins ils avaient respecté son choix… Mais maintenant il était tout seul avec pour seul objectif la création du restaurant. Il était parti de rien la première fois, là il avait moins que rien. Krystal devait toujours être en train de mettre de l’engrais dans les pots de fleurs. Au moins, il repartait avec un bon nombre de recettes qu’il pourrait rajouter à son menu. Voilà, au moins il avait les idées. Il fallait cependant qu’il trouve les ingrédients. Cela allait être compliqué tout seul. Puis de toute façon, sans le bâtiment, il ne pouvait pas faire grand-chose, sinon cela s’apparenterait plus à du camping qu’autre chose.

Allez, premier objectif, trouver un bâtiment. Ou des ruines. Une base quoi. En tout cas il était hors de question que ça se passe près du désert Gerudo. Cela manquait de verdure. Comment faire un potager ? Et puis le parcours était compliqué et semé d’embûches. Non, non, non. Non. Il avait beau retourner le problème dans tous les sens, mais même près du Relais du canyon où le climat était plus clément, il ne voyait pas comment créer un restaurant dans ce coin paumé. Qui voudrait manger un plat épicé dans un coin pareil. Mis à part quelques Zoras farfelus poussés par une sombre force maléfique, aucun autre membre de cette espèce se risquerait à aller dans un endroit si dangereux pour eux.

Yorick était posé sur un rocher devant le Relais. Il parcourait le paysage rocheux le regard vide en attente d’un signe qui lui indiquerait la direction à prendre. Il y avait un vieux qui semblait être un petit peu trop attaché à une espèce de champignons. Son utilisation semblait être un peu… dérivée, mais qu’importe. Ce n’est pas lui qui allait l’aider avec son restaurant. Ce n’est sûrement pas un allumé du champignon qui sera d’un quelconque secours.

Devant lui se trouvait un mur qui avait dû être construit il y a longtemps. Des gardiens avaient essayé de l’escalader en vain et s’étaient éteint en accomplissant cette tâche. Une idée venait de lui traverser l’esprit. Krystal fanfaronnait avec son nouveau jouet. La tête qu’elle ferait si elle voyait qu’il en avait un lui aussi. C’était dangereux de tenter de réactiver un gardien, mais puisque c’était possible, autant en profiter. En plus… Oh oui, il pourrait peut-être le programmer pour qu’il fasse office de sentinelle du restaurant. Après tout, un bon établissement en Hyrule est avant tout un endroit où on se sent en sécurité. Et puis comme ça, il sera possible d’ouvrir n’importe où. Pas seulement dans un coin sans ennemi comme dans un village.

Yorick se retourna pour demander l’avis à ses camarades par réflexe, mais il se rappela qu’il n’avait personne à qui rendre des comptes. C’était ses décisions. Il faisait ce qu’il voulait et il était de nouveau libre de ses mouvements et pouvaient suivre ses idées. Il y aurait des échecs, mais il n’y en aurait peut-être pas plus que lorsqu’il suivait le groupe. En tout cas il aurait le plaisir d’aller jusqu’au bout de ses envies et de ne pas être limité par la nécessité de sauver le monde. Il était comme libéré, délivré.

Le jeune Hylien se saisit de son tout son paquetage et se dirigea vers le mur aux gardiens. C’était avec une certaine appréhension qui s’approcha de celui qui était le plus près. Le pauvre n’avait plus que trois pattes dans un état correct et le corps était à moitié enseveli dans le sol. Son œil unique fixait le ciel comme s’il réclamait une clémence divine. Il ne lui serait d’aucune utilité, mis à part récupérer quelques pièces supplémentaires. Yorick continua de farfouiller de gardien en gardien jusqu’à en repérer un qui semblait en plutôt bon état. Au moins, il avait toutes ses pattes même si certaines étaient emprisonnées dans la terre. Agissant avec prudence, le jeune Hylien se rapprocha pas à pas prêt à prendre ses jambes à son cou.

Après quelques minutes de suspens insoutenable, il arriva à poser la main sur l’engin sans que ce dernier s’active. Très bien. Il n’avait plus qu’à le remettre en marche sans qu’il devienne menaçant. Ca allait lui prendre plusieurs rien que pour comprendre pourquoi celui-là ne marchait pas… Mais cela vaudrait le coup.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: stefbad le mercredi 21 mars 2018, 22:35:13
 On entrait à nouveau dans les magnifiques falaises du Canyon Gerudo. Je me suis toujours demandé comment ils se sont formés. Y avait-il autrefois une rivière qui s'y promenait ? Ou alors la chaîne montagneuse est-elle une chaîne de volcans éteints ? La première option semble plus viable, mais les deux se valent. De toute façon, je ne saurais jamais avant de faire une pause dans le Canyon et l'explorer plus méthodiquement, ainsi que découvrir l'histoire sûrement passionnante de ces camps sur la falaise. Mais à chaque fois que je suis allée au Canyon, c'était pour le traverser, pas pour y rester. Et j'ai toujours admiré ces belles falaises. Le monde contient tellement de belles choses, que je n'aurais jamais le temps de toutes les explorer. Qui sait ce qui existe en-dehors des Grandes Failles, ou dans le Château d'Hyrule ? Le lointain pays de Labrynna ? La lointaine terre de Horon ? Le pays légendaire de Coholint ? Cette terre nommée Lorule ? Le Royaume d'Estoffe si souvent mentionné dans des traités de commerce ? Nul ne sait, et je n'aurais sûrement jamais la réponse. Qui sont ces Darknuts, ces Zunas, ces Celestiens ? Est-ce que les Picoris, la Tribu du Vent, les Celesbourgeois existent ? Ces peuples dont on parle si souvent, dans les textes, voire dans les mythes ; on ne les connaîtra vraisemblablement jamais. Et tant de bâtiments sont perdus à jamais, comme le légendaire Colosse du Désert, dont on dit qu'il a été remplacé par une certaine "Tour du Jugement", elle aussi perdue.
 On doit ressembler à une bande de fous pour les passants. Un Piaf, un Zora, un Hylien et un Gerudo, le tout juché sur un gardien devait faire peur à plus d'un, mais heureusement on n'a vu personne. Je suis sûre que n'importe qui aurait hurlé de peur et se serait soit caché sur le côté, soit tenté de résister. En tout cas, heureusement que ça ne s'est pas passé, quelle honte !


