Salutations les gens !
Voila, je vais vous présenter mes œuvres. C'est tout. Mais c'est déjà pas mal !
J'attends votre avis et vos commentaires. Vous avez aussi le droit aux critiques mais c'est pas obligatoire...
Bon, je ne vais pas vous faire un long discours, je vais donc m'arrêter là.
Bonne lecture !
Voilà un peu d'ordre dans tout ce bazar. Avec, en premier, nouvelles de tout genre et autres textes.
J'ouvris les yeux. Trop de lumière. Je les referme. Où étais-je ? J'avais eu le temps de deviner un plafond blanc. Je me concentre sur mes autres sens... Je... Souffre. J'ai mal. Partout. Je suis...allongé. Dans un lit. Sous des couvertures. Je sens... une forte odeur de propre. J'entends... Un bip régulier. D'une machine. Comme des battements de cœur. Des voix. Une nerveuse.
- Comment va-t-il ?
Une autre calme et posée.
- Il va bien. Il est encore dans le coma mais sa vie n'est plus en danger. Il devrait bientôt se réveiller.
- Déjà ! Il a pourtant subit un accident d'une violence inouïe.
- Il faut croire qu'il récupère vite. Très vite même.
Instant de réflexion. Impossible de me souvenir de quoi que ce soit avant que n'ouvre les yeux ! La violence de mon accident m'aurait fait perdre la mémoire !
J'entends des pas qui s'éloignent. Je plonge dans un sommeil sans rêve.
J'ouvre les yeux. Toujours trop de lumière. Toujours cette souffrance. Toujours cette odeur. Toujours ce bip strident. Je replonge dans mon sommeil.
J'ouvre les yeux. Obscurité. Je ne souffre plus. Je m'assoie et regarde autour de moi. Une simple chambre d'hôpital. Une fenêtre me montre la ville endormie. J'arrache les tuyaux branchés à mon bras gauche. Je me lève, m'étire. Etrange, c'est comme si je me levais le matin...
« Viens » Un simple murmure. Je regarde autour de moi. Personne. Qui peut me parler ? Ecoutant mon instinct, je m'approche de la vitre. Je regarde dehors. Premier étage.
« Dépêche-toi » Cette voix me rappelle quelque chose. Mes mains ouvrent la fenêtre d'elles-mêmes. Cette voix m'appelle. Je me penche. Cette voix... Il faut que je la retrouve. Je saute.
J'atterris souplement sur le sol, sans bruit. Je regarde autour de moi. Je n'entends plus la voix. Une nuit sans lune englobe la ville endormie et étrangement silencieuse. J'avance, droit devant moi. Je suis déterminé à la retrouver, cette voix qui m'appelle.
Croisement. Je prends à gauche. Une ruelle mal éclairée à ma droite attire mon attention.
« Par ici » Je tourne et m'y engage.
Une sensation étrange me picota les mains. Je sentis l'attaque avant même qu'elle eut lieu. Je me baissai, la lame passa au-dessus de ma tête et je décochai un coup de pied en arrière. L'homme vola avant de s'écraser au sol au milieu de ses dents. Je ne pris même pas la peine de me retourner, je savais qu'il était inconscient.
C'est alors que je vis le deuxième homme s'avancer devant moi, un flingue à la main pointé sur moi.
- Ne fais pas le malin et il ne t'arrivera rien.
Mon pouvoir se réveilla. Je le regardais avec un demi-sourire, ferma les yeux et fis un pas en avant. Il pressa la détente. J'entendis la balle partir. A cette distance, il ne pouvait me rater.
J'ouvris les yeux. La balle s'arrêta à un demi-centimètre de mon visage. Mon sourire s'agrandit. Ma main se leva et l'homme fut projeté contre le mur puis il retomba sur le sol. Il ne bougeait plus. Ma main retomba. Seul le bruit de la balle touchant le sol brisa le silence, qui redevint intact l'instant d'après. Je continuai ma route, droit devant.
Je quittai la ruelle et rejoignis une grande rue, bien éclairée. Je tourne à gauche et continue, toujours tout droit. Les lampadaires s'éteignent sur mon passage, plongeant la rue dans une obscurité inquiétante. Le silence se fait de plus en plus oppressant.
Je n'avais plus aucun doute désormais. Je savais que je trouverais cette voix. Il me suffisait juste d'avancer, de continuer, de ne jamais m'arrêter.
Je poursuivis ma route, laissant derrière moi la noirceur d'une nuit sans lune.
Je m'arrêtai au milieu de la rue, devant un grand immeuble.
« Tu es tout prêt » Je levai les yeux, devinant le sommet du gratte-ciel, perdu dans le ciel sombre. Je pose mes mains sur le mur. Le béton est froid sous ma paume. Je soupire avant de commencer mon ascension.
