Forums de Puissance-Zelda

Communauté => Créations Artistiques => Littérature, Fictions => Discussion démarrée par: Yorick26 le vendredi 06 juillet 2007, 23:58:54

Titre: Fable et jeu de l'Oie
Posté par: Yorick26 le vendredi 06 juillet 2007, 23:58:54
Les Fictions de Yorick26

Bienvenue sur mon petit topic où je présente mes petits écrits. Je ne suis pas un écrivain digne de ce nom, mais j'espère que vous prendrez plaisir à lire ce que j'ai écrit. J'écris pour le plaisir ce qui veut donc dire que je ne serais pas très rigoureux sur l'orthographe (comme vous pourrez le remarquer et je m'en excuse). Bonne lecture !

◊  Chocolat chaud et Théière rose (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,3172.msg116838#116838) [Concours de Furiouze]
◊  L'Innocence dans un flocon (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,3172.msg272687#post_FCI) [Concours de Noël]
◊  Larmes et chutes d'eau (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,3172.msg314822#314822) [Concours de Prince du Crépuscule]
◊  Candeur (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,3172.msg318521#318521) [Concours de Prince du Crépuscule]
◊  Escarmouches et facéties (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,3172.msg321506#321506) [Concours de Prince du Crépuscule]


◊  LES FLAMMES BLEUES [Genre héroic-fantasy]
Résumé : Le mal couve en Iolys. Une maladie se propage sans jamais être arrêtée. Les cellules meurent, le peuple meurt et Frederik, un simple garçon apprenti forgeron se retrouve avec un pouvoir inexpliqué. Des flammes bleues sortent de ses mains, et il doit partir. Mais pas seul, trois personnes l'accompagneront. Sans qu'ils se connaissent, Artémis, Jill et Célia vont tout faire pour l'aider lors de sa quête. Mais à quoi est-il destiné ? Quel est ce lien qui relie Frederik à la maladie, la Nécrose qui s'abbat sur le pays ?
Chapitre I : Que suis je ? (#post_LFBI)
Chapitre II : Une famille formidable (#post_LFBII)
Chapitre III : Et si on commençait l'intrigue ? (#post_LFBIII)
Chapitre IV : Une nuit tourmentée (#post_LFBIV)
Chapitre V : Culpabilité (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,3172.msg281710#post_LFBV)
Chapitre VI : Les Chandelles (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,3172.msg281776#post_LFBVI)
Chapitre VII : Retour à Darter (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,3172.msg284007#post_LFBVII)
Chapitre VIII : La femme de Trabeca (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,3172.msg285356#post_LFBVIII)
Chapitre IX : L'attente de la lune (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,3172.msg287739#post_LFBIX)
Chapitre X : La bourse ou la vie (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,3172.msg288979#post_LFBX)
Chapitre XI : L'artéfact rouge et l'arbre de Judée (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,3172.msg301523#post_LFBXI)
Chapitre XII : Salomon et Archibald (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,3172.msg301863#post_LFBXII)
Cartes : Iolys (http://img152.imageshack.us/img152/8840/iolys1qt2.jpg)

◊  Le Passé
Introduction (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,3172.msg156008.html#post_passe0)
Chapitre I (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,3172.msg156008.html#post_passe1)

◊  AU-DELÀ DE LA GRANDE MER [Genre Zelda]
Résumé : Plusieurs années après avoir vaincu le seigneur du malin, Link et Tetra ont pour mission de bâtir un nouvel Hyrule. Pour cela ils doivent se préparer, quitter les êtres qui leurs sont chers et partir en mer en quête d'inconnu.
Chapitre I : Initia (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,3172.msg321628#post_GM0)
Chapitre II : Facetia (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,3172.msg321778#post_GM1)
Chapitre III : Venera (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,3172.msg352568#post_GM2)

◊  LE JEU DE L'OIE [Genre Fan Fiction : Fable]
Chapitre I : Chers enfants (https://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,3172.msg559094.html) !!!

◊   Un bien grand Destin (http://forums.puissance-zelda.com/viewtopic.php?t=1653&start=0) de turluturu
◊   Le Chant de l'Ombre (http://forums.puissance-zelda.com/viewtopic.php?t=3724&start=0) de Prince du Crépuscule
◊   Chute Céleste (http://forums.puissance-zelda.com/viewtopic.php?t=4442&start=0) de Aurore Nights
◊   Les livres interdits (http://forums.puissance-zelda.com/viewtopic.php?t=5186) de Ganon d'Orphée
◊   Les Crocs de Fenrir (http://forums.puissance-zelda.com/viewtopic.php?t=5541) de Wolf
◊   Marcherêve (http://forums.puissance-zelda.com/viewtopic.php?t=2326&postdays=0&postorder=asc&start=125) de Great Magician Samyël


◊   The Final Quest (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,1752.html) [Fermée]
◊   La Prophétie de Faielen (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,3727.html) [Fermée]
◊   The Bloody Light (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,3977.html) [Fermée T^T]
◊   PZ : les disparus (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,5051.html) (Saison 2) [Fini]
◊   Projet Eden (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,5464.html) [Fermée]
◊   Couronne rouge (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,5722.0.html.html) [!!]


◊   Direct Hyrule (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,2908) [Fermé]


(https://forums.puissance-zelda.com/proxy.php?request=http%3A%2F%2Fimg715.imageshack.us%2Fimg715%2F6956%2Flinea.png&hash=bf9afab9bd7527d53827fb620e6684e8)

(https://forums.puissance-zelda.com/proxy.php?request=http%3A%2F%2Fimg31.imageshack.us%2Fimg31%2F7996%2Fnoel1.png&hash=8bef688ad10d251fc3eefbb0f4a881a4)(https://forums.puissance-zelda.com/proxy.php?request=http%3A%2F%2Fimg602.imageshack.us%2Fimg602%2F5376%2Fargent.png&hash=76e205b00792627b4bd1ca0947f5f16d)(https://forums.puissance-zelda.com/proxy.php?request=http%3A%2F%2Fimg571.imageshack.us%2Fimg571%2F3307%2Fplumeargent.png&hash=0930138180e4d3d1e15a3b87c96386ce)
Titre: New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
Posté par: turluturu le samedi 14 juillet 2007, 12:18:42
Waaaaaaaaaaaaaaaaaaaah ! Trop bien, yorick !

J'ai adoré le coup du chocolat chaud ! C'était excellent ! C'est quand même beaucoup mieux de faire ressortir Zelda sous son plus funeste jour (ah, vous trouvez que je ne l'aime pas ? sans blague ! ^^)

Tu as un style agréable à lire et pas trop loud dans l'ensemble, malgré que j'ai repéré quelques répétitions par ci, par là, mais rien de bien grave !

En bref, continue comme ça et tu ne pourras faire que comme le bon vin : te bonnifier ! ^^

Bonne journée,

turluturu
Titre: New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
Posté par: Yorick26 le mercredi 18 juillet 2007, 00:29:39
Commentaire des commentaires

C'est vrai que je suis fier de l'avoir écrit mais je ne suis pas assez calé en orthographe pour aimé me relire. EN fait j'aime l'orthographe (en tout cas j'ai aimé) mais maintenant je n'ai plus le temps de faire vraiment attention et découvrir les énormités que je sors blesse mon égo. Et ça fait mal !!
En tout cas merci turluturu j'ai pris du retard pour ta fic mais je reviendrais^^ !


(https://forums.puissance-zelda.com/proxy.php?request=http%3A%2F%2Fimg100.imageshack.us%2Fimg100%2F1756%2Ffictionratewx8.jpg&hash=6cad7c7ad968c40a4e26b06dd3eff982)
Passé
Introdution

Le vent lui fouettait le visage. Il adorait cette sensation. Il avait l'impression d'être libre et c'était même la vérité . Survolant la plaine d'Adonis de plusieurs centaines de mètres, il voyait au loin la capitale. Sous lui on pouvait apercevoir toute la prospérité de cet ancien royaume. Ce paysage était on ne peut plus calme. Seule la nature y était présente. Parfois quelques bosquets faisaient comme des tâches foncées au milieu de cette étendue verte. Une fine rivière se faisait un chemin entre les collines. Ahhh les célèbres collines d'Adonis. Chacune était bien différente et ne se ressemblait pas par rapport aux autres. Parfois c'était une particularité physique, pour d'autres c'étaient une légende. Il y avait en chacune d'elle un petit quelque chose qui faisait que les habitants de ce royaume, les Adoniens, leur avait donner à toutes un nom pour mieux pouvoir s'y référencer.
L'aigle battit une énième fois des ailes pour prendre de l'altitude. Traverser la plaine dans les airs était vraiment son activité favorite. Certes c'était long souvent mais s'il avait un petit creux, il n'avait plus qu'à foncer en piqué vers le sol pour capturer dans ses serres une proie qui lui servirait de dîner. D'ailleurs cela faisait longtemps qu'il n'avait pas manger quelque chose. Il prit donc de la vitesse, accéléra ses battements d'ailes et chercha une proie. Il y avait bien un lièvre qui se chauffer sur un monticule de pierre mais celui-ci était rachitique. Le volatile continua sa quête en laissant cette pauvre bête qui avait plus d'os que de viande.
Alors qu'il se rapprochait de la capitale, Flaid, il vit au loin un point noir. Serait-ce sa prochaine victime ? Il augmenta son allure pour voir de quoi il s'agissait. Quand il put voir distinctement chaque créneau et chaque meurtrière des remparts il comprit qu'il aller devoir chercher ailleurs son repas de la journée.
Il s'agissait en fait d'un simple cavalier. Cheval noir, cape dans les bordeaux ou rouges sombres... rien ne le distinguer des autres commerçants sédentaires ou des aventuriers en tout genre mis à part que celui-là avait particulièrement mal en point. L'aigle ne pouvait pas voir son visage (il était à moitié couché sur sa monture) mais il pouvait facilement deviner qu'il était fatiguer au mieux et au pire très malade. Son destrier était seulement au trot, l'homme ne tenait même pas les reines. Ils avançaient droit vers la capitale qui se trouvait à quelques centaines de mètres de là. Le volatile se détourna de ce mystérieux individu. La vie de cet homme ne l'intéressait pas vraiment. Il se demanda juste s'il allait pouvoir atteindre la ville avant de mourir de fatigue. Il repartit de là où il était partit. S'il ne trouvait rien avant, il allait devoir se contenter de ce lapin plus que maigrichon.


Chapitre I
Enfin la capitale !! Ce n'était pas trop tôt... ce soleil... cette chaleur ... tout l'exténuer. Ca faisait maintenant trop longtemps qu'ils voyageaient. Ils avaient faim, soif et étaient fatigués. C'est donc avec soulagement qu'ils rentrèrent par la grande porte de Flaid. Au premier pas, le soleil disparut. une fois complètement à l'ombre il sentit que la température était descendu de quelques degrés. Une baisse qu'il accueillait bien volontiers. Sous les remparts, ils étaient encore à l'ombre mais une fois de l'autre côté ce serait différent. Le côté ombragé grâce aux édifices étaient remplie de passants agglutinés qui circulaient dans les deux sens. Les caravanes et les cavaliers devaient eux se contentaient du côté ensoleillé qui de toute évidence était beaucoup moins fréquenté. Ils continuèrent donc d'avancer.
Comme il avait envie de s'arrêter dans un coin à l'ombre ! Mais il n'avait pas le temps. Il fallait... oui, il fallait qu'il arrive au château de Flaid. Sinon... Tous les désirs de son cavalier échoueront. Et ça il ne lui permettrait pas. La rue était bondée. Etait-ce une heure de pointe ?  Oui... comme à toute heure.
C'était une ville commerçante. Elle était connue bien sûr parce qu'elle était la capitale mais aussi pour son accueil. Tout le monde pouvait se loger facilement. Pas de soucis là dessus. Sauf qu'on oubliait de vous précisez qu'il fallait bien chercher pour trouver une chambre convenable. La qualité n'était pas le fort des auberges. Mais le prix oui. C'est pourquoi il y avait trois sortes de commerçants. Les riches qui s'offraient de bonnes petites chambres confortables. Les pauvres qui préféraient couché dehors avec leur marchandise pour ne pas se faire voler (technique à revoir). Et les stupides qui payent pour moins bien dormir qu'à l'extérieur. Une ville en clair dynamique remplie de commerçants étrangers et d'hôteliers.
Titre: New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
Posté par: turluturu le mercredi 18 juillet 2007, 09:36:45
Well done ! Un peu court, certes, mais bien joué quand même  ;)  !

J'aime beaucoup. Par contre, la seule faute absolument pas grave mais qui m'a quand même bien fait rire, c'était : "Il n'arrivait pas à tenir les reines". C'est vrai que c'est pas drôle, mais bon...Faut me connaître pour comprendre ^^ !

Bon...passons. J'aime beaucoup tes descriptions. Certes, elles ne contiennent pas un monticule de détails, mais c'est cette simplicité qui me plaît énormément.

En bref, ce sont des très bons écrits et je trouve dommage que si peu de personnes viennent les voir (ou les commenter, accessoirement ^^)...

Mais bon...tu as déjà un lecteur d'assuré : moi ! ^^

Allez, bonne continuation !

turluturu

P.S : tu peux prendre tout le retard que tu veux, tu sais ? Je ne mords pas. Enfin...je ne mords plus ^^' !
Titre: New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
Posté par: Yorick26 le vendredi 02 novembre 2007, 15:27:55
Commentaire des commentaires
Turluturu
Merci Turlu, ça fait plaisir d'avoir un lecteur^^ ! Mais j'aime pas ce que j'écris. C'est pour ça que j'arrête cette fic. Je l'avais bien avancé il y a longtemps mais elle s'éloigne de mon style d'écriture actuel. Je n'ai pas la force d'écrire alors j'écris autre chose. Plus proche de moi et pas forcément meilleur. Et excuse moi pour les fautes, je n'ai pas non plus le courage de me relire, ça me ferait trop de mal. ^^


(https://forums.puissance-zelda.com/proxy.php?request=http%3A%2F%2Fimg178.imageshack.us%2Fimg178%2F3280%2Fflabfd0.png&hash=72f22bd289a271eca9a08e2502ddf064)
LES FLAMMES BLEUES

Chapitre I : Que suis je ?

Frederik avait pensé à fermer les volets ainsi que la porte. Il ne voulait pas qu’on le surprenne. Si cela devait arriver, il n’arriverait pas à imaginer les conséquences et il aurait encore moins une explication à fournir. Quand il fut entièrement plongé dans le noir, il se permit de soupirer de soulagement. Il n’avait pas peur de l’obscurité, loin de là. Il n’arrivait même pas à comprendre que des personnes soient effrayés à l’idée de ne pas voir ce qu’ils font, où ils vont ou encore où ils sont. Au contraire, pour lui, c’était ces moments qu’il préférait : quand il pouvait imaginer sans contraintes ce qui existait autour de lui. Quand on voit les choses, on ne peut que modifier, transformer alors que lorsque l’on ne voit pas, on crée, on invente notre environnement. C’est ce qui attirait Frederik dans le noir. Une impression grisante de liberté.
Une fois dans un milieu qui lui convenait, il se sentait enfin protégé. S‘enveloppant dans les draps de son lit, il se dissimula des quelques regards imaginaires. Cette précaution n’était pas vraiment très utile puisque la lumière émanant de ses mains passait quand même à travers le tissu fin, mais ça le rassurait, c’était le plus important. Protéger son secret à n'importe quel prix était un moyen de calmer ses nerfs qui depuis ces derniers jours étaient particulièrement à vif. Alors, si un bout de toile marron pouvait le cacher, alors il se devait de l’utiliser. Tout était bon pour dissimuler ce mystère. Un mystère que lui-même ne comprenait pas. Les flammes bleues qui léchaient les mains de Frederik avaient commencé à apparaître il y a quelques jours. Et maintenant il ne savait plus quoi faire. Il était à la fois fasciné par ce spectacle, mais aussi apeuré, terrorisé parce qu’il était devenu. Était-il un monstre ? Pouvait-il être dangereux ? Et de nombreuses autres questions le faisaient douter sur sa vie qu’elle soit passée ou à venir. De l’autre côté de son esprit, bien loin de ses inquiétudes qui l’empêchaient de réfléchir correctement, le jeune homme se posait des questions d‘un tout autre ordre. Comment des flammes pouvaient-elle être bleues ? Pourquoi ces flammes ne le brûlaient pas ? Pourquoi lui ? Pourquoi avait-il l‘impression d‘avoir toujours eu ce secret dissimulé en lui ?

Les quelques rayons du soleil qui passait à travers les volets lui frappait le visage. Pendant quelques secondes il gémit, mais se réveilla en sursaut peu de temps après. Les yeux grands ouverts, subitement assis sur son lit, il vérifia que rien n’avait brûlé. Il s’était rappelé que la veille il s’était endormi en regardant sa main émettre cette lueur glaciale. L’inquiétude l’avait donc pris au saut du lit : si la flamme ne s’était pas éteinte ? Une fois calmé, il se ressaisit Il n’en revenait néanmoins toujours pas : c’était contradictoire. Une flamme aurait dû être chaude. Mais cette couleur bleue laissait imaginer qu’elle était froide. Et pourtant, contre toutes attentes, elle était dépourvue de température. Dans les deux sens : ni chaude, ni glacée. Ces flammes n’auraient pas existé que cela n’aurait rien changé pour le monde qui entourait Frederik... mais elles existaient et il allait devoir vivre avec cela. Le jeune homme allait d’abord devoir se cacher de sa famille, de ses amis et ainsi que de tout le reste.
Retombant sur son matelas, il se sentait de plus en plus seul au monde. Seul contre tous, une situation vivable et enviable pour aucun. C’était pourtant ce qui lui arrivait. Enfin sa vie d’exclu ne serait pas trop difficile quand même. Pour l’instant les flammes arrivaient que lorsqu‘il le souhaitait. Le jeune homme se dit qu‘il valait mieux pour lui que ça dure comme ça. Si elles apparaissaient à l‘improviste, Frederik aurait du mal à se dissimuler des autres, mais pour l’heure il suffirait de faire attention quand il souhaiterait voir ces flammes danser sur sa main. Paume ouverte, il regarda encore une fois cette lumière bleutée vaciller. Il essaya de souffler dessus. La flamme s’aplatit sur le côté opposé du courant d’air, mais ne s’éteint pas. Alors, appartenait-elle vraiment à la réalité ? Était-ce seulement dans sa tête ? Rien n’était certain. Il ferma son poing et le feu disparu comme étouffé.
Sans avertissement, le corps de Frederik exprima sa fatigue par un grand bâillement. En effet ce réveil forcé et brutal l’avait déjà épuisé, mais il fallait qu’il se lève. Une longue journée de travail l‘attendait. Si seulement ce don faisait de lui un être hors du commun. Il n’aurait plus à faire toutes ces corvées pour gagner un peu d‘argent. Le jeune homme sourit. La veille au soir, il s’était imaginé comme  un monstre et voilà qu’il pense qu’il était peut-être quelqu’un d’extraordinaire. Ça n’avait pas de sens. Il était un homme. Un enfant du pays d’Iolys. Une personne comme les autres, mais un peu différente.
Torse et pieds nus, il sortit de son lit, poussa la porte et descendit l’escalier qui reliait sa chambre et la cuisine. Une femme était déjà debout devant l’évier. Ses cheveux noirs descendaient jusqu’à ses épaules. Vêtue d’une simple robe blanche à fleur, elle dégageait une impression de naturel. Elle était faite d’une de ces beautés qu’on imaginait pouvoir toucher du bout des doigts tellement elle paraissait pure, sans artifice qui pourrait fausser notre jugement. Le regard perdu dans le vide, elle avait l’air d’admirer le paysage que l’on pouvait voir à travers la fenêtre. Un soleil se levant, une longue et large plaine s’étendant jusqu’à l’horizon, parfois constellée de quelques maisons plus ou moins regroupées qui ensemble formaient le village dans lequel Frederik avait toujours vécu, un vol d’oiseaux qui devaient à la lueur du petit jour rejoindre leur nid. Un matin habituel, calme et tranquille. C’était là quelques avantages de la vie reculée de la ville.
Sans faire de bruit, les pieds glissant sur le carrelage froid, le jeune homme pas encore entièrement réveillé se rapprocha de sa mère sans qu’elle s’en aperçoive. Une fois qu’il fut assez près, il posa ses mains sur les yeux de sa mère. Cette dernière eut un léger mouvement de sursaut, puis posa la tasse qu’elle tenait pour avoir les mains libres. Elle libéra ses yeux et se retourna. Leur regard se croisèrent et échangèrent comme d'habitude une étincelle de complicité. Saisissant sa tasse, elle se dirigea vers la table de la cuisine. Frederik s’assit lui aussi. Il n‘allait pas déjeuner ce matin, la cueillette de quelques fruits qu‘il trouverait sur le chemin suffirait. Il devait se rendre à la forge qu’en milieu de matinée. Miriam finit de boire son thé et son fils demanda :

« Comment tu vas ce matin ? Tu as bien dormi ?
- Oui ça peut aller, se pressa-t-elle de répondre. Les migraines ne m’ont pas réveillée, mais elles ont l’air d’être plutôt fortes ce matin. Mais ne t’inquiète pas. Les plantes de l’herboriste que j’ai mis dans mon thé devraient faire l’affaire. A ce propos ?
- Oui ? dit-il en levant la tête qui reposait quelques temps avant sur ses mains.
- Il faudrait que tu retournes en racheter. Je n’en ai plus beaucoup. Et puis l’herboriste sera fermé demain. Si tu pouvais y aller ce soir en rentrant ça serait vraiment aimable de ta part. Je pense quand même que je pourrais tenir jusqu’à après demain, mais comme disais ma mère : « La prudence repousse le danger. Souviens-toi s’en ! ». singea sa mère.
- Pas de problème. Mais ça serait quand même bien que ça s’arrête un jour ces foutus mal de crâne. Je ne comprends pas que les docteurs ne puissent rien pour toi. Ça fait quand même depuis que je suis né que tu souffres. Tu crois que … commença Frederik.
- Que cela aurait un rapport avec ta naissance ? compléta Miriam. Je ne le pense pas. Et puis même si cela avait été le cas, si c’était le prix à payer pour avoir donné vie à un être aussi extraordinaire que toi, je les regrette pour rien au monde. Allez file te préparer tu vas être en retard. »

« Exceptionnel », aujourd’hui ce mot résonnait d’une tout autre manière. Frederik l’avait toujours pris dans le sens qu’il était une personne, voire encore un enfant pour elle, merveilleuse mais à ses yeux. Maintenant, tout avait été remis en question. Des flammes bleues sortant des mains de quelqu’un faisait de lui une personne exceptionnelle, non ?
Décidant de ne pas sombrer dans de telles pensées, il suivi le conseil de sa mère, se releva et alla se préparer. Il prit une douche rapide et s’habilla. Le jeune homme décida de prendre une chemise beige et un pantalon de couleur marron. Des couleurs que l’on pouvait retrouver dans la nature. Une fois prêt, il redescendit. Miriam était déjà partie. S’emparant de l’argent qu’elle lui avait laissé sur la table qu‘il fourra dans une poche de son pantalon, il sortit lui aussi de la maison.
Le chemin pour rejoindre le village était assez long, c’est pour cela qu’il partait si tôt. C’était aussi parce qu’il n’était pas désagréable. Comme la plupart du temps il était seul, il se permettait de prendre son temps, parfois de sortir des sentiers battus en laissant vagabonder son esprit. Les évènements récents fut évidemment le sujet auquel il pensa pendant qu’il marchait. Même en cherchant du mieux qu’il puisse, aucune raison, pas le moindre soupçons d’explication ne lui venait. Ces flammes bleues avaient l’air d’être arrivé par hasard. Frederik n’avait rien de spécial. Il n’était pas le plus intelligent. Bien que le travail d’assistant à la forge demande une certaine force, il n’était pas non plus dans cette discipline le meilleur. Rien ne le différenciait d’un individu quelconque. Il ne comprenait pas. Fallait-il qu’il vive sans jamais connaître le secret de son existence ? Devrait-il toujours être dans l’ignorance ?
Le temps passa vite et Frederik eut l’impression d’avoir parcouru le chemin plus rapidement. Mais ce n’était qu’une illusion : concentré dans ses pensées, tout paraissait comme raccourci. Il se dirigea vers la forge où Mr. Fiez l’attendait. Il allait travailler pendant plusieurs heures au milieu des flammes qui lécheraient des tonnes de métal. Mais ces flammes-là n’avaient aucun mystère à lui cacher.
Titre: New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
Posté par: Ivy Bulge le jeudi 08 novembre 2007, 19:29:01
Bon, alors puisque personne ne veut commencer, je vais le faire!^^

Ta fic, je la trouve génial à cause de la description très réussi mais le seul défaut dans celle-ci c'est qu'on ne connaisse pas l'âge et la descriptions physique du personnage principal! (A moins que tu veux les mettre plus tard!^^)
J'espère que tu n'abonneras pas cette fic aussi! Je la trouve génial!  ^x^

Sur ce, bonne continuation!  ;)
Titre: New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
Posté par: Prince du Crépuscule le jeudi 08 novembre 2007, 20:08:58
Puisque Prince du Crépuscule ne donne pas parole sans l'honorer le plus tôt possible et de la meilleure des façons (j'espère ^^), je vais respecter ce que j'ai affirmé pour la Renaissance du Forum Littéraire et commenter ta nouvelle fictions, d'autant que j'en avais envie de toute façon. Mais bon je suis parti et ces derniers jours j'ai été plus qu'occupé, mieux vaut tard que jamais comme on dit. ;)

Avant toute chose je te remercie de m'avoir placé dans les têtes de liste concernant tes fictions préférées, je suis heureux que ce soit le cas. Mais comme tu n'as j'amais commenté je ne pouvais pas le savoir, mais moi je le fais vois-tu? *message subliminal* Je dois dire que j'avais bien aimé aussi ton premier écrit, que tu considères comme raté. Je le trouvais bien sympathique, tout comme ta fiction concours, uqe j'ai déjà lue depuis longtemps mais ça, tu le sais déjà. En revanche, ce que tu ne sais pas, c'est que peut-être que personne ne commente à cause de cette foutue taille d'écriture que tu nous a mise là... Mais c'est horrible, même en zoomant avec ta technique là, je t'abjure d'arrêter! En tout cas moi ça m'a vraiment pas donné envie, après tu fais ce que tu veux mon mage complice, je vais pas te forcer t'es assez grand pour entreprendre de suivre de maigres conseils ou pas hein? :p

Ceci étant dit, je vais arrêter mes vains palabres et me concentrer sur l'important: ta nouvelle fiction, "Les Flammes Bleues". Titre déjà intéressant, presque un oxymore comme on dirait dans un jargon littéraire que je ne connais pas, les flammes diffusant chaleur et lumière et le bleu étant bien souvent assimilé à une valeur plutôt froide et triste, et à l'élément aquatique. D'ailleurs je ne me suis pas trompé, il s'agit là de l'une des nombreuses interrogations de ton Frederik. ^^
Ensuite ensuite... J'apprécie ton style, même si j'aurais aimé que tu pousses un peu plus la description m'enfin moi et mes descritpions téléscopiques hein, je vais me taire.  C'est très bien comme ça je ne vais pas me plaindre, tu manies bien ton sujet et tes phrases, les tournures, le vocabulaires, les enchaînements tout ça, parfait. Néanmoins je ne suis pas trop friand de cette foule de questions et du fait qu'on jongle souvent selon le schéma description/interrogation/action, etc... Et surtout, les fautes. Je sais bien tu n'as pas le temps de te relire, que tu n'as pas envie ou que tu n'as pas de correcteur, mais parfois c'est assez désagréable, sans autant tomber dans la récurrence je te rassure. A vrai dire, elles sont plutôt rares mais les fautes d'accord et de participe passé me gênent le plus, comme ici par exemple...

Citation de: "Yorick"
Il s’était rappelait que la veille...
Elle était faite d’une de ces beautés qu’on imaginer pouvoir toucher du bout des doigts


Voilà voilà. Tes personnages sont d'ores et déjà très attachants, et tu plantes bien le décor et l'ambiance, on est tout de suite plongé dans ton histoire (mis à part cette écriture horrible v_v). Le héros m'a l'air d'être très intéressant, même si comme l'a déploré Saphira on ne sache pas encore son âge ni son apparence, je mise sur un jeune adolescent vu cette masse de questions qu'il se pose. Très réussi en tout cas, j'attends d'en savoir plus. Concernant l'histoire, je ne peux pas encore réellement me prononcer, mais il faut avouer que c'est original, mystérieux et assez obscur, j'aime ça! :)
Somme toute, il s'agit là d'une fiction prometteuse et que je suivrai de prêt! Tu peux déjà t'en assurer, mes pavés viendront se jeter dans la marre de ton topic fréquemment, j'espère que ça ne te déplaît pas trop. Sur ce, je te souhaite une excellente continuation mon cher mage complice, poursuis dans cette voie je suis certain qu'il en ressortira une création merveilleuse! Bonne soirée. ^^
Titre: New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
Posté par: Yorick26 le vendredi 09 novembre 2007, 22:02:26
Commentaire des commentaires
Saphira
Je suis désolé, franchement désolé pour l'âge de Frederik. Ca me paraissait tellement évident que je ne l'avais pas marqué. Il a dix-sept ans. Il n'est pas tout à fait majeur ce qui explique toutes ces questions. En tout cas merci bien. Ca fait énormément plaisir.