"Stefbad ?" demande Vaati

 Je sursaute. Il m'a fait peur ! J'étais bien plongé dans mes pensées, je n'ai même pas remarquée qu'il s'était approché de moi. Que me souhaite-il ? Je me demande. Ce sera bien l'une des première fois que j'ai une discussion avec lui, tant je suis peu bavarde et lui était enfermé dans ses Oasis. Je me demande ce qui va me dire.


"Que souhaites-tu ?
- Lorsqu'on sera arrivés à la fin du Canyon, pourras-tu rester un peu à côté de moi ? J'ai quelque chose à te demander.
- Pourquoi ne peux-tu pas le faire ici ?
- Non que je ne leur fait pas confiance, j'ai pas envie qu'ils m'écoutent.
- Très bien, je respecte ce choix."

 Étrange. Je suis en tout cas curieux de savoir ce qu'il va me demander. Je le laisse donc se remettre à sa place, cela ne sert à rien pour lui de rester près de moi, cela ne fera qu'attirer les soupçons, et il le sait bien. Chompir nous avait regardé d'un œil intrigué durant cette brève discussion, mais Krystal n'avait pas remarquée, concentrée qu'elle était dans sa tache de conduire le Gardien. Je me demande d'ailleurs comment elle a réussi à en prendre contrôle. Malgré ce qu'elle a dit sur le fait qu'elle l'a trouvé dans une Armurerie Sheikah et une obscure histoire de clef qui brillait en bleu, je ne vois pas trop ce qui lui a permis de faire cet exploit. Mais en tout cas, quelle qu'en soit la cause, cet outil est bien pratique, on a traversé la dernière partie du désert et là presque tout le Canyon, je le vois se courber vers la gauche pour contourner le Mont Nabooru, donc on en est à la fin. Et après, on n'aura plus qu'à traverser... non... Je crois qu'on ne peut pas passer avec le Gardien, si ce n'est pas la taille, c'est la solidité du pont qui fera défaut. Je me courbe donc vers Krystal afin de la prévenir.

"Attention, Krystal ! On va après avoir à passer le pont de Digdogg ! Il est assez fragile et étroit, il va falloir que tu ralentisse !
- Ok, j'vais voir."

 J'espère que Krystal a vraiment les choses en main, sinon on risque d'être emporté dans la rivière avec le Gardien et le Pont. Ce serait une catastrophe pour le commerce, et ça renforcerait encore l'isolation des Gerudos, le temps que le pont soit reconstruit. Enfin, on verra, ce danger est moindre par rapport à ce qu'on a vécu auparavant, et on a en plus un Zora avec nous. Il pourra nous aider.
 Lorsqu'on voit enfin le pont apparaître, tous voient un Hinox, debout, qui semble attaquer quelqu'un. C'est quand même impressionnant de voir un Hinox en plein combat, j'en ai personnellement jamais vu, comme d'autres sont passées avant moi afin de les tuer. Je fouille dans mon sac, et j'y trouve mon carnet de notes. Éternel carnet de notes. Ça fait un moment que je n'y ai pas touché, je vais devoir mettre à jour les informations sur Vérantwo, ça peut être important. Mais la page que je recherche est celle du Hinox. Lorsque je la trouve enfin, je prends mon crayon et je commence à dessiner l'Hinox. C'est dommage que je n'ai pas un angle de vue optimal, mais on ne peut pas en demander trop pour ce genre de dangereux monstre. Lorsque j'aurais la chance de m'en approcher plus près, je vais pouvoir l'étudier plus en profondeur. Vaati pourra attendre, mes recherches ne connaissent pas de frontières.
 J'entends Krystal dire qu'il va falloir éliminer ce monstre si on veut continuer le chemin. J'exprime mon accord. Si je veux l'étudier, mieux vaut le tuer d'abord ! Elle commence à lui envoyer des tirs de laser, ce qui alerte l'Hinox, qui se retourne vers nous. C'est parfait, j'ai désormais un magnifique angle ! Je dessine une autre vue du monstre selon son anatomie. Krystal, tout en continuant de tirer, s'approche des eaux. L'Hinox est visiblement blessé, comme ses mouvement se font plus défensifs du côté du gardien, et il baisse sa garde du côté de la forme Hylianoïde, qui en profite pour l'attaquer. L'Hinox commence à nous envoyer des pierres, que Krystal esquive habilement. Intéressant, ils sont donc capables de faire ça. Nous sommes désormais tout proches de l'eau et... non... Vaati vient de sauter dans l'eau ! Il fait une chute énorme ! Il risque de se tuer ! À la vitesse à laquelle il est, le choc risque d'être terrible, engageant des potentielles fractures des os ! J'espère que le corps des Zoras est plus résistant que celui des Hylianoïdes, car nous serions surs d'avoir de belles fractures au niveau des mains et des bras, possiblement au niveau du crâne. Chompir s'envole. Qu'est-ce qu'ils ont ?


"Vite, saute du Gardien !" hurle Chompir "Krystal va tenter de passer sur le pont, et moins on est, plus elle a de chances ! Si le pont s'écroule, tu monteras sur mon dos !"