J'étais maintenant assez haut pour qu'une chute ne laisse pas la moindre chance de survie. Un léger vent s'était levé, sifflant entre les immeubles de la rue. Il n'était pas assez puissant pour me faire tomber, mais il suffisait pour me déstabiliser.
« Courage, tu es presque au sommet » Je grognai. Le béton était humide et glissant. Chaque prise était plus dure à tenir que la précédente. Un coup de vent plus puissant que les autres me fit perdre mon équilibre précaire.
Je me sentis basculer en arrière. Etrangement, je restai calme. Au moment où mes pieds glissèrent, j'étais prêt. Un coup de rein me retourna face au mur. Mes griffes se plantèrent dans le béton comme un couteau dans du beurre. Elles arrêtent ma chute. Instant de stupeur. Malgré mon équilibre précaire, je ne peux qu'admirer mes griffes, si belles et si dangereuses.
« Allez ! » Je repris mon ascension.
Je posai mes mains sur le toit de l'immeuble. Je m'y hissai avec une facilité déconcertante. Il était là. Je regardais autour de moi. Une écharpe de brume m'empêchait de voir l'autre extrémité du toit. Sa présence était une certitude. Je pouvais sentir son aura et...
- Enfin tu arrives...
Une voix. Un murmure. Rocailleux. Comme s'il n'avait pas parlé depuis longtemps.
Je m'approche, m'enfonçant dans la brume, devenant invisible aux yeux des mortels.
- J'ai failli attendre...
Sa voix se rapproche. Je pose un genou à terre. Je ne peux toujours pas le voir mais son aura se fait de plus en plus présente.
- Mais tu es là...
Il est tout proche. Je commence à deviner sa silhouette à travers la brume. Sa présence se fait trop imposante. Je baisse les yeux.
- Prêt ?
Il est devant moi. Je le devine droit, fier, imposant. Je n'ose pas relever les yeux. Il se baisse. Il est maintenant à la même hauteur que moi. Je sens son regard me traverser, me sonder, lire en moi comme dans un livre ouvert. Mes yeux sont toujours baissés. Il tend sa main. Ma main, non, ma patte, la saisi.
Stupéfaction.
Compréhension.
Acceptation.
Fusion.
Nous... Ne sommes plus qu'un. Il est nous. Je suis nous. Nous... Serons ensemble... Pour l'éternité. Notre puissance... Est revenue. Notre savoir... Aussi. Nous poussons un grand rugissement. Une traînée de feu traverse le ciel noir. Bonheur. Plénitude. Magnificence. Nous étendons nos ailles écailleuses. Et nous disparaissons dans l'obscurité immense du firmament.
Le bruit de pas se rapprochent. Je me plaque contre le mur. Mes vêtements noirs me permettent de passer inaperçue aux yeux des gardes. Ils passent dans le couloir, inconscients de ma présence. Une fois la lumière de leurs lampes disparue, je continu mes recherches.
Le but : détruire des plans cachés au cœur de ce bâtiment à la pointe de la technologie. La sécurité y a tissé un filet où les mailles sont tellement petites que personne ne peut passer au travers. Sauf moi. C'est mon boulot, passer les filets, prendre, détruire, voler, tuer et ressortir en un seul morceau.
J'ouvre une porte. Personne à l'intérieur. Les fenêtres diffusent la douce clarté des étoiles. Je n'actionne pas l'interrupteur, je sais que la lumière ne s'allumera pas. La bombe que j'avais placée avait bien explosée, privant le bâtiment d'électricité.
Une voix à l'extérieur me fait sursauter. Je me plaque contre le mur, attendant que le milicien entre.
Le moment où la porte claqua et où l'homme bondit dans la pièce, j'étais prête. Il mourut sans savoir d'où la mort le frappait.
J'ai appris à me défendre. J'ai appris à me battre. J'ai appris à tuer. Ça fait partie de mon job, combattre pour défendre sa vie et tuer. Je peux tuer n'importe qui avec n'importe quelles armes et même à mains nues.
Je laisse le corps derrière moi et repars chercher ces plans.
Etage 103. J'ai été repérée. Les gardes me cherchent, arme au poing, la lumière de leurs lampes torches balayant l'étage. Pourtant, je ne peux partir. Je sais que les plans sont ici, cachés quelque part.
J'ai trouvé la salle. Je rentre. L'alarme ne se déclenche pas. Les plans sont dans le coffre, dans le mur. Je m'approche. Mon commanditaire m'a fourni le code. Je le rentre, cette suite de chiffres et de lettres sans aucun sens. Le coffre s'ouvre. Les plans sont dedans, morceau de papier si inflammable au contact d'une flamme.
- Tu crois les avoir brûlés, mais ce n'était que des faux. Les vrais sont ici...
Je me retourne d'un seul coup, prête à combattre. Un homme se tient devant moi. Bien habillé, il me regarde, impassible. Et surtout, il tient des feuilles dans la main. Les plans.