Prince du Crépuscule
Alors comme je dois relire ton commentaire pour le commenter, je vais essayer de faire vite ^^ ! Alors pour ta place dans les fics préférées, à vrai dire je n'ai lu que le premier chapitre mais il m'a ... comment dire... assommer. Enfin pas comme l'Assommoir connu pour ces vertus ennuyeuses chez certains mais, tes descriptions longues demandent une concentration totale et la longueur du texte demande du temps et de la patience. A la fin j'étais à bout de force, je n'ai donc pas commenté ^^ ! Mais j'aime le style et j'ai hâte de voir quand l'intrigue sera bien posée.
Pour la taille d'écriture, je trouve ça plus jolie comme présentation, si ça vous gêne vraiment. Vous faites un copié/collé dans Word et c'est pareil surtout que tu aimes lire les textes sur des feuilles dans ton lit. Alors ... Je te fais plaisir là. Ce n'est rien que pour toi que je fais ça... nan ! Mais bon. Si je reçois trop de plaintes, je changerais.
Le titre, j'ai pris le premier qui me passait par la tête. J'avais envie de changer d'élément. Etant tourné vers l'eau, que j'adore et que je sanctifie, j'ai décidé de changer un petit peu. J'ai donc pris son opposé les flammes. Et pour crée une situation plus inattendue mais aussi plus unique et originale, j'ai pris des flammes bleues.
Quant aux questions, je ne suis pas sûr que tu t'en poses si peu s'il t'arrive le même phénomène. Je crois que toutes ces interrogations sont justifiées. C'est inexplicable, il ne lui reste que les Interrogations. Je n'ai pas le temps de me relire, j'ai une correctrice que je salue bas mais qui pour que je m'améliore ne me corrige pas les fautes d'orthographes. Donc je dois le faire manuellement ce qui est long et franchement mauvais pour mon égo. Car je suis très souvent impardonnable car ça traite plus de l'inattention que d'autre chose. L'apparence viendra après... Quant à l'histoire, je présente un autre personnage dans le chapitre suivant, et à la fin du chapitre 3 normalement en cours de rédaction, vous aurez ce qui lancera l'histoire.

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LES FLAMMES BLEUES

Chapitre II : Une famille formidable
Le soleil brillait déjà intensément. Il n’était pas encore très haut dans le ciel pourtant, mais on sentait quand même la chaleur de la journée qui nous entourait. Mais il est vrai qu'en cette saison, il fait tout le temps chaud. C’est pour cela qu’Artémis s’était réfugiée sous l’arbre qui avait été planté sûrement il y a bien longtemps sur la place du village. Le monde qui circulait autour d’elle ne la gênait en aucune façon. Ni les regards parfois intrigués ou pour - ceux qui la connaissaient - désespéré. A l'ombre, elle était bien. C’était ce qui comptait. Après tout, ils n'avaient rien à lui apporter et ils ne comprenaient pas ces simples désirs. Assise contre le tronc du hêtre, elle s’amusait à lancer son couteau en l’air et de le rattraper en le laissant tomber naturellement dans sa paume. L’idée que ce soit la lame qui arrive en premier ne lui avait pas effleuré l’esprit. Sa vision de la vie était naïve disait les gens : mais il est vrai que ne pas profiter des choses si on court un risque est une entrave au bonheur. Tout avait un risque, pourtant cela n'empêchait pas certaines personnes de courir le danger. Le boulanger risquait de se brûler, une couturière de se piquer, mais ils exerçaient leur métier quand même. Alors, sans attendre un quelconque accord inutile, elle jouait avec son couteau.
C’était l’objet fétiche d’Artémis. Un couteau que lui avait offert son père avant que son père parte pour une de ses aventures. Cela faisait quatre ans qu’il était parti. Et cette entaille, la plaie causée par l'absence de son dernier membre de sa famille, était bien pire que celle qu’elle pourrait se faire dans la main en manquant de vigilance avec son arme blanche. La guérison fut longue et plus que difficile. Elle était peut-être refermée pour l’instant, mais elle menaçait se rouvrir à tout moment. Et la curiosité - ou la pitié de certains - lui faisait mal comme si un poison se répandant dans ses veines. Elle avait donc choisie une vie solitaire, une vie qui lui convenait parfaitement loin de tous les problèmes affectifs qu’une vie à plusieurs pouvait avoir pour conséquence. Et quand elle assistait à une dispute entre ses parents adoptifs, elle se disait qu'éprouver des sentiments pour quelqu'un ne valait pas le coup quand on se rend compte du prix réel à payer.
Son seul compagnon avait été donc son couteau pendant quatre années. Depuis le départ de son père, elle avait dû habiter dans une famille d’accueil. La greffe de ces nouveaux parents ne s’était pas bien passée. Ne s’étant jamais occupé d’enfants comme elle, ils n’avaient pas su comment s’y prendre avec cette fillette de douze ans. Ils n’avaient pas su s’occuper d’elle et compenser l’amour paternel qui lui manquait. Artémis vivait chez eux, mais son cœur était ailleurs. Elle ne travaillait pas. Une vie bien rangée ne l’intéressait pas, l'ennuyait même : seule l’aventure parvenait à occuper son esprit pleinement. C’est pourquoi, quand elle ne passait pas son temps à ne rien faire comme ce jour-là, elle partait dans les bois, cueillant, suivant à la trace certains animaux. Au fur et à mesure de ses expéditions elle essayait de se souvenir de ce que son père lui avait appris : les noms de certaines plantes, le danger que l'on courrait pour les plus nocives, leur propriété curative pour d’autres. Parfois tombant sur un spécimen inconnu, elle l’amenait à l’herboriste pour savoir ce que c’était. Quand elle avait de la chance, c’était une plante assez rare ou bien utile. Le marchand la lui achetait pour quelques pièces d’argent. Elle se faisait comme cela une cagnotte pas très conséquente, mais assez pour faire quelques achats. Cet argent pourrait toujours lui servir si elle voulait voyager. Suivre la trace de son père. Elle l’avait souvent imaginé mais n’osant pas prendre une telle décision elle était restée dans ce village.
Pour l’heure, elle se contentait de regarder les feuilles du hêtre frémir sous la pression du vent. Les branches se penchaient d’un côté puis de l’autre selon le bon vouloir de la brise. Le murmure de l’air se glissant sous les feuilles, les faisant siffler, avait tendance à bercer Artémis. Elle se laissa ainsi pendant quelques minutes entre le sommeil et l’éveil. Cette journée était vraiment parfaite pour rêvasser. Le soleil lui frappait le visage. Elle le laissa chauffé son corps. Pourquoi se protéger de ce qui était bon ? Elle préférait rester là à profiter de l’environnement qui l’entourait plutôt que, comme certains, se presser, ne pas prendre le temps de savourer les bonnes choses. Elle était calme, reposée. Contrairement à tous les autres qui se dépêchaient de courir après le temps. Simplement calme et reposée.
Elle resta dans cet état jusqu’à ce quelque chose s’interposa entre elle et le soleil ce qui eut pour conséquence de déposer un voile d’ombre sur ces paupières. Elle ouvrit les yeux. Celui qui la gênait pouvait apercevoir ses iris gris foncé aux éclats d’argent. Artémis le reconnu tout de suite. C’était son frère. Enfin son frère adoptif. Un enquiquineur qui n’arrivait pas à supporter que ses parents accordent à cette jeune fille, une intruse à ses yeux, un minimum d’attention. D’un ton impérial, il lui ordonna de lever. Ce qu’elle fit. Déjà autour d’eux des passants curieux s’étaient arrêtés pour voir ce qui se passait. La suite, Artémis la connaissant déjà. La rumeur allait circuler dans tout le village. Artémis, l’ours - la plus utilisée des moqueries à son égard à cause de son nom de famille originelle : Ourson -, la sauvage avait encore fait du grabuge. Si seulement ils savaient, ricana-t-elle intérieurement. Lorsque l'on a une réputation de fille violente, la violence venait parfois d’elle-même vous voir. La toisant du regard, il continua sur le même ton :

« Artémis ! Qu’est-ce que tu fais encore là à ne rien faire ? Tu ne sais donc que jouer les parasites ?
- A quoi ça sert de le demander puisque la réponse est déjà dans la question, frérot ? interrogea-t- elle d’un air narquois.
- Je ne suis pas ton père, espèce de b... d'insolente. dit-il avec colère. Je ne vois pas ce qui retient mes parents de te foutre à la porte. Avec moi ça ferait déjà bien longtemps que tu n’aurais plus ni gîte ni couvert. Mes parents n’ont rien en retour. Tu ne leur donnes rien ! Tu ne rends aucune affection alors qu’il t’en donne trop. Tu es une voleuse. Tu profites des gens. Tu leur prends leurs biens sans remords jouant de leur naïveté.
- Alors qu'est ce qui t'empêche de me déloger ? répliqua Artémis. Tu es plus âge que moi  et surtout tu me détestes. Hein ? Dis, qu'est-ce qui te retient ? Tu as peur de faire souffrir tes parents ? Nan, je ne crois pas. Tu sais ce que je pense, je pense que tu as peur de décevoir profondément tes parents. Tu as peur de perdre leur amour et de te retrouver dans la même situation que moi. Orphelin.
- Comment oses-tu dire ça ? Toi, mes parents t'aiment. Même si tu ne le mérites pas. rétorqua son frère adoptif.
- Justement, ce sont tes parents. Je ne veux pas de leur affection. C'est de la pitié à mes yeux. Jamais je les verrais comme ma famille. Tu ne seras jamais mon frère. Un frère qui n'arrive même pas à choisir ce qu'il souhaite vraiment, qui reste sous la domination de ses parents. Un faible. cracha Artémis.
- Non. Je ne suis pas comme ça, moi ! Je sais ce que je veux. Et je veux que tu disparaisses et que tu souffres, car je vois clair en toi ! Tu n'es qu'un monstre. Rien d’autre qu’un monstre. rugit-il. »

La bave du crapaud n’atteint pas la blanche colombe comme on dit. Artémis se fichait complètement de ses remarques. Elle ne s’attendait pas à mieux venant de son frère adoptif. La jeune fille opta pour le silence, elle n’allait pas perdre son temps en dispute avec cet idiot surtout qu'elle savait qu'il avait tort, qu'il était dans sa propre illusion. Toujours sans bruit, elle s’assit tout en ne lâchant pas du regard le gêneur.
Ce dernier n’en pouvait plus. C'était presque comme si on pouvait le voir transpirer sa colère. Avant qu’elle ait pu toucher le sol il l’a saisi par le col et la plaqua contre l’arbre. Il tint son regard enfoncé dans le sien. Puis il baissa les yeux et aperçu le couteau qui était resté dans sa main. D’un geste vif, il s’en saisi. Le frère contemplait tout à tour l'arme et sa propriétaire.
Artémis était là, devant lui, la source de tous ses problèmes. Il l’aurait bien tuée sur-le-champ avec son objet fétiche. Il ne pouvait pas se le permettre. Quoi qu’il en pense, ces parents étaient attachés à cette fillette orpheline. Ce meurtre, même s'il serait pour lui une libération, leur briserait le cœur. Mais tout était là. Elle se tenait immobile avec son sourire qui l’énervait tant. Il avait son arme, son couteau qu’elle aimait tellement, dans la main. Il n’en pouvait plus. Cela faisait quatre années qu’il la supportait. Quatre ans. Quatre ! Il tendit le bras et leva la lame le plus haut possible. Artémis ne bougea pas. Cela lui semblait tellement facile. Le couteau plongea vers Artémis et se figea que lorsqu’il eut atteint sa cible. Le frère lâcha prise et dans un geste de colère cassa le couteau qui s’était fiché non pas dans le corps de la jeune fille mais dans le hêtre qui était derrière. La lame céda net séparant l’arme en deux morceaux : un tomba par terre et l’autre resta coincé dans l’arbre. Content du résultat il partit. Il avait détruis l'objet dans lequel elle enfermait sa fierté et l'avait ridiculisée devant les passants interloqués. Ce n’était pas la lame qu’il venait de briser mais Artémis et cette pensée le fit sourire.
Quand son frère adoptif fut assez loin, elle décrocha la partie tant bien que mal, mais avec haine qui était fichée dans le hêtre. Elle ramassa l’autre morceau et se dirigea vers un autre coin de la ville tout en jurant qu’il lui paierait.
Titre: New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
Posté par: Great Magician Samyël le vendredi 09 novembre 2007, 22:48:16
Bon, j'ai lu le premier chapitre, je ne commenterais donc dans un premier temps que celui-ci^^ Le suivant un peu plus tard, quand j'aurais le temps ^^

Alors, déjà je dégage une grande qualité dans ton texte et un gros défaut. Gardons le meilleur pour la fin, je commence par ce qui ne va pas à mon sens.

En fait c'est surtout du point de vue syntaxe, orthographe et tout ça, comme tu dois t'en douter ^^" Comme l'a déjà fait remarquer PdC, il y a effectivement un gros souci dans l'orthographe (et c'est moi qui dit ça, XD), avec des trucs vraiment énormes. Quelques grosses répétitions aussi, par exemple "Pendant quelques secondes il gémit mais se réveilla en sursaut quelques secondes après."
J'ai remarqué une faute de temps quelque part, je ne sais plus où. Parfois quelques mots mal employés, par exemple "- Oui ça peut aller, s’enquit-elle de répondre." Ici le verbe s'enquérir ne correspond pas.
Quelques tournures de phrases maladroites également.
Et un petit truc, m'enfin ça c'est plus d'ordre personnel, je trouve plus jolie d'utiliser "cela" au lieu de "ça" ^^"

Bon, voilà pour ce qui fâche. Mais il ne faut pas que cela te décourage, où que tu prennes ces critiques trop à coeur, surtout! Vraiment, essaie de relire, quitte à retarder un peu la parution, car il y a un gros fossé entre la narration et la syntaxe, c'est dommage! Ca ne reflète pas la qualité de tes textes, ce qui m'amène au point suivant, l'histoire en elle même.

Là, je ne peux qu'applaudire. Tu plantes très bien ton décors, lance doucement ton intrigue, fort originale d'ailleurs, qui soulève dès les premières lignes mystères et questions, que Frederik se posent beaucoup d'ailleurs. Et ça justement c'est aussi excellent, ça fait "vrai", d'autant plus qu'effectivement ton héros est en pleine adolescence, âge où on se pose énormement de questions, et si en plus on se découvre une "aptitude", ca va encore moins. Une très bonne chose donc! Comme l'a fait remarqué encore une fois PdC, on s'attache très vite aux personnages.
Bref, j'ai hâte d'en savoir plus. Surtout que des flammes bleues, s't'assez étrange :niak:
J'ai adoré la philosophie de Frédérick dans le tout début du texte, à savoir : "Quand on voit les choses, on ne peut que modifier, transformer alors que lorsque l’on ne voit pas, on crée, on invente notre environnement." C'est très bien trouvé, je suis fan :<3:
Petit bémol cependant, comme l'on déjà dit plus ou moins mes prédécésseurs, parfois le manque d'informations peut être assez gênant. On ne sait par exemple pas dans quel type d'époque Frederik vit. Il prend des douches donc technologiquement ils doivent être assez avancés, mais d'un autre côté il travail dans une forge, chose peu courante pour une époque moderne. A moins que ce ne soit une ère hybride? L'absence de descriptions de Frederik ne me dérange pas, cela permet de se l'imaginer comme l'on veut, si ce n'est quelques informations assez essentielles manquantes, mais ça c'est du détail :)

En résumé, une très bonne histoire, qui malheureusement pêche à cause des problèmes linguistiques et syntaxials. Ceci dit, cela peut être corrigé, ça ne serait que bénéfique! :niak:

Je vais donc suivre ça de très près, en espérant ne pas avoir été trop dur dans le commentaire, mais les critiques permettent l'amélioration =p Bonne continuation!

PS: je rejoins PdC, une nouvelle fois, quant à la taille de la police =D
Titre: New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
Posté par: John Craft le mardi 20 novembre 2007, 22:34:00
Félicitations pour ta fic, Yorick ! J'aime ! :D
Titre: New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
Posté par: Yorick26 le mercredi 21 novembre 2007, 22:15:29
Commentaires des commentaires
Great Magician Samyël
Alors oui, la syntaxe, l'orthographe et tout et tout et tout. J'écris malheureusement comme je parle. Enfin presque. C'est le cas pour mes défauts. Je fais un effort mais les lacunes restent quand même. Donc j'essaye de faire du mieux que je peux et c'est déjà beaucoup. Je ne connais rien à la syntaxe et je ne me souviens pas avoir eu des cours là dessus. Donc si tu pouvais à chaque petit commentaire ^^ (adorable) me dire ce qu'il ne va pas, ça m'aiderait beaucoup. En tout cas je suis flatté ^^! Merci beaucoup pour ta présence sur mon humble topic. Je te laisse avec la suite.

John Craft (alias Franccccck)
Moi aussi j'aime ma fic. Enfin j'aime bien savoir que ça plaît et j'aime bien écrire une histoire comme ça. Donc bon si tout le monde aime. Que demander de plus (à part un commentaire plus constructif que le tien ? Nan je ne vois pas ^^)?

En bonus : La carte de Iolys (http://img152.imageshack.us/img152/8840/iolys1qt2.jpg) (disponible dans le menu du premier post) et la nouvelle taille normale longuement réclamée

(https://forums.puissance-zelda.com/proxy.php?request=http%3A%2F%2Fimg178.imageshack.us%2Fimg178%2F3280%2Fflabfd0.png&hash=72f22bd289a271eca9a08e2502ddf064)
LES FLAMMES BLEUES
Chapitre III : Et si on commençait l'intrigue ?

Un peu éloignée de la ville, la forge se trouvait au milieu de quelques maisons parfois inhabitées. La chaleur qui s'en dégageait était très appréciable l'hiver, mais en saison  estivale elle était sujette des critiques du voisinage se plaignant d'avoir assez chaud comme ça. Pendant les deux autres périodes de l'année, la forge restait considérée comme une simple entreprise au même titre qu'une épicerie. Monsieur Fiez la tenait depuis déjà plusieurs dizaines d'années et ne songeait pas encore prendre sa retraite. Si la vieillesse ne l'aidait pas à faire son travail, il avait pris un apprenti qui lui permettrait de ne pas à faire les corvées que tout imbécile venu serait apte à accomplir. Au fur et à mesure de l'apprentissage de Frederik, le propriétaire de la forge c'était attaché à ce jeune homme. Arrivé quelques jours après ses dix-sept ans, il avait impressionné Fiez par sa motivation de gagner de l'argent par tous les moyens possibles pour pouvoir aider sa mère alitée. Il avait été pris à l'essai et il n'avait pas déçu. Travaillant maintenant en tant qu'apprenti, il avait au fil des jours gagnait en force, en précision, en dextérité. Même s'il n'était pas encore forgeron, il maniait néanmoins plutôt bien le marteau et l'enclume pour son âge. Les tâches demandant une grande expérience étaient réservées à Monsieur Fiez, mais Frederik se chargeait presque de tout ce qui était à la portée d'un forgeron.
Assis sur un tabouret, le front en sueur, le jeune homme remplissait le rôle d'un maréchal ferrant. Il avait presque fini : il n'en lui restait plus qu'un à faire. D'un revers de manche il essuya ses tempes humides et soupira. Le bruit de la porte s'ouvrant lui fit lever la tête. Fiez lui demanda d'aller voir qui s'était. Il fallait absolument qu'il ait fini de confectionner ses épées avant le lendemain. C'était une commande de la garde royale et s'il n'y répondait pas comme il le devait, il serait sacrément puni. Frederik se leva et rejoignit l'entrée. Une jeune fille s'y tenait. Les cheveux châtains, les prunelles grises, à peine de son âge, elle regardait les armes de collection qu'avait créées son employeur. Un bouclier et une épée avaient été accrochés au mur. Le jeune homme s'essuya les mains sur son tablier et accosta la personne qui devait être une cliente :

« Puis-je vous aider ?
- Oui. répondit-elle tout simplement. »

Frederik attendit pendant quelques secondes la suite mais, il se résigna. Le sourire aux lèvres il continua :

« Et pouvez-vous me dire en quoi ? Si c'est une chaîne que vous voulez qu'on vous répare il n'y a ...
- Ce n'est pas une chaîne. coupa Artémis en sortant de sa poche les deux morceaux de son arme. En fait c'est un couteau. J'aimerais que vous me recolliez les deux morceaux. Je ne veux pas d'une nouvelle lame, seulement qu'on me répare mon couteau. J'y tiens et je ne veux pas en changer.
- Ça me parait un peu difficile. Vous êtes sûre que vous ne voulez pas qu'on vous en fasse un autre. Ça sera plus simple. On peut rassembler les deux parties, mais ça va la fragiliser et votre lame risque de se casser au même endroit plus facilement. Vous en êtes vraiment sûre. Vous y êtes attachée, mais ne vaut mieux-t-il pas avoir une meilleure lame que celle-ci ?
- Non, je ne veux pas qu'on m'en fasse une nouvelle. Je veux que ce soit la même arme. Il doit bien y avoir un moyen de garder ma lame sans qu'elle devienne plus fragile. rétorqua la jeune fille.
- Bien sûr, mais pour cela je ne peux pas garder vos deux morceaux tel quel. Je suis obligé de les faire fondre. Si ça ne vous gêne pas, il y a cette solution là. expliqua Frederik.
- Si vous faites comme vous dîtes, ma lame y sera toujours à l'intérieur ? demanda-t-elle.
- C'est cela. Et si vous le souhaitez, je peux vous rajouter un autre métal. C'est une technique qu'on appelle le Damas. Apparemment votre couteau est fait d'acier qui a pour caractéristique comme vous pouvez le remarquer d'être coupant, mais cassant. On parlera à ce moment d'Acier Damas. Pour éviter qu'il se casse à nouveau, on va le mélanger avec un métal souple : le fer. On obtiendra ainsi une lame à la fois souple, qui ne se coupera pas facilement et tranchante. C'est très répandu et je vous les conseille. Ça fait de joli motif. Et ce n'est pas plus coûteux que de reforger votre couteau. Il suffit de rajouter un peu d'acier fondu et quelques applications pour le traiter. Rien de bien l'onéreux. expliqua l'apprenti.
- Dans ce cas-là... puisque ce sera toujours le même fer... j'accepte. Mais ça va prendre du temps ? questionna-t-elle encore.
- J'ai bientôt fini ce que j'étais en train de faire. Pour arme de cette taille, je pense qu'une demi-journée devrait suffire. Revenait ce soir ! proposa le jeune homme.
- C'est d'accord. Merci bien. A ce soir donc. dit Artémis en partant. »

Elle lui avait laissé son couteau et avait quitté la pièce sans d'autre question. Elle s'en fichait. Tant qu'elle retrouvait sa lame, cela lui allait. La porte se ferma pendant que Frederik était reparti confectionner ses fers à cheval.


Les cloches placées derrière la porte tintèrent. Artémis ferma vite cette dernière avant que le vent s'engouffre à l'intérieur de la pièce.  C'était une petite salle assez haute de plafond mais courte en profondeur. Les dizaines de tiroirs remplis d'herbes tapissaient les trois quarts des murs. Sur chaque emplacement avait été posée une étiquette sur laquelle était écrit de manière manuscrite un nom. La jeune fille aurait été incapable de retenir toutes ces appellations alambiquées. Pourtant, l'herboriste y arrivait avec une aisance fascinante. Chaque plante, chaque feuille, chaque baie, chaque fruit était connu sous son nom qu'il appelait scientifique, mais qui n'était que pour Artémis baragouinement barbare imprononçable. Le gérant de l'établissement se tenait derrière le comptoir et était affairé à remplir sa sacoche assortie à sa veste marron clair qu'il remplissait sans hésitation de multiples remèdes. A l'évidence, il n'avait pas entendu le carillon sonné, car ce fut seulement quand il s'apprêta à sortir qu'il se rendit compte de la présence de la jeune fille. Reprenant une place statique, il ne perdit pas le temps pour lui annoncer :

« Tu tombes très bien Artémis. J'aurais besoin de tes services et plus particulièrement de certaines herbes que je vais devoir utiliser en grande dose. Un cas grave se prononce un peu à l'extérieur de la ville. Pourrais-tu aller me chercher le plus rapidement possible beaucoup d'épilobe à feuilles étroites ? Je risque d'avoir besoin de cet anti-inflammatoire et anti-septique, même si j'ai une assez bonne réserve d'alcool. Il me faudrait aussi du panax quinquefolius.
- Du quoi ? hoqueta Artémis.
- Écoutes-tu donc ce que je t'apprends lorsque tu m'apportes des plantes. Le ginseng à cinq folioles. C'est pour les maux de têtes et autre tracas de l'esprit. Tu m'en apportais il y a deux jours déjà ! Je t'ai dit qu'il aurait fallu que tu m'apportes aussi les racines avec le reste. critiqua l'herboriste.
-Ah, je vois de quoi vous parlez. C'est cette plante à cinq feuilles ressemblant un peu à de l'ortie. J'avais hésité à en prendre. Et... commença la jeune fille.
- Très bien tu t'en souviens. Donc il m'en faut le plus possible. Donc n'hésite pas à remplir ton sac à rabord. Chaque bout pourra m'être utile. Pars tout de suite, je te laisse l'adresse de la patiente. Et surtout ne traîne pas. coupa le vieil homme. »

Sans ménagement, il venait de la sommer de sortir. Une manière peut être peu délicate, mais au moins très clair sur les intentions. Il fallait qu'elle se dépêche. Apparemment le cas du patient était assez important. Sa participation pourrait même lui sauver la vie. Elle partit vite en direction de la forêt à l'extérieur de Mohan chercher ce que l'herboriste lui avait demandé. La sacoche lui tapait sur la cuisse droite. L'excitation montait. Ce que son père lui avait appris lui servirait au moins à sauver l'existence de quelqu'un. Il ne fallait pas qu'il le déçoive.


Dernier coup, cela y était. Il avait fini. La lame semblait comme neuve. Le manche usé contrastait un peu avec le tranchant maintenant brillant et luisant sous les lumières des flammes de la forge. L'arme était devenue plus longue, mais elle ne devenait que plus dangereuse. Les motifs de la partie métallique avait été particulièrement bien réalisé cette fois-ci. Il faut dire qu'il avait fait attention, qu'il s'était appliqué. La jeune fille qui lui avait demandé ce service était attaché à cet objet et n'avait pas eu l'air très réjoui à l'idée de modifier l'apparence d'origine. Frederik espérait vraiment que ça lui plairait. Il ne trouvait rien de pire qu'un client qui était mécontent de son travail et que tout était de sa faute, qu'il n'avait pas assez travaillé et fait attention. Il prit son œuvre et sortit à l'extérieur tout en regardant le couteau. Quand il fut dehors, il aspira une bonne dose d'air frais qui changeait du tout au tout à la chaleur qui régnait à l'intérieur de la forge. La sueur coulait entre autre sur son front. Du revers de son bras découvert, il l'essuya. Il n'avait plus qu'à ranger les outils maintenant. Il prit encore une respiration et rentra dans la forge. Il n'eut pas le temps de quitter l'entrée pour rejoindre l'atelier situé derrière que déjà un homme l'appelait de loin. Frederik fit demi tour, ouvrit la porte et se retrouva nez à nez avec celui qui criait son nom. Il avait couru : il haletait. L'homme ne prit pas le temps de reprendre son souffle. Ce qu'il devait lui dire était sûrement urgent. Une commande spéciale? Certainement pas. Sinon cela aurait été le nom de son maître qu'il aurait hurlé. C'était au jeune homme que cette personne voulait parler et rapidement. Entre deux respirations il lança :
 
« Frederik, il faut absolument que tu retournes chez toi »

Paf, comme ça ! De but en blanc ! L'angoisse et l'inquiétude arrivèrent d'un coup. Il n'avait pas encore dit ce qu'il se passait, mais son ton ne présageait rien de bon et il n'avait pas vraiment envie d'avoir la surprise. Frederik voulu demander de quoi il en retournait mais l'homme le devança :

« C'est ta mère ! Miriam. Elle est très malade. C'est ton père qui nous a prévenu. Il est revenu pour la journée. Une chance qu'il soit là. Sinon personne n'aurait été au courant. L'herboriste est déjà en route. »

Sans demander son reste, le fils de Miriam, la peur au ventre, remercia l'homme et lui demanda de prévenir Monsieur Fiez. Il sortit comme une flèche par la porte déjà ouverte. Il fallait qu'il se dépêche. Pendant qu'il courrait en direction de chez lui, les questions fusèrent et revinrent incessamment dans sa tête. Il était effrayé à l'idée qu'il arrive quelque chose à sa mère. Il ne se rendit même pas compte que les jointures de ses doigts devenaient blanches à force de serrer le couteau d'Artémis.
Titre: New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
Posté par: Nehëmah le jeudi 29 novembre 2007, 18:17:44
Bon, voilà. Il m'a bien fallu lire les trois chapitres pour pleinement accrocher. Le premier se focalise sur Frédrik, le deuxième sur Artémis. Nous supposions bien sûr qu'ils allaient se rencontrer, mais il a fallu attendre le troisième chapitre pour se sentir propulsé dans l'intrigue, tel que le suggére le nom de ce troisième (bien que le titre soit plutôt moyen en passant :niak: ).
Donc voilà, à bien y réfléchir, c'était prévisible dès le deuxième chapitre avec les besoins réciproques des deux personnages et donc leurs facultés opposées mais complémentaires. Une maîtrise du récit avec narrateur interne, donc, bien joué de ce côté-là.
Ce qui est un peu dommage réside plutôt dans le fond. Autre que la police d'écriture relativement minuscule (mais apparemment tu sembles comprendre que les lecteurs n'apprécient pas ce genre de petit truc donc tu as modifié pour le chapitre 3 xD), il y a un problème du langage. Ce n'est certes pas catastrophique, mais j'ai l'impression que ça reste très faux... Enfin, c'est peut-être ta manière de raconter qui ne m'accroche pas, en quel cas tu n'y pourrais rien et en quel cas je ne pourrais pas en faire l'éloge ou le blâme. Ceci dit, attention aux fautes d'orthographe, elles restent légion et même la grammaire est parfois problématique. Il est interdit, par exemple de démarrer une phrase par une conjonction de coordination (mais, où, et, donc, or, ni, car)(logique puisque l'on ne peut pas coordoner ce qui n'existe pas).
Sinon, je ne crois pas avoir d'autres choses à dire. une petite hypothèse : il y a fort à parier qu'Artémis soit la première à découvrir ce secret des flammes bleues et que nos deux bras héros, rejetés l'un par sa famille d'adoption, l'autre par la mort de sa mère, partent à l'aventure. Ceci n'est, bien sûr, que pures hypothèses :niak:
Titre: New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
Posté par: John Craft le mardi 08 janvier 2008, 21:53:00
Espèce d'ingrat, Yorick ! XD qu'elle soit constructive ou pas, ma remarque est censé être sympathique !
Et sinon, à quand la suite ? ;p
Titre: New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
Posté par: raphael14 le lundi 07 juillet 2008, 12:20:20
Yorick, j'ai une question, une seul. Pourquoi as tu arrêter d'écrire ta fiction elle est trop bien !
C'est prenant, c'est palpitant, c'est bien écrit(à part quelques fautes). Tu es cruel de nous laisser sans suite alors que ta fiction est grandiose et par-dessus tout on ne sais rien sur la maladie de la mère de Frederik. Si tu ne poursuis pas "Les Flammes Bleus", ce serait du gâchis.
Titre: New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
Posté par: Yorick26 le lundi 07 juillet 2008, 20:28:11
Neh : Merci. Je sais pas trop ce qui ne plaît pas. Pour ce qui est de la conjonction, j'essaye, mais j'ai des habitudes et il est probables que j'ai refais la faute. Sinon, essayeras tu d'apprécier ce chapitre ? Il n'est pas très important, enfin en apparence. Mais j'ai du mal à lancer les intrigues, j'ai toujours tendances à faire des débuts qui durent ... C'est pourquoi je participe à des fics collectives, tiens. L'intrigue est déjà en place...