 Instinctivement, je saute, tenant bien mon carnet à la main, et je m'éloigne du gardien pour éviter de me prendre une des pierres que lance l'Hinox. Ensuite, je m’assois, continuant de noter diverses notes sur l'Hinox, et au bout d'un certain temps, je commence à mettre mon carnet à jour à propos de Vérantwo. Pendant ce temps, Krystal s'engage prudemment sur le Pont, tout en continuant à tirer sur l'Hinox. Heureusement que celui-ci n'a pas le temps de viser, et se fait attaquer par le Gardien et l'Hylianoïde, sinon le Pont aurait pu céder. Comme Krystal s'engageait sur le premier îlot, un tir laser acheva finalement l'Hinox. Je me relève donc, et je courre vers le cadavre du monstre. Lorsque j'arrive, je vois à côté de Krystal, qui est descendue de son Gardien, un Sheikah qui fait de grands gestes en pointant la rivière qui coule en contrebas. Comme je commence à étudier le monstre, Krystal remonte sur le Gardien afin d'arriver sur l'autre berge, suivie de Chompir et le Sheikah. Ils se sont peut-être accordés afin de faire une pause ensemble. Moi, je reste ici à examiner le monstre.
 Mais pourquoi ? Je devrais être avec les autres, en train de faire connaissance avec ce Sheikah ! Et Vaati ? Pourquoi je veux m'aliéner ? Je ne fais que de m'écarter des autres, comme je l'ai toujours fait. Tout le monde va vers l'autre berge, et Vaati fait sûrement de même. Alors pourquoi pas moi ? Je souhaite pourtant étudier ce Hinox, j'en ai jamais vu de si près. L’œil jaune et bleu dont j'ai tellement entendu à la table des voyageurs intrépides était désormais à quelques mètres de moi, tout comme ces richesses légendaires qu'il porte à son cou, mais pourquoi je sens aussi de l'attirance pour ce groupe, alors qu'il est objectivement moins intéressant ? Ce sentiment d'appartenir à un groupe se manifeste donc ainsi ? Je n'ai pas autant envie de l'étudier par rapport à avant. Que c'est-il passé ? J'ai envie de les suivre, et pourtant je peux bien le faire plus tard, ils vont manger seulement. Je peux bien manger sur le trajet, ou même ne pas manger du tout, ce n'est pas la première fois que je jeûne pour les biens de la science, mais il y a quelque chose de différent aujourd'hui. Je me suis posée plusieurs fois cette question existentielle, je le sais, mais je ne l'ai toujours pas résolue. Est-ce que mes recherches sont si importantes ? Mes recherches sont pourtant ce qui m'a toujours guidée, qu'est-ce qui me guiderai désormais ? Mes compagnons ? Mais eux aussi errent sans but précis en vérité...
 Je fais le tour de l'Hinox. Je me retourne, afin de faire face à la procession, qui n'a avancé que de deux îlots. J'avance. Mon choix est fait. Le Passé n'est pas le Futur. Si le Passé peut l'influencer, en aucun cas cela peut être la même chose. Ce n'est pas avec les éléments de mon Passé que je construirait mon Futur. C'est en y mêlant le Présent et des imprévus, que mon Futur deviendra intéressant. Je ne dois plus me poser la question sur qu'est-ce qui est le plus important. C'est l'imprévisible qui l'est, et non pas le prévisible. C'est grâce à lui que ma vie sera complète. Je ne dois pas abandonner le Passé non plus, ni mon savoir, car quelqu'un, un jour, le verra. Je pense savoir ce qu'il faut que je fasse. Lorsque je serais arrivée à Cocorico, j'achèterai un nouveau livre, et j'y consignerai tout mon savoir. Ainsi, d'autres personnes que moi pourront en profiter, et lorsque Hyrule sera libérée du mal, je mettrais en valeur les ruines pour que tous les voient, et que tous apprennent. Lorsque Hyrule sera libérée du mal, je ferai publier mon livre. J'ai enfin défini mon nouvel objectif. Je marche donc rapidement en direction des autres. Chompir, me remarquant, prends un air relaxé, comme s'il était heureux que je décide de les rejoindre. Il ralentit même un peu afin de me laisser les rattraper. Lorsque je suis arrivée à son niveau, il me dit :


"Je suis heureux que tu ais choisi nous plutôt que l'Hinox.
- Je me suis rendue compte qu'une vie imprévisible avec vous serait bien plus intéressante qu'une vie prévisible où je suis seule.
- Tu sais, je m'en rends compte que maintenant, mais j'étais un peu comme toi avant.
- Comment ça ?
- Je souhaitais toujours savoir beaucoup de choses. C'est pour cela que j'ai commencé ce voyage d'ailleurs, afin de connaître des choses sur les autres cultures. Mais je me suis rapidement rendu compte, comme je rencontrais Jielash, que si je continuais mon voyage seul, je finirai par errer sans but précis au final. Après, on n'a pas la même personnalité, j'ai remarqué que tu avais tendance à fuir les autres, tandis que moi j'apprécie la compagnie, mais au final on est partis tous les deux pour la même raison..." il marqua une pause "Finalement, quel est ton nouvel objectif ?
- Je... souhaite désormais partager mon savoir, plutôt que de continuer à l'accumuler. Ce que je connaît sera plus utile dans les mais du prochain savant qui, je ne sais pas, mettra au point un bateau qui marche sans vent, ou un véhicule automatique comme le Gardien, mais plus rapide, moins dangereux et surtout moins effrayant." Chompir rit un peu, et je fis de même "En bref, je pense écrire un livre et informer tut le monde des magnifiques ruines qui existent dans notre monde, enfin ce deuxième objectif sera plutôt à aborder lorsque le célèbre Héros dont parlent les Légendes aura enfin repoussé la Calamité.
- S'il vient !
- Il viendra, que soit aujourd'hui, dans un an, dans cent ans ou dans mille ans.
- Je pense que ton projet est super ! Et en plus tu le fais avec nous ! Saches que tu as bien changé depuis la première fois que je t'ai vue, et en mieux. D'ailleurs, tu pourras parfois me partager des choses parmi tout ce que tu connais ? Je suis moi-même aussi très curieux, mais je n'aurais pas le courage de faire ce que tu as fait.
- Compte sur moi !"