Les plans. Je sais au fond de moi qu'il dit la vérité. Le tas de cendres dans le coffre n'était que des faux. Les vrais sont dans sa main. Et je vais les lui reprendre. Je m'avance... Je ne fais qu'un pas vers lui. Un pistolet apparaissant devant moi me dissuade de bouger.
- Je ne sais pas qui t'envoi mais tu vas mourir. Maintenant !
Je vois son doigt appuyer sur la gâchette. Doucement. Comme dans un ralentit. Un réflexe et je me jette en avant. La balle passe au-dessus de moi. Une roulade et me voilà à sa hauteur. Un simple coup de pied lui fait lâcher son arme.
- Tu es douée jeune fille, murmura l'homme un mince sourire sur les lèvres, mais tu ne peux échapper à ta destinée...
- C'est ce qu'on a va voir...
Le combat commença. J'attaque. Coups de pied. Coups de poing. L'homme est doué. Aucun de mes coups ne le faisait broncher. Bizarrement, il ne fait qu'esquiver. Il ne m'attaque pas, il se défend juste.
Je ne pus rien faire quand, d'un simple coup de poing sur le torse, il me fit traverser la pièce. Je me fracasse contre le mur puis m'affale sur le sol, un tas de gravas autour de moi.
Il s'approche de moi. Je veux me relever. Je ne peux pas. Il s'accroupit pour se mettre à ma hauteur. Ses yeux complètement noirs me fixent. Il me saisit par le col, me soulève et me plaque contre le mur avant de me murmurer à l'oreille :
- Jeune fille, j'ai apprécié notre combat, mais tout à une fin. Aujourd'hui, à cette heure et à cet endroit, c'est la tienne. Vois-tu, si une autre fin aurait été possible, je l'aurai choisi et je t'aurai laissé en vie juste pour le plaisir de t'affronter à nouveau. Mais je n'ai pas le choix... C'est pourquoi...
Un coup de pied dans les côtes le plia en deux. Il me lâche. Je pars en courant vers les fenêtres, l'immeuble en face est à portée de saut. Je m'élance. Un coup de feu. Douleur. Vive. Ma cheville est touchée. Je m'effondre.
- Tu as de la ressource, jeune fille, dit l'homme, arme au poing, mais ça ne sera pas suffisant.
Il s'approche de moi, me menaçant de son arme. J'essaie de me relever. J'échoue.
- Game over !
Un coup de pied me fit traverser la vitre. Je tombe, des débris de verre autour de moi. Cent trois étages en chute libre. Chance de survie, zéro. Les étoiles me regardent, scintillent, me nargue. Elles, elles peuvent voler.
Arrêt. Brutal. Je touche le sol dans une pluie de débris de verre. Le sol est dur. Le choc encore plus. Je ne sens plus rien. Tout devient noir.
Je cligne des yeux. Il fait toujours aussi noir. Je ne sais pas où je suis. Mais suis-je censé penser ? Je m'étais quand même écrasée au sol après une chute de cent trois étages.
Lumière. Je ferme les yeux. Je suis censée être morte normalement.
Une présence. Je sens une présence près de moi. J'ouvre les yeux. Je suis allongée au sol. Un petit garçon, les cheveux noirs comme la nuit, est assis près de moi. Ses yeux, d'un bleu profond, trahissent une sagesse intemporelle.
- Qui es-tu ? Où suis-je ? Qu'es...
- Tout cela n'a aucune importance... Je suis ici pour programmer ta prochaine vie. Tu dois juste répondre à mes questions.
- Mais...
- Ecoute. La vie que tu crois avoir vécue n'est qu'un jeu. Et le monde dans lequel tu crois avoir vécu n'est qu'un terrain de jeu. Un immense terrain de jeu où toute l'humanité se trouve en même temps pour une partie sans fin. Ce qui vient de t'arriver, et que les humains appellent mort, est tout simplement le moment où tu perds la partie.
- Et cet homme... ?
- C'est un des programmateurs. Certains sont à l'extérieur pour programmer la nouvelle partie des joueurs, d'autres sont à l'intérieur pour la sécurité du jeu.
- Et pourquoi m'as...
- Les plans que tu devais brûler sont en fait des programmes de bases du jeu. C'est pour cela que le bâtiment à une sécurité plus que renforcée. Grâce à toi, nous en connaissons maintenant les failles.
Maintenant, c'est à moi de poser les questions. Ecoute toi et laisse ton inconscient y répondre.
« Oui ou Non »
- Non
« Blanc ou Noir »
- Noir
« Lumière ou Ténèbres »
- Ombres
« Chaos ou Harmonie »
Les questions s'enchaînent. Il suffit juste de répondre à chacune d'elles. Puis il faut rentrer dans la machine. Le programmeur aura déjà tout préparé. La machine se refermera doucement. Tout redeviendra noir. Tout redeviendra vide. Les souvenirs auront disparu et tout recommencera à zéro.