Les autres : merci de votre soutient. Cela m'a redonné l'envie de faire une suite assez conséquente (après pourtant divers essais).

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LES FLAMMES BLEUES
Chapitre IV : Une nuit tourmentée

      Il tourna encore une fois dans ses draps. Incapable de dormir, il tentait en vain de trouver le sommeil. Excédé d’attendre sans rien faire, il se leva. Il descendit au rez-de-chaussé pied nu. Alors qu’il atteignait les dernières marches, il s’arrêta. En face de lui, de l’autre côté de la pièce d’entrée, une femme se tenait à la porte d’entrée. Droite et impassible, seul son sourire indiquait à Frederik  qu’il s’agissait plus que d’une simple statue. Son apparence était comment dire … crispante. Sa longue robe bleu nuit lui donnait la chair de poule. Sa peau blanche qui ressortissait lui donnait un air mortuaire.  Ses mains, fines jusqu’à y voir clairement les veines bleutées, tenaient un sceptre d’un métal sombre. Simple et sans ornement, ce grand bout de ferraille aurait tout simplement pu passer pour une canne, mais l’attitude calme et mystérieuse de cette inconnue montrait visiblement qu’elle était magicienne. Frederik  n’en avait pas vu en vrai – et il n’aurait pas pu puisqu’il s’agissait seulement d’une légende  -, mais il en avait lu des descriptions dans les livres. Rien ne semblait le paraître, mais Frederik  le savait. Elle était une magicienne, peut être une simple sorcière de bas étage, mais il savait qu’elle manipulait la magie. Il le savait tout aussi bien qu’il était convaincu que cette personne mystérieuse n’était pas là pour son bien. Tout chez elle connotait la mort : ses cheveux ébènes, ses yeux gris, sa peau blanche. Seule sa robe bleu sombre amenait une touche de couleur.
      Frederik  tourna la tête vers sa gauche. Dans une autre pièce vivement éclairée se tenait sa mère allongeait sur son lit. A ses côtés, l’herboriste, son père et Artémis qui s’était révélée l’assistante du soigneur. Ils s’affairaient chacun à leur tâche sans jeter un regard au jeune homme qui venait de descendre. De même, la magicienne semblait passer inaperçue. Détail aussi surprenant qu’anormal, ils ne distinguaient pas ce que ses parents et les herboristes se disaient. Ils voyaient leurs lèvres bougées, mais aucun son ne lui parvenait. Pourtant la distance qui les séparés ne dépassait pas une dizaine de pas. Ce n’était pas normal.
      Il se retourna vers la sorcière pour essayer de comprendre. Celle-ci souriait de plus belle. Elle en était la cause, c’est sûr. Elle n’avait encore rien fait de réprimandable, mais déjà le fait qu’elle se serve de Frederik , de sa famille et des personnes en qui il avait confiance, lui suffit pour qu’il sert les poings. Une nouvelle vérité s’imposait à lui. Elle était magicienne, avait de mauvaises intentions et était détesté par le jeune homme à présent. Il ne fit rien. Frederik  resta tout simplement figé au bord de l’escalier, à fermer les poings et à attiser une haine qui devenait croissante. Cela devenait intenable. Il fallait qu’il agisse. Dans un coin de sa tête il se dit que sa réaction était exagérée. Pourtant, sans savoir pourquoi, il avait envie de sauter au cou de cette femme. C’était presque incompréhensible, mais il le fallait.
      Soudain, n’y tenant plus, il se jeta. Il eut à peine le temps de parcourir le quart de la pièce que déjà son corps s’engourdissait. A la moitié, il était ralentit. Enfin, il était presque arrivé à son but quand son corps s’immobilisa complètement. Seule sa tête était libre de mouvement et cela se voyait. Frederik  fulminait comme un enragé. Pestant et crachant une colère rouge, il criait à la sorcière. Celle-ci souriait de plus en plus. Elle était satisfaite. Elle le contrôlait comme elle le voulait. Attiser sa haine était un jeu d’enfant, l’immobiliser était encore plus simple. C’était à son tour de passer à l’action. D’un pas lent et mesuré, elle traversa le peu de distance qui la séparait du garçon. Il était pitoyable avec ses yeux enragés. D’une main confiante, elle tint le menton du jeune homme. Pour se défendre, celui-ci tenta de la mordre. En échange, il reçut une gifle qui dans l’état actuel des choses, il ne put éviter.
      Reprenant ses esprits, Frederik perdit de sa colère. Ce fut la peur qui la remplaça. Pourquoi s’était-il jeté sur elle ? Cela n’avait aucun sens. Il aurait mieux fait de se réfugier avec ces parents. Au lieu de cela, il avait pris une décision imprudente, mais surtout idiote. La sorcière le sentit. Il était brisé. Plus une seule révolte ne serait à attendre de lui. Il était prêt à l’écouter. D’un mouvement lent, elle rapprocha sa bouche de son oreille. Frederik, dans une dernière tentative de fuite, tira son cou pour éviter tout contact physique. La magicienne s’en amusa, mais elle lui susurra rapidement :
      Du bout des doigts, elle tourna le visage de Frederik vers la gauche lui offrant la vue de la chambre sa mère éclairée. D’un claquement de doigt, la sorcière fit s’écrouler le vieil herboriste. Les autres protagonistes qui jouaient une scène muette continuèrent leurs occupations sans se soucier de leur camarade mort. D’un second claquement, ce fut le tour d’Artémis. Puis vint le troisième claquement de doigts. Son père tituba. Il serrait sa poitrine, il souffrait. Cela se voyait. Il fit quelques pas puis tomba.
      La magicienne ricana. Son hilarité n’était pas contagieuse. Au contraire, Frederik en eut froid dans le dos. Puis en prenant tout son temps, elle plaça ses doigts devant les yeux du jeune homme, puis les claqua. Le jeune homme ferma instinctivement les yeux. Il n’avait pas envie de voir cela, mais rien ne l’empêcha d’entendre les cris de souffrance de sa mère. Jamais il n’avait entendu ça. Il ne pouvait pas boucher ses oreilles. Il était figé, tant par le sort que par sa peur. Il ne pouvait pas… non il ne pouvait plus. C’était trop dur. Alors que sa mère se dirigeait vers une mort lente et tortueuse, la sorcière glissa à l’oreille de Frederik  :
      Puis elle disparut, mais les cris eux continuaient. Ils ne cessèrent jamais. Même quand il se réveilla en sursaut, trempé par la sueur, il lui sembla que les hurlements étaient encore là. Peu à peu, reprenant conscience d’où il était, le cauchemar finit par disparaître complètement. Ne voulant plus sombrer dans le sommeil, il se redressa. Autour de lui, des caisses et des boîtes étaient entassées de manière désordonnée. A ses côtés, son père dormait à poing fermé et ce n’était pas les soubresauts de la carriole qui les transportait qui allaient faire taire ses ronflements. Il s’en était habitué. Voilà plusieurs jours qu’ils se côtoyaient. Seuls, ils avaient décidés de traverser rapidement la forêt et les montagnes pour atteindre la plaine. Les chemins étroits ou escarpés ne permettaient pas un chemin facile pour les chevaux et leurs marchandises. Maintenant qu’ils étaient au-delà des montagnes de Menh, la plaine leur avait permis de trouver un vieux transporteur qui leur avait autorisé à dormir pendant un bout du trajet. Ils arriveraient dans un jour ou deux à la capitale, Mnémé. Dans un jour ou deux, Frederik habiterait chez son oncle, et cette idée ne lui plaisait guère.

Titre: New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
Posté par: raphael14 le jeudi 10 juillet 2008, 17:53:49
Excellent chapitre, à part quelques fautes d'innatention, rien à signaler. l'action suit son cour, on veut en savoir plus...Bref vivement la suite.
Titre: New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
Posté par: FitzChevalerie le vendredi 11 juillet 2008, 20:19:53
J'ai lu ta fiction Yorick et je l'ai trouvée vraiment bien !
Tu dis que tu fais beaucoup de fautes d'orthographe, pourtant seul le premier chapitre en comporte un nombre important. Les trois suivants sont vraiment bien travaillés de ce point de vue, mais s'il reste quelques fautes d'orthographe, ça passe plus pour de l'inattention. Ta syntaxe est très bonne, je n'ai rien à dire dessus. Pas de fautes d'expression, les phrases sont bien tournées, même si parfois des mots ne sont pas très bien placés. Enfin, le style est vachement fluide, accrocheur, on ne bute pas sur certaines phrases, ça coule. Et en plus, tu arrives à nous rendre un contenu assez poétique, non vraiment j'apprécie beaucoup :)
Quant au scénario… Vraiment, je le trouve intéressant et très original. Le premier chapitre commence tout de suite avec le mystère des flammes bleues, les explications sur la vie de Frederik. Celles-ci sont néanmoins parfois un peu ennuyeuses, même si elles sont nécessaires. Mais bon, j'aime les débuts dans l'action, donc c'est sûr que ça ne me plaira pas forcément ^^.
Puis tu nous introduis de la même façon Artémis, son caractère, son histoire et le mystère de son père qui est parti. J'ai trouvé ce chapitre-là beaucoup plus intéressant, le style est moins mou, plus énergique. En tout cas, le personnage de la jeune femme est très charismatique, je me suis tout de suite attaché à elle. Elle a un côté attachant et elle dégage une aura de force calme, comme le démontre la scène avec son frère.
Vient ensuite la rencontre entre nos deux protagonistes dans le chapitre 3 (au titre plutôt moyen en passant :niak:). Celui-ci est aussi très intéressant, plaisant à lire, bon style et puis on commence enfin l'intrigue comme tu le dis. L'élément du frère qui va réunir nos deux personnages est plutôt subtil, je trouve ça pas mal. J'ai vraiment hâte de voir ce que ça va donner quand les relations se seront approfondies : vas-tu opter pour une amitié solide ou pour un amour tout ce qu'il y a de plus inconditionnel ? Bien envie de savoir ^^
Enfin, le quatrième chapitre, mon préféré. Tu as su insuffler une ambiance sombre et lyrique à ton écrit, quelque chose de mystérieux qui me plait bien. Le rêve que Frederik fait est bien retranscrit et le personnage de la sorcière donne envie d'en savoir plus sur son compte. Il y a juste quelques phrases qui sont un peu confuses, mais rien qui empêche de comprendre ou d'apprécier ton texte.
Bref , j'ai hâte de lire la suite Yorick !

Ps : tes chapitres sont pile poil à la bonne longueur ;)
Ps2 : j'adore les petites images au début de chaque chapitre !
Titre: New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
Posté par: Yorick26 le lundi 06 avril 2009, 14:34:35
Raphael14 ~ Je suis désolé pour les fautes d'orthographes. J'avoue que je pourrais me relire, mais une fois le chapitre fini, je suis pris d'une très grande flemme et je ne cherche pas les fautes d'orthographes. Je devrais. Je sais. Surtout qu'à l'ordinateur, j'en fait plus que sur une feuille. Étrangement. En tout cas content que ça te plaise. Je ne sais pas trop commencer l'histoire. Je la continue comme ça dans ce chapitre. Les événements j'espère vont se bousculer un peu plus rapidement pour me donner envie d'écrire. Je suis comme vous, un lecteur qui ne connaît pas encore la suite de l'histoire. Et c'est cette envie qui me pousse à écrire la suite. ^^

Fitz ~ Désolé, mais aux vues de tes compliments, ce chapitre risque de te décevoir. Car un an après, Artémis a été oublié par Frederik. Je compte la réintégrer dans l'histoire ne t'inquiètes pas. Néanmoins, pour l'instant cela reste sans amour. J'ai décidé de faire vieillir mon personnage d'un an pour qu'il soit plus proche de moi et pour justifier (subtilement) mon absence d'écriture. D'accord, je n'ai aucune justification. En tout cas ça me fait très plaisir que tu aies commenté. Je tâcherais de me remettre un peu plus à l'écriture à l'avenir, mais étant en prépa ça risque d'être difficile.
Enfin, mon chapitre s'est rallongé car si on reste à la taille d'avant, il serait resté bien ennuyeux. Sans aucune action. Voilà, et puis contrairement à ce que disais je ne sais plus qui. Ce n'est pas Artémis qui découvrira en premier les flammes bleues mais bien son oncle. Enfin bon, je vous laisse lire si ce n'est pas déjà fait ^^!

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LES FLAMMES BLEUES
Chapitre V : Culpabilité

      Frederik s’assit sur le rebord du pont. Une de ses jambes pendait dans le vide au dessus de l’eau. Il avait déjà eu l’occasion de voir l’océan. Lorsqu’ils allaient à Darter, sa mère et lui, ils passaient toujours un moment sur la plage de galet et restaient là à regarder l’horizon sans rien dire. Maintenant qu’il vivait chez son oncle à Mnémé, il venait souvent au bord de l’océan. Cela lui rappelait sa vie d’avant. Sa vie avec sa mère. Voilà un an qu’il avait quitté Darter. Il avait changé et surtout muri. Il s’était renfermé aussi. Il avait cessé de croire au jour où il pourrait la rejoindre lorsqu’un mois après être arrivé dans la capitale un coursier leur avait appris la mauvaise nouvelle. Sa mère n’avait pas survécu à la maladie.
      Cela lui avait fait un choc. Le silence s’était peu à peu installé entre lui et son oncle finissant par détruire toutes les tentatives de ce dernier pour établir un lien avec Frederik. Depuis la situation s’était détendu, mais elle restait froide. Le jeune homme ne lui en voulait pas. Il le trouvait même sympathique, mais depuis il préférait rester seul. Il avait peur d’avoir à se justifier. Se justifier de raisons que peu de gens pourraient comprendre. La « maladie » n’était pas très virulente dans la capitale. Beaucoup de médecins travaillaient d’arrache-pied pour contrer Nécrose. Au-delà des montagnes, ce n’était pas la même chose. La situation devenait plus dangereuse. Toutes les personnes fragiles risquaient d’être touchées. Femmes enceintes, vieillards, enfants. Tous étaient des victimes potentielles. Depuis il régnait un contrôle systématique de l’hygiène. Certains docteurs étaient partis bénévolement de l’autre côté du Menh. Une sage initiative car s’ils ne l’avaient pas fait, les habitants encore saints auraient fuit vers les plaines participant ainsi à la propagation de la maladie. Depuis une seconde école de médecine avait ouvert ses portes. Cela restait qu’un simple bâtiment réquisitionné à Parmis où s’étaient rassemblés plusieurs médecins afin de former le plus de personnes capables d’agir contre cette Nécrose. Ils n’avaient pas encore trouvé de remède. Ils trouveraient c’était certain. Tout du moins Frederik le pensait. Il l’espérait.
      Le port était calme. L’activité du port n’était plus ce qu’il était. Ce fut le commerce qui imposa la suprématie de Mnémé sur les autres villes. Au centre d’Iolys, elle pouvait desservir toutes les villes. Aujourd’hui les échanges se faisaient par voies terrestres. Si on voulait voir des bateaux quitter le port, il fallait se lever tôt. Les pêcheurs ne reviendraient que tard l’après-midi et s’installeraient le soir sur la place principale pour vendre leur récolte sur les stands bruyants du marché. Frederik s’allongea et écouta le refrain du bruit des vagues s’échouant sur les roches. Il n’y avait personne. Seule sa propre respiration venait compléter la mélancolie de la mer
.      Frederik ne savait pas comment occuper ses journées. A Darter il travaillait à la forge. Ici, les forges étaient trop réputées pour employer un simple garçon comme lui. Au fond de lui-même, il préférait que ce soit ainsi. Il n’avait pas besoin de gagner de l’argent. Son oncle faisait parti des personnes les plus riches de la ville. Puis, le travail signifiait une communauté. Dans n’importe quel contexte, il préférait la solitude.
      Le jeune homme resta ainsi jusqu’au couchant. Les pêcheurs retardataires se dépêchaient de quitter le port laissant leur bateau se cognait contre les autres. Il était l’heure de rentrer. Sur le chemin du retour, Frederik continua ses réflexions. Pourquoi les flammes bleues étaient-elles apparues en même temps que la maladie ? Il ne le savait pas. Ce n’était peut-être qu’une coïncidence. Tout du moins, il l’espérait tout autant que sa mère fut encore en vie. Si ces deux événements étaient liés alors il était particulièrement responsable de sa mort. Il se rappela du rêve qu’il avait fait avec son père. Rêve qui était revenu sans cesse hanter ses nuits. C’était comme si ce rêve se réalisait. Dans ce rêve, c’était lui le responsable des meurtres. Il savait que ce n’était qu’un rêve pourtant il eut l’impression que ce n’était pas qu’une simple image de l’esprit. De puis le décès de sa mère, il avait prit des allures prophétiques.
       Arrivé chez lui, il passa par la porte des serviteurs. Il prit quelques tranches pains qui trainaient sur une table et retourna dans sa chambre. Elle était plongée dans le noir. Par habitude il se dirigea vers la bougie posée sur le buffet. Serrant la mèche dans le creux de sa main, il l’alluma d’une flamme bleutée. Quand il la lâcha, elle était allumée d’un feu normal. Dans la main de Frederik, les flammes s’étaient éteintes. Depuis quelques mois, la puissance de pouvoir était accrue. Maintenant, il pouvait donner consistance à ses flammes. Une fois la chambre faiblement éclairée, il s’allongea sur le lit et s’endormit rapidement.

      Au beau milieu de la nuit, la fin de son cauchemar le réveilla. Dans sa tête résonnait les dernières paroles. « Fais-toi discret chez ton oncle et tout se passera bien. ». Depuis un an, il s’était tenu tranquille. Pourtant sa mère était morte. Il avait tout perdu, et au fond de lui-même Frederik savait qu’il était malheureux. A force d’entendre ces mots, ils les avaient crus. Ils les haïssaient. Ils étaient responsables de cette vie. Tout comme ces flammes. Il commençait à les détester.
      Quelqu’un marchait dans le couloir. Deux personnes à priori. Il entendait leurs voix mais n’arrivait pas à distinguer leurs paroles. Sans faire de bruit, il se leva de son lit. Torse nu, vêtu d’un bas long beige, il ne prit pas la peine de mettre quelque chose à ses pieds. Il se rapprocha de la porte sans faire de bruit. De là, ils les entendaient mieux. L’oreille collée sur le bois, il réussit à entendre :

      Frederik recula. De qui parlait-il ? Accolé à un mur, dans l’obscurité, il attendait que la poignée tourne. Rien ne se passa. Il prit son courage à deux mains. Dans le couloir, il n’y avait plus aucun son. Peut-être attendaient-ils le bon moment pour s’attaquer à lui ? Non, il l’aurait fait avant. Il était sensé dormir à cette heure là et il n’avait pas fait assez de bruit pour qu’ils sachent que ce n’était pas le cas. Ils ne venaient donc pas pour lui. Pour qui alors ? La réponse lui apparut comme une évidence. Si ce n’était pas pour lui, c’était forcément pour son oncle. Après tout c’était une personne qui était importante à Mnémé et qui dit importante dit dangereuse ou gênante pour certains. Frederik se saisit du tisonnier et sortit de sa chambre.
      Il n’y avait personne dans le couloir. Il fallait qu’il les rattrape. Ils avaient déjà assez gagné d’avance. Le jeune homme connaissait les lieux. Peut-être que les assassins aussi. Ils pouvaient très bien être munis d’un plan, mais Frederik n’aurait pas à hésiter. Il utilisa ses pouvoirs. Dans un crépitement, le tisonnier se recouvra de flammes bleues. Les murs étaient maintenant visibles. Il ne pouvait pas se perdre. Sans se poser de question il se rua dans le couloir de gauche. Il ne pouvait se permettre de perdre un autre membre de sa famille par sa faute.

      A quelques mètres de là, Will était agenouillé devant une porte. Ils étaient arrivés sans se tromper devant la chambre de Gabriel Dorr. C’était un homme puissant et de nombreuses personnes voulaient sa place. Will et son acolyte Clauss avait reçu l’ordre de le tuer. Il ne savait pas d’où venait la demande, mais il savait qu’il payait cher pour que le travail soit fait. Ils en avaient pour l’instant que le quart, mais c’était déjà une grosse somme. D’un mouvement de poigné, il fit sauter la serrure. C’était sa passion. Depuis tout petit il adorait prendre des objets en cachette. Le risque d’être surpris en faute l’avait toujours motivé. Aujourd’hui, il usait de son talent inné pour gagner de l’argent. Et il ne se débrouillait pas trop mal. Non seulement il pouvait rentrer dans un manoir comme celui-ci sans se faire repérer en planifiant chaque étape du programme, mais il n’avait pour l’instant essuyé aucun échec si bien qu’il était plus réputé dans les classes malfaisantes que par les services de la milice. De plus, il ne s’était encore pas salit les mains. C’était le travail de Clauss. Son air rude et brutal aurait pu faire fuir n’importe quelle personne. Il prenait plaisir à tuer et essayer de varier les techniques. Il était assez fort pour abattre un homme d’une main, mais préférait parfois et surtout quand la situation l’imposer, choisir des méthodes plus douces et plus discrètes. C’était le cas ce soir. Ils allaient l’étouffer. Ainsi, le meurtre pourrait passer pour une mort naturelle. Un homicide se rependrait comme une trainée de poudre et remonterait peut-être jusqu’à eux. C’était une victime trop importante pour la ville. Alors qu’un petit brigand pouvait être égorgé à la sortie d’un bar, ici il fallait être invisible. La prudence la plus élémentaire le recommandait. Ainsi que les directives de leur commanditaire.
      Clauss entra en premier dans la chambre. C’était à lui de jouer. Will lui resta un moment dans le couloir pour s’assurer que personne n’était là puis entra à son tour. Il n’eut pas finit de fermer la porte qu’une autre personne entra forçant le passage. Tout à coup un tisonnier prit feu en l’air. Will fut stupéfait par la couleur des flammes. Ce bleu était magnifique. Il resta sidéré pendant que la barre de fer s’écrasa sur son crâne. Il sentit une vive brûlure puis sombra dans l’inconscient. Clauss fut lui aussi surpris, mais réagit plus vite. Il fonça tête baissée vers le jeune homme qui était au bout du tisonnier. Il avait l’air gringalet. Le bruit que fit Frederik lorsqu’il se heurta au mur réveilla son oncle. Il mit un moment à comprendre ce qu’il se passait. Le jeune homme était en l’air et ses pieds battaient dans le vide. A son cou, deux mains énormes le serraient. Il tentait en vain de les décrocher. Alors qu’il manquait d’air, il en appela à la magie. Peut-être que celle-ci lui serait vraiment utile pour une fois. Les flammes bleues brûlaient la peau de son assaillant, mais celui-ci tînt bon. Il savait que s’il arrivé à résister à l’envie de tout lâcher, le jeune homme serait mort asphyxier. Ce dernier essayait de plus en plus fort de le faire lâcher prise. Il se sentait s’éteindre tout comme les flammes qu’il projetait. Soudain il put de nouveau respirer et retomba comme un poids mort sur le sol. A ses côtés, l’homme baraqué se vidait de son sang un tisonnier dans les entrailles.

Titre: New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
Posté par: Prince du Crépuscule le lundi 06 avril 2009, 20:02:45
Hey hey, bonsoir mage complice. Eh oui je sais, ça fait bien longtemps que tu n'as pas pu profiter de mon aimable présence dans ce topic. Faut dire qu'il semblait un peu... abandonné. ^^
Mais tu reprends, c'est une très bonne chose. J'en suis très heureux, d'autant que ça me permet d'apprécier ta belle petite fiction. Bref, comme tu t'en doutes je suis venu poster un petit commentaire. Non non, n'aies crainte! Ne recule pas comme ça je ne suis pas un monstre! (ou presque. ;p) Il me semble me souvenir que tu n'es pas particulièrement fan des commentaires-fleuves que je peux faire dans mes moments de passion frénétique, alors je vais tâcher de me tempérer un peu. ;)

Premièrement, je me dois de préciser que j'ai relu toute ta fiction pour me remettre dans le bain, comme on dit. Je n'ai pas été déçu du voyage! ça m'évoque pas mal de souvenirs en fait, et vu que je suis un grand nostalgique, eh bien... j'aime! X'3
Bref, comme ces chapitres sont assez disséminés temporellement parlant, j'ai pu constater une nette évolution dans ta manière d'écrire. Oui, en clair tu as bien progressé. Mais tu as progressé sans perdre cette fraîcheur que j'apprécie vraiment dans ta fiction. Ton style est simple et fluide, ça se lit très bien. En fait je trouve qu'il regorge d'une poésie un peu naïve qui me séduit beaucoup (ce n'est pas du tout péjoratif, ça fait un peu bucolique si tu préfères ^^)

Seulement, comme tu t'y attends sûrement, il y a quelques zones d'ombres qui viennent entacher cette jolie manière de conter. Il y a en effet pas mal de fautes de Français, surtout au niveau de la conjugaison (temps conjugué ou participe passé) et de la syntaxe, qui me paraît parfois un peu maladroite. Tu te mélanges pas mal dans les prépositions j'ai remarqué également. Enfin, ceci concerne surtout les 3 premiers chapitres, le quatrième est nettement mieux sur ce plan-là. J'avoue que j'ai la flemme de relever (ça ne ferait qu'allonger pernicieusement ce commentaire tout mignon et innocent. :niais:), mais quoiqu'il en soit je te félicite pour ta progression en la matière. Je sais que c'est ta bête noire, mais tu vois, tu en triomphes peu à peu. ^^

Après, concernant l'histoire j'aime beaucoup. J'aime bien le portrait que tu brosses du monde que tu animes sous nos yeux et de tes personnages, aussi. Ils sont très attachants, comme j'ai déjà pu le dire. ^^ En fait c'est drôle, mais en relisant, surtout pour les premiers chapitres, ça me fait beaucoup penser à l'ambiance un peu naïve des Tales of. Je sais pas si c'est fait exprès ou que je délire, mais je trouve que ton monde s'y rapporte assez bien. Les personnages sont bien typés comme dans cette belle série, la dimension poétique et sa simplicité y concourent également. Enfin, c'est peut-être la carte avant tout qui m'y fait penser. Les noms des villes et la présentation pourraient tout à fait convenir à un Tales of. (propose ta candidature à Namco, ils seraient ravis de te prendre je crois. *fufu*) ;)

Bien sûr quand je dis ça ce n'est pas une critique négative hein, j'apprécie vraiment! Concernant l'intrigue, je trouve ce début bien amené. On se demande bien ce qui va arriver à ce pauvre Frédérik qui se renferme et qui est nouvellement confronté à l'univers d'une grande ville et aux tentatives d'assassinat! J'ai hâte de voir ce que tu nous réserves, faute de pouvoir critiquer quelque chose de vraiment établi. (bienvenue au club de ceux qui mettent trois plombes à commencer, serrons-nous la main mon frère! :roll:)
Ah si, si j'avais un défaut à relever, je pense que dans le chapitre 4 l'apparition de la sorcière en rêve est un peu... facile. Je sais pas, je m'attendais à quelque chose de plus original qui provoquerait la mort de sa mère. Pour tout te dire je n'ai pas été trop réceptif à ce chapitre, pour cette raison et aussi parce que je n'ai pas été très gagné par l'ambiance que tu as voulu insuffler.