 Comme la discussion se finissait, on arrivait vers la berge sur laquelle Vaati pouvait venir. C'est quand même étonnant ce que m'a dit Chompir. Je suis contente que ce que j'ai fait lui plaît. J'espère pouvoir le satisfaire avec ce que j'ai dans mes carnets. En tout cas, il y a de la matière ! Lorsqu'on arriva en vue de la berge, on vit Vaati avec une jeune femme toute mouillée dans les bras. À sa vue, le Shaikah courra vers elle et la pris des bras de Vaati pour la mettre en position allongée. Krystal descendit du Gardien comme Chompir était en train de préparer le déjeuner, le soleil était au zénith en ce beau jour de Printemps. La pauvre femme devait être en Hypothermie, la rivière était très froide comme les neiges de l'hiver fondaient. Je sors donc ma couverture, celle que j'ai utilisée afin de dormir, et je la recouvre. En même temps, je demande à Chompir de rapidement préparer une soupe, ou quelque chose d'autre qui se mange facilement, chaude afin de la réchauffer. Acquiescent d'un coup de tête, il prit une bouteille de lait frais, un boisseau de blé, une motte de beurre et de la venaison et fit un ragoût de viande, dont il s'empressa de donner une part à la jeune femme. Pendant qu'elle se nourrissait, je me rapprocha de Vaati. Me voyant bouger, il me fit signe de me mettre à l'écart. Lorsque l'on fut assez loin du reste du groupe, il me dit :

"Tu sais, j'ai quelque chose de très important à te dire... Apparemment c'était toi qui avait des rêves prémonitoies ?" J'acquiesce. "Eh bien... je crois que c'est moi qui en ais maintenant..."



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Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Krystal le mercredi 21 mars 2018, 23:47:08
Alors qu'on soit bien clairs : si on repart encore dans un délire de rêves prémonitoires à la con/un arc Verantwo deuxième du nom, je fous le camp de la fic.

Vous êtes prévenus.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Vaati the Wind Mage le jeudi 22 mars 2018, 07:41:54
D'ailleurs le "rêve prémonitoire " n'était qu'une excuse pour rattraper quelque chose que j'avais raté.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Chompir le samedi 24 mars 2018, 19:45:54
Bon, c'est pas grave voyons. Il dit qu'il croit qu'il en a le poisson, mais avec cette chaleur à mon avis ça a juste grillé quelques neurones et il est plus très frais. Stefbad lui a bien fait dire, "Eh bien... je crois que c'est moi qui en ais maintenant..."


Vaati et Stebad avaient l'air de parler de quelque chose d'important entre eux, je me demande ce qu'ils pouvaient se dire tous les deux. En tout cas j'étais heureux de voir que notre Gérudo avait décidé de nous suivre, elle était heureuse, souriait et s'était enfin fait des amis. Au final on se ressemblait un peu, j'aurai pu finir par errer en Hyrule comme elle. Moi aussi j'avais de la chance de m'être fait des amis mais ces dernières semaines avaient étés éprouvantes mais avaient permis de me renforcer et de devenir un meilleur guerrier, j'ai même pu apprendre beaucoup. Enfin bon, pendant ce temps, nous voilà affublés de deux étranges compagnons, un étrange Sheikah bien loin de son village. J'avais cru comprendre lors de mon passage à Cocorico qu'ils ne le quittaient que très rarement. On avait aussi à ses côtés une jeune Hylienne qui venait de se réveiller et qui regardait tout autour d'elle jusqu'à ce qu'elle se mette à hurler en voyant le gardien.

- Krystal : Woh Woh Wohhh ! On se calme, fillette. J'ai encore mal au crâne alors pas besoin de nous casser les oreilles. Il est pas méchant, c'est mon joujou. (le tenancière avait le visage tout rouge et avait l'air d'une folle en disant ça... pas de quoi la mettre en confiance) T'as pas à av...

- Chompir : Ce qu'elle essaye de te dire c'est qu'il n'y a aucun danger, il est inoffensif et nous sert de moyen de locomotion. C'est même avec lui qu'on a pu vous sauver toi et Sheik.

- Krystal : Woh j'tai pas permis de me couper la parole le pigeon !

- Chompir : (se tournant vers Krystal avec un regard mesquin) Tu veux un coup de collier de vérité peut être ?

- Krystal : m'non c'est bon... (puis elle marmonna des choses incompréhensible mais ça devait être pour fomenter un plan pour se venger ou quelque chose du genre)

- Chompir : Bref, on doit un peu te mettre mal à l'aise, en même temps c'est pas tous les jours qu'on voit un groupe composé d'une Hylienne, d'un Zora, d'une Gérudo et d'un Piaf sur un gardien... Comment t'appelles-tu et que fait tu sur les routes ?

- Miss : Je m'appelle Miss, je suis enchanté de faire votre connaissance. Je me dirigeais vers le désert Gérudo avec Sheik qui à décidé de m'accompagner et sans votre aide, on n'y sera jamais parvenu.

Stefbad et Vaati arrivèrent près du groupe.

- Stefbad : Le désert ?!! Je doute que ce soit une bonne idée sauf si vous voulez vous faire capturer par les Yigas... à mon avis ils sont en rogne et le désert va être encore plus dangereux que d'habitude. Il y a déjà Vah'Naboris qui le rend assez dangereux. Je vous conseillerais de passer votre chemin pour cette fois. et puis, vous pouvez peut être nous accompagner si vous le souhaitez...

- Sheik : Je pense qu'ils ont raison Miss, et puis nous leur devons la vie, il serait plus sage de les écouter et de les accompagner sur un bout de chemin en décidant d'aller autre part. Nous pourrions peut être partir retourner vers Lanelle et aller vers le village Zora ? Qu'en pensez vous ?

- Miss : Je ne sais pas trop... en tout cas vous avez raison, si nous n'arrivons pas à abattre un Hinox, nous n'aurons certainement encore moins de chance dans le désert.

- Vaati : Nous allions à Cocorico, vous avez qu'a nous accompagner sur le chemin, le domaine Zora n'est pas si loin du village Cocorico et puis il est vraiment magnifique. Je crois que j'aimerai bien le revoir...

- Krystal : Roh voilà que l'autre nous fait du sentimental... pff allez partons, on a assez manger. Vous avez des chevaux ?

- Sheik : Non hélas nous n'avons pas de chevaux...

- Krystal : Bon montez alors mais ce sera une exception ! Mon joujou s'appelle pas Taxi Hyrule.