Ainsi, je retournerai à la vie pour une nouvelle partie. Cette fois si, je ne perdrai pas bêtement.
J'ai une revanche à faire.
Froid (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,6753.msg425739.html#msg425739)
Tir à l'arc (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,6753.msg427574.html#msg427574)
Immeubles (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,6753.msg428152.html#msg428152)
Reconnaissance (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,6753.msg428708.html#msg428708)
Boîte (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,6753.msg430041.html#msg430041)
Il neige (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,6753.msg441456.html#msg441456)
Lettre (http://forums.puissance-zelda.com/index.php?topic=6753.msg458096#msg458096)
Et puis, ceux qui sont là, qui ne sont que des fragments, des idées, de l'écriture automatique. Ceux que j'ai écrit pour moi, et, au final, que je souhaite tout de même partager.
~Le début (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,6753.msg435508.html#msg435508) et la fin (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,6753.msg436070.html#msg436070) de réflexions, et qui est la somme de deux textes. Ou un seul séparé en deux parties. Allez savoir.
~Ces exercices XXVIII-retard (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,5997.msg436248.html#msg436248) ont été l'occasion, pour moi, d'écrire un texte particulier, qui peut être une suite (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,5997.msg437082.html#msg437082) des autres.
~Toujours les mêmes personnages, qui parlent cette fois ci du bonheur (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,6753.msg447383.html#msg447383)
~Simple monologue sur les mots (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,6753.msg450272.html#msg450272) dans ma tête
~Retour de ce "il" et de ce "elle", pour une nécessité (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,6753.msg456006.html#msg456006)
Et puis, tout ce qui est injonctions, exercices, et autres textes sous contraintes
Injonctions XIX (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,6539.msg422967.html#msg422967)-Merde (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,6539.msg423000.html#msg423000)
Injonctions XX (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,6539.msg424280.html#msg424280)-Coopération (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,6539.msg425325.html#msg425325) (avec Dark Eressä)
Injonctions XXVI (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,6539.msg430173.html#msg430173)-Flemme, quoique, vous aussi ? (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,6539.msg430644.html#msg430644)
Injonctions XXVIII (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,6539.msg431657.html#msg431657)-L'être et les mots (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,6539.msg431658.html#msg431658)
Injonctions XXX (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,6539.msg434100.html#msg434100)-Pureté (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,6539.msg434190.html#msg434190)
Exercices XX (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,5997.msg428668.html#msg428668)-Noir (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,5997.msg429020.html#msg429020)
Exercices XXI (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,5997.msg429020.html#msg429020)-Couleur (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,5997.msg429761.html#msg429761)
Exercices XXII (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,5997.msg430034.html#msg430034)-Déconcentration (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,5997.msg430062.html#msg430062)
Exercices XXV (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,5997.msg432761.html#msg432761)-Silence (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,5997.msg433895.html#msg433895)
Execices XXX (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,5997.msg438667.html#msg438667)-Joyeux Noël (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,5997.msg440371.html#msg440371)
Concours de Noël (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,4937.msg437980.html#msg437980) ~ Il neige des mains (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,4937.msg439815.html#msg439815)
Bah, et puis, j'ai l'autorisation de participer au bingo de Jielash (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,6690.msg458476.html#msg458476), donc, voilà, ma grille, et mes futures (pour l'instant) participations. (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,6753.msg458591.html#msg458591)
Pas mal tes textes Cap, un genre sur-réaliste, tu explores le monde du rêve et de l'au-delà avec finesse, j'adore.
Je ne dis pas que tu es la plus meilleure des auteures sur-réaliste du monde, mais je crois que tu as du talent et j'aimerais voir si tu pourrais écrire davantage de textes comme ceux-ci.
La seule suggestion que je pourrais te donner, c'est de passer ton texte dans un correcteur (Antidote par exemple, ou toi-même) afin d'éliminer les fautes de français qui se glissent dans ton texte. Il n'y en a pas beaucoup, mais j'en ai quand même trouves certaines.
Continues comme ça ;)
Voici un petit texte écrit quand il faisait chaud. Bonne lecture !
Léo courrait. A en perdre haleine. Mais il n'avait pas le choix. Alors il courrait. Un croisement. Il choisit la gauche. Il tourna. Perdit de précieuses secondes dans un dérapage à moitié contrôlé. Le froid avait rendu la ville glissante. Léo jura. Et il accéléra. Il savait qu'aucune voiture ne le gênerait, la neige les avait toutes immobilisées. A droite. Cette fois ci, il fit attention et ne patina pas. Il allongea encore sa foulée. Ses poursuivants ne devaient pas le rattraper.