Hm. Enfin voilà, sur ce je te souhaite bien du courage pour la suite, que j'attends d'ailleurs bien impatiemment! Ne me fais pas saliver, vil mage complice, ou je t'attends au tournant! ;)


PS: Tiens, puisque je suis dans mon délire Tales of, je t'offre affectueusement cet opening d'un animé que je te recommande chaudement: http://www.dailymotion.com/bookmarks/prince-du-crepuscule/video/x79nx9_tales-of-the-abyss-opening-01_creation
Voilà, j'espère que tu as aimé, à bientôt j'espère pour un nouveau chapitre! ^^
Titre: New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
Posté par: raphael14 le lundi 06 avril 2009, 20:04:14
Génial, je me demandais si ta fiction réapparaîtrait un jour.
J'avais oublié à quel point tu écris bien ! J'ai nôté moins de faute, toujours un déterminant qui manque par-ci par-là, mais il y a du progrès.
Mmmm, que va t-il se passer. L'oncle de Frederik l'a forcément vu utiliser ses pouvoir. Va t-il le chasser ou l'aider. Ne nous fait pas trop attendre, ce serait cruel.
Titre: New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
Posté par: Yorick26 le mercredi 08 avril 2009, 00:19:00
Prince du Crépuscule ~ Mais non, je prends un malin plaisir à lire tes longs commentaires. Je ne les redoute point. Tu peux même ne pas te retenir ^^ !
Je trouve d'ailleurs tes remarques très intéressantes. Par exemple les références à Tales of sont très pertinentes. Surtout si l'on sait que que j'ai cherché une source d'inspiration dans le cinquième chapitre pour les noms. Il y a un drôle de mélange entre Wikipédia, Les orphelins de Baudelaire et Tales of symphonia. Je te laisse chercher si tu n'as pas déjà trouvé. Pour ce qui est des villes. C'est soit une source étymologique soit du pur hasard. Je crois me souvenir que Mnémé fait référence à la muse de la mémoire. Quant à Iolys vient du mot valise à partir d'Isola et Lys formant Isolys. J'ai raccourci en Iolys. La forme de l'île avec un peu d'imagination peut avoir la forme d'une fleure. En tout cas j'ai regardé l'animé... ^^ Tu sais comme j'adore ce genre de chose et j'apprécie particulièrement. En cadeau de remerciement. Un chapitre fraichement tapé ^^ ! J'espère qu'il sera bien. J'ai beaucoup de mal à sortir ce pauvre Frederik de son impasse. Quel lent je fais ! Quant au chapitre 4, je sais pas trop. Faut dire qu'il date. J'avais envie de relancer la fic. Ne savant pas trop par où commencer, j'ai fait ça. Ca m'a permis de présenter le gros méchant de l'histoire. Je crois que je l'imagine un peu comme Edéa dans Final Fantasy 8. Maintenant que j'y ait rejoué, je trouve qu'elle lui ressemble étrangement. Simple coïncidence ou fait inconscient. Je ne sais pas. Sur ce bonne lecture.

Raphael14 ~ Ca me fait plaisir de savoir que j'écris mieux. Surtout sans relecture. Des fois quand je remonte dans un texte, je vois de ces fautes. C'en est offusquant. Depuis j'ai peur de me relire. Quel cercle vicieux. J'espère bien m'en défaire un jour ou un autre. En tout cas. Pour ce qui est du scénario, dans ce chapitre, je te ballade entre les deux hypothèses. On n'apprend pas grand chose de plus. Mais suite à votre demande je ne fais pas attendre ^^ !

NB : Pour une meilleure représentation de la pièce à la fin du chapitre. J'ai comme modèle, la salle de Dumbledore dans Harry Potter. Le mobilier a changé, mais la taille est à peu près celle-là. Enfin je trouve.


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LES FLAMMES BLEUES
Chapitre VI : Les chandelles

      Gabriel poussa une lourde porte en bois.
      Frederik regarda les quatre jeunes domestiques poser les deux corps. Le plus fort avait rendu l’âme. L’autre respirait à grande peine. Ils se trouvaient dans un cachot d’une dizaine de mètres de superficie, voire moins. A quatre, une fois les serviteurs partis, on se sentait enserré par ces murs suintants. Le seul mobilier était une planche de bois assez grande pour servir de lit qui était fixée sur l’un des murs. L’oncle s’y assit laissant les deux assassins sur le sol. Il fit signe à Frederik de le rejoindre.
      Après l’attaque, il s’était assuré que les deux meurtriers étaient bien morts. Malheureusement l’un deux avait survécu. S’il se réveillait, il pourrait toujours être interrogé pour savoir qui voulait sa mort. En attendant, il moisirait avec son compagnon dans un des cachots de la demeure Dorr. Les domestiques ne s’étaient pas posés de question. Cela avait choqué Frederik. Dans quoi pouvait bien tramer son oncle pour que les domestiques agissent comme si rien n’avait été fait, comme si ces deux corps n’étaient qu’une pure imagination de l’esprit? Pourtant, ils les avaient portés, ces corps. Comment pouvaient-ils les ignoraient ? Avaient-ils à ce point l’habitude de transporter des cadavres dans des cachots dégoulinants ? Le jeune homme craignait la réponse. Pour lui, Gabriel Dorr était une personne illustre. Certes il ne savait pas sur quels faits se basait cette réputation, mais jamais il ne se serait imaginé une telle chose.
      Frederik s’assit à côté de son oncle. Ses muscles tremblaient encore. De peur ? Oui, mais pas seulement. Il regarda Gabriel, et chercha dans ses yeux quelques réponses. Il ne put y voir qu’une étrange convoitise ainsi qu’une admiration. Le silence était lourd et Frederik s’arrêtait souvent de respirer dans l’attente d’une quelconque réprimande. Allait-il le punir ? Il avait vu ses flammes. C’était la première personne qui savait. Cela faisait du jeune homme une personne bizarre, étrange, anormale. De ce fait,son oncle privilégierait-il les liens du sang à l’écœurance qu’il pouvait susciter ? Il savait que les gens le détesteraient s’ils savaient. Pourquoi son oncle serait-il une exception ?
      Gabriel avait parlé d’une voix plate et dénuée d’expression. Cela n’aida pas Frederik à coopérer. Lentement, il tendit sa main gauche. Son oncle l’examina. Il la retourna plusieurs fois avant de conclure :
      Comment lui expliquer ? Apparemment il ne croyait pas en une sorte de magie. Trouver une explication plausible serait trop hasardeux. Il y avait tellement de chose à justifier : l’absence de blessure, l’incongruité de la couleur, la spontanéité du phénomène, la propagation… Jamais il ne pourrait trouver quelque chose de plausible. Frederik soupira. Il lui raconta tout. Du début à la fin, Gabriel se montra sans aucune réaction. Il semblait juste écouter et noter mentalement les diverses informations. Quand Frederik eu fini, son oncle se releva. Il commença à faire les cent pas tout en murmurant des paroles sans lien logique :
      Brusquement, il jeta son regard sur Frederik. Le jeune homme déglutit. Son oncle était devenu fou. Fou à lier. D’un coup il se sentit soulevé. Gabriel l’avait prit par le poigné et le tirait dans une succession de couloirs. Alors qu’une année auparavant, il avait acquis une certaine robustesse en travaillant chez un forgeron, à ce moment-là, il se laissa porté comme un fétu de paille. Il n’opposa aucune résistance. Le buste en avant, il traînait derrière son oncle. Il ne voyait pas où est-ce qu’il pouvait bien l’emmener. Dans un autre de ces cachots. Il pouvait en être capable. Pourtant, ils se dirigeaient vers une autre partie de la demeure. Plus fréquentés et moins lugubres que les prisons, les couloirs laissaient prétendre à Frederik qu'il ne devait pas à s’attendre un destin tragique. Il venait de sauver son oncle en usant de ses pouvoirs. Serait-il puni pour ça ? La montée d’un escalier le rassura. Au-delà de ces marches, le jeune homme connaissait assez bien les lieux. Droite, gauche, tout droit, toujours droit, encore une fois à gauche… Il cherchait des points de repère. Les portes se succédaient. Elles défilaient trop vite pour qu’il puisse en reconnaître une. Dès qu’il s’arrêtait devant une étrangement familière, une traction l’obligeait à passer sa route.
      Quand vint le moment de s’arrêter, Frederik fut pris de surprise. Dans son élan, il ne s’arrêta pas et devança son oncle jusqu’à atterrir sur le sol froid du couloir. Il se releva en haletant. Il n’avait plus l’habitude de courir. S’il s’en sortait vivant, il reprendrait une activité physique. Gabriel attendit que son neveu ait repris son souffle pour ouvrir la porte. Le jeune homme ne put se retenir de jeter un coup d’œil mu par une irrésistible curiosité. Il fut surpris d’être arrivé devant la bibliothèque. Tout d’abord, c’était pour lui un lieu qu’il ne fréquentait que trop peu. A Darter, il n’avait pas appris à lire. Dans ces livres, il y avait trop peu d’images pour beaucoup trop de texte. D’un naturel à ne pas rester cinq minutes sans rien faire, il n’avait pas jugé bon de passer son temps à farfouiller dans cette partie de la demeure Dorr.
      Lorsque Frederik entra dans la pièce « délicatement » poussé par son oncle, il se retrouva dans le noir. Dehors, Gabriel était la seule source de lumière. Il avait pris une torche qu’un des serviteurs avait laissée dans le cachot et s’en était servi pour se diriger à travers le dédale de couloirs.  Les flammes jaunes qui en sortaient donnaient des allures terrifiantes à son oncle. Le jeu des ombres et des lumières faisaient ressortir chaque trait du faciès qui était déjà très marqué par le relief de l’âge et par les cicatrices. Dans ses yeux, deux flambeaux brûlaient prêt à consumer le neveu sur le champ.
      Puis tout s’éteignit. La torche, les flambeaux, le visage de son oncle, tout se fondit dans l’obscurité. Seul le claquement sec d’une clef tournée indiqua Frederik sur les décisions de Gabriel. Il était enfermé dans une pièce qu’il ne connaissait pas. Il était dans le noir. Sur ce point, le jeune homme ne se faisait pas trop de soucis. Maintenant qu’il était seul dans cette pièce jetée dans l’obscurité, il pouvait utiliser ses pouvoirs sans la crainte d’être surpris. Il enflamma une de ses mains. Les lueurs bleutées jetaient sur les murs des allures glaciales à la pièce. Un frisson parcouru la nuque du jeune homme. Celui-ci fit brûler un second feu dans la main restante. Il avait maintenant assez de lumière pour voir dans la globalité la bibliothèque. Elle était divisée en deux parties toutes deux circulaires. La première où se trouvait Frederik était la plus large. De chaque côté s’étendaient des rangées de livres de tailles et de couleurs différentes. Deux échelles sur roulettes permettaient d’atteindre les plus hauts ouvrages. Au centre, une table basse était entourée de trois fauteuils aux aspects confortables. Dans la seconde partie, par conséquent, plus petite, les livres étaient cette fois protégés par une vitre. Frederik monta quelques marches pour y accéder. Les ouvrages en général paraissaient ternes et semblaient plus vieux. En se rapprochant de l’une des parois de verre, il put contempler son reflet. Sous quel aspect se présentait-il ? Ses cheveux étaient mouillés de sueur et partaient dans tous les sens. Son regard était rempli de peur et d’appréhension.
      D’un coup, Frederik eut froid. Ses flammes étaient là, mais elles n’apportaient aucune température. Il fallait un vrai feu. Il n’allait pas se brûler les mains juste pour se réchauffer. Il n’allait pas non plus se servir des livres disposés dans la bibliothèque. Il ne les portait en une très haute estime, mais il savait que pour d’autres, et pour son oncle notamment, certains ouvrages avaient une valeur immense. Il devait bien avoir un moyen de s’éclairer dans cette bibliothèque. Le jeune homme avisa un chandelier qui trônait sur la table basse dans la pièce principale. Il s’assit sur un des fauteuils et saisit une mèche des cinq bougies. Les flammes bleues prirent matières précisément à cet endroit, conformément au souhait de Frederik. Ce dernier retira sa main. La bougie brillait d’un feu saphir, éclairant ainsi ses consœurs. La lumière fournie n’était pas assez suffisante pour qu’on puisse se déplacer facilement dans la pièce sans trébucher sur un quelconque objet posé là comme un piège tendu.
      Frederik enserra une seconde mèche. Elle prit elle aussi feu. C’est à ce moment que la porte se déverrouilla. Le jeune homme prit subitement de panique éteignit les flammes bleues de ses mains. Il restait pourtant les deux bougies allumées qui trahissaient ses pouvoirs. Sans prêter attention à la brûlure qu’il pourrait subir, il pinça les mèches des bougies. Il n’avait pas pris le temps de s’humidifier les doigts. Il réussit cependant à les éteindre avant que la porte ne s’ouvre. Deux hommes se tenaient sur le pas de la porte portant chacun dans leur main droite une torche. Ils s’approchèrent et allumèrent complètement le chandelier. Frederik soupira de désespoir. Deux flammèches sur les cinq brûlaient d’une étrange lueur. Le bleu vif jurait avec la lumière orangée des chandelles qui n’avaient pas été allumées plus tôt. Le jeune homme s’était trompé. Cela n’avait pas suffit d’éteindre rapidement les deux bougies. Un simple contact avec le feu des torches avait suffit pour raviver la magie qu’il s’était efforcé de faire disparaître.
Le neveu releva la tête. Devant lui se tenait son oncle souriant et assis sur le fauteuil qui lui faisait face. A ses côtés, un jeune homme occupait la dernière place. Il n’était pas plus âgé que Frederik. Son attitude était étrange. Dans ses pupilles anormalement jaunes brûlaient un fol espoir rivé sur le chandelier allumé de manière bicolore.


Titre: New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
Posté par: raphael14 le mercredi 15 avril 2009, 20:05:49
Convoitise...Je crains le pire pour Frederik. Je dirais même plus, ça craint. Cependant, tu nous attire dans les filets sournois de ton intrigue et on a forcément envie de savoir ce qu'il se passer.
Niveau orthographe c'est mieux, quelques fautes qui m'ont fait sursauter mais sinon RAS.
Je suis légèrement pressé par le temps, je dirais donc, bonne chance car tu le mérite.
Titre: New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
Posté par: Yorick26 le vendredi 01 mai 2009, 22:25:55
Rapahel14 ~ Merci de ton assiduité. Ca fait plaisir d'avoir des lecteurs récurrents. Pour ce qui est des fautes d'orthographes, je suis désolé. Ce sont souvent des erreurs d'inattention, tu t'en doutes. De plus je déteste me relire, donc ça fait que cela ne va pas de paire avec une orthographe irréprochable. Je relis parfois les fics après (le chapitre VI, je l'ai relu un peu après en partie et enlevant quelques fautes d'orthographes horribles.). Je préviens tout de suite que je n'ai pas relu ce chapitre. Du coup il risque d'y avoir de nombreuses fautes d'orthographes.

PS : L'image de la mort fait référence à la Prophétie des Pierres, un livre que j'ai lu il y a bien longtemps et qui m'a extrêmement plus. Notamment, la personnification de la mort.



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LES FLAMMES BLEUES
Chapitre VII : Retour à Darter

Un an plus tôt…

      « Artémis » dit quelqu’un à voix basse.
      La jeune fille s’approcha. Elle tenait dans sa main un chiffon humide qu’elle passa sur le front de la jeune femme. Elle allait doucement. Il y avait un certain respect dans son geste. Depuis qu’elle travaillait pour Miriam, elle avait appris à la connaître. Un petit peu. Elle savait que c’était une femme douce et agréable. Elle passait ses journées à ses côtés à discuter ou à préparer des soins. L’état de la mère de Frederik avait vite empiré. Elle ne quittait plus son lit et pouvait à peine parler.
      Artémis  repensa aux premiers moments qu’elle avait passés avec Miriam. C’était agréable. Elle était une des rares personnes à s’être souciée d’elle. Au fur et à mesure de leur discussion, la jeune fille avait appris de nombreuses choses sur le jeune forgeron. D’après les dires de sa mère, cela devait être quelqu’un d’admirable. Il lui avait déjà fait bonne impression lors de leur rapide rencontre. C’était bref, mais suffisant pour se faire une idée de la personne qu’il pouvait être. Et puis, il lui avait rendu service. Sa lame était intacte et renforcée.  Les larmes roulèrent sur ses joues.
      Elle lava les paupières de la jeune mère. Elle avait l’air d’être si paisible. Seule l’absence de mouvement de sa poitrine trahissait l’hypothèse d’un simple sommeil. Elle était morte. La maladie l’avait tuée et l’avait rongée. Des tâches noires remontaient jusqu’à sa poitrine que sa robe de deuil n’arrivait pas à cacher. Etendue sur son lit, elle était entourée des personnes qu’elle appréciait du temps de son vivant. Chacune portait un lys blanc. Alors que la plupart le tenait dans ses mains, Artémis avait préféré le mettre dans ses cheveux. Elle les avait noués, pour l’occasion. Dans sa robe blanche, la jeune fille continuait de laver le visage. Une main la retînt. C’était l’herboriste.  Pourquoi l’arrêtait-elle dans sa tâche ? C’était la seule chose qui lui donnait l’impression que Miriam était encore en vie. Si elle s’occupait d’elle comme avant, le souvenir des jours passés ensemble perdureraient.
      Petit à petit la pièce se vida de ses invités. Artémis ne partit pas en dernière. Elle ne faisait pas partie de la famille, ni des réels amis. Pourtant elle aurait souhaité passer un peu plus de temps en sa présence. A la sortie elle se tint droite à côté de l’herboriste. Elle regardait les proches de Miriam pleurer. Tous souffraient autant qu’elle,  si ce n’est plus. Comment en si peu  de temps avait-elle pu s’attacher aussi facilement à une inconnue ?



      Artémis se releva. Elle maudit intérieurement la racine qui l’avait fait trébucher. Elle était de retour au village. Elle savait que peu de monde serait heureux de la revoir, néanmoins elle avait souhaité revenir sur ses pas. Elle avait échoué dans sa mission de veiller sur Miriam. Elle allait réparer sa faute. Tout du moins, elle cherchait à apporter une compensation à toute la peine qu’elle avait pu causer. Elle était peut-être la seule personne à se sentir coupable, mais, pour Miriam, elle devait payer. L’herboriste l’avait envoyé à Parmis à l’école de formation. Même si sur le moment elle s’était battu bec et ongle pour ne pas y aller, maintenant elle le remerciait. Ces études lui avaient appris les rudiments des soins. Surtout elle savait comment se rendre utile. Dans une ville où personne ne l’a connaissait, elle avait su se faire apprécier et se rendre utile. Elle voulait maintenant rendre service à ceux qui avaient été là.
Elle avait bien changé depuis qu’elle avait quitté Darter. Sa rancœur s’était atténuée et son tempérament était nettement plus réfléchi. Il n’existait plus qu’une personne contre qui sa haine resterait toujours inébranlable. Ce frère qui avait tant fait pour qu’elle se sente malheureuse. Il avait failli réussir. Elle lui en voulait. Il pouvait l’excuser, mais en aucun cas elle pourrait le pardonner. Elle aurait préféré l’indifférence.
      En haut d’un rocher, elle surplombait de peu les vastes prairies qui entouraient le village. De loin elle put remarquer que quelques maisons s’étaient construites en plus. Par contre, beaucoup de maison n’avait pas de cheminé allumée. Pourtant, avec cette matinée fraiche, voire froide, et la nécessité d’un feu, il y aurait du y avoir moins de foyers éteints. La situation était-elle pire que ce qu’elle pensait ? Les médecins de Parmis l’avaient prédit. La situation serait catastrophique de l’autre côté du Menh. Y avait-il eu tant de blessé en son absence ? Si c’était le cas, elle revenait trop tard. Encore une fois, elle aurait échoué dans la mission qu’elle s’était donné. Sentant le temps manquant, elle se mit à courir. Son maigre baluchon frappait sa hanche à chaque pas. Elle l’avait accroché en bandoulière. Elle sentait les quelques livres dont un herbier qu’elle avait emportés. D’autres objets lui serviraient pour calmer la douleur des pauvres malades. Enfin, au fond de son sac se tassait une couverture légère pour ne pas prendre trop de place et les restes de nourritures.
      Quand elle arriva dans le village, il semblait étrangement vide. Il y avait toujours quelques vieilles pies qui discutaient de ragots qu’importe la météo. Ce jour-là, la place qui dans son souvenir avait toujours été plein de vie était déserte.

      La porte s’ouvrit et cela fit tinter les clochettes placées près de l’entrée. L’herboriste leva les yeux et fut surpris par la nouvelle venue. Il ne s’attendait pas à la revoir. Certes elle avait beaucoup changé, il la reconnu sur le champ. Ce qui frappait le plus dans se changement était l’absence de cette mélancolie qu’elle avait toujours portée sur son visage. Aujourd’hui elle semblait s’en être libérée. On pouvait lire sur ses traits une drôle d’angoisse, mais derrière se dissimuler une nouvelle joie. Cette joie s’effaça quand Artémis vit qui se tenait aux côtés de l’herboriste. Son « frère » lui tournait le dos. Sans plus attendre, elle fit demi-tour. Elle n’était pas prête pour une confrontation. Elle n’en avait pas envie. Cela aurait été déplacé : il y avait plus important en jeu qu’une simple querelle familiale. La jeune fille fit le tour du bâtiment. Il l’aurait sûrement vu en sortant. Cela tenait déjà du miracle qu’il ne l’ait pas remarquée lors de son entrée dans le magasin. Il ne fallait pas pousser le destin. Il fallait attendre avant l’affrontement. Derrière la maison de l’herboriste, un simple potager avait été installé. C’était judicieux. La plupart des plantes nécessaires aux soins se trouvaient loin dans la forêt, au pied des montagnes. Les avoir à disposition était du temps gagné sur la maladie. Artémis en fit rapidement le tour. Il n’était pas très complet. Avec un peu plus d’attention, il serait beaucoup plus efficace. Néanmoins, la terre y été bonne et déjà quelques pieds se répandaient. Quelques arbres complétés le jardin. Un eucalyptus avait été planté. L’herboriste avait du bien chercher pour le trouver, car, tout au long de ses aventures dans la forêt, jamais encore elle n’en avait vu un. Si Artémis aidait l’herboriste, à deux ils auraient bien le temps de s’occuper des malades et du jardin.
      La jeune fille resta adossée au mur, les pensées tournées vers l’avenir, jusqu’à ce que le claquement de la porte se fasse entendre. Son frère était sortit. Elle pourrait maintenant parler avec l’herboriste. Elle attendit quelques secondes, observant de loin le jeune homme qui s’en allait. Quand il fut assez loin, Artémis rebroussa chemin et se dirigea vers l’entrée de l’herboristerie. Elle n’eut pas le temps d’atteindre la porte, car déjà le vieil homme était parti à sa rencontre. Lorsqu’ils se rencontrèrent, ils ne parlèrent pas tout de suite. Chacun d’eux préférait sceller leur retrouvaille par une étreinte amicale. L’herboriste sembla plus petit à Artémis. Elle avait immanquablement grandi et elle fut la première surprise. Au lieu d’aller à l’intérieur, ils retrouvèrent le potager, puis ils entamèrent une discussion digne de deux amis qui se retrouvent après plusieurs années. Au cours de celle-ci, la jeune fille raconta ce qu’elle avait appris à Parmis. Elle ne put pas tout dire en une seule fois, si bien qu’elle n’en dit que l’essentiel. En échange, l’herboriste lui raconta les évènements qui s’étaient passés depuis son absence. Artémis ne fut pas choquée d’apprendre la mort de personne qu’elles connaissaient. Même si pour la plupart, elle n’avait entretenu avec eux qu’un lien désagréable, cela lui fit tout drôle de savoir la mort aussi proche d’elle. On ne s’attend souvent pas à la mort. On ne se rend compte de la menace de cette jeune femme aux cheveux noirs se dirigeant vers nous que lorsqu’elle frappe à notre porte pour venir nous chercher.
      Ils échangèrent encore quelques banalités jusqu’à ce que l’herboriste dise à la jeune fille :
      Heureuse de se sentir utile et curieuse, elle acquiesça. La proposition était alléchante. Elle avait envie de parcourir une fois de plus la forêt avec l’herboriste comme elle l’avait fait un an plus tôt. Un an avant que Miriam meurt…

Titre: New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
Posté par: raphael14 le samedi 02 mai 2009, 11:21:39
Rétrospection :
C'est bizare je me demandais justement ce qu'était devenu Artémis. C'est du bon. Figure-toi que je n'ai remarqué aucune faute d'orthographe. J'ai pu donc apprécier ce chapitre sans sursauter à chaque faute.
En tout cas l'histoire reste ourlée de mystère et plus tu dévoiles des choses, plus tu nous en fais entrevoir. Ainsi tu continu à nous tenir.
Nous avons tous hâte de savoir ce que tu nous montreras la prochaine fois.
Salut^^
Titre: New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
Posté par: Prince du Crépuscule le lundi 04 mai 2009, 18:14:54
Content que mon précédent commentaire t'ait séduit et qu'il se soit avéré un minimum utile, mon mage complice! Je dois dire que j'aime beaucoup les Tales of, et ressentir une partie de cet univers dans ta fiction c'est plutôt... enchanteur. D'ailleurs je suis ravi que cet opening t'ait plu (car je suppose que tu n'as pas regardé la série, qui elle aussi est excellente! meilleur scénario des Tales of franchement ^^). Et enfin ne t'inquiète pas pour ta lenteur, je dirais même mieux: prends ton temps, fais-toi plaisir, c'est tout ce qui compte! :)

Bon aujourd'hui je ne me sens pas de faire un super pavé bien dégoulinant sur les bords (beurk X'3), néanmoins je tiens à commenter ces deux chapitres.
Premièrement comme l'a dit ce cher Raph', je constate avec un plaisir non contenu que tu t'es amélioré en matière de grammaire/orthographe. C'est nettement plus agréable pour les yeux, crois-moi! Malgré ce que tu prétends, je pense que tu t'es vraiment relu cette fois-ci. Non? :3
Bref, c'est une belle amélioration. Certes, il y a encore quelques fautes par-ci par-là, surtout pour les accords en fait, mais rien de bien méchant. Par contre, j'ai relevé un mot qui n'existe pas dans le chapitre VI: "écoeurance". Dans la phrase on ne peut pas vraiment remplacer par "écoeurement", alors je pense que "répugnance", "aversion" ou tout simplement "dégoût" conviendraient à merveille.
Voilà, sinon il y a quelques petites maladresses, mais je sais pas je trouve que c'est presque une qualité qui contribue à la "naïveté" de ton style, qui est assez parlé finalement, sans fioriture.