Le nouveau groupe qui venait de s'agrandir repris la route et commença par longer le pied du plateau du Prélude pour éviter le terrible plaine et ses gardiens. Mais ce n'était pas tout ça, la nuit allait tomber et ils étaient encore loin des monts Géminée et la nuit était dangereuse. Notre Piaf proposa de s'arrêter près du viaduc d'Hylia, il y avait vu une ruine à côté alors qu'il allait vers Ecaraille avec Jielash. (il se demandait d'ailleurs comment elle allait dans la cité Gérudo et si elle ne craignait rien avec les Yigas à côté) Krystal suivis les conseils de Chompir et ils arrivèrent près d'un bâtiment en ruine sur une haute colline. La vue y était superbe... on pouvait y voir le viaduc d'Hylia et le lac, il y avait peu de monstre. Krystal avait des étoiles dans les yeux, Chompir venait de comprendre à quoi elle pensait. Ils venaient surement de trouver l'emplacement du futur restaurant.


Héhé @Krystal en reprenant tout ce qu'on avait dit au tout début de la fic co, nous venons enfin d'atteindre l'emplacement qui avait été prévu pour le restaurant. Nous allons avancer, fini la chasse aux monstres géants.

@Miss Mojo : j'espère ne pas t'avoir pris de cours si tu voulais te rendre dans le désert Gérudo au final je t'en ai éloigné. :R

@stefbad ; @Vaati the Wind Mage j'ai rien écris sur votre discussion privé à vous de voir si vous voulez faire un léger flash back.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Vaati the Wind Mage le vendredi 30 mars 2018, 20:15:45
Alors qu'on soit bien clairs : si on repart encore dans un délire de rêves prémonitoires à la con/un arc Verantwo deuxième du nom, je fous le camp de la fic.

Vous êtes prévenus.


Aucun risque je te rassure  :8): Une fois pas deux.
                                                                                                                                                                                       


-Vaati: je crois que c'est moi qui en ais maintenant.

Stefbad le regarda d'un air louche. Puis elle se rendit compte de ce qu'il se passait. Ils étaient restés trop longtemps au désert. Elle le poussa aussitôt dans l'eau. Une fois en bas, il lui hurla:

-Vaati: Mais ça va pas enfin. Est ce que comme Chompir est un Piaf je le pousse souvent du haut d'une falaise?
-Stefbad: C'est pour ton bien! On resté si longtemps dans le désert que tu risque ta vie à présent(encore)! Reste dans l'eau encore un bon moment, le plus longtemps possible! Cette impression de rêve prémonitoire disparaître bientôt!
-Vaati:... si tu le dis!

Et le zora nagea aussi longtemps qu'il le pût en suivant le groupe, rejoint il y à peu par une jeune fille et un Sheikah au nom """"""""""""""""""""original"""""""""""""""""""". Il se demanda alors quelle serait la prochaine étape? Un lynel un korogu et une... Piaf? Non, trop peu commun un Lynel, et les Korogus étaient trop mystérieux. Enfin, il finit par sortir de l'eau. Le groupe finit par se retrouver dans un endroit montrant une vue magnifique. Il regarda Krystal. Une émotion incroyable semblait la submerger, il ne l'avait jamais vu ainsi. En même temps, elle avait été bourrée la majorité du temps où il l'avait connue. Quoiqu'il en soit, elle avait l'air songeuse. Vaati épuisé, s'endormit.

Un grand bruit le réveilla. Ses amis avaient crié. Une forme noire se trouvait devant eux. Verantwo. Chompir saignait abondamment derrière lui, et ne bougeait pas...

-Vaati:  Monstre! Qu'... qu'est ce que tu leur as fais?
-Verantwo: Tu sais que je fais de la citare. Oh, je ne suis pas très doué, pas du tout même, mais je t'ai écris une chanson...
-Vaati:... une chanson?
-Verantwo: une chanson.
-Krystal: une chanson.
-Linkondo: une chanson.
-Verantwo: OUI UNE CHANSON! Bref, j'ai travaillé très dûr dessus, et ça me ferait très plaisir que tu l'écoutes, alors allons-y!
-Vaati:.....
-Verantwo: Allons y:                  Ce fût un triomphe
                                          Je prend note: Succès total
                                     Il est même dur d'estimer ma satisfaction
                                              Nous armée des ténèbres
                                    Nous faisons ce que nous devons faire, car nous le pouvons
                                   Je le fais pour le bien de tous (sauf ceux que j'ai torturé)
                                        Mais on ne doit pas pleurer chaque erreur,
                                               Et on doit se battre pour ceux qui sont
                                                       TOUJOURS EN VIE
                                             je ne suis même pas en colère
                               Même si tu m'as brisé le coeur et forcé Chompir(et un peu Krystal) à me tuer!

-Vaati: AAAAHHHHHHHH!!!!!!
-Krystal: Moins de bruiiiiiiit!

Vaati venait de se réveiller d'un cauchemar plutôt perturbant. Stefbad, qui n'arrivait pas à dormir , lui adressa la parole:
-Stefbad:Euh... ça va?
-Vaati: For the people who are still alive... Oh, euh oui ça va, juste un mauvais rêve.
-Stefbad: Je vois. Ca te dirait de parler un peu, puisqu'on est deux à ne pas pouvoir dormir?
-Vaati: Pourquoi pas? J'ai fais un cauchemar horrible!
-Stefbad: En même temps après ce que tu as vécu... D'ailleurs si je peux me permettre...
-Vaati: Oui?
-Stefbad:............je peux te poser quelques questions sur Verantwo?
-Vaati: Eh bien... si tu veux!

Et il passa une bonne partie de la nuit à lui raconter son expérience en tant que possédé par un démon à la solde d'un plus gros démon. Enfin, ils finirent pas discuter de sujets un peu plus variés. Stefbad en vint à parler de son enfance mouvementée
Vaati en vint donc à évoquer la sienne:
-Vaati: Moi non plus je n'ai pas eu une enfance facile. Ma mère voulait découvrir le monde, alors elle a voyagé dans tout Hyrule, accompagné d'un appareil qu'elle a eu chez un scientifique. Ça lui permet de prendre des images de son voyage,e t elle nous les envoie grâce au Piaf facteur. Elle a voyagé chez les gerudos, chez les Gorons grâce à une tenue spéciale... Tiens regarde!