Il pila. Il avait failli manquer la petite ruelle cachée dans l'ombre. Il s'y engouffra sans hésitation. Les murs étaient tellement rapprochés que la neige n'avait pas attend le sol. Il s'arrêta devant la troisième porte, l'ouvrit et rentra.
Léo referma la porte derrière lui et fit claquer le verrou. Il soupira. Il entendit ses poursuivants passer dans la rue principale.
Deux mois de froid avait paralysé la ville. Aucuns véhicules ne circulaient. Les magasins, aux vitrines éventrées, étaient vides. L'électricité avait disparue, l'eau était gelée dans les canalisations.
Deux mois de froid avait rendu les habitants complètements fous. Certains croyaient à la fin du monde et se suicidaient pour éviter de souffrir plus, d'autres n'y croyaient pas et étaient devenus de vrais voyous. Les derniers pensaient que le gouvernement, dont on avait plus de nouvelles depuis longtemps, finirait par faire quelque chose et attendaient.
Deux mois de froid avait provoqué le chaos.
Léo secoua sa tignasse rousse. Repenser à ces événements ne l'aiderai pas à survivre.
Il saisit sa grosse couverture, le réchaud, un paquet d'allumette, une boîte de conserve et une fourchette.
Il s'assit sur une table et s'emmitoufla dans sa couverture. De longues secondes s'écoulèrent avant qu'il n'esquisse un mouvement. Il saisit la boîte d'allumettes, l'ouvrit. Il n'en restait plus beaucoup... Il alluma le réchaud et entreprit de faire chauffer son repas. Une fois chaud, il éteignit le feu et engloutit sa pitance. Il n'avait pas beaucoup d'occasion de manger chaud et il mourrait de faim.
Le jeune homme se pelotonna et s'endormit immédiatement.
Léo se réveilla en sursaut. La porte était secouée. Il entendait hurler de l'autre côté. Il sauta sur ces pieds et s'élança dans les escaliers.
Il ouvrit la porte menant au toit. Il s'arrêta un instant pour écouter. La porte tenait bon. Il fit trois pas avant d'entendre un grand bruit. La porte avait lâché. Il s'élança.
La ruelle était très mince, Léo ne fit que l'enjamber. Il continua de courir sur les toits enneigés. Il avançait vite et la neige ne le ralentissait pas.
Puis il jura. S'il continuait tout droit, sa course le conduirait sur le grand boulevard. Impossible de le sauter. Léo ralentit, espérant que ses poursuivants n'auraient pas l'idée de monter sur les toits. Il entendit du bruit derrière lui. Il jeta un coup d'œil. Ils étaient sur le toit. Léo jura à nouveau. Et accéléra.
Une fissure dans l'immensité blanche apparue devant lui. Léo n'avait pas le choix. Il devait tenter l'impossible. Il accéléra encore. La faille s'ouvrait sous lui. Dernier appui. Il se propulsa. Et s'envola. Le temps sembla s'arrêter. Il décrivit une courbe parfaite avant de rouler dans la neige de l'autre côté du boulevard. Il avait réussit l'impossible.
Léo se tourna. Ses poursuivants étaient massés de l'autre côté de la faille, aucun n'osant sauter. Il se leva, s'épousseta et parti. Sans un regard vers l'arrière.
Léo ouvrit la porte avec précaution. Il s'arrêta. Écouta. Aucun bruit. Il entra doucement. Son abri avait été dévasté, comme traversé par une tornade. Sa couverture gisait, déchirée. Sa réserve de nourriture était pillée. Les allumettes et le réchaud, disparu.
Stupeur.
Désespoir.
Léo n'avait plus rien.
Il soupira. Puis se résigna. Il allait devoir quitter sa ville, son domaine, son monde. Malgré sa connaissance parfaite des lieux, il n'avait aucune chance de survie ici. Il devait partir. Au sud.
Il tourna les talons et disparu.
Léo courrait. Sans se presser. A petites foulées. Il connaissait moins bien ces quartiers de la ville et était attentif au moindre son. Et il courrait. Autour de lui, tout était blanc. La neige crissait sous ces pas. Le ciel, gris, présageait une nouvelle chute de neige.
Un parc. Tout est blanc. Les arbres, l'herbe. Toute la végétation est blanche. Le vert a complètement disparu, laissant place à un blanc éclatant. Léo s'arrête devant les grilles, absorbé par la beauté du paysage. Il décide de le traverser. Il secoue le portail. Fermé. Il l'escalade.
Léger crissement. Léo pose pied sur cette neige. Neuve. Pure. Immaculée. Nouveau crissement. Chaque pas brise le silence parfait qu'il régnait en ce lieu. Un flocon danse. Léo lève les yeux. Un tourbillon de flocon tournoie dans le ciel avant de se poser délicatement autour de lui.
Il neige.