D'ailleurs, c'est pour ça que parfois j'accroche sur quelques mots un peu trop élaborés. Je pense notamment aux questions toutes scientifiques que se pose ce brave Frederik sur sa flamme magique, sa propagation et tout le flan qui va avec. ça fait tout sauf naturel pour le coup, et crois-moi pour un littéraire comme moi de telles questions sont carrément le contraire de la spontanéité. J'ai remarqué tu avais tendance à mettre des plâtrées d'interrogations de ce genre, surtout dans tes suites pour Bloody. Alors voilà, moi ça me choque. X'P
Bref, ce n'est qu'un détail. Sinon pour les vieilles pies qui parlent de la "météo", je trouve que c'est un terme assez anachronique. Je sais je suis embêtant, mais bon ça m'a encore une fois accroché et je te le dis. ;)

Sinon c'est pas mal du tout ce que tu nous as fait là! Je suis même sous le charme, ces deux chapitres un peu plus poussés sur la psychologie des personnages sont intéressants. On ne peut s'empêcher de ressentir une forte empathie pour ce cher Frederik, qui décidément me semble bien perdu. Quoi de plus normal dans un monde où la magie n'est pas très répandue? ça a de quoi effrayer et d'ailleurs ça ne manque pas. Le but est atteint: les flammes bleues perturbent tout un chacun et sèment le doute et la convoitise. La réaction de l'oncle et le désemparement de son neveu sont très bien rendus. J'ai vraiment hâte de voir ce que tu nous réserves concernant l'altercation entre Frederik et ce mystérieux jeune homme aux yeux jaunes! pourvu qu'il n'arrive pas malheur à mon Fredy é_è *crève*

J'ai encore plus aimé le dernier chapitre avec le retour d'Artémis. Comme le dit Raph', je me demandais aussi ce qu'elle était devenue, et maintenant j'ai mon content d'informations! Ou presque. :) Je suis impatient de voir comment elle évolue désormais dans son environnement, en tout cas cet aperçu m'a bien plu. Elle semble vraiment plus sage et beaucoup moins sauvage qu'avant, on le voit dans son indifférence contrôlée à l'endroit de son frère détesté. Son amitié avec le vieil herboriste est bien retranscrite et leur relation est touchante je dois dire. Quoique, j'aurais bien aimé avoir un peu plus de dialogue entre eux deux en fait, même si c'est juste des "banalités"; ça contribue tout de même à la plénitude d'un monde. ^^

Bref, vivement la cueillette de champignons d'herbes dans la forêt étrange! J'ai hâte de voir ce que tu nous réserve encore une fois, ce qui prouve bien que ton intrigue me tient en haleine et que tes personnages sont particulièrement attachants. Poursuis sur ta lancée Yorick, j'ai regardé dans ma boule de cristal et je prédis du bon pour la suite des événements. Porte-toi bien. ;)

PS: Eh oui, c'est déjà (enfin) fini mon mage complice. Tiens, j'ai envie de lancer une nouvelle tradition entre nous deux. Maintenant chacun de mes posts sera accompagné d'une jolie musique (rends-toi compte de l'honneur que je te fais quand même *tousse*), si c'est pas beau ça! ^-^
Bref, voici la musique en question, tu sauras ce que c'est en lisant le titre. Un conseil: prépare ta boîte de mouchoirs, la réunion de Yoko Kanno et de Mayaa Sakamoto c'est toujours quelque chose! :niais:  Gravity (http://www.dailymotion.com/bookmarks/prince-du-crepuscule/video/x3vwc8_gravity-wolfs-rain-ending_music)

NB: Et après cette séquence émotion, je me demandais tout autre chose. Accepterais-tu de me faire un petit blason comme le tien? Je le trouve vraiment très joli et je dois dire que j'aimerais bien en avoir un pour ma fiction aussi. o^^o Si tu préfères les garder pour toi je comprendrais mais vraiment j'adore. Dis oui =^^=
Titre: New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
Posté par: Yorick26 le samedi 23 mai 2009, 19:26:06
Raphyquatorze ~ Merci encore une fois pour ton assiduité !! Cela fait vraiment plaisir. Je suis aussi très content que mon orthographe ce soit amélioré. Je ne sais plus si je me suis relu. Peut-être que pendant l'écriture j'ai été plus soucieux de l'orthographe, plus concentré et ainsi plus efficace. Je ne sais pas. En tout cas, là je ne me suis pas relu. Quand j'ai écrit, j'ai fait de nombreuses fautes. Par conséquent, le chapitre doit régresser sur le niveau grammaire. J'en suis désolé. Je me relirai quand j'aurai le temps ^^ !

Prince du Crépuscule ~ Merci. J'ai eu beau relire ton commentaire pour trouver plein de belles choses à te dire, mais je ne vois pas d'autre chose à te dire à part "Merci". Je pourrais très bien te dire que je vais m'améliorer, je te le promets, que je ferais tout mon possible pour que ce que tu me reproches soit évité, mais il y a des choses que je vais avoir du mal à réaliser. Le scientificisme que est trop récurant, même moi je le vois, je vais tâcher de ne plus trop en mettre, mais il est dans ma nature de chercher les causes, de travailler les conséquences. Je ne suis pas littéraire, j'aime le monde de l'imagination voilou ! Pour ce qui est des musiques, tu sais à quel point je les aime. Tout ce que je peux t'offrir en échange, ce sont des fleurs. Je ne sais pas si j'ai eu l'occasion de tes les offrir (non je ne suis pas un inconnu ... quoique), mais je t'offre la fleur que j'ai trouvé récemment lors de ma cueuillette pour mon herbier : La linaire Cymbalaire, ou Ruines-de-Rome, ou Cymbalaire des murs (http://flore06.site.voila.fr/images/fleurs/scroful/vignette/plinairecym1.jpg)

(https://forums.puissance-zelda.com/proxy.php?request=http%3A%2F%2Fimg178.imageshack.us%2Fimg178%2F3280%2Fflabfd0.png&hash=72f22bd289a271eca9a08e2502ddf064)
LES FLAMMES BLEUES
Chapitre VIII : La femme de Trabeca

            D’un seul geste, il sortit un petit carnet. Il avait l’air effectivement très vieux. Sa couverture de cuir s’effritait et les pages de l’ouvrage étaient très abimées. Son oncle feuilleta quelques pages. Il en sautait des dizaines puis revenait en arrière. Alors qu’il allait encore en changé, il s’exclama :
Nous sommes à la rencontre des pétales et au centre de son eau. Nous vouons un culte à Trabeca, déesse dont le temple est le berceau. Jamais encore elle nous avait imposé une telle tâche : un envoyé de la providence. Une femme dont les yeux sont aussi bleus que les flammes qui s’échappent de ses mains. Elle nous a réclamé hospitalité. Nous lui avons offerte. Cette femme est étrange. Elle ne s’est pas présentée comme un messager de la déesse habile, mais elle n’a pas démenti lorsque nous lui avons soumis cette hypothèse. Tout porte à croire qu’elle en est. Tout du moins c’est l’avis des templiers supérieurs. Néanmoins je me méfie. J’aurais tort de me méfier. La suspicion m’a toujours rendu service. La voir fouiner dans le temple, poser des questions sur l’histoire de ce bâtiment ne fait que me remplir de doutes et d’incertitudes sur sa véritable identité. J’en viendrais même à me demander si elle ne serait pas un serviteur du dieu maléfique.
      Ce texte montre qu’il existe un être te ressemblant. Tout du moins par son caractère magique. Nous ne savons pas grand-chose de ce temple. Encore moins de cette femme. Dans la suite du texte, elle se fait plus discrète et semble disparaître du temple. Le journal n’y fait plus référence. Et c’est le seul passage qui parle de flammes bleues. C’est pourquoi, pour en savoir d’avantage, je vais organiser un petit voyage vers ce temple. Gregory, ici présent, sera notre compagnon de route. Il est avant tout là pour nous protéger. Tu devrais en profiter pour apprendre à te battre. Malgré la surprise de l’attaque, j’ai pu voir que tu t’y prenais comme un manche à balais. Notre acolyte te donnera des cours volontiers. Nous partirons demain, maintenant va dormir ; tu en as bien besoin. »[/list]
      Frederik regarda attentivement son oncle. Quelle était cette folie qu’il venait de lui réciter ? Son regard lui renvoyait tout le sérieux du monde. Aucun doute, il croyait dur comme fer à ce tissu de légende. A voir son expression sévère, l’ordre était sans appel. Le jeune homme lâcha un rapide bonsoir et sortit de la bibliothèque. Le long du chemin le conduisant à sa chambre, il tenta de digérer tout ce tas  d’informations. En existait-il d’autres comme lui ? Tout du moins, son oncle en avait la preuve dans le passé. Pour ce qui était du présent, rien n’était sûr. Pourtant, il espérait que ce soit le cas. Savoir qu’il n’était pas le seul à être dans cette galère infâme le soulagerait.

      Le lendemain matin fut difficile. Les événements de la nuit dernière l’avaient forcé à se coucher tard et le réveil avait été bien trop au goût de Frederik. A moitié endormi il monta dans une calèche. D’extérieur elle était d’un neutre affligeant, ce qui contrastait fortement avec un intérieur luxueux. De toute évidence, Gabriel cherchait à sortir de la ville discrètement. Dans la capitale, tout comme dans un village tel Darter, les curieux étaient particulièrement friands de ce genre de rumeurs. Un riche s’éclipsait tôt le matin, les murmures d’un coup d’état, d’une romance et d’une fuite de la justice se répandaient sur la ville comme la brume pouvait s’étalait le long d’un paysage. Même si comme pour le brouillard, on ne pouvait pas voir la vérité à travers ce réseau de fictions, cela attirait l’attention et l’oncle de Frederik souhaitait l’éviter. Ce qu’ils allaient découvrir ne devait en aucun cas attirer les curieux. Personne ne pouvait savoir comment ils allaient réagir.
      Frederik s’étira dans la calèche. Ses muscles étaient courbaturés : le peu d’efforts physiques combiné avec l’intensité de l’action d’hier soir avait fait effet pendant la nuit. Son corps criait à la traîtrise et le jeune homme aurait bien aimé qu’il se taise pendant quelques minutes. En face de lui, Lord Gabriel était, lui, parfaitement silencieux. Le nez dans un livre, il ne daignait pas relever la tête pour saluer son neveu qui venait d’arriver. Le trajet vers une direction inconnue allait être long. Si son oncle ne se décidait pas à entamer la discussion, Frederik allait mourir d’ennuie.
      Finalement au bout d’une heure, Gabriel posa son livre ouvert sur ses genoux. Apparemment lui aussi se languissait de sa lecture.  Il regarda le paysage passait devant lui. Ses yeux se reflétaient sur la vitre. Après quelques minutes il reprit son livre. Le jeune homme crut tous ses espoirs d’une occupation permettant de faire passer le temps vains, mais son interlocuteur peu loquace précédemment sembla retrouver l’usage de la parole :
     
Gabriel lui retourna le livre qu’il lisait quelques temps plus tôt. Sur celui-ci, deux cartes étaient dessinées avec attention sur chacune des pages. A gauche, on pouvait voir une représentation complète d’Iolys. A droite, il semblait être dessiné un agrandissement d’une partie de la carte. Son oncle pointa du doigt un point à côté du quel était écrit un mot que Frederik ne parvint pas à lire.
Titre: New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
Posté par: raphael14 le lundi 25 mai 2009, 19:32:22
Je vais finir par me répeter, mais j'adore ta fiction.
Ton style simple et sobre est très facile à lire ce qui lui donne un côté rafraichissant très agréable.
Toujours pas de faute détectée, tu peux être fier (mais comme je suis un bien piètre relecteur, tu peux être sûr que je suis passé à côté de fautes).
En tout cas soulagement immense, Frederik n'as pas de problème. Cependant il est entraîné presque de force dans une aventure pas forcément des plus nettes ; ça sent le coup fourré.
Autre élément notable dans ce chapitre : cette mystérieuse femme qui aurait eu le même pouvoir que Fred'...Je me demande ce que ça cache, ses intentions n'étaient peut-être pas si honnêtes que ça d'après le carnet.
Tu nous obscurcit toujours de plus en plus la vision. Petit à petit la trame apparaît.
En résumé une nette amélioration et de bonnes surprises en perspective.
Titre: New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
Posté par: Prince du Crépuscule le vendredi 29 mai 2009, 22:05:15
Mon cher mage complice, je reviens de Vienne et que vois-je? Un petit cadeau! j'ai bien fait de revenir héhé... xD ça me fait très plaisir, merci beaucoup pour les fleurs, elles sont très jolies! Une réelle tradition se serait-elle instaurée entre nous? Je te joue une aubade et tu m'offres des fleurs en retour? Comme c'est touchant. :)

Non, sans rire, je suis ravi que ma musique t'ait plu. Et pour répondre à ce que tu m'as dit en en-tête, oui pour moi le "scientifisme", comme tu l'appelles, est vraiment à atténuer. Il constraste trop avec ton style je trouve. Et puis la grande différence entre les arts et les sciences vois-tu, c'est qu'en art on montre mais on ne démontre pas! C'est un principe fondamental. ^^ (désolé de refaire les cours de philo X'3)

Bon pour ce chapitre je n'ai pas grand-chose à dire en fait, à part que c'est toujours aussi bien agencé. Non pas que je l'apprécie moins, mais il est relativement court et maigre en action (ce qui n'est pas un défaut, je précise ^^). Comme le dit si justement Raph', ta fiction est très rafraîchissante, et c'est toujours un plaisir que de te lire. Après, contrairement à lui j'ai pu repérer quelques fautes, mais elles sont assez mineures. De l'imparfait à la place d'un infinitif et vice-versa, tu connais la chanson je crois. ^^ De plus comme tu ne t'es pas vraiment relu, il est normal que des fautes subsistent.
D'ailleurs, j'ai remarqué quelque chose d'assez drôle. J'ai noté au fil de ma lecture que tu utilisais assez étrangement certaines expressions comme "un tissu de légendes" ou "un réseau de fictions". Ce qui est drôle c'est que quelqu'un de très carré, d'académique, mettrait cela sur le compte d'une maladresse pure et simple. Personnellement, ces petites maladresses me font sourire, à vrai dire je les trouve tout à fait charmantes. En fait j'ai envie de dire que ce sont ces tournures un peu biaisées qui font en partie le charme de ton style et de sa naïveté caractéristique dont je t'ai déjà parlé. Bref, tout ça pour dire que moi elles ne me gênent plus, et même qu'elles sont très mignonnes à l'image des fleurs que tu m'as offertes. A condition de ne pas trop en mettre, je crois que tu peux en user sans remord! (si tu doutes, non je ne me moque pas le moins du monde, c'est sincère) :)

Dans tous les cas, niveau histoire on a peu avancé mine de rien, même si les précédents chapitres nous faisaient attendre des événements plus rocambolesques! Une bonne surprise pour ma part, j'ai bien aimé ce chapitre assez posé et mystérieux. Il permet à Frédérik de se poser (encore) des questions et de douter de plus en plus de son entourage, ce qu'une suite brutale aurait instauré de manière beaucoup moins subtile. Car ici, on ne se retrouve non pas avec un enchaînement d'actions et de retournements de situation à gogo, mais avec pas mal de doutes et de mystères aussi.
En effet, l'oncle paraît bien énigmatique à embarquer son neveu dans des endroits seulement supposés, en plus de son histoire de petit cercle savant, seconde puissance du continent qui plus est! ça ne flaire pas bon m'est avis, mais c'est vraiment bien amené. J'aime! ^^ On constate d'ailleurs la même chose avec Gregory: j'attends avec empressement de voir ce que ces deux personnages donneront. Ils me semblent assez dangereux avec leur histoire de secte finalement.
Et puis tous ces mythes cachés, ces bâtiments anciens, cette mystérieuse personne qui détiendrait les mêmes pouvoirs que Frédérik... Vivent-ils dans un monde d'ignorance où seuls les puissants détiennent la connaissance, en plus d'érudits qui se terrent de l'ombre? Hmm... Bah dis donc, cette ambiance n'est pas sans me rappeler les Tales of, c'est même tout à fait ça! Derrière un cadre bucolique se cachent les intrigues les plus viles... tout un programme qui promet de nombreuses surprises! :niais:

Voilà, maintenant je clos ce petit commentaire et je m'en vais savourer ce petit week-end bien sympathique. En espérant que la suite viendra au plus tôt, je t'accompagne de tout coeur mon mage complice! Dissipe-nous un peu toutes ces zones d'ombres (ou pas, au choix ;p)

PS: Et pourquoi ne pas accompagner mes voeux avec de la musique hm? Allez, je sais que tu l'attendais! Je t'avais fait écouter des pistes de l'excellente OST de Tsubasa Reservoir Chronicles, en voici deux autres échantillons, et pas des moindres! J'espère que tu apprécieras. Et sur ce, à la prochaine! :note:   Kaze no Machi he (http://www.youtube.com/watch?v=HZbgzGLq8Ro) / Hear your Prayer (http://www.deezer.com/track/31283)
Titre: New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
Posté par: Yorick26 le samedi 30 mai 2009, 11:11:50
Je commente et je verrais plus tard pour le prochain chapitre.
Ah je vous adore mes deux commentateurs. Tout simplement j'ai hâte d'être le weekend pour savoir ce que vous m'avez écrit. Car je sais que ce sera plein de petits mots doux. Et j'adore ça. Qui n'aime pas se voir complimenter. Prince, tu trouves même mes défauts mignons ^^ ! Enfin bon, je ne vois pas le problème avec les expressions comme un "tissus de légende". Bon ok un réseau de mensonge, c'est louche... Je fabrique ce genre d'expression pour éviter des répétitions. Peut-être que je ne devrais pas m'accaparer des expressions et les tourner en ma (dé)faveur.

Pour ce qui est du scientifisme, pour moi ce n'est pas démontrer, mais expliquer. Expliquer et comprendre. Simplement. Voilà pourquoi toutes ces questions. Enfin je tâche de ne pas me laisser déborder par cet engouement pour les explications. Après tout, si Frederik se pose les questions, alors le lecteur se les pose sûrement aussi ...

De plus je remercie Prince du Crépuscule pour ta musique, je l'écoute en ce moment même. Elles sont très jolies, je pense que je les écouterai lorsque j'écrirai le prochain chapitre ^^ ! Enfin bon j'espère vous réserver quelques surprises encore. Il y a deux jeunes gens encore qui doivent intervenir d'après mon résumé. Je vous le rappelle ^^ ! C'est dans un petit moment je pense :
Voilà la fleur que je t'offre en échange :  Le mouron rouge (http://www.illustration-nature.com/site_photos/images/images_bandeaux/anagallis_arvensis_070617_01.jpg)
Elle est toute petite et orange. Je l'imagine très bien poussé là où quelques gouttes de sang ont fini leur chute le long du fin poignard planté dans le coeur d'une jeune Lucrèce.

Pour ce qui est des fautes d'orthographe, je pense que je vais les corriger après ces quelques mots.

Je vous remercie encore une fois pour tout. Je vous adore.
Titre: New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
Posté par: Yorick26 le vendredi 26 juin 2009, 12:18:57
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LES FLAMMES BLEUES
Chapitre IX : L'attente de la lune

      Artémis posa son sac à ses pieds. Elle était littéralement subjuguée par le spectacle qui s’offrait à elle. Un château en ruine projetait son ombre sur l’herbe calme. Le lierre avait déjà envahi la plupart des blocs de pierres grises. Des arbres avaient poussé soulevant les murs et détruisant l’édifice en y enfonçant ses racines. Le travail des hommes n'avait pas pu résister aux forces de la nature.
      La jeune fille se rapprocha du monument. Cela devait faire bien plusieurs siècles que cette bâtisse avait cessé d’être habitée. Pourtant, elle ressentait un profond respect pour les propriétaires d’autrefois. Venant cependant de la cité des médecins, elle avait eu l’occasion de voir des bâtiments aussi grands que celui-ci. Les moyens n’avaient pas dû être les mêmes. Surtout dans un endroit aussi reculé. Il n’y avait pas de trace d’une civilisation quelconque à des kilomètres à la ronde. Isolé de toutes parts, ce château avait dû nécessiter des efforts incroyables et une patience encore plus exemplaire pour achever sa construction.
      A sa droite l’herboriste souriait. Il n’était pas très étonné de la réaction de sa jeune amie. A vrai dire, s’il avait pu voir son visage déconfit qu’il avait eu la première fois qu’il avait vu cette ruine, il aurait sûrement reconnu la même expression de surprise et d’admiration qui se dessinait sur les traits d’Artémis. Laissant sa sacoche sur le sol, elle alla, une main tendue vers l’avant, à la rencontre de l’édifice. Le contact entre sa paume et la pierre la fit frissonner. C’était froid. A quoi s’attendait-elle ?
      Elle longea le mur pendant plusieurs mètres. Il avait été poli par le vent là où le lierre ne l’avait pas protégé. Puis elle entra par ce qui avait dû être l’entrée principale. Il n’y avait plus de trace de porte, mais avec un peu d’imagination on pouvait très bien les voir, là, se dresser devant l’intrus de leur taille imposante et de leur bois solide. Peut-être étaient-elles renforcées par des lames d’acier ?
Artémis, suivi par l’herboriste, s’imaginait des scènes de combats épiques. A sa droite, un preux chevalier tentait à lui seul de repousser une armée conquérante. A sa gauche, des archers se prêtaient à lancer leurs traits, mais attendaient le signal de leur chef. La jeune fille marchait entre les corps fictifs et mutilés. Le côté macabre de sa soudaine imagination n’enlevait rien à l’admiration que les ruines suscitaient. Au contraire, c’était dans la noirceur de ces évènements que le prestige passé se montrait à travers les âges. Une bataille sans mort était un beau duel, sans plus, mais si les combattants se battaient jusqu’à la mort, alors la donne changait. Tous étaient des héros et les ménestrels gagnaient rapidement leur or en contant leurs exploits.
      Artémis était tout simplement elle aussi victime de cette valorisation de la mort au combat. Elle n’en avait pas conscience, mais cette fascination l’emmena inconsciemment vers l’intérieur du château. Son ami la suivit silencieusement. Il voulait la laisser savourer ce moment de découverte. Il lui parlerait quand il le faudrait.

      La jeune fille arriva dans une pièce circulaire. Le plafond s’était écroulé depuis longtemps et les pierres qui le composaient gisaient maintenant au sol rendant le passage obstrué et par endroit dangereux.  L’herboriste finit par la rejoindre et s’assit sur une pierre un peu plus grosse que les autres.

      Artémis était assise sur les marches montant vers le chemin de ronde. En face d’elle, l’herboriste ramassait quelques fleurs et herbes qui poussaient à l’ombre des murs, protégées par le vent. La jeune fille en reconnut vaguement quelques unes, mais elle préférait porter son regard vers le ciel. Elle était impatiente. Son ami lui avait dit que, lorsque la nuit serait tombée, toute la beauté du château se réveillerait et l’éblouirait plus encore. « Magique ». Il avait utilisé ce mot. A quoi devait-elle s’attendre ? Au fond d’elle sa raison lui disait qu’il entendait par là qu’un spectacle encore plus beau qu’en plein jour allait s’offrir à elle, mais quelque part, dans les profondeurs de son enfance, là où la curiosité innocente palpite comme un cœur qui ne veut pas se taire, quelque chose lui disait qu’il voulait dire par « magique » quelque chose de magique. Le sourire amusé, elle s'imaginait toute une suite de paysages féériques.
      Adossée au mur, elle contemplait le ciel et attendait le moment où, le soleil disparu, elle verrait le véritable spectacle. Pour l’instant, il était mauve et vers l’Ouest légèrement bleuté. Elle n’aurait plus longtemps à attendre. Ce serait bientôt fini. Elle frissonna dans son manteau fourré. La température déclinée avec le soleil et une nuit d’hiver était synonyme de grand froid. Encore ils avaient de la chance, il n’avait ni plut ni neigé dans la forêt ce qui avait rendu la randonnée plus agréable. La morsure du froid ce faisait cependant ressentir. Artémis resserra les pans de son manteau jusqu’au cou. Elle hésita à mettre sa capuche, mais le vent qui lui glaçait les oreilles lui ordonna presque de la rabattre jusqu’à son front. L’herboriste sourit et se leva. Il s’arrêta pour ramasser son sac qu’il avait posé à côté de celui d’Artémis à l’intérieur de la cour et dit :
      La jeune fille le suivi sans poser de question, mais elle était quand même inquiète. A l’approche du crépuscule, son ami avait changé d’attitude. Beaucoup plus sérieux, beaucoup moins loquace. Elle avait confiance en lui, mais partir comme ça… Artémis frissonna encore une fois. Il était impossible de savoir si c’était à nouveau le froid qui s’amusait à se frotter contre la jeune fille ou bien si c’était le début de peur qu’elle ressentait. Non, ce n’était pas de la peur. C’était de l’angoisse. Malgré son imagination florissante, elle n’avait pas la moindre idée de ce qui l’attendait à l’intérieur de ce château. Elle respira un grand coup, saisit sa sacoche et partit derrière l’herboriste. Marcher la réchaufferait. 




J'ai remarqué deux choses dans ce chapitre. Tout d'abord, il me semble que l'herboriste n'a toujours pas de nom. Il faudrait que je lui en trouve un et que je le change dans les chapitres précédents. De plus, j'ai eu la flemme de remettre les propositions incises dans le dialogue, vu qu'il y a deux personnages. Il faudra que je le rectifie. Bonne lecture, et commentez bien ! J'ai commencé à écrire la suite de ce chapitre avec Artémis. Je ne pense pas le mettre tout de suite, car j'aimerai alterner avec un chapitre que je n'ai pas écrit.
Titre: New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
Posté par: raphael14 le vendredi 26 juin 2009, 16:15:28
Super, Yorick, superbement super.
Si j'ai repéré quelques fautes, ce sont les seuls défauts de ce chapitre.
En fait j'apprécie beaucoup l'herboriste et Artémis. Je me demande ce que l'ami de ta jeune héroïne peut bien vouloir lui montrer. Sans doute quelque chose en rapport avec l'épidémie. Mystère...
J'aime bien le château dans les bois...Ca me rappelle des souvenirs. Le château avec son histoire floue est fascinante et le rend encore plus captivant.
J'adore.
Et vivement la suite, avec Frédérik.
Titre: New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
Posté par: Prince du Crépuscule le mardi 30 juin 2009, 15:03:44
Me voilà mon mage complice! Je sais que tu n'es pas chez toi, mais j'espère bien que tu pourra slire ce message avant... ce que tu sais. ^^ Premièrement, je tenais à te remercier pour les fleurs, elles sont très mignonnes! Et ta vision s'y appliquant me touche aussi, il faut dire. Je trouve que ça correspond tout à fait, une petite fleur de sang qui fleurit pour ne pas oublier. :)

Alors sinon, que dire de ce chapitre sans rabâcher toujours les mêmes choses? Bon... Je ne trouve pas, alors je vais simplement dire que je l'ai bien apprécié, comme d'habitude. J'ai été sensible au ton plus intimiste de ce joli passage en particulier. Tout comme Raphy, Artémis et le personnage du vieil herboriste me sont très sympathiques, de même que leur relation. Malgré la différence d'âge, ils me semblent aller aussi parfaitement ensemble -en tant qu'amis bien sûr, je suis pas maso :roll:- qu'une paire de gants. En fait c'est drôle, mais ton herboriste me rappelle un peu mon médecin dans le Chant, avec les histoires de vouvoiement et de tutoiement en plus. Je pense que tu n'en es pas encore arrivé là, mais bon, quand tu y seras ty repenseras et tu me diras ce que tu en penses. C'est assez amusant comme similitude quand on y pense. ^^

Après, j'aime la mélancolie un peu nostalgique qui se dégage du château en ruines perdu au milieu des bois, image romantique s'il en est (c'est même un cliché du genre X'3). La vision des anciens chevaliers qui combattent vaillamment dans l'imagination d'Artémis, le mystère des lieux, même le petit sourire en coin de notre ami herboriste et le fait qu'il veuille attendre que la lune se lève... c'est bien amené, et c'est touchant surtout. Encore une fois comme Raph', je trouve cette description assez envoûtante, je suis fan de ce genre d'ambiances. Mystère et nostalgie, quand vous nous tenez! Encore une fois je vais faire une référence totalement désuète, mais ça me fait penser au château de Darcia dans Wolf's Rain, une sorte de forteresse noire et hantée de nostalgie perdue dans un coin reculé comme le tien. C'est juste "magique", pour reprendre la pensée d'Artémis. ;)

Sinon je ne vois pas trop quoi ajouter, ce chapitre étant assez court et posé -mais néanmoins délicieux. Il y a bien quelques fautes par-ci par-là, dont certaines m'ont fait tiquer comme "loquasse" au lieu de "loquace" (avoue que c'est très vilain X'P), mais ce sont toujours les mêmes en fait, des fautes d'accord et une confusion entre participé passé et verbe conjugué. Il y a également un "ce" à la place d'un "se" et quelques phrases qui ont échappé à ta relecture (si relecture il y a eu :3), mais dans l'ensemble c'est plutôt pas mal, ça se tient comme dirait l'autre!

En attendant, j'attends impatiemment ce que l'herboriste veut montrer à Artémis et qu'il nous dévoile tous ses petits mystères, et surtout le retour de notre cher Frédérik, qui doit se sentir bien mal à l'aise depuis le temps! :)

PS: Et je n'oublie pas mon petit présent coutumier, bien entendu! Je suis sûr que tu reconnaîtras cette musique mon mage complice, même si tu ne la connais sûrement pas dans sa version chantée qui est absolument magnifique. Et si jamais tu ne te rappelles plus vraiment d'où cette musique est tirée, eh bien tu les sauras... tout bientôt. ^^
Mais je ne te fais pas languir plus longtemps, voici le joli petit morceau en question: Inochi no Namae (http://www.youtube.com/watch?v=vmiLeS04gIE)
Titre: New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
Posté par: astrid le vendredi 03 juillet 2009, 14:34:43
Ca y est, je me suis mise aussi à lire ce que tu fais Yorick (chui en retard nan ?)

Enfin, lu n'est pas vraiment le mot. J'ai survolé (je crois que c'est ce que fait un lecteur à premire vue ^^) et j'y ai décelé quelques petits trucs dont je vais te parler (un plus ou moins "mauvais" et les deux autres, bons.).

Premièrement, j'ai lu le chapitre " Culpabilité" et à première vue, dans le premier paragraphe, je trouve que tes phrases sont un peu courtes. C'est super, mais à la fin, ça fini par lasser (ça fait beaucoup de "premièrement ça :p)

Deuxièmement, je trouve ton scénario géant, on se met dans le bain dès le premier chapitre et ça, c'est un point vraiment fort. il faut que tu pousses l'auteur plus loin que ses espérances, et tu as réussi. De ce côté, je n'ai rien à te dire.