Vaati sorti d'une poche imperméable de son bas une petite pile d'images. Toutes représentaient une zora violette joyeuse posant devant différent monuments. Dans une impressionnante tenue chez les gorons, devant un gardien délabré à la Muraille d'Elimith, et même devant l'ancien Temple du Temps.

-Vaati: Ma mère est une véritable aventurière. C'est elle qui a réussi à traversé les fossés par Ganon, grâce à une sorte d'appareil volant créé par une scientifique. La dernière photo la montre même devant une immense tour, au pays de Labrynna je crois... Quoiqu'il en soit, cette absence fût, je ne sais pas pourquoi, la cause de quelques moqueries quand j'étais enfant. Mais maintenant tout va mieux, je m'entend bien avec tout le monde au domaine!

-Stefbad: Finalement, on n'est pas si différent!
-Vaati: C'est ça!

Les deux finirent par trouver le sommeil. Krystal marqua l'emplacement de l'endroit où ils avaient passé la nuit, presque la larme à l’œil.
-Krystal: Quand on aura retrouver Kondo, on pourra aller ici. Allez, on y va!

Avant de partir, Vaati bût un remède enduro, fait à base d'une corne de Lézalfos et d'un champi enduro. Puis, Krystal posa une question à Sheik et Miss: si ils restaient ou si ils partaient?
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Yorick26 le mercredi 25 avril 2018, 00:10:40
Le pauvre Hylien avait essayé sans succès. Il en était à son troisième gardien qu’il avait démonté pièce par pièce. Bien qu’il en connaisse maintenant l’anatomie, si tant est qu’on puisse parler d’anatomie pour ce drôle de tas de ferraille, il n’en comprenait pas le fonctionnement. Aucun moyen d’en faire redémarrer un seul. Alors qu’il était recouvert d’une espèce de liquide gluant noirâtre de la tête aux pieds, il se releva et jura tout seul :

- Yorick : C’est bien joli tout ça. J’ai une collection complète d’arbres antiques, de vis antiques, de cœurs antiques, et tout. Mais ce n’est pas avec ça que je vais concurrencer Krystal et son drôle d’engin. Comment avait-elle fait pour avoir un spécimen qui réponde à ses faits et gestes ? Je ne me souviens plus.

Alors qu’il était sur le point d’abandonner, le jeune Hylien se prit les pieds dans quelque chose qui sortait à peine du sol. Une bonne couche de poussière avait recouvert le fautif que la chute de Yorick réussit à soulever dans un nuage digne des plus beaux effets spéciaux. Surpris et un peu sonné, il s’intéressa à ce qui était la cause de son magnifique vol plané. Bien qu’il puisse certifier que la nature de l’objet était bien de la même technologie que les gardiens, la pièce qui sortait du sol ne lui était pas connue. Pourtant il avait perdu des heures à décortiquer les trois cadavres mécaniques précédents. Une lueur d’espoir brillait dans les yeux de Yorick.

- Yorick : Aaah ! Te voilà ! Tu étais donc cachée là petite pièce manquante du puzzle. Viens donc voir Tata Yorick, histoire que je puisse me carapater vite fait bien fait et laisser tout ça derrière moi.

- Yorick : Il se mit à essayer de déblayer le tour de la pièce, mais plus il creusait, plus celle-ci semblait s’enfoncer dans le sol. Elle était plus grande qu’il ne l’avait pensé. Une pièce de cette taille-là, où pourrait-elle bien être ? Il avait bien raison de se poser la question. Néanmoins, il continua ses travaux d’excavation. Ce n’était pas facile car au fur et à mesure qu’il s’enfonçait, le sol était de plus en plus si bien qu’il commençait à s’écorcher les mains et les ongles pour des avancées si minimes que ça le foutait en rage.

- Yorick : Si près du but ! Saletés de machines. Y en a pas une qui veut m’aider. Vous êtes déjà chiantes quand vous marchez et que vous tuez tout sur votre passage, mais si en plus quand on essaye de vous réparer vous y mettez de la mauvaise volonté… Bécasse !