Léo poursuit sa route. Il s'enfonce dans la forêt. Il admire le paysage. La blancheur des lieux. La pureté du silence. La danse des flocons. Un craquement résonne, brisant l'harmonie.
Léo est sur ses gardes. Un souffle. À sa droite. Il s'élance. Il zigzague entre les arbres. Un nuage s'échappe de sa bouche. Il débouche hors de la forêt. La grille au loin. Il accélère. Veux accélérer. Il pille.
Un lion, énorme et majestueux, lui bloque le passage. Assit, les flocons tourbillonnent autour de lui. Sa crinière flotte dans le vent et ses yeux d'or sont posés sur le jeune garçon.
Léo frémit. Que faire ? Il regarde autour de lui. Bref coup d'œil. Les grilles sont trop loin. Les arbres trop glissants. Et il ne court pas assez vite pour semer le fauve. Il reporte son attention sur celui-ci.
Après une éternité, Léo esquisse un mouvement de recul. Le grondement du lion l'immobilise immédiatement.
Après une éternité, le fauve se lève. Il fait le tour de sa victime. Léo n'ose bouger. Le lion se rassoit à la même place, les yeux étincelants.
Après une éternité, une voix s'élève. Grave et profonde.
« Je t'ai enfin retrouvé, jeune frère »
Léo regarde autour de lui, surpris. Personne. Serait possible que... Non, un lion, ça ne parle pas ! Malgré tout, il reporte son attention sur le fauve. Celui-ci le fixe, ses yeux étincelant.
Léo est happé par ce regard. Il se perd dans ses prunelles. Yeux dorés. Yeux noirs.
Deux regards opposés mais complémentaires.
Deux regards de prédateur.
Léo s'agenouille. Il approche sa main, doucement, progressivement du lion. Celui-ci ne bouge pas. Léo effleure sa tête. Le fauve ne dit rien. Caresse. Ronronnement.
- Content de te voir, vieux frère !
Léo court. Le lion à ses côté. Libres. Le tourbillon des flocons de neige les masque, les faisant disparaître aux yeux des Hommes.
Et voici un petit texte pour vous montrer à quel point le tir à l'arc est un sport difficile... v.v
Silence.
Inspiration.
Ne pas penser au résultat.
Expiration.
Je recule légèrement mon pied gauche.
Je raffermi la prise de ma main droite.
Se redresser. Être bien droite. Tourner la tête.
Inspiration.
Ne penser qu'à son geste.
Expiration.
Je monte mon bras.
Vérifier la fenêtre.
Je tire.
Inspiration.
Laisser la main droite ouverte.
Je plie mon bras pour poser la corde sous ma joue.
Expiration.
Poser son doigt sur le décocheur.
Je bloque ma respiration.
Et viser.
Le centre du viseur se place dans la cible. Dans le jaune.
Je reprends la traction.
La flèche pars. Rapidement. Soudainement.
Continuer de reculer la main gauche dans le même axe.
Curiosité.
Ne pas regarder la flèche. Ni la cible.
Ne voir que le viseur.
Laisser l'arc basculer vers l'avant. Il ne tombera pas, ma dragonne le retiens.
Immobilité.
Éternité.
Inspiration.
Expiration.
Je repose l'arc. Ma main gauche retombe.
Je regarde la cible.
La flèche est plantée là où je visais. Là où je voulais.
Ne pas relâcher sa concentration.
Oublier le résultat.
Recommencer.
Et refaire exactement le même geste.
Bien, puisqu'il faut que je commente ton texte, je vais le faire maintenant que je l'ai lu : il était bien.
...
Ok, je développe. x)
J'ai déjà fait du tir à l'arc, il y a longtemps, la seule différence est que je n'atteignais jamais la cible... M'enfin. Ce que j'apprécie dans ce texte, c'est qu'il est court et composé de très courtes phrases, le texte n'est donc pas lourd. C'est aussi une boucle. Genre à la dernière phrase, on peux reprendre à la première sans problème, puisque ça se suit. C'est vachement bien pensé.
Sinon, j'ai pas vu de fautes... j'ai l'impression de faire mes corrections du concours d'écriture.
Et voici le texte écrit mardi soir (merci Menta :-*) mais que j'ai tant galéré à recopier X.
Bonne lecture !
Immeubles. Tous semblables. A perte de vue. Je suis au sommet de l'un d'entre eux. La lune brille de son dernier quartier, éclairant le monde d'une lumière blanchâtre. Je regarde autour de moi. Le toit est désert. Aucune porte ne permet de descendre. Je m'approche du bord. Trop haut pour sauter. Un battement d'ailes derrière moi. Je me retourne. Un démon. Posé à l'autre de bout du toit. Il me regarde fixement. J'ai un moment de recul. Je me sens basculer en arrière. Le vide. J'étais trop près du vide. Je tombe.