Troisièmement, tes titres de chapitres. Ca joue aussi sur l'assiduité du lecteur. Quand il voit un titre qui lui plaît, il va le lire. Ca joue énormément.

Bon, voilà ce que je pense un peu de ta fic. Je me mettrais à la lecture un peu plus tard et je te dirais vraiment ce que je pense de la globalité de ta fic ;)

Sinon, tu réussi très bien, c'est agréable à lire et j'attends encore beaucoup de ton scénario !

Bonne continuation ;)
Titre: New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
Posté par: Yorick26 le mardi 14 juillet 2009, 16:40:17
raph ~ Bien content que ce chapitre t'ait plu. Moi, je l'aime bien, par contre la suite dont j'ai parlé en bas du chapitre ne me plait pas. Il va falloir que je change. A vrai dire, je ne sais pas trop encore ce qu'il va lui montrer, je sais globalement, mais il me reste encore à planter le décor correctement. Je vois des choses qui brillent, allez je ne vous en dis pas plus ^^ !

Prince ~ Alors je commence par la fleur. Je ne savais pas laquelle prendre, alors j'ai décidé de te montrer une fleur rare que j'ai rencontré lors de ma sortie géologique. Elle est en voie de disparition malheureusement (catégorisifactionée comme "Assez rare") : Voici l'orchidée brûlée (http://www.biosphere-nature.fr/macros/papillon/diaporama/slides/MERCANTOUR_2007-0301.JPG). Je la trouve magnifique pour ses couleurs et aussi pour le fait que ce soit une orchidée aux fleurs si petites. Qu'en penses-tu ? Moi je l'adore ...
Pour ce qui est du reste du commentaire, je l'ai lu évidemment avant de te voir. Je suis content que l'atmosphère qui se dégage de ce chapitre t'ait plu.Tu sais à quel point ton avis compte pour moi lorsque j'écris ou même lors que je fais des créations artistiques. Pour ce qui est des références et des ressemblances, il faudrait que je regarde, mais tu m'as déjà lancé dans code geass, je ne peux pas me permettre de passer toutes mes vacances à regarder des animés ^^ ! Pas en prépa, ça ne se fait pas. Pour ce qui est des fautes, évidemment je n'ai pas regardé, ni même relu vaguement le chapitre. Il faudrait que je le fasse, mais comment dire ... flemme. Ah la flemme, quel fléau ! C'est peut-être bien à cause de celui-ci que la France écrit si mal. Enfin bon.

Allez, arrêtons de discuter, il faut que je poste le nouveau chapitre ^^ !

astrid ~ Je vais discuter les différents points que tu énonces dans ton commentaire, mais d'abord je voulais te remercier d'avoir fait l'effort de me lire... enfin même si je n'ai pas bien vu ce que tu as fait. Tu as lu ou survolé. Moi je lis quand je lis, je ne survole pas. Enfin bon, chacun sa technique.
Pour ce qui est des phrases courtes, je ne vois pas en quoi c'est un problème. Surtout que je ne les considère pas comme particulièrement courte. Et puis au contraire, des phrases trop longues ne permettent pas au lecteur d'effectuer des pauses dans le récit. Chaque signe de ponctuation est comme un point de sauvegarde où le lecteur peut s'arrêter pour dire, c'est bon jusque là j'ai tout compris. Si le rythme est rapide par moment, c'est souvent dû à la nécessité d'une action vive. Cherche dans les descriptions pures, tu devrais y voir des phrases beaucoup plus longues.

Pour ce qui est du second point, je suis assez d'accord. Pour une fois je suis content de mon début car j'ai beaucoup de mal à démarrer, comme Prince je crois. Alors un début où dès le départ, on est plongé dans l'intrigue et pour moi le moyen de commencer plutôt et ainsi de ne pas perdre le lecteur dans des textes ennuyeux.

Troisième point, les titres des chapitres. Là par contre, je ne suis pas d'accord. Certains laissent quand même à désirer. Mais bon, c'était comme ça que je l'ai choisi et cela permet maintenant de voir l'évolution d'un point de vue très reculé de mon écriture.



Voilà un chapitre un peu inutile, plutôt centré sur la psychologie de Frederik.


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LES FLAMMES BLEUES
Chapitre X : La bourse ou la vie

      Frederik se réveilla alors qu’il était propulsé en avant. La calèche qui l’amenait jusqu’à Estold venait de s’arrêter brusquement. D’après ce que lui avait dit son oncle c’était un port qui vivait aussi bien des pêches que la mer du Sud lui apportait que du tourisme. Beaucoup de riches bourgeois faisaient escale à Estold pour partir vers le rocher prophétique. Ces derniers revenaient souvent déçus, mais les marins de la ville savaient très bien négocier le voyage jusqu'à l'île contre une somme qui paraissait assez modeste pour des clients fortunés jusqu'à ce qu'ils se rendent compte que ce n'était qu'un vulgaire caillou. Souvent traités d'escrocs, ils restaient néanmoins des marins courageux qui osaient braver la mer qui disait-on était dangereuse près des récifs du rocher prophétique. Certains riches ayant eu vent de la rumeur des prix exorbitants faisaient un détour à Ildir  un petit village sur une île qui se trouvait à peu près sur le chemin où le coût du voyage était plus rentable, néanmoins des bourgeois patients prêts à faire un détour ne faisaient pas légion. Toute cette attraction autour de cette île mythique était un commerce dangereux pour Estold, mais très rentable, pourtant les autres villages ne se lançaient pas dans de telles aventures. Estold était même une des rares villes dans cette région de l’île principale à se prêter à de telles activités. Au fur et à mesure des années, ces risques pris avaient payé et firent de ce qui était d'abord un village une ville prospère et connue à travers Iolys.
Malgré toutes ces indications historiques et économiques sur leur destination, le jeune homme n’avait qu’une vague idée de la suite de ce voyage. Gabriel n’avait pas été si bavard que ça et il n’avait donné que peu de détails sur ce qui intéressait vraiment Frederik. Il lui avait montré brièvement une carte d’Iolys pour lui montrer le trajet et désigner une île apparemment dangereuse. Ce n'était ni celle où se trouvait le rocher prophétique qui concentrait l'attention de ces riches couverts d'or et de superstitions, ni celle où avait été construite Ildir la ville intermédiaire, mais une autre plus proche des côtes d'Estold. Si elle avait été un peu plus grande elle aurait complètement bouché une partie de la mer isolant au milieu de la carte une étendue que l'on aurait peut-être appelée la Mer du Milieu. Pour le jeune homme le voyage n'était qu'une courte distance sur le papier… Frederik s’attendait à ce que le voyage dure moins longtemps. Ils avaient pris un moyen de transport discret, une calèche que l'on pourrait qualifier de normale et dénuée de tous les ornements possibles que les nobles trouvaient bon de rajouter aux montants, aux roues et jusqu'aux chevaux. L'ancien apprenti forgeron trouvait cela totalement inutile, voire même hideux dans la plupart des cas, mais cela avait au moins le mérite de permettre aux habitants des grandes villes, telle Mnémé, de reconnaître depuis l’extérieur un carosse d'un homme riche d'une calèche normale que le commun des mortels employait et ainsi de savoir à quelles classes appartenaient ses occupants. Dans le cas de Frederik et surtout de son oncle, cet indice de richesse jouait en leur faveur. Dès la découverte de la mort des assassins pris au piège à leur propre "jeu", ils seraient à nouveau traqués. Une fuite remarquée aurait déjà pu éveiller les soupçons. Gabriel avait envoyé deux calèches aux apparats luxuriants dans deux directions différentes : l'une vers les plages de la Seconde et l'autre vers Parmis. Il avait précisément demandé à ce qu'elles n'aillent pas trop vite et qu'elles passent bien par des rues fréquentées. Cela devait passer pour un voyage des plus communs. Ce n'est qu'après qu'ils partirent de la capitale dans une roulotte rudimentaire, mais pas trop non plus : il fallait que le voyage reste confortable ce qui pour Frederik restait encore à voir. Cependant ils gagnaient ainsi un temps d’avance considérable et précieux sur leurs adversaires.
      Frederik bailla à s’en décrocher la mâchoire. Les sièges étaient durs et le trajet beaucoup trop long à son goût. De plus, le paysage qui s’offrait à lui par la fenêtre était occulté par des rideaux épais. Même s’il avait soulevé un des pans de la toile rouge qui protégeait les occupants de la calèche des regards indiscrets, il n’aurait vu qu’une pluie battante venant s’écraser sur la vitre. Le jeune homme le savait bien, il avait déjà essayé plus tôt. Son oncle était intervenu criant presque : « Ferme-moi ça, avant qu’un passant découvre que nous sommes partis pour Estold. Tu préfères peut-être laisser un petit mot pour ceux qui nous en veulent.» Depuis, Frederik n’avait pas osé ouvrir le rideau et s’était endormi, mort d’ennui, avant que la calèche ne s’arrête, provoquant ainsi son réveil un peu brutal.

      La porte s’ouvrit violemment. Un homme ridiculement masqué se trouvait derrière. Un autre menaçait les trois voyageurs d’une dague brillant sous la pluie. Frederik ne put voir que son oncle impassible et Gregory enfiler une écharpe de couleur crème avant d’être tiré à l’extérieur par un troisième. Il atterrit dans la boue. Sali de la tête aux pieds, il se sentit soulevé et une lame froide se posa sur sa gorge.
      Des voleurs de bas-chemin, de simples bandits croyant avoir affaire à un pauvre villageois les avaient attaqués. C’était le revers de la médaille pour la discrétion. Celui qui menaçait son oncle et son compagnon dit d’une voix forte :
      Suite à cette réplique, il regarda Frederik et hocha la tête. Le jeune homme avait compris le message. Il avait l’autorisation d’utiliser ses pouvoirs. Son oncle l’avait prévenu qu’il ne fallait pas les montrer à tout le monde. A vrai dire, personne ne devait être au courant à part eux trois.  De toute évidence, il souhaitait que ces trois bandits ne le sachent pas bien longtemps.
      Sans faire un geste, Frederik utilisa son pouvoir. Cela faisait une dizaine de secondes qu’il étudiait la situation immobile, les pieds dans la boue, la dague sous le cou. Les premiers temps il était resté paniqué par ce changement de situation, mais l'allure confiante de son oncle lui avait remis la tête sur les épaules. Faisant preuve de sang froid, il avait élaboré un plan. Dix secondes, même neuf c’était bien assez pour trouver une parade s’il pouvait utiliser ses pouvoirs. S’il ne pouvait pas… Il n’y avait pas pensé. Peu importe, pour l’instant, il avait le droit. Se concentrant il essaya quelque chose. Jusqu’à maintenant, il avait fait jaillir ses flammes bleues que depuis ses mains comme si celles-ci ne pouvaient être que la source de ce mystérieux pouvoir. Il avait réussi à les déplacer sur le long d'un objet, comme avec le tisonnier. Jusqu'où allait l'étendue de ses pouvoirs ? Juste après le signal de Gabriel, il laissa couler son pouvoir. Fuyant ses mains où il avait l’habitude de loger, il embrasa ses entrailles, remonta le long de son ventre, puis s’agglutina près de sa gorge. Il avait comme l'impression de boire un délicieux chocolat chaud, mais à l'envers. Il pouvait sentir la chaleur monter, il décidait où les flammes allaient, c'était aussi simple que cela. Cela pouvait être les mains comme il en avait l'habitude, ou bien les cheveux, les jambes, les yeux. Peu importait, mais pour l'heure ce que voulait Frederik, c'était sa gorge. De là, il lâcha son pouvoir et le laissa filer droit sur son adversaire le plus proche. Les flammes se propagèrent sur l’arme posée sur le cou du jeune homme, puis commencèrent à entamer la chair, brûlant d'abord la peau. Le bandit hurla de douleur et de surprise. Comme pour repousser ce mal, il lâcha l’arme qui menaçait plus tôt Frederik. Ses compagnons ne réagirent pas sur le coup et voulurent fuir à toute hâte qu'après coup. Ils auraient pu mener cette entreprise à bien, si entre temps Gregory et Gabriel n’étaient pas intervenus pour leur empêcher toute fuite. Alors que l’un saisit à pleines mains la tête d’un des deux vagabonds et lui retourna dans un craquement glauque, l’autre passa son écharpe autour du cou du deuxième. Pas de bruyant broyas, seulement le son hoquetant d’une respiration impossible et en quelques secondes, les assaillants s’étaient écroulés et prenaient le statut de victime. Une fois cela fini, Frederik regarda les deux corps immobiles et sans vie. Avaient-ils une famille ? Le jeune homme sortit de son immobilisme lorsqu'il reçut l’ordre de son oncle d’achever le travail. En clair, il fallait qu’il tue de ses propres mains le troisième bandit. Il n’était pas un homme de cette trempe. De plus, la seule chose avec laquelle il réussissait à combattre était ses flammes, sa magie. Hors il savait - comme tout le monde le savait - que la mort dans les flammes étaient la plus douloureuse qui soit. Personne n’était revenu pour le dire, mais les cris d’agonies que l’on entendait suffisait à transcrire l’horreur que cela devait être. Frederik ne voulait pas infliger une telle ignominie. En vérité, il ne le pouvait même pas, il en était clairement incapable. Une mort plus rapide était préférable. Enfin... c'était toujours préférable à ce que pourrait lui infliger Gabriel. Son oncle dirait qu’une mort plus discrète était la meilleure option à choisir. Dans les deux cas, cela revenait au même.

      Le jeune homme avisa l’arme qui l’avait menacé plus tôt et qui traînait maintenant par terre. Sa future victime était restée assise, pataugeant dans la boue, effondrée, paralysée par le meurtre de ses compagnons et par la magie qu’il avait vue. Lorsque le jeune homme s’approcha de lui, arme en main, il ne bougea pas. Frederik s’attendait à plus de résistance. A la limite il aurait préféré plus de résistance. Qu'au moins il puisse se dire que c'était pour se défendre. Là le bandit restait immobile et tremblait, le regard vide, comme déjà absent. Frederik aurait décidément préféré qu’il se batte pour sa vie. Non, là, il devait l’abattre de sang froid, comme un vulgaire animal qui servirait dans une heure ou deux de gibier que l'on ferait rôtir dans un four de pierre. Serrant le poing autour de l’arme blanche et les jointures de sa main perdirent de leur couleur : il avait peur. Peur de devenir un autre, son oncle lui n’avait pris aucun remord pour briser le cou de sa victime. Gregory semblait en avoir aussi peu. La situation l’exigeait : ce bandit devait mourir. Pour son bien, si la nouvelle venait à s’ébruiter, il serait sûrement tué sur-le-champ. Il était déjà traqué, il n’avait pas besoin que sa situation empire. Or cet homme l’avait vu utiliser sa magie. Plus que les deux autres, il était apte à comprendre ce qui s’était passé. Frederik avait utilisé sa magie sur lui. Il ne fallait pas cela se sache.
      Prenant son élan, le bras plié, il s’abaissa au niveau du vagabond. Il ferma les yeux, il ne pouvait pas voir l’homme en face. Il sentit les épaules de sa victime se raidir puis rapidement s’affaisser : il avait visé le cœur. Le bandit était mort et lourd. Le jeune homme n’osait plus bouger. Le cadavre s’appuyer sur lui comme lorsque l’un de vos amis vient dans vos bras pour chercher du réconfort et que vous le consolez en lui caressant le dos ou l’épaule. Peut-être que c’est cette situation bizarre ou encore la culpabilité, mais Frederik se pencha à l’oreille du vagabond et souffla : « Tout ira bien ». Ces quelques mots étaient pour rassurer, rassurer l'âme de ce brigand, rassurer le cœur blessé de Frederik.

      La pluie, elle, ne s’était pas arrêtée. Le jeune homme la remercia. Il sentait ainsi que le Ciel voulait bien qu’il soit pardonné. Cette pluie était là comme pour le laver du terrible crime qu’il avait commis. Grâce à elle, il se sentait soulagé du poids moral qu’il portait. Il était toujours coupable, mais il pourrait vivre avec... tout du moins pendant un temps. Peut-être qu’un jour il aurait l’occasion de demander pardon à la famille de la victime, tout du moins de lui apporter l’explication de son geste. Il n’en aurait sûrement pas l’occasion, néanmoins il se promit de rajouter cette promesse à celles qu’il n’aurait sûrement pas la chance de réaliser, mais sans lesquelles il n’aurait pas le courage de continuer. Cette promesse était le gage de retrouver un jour son intégrité moral. Frederik remercia la pluie. Il la remercia pour lui permettre de continuer à vivre. Il la remercia pour cacher ses larmes que son oncle aurait sans doute critiquées.
      Le jeune homme releva la tête. Son oncle et Gregory étaient en train de trainer un des deux corps jusqu'au bas-côté de la route. L’autre l’attendait déjà là-bas. « Relève-toi ! » C’était un ordre sans objection possible. Frederik recula et le corps sans vie privé de tout appui s’écroula sur le côté. Le jeune homme ne se releva pas malgré l’autorité de son oncle : il était comme frappé de paralysie. Qu’avait-il fait ? Son pouvoir venait de le sauver. Il avait sauvé son oncle, mais sans ce dernier, il ne serait pas parti à la recherche de ce temple inconnu. Il aurait été comme les autres, avec un pouvoir certes, mais luttant pour trouver un simple travail et pour gagner sa vie. Il avait déjà une vie, un travail auprès de Mr. Fiez. Tout lui avait été arraché. Frederik ne savait plus s’il devait haïr ou plutôt remercier ces flammes bleues. Il n’avait aucune ambition contrairement à Gabriel, il ne savait même pas comment il voulait s’en servir et à quelle fin. Il voulait vivre, mais pour cela devait-il devenir un meurtrier ? Assis dans l’herbe boueuse, ses pensées l’isolaient du monde. Il ne se rendit pas compte que Gregory le soulevait et qui l’installait dans la calèche alors que son oncle s’occupait du dernier corps. Il tremblait. Il était exactement comme ce bandit quelques minutes plus tôt avant que Frederik ne l’égorge : effrayé, terrorisé par l’avenir. L’avenir, même encore inconnu, ne lui laissait rien présager de bon. Pour l’instant il s’était laissé embarquer par Gabriel, mais il ne le connaissait pas tant que ça… et puis jusqu’à présent, cela ne lui avait valu que des ennuis. Au fond de lui, le jeune homme commençait à haïr son oncle. Il l’avait arraché à son ancienne famille, il ne lui avait pas permis d’être présent lorsque sa mère mourut. Et maintenant, il le forçait à s’endurcir et à devenir un meurtrier. Non, c’était nécessaire. Il le savait pourtant il ne pouvait pas s’empêcher de ressentir une rancœur contre ce Gabriel. Certes, il devait devenir fort, croire en lui et avoir du sang froid pour être digne de ce pouvoir, mais Frederik n’en avait nullement envie. Il avait envie de retourner chez lui, travailler à la forge et rester dans cet univers calme et posé. Pourtant, il ne pouvait pas et puis il y avait ce temple : il ne s’était pas encore demandé ce qu’il attendait de cette aventure. Des réponses peut-être… Oui, comprendre… comprendre le sens de sa vie et de son pouvoir lui paraissait une bonne raison de continuer. Il devait aller dans ce temple pour comprendre son pouvoir et ce, même s’il devait supporter son oncle. Après tout c’était plus sûr pour lui. Que ce serait-il passé si lui et Gregory n’avaient pas été là ? Il aurait pu se défendre contre un des trois brigands, mais après … un coup de couteau en aurait eu fini de lui. Il devait continuer avec eux, c’était le seul choix possible.
 
      Gabriel remonta dans la calèche et il était seul avec Frederik. Gregory, lui, avait remplacé le cocher mort dans l’embuscade. Aussitôt que la porte fut refermée, la voiture recommença à avancer. Bientôt ils atteindraient Estold. En attendant, Frederik n’avait aucune envie de parler. Il était encore ailleurs.


Titre: New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
Posté par: raphael14 le mardi 14 juillet 2009, 22:11:24
Que c'est bon un nouveau chapitre de ta fiction. J'adore, cette ambiance que tu installes dans ce chapitre. C'est tout nouveau dans ton style ce côté tragique, torturé, sombre même. Frederik qui hésite, qui doute, c'est grandiose. En tout cas, ça marque un virage, à mon sens, dans ton style. Poursuis ainsi, Yorick, continue à donner de la profondeur à ton histoire. Oui, je suis très enthousiaste.
En bref, sois très fier de toi.
Maintenant Yorick, je voudrais évoquer le point noir de ta fiction : les fautes. Des déterminants qui manquent, une lettre qui passe à la trape par-ci, par-là.
Mais globalement, c'est très bon. Poursuis ainsi, fait des efforts et tu finiras par faire des chapitres qui mériteront uniquement des éloges.
Titre: New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
Posté par: Yorick26 le jeudi 18 février 2010, 00:27:53
Raph ~ Merci pour ton commentaire. Après avoir écrit ce chapitre et relu ton commentaire, je me suis dit que je changeais souvent d'ambiance. Là on retrouve un peu d'espoir, même si c'est très bref et je l'espère illusoire. Néanmoins, je n'écris pas assez régulièrement pour être à chaque fois dans le même état d'esprit pour écrire. Bon d'accord j'ai un peu eu l'impression de me répéter pour Artémis qui découvre encore une fois un paysage splendide, mais bon c'est pas ma faute (ello-elli-téa) si j'aime les beaux paysages mêlant restes d'histoire et nature.
J'espère que ce chapitre te plaira quand j'aurai tout relu. Je suis assez content du fait que je ne vais pas trop vite. C'est une de mes peurs, la peur de tout précipité et de ne pas prendre le temps de savourer. Pourtant je n'ai pas envie d'être trop lent, je risquerai d'être ennuyeux et d'avoir une histoire à rallonge et sans fin.

Merci encore et bonne lecture.




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LES FLAMMES BLEUES
Chapitre XI : L'artéfact rouge et l'arbre de Judée

      Frederik tira discrètement les rideaux. La ville d’Estold était en vue et de loin on aurait dit un tout petit village de pêcheur installé près des côtes profitant du bon air halin apporté par la mer. Le jeune homme savait très bien que c’était bien plus que cela. C’était une grande ville. Pas autant que Mnémé, la capitale, mais cela restait une grande ville par rapport à son village natal : c'était un lieu plein de mystères que toute une vie ne réussirait pas à tous les découvrir.  La grande ville, beaucoup de personnes en parlaient chez lui. C’était le sanctuaire de l’ambition et des libertés. Ne pouvait-on pas espérer mieux pour échapper à tout ce contrôle social qui sévissait dans les villages ? Pour Frederik, c’était quelque chose d’assez étrange, toute cette liberté. Dès les premiers jours il s’était vite senti perdu dans toute cette foule, dans toute cette populace de maisons et de bâtiments. Quelque chose lui manquait. Il lui manquait quelque chose un peu comme l’horizon, un peu comme le regard que l’on peut jeter au loin sans limite et sans fin. Dans la capitale, rares étaient les endroits où l’on pouvait admirer la longue plaine ou même l’océan. Et cette sensation d’étouffement avait vite suivie. Tout comme dans cette calèche d’ailleurs. Enfermés dans une sorte de minuscule pièce, serrés les uns contre les autres, en route vers une autre ville, à moitié contraints d’échapper à une menace inconnue et à moitié en quête d’un lieu encore plus mystérieux, le tout sous un silence pesant, le jeune homme n’en pouvait plus. Dehors la pluie ne battait plus contre la porte. Il avait envie de sortir, mais il n’avait pas besoin de regarder son oncle pour savoir qu’il l’en défendrait sans avoir à dire un seul mot. Il fallait s’armer de patience, patience que Frederik n’avait pas. Bientôt il serait à Estold et il pourrait sortir de cette boîte sur roues.
 


      Artémis lâcha de surprise son sac. Après avoir parcouru plusieurs centaines de mètres dans des couloirs sombres et humides, elle se trouvait à nouveau à l’air libre sous la lumière sélénienne. Et quel paysage magnifique ! Il était tout autant sublime que l’entrée du château. Pourtant elle était à nouveau bouche bée et totalement stupéfaite devant ce qui se présentait à ses yeux. Elle se trouvait là où se dressait autrefois une sorte de tour, peut-être pas bien haute.. La forme circulaire des ruines et les amas de pierres mousseuses témoignaient de cet ancien héritage. Plus surprenant que les ruines, un arbre de Judée s’élevait au milieu de cette pièce délabrée. Il était en fleur et son tronc torsadé lui donnait un air vénérable et solennel. Il était tout simplement magnifique.
      Artémis tomba à genoux. Elle pleura. Comment ? Quel hasard pouvait être à l’origine d’un tel miracle. Cet arbre sûrement centenaire jaillissait du sol soulevant au passage les pierres grises de l’ancien château. Il était presque seul dans cette pièce, majestueux, trônant sur quelques touffes d’herbes qui avaient réussi à trouver un bout de terre pour survivre et  sur d’autres mousses. Une brise légère vint essuyer les larmes de la jeune fille, emportant avec lui une dizaine de pétales roses qui dansèrent autour de l’arbre et elles brillaient sous l’éclat de la lune d’argent.
      L’herboriste l’attendait, assis sur une racine qui dépassait du sol. Décidément Artémis, pensa-t-il, serait se montrer à la hauteur de ses espérances.
      La jeune fille s’exécuta. Entre les racines se dessinait une zone d’ombre. D’abord quelque chose de flou, puis de plus en plus nette, Artémis pu distinguer une sorte de construction qui s’enfonçait dans le sol. Poussée par une curiosité non dissimulée, elle s’avança vers cet étrange endroit que cachait les racines de l’arbre tout en saisissant au passage son sac. Celles-ci en s’enfonçant dans le sol masquaient l’entrée d’un escalier souterrain. Une fois qu’elle fut assez proche, elle s’agenouilla et caressa les racines. Elles étaient épaisses et rugueuse et elles occupaient assez d'espace pour rendre l'accès aux marches de pierre difficile.
      Artémis tourna la tête vers l’herboriste dégageant en même temps une mèche qui lui barrait la vue. Celui-ci souriait comme satisfait de l’air enthousiasmé de sa jeune amie. Alors qu’Artémis allait se redresser, le vieil homme saisit la torche qui n’avait pas cessé de brûler depuis qu’ils s’étaient aventurés dans les couloirs du château et la tendit à la jeune fille qui s’en saisit. Alors avec une voix réconfortante et chaleureuse, il lui dit :
      Sur ces dernières paroles réconfortantes, Artémis se faufila entre deux racines assez espacées. De toute façon elle avait envie d’aller voir ce qu’il y avait là-dessous. Elle n’était pas rassurée, mais quels dangers pouvaient bien se cacher sous un aussi bel arbre ? Elle admira une dernière fois cet arbre de Judée, elle pouvait y aller sans crainte.



      Le jeune homme descendit de la calèche. Ils étaient arrivés par la porte Nord d’Estold et ils devaient la laisser à l’entrée de la ville. Le jour commençait à peine à se lever : le soleil ne dépassait pas encore les montagnes de Menh de l’autre côté de la mer qui bordait la ville, mais le ciel commençait déjà à s’éclaircir. L’aube ne se faisait plus attendre et les citadins le savaient. Déjà quelques uns sortaient de leur maison.
      Dans les ruelles à peine éclairées, Frederik suivit son oncle et son acolyte. Ils étaient partis pour chercher une auberge et Gabriel savait déjà où ils allaient logeaient. Une de ses relations habitait dans cette ville et il se trouvait qu’elle avait une dette envers lui. C’était alors l’occasion de se faire rembourser. Ce n’était pas un problème d’argent – il n’en manquait pas –, mais c’était surtout pour un souci de discrétion. Son oncle était connu à travers tout Iolys et cela ne jouait donc pas en leur faveur. Les capuches que chacun portait ne suffiraient pas à assurer l’anonymat dont ils avaient besoin si les choses se gâtaient. Elles n’étaient déjà pas faciles comme ça.
      Après quelques détours à travers des ruelles toutes aussi différentes les unes que les autres, Frederik suivit son oncle et Gregory à l’intérieur d’une auberge appelée « L’Artéfact rouge ». Au-dessus de la porte une planche de bois vacillait sous l’effet du vent encore froid de ce début de matinée. Sur cet écriteau le nom de la bâtisse avait été gravé, ainsi qu’un étrange symbole représentant trois boucles se rejoignant au centre à la manière d'un triskel. Frederik resta à regarder ce drôle de dessin avant d’être rappelé à l’ordre par ces deux « tortionnaires ».
      A l’intérieur, l’auberge était surprenante. Même si les locataires étaient encore endormis et que la pièce se retrouvait pratiquement vide, il y régnait une atmosphère chaude et accueillante. Les murs avaient été peints en rouge et en orange et les pierres étaient encore apparentes. Dans un coin, le feu d'une cheminée projetait des reflets or et blanc sur les murs donnant à la pièce une chaleur qui allait au-delà d'une simple impression. Des tables rondes en bois parsemaient la pièce. Quelques hommes et une femme prenaient un petit déjeuner sur l'une d'elles. Un autre homme barbu assis à même le sol ronflait fortement et semblait se remettre dans son sommeil d’une soirée bien alcoolisée. Au bar se tenait une charmante femme, les cheveux bruns et bouclés. Aussi surprenant que cela puisse l'être pour Frederik, elle semblait être la gérante de cet établissement. Le visage fin, elle préparait déjà quelques œufs pour ses futurs clients. Alors que Frederik fermait la porte, cette jeune femme vint à leur rencontre. Elle portait une robe longue et noire et autour du cou pendait un pendentif en forme de trèfle-portefortune accroché à une chaîne d’argent. Le jeune homme ne put s’empêcher de la trouver séduisante et en rougit aussitôt. La gérante ne le remarqua - à son grand soulagement - ou tout du moins elle n’en laissa rien paraître. Celle-ci se rapprocha de son oncle qui s’empressa de lui prendre la main pour la baiser. Frederik fut un peu surpris de ce témoignage de douceur venant de cet homme qui quelques heures plus tôt venait de tuer plusieurs hommes... tout comme lui.