Le jeune hylien accompagna cette insulte suprême d’un grand coup de pied rageur dans la machine. L’effet calmant ne fut pas au rendez-vous. Pire, il avait maintenant mal aux orteils et il ne pouvait pas s’empêcher de se les tenir fermement des deux mains comme si cela pouvait atténuer la douleur. La machine, quant à elle, se mit à vrombir. C’était tout d’abord à peine audible, puis se fut progressivement de plus en plus sonore. Etait-ce le choc qui avait déclencher cette réaction ? Dans le doute, Yorick préféra se reculer. Si c’était bien un gardien qui venait de se réactiver, il valait peut-être mieux se mettre à l’abris d’autant que maintenant le sol se mettait à trembler laissant présager une sortie imminente de la machine.
Le jeune homme fit bien car peu de temps après s’être caché derrière un pilier rocheux, le sol se mit à se fendiller, puis la machine jaillit pour aller se propulser contre le mur. Il n’avait pas pu bien voir la nature de la machine. Non seulement il s’était caché lâchement, mais aussi, même s’il avait osé ne serait-ce qu’un regard il n’aurait vu qu’un nuage de poussière jaunâtre dissimulant ce qu’il se passait. Seul le bruit du choc contre le mur et la persistance des vibrations lui avaient indiqué que la machine avait percuté le mur et que même si sa course était arrêtée, elle était toujours en état de marche.
Alors que les volutes de poussière se clairsemaient et retombaient sur le sol, Yorick découvrit la nature de l’origine de tout ce capharnaüm. Il s’agissait bien d’une machine semblable aux gardiens à ceci près qu’au lieu de reprendre une forme d’araignée, celle-ci était clairement d’inspiration volatile. Deux ailes battaient frénétiquement sans que le reste du corps, rondouillard et coincé dans un angle, puisse continuer d’avancer. Sur le dos, reposait un dossier pour une seule personne avec devant lui trois leviers. Yorick n’osait l’espérer. Il ne savait pas comment fonctionnait cette machine, mais il fallait de toute évidence s’asseoir dessus.
« Le courage ne te manque pas, mais il faut quand même agir avec prudence » se dit-il. Après tout, on ne savait pas grand-chose de cette machine. Néanmoins il s’approcha petit à petit, tout d’abord discrètement, puis en faisant plus de bruit tout en gardant une distance raisonnable qui lui permettrait de courir se cacher en cas de besoin. Mais non. Malgré ses bruits de pas qui furent de suivis par des cris de menace ridicules, rien ne semblait déranger cette espèce de poule mécanique qui continuer de vouloir s’enfoncer un peu plus loin dans le mur avec insistance.
Yorick était maintenant à un bras de la machine qui continuait de trembler sans vouloir se calmer. La machine réagirait-elle au toucher ? Il avait beau se rassurer en se répétant qu’elle n’avait pas montrer signe de vie quand il essayait de la sortir de terre et que ce n’était qu’un choc particulièrement violent, quoique modéré, ce n’était qu’un coup de pied après tout, qui l’avait fait sortir de son immobilité. Ainsi il arriva sans trop d’appréhension à prendre place sur le siège du dos de l’engin. Pas de réaction. Tant mieux. Cela valu un long soupir à Yorick de soulagement. Quelle que fut cette chose, elle ne semblait pas lui être nocive.
Reprenant confiance en lui, il attarda son attention sur les leviers qui se présentaient à lui. L’un d’eux était poussé vers l’avant alors que les deux autres étaient un peu plus reculés. Par instinct, il remit celui-là à sa position initiale. Les tremblements se turent presque immédiatement. Petit à petit, à force d’essais plus ou moins malencontreux, il finit par en tirer quelques conclusions. Cette machine permettait de se déplacer et même de voler. Tellement mieux que le gardien de Krystal. Certes il ne tirait pas de rayon laser et il n’y avait qu’une seule place disponible, mais il pouvait voler. Et ça c’est cool. Le levier central permettait de choisir la direction qu’il souhaitait. C’était d’ailleurs le seul qui pouvait être déplacer dans tous les sens. Celui de gauche indiquait s’il fallait s’élever ou se rapprocher du sol. Quant au dernier, à droite, devait servir à choisir la vitesse. Il n’avait pas pu exploiter toutes les possibilités de celui-ci, mais dès qu’il le poussa légèrement, les tremblements qui avaient repris après quelques essais se firent beaucoup plus important si bien que Yorick le remit tout de suite dans sa position initiale.
Voilà qui était parfait. Krystal pourrait toujours courir et fanfaronner avec son gardien. Il avait son propre transporteur. Tout fier et absolument ravi, le jeune hylien se pencha vers la tête de sa monture et lui dit :


- Yorick : On va vivre de jolies aventures tous les deux. Tu vas voir. On va pouvoir les oublier, ça va être chouette. Je sens qu’on va bien s’aimer tous les deux. Ma gourgandine. Ma cocotte archéonique 0.2. Voilà ! Voilà comment je vais t’appeler ! Cocotte archéonique 0.2. Ça te plait ? Moi aussi. Est-ce que je commence à perdre la tête ? C’est fort probable.

Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Actario le jeudi 24 mai 2018, 18:39:30
Je suis désolé d'avoir posté je n'aurais en fait pas le temps de poster donc je change mon message. Je suis profondément désolé  .
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Chompir le mercredi 20 juin 2018, 15:21:15
Je suis désolé d'avoir posté je n'aurais en fait pas le temps de poster donc je change mon message. Je suis profondément désolé  .

Aucun soucis.


Il était temps de reprendre la route, Miss Mojo et Sheik avaient décidés de continuer de leur côté, nos compagnons firent donc leurs adieux, même Krystal qui peinait à cacher son sourire d'être enfin débarrassé d'eux. Nos héros étaient finirent d'embarquer leurs bardas sur le gardien de transport et ils étaient reparti vers Cocorico, lieu ou devrait se trouver Linkondo après sa mort.

- Chompir : Heu... Juste comme ça... Je crois qu'on a zappé un détail, on rentre comment à Cocorico avec un tel engin de destruction en moyen de locomotion ?

- Stefbad : Je crois que notre jeune Piaf n'a pas tort, on s'est peut être un peu précipité, on ne risque pas de rentrer à Cocorico comme ça, on ferait mieux de le cacher.

- Krystal : Pff, zêtes pas drôles les gars, on aurait pu s'amuser en arriver comme ça... Bon la mouette, tu crois que tu pourrais faire un vol de reconnaissance pour voir si on a pas moyen d'arriver par derrière le village et cacher mon bébé dans la forêt ?

- Chompir : Je m'en occupe, je devrais pas en avoir pour longtemps, attendez moi là, je reviens vite.

Le jeune Piaf s'envola d'un bond puis s'éloigna du champ de vision de ces compagnons. Vaati avait l'air pensif en voyant la scène. Qui sait à quoi il pouvait bien penser une nouvelle fois.
Après plusieurs dizaines de minute nos amis virent Chompir s'approcher. Celui ci ne se posa pas totalement au sol.


- Chompir : Bon, j'ai trouvé un chemin qui nous permet d'arriver par derrière le village. On va passer par le pont d'Hulul, le pont d'Aquilus et remonter par la plaine de Sahasla, suivez moi, je vais vous guider.

Le Piaf reparti dans les airs et Krystal dirigea le gardien pour le suivre. Au bout d'une trentaine de minute ils arrivèrent à proximité du village de Cocorico. Krystal décida de garer dans le petit canyon menant au village. Une fois le petit groupe descendu et leurs affaires sur le dos, ils se dirigèrent vers le paisible village de Cocorico mais une fois n'était pas coutume, il y avait l'air d'y avoir beaucoup d'agitation. Une femme criait au au Bokoblin et au Lynel qui avait kidnappés une pauvre petite Piaf et une Gérudo.

- Krystal : Vous voyez qu'on a pas besoin de s'inquiéter pour le boko, il a fait copain copain avec un Lynel apparemment et va se faire un festin de petite Piaf. Bon okay, il a peut-être un peu changé là. On ferait mieux d'aller voir ça de plus prêt, c'est peut-être pas Kondo.

- Vaati : Un Lynel, un Ly...ly..Lynel, on va tous mourir ! On va y rester, on doit partir, on doit s'enfuir.