J'ouvre les yeux, en sueur. Je les referme. Soupir de soulagement. Ce n'était qu'un rêve. Enfin, un cauchemar plutôt. Je sombre.
Le démon est toujours là, un mince sourire sur les lèvres. Je l'observe. Un toit nous sépare. Nous nous fixons, droit dans les yeux. Un instant. Une éternité. Le démon se retourne. Et s'envole. Je m'approche. Me voilà de nouveau seul. Prisonnier au toit d'un immeuble. Je m'assois.
- Tu es bien sage...
Voix grave. Profonde. Caverneuse. Je tourne la tête. Le démon. Il me fixait de ses yeux noirs d'encre. Ses ailes écailleuses battaient l'air.
Que veux-tu que je fasse d'autre...
Je le vis hausser les épaules du coin de l'œil.
Un moment.
- De toute façon, ce n'est qu'un rêve !
Le démon éclata de rire. Et bougea. Tellement vite que je ne le vis pas se déplacer. Il apparut devant moi. Se posa. Je me relevai en vitesse mais paru lent comparé à lui.
- Je vais te dire un secret.
Je plissai des yeux. Il était plus grand que moi. La pointe de sa corne gauche était cassée.
- Tu vas souvent rêver de cet immeuble...
Je fronçai les sourcils.
- Que veux-tu dire ?
Il se détourna. Marcha vers le bord.
- Tu verras !
Le démon s'envola.
- Attends !
Ma seule réponse fut l'écho du battement de ces grandes ailes.
Je soupirai. Que faire ?
J'eus une idée. J'avisai le toit en face. Peut-être qu'avec suffisamment d'élan je pourrai l'atteindre en sautant. Je me plaçai à l'opposé, à l'autre bout du toit. Je pris une grande inspiration. Et commença à courir.
J'accélère. Accélère encore. Le gouffre se rapproche à grande vitesse. Plus que trois foulées. Plus que deux. Plus qu'une. Trop tard pour regretter. Appui. Pied gauche. Je me propulse. Et m'envole.
Mon corps décrivit une courbe parfaite.
J'entendis un ricanement. Et je réalise. Trop court ! Mes doigts frôlent le toit. Je tombe. Encore.
J'ouvris les yeux. Cauchemar. Je les referme aussitôt. Soupir de soulagement. Ce n'était qu'un cauchemar. Je sombre de nouveau.
Je regarde autour de moi. Encore cet immeuble. Encore ce toit.
- Je crois que tu commences à comprendre...
Encore ce démon. Je ferme les yeux. Les re ouvre. Toujours au même endroit. Je soupire.
- Pourquoi... ?
- C'est très simple. Je suis les Ténèbres. Celui qui apporte le Chaos, le Mal absolu. Le...
- Quel est le rapport ?
Silence.
- Je n'aime pas qu l'on m'interrompe.
Nouveau silence. Il reprit.
- Et je veux conquérir le monde ! Mais pour cela, j'ai besoin de m'incarner dans ton monde. J'ai besoin d'un corps. Ton corps...
Je blêmis. C'était donc ça.
Il me tendit sa main.
- Scellons ce pacte, veux-tu ?
- Qu'est-ce que j'y gagne ?
- La puissance... Et le pouvoir !
Je le regardai droit dans les yeux, me perdant dans ses abysses. Ma main se leva, prête à saisir la sienne. Je m'immobilisai. Pris d'un instinct incontrôlable, ma main s'arrêta. Puis retomba.
Et je restai là à le fixer, les bras ballants. Sa main s'abaissa sur son côté. Il hocha la tête. Et se détourna. Il s'avança jusqu'au bord de l'immeuble.
- Si tu changes d'avis...
Il soupira. Fit un pas dans le vide. Et chuta.
Silence. Bruissement. Je vis sa silhouette sombre se découper dans le ciel avant de disparaître. J'étais seul. Désespérément seul.
Je fermai les yeux. Et réfléchi. J'étais dans un rêve. Non, un cauchemar. Penser à se réveiller ne suffisait pas. Comment faire ? Illumination. Le vide ! Deux fois ma chute m'avait sorti de ce cauchemar. Je m'approchai du gouffre obscur. La lumière blafarde de la lune n'éclairait pas le fond. Je pris une grande inspiration. Puis fit un pas dans le vide. Je tombe. Encore. Toujours.
J'ouvre les yeux. Enfin sorti de mes songes. Je m'assois. Toujours cet immeuble. Toujours ce toit. C'est impossible ! Je suis encore dans mon cauchemar !
J'entends une voix derrière moi. Grave. Profonde. Caverneuse.
- Tu as l'éternité pour choisir...