      La jeune femme pris trois clefs épaisses et les posa sur le comptoir. Chacun en pris une, Frederik en dernier. Alors que les hommes monter à l’étage pour s’installer dans leur chambre, Frederik resta un moment pour regarder cette auberge en parfait contraste avec le temps maussade qu’il faisait dehors quelques temps plus tôt.
      La jeune femme lui fit un clin d’œil et retourna à ses occupations. Frederik, lui, monta les marches pour aller dans sa chambre.


Relectures, commentaires et tout demain ou à un moment où j'aurai le temps.
Juste j'ai trouvé une superbe image pour l'arbre de Judée (http://www.linternaute.com/nature-animaux/flore/photo/arbres-de-france/image/arbre-judee-412837.jpg). Pour ce qui est de l'inspiration physique de Tamara, je pense que la référence est facile.

EDIT : Apparition des lignes pour séparer l'histoire des personnages.
Remise à niveau des liens de la première page qui ont mal supporté le changement de version (juste un petit "forums" à déplacer dans l'url... je le signal pour ceux qui font un sommaire en première page)
J'ai mis à jour le sommaire ainsi que le titre du topic. Je me suis relu une fois pour le premier paragraphe. Je sais c'est peu, mais j'ai peu de temps.

Bonne lecture !
Titre: New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
Posté par: raphael14 le jeudi 18 février 2010, 11:41:58
Ah, ça m'a manqué de ne plus lire ta fiction et ça fait donc beaucoup de bien de retrouver Frederik et Arthémis.
J'aime assez la plongée dans les pensées de ton héros au début de ton chapitre, sa sensation d'enfermement.
Mais tu sais c'est pas grave si tu te répètes avec la description du château, j'aime bien les descriptions, moi, donc du coup ça te fait un bon point de plus. La perspective de découvertes dans des souterrain me plait assez je dois dire, donc j'attends la suite pour savoir ce que tu vas faire d'Arthémis.
Pour ce qui est de Tamara, étant donné qu'elle connaît bien Gabriel, je crains qu'elle ne soit pas très nette ele aussi.
Enfin, je vais pas m'étaler, ce n'est pas ma spécialité. Que du bon. J'attends la suite avec impatience.
Titre: New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
Posté par: Yorick26 le jeudi 25 février 2010, 20:00:24
Raph ~ Tu sais tu peux t'étaler. Ce n'est peut-être pas ta spécialité, mais ça fait toujours plaisir. Puisque tu aimes les descriptions, en voilà une autre dans le prochain chapitre. Apparemment elle t'a plu. Pour ce qui est de Tamara, je ne sais pas si je vais lui donner un rôle. J'aimerai bien. En tout cas je suis content que le chapitre t'ait plu (ainsi que le suivant, mais ça on verra après)
Petite remarque : Artémis sans h ^^


Voilà le nouveau chapitre. Je fournis image florale de la mauve des bois (http://lh3.ggpht.com/_hTt7ulSkLpI/R5xU9JTeFnI/AAAAAAAAJGY/KYAnpjB6Scw/s400/malva_sylvestris_3.jpg) et pour une fois la musique qui a accompagné l'écriture.
http://www.youtube.com/watch?v=Dod4nENU7kM&feature=related
Commentaires et relectures à venir ^^
Néanmoins je mets le chapitre pour les impatients (peu nombreux, je n'en doute pas)



(https://forums.puissance-zelda.com/proxy.php?request=http%3A%2F%2Fimg178.imageshack.us%2Fimg178%2F3280%2Fflabfd0.png&hash=72f22bd289a271eca9a08e2502ddf064)
LES FLAMMES BLEUES
Chapitre XII : Salomon et Archibald

      L’herboriste n’entendait dans la nuit noire que les battements de son cœur et le souffle du vent qui sifflait à travers les feuilles des arbres. Il attendait le retour de sa petite protégée. Il avait mené à bien sa quête. Bientôt l’ère nouvelle pourrait commencer. Il savait que ce jour viendrait, il savait qu’il viendrait, mais il ne savait pas quand. Il fallait tout simplement qu’il vienne et cela allait bien au-delà d’une nécessité. C’était une fatalité tout comme le beau temps remplaçant la pluie. La nouvelle ère était prête à commencer, et il était de son devoir de faire en sorte qu’elle soit sous le signe du respect de la nature. La nature, il l’avait toujours servi, depuis sa tendre enfance.
      Il avait toujours considéré que c’était la Nature qui était venu à lui et non pas lui à la nature. Il aurait pu se perdre et la rencontrer par hasard, il aurait pu aussi lors d’une promenade avec ces parents au détour d’une rivière ou d’un rocher tomber sur la Nature. Elle était venue plus simplement à lui, elle l’avait choisi pour qu’il la représente et pour qu'il devienne le gardien des forêts et des montagnes, le protecteur des plaines et des rivières. A son âge, il n’avait pas compris tous les enjeux qui s’en déduisaient, mais déjà il avait trouvé l’idée belle et noble. Une sainte mission à laquelle il consacrerait corps et âme. Elle l’avait rencontré de la plus belle manière qui soit à son goût : elle était venue à lui dans un rêve. C’était une nuit de printemps, il avait eu ses quinze ans quelques mois auparavant, lorsqu’il rencontra Dame Nature pour la première fois. Elle lui était apparue comme une révélation. Dès les premiers instants de ce rêve fantastique il l’avait aimé. Il l’avait aimé comme un enfant aime sa mère et la Nature le lui rendrait : il en était sûr. Sa beauté n’avait point d’égale lui semblait-il. Elle avait la peau d'un rose pâle, comme le teint de certaines fleurs à peine éclose sous les rais d’un soleil matinal. Quelque chose dans cette nuance lui était étrangement familière. Quelque part au creux de sa mémoire, un souvenir y faisait écho : il avait déjà vu cette couleur alors qu’il était plus jeune. C'était dans le jardin d’une vieille femme que la vie n’avait pas épargné et qui pourtant éprouvé un certain plaisir à façonner un jardin splendide couverts de roses. Il passait devant chez elle quelques fois alors qu'il revenait de la ville voisine pour rentrer chez lui. A chaque fois, le jeune garçon se disait que cela avait du lui prendre des heures, des mois et des années pour arriver à un tel résultat et on pouvait voir en regardant tout simplement l’éclat des pétales tout l’amour avec lequel ce jardin avait été entretenu. Ce rose était si pur, si doux au regard, Salomon ne put se retenir de tendre une main vers ce visage qui le fascinait. Suspendue dans le vide, comme n’osant pas s’approcher un peu plus par peur de souiller une si parfaite peau, elle tremblait. Ce teint ensorcelant avait l'air irréel. Il était trop doux, trop beau, il était tout simplement trop parfait. Était-ce une illusion ? Non, il rêvait. Alors le jeune garçon eut peur : peur de ne plus revoir ce visage qu’il avait aimé depuis les premiers instants, peur de vivre dans l’absence de cette femme si belle et pourtant si inaccessible. Ce n’était qu’un rêve, il avait peur de cette réalité et il tremblait. Salomon voulait se mentir à lui-même. Ne lui avait-on pas dit que les sorts d’illusions prenaient fin lorsque l’on se rendait compte du subterfuge ? Le rêve prendrait fin dès qu’il aurait compris que ce n’était qu’un rêve. Il voulait se mentir et croire encore et encore à cette fraicheur et à ce rose qui n’existe que dans les songes les plus merveilleux. Jamais il ne toucherait une peau aussi claire et harmonieuse que celle de la Nature. Il serait à jamais contraint de vivre dans l’éternel regret de ne pas avoir tendu le bras assez loin, de ne pas avoir osé effleurer le visage de cette femme qui pourtant l’attirait tellement. Il tremblait, son regard se fixa sur ses doigts qui ne voulaient pas avancer un peu plus. Il n’était qu’un lâche qui n’osait pas prendre les risques alors qu'il était si tenté. Il le savait et pourtant le jeune Salomon n’essayait même pas de vaincre sa crainte d’être désabusé. Que se passerait-il si jamais sa main en dépassant une barrière invisible glissait le long d’une joue ? Traverserait-elle la chair comme si la Nature n’était qu’une illusion dans une autre ? Quelle serait sa déception ! Immobile, il pouvait toujours espérer que tout ceci soit vrai. Il ne rêvait pas, la femme de sa vie était venue à lui, l’avait trouvé et l’avait bercé de tant de beauté. Hélas, il n’en aurait jamais la certitude.
      Le lendemain matin, Salomon resta triste et morose. La Nature n’était plus là. Chaque geste qu’il faisait semblait refléter une désillusion tragique et la journée fut longue et morne. Quand le soir vint, les parents du jeune garçon purent enfin voir une lueur d’espoir réapparaitre dans ses yeux. Il désirait la revoir. Il savait que ce ne serait qu’un rêve, il y était résigné, mais il souhaitait du plus profond de son cœur la revoir ne serait-ce qu’un instant pour à nouveau admirer la pureté de la couleur de ses bras dénudés, de son visage et de sa peau. Quand la nuit vint, il ne rêva pas. Salomon était tellement enthousiasmé à l’idée de la revoir qu’il n’en trouva pas le repos. Il avait pourtant essayé d’imaginer leurs retrouvailles, mais comme bien souvent c’est en cherchant le sommeil que l’on n’arrive pas à le trouver.
      Ce n’est que plusieurs nuits après, l’esprit mélancolique, mais apaisé, qu’il retrouva sa promise. Elle était resté la même, mais lui avait changé. Il voulait toujours pouvoir la toucher, mais il voulait que ce rêve dure le plus longtemps possible pour que cette sensation de bonheur et d’amour reste jusqu’au dernier instant. Il s’était promis ne quelques jours de ne plus hésiter. Au lieu de douter, il ne prendrait plus que le plaisir de la regarder, de contempler sa peau et se rose qui avaient ravi son cœur dès la première fois.  Quelle terrible sorcellerie que l’amour, il s’en rendait compte, mais il cédait et luttait contre cette envie de connaître la vérité. Il ne voulait plus de cette vérité que tout le monde cherchait et qui pourtant pouvait se révéler être si cruelle. Les mains à terre, il respira son odeur. Elle sentait les marronniers d’Adynamia. Quel parfum enivrant et envoutant.
       Salomon sentit ses mains se soulever. Il n’avait pas voulu et pourtant ses bras se levaient inexorablement sans qu’il puisse y faire quelque chose. Il sentait cette douceur, cette caresse qui parcourait sa peau. Sur le plat de sa main il ressentait une chaleur calme et rassurante. La Nature le regardait avec son visage souriant et si beau. Ils étaient assis tous les deux, à même le sol recouvert de mauves, les mains dans les mains.
Il ne songeait plus à rien. Il en était certain : ce n’était pas un rêve. Tout ceci était vrai, depuis le début. Il l’aimait comme il savait qu’il n’aimerait jamais personne d’autre. Il en était sûr, cette odeur, ce touché, cette sensation que l’on ne peut pas percevoir dans une illusion étaient bien là. Il se rappellerait ces marronniers, la douceur de ses paumes lorsque celles-ci caressaient le visage de Salomon et des derniers mots qu’elle lui avait dit cette nuit-là : « Aimez-moi ».
       Le vieil herboriste se souvint du moment où la Nature baisa son front avec affection. Il lui jura loyauté et fidélité et depuis il avait tenu sa promesse. Malgré les ans, son amour ne fut jamais affaibli et resta toujours aussi vivace dans le cœur de l’herboriste et la Nature lui rendait tendrement sa passion.
     
Une lueur approchait. Le vieil homme ne le remarqua pas tout de suite et ce ne fut que lorsque les premiers bruits de pas se firent entendre que Salomon ouvrit les yeux pour voir qui venait à sa rencontre. La lumière qu’apportaient les flammes de la lampe à huile n’était pas nécessaire pour distinguer les traits d’Archibald.
      A son approche, Salomon ne put s’empêcher de craindre le pire. Il n’avait rien à faire là : même si sa visite ne le surprenait pas, il ne fallait pas qu’il soit ici.
      Sans prévenir le forgeron lança sa lampe à huile au pied du tronc de l’arbre de Judée duquel partaient les innombrables racines épaisses et entremêlées. Les flammes attaquèrent le bois difficilement, mais l’huile qui se répandait aidant et les racines à l’air libre étant sèches, le feu prit petit à petit plus d’ampleur, assez pour affoler Salomon. Il hurla et un hurlement retentit à l’intérieur du souterrain. Un cri énorme et effroyable. Les flammes avaient réveillées la bête.
Titre: New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
Posté par: raphael14 le jeudi 25 février 2010, 21:05:32
Bon sang qu'il est bon ce chapitre ! On commence enfin à entrevoir la vraie personnalité de l'herboriste. Obsédé par une apparition qui hante ses rêves, il semble prêt à tout pour la protéger. J'aime beaucoup la description de ton allégorie de la nature avec son teint de rose, c'est très bien réussi, on sent presque le velouté de la peau sous les doigts : admirable.
On apprend surtout beaucoup du dialogue entre Salomon et Archibald. Quel est donc la mission dont Archibald est chargée et qui semble compromise par Salomon. À quoi Artémis est-elle donc initiée ? Que de mystères autour de Frederik.
Mais un des points essentiel de ce chapitre, c'est tout de même qu'Artémis est bloquée dans un souterrain, prise entre les flammes et une mystérieuses créature.
En tout cas bon travail, Yorick Deucroivébaton.
Titre: New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
Posté par: sakuranbo le jeudi 25 février 2010, 23:29:54
J'ai lu tes deux premiers chapitres des Flammes bleues! Oui je suis encore en retard je sais ><'

J'ai beaucoup aimé ce début, la façon dont tu mets en place ton scénario et tes personnages. Pour le moment Frederik reste très mysterieux. On a l'impression qu'il ne prends pas trop mal l'idée de ces flammes bleues dans ses mains. Il a l'air d'être d'un tempérament assez posé, mais peut être que je me trompe, je n'ai lu que deux chapitres, il a encore le temps de se dévoiler^^'

Artémis a l'air plus fougueuse en revanche avec un caractère bien trempé. Elle n'a pas froid aux yeux on dirait!

Je ne peux pas encore dire lequel de ces deux perso j'apprécie le plus, on verra bien par la suite^^
Concernant ton style d'écriture, c'est très fluide donc plaisant à lire, tout va bien pour moi^^
Je continuerai à lire très bientôt!
Titre: New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
Posté par: Prince du Crépuscule le dimanche 29 août 2010, 21:07:10
Hé, Yorickounet! J'ai enfin lu la suite de ta fic! Oui, je sais, j'ai mis le temps, mais c'est toujours pareil on trouve pas le temps, on oublie, on regrette, on est occupé, on oublie à nouveau et... c'est très laid comme attitude.

Bref, je vais me rattraper en te disant tout le bien que je pense des Flammes Bleues. Car, oui, j'en pense du bien! Beaucoup de bien! Il faut que tu continues, mon mage complice, la situation n'est pas aussi bloquée que tu sembles le croire! Et puis c'est si bien parti cette histoire que ce serait dommage de ne pas la poursuivre. Je veux voir la bête, je veux voir le temple, je veux voir Artémis se battre pour sauver sa vie, je veux voir Frédérik lever le voile sur les mystères qui entourent sa magie, je veux voir ces deux êtres si charmants enfin réunis dans de formidables aventures!

Et puis tu peux pas nous laisser comme ça, les révélations sur Salomon et Archibald sont terriblement intrigantes! Je ne m'attendais pas du tout à ça et franchement c'est un bon rebondissement. En plus, cette histoire d'initiation, là, et de rivalité, ça émoustille tous tes lecteurs! Tout comme Raph', j'ai adoré l'allégorie de la Nature, sa description m'évoque beaucoup de belles choses. Sans parler de l'histoire du dévouement de Salomon, ce vieillard sympathique qui s'accroche à son rêve et à sa mission sacrée, son lien avec Artémis... c'est vraiment très touchant. D'autant qu'avec un cadre pareil, on est servis! On n'a aucun mal à imaginer un lieu pareil, avec l'arbre fleuri, les senteurs, les mystères qui se dégagent du château et qui insufflent une ambiance très lunaire à tes lignes. Tu tiens le lecteur dans tes filets!
D'ailleurs, j'apprécie toujours autant ta manière bucolique de conter, on dirait un petit ruisseau forestier aux eaux limpides qui nous emporte doucement, sans qu'on s'en rende compte. Ta manière de présenter et de représenter les choses est très jolie, il te faut poursuivre sur ta lancée!

Regarde, c'est tellement réussi, et ce monde a encore tellement de secrets à livrer, que je te dispense de mes habituelles remarques sur l'orthographe, la syntaxe etc. C'est pas rien, ça! Alors tu vas me faire le plaisir de continuer, et vite! ;)

Et pour t'y pousser, voilà une chouette musique qui ne manquera pas de t'inspirer: Escapade forestière (http://www.youtube.com/watch?v=DKtsGVTsjvA)
Titre: New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
Posté par: HamsterNihiliste le lundi 30 août 2010, 14:07:43
Hey, j'ai lu Chocolat chaud et théière rose, et bah j'adore !
L'humour est agréable, pas trop lourd, on rentre vraiment dans l'univers  et dans l'originalité !Il faut quand même du courage pour imaginer la Princesse aussi tortionnaire que ça et sa bêtise, qui, effectivement est remarquable.
Au-delà on a un beau désir d'évasion de la part de Link face à tant de dégoût et de stupidité, ce que j'aime beaucoup et que tu peux remarquer dans les fics, je comprends maintenant le lien que tu as voulu faire dans ton commentaire !
Très bon alliage donc entre l'humour, l'esprit et le suspense ( Celui de connaître le véritable ami qu'il veut retrouver dans M'sM, révélation qui se fait finalement attendre )

Par contre l'écriture manque un peu de liens logiques, tu pars parfois dans tous les sens et tu digresses ( Graisse, ça y est, je l'ai dit. ) mais ça n'empêche de bien rentrer dans le fond.

Bah voilà, j'tenais à faire partager mes impressions sur un texte qui n'est pas un chapitre de PdC trop long et trop lassant, tout c'que j'aime ;)
Titre: New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
Posté par: Yorick26 le mercredi 12 janvier 2011, 15:24:01
Raphi - Merci de ton commentaire. Je ne sais pas si je vais donner suite à cette fiction. Je n'avais pas de scénario défini à l'avance. Comme j'ai avancé à tâtons depuis le début, je me suis embourber dans les situations inextricables.

Pourtant, je n'ai pas envie de les lâcher mes deux comparses. Faut voir, en tout cas si je reprends la fiction, je vais devoir changer les chapitres... Ce sera une occasion de les relire ^^ !

sakuranbo - Prends ton temps. Surtout que je ne suis pas prêt de finir la fiction. En plus les personnages changent de comportement par la suite (les années passent et je me suis inspiré de personnes réelles pour ces personnages).
Merci d'avoir lu les Flammes bleues ^^

Prince du Crépuscule - Rah ! Ce sont des messages comme ça qui me pousse à continuer. Mais bon, je fais déjà un effort de ne pas occulter la possibilité de continuer et de retravailler mon texte. Il se peut que je revienne à un scénario principal. (Un qui est plus en rapport avec mon résumé initial).

Ham - Merci pour ton commentaire. C'est un vieux texte qui mériterait d'être relu (mais alors quelle flemme !... c'est pourtant le seul texte que j'ai publié sur le site fan). Mais bon comme c'est un texte que j'aime bien, le dépoussiérer ne lui fera pas de mal. ^^

Bon, j'en profite pour vous faire part de ma nouvelle tentative de Fic. Et oui le concours m'a donné envie d'écrire. Alors tout d'abord, je reprends l'idée du dernier thème du concours de Prince du Crépuscule (dudududedudude). Cela se passe après TWW, Link et Tetra ont pour mission de découvrir un nouveau monde etc... etc... Vous retrouverez peut-être mon texte de concours, mais il sera sûrement modifié et retravaillé et tout ça. Je préfère commencer plus tôt ce qui me donne l'occasion de faire plusieurs chapitres. Et comme je n'ai pas beaucoup de temps, j'utilise cette excuse pour faire des chapitres courts (1000 mots environ). Vous n'avez donc plus aucune excuse pour ne pas commenter :



AU DELÀ DE LA GRANDE MER
Chapitre 1 : Initia


      Tetra se rapprocha de Link et lui glissa à l’oreille :
      Tetra n’avait rien d’autre à répondre. Elle savait que Link était probablement la personne qui connaissait mieux la Grande Mer. Pourtant, elle la connaissait depuis plus longtemps que lui. Aussi loin que sa mémoire lui permettait, elle avait toujours vécu sur ce bateau à briser les flots et à affronter les vagues.
      Son père disait-on avait été un pirate craint, mais aussi admiré. La piraterie avait fait de lui une personne malaimée, mis-à-part au sein de l’équipage. Dans le cœur des gens, un pirate reste un pirate. Cependant, il respectait les vies humaines et il n’avait fait de toute sa vie qu’une victime selon les rumeurs. C’était il y a bien longtemps avant la naissance de Tetra. Alors que le navire était accosté à Mercantîle, le Capitaine Œilvert fit une escale pour se ravitailler. Cela faisait longtemps qu’ils n’avaient pas touché terre et ils festoyèrent leur retour. C’est cette nuit qu’une jeune fille répondant au nom de Lili décida de quitter sa famille. Sans prévenir quiconque, elle s’insinua dans le navire des pirates et attendit l’aube et le départ du bateau pour révéler sa présence. La jeune Lili fit partie de l’équipage et tomba peu à peu amoureuse du Capitaine Œilvert le long des voyages en mer. Le Capitaine lui montra des sentiments partagés. Après des années en mer, Lili tomba enceinte et donna naissance à une petite fille. Alors que l’arrivée de Lili avait mis du temps à être acceptée par les pirates, sa fille fut admise tout de suite comme une future pirate. Dans le ciel, quatre goélands crièrent leur contentement alors que l’équipage dansait et s’apprêtait à boire pour fêter l’évènement. On appela alors cette petite fille Tetra. Et Tetra, qui au fil des années acquit toutes les connaissances et les savoir-faire que pouvait avoir un pirate, fut nommé Capitaine à la mort de son père. Sa mère l’ayant quitté plusieurs années auparavant, elle fut seule, mais trouva en l’équipage une famille chaleureuse et agréable.
      Tetra imita Link. Elle s’accouda au garde-corps et regarda droit devant elle. Au loin on ne pouvait voir que deux îles, malgré les dires de Link. Elles semblaient minuscules, mais la nouvelle Princesse d’Hyrule savait que c’était une des plus grandes îles de la Grande Mer. Elles n’étaient pas aussi grandes que l’île du Dragon, mais ensemble elles formaient l’île aux Forêts qui était de taille considérable. A l’intérieur d’elles, le Vénérable Arbre Mojo veillait sur ses petits Korogus. Tetra ne connaissait pas vraiment ce peuple. Ils étaient surprenants, voire pour certains effrayants. La jeune fille l’avouait : leur physique et leur comportement n’étaient pas naturels. Link semblait bien les apprécier ; ils se ressemblaient sur de nombreux points. D’après ce que lui avait raconté le Roi Daphnes Nohansen Hyrule, Link et Dumoria, l’un des Korogus, avaient du braver les dangers d’un temple envahit par les sbires de Ganondorf et Link avait par le passé sauvé Dumoria des monstres qui se cachaient dans l’une des îles de l’île aux Forêts.  Tetra ne pouvait pas s’empêcher de penser que cela avait du resserrer les liens entre ces deux « éternels enfants ». La jeune fille ne le connaissait pas vraiment, mais elle avait entendu parler de ses fameuses étourderies et de sa merveilleuse musique.
      Depuis que Link avait triomphé de Ganondorf, le petit Korogu priait au Temple du Vent comme le faisait auparavant le sage Fado. Alors Link n’avait pas souvent l’occasion de revoir son ami ce qui le rendait assez triste. L’absence de Dumoria, rendrait la journée de demain plus difficile encore. Il savait ce qui l’attendrait : des encouragements et des souhaits d’un retour rapide.
Link n’avait pas envie de partir. Chaque « J’espère que tu reviendras bientôt » lui serrait le cœur. Un goéland répondit à son souhait inavoué par un cri qui semblait dire : « Tu iras loin. ». Si le jeune homme resta encore dans ses pensées, Tetra, elle, fut tirée de sa rêverie. Elle saisit l’avant-bras de son compagnon et lui dit :
Sans laisser le temps de répondre, Link emboîta le pas de la jeune pirate et se dirigea vers l’arrière du navire. Il monta les quelques marches qui le séparaient du pont arrière. Cette partie du bateau était composée d’une dunette faite dans un bois rouge sous laquelle avait été construite la chambre de Tetra. Au dessus, une barre à roue commandait le gouvernail. C’était le plus souvent Tetra qui était à la barre, même si Gonzo la remplaçait régulièrement lorsqu’elle devait faire quelque chose ailleurs. De là, Link pouvait voir tout le monde qui s’affairait. Alors qu’il restait encore plus d’un mile à parcourir pour atteindre l’île aux Forêts, tout l’équipage s’apprêtait à accoster. Le vent avait changé de direction et la plupart des hommes préférait déployer ou ranger les voiles plutôt que d’avoir recours à la baguette du vent du héros. Cela  faisait partie de leur honneur de pirate. Cette baguette était vue comme une triche qu’ils se refusaient d’utiliser. Malgré les tentatives de Link pour les aider, ils étaient catégoriques : ils n’en avaient pas besoin. Quant à Tetra, elle était d’accord avec eux, mais elle tenait à ce qu’il garde sa baguette avec lui. Elle serait utile en temps et en heure. Elle en était absolument sûre.
Titre: New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
Posté par: raphael14 le mercredi 12 janvier 2011, 19:41:01
Allez c'est parti, je t'avais promis un bon gros commentaire, tu vas l'avoir.
Pour commencer je pense que commencer à écrire une autre fiction est une excellente idée. En effet, ça te permet de faire une pause dans l'autre fiction et remettre les choses biens à plat et quand tu reprend, les idées que tu as pu avoir ont eut le temps de se développer et de mûrir.
En outre, tu as déjà la base de cette nouvelle fiction puisqu'elle est issue du texte que tu as écrit pour le concours de Prince. Du coup j'imagine que tu sais où tu compte aller, enfin je l'espère.
Autrement, ben je dois te faire remarquer une chose au niveau de ton orthographe....Ça s'est amélioré, beaucoup amélioré, pas de faute arracheuse de cornée, pas de temps-on-se-demande-ce-qu-il-fout-ici, c'est un pur bonheur. Au fait qu'est-ce que tu croyais que j'allais te dire après les petits points ?
Venons en à la partie que je préfère : le style. Tu sais ce que je pense de ton style, que du bien. Ton style est simple mais pas dans le sens de superficiel et plat, dans le sens de beau et poétique. Et le plus formidable dans ce texte tu sais ce que c'est ? C'est que ton style colle parfaitement avec l'ambiance de the wind waker. Poétique, simple, beau, avec un petit goût nostalgique d'enfance.
Donc rien qu'à lire ce cour chapitre, j'ai sentit l'ambiance du jeu resurgir et ça c'est une très agréable surprise, restituer la magie de TWW avec une telle exactitude est un véritable piège à fan (fourbe, va). En tout cas, tu ira très loin si tu poursuis sur cette voie, car ce sont les bons petits plats que mijotait grand-mère qui marchent le mieux avec leur petite saveur d'antan, pas besoin de faire du super compliqué pour avoir du goût, car généralement les plus élaboré c'est juste de la sauce avec beaucoup de persil pour faire joli.
Bref t'as compris, j'accroche, je trouve cette nouvelle fiction géniale et très prometteuse. Alors garde la même recette et à très bientôt.
Titre: New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
Posté par: sakuranbo le mercredi 12 janvier 2011, 23:51:07
Ouais encore une fic Zelda à lire pour moua! :3 J'ai beaucoup aimé ce premier chapitre, et comme tu dis il est assez court, mais je pense qu'il amorce bien ton histoire qui je pense sera palpitante! J'attends la suite :niais:
Titre: New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
Posté par: Suijirest le jeudi 13 janvier 2011, 21:27:20
Ce n'est pas la première fois que je viens sur ce topic, mais bon, je laisse un p'tit commentaire !