Krystal attrapa le Bokoblin par le coup et le gifla un bon coup avant de lui sortir,

- Krystal : Mec, on a survécu à des Yigas qui psychopathe et on a tatané du démon, tu crois vraiment qu'un Lynel peut nous vaincre ? On a une chance du tonnerre, il aura aucune chance face à nous, fois de Krystal. Bon madame, il est parti par où votre Lynel ?

- Sheikah apeuré : Ils sont parti s'en prendre à la grande fée, que les déesses la protège de cette attaque terrible.

- Stefbad : Si cette Gérudo et cette petite Piaf sont en danger en plus de la grande fée, nous devons nous empresser d'aller leur porter secours, on est plus à ça prêt.

- Chompir : Je suis tout à fait d'accord, dépêchons nous, Vaati, si tu préfères rester ici n'hésite pas. Krystal tu viens avec nous ?

- Vaati : Non non, je vais venir, je me ressaisis.

- Krystal : Pour sur que je viens, j'ai quelques comptes à régler avec une certaine grande fée.

Sur ce, le groupe s'élança en direction de la fontaine de la grande fée Cotura.


Fiou, ça fait bizarre de relancer tout ça après des mois d'inactivité dans cette fic. :niak: Je vais pas plus loin en espérant que quelqu'un s'occupe de compléter ce qu'il va se passer par la suite.
Titre: À la bonne recette - Projet
Posté par: Vaati the Wind Mage le samedi 30 juin 2018, 16:03:18
Un Bokoblin déguisé en homme, un homme aussi fort qu'un lynel, une jeune piaf,une gerudo et un korogu devant une fontaine de grande fée. Ce qui ressemblait fort au début d'une blague douteuse était une situation bien réelle, qui risquait de tourner au drame pour le pauvre Linkondo.


-Smash: Alors très cher camarade, viens mesurer ta force à la mienne! Ensuite tu me contera tes exploits, devant un feu de camps, en compagnie de tous ces gens autour!

-Linkondo: Oui... bah... en fait.... c'est à dire que...

-Aélia: Comment n'ai je pas pu remarqué que c'était un voï? Je me suis fais avoir, je suis si naïve, je vais me faire avoir toute ma vie...

-Cérès: Allons, allons,faut pas dire ça!

Smash ôta son haut, révèlant une musculature très développée, et un torse entaillé de multiples cicatrices.

-Smash: Nous allons nous battre à mains nues! J'ai hâte de voir ce que tu vaux sauveur d'Hyrule!

-Linkondo: Oui bah en fait j'ai pas fais ça tout seul, j'étais accompagné de...

Son regard se dirigea vers la gauche. Et là, il les vit arriver. Chompir, Vaati, Krystal et Stefbad. Seul Yorick manquait à l'appel.

-Krysta: Salut tout le monde. On est désolé de vous déranger dans vos activités , nous cherchons un bokoblin, petit, un peu bêbête, argenté...

-Cérès: C'est lui, c'est LUI le monstre! Prenez le, je vous en prie, éloignez ce serviteur du mal, s'il vous plaîîîît!!!

-Linkondo: En effet. Je ne vous ai pas vraiment tout dit...

Linkondo effleura une des perles d'ambre de son collier, et retrouva son apparence initiale. Ses nouvelles rencontres étaient sous le choc, excepté Cérès qui arborait la pose de celui qui savait tout depuis le début.

-Linkondo: J'ai voulu dissimuler mon apparence pour mieux m'intégrer, désolé! En vrai je m'appelle Linkondo, me tapez pas s'il vous plaît!

-Krystal: Il est un peu agaçant au début, mais je vous promet qu'on s'y attache au bout d'un certain temps!

Aélia sentait sa confiance bafouée. Elle n'en revenait pas, elle avait cru Linlin sur parole,pensant 'être fait une nouvelle amie.  Smash semblait très énervé, et Gaëlink ne semblait pas très bien comprendre la situation.

-Smash: Alors c'est ça le sauveur d'Hyrule? Un simple bokoblin?!

-Vaati: Sauveur d'Hyrule? Mais il a rien fait tout seul! Techniquement nous avons tous participé à sauver Hyrule!

Vaati senti de légers regards de ses amis tournés vers lui.

-Vaati: Je reste une victime dans cette histoire!

-Aélia: Je ne comprend rien du tout!

-Linkondo: allons parler de tout ça autour d'un feu de camps comme le proposait Smash. Vous allez voir, l'histoire reste intéressante

Ils installèrent un feu de camps, et Vaati prépara un curtney de fruits glagla, avec 4 melons glagla qu'il avait acheté au Bazaar Assek, et une pomme qu'il avait trouvé sous une statue devant une grande maison au village Gerudo. Une fois rassasiés, Vaati, Chompir, Stefbad, Krystal et Linkondo leur racontèrent leurs aventures, depuis la discussion entre Krystal et Yorick dans un relais jusqu'à la récente "mort" de Linkondo. Les visages montraient un intérêt manifeste envers leur histoire. Une fois qu'ils eurent fini, la petite voix de Gaëlink s'éleva:

-Gaëlink: Smash! Tu trouverais pas que ce serait une bonne idée de les rejoindre pour leur restaurant?

-Smash: Non.

-Krystal: Hop hop hop. Tu y vas un peu vite ma petite. J'ai jamais dis qu'on avait besoin de boulets supplémentaires!

-Gaëlink: Mais... je pourrai aider pour... plein de trucs.

-Krystal: D'un autre côté cet homme lynel pourrait nous sauver des monstres qui pourraient attaquer le bar en plus de mon super gardien...... Et puis il a un très joli torse.... C'est ok. Vous pouvez nous rejoindre. Mais si vous vous avérez trop inutiles, je vous explose avec mon gardien.

-Linkondo: Aélia, je suis désolé d'avoir trahi ta confiance. Si tu ... si tu venais avec nous, tu découvrirais des tas d'endroits incroyables en Hyrule, je te le promets!

-Aélia: Je... je vais y réfléchir.

La petite troupe dormit à l'auberge de Cocorico, où la nuit porterait conseil à chacun d'eux...