Pour commencer par le début, j'ai lu quelques chapitres des Flammes Bleues pendant l'été (ne me demande plus combien, par contre). Dans l'ensemble j'avais bien aimé.

Pour ton chapitre sur TWW, c'est vrai qu'il est court et qu'il sert surtout à remettre dans le contexte, avec tes petites inventions (tout ce qui concerne les parents de Tetra, je suis sûr de ne l'avoir jamais vu dans le jeu, peut-être ai-je raté les PNJ qui en parlent ?). Pour l'instant, je ne vois pas trop où tu veux nous emmener, à quand le prochain départ capitaine ? On n'a guère le choix à part attendre la suite.

P.S. : Si je peux me permettre une toute, toute petite remarque : tu parles de "mile", c'est une légère incohérence car c'est un terme anglais. En français, on parlera plutôt de "nœuds" pour désigner une distance en mer. Encore que, avec Terry qui crie "Thank you !" à chaque achat, ce n'est pas si déplacé que ça !
Titre: New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
Posté par: Yorick26 le jeudi 13 janvier 2011, 22:25:57
Raphi ~ J'ai mis un moment avant de me souvenir pourquoi tu me devais un commentaire. Du coup je suis bien content d'avoir fait cette carte car ça m'a fait très plaisir de recevoir un aussi bon commentaire. J'ai beaucoup aimé le passage parlant de piège à fan. Ce n'est pas spécialement volontaire, et je pense que c'est du fait que j'ai beaucoup aimé le jeu. En tout cas je suis content de mettre améliorer d'un point de vue orthographique. C'est sûrement du aussi à l'aspect court des chapitres. Comme dirait ma prof (génialissime) de Lettres, écrivez moins, vous ferez moins de fautes.

Sakuranbo ~ Merci pour ton commentaire. Et oui encore une fiction Zelda, mais ça il faut s'en prendre à Prince du Crépuscule qui nous fait travailler et stimule notre imagination.

Wolf ~ Ah non ! Je dirai bien que tu as tout faux Wolf (voilà mon troisième commentaire avant de poster la suite (et oui je suis exigent)). Un noeud est une unité de vitesse et correspond à un mile par heure. Donc un noeud est une unité anglaise, même si le terme a été francisé (knot à la base).

Enfin je crois que vous vous tromper un peu tous sur mes intentions. Je souhaite faire de chaque chapitre un chapitre court. Donc il faudra s'attendre à des chapitres courts (le second est préparé, manque plus qu'une relecture). Pour ce qui est du scénario, je ne vais pas vraiment quelque part (pour l'instant je vous rassure). Donc pour l'instant ça peut vous paraître fade niveau action. Faut que je trouve une idée compatible avec mon désir de raconter le départ des héros.

Allez, nouveau chapitre. Je me suis mal relu, je pense que je le relirai demain.

AU DELÀ DE LA GRANDE MER
Chapitre 2 : Facetia

[idt]Le bateau arriva à bon port. Les hommes jetèrent l’ancre pour amarrer près du petit plateau herbeux qui sortait de l’eau. L’île n’était pas une île comme les autres si bien qu’il n’y avait ni plages ni récifs. L’île était des arbres dont le plus gros avait été depuis longtemps envahi par d’étranges créatures. L’explication de cet étrange phénomène devait dater de l’inondation d’Hyrule et elle échappait totalement à Link. [/idt][idt]Link saisit l’échelle en corde et la lança par-dessus bord. Elle ne descendait pas jusqu’à la surface de la mer, mais cela suffirait pour que Link et Tetra mettent pied à terre certains de ne pas se blesser. La pirate laissa ses dernières instructions à l’équipage : « Nous y allons que tous les deux, alors profitez de ce moment de liberté pour vous détendre. Nous n’en auront pas pour le temps je pense. C’est ça, Link ? » Une voix qui semblait provenir de la coque répondit d’un simple « Oui. ». Le héros n’avait pas attendu Tetra pour commencer à descendre. La jeune fille comprit qu’elle devait se dépêcher et elle sourit à ses hommes en leur répétant qu’elle ne craignait rien. Lorsqu’elle passa la tête par-dessus le garde-corps pour trouver l’échelle, elle vit que Link était déjà au dernier barreau. [/idt][idt]Dès que celui-ci arriva sur la terre ferme, il ne put s’empêcher de quitter ses bottes et de marcher pieds nus sur l’herbe fraiche. C’était un véritable régale pour les sens. Après plusieurs semaines en mer, il n’avait plus rien sentit d’aussi doux. Le bois du bateau était rêche et constamment humide. Ce tapis vert était lui aussi humide, mais les feuilles picotaient la plante des pieds si bien qu’après quelques pas Link en eut des frissons de plaisir. [/idt][idt]Quand Tetra arriva sur cette petite parcelle de terre, elle piétina nonchalamment l’herbe qui se trouvait sous ses pieds. Elle ne remarqua même pas que Link marchait pieds nus, ses bottes à la main. Le jeune homme remit ses chaussures pour la rattraper et s’élança à sa poursuite. Les mojobabas avaient disparu. Depuis que Ganondorf avait été vaincu, on n’en voyait beaucoup moins. De même, sur la Grande Mer, les voyages étaient plus sûrs. Les matelots en venaient presque à regretter toutes ces créatures marines qui faisaient de leur territoire un monde de dangers et de risques. 
Quand ils arrivèrent en haut du bout de terre, Link expliqua qu’en face d’eux se trouvait une grotte que la cascade cachait : [/idt][idt]Link avait pris le minimum sur lui en descendant du bateau et il savait qu’il aurait besoin de son Grappin-Griffe pour aller jusqu’à l’entrée. Sans dire un mot,  il sortit son outil de sa sacoche et le montra à la jeune fille. Aussitôt celle-ci sourit et dit : « J’en connais qui aurait été tout content de pouvoir faire le singe au bout d’une corde. ». Cela fit rire Link à son tour. Nico avait développé un certain intérêt pour les balançoires ou les jeux d’acrobaties. Des fois, il lui arrivait même de raconter à tout l’équipage qu’une fois dans le nouveau monde, il mettrait en place sa propre société de jeux et qu’il ferait fortune. Cette idée assez saugrenue avait pour effet de rendre l’équipage hilare. [/idt][idt]Sans demander l’avis de Tetra, Link installa la corde et attrapa la jeune fille par la taille. Elle n’eut pas le temps de se débattre qu’ils étaient déjà de l’autre côté du précipice.  Quand elle eut les deux pieds bien posés sur le sol, elle se libéra vivement de l’étreinte du garçon. Dans un regard dans lequel on pouvait lire de la colère et de la surprise, elle témoigna au héros du vent son mécontentement. Elle ne s’arrêta pas là et lui dit :
[/idt][idt]La jeune fille fit semblant d’être surprise, puis s’avoua vaincue de bon cœur. C’était exactement ce qu’elle avait prévu. [/idt][idt]Tetra et Link sautèrent de tapis verts en tapis verts avant d’arriver devant l’entrée de l’île aux Forêts. Le jeune homme eut beau tendre les bras afin d’attraper la pirate, celle-ci s’amusa à les éviter et à sauter sans son aide. Elle poussa le vice jusqu’à bousculer Link – par accident évidemment – qui entrainé par le courant, du recommencer le parcours depuis le début. Les hommes qui regardaient les deux adolescents faire, raillèrent ce jeune héros tourmenté par leur capitaine. Link eu du rouge aux joues, mais il appréciait en vérité cette ambiance bonne enfant qu’il y avait entre lui et les pirates et tout particulièrement entre lui et Tetra.
Le jeune homme s’empressa de rejoindre la pirate qui montrait des signes d’impatience très théâtraux voire comiques. C’est mouillé de la tête au pied qu’il entra dans l’antre du Vénérable Arbre Mojo.[/idt]
Titre: New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
Posté par: raphael14 le vendredi 14 janvier 2011, 22:05:18
Allez courage Raph', tu peux le faire, tu peux le faire, tu peux faire un pavé.
Certes quand tu fais plus court tu as moins de chance de faire de fautes. L’inconvénient, c'est que tu me donne moins à commenter, disséquer, décortiquer. Du coup j'ai moins de bonnes choses qui font plaisir à dire et à lire.
Bon j'attaque.
Que c'est bon. C'est succulent même. Revisiter l'île aux forêt avec ton regard est un pur délice. Si j'ai pu remarquer une chose à force de commenter les textes de ce sous-forum, c'est que le style d'un auteur influe non seulement la syntaxe, le point de vue, les figures de style et le vocabulaire employé mais aussi les choses raconté. Par exemple on ne compare par du GMS bien sanguinolent (et on l'aime comme ça) et du PdC, ça ne joue pas du tout dans la même catégorie. Ce que je veux dire c'est que la simplicité des plaisirs de Link, la candeur mélancolique avec laquelle il évoque ses souvenirs sur l'île aux forêt, cette poésie informulé, c'est ça la marque Yorick, c'est ça qui fait que lorsque l'on lit un de tes textes on se dit : "y'a pas de doute c'est signé Yo'".
Autre chose, j'adore les petites piques que se lancent Link et Tétra, c'est pas à se rouler par terre de rire mais elles ont également quelque chose qui fait qu'on les adore.
Tu fais de la qualité Yorick, c'est indéniable surtout depuis les progrès que tu as fait en orthographe. Néanmoins il reste encore quelques fautes mais d'un tout autre genre. Ton ennemi s'appelle syntaxe. Et ouais, il reste quelques structures par-ci par-là qui ternissent un peu l'ensemble.
En tout cas n'abandonne pas tes efforts, tu as presque réussi à mâter ces cochonneries.
En tout cas c'est du bon, du très bon, presque aussi bon que du chocolat (hummmm). Donc j'espère vite une suite.
En tout cas à très bientôt je n'en doute pas.
Titre: New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
Posté par: Yorick26 le lundi 27 juin 2011, 21:40:18
Raph :: J'ai déjà du te commenter car je le fais fréquemment par MP. Mais je vais quand même dire ce que je pense sur ce topic car je dois bien ça à mon lecteur le plus assidu de toute PZ (et par conséquent et même en toute logique le plus assidu du monde).
Alors euh que dire que j'adore ton commentaire. Il me fait très plaisir. Je ne comprends pas vraiment pourquoi il y a un style Prince du Crépuscule, mais je comprends que j'approche les choses d'une certaine manière qui m'est peut-être propre. And I'm proud of that. (Je sais pas pourquoi mais dès que j'écoute de l'anglais j'ai des mots qui arrivent comme ça. Peut-être qu'un jour j'aurai des automatismes de cette langue que je hais tant. Mais sinon, oui. Normalement je ne compte pas changer ma manière d'écrire. Au feeling en essayant de faire simple (et c'est pas facile car ma tête est compliquée et parfois je m'y perd). C'est marrant parce qu'avant je pense que je faisais compliqué. J'essaye de ressortir un peu ma science je dirais. Et ça c'est pas bon pas bon. Du coup je remercie Nastu qui m'a fait participé à toutes ses fictions collectives (sauf la dernière mais promis j'arrive) qui m'ont servi de terrain d'essai (sans compter le fait que l'ambiance est tout à fait unique).

Valà !



AU DELÀ DE LA GRANDE MER
Chapitre 3 : Venera

Link saisit Tetra par le bras. La jeune fille qui fonçait tête baissée avec son éternelle allure garçonne ne s’y attendait pas et fut surpris par le geste du jeune héros. Lorsque Link vit qu’elle lui faisait les gros yeux, il ne put s’empêcher de sourire. Si la jeune fille s’était comportée comme une princesse les premiers temps après avoir battu Ganondrof, dès que ses pieds eurent touché le bois rêche et lessivé de son bateau, elle était redevenue elle-même. C’était Tetra, capitaine des pirates. C’était bien plus que Zelda, la princesse d’Hyrule. C’était Tetra, la reine de la Grande Mer. Le contraste entre ces deux femmes était sidérant et pourtant elles n’étaient qu’une même personne. Link continua de contempler le visage fin de Tetra. Sa chevelure dorée tenue en un chignon relevé, ses traits si agréables à regarder, même ses sourcils froncés et ses yeux qui commençaient à se teinter de colère dans cet océan de surprise étaient délectables. Elle était si belle en colère, même si la plupart du temps il ne savait pas trop pourquoi elle se mettait dans tous ces états. Comme hypnotisé, Link ne put défaire son étreinte. Tetra, elle, ne chercha pas plus longtemps une explication à cet étrange comportement dans les yeux bovins du jeune garçon. Il fallait avancer et ce n’était pas cinq malheureux doigts qui allaient l’arrêter. Elle tira d’un coup sec sur son bras pour le libérer.
«  Qu’est ce que tu faisais ? grogna la princesse.
-   Je regardais la beauté des lieux, ne les trouves-tu pas magnifiques ?
-   C’est ça… »
Link n’avait pas totalement mentit : l’île aux forêts étaient l’une des plus belles de toute la Grande Mer. Même s’il l’avait déjà visité plusieurs fois, à chaque fois il était émerveillé par l’endroit. C’était un véritable écrin de verdure. On ne trouvait nulle part ailleurs autant de végétations, à part peut-être l’île Géminée. Toutes les deux étaient protégées de l’air marin qui rendait la croissance des plantes difficiles. Cependant, l’île Géminée n’avait rien avoir avec l’île aux forêts. L’île aux forêts, c’était l’île verte, une véritable cathédrale où chaque rayon de lumière traversait les feuilles et formait une mosaïque colorée sur le sol ou sur les parois. Des lucioles voletaient près de l’eau pure.
C’était, à bien y penser, une des plus belles îles.
Link sortit encore une fois de sa béatitude. Il fallait qu’il perde cette habitude de fixer les choses comme ça sans arrêt, sinon… sinon il n’en savait rien, mais il était sûr que ce n’était pas une bonne idée de rester planté immobile devant un ennemi pas très enclin à partager sa passion pour les paysages. Surtout qu’en plus ça ne plaisait pas à Tétra. Il venait de lui faire deux fois le coup en moins de cinq minutes, autant dire qu’il était bon pour passer la serpillère sur le pont pendant au moins une semaine. Ah les femmes …

Tétra ne l’avait pas attendu : ils avaient déjà assez perdus de temps à rester accrocher bêtement l’un à l’autre à soi-disant regarder le paysage. Elle se tenait devant un grand arbre massif lorsque Link la rejoignit. C’était le vénérable arbre mojo, sans aucun doute, mais il restait aussi immobile que cet imbécile de Link tout à l’heure. Ce dernier s’assis sur une feuille de nénuphar assez grande pour tenir tout le stock de marchandise de Naglagla et il invita  la princesse à le rejoindre :
«  Viens, tu verras, ce sera mieux vu d’ici.
-   Vu d’ici ? Tu rigoles ?
-   Ne te pose pas de question…  Tu vas voir.
-   Je vais voir quoi ?
-   Tu vas voir ce que tu vas voir. répondit-il le sourire aux lèvres. »
Lorsque Tétra fut assise à ses côtés, Link prononça quelques mots qu’il avait appris avec le Lion Rouge en ancien Hylien :
« Cher  vénérable arbre mojo, pardonne-nous de perturber ton sommeil. Je te présente Tétra, l’héritière de la famille royale d’Hyrule. »
L’arbre auparavant immobile ouvrit lentement les yeux et se mit à bailler. Le gardien du joyau de farore était réveillé. Link crut voir un sourire se dessiner sur la bouche de l’arbre lorsque celui-ci les reconnut, mais ce n’était sûrement qu’un produit de son imagination.
« Enchanté Princesse Zelda, dit alors l’arbre mojo dans sa langue natale. Je suis absolument ravi de te voir enfin après toutes ces aventures. Link m’a déjà compté tes nombreux exploits. Tu as l’air d’être très importante pour lui.
-   Qu’est ce qu’il dit ? demanda Tétra qui n’avait pas compris un seul mot.
-   Il dit qu’il est content de te rencontrer, mais avec les formes. répondit Link qui en profita pour éclipser le passage sur l’importance de la pirate aux yeux du jeune homme.
-   C’est tout à fait cela, acquiesça l’arbre mojo en nouvel Hylien. Même si j’espérais vous voir un de ces jours, je suis quand même surpris de votre visite. Que me vaut une telle attention ?
-   Nous souhaitons découvrir un nouveau monde et nous avons besoin de votre aide et des Korogorus. Ce nouveau monde vers lequel nous allons mener une expédition nous est totalement inconnu et nous aurons sûrement besoin des connaissances que vous et d’autres possèdent. C’est pourquoi nous proposons à chaque habitant de participer à cette aventure. Pour l’instant nous sommes peu nombreux, mais peut-être que les habitants de la forêt souhaitent nous rejoindre.
-   Je vois. Appelons les Korogorus… »
Titre: New Fic - Au delà de la Grande Mer (2) [court]
Posté par: raphael14 le mardi 28 juin 2011, 10:14:24
Ah, l'été : la chaleur, les examens et....le retour des fictions de Yorick (j'imagine que tu profite de l'été et du temps libre que ça t'accorde pour te remettre à l'écriture).
Tu sais quoi, ton défaut sur l'orthographe a disparu, ou en tout cas je ne le vois plus, en tout cas, c'est une merveilleuse nouvelle car on peut déguster tes chapitres sans accrochage désormais. Mais ce n'est pas là le plus important.
Ce qui importe le plus, c'est que ce cour chapitre est juste excellent (comme dirait un vieux radin directeur d'une centrale nucléaire). Le côté essentiellement descriptif que ce texte nous permet de nous rendre pleinement compte d'à quel point tu maîtrise la description. Ça aurait pu être fouilli, brouillon et cætera, mais c'est bien organisé. De plus, les descriptions ne sont pas surchargée, tu décrit Tetra et l'île aux forêt avec une justesse admirable en faisant l'économie des procédés bien lourdingues et bien pédants. J'avoue que j'ai adoré la description de l'île aux forêt, surtout le passage avec la cathédrale de verdure, c'était poétique et très bien trouvé et surtout ça rendait très bien avec l'ambiance du lieu.
Voilà, c'est simple, c'est poétique, c'est bien écrit, que demander de plus.
J'ai donc hâte de voir ce que tu nous réserve pour la suite, à la prochaine.
Titre: Fable et jeu de l'Oie [Chapitre 1]
Posté par: Yorick26 le samedi 22 décembre 2018, 18:32:21
Citer
Attention, il n'y a pas eu de réponse à ce sujet depuis au moins 120 jours.

Oh vraiment ?



Me revoilà après 7 ans d'abandon de ce topic. J'ai écrit ailleurs, mais sans vraiment prendre soin de ce topic. Ainsi, si vous passez ici de nos jours, vous rencontrerez des noms obsolètes et qui pourtant réchauffent mon vieux cœur. J'avais repris un petit peu l'écrire d'une fan fiction lors du NaNoWriMo. Je devais le relire, mais j'ai jusque là eu la flemme, du coup je partage quand même un petit peu. L'histoire se passe dans un univers se passant plus ou moins dans celui de Fable, un jeu sorti sur XBOX dans lequel on avait le choix de devenir gentil ou méchant. Assez sympathique.



Chapitre 1 : Chers enfants

   « Chers enfants. Je me doute que vous êtes impatients d'être demain. Cependant je vais vous demander de m'écouter attentivement. Nous vous avons déjà répété tout ça, mais il est important que tout se passe bien lors de la cérémonie.
   Vous avez été sélectionné, non pas parce que vos parents ont de l'influence ou que vous êtes des héritiers d'une immense fortune. Vous avez été repérés par un de nos Sélectionneurs. Peut-être en deviendrez-vous un jour à votre tour. Tout du moins, ce sont vos capacités et une affinité particulière dans un des trois domaines qui composent la Guilde des Héros qui font qu'un jour quelqu'un vous a amené ici. Une formation d'une année nous a permis de mieux comprendre vos aptitudes et de vous préparer à entrer dans l'une des trois guildes les plus prestigieuses du royaume. »

   Nous étions tous assis autour de la table en train de finir notre repas que nous avions interrompu lorsque la Madonne est entrée dans la pièce. Nous n'avions d'ailleurs pas attendu qu'on l'aperçoive pour se lever, et ainsi lui témoigner le respect et la gratitude qu'on lui devait d'être ici. Ses chaussures aux bouts pointus et ferrés trahissaient sa présence bien avant. Elle s'appelait Eglantine, mais on l'appelait tous la Madonne car c'était elle qui s'était occupée de nous depuis notre arrivée dans l'enceinte des Apprentis. Elle savait se montrer ferme quand il le fallait, mais on percevait derrière ses remontrances surtout un désir de nous protéger et de nous préparer.

   Je dois avouer que j'étais assez sensible à ses élans d'affections masqués. Pas que mes parents n'aient pas été pas aimants, loin de là, mais c'est que j'étais issu d'une famille nombreuse. J'avais trois frères et trois sœurs ; c'était sans compter ceux qui étaient morts peu de temps après leur naissance. J'étais l'aîné et donc, pour mes parents, le plus capable. Celui à qui on laissait le plus de liberté car on était trop occupé à s'occuper de ses frères et mes sœurs. C'est d'ailleurs lors d'une de mes escapades avec mes amis que je me suis fait repérer par un des Sélectionneurs. Il s'appelait Maze. Alors que nous jouions aux rôles de gardes et de brigands, je me senti observé et je m'arrêtais de courir pour essayer de comprendre ce qu'il se passait… ce qui me valut de me faire capturer par mon ami Moineau. Ce retour dans le jeu me permis de reprendre mes esprits et d'observer ce que faisaient mes camarades. Tous autour de moi s'étaient également figés dans la contemplation d'un homme qui se dirigeait vers nous depuis l'autre bout de la place. Il était grand bien que je sois assez mal placé, à mon âge, pour pouvoir dire s'il était plutôt grand ou tout simplement grand. Tous les adultes étaient grands pour moi. Sa barbe était grisonnante ce qui m'avait donné l'impression qu'il était âgé, mais il n'était pas tout ridé. En plus, il se tenait bien droit alors que tous les vieux qu'il connaissait avaient du mal à se déplacer. J'étais alors incapable de lui donner un âge tiraillé par des informations contradictoires. C'était comme si certaines parties de lui avaient cessé de vieillir, à moins que ce soit les autres qui avaient perdu leur jeunesse prématurément.

   Voyant que personne ne réagissait, j'essayais de me dégager de Moineau qui me tenait toujours le bras. Je n'eu aucun mal à m'en déloger d'un coup sec. Quant à lui, il restait le bras suspendu en l'air, avec un air bête sur le visage. Si je ne l'avais pas vu respirer quelques temps avant, j'aurais presque cru qu'il s'était transformé en pierre. Mais non, il était juste captivé par la venue de ce nouvel arrivant.
Je dois l'avouer, j'ai eu envie de m'enfuir, mais je n'ai pas pu. Au départ, je me disais que je ne voulais pas abandonner mes compagnons me faisant croire  que j'étais une sorte de héros ou quelque chose dans le genre. Puis, avec un peu plus de sincérité, je pensais que c'était l'envie de savoir ce qu'il se passait. Une étrange curiosité que je ne pouvais pas freiner. Enfin, avec encore un peu plus d'humilité et une connaissance un peu plus approfondie des arcanes, je reste maintenant persuadé que j'étais sous l'effet d'un sort que le Sélectionneur avait lancé.

   Je finis en définitive par m'approcher de lui sentant au fond de moi que je n'avais pas le choix. C'était presque comme dans un rêve ou ça s'en rapprochait. Une fois que nous fûmes assez près l'un de l'autre, je m'arrêtai et il fit de même. Avant de dire quoi que ce soit, il sorti sa main de l'une de ses grandes manches. Je fus surpris par son apparence, elles étaient toutes sèches ce qui m'apporta encore un peu plus de confusion sur la question de son âge. Et pire encore, elles étaient comme peintes, sauf que la peinture utilisée semblait émettre de la lumière. Ce n'est qu'à ce moment que je me suis douté de sa nature. Cela devait être un magicien. Ma mère m'en avait parlé une fois, mais sans en dire plus. Je croyais alors qu'il s'agissait d'une invention comme pouvait l'être les balverines et les banshees des histoires que nous racontent les parents pour nous faire peur. De ce fait, à l'époque, je n'en avais jamais vu et je pense qu'en définitive que même aujourd'hui, mes parents n'en ont jamais vu.
   Lorsque sa main me toucha le front, les peintures de sa main qui se prolongeaient en tours et détours le long du bras se mirent à briller plus fort. Il frôla d'abord ma peau du bout de ses doigts, puis ce fut le tour une à une des phalanges et enfin ce fut toute sa main. C'était progressif. Plus sa paume était en contact avec moi, plus la lumière était forte. Elle n'en demeurait pas insoutenable, si bien que je ne la quittais pas du regard. Ce n'est alors que lorsqu'il retira sa main que je revins à moi et que je portai mon regard vers l'homme. Lui-même me regardait avec attention. Après un moment de silence où il semblait m'analyser, il sourit et me dit d'une voix assez douce :

   « Comment t'appelles-tu, mon enfant ?
─ Je m'appelle Barry, mais tout le monde m'appelle l'Oie. Surtout Moineau au début, et puis tout le monde a fini par copier. répondis-je sans que l'idée de mentir me traverse l'esprit. Cela vient de mon nom de famille. C'est Loye. Ma mère dit que c'est parce qu'on est une famille loyale.
─ Je vois... Si tu préfères qu'on t'appelle l'Oie, on t'appellera ainsi. »

   Je l'avais alors suivi sans opposer aucune résistance. Je crois que mes camarades se sont un peu inquiétés de me voir partir tout seul avec un inconnu, mais ils n'ont rien dit ou fait pour me retenir. Nous n'étions que des enfants et nous ne voyons pas alors le danger que cela aurait pu être. Mais maintenant je ne regrette pas du tout ma décision de l'avoir suivi. Je l'ai conduit chez moi où il s'est présenté devant mes parents. Je ne me souviens pas de ce qu'il leur a dit. Il m'avait conseillé de préparer mes affaires et de toutes les emballer dans un baluchon, et je m'étais alors exécuté m'éloignant alors assez pour ne plus entendre distinctement la conversation. Et j'avais d'autres préoccupations. Et puis...

   « L'Oie, auriez-vous l'amabilité de revenir un petit peu parmi nous et d'écouter ce qu'on dit ? »

   J'étais encore parti dans mes pensées et j'avais raté tout un morceau de ce que la Madonne avait à nous dire. Sous le regard sévère qu'elle me portait, je rougissais sur place et baissait les yeux pour faire preuve de pénitence. Cela suffisait généralement à arrêter là les remarques. Même si j'avais grandi de quelques années depuis, chaque remontrance me faisait sentir terriblement coupable, mais mes camarades me disaient souvent que je prenais ça trop à cœur.

   « Est-ce que quelqu'un peut lui répéter ce qu'il ne faut surtout pas oublier demain ? »

   Sur ma gauche, Thérésa lève la main et s'empresse de m'expliquer que demain, lors de la cérémonie nous serions attribués à l'une de trois guildes des Héros. Il y avait la guilde des Lames faisant preuve de Force, la guilde des Âmes chez qui on pratiquait la magie grâce à la Volonté et la guilde des Mains dans laquelle il fallait avoir de l'Adresse. En vérité nous savions tous dans quelle faction nous irions le lendemain. La cérémonie n'était qu'une formalité nous permettant de poursuivre notre apprentissage un peu plus longtemps en se spécialisant selon nos capacités. Par exemple, Thérésa et moi ferions partie de la guilde des Âmes. Jeeves et Whisper devaient rejoindre les Lames. Quant à Cassandra et Bold, ils allaient évidemment dans la guilde des Mains. Comme chaque année, nous étions six à participer à la cérémonie. Si le quota ne pouvait pas être rempli, personne ne rejoignait de guilde. S'il y en avait trop, seuls les plus prêts pouvaient espérer y participer. Cependant, contrairement aux autres fois, la répartition se fait de manière parfaitement équitable. Une fille et un garçon dans chaque guilde. Rien n'avait été forcé, mais il était plaisant de constater ce genre de caprice du destin.

   J'acquiesçais machinalement. En vérité, chacun de nous savait exactement ce qu'il allait se passer. Cela faisait des mois qu'on se préparait à cet évènement. J'aurais pu également réciter tout cela par cœur sans me tromper. Le fait que la Madonne nous le répète encore une fois témoignait de l'importance de la cérémonie de demain. Dans un sourire fatigué, elle nous invita à nous coucher. Il n'était pas spécialement tard, mais nous étions libérés de toutes nos corvées habituelles pour l'occasion. Bientôt tout cela serait fini.

   Si j'affichais une apparente nonchalance, je m'inquiétais un petit peu au fond de moi. J'appartiendrai à une guilde, mais je ne savais pas en quoi cela consisterait vraiment. Entre ce qu'on nous dit et ce qu'il sera, il y avait un gouffre. Tout ce que je connaissais jusque-là était ma famille et mes amis que je n'avais pas vus depuis très longtemps, puis mon apprentissage, Madonne et mes camarades. Demain c'était une nouvelle étape de ma vie qui commençait et qui me promettait des missions et la gloire. Heureusement, Thérésa serait encore avec moi. Je m'entendais bien avec elle et je savais que je pouvais compter sur elle.