Que dire de ce texte... Je l'ai bien aimé ! Surtout pour la petite sueur froide que j'ai pu ressentir à la fin quand on prend conscience que le personnage n'a pas réellement le choix (disons qu'il l'a mais être coincé quelque part pour l'éternité n'est pas vraiment le truc rêvé ^^). Dans l'écriture j'ai trouvé ça à la fois simple, mais en même temps bon. Disons que le style est tien on le sent, et il est vachement agréable. :^^:
Si je peux juste reprocher un petit truc, c'est le cliché du démon, encore plus lorsqu'il dit qu'il est Mal, Chaos, etc... Mais j'ai aussi conscience que ce n'est pas un roman, "juste" un petit texte, et que donc ce n'est pas forcément préjudiciable. x)
En bref, j'ai bien aimé ! Continue comme ça !
J'ai beaucoup aimé tes textes, tu ponctues bien tes phrases et j'adore ça! (Enfin une personne qui utilise la ponctuation!)
Les univers dans lesquels tu nous plonge et les descriptions sont vraiment bien fais.
Continue comme ça.
J'attends tes prochains textes avec, je l'avoue, impatience :)
Merci pour vos commentaires ! Ça me fait grand plaisir ! :^^:
Et un petit texte inspiré de fait réel ;)
Le monde qui l'entoure est gris. Fade. Laid. Il tourne, s'affole, s'emballe autour d'elle; elle n'en a que cure. Elle attend.
Elle regarde vers le soleil couchant, remplie d'espérance.
Enfin une silhouette se découpe sur le fond lumineux. Elle s'approche de la jeune femme. Tranquillement.
Une sourire se dessine sur son visage.
- Je t'attendais.
Le jeune homme sourit à son tour:
- Je sais.
Il lui attrape la main.
- J'aimerai te montrer quelque chose. Viens avec moi !
Il la tire. La sort de ce monde. Et l'emmène dans le sien.
Elle lui fait confiance. Elle ferme les yeux.
L'odeur d'iode.
Le bruit du ressac.
- Met-toi pieds nus, te seras mieux, murmure le jeune homme.
Elle s'exécute. Le sable est chaud sous ses pieds. Le vent souffle sur son visage.
Elle regarde autour d'elle.
Le mer. D'un bleu profond.
Le sable. Jaune brillant sous le soleil.
Un champ. Rouge. Surement des fleurs.
Elle est bien. Tout simplement bien.
- Laisse moi t'offrir quelque chose..., ajoute le jeune homme.
Une fleur. Une simple fleur. Semblable aux autres. Mais devenue unique par ce geste. Elle lui sourit. L'embrasse sur la joue.
Puis tout la rattrape. L'égoïsme. Le narcissisme. La cruauté. La manipulation. Le mal du monde.
Elle vacille.
Et tombe.
Croit tomber.
Il la tient.
Tendrement.
Fermement
- Reste avec moi !
Son geste la sauve.
Elle lui sourit.
- Merci. Merci pour tout.
Je pense que celui ci est mon préféré, il est vraiment très beau et romantique.
Il est vrai que c'est tout de même ce que l'on ressent lorsque l'on est avec la personne aimée (du moins, c'est ce que je pense...)
Oh, et une dernière chose: "Merci. Merci pour tes textes." ;)
Contente que mes textes plaisent ! J'écris avant tout pour moi et me faire plaisir et c'est agréable de savoir que d'autre apprécie :^^:
Alors, voici un petit texte écrit comme il venait. Je ne pensais absolument pas à cette fin et, au final, j'ai juste été entrainée par là sans m'en rendre compte... X.
Bonne lecture !
Les deux enfants rêvaient.
Leur front collé à la vitre, ils exploraient la pièce poussiéreuse du regard.
Un capharnaüm régnait dans la salle. Une lumière tamisée éclairait des objets de toutes sortes et de toutes natures.
Une vieille enseigne au dessus des enfants indiquait "ô bazar"
L'un d'entre eux interrompit leur rêverie:
- Tu crois qu'on peut entrer ?
Le silence retomba.
Puis vint la réponse. Simple. Évidente.
- Oui.
Une clochette tinta lorsqu'ils ouvrirent la porte.
Un simple regard leur indiqua que le magasin était beaucoup plus grand qu'ils ne le pensaient.
Les deux enfants se sourirent. Leurs yeux brillaient d’excitation et de curiosité.
Ils commencèrent leur exploration.
Timidement.
Puis de plus en plus courageusement.
Les deux enfants regardaient tout. Touchaient tout. Manipulaient tout.
Un étrange cheval de bois. Une vieille mappemonde. Un commode en bois noir. Une immense armoire. Des étagères de livres. Des malles de jouets d'un autre temps. Des montagnes d'objets insolites recouverts de poussière. Rien n'échappait aux mains habiles et curieuses des jeunes enfants.
Leur rire joyeux résonnait dans la pièce. Le temps s'écoulait sans qu'aucun des deux enfants ne le remarque.
Ils s’amusaient. Découvraient. Rêvaient.
Une étrange coffret en bois attira l'attention l'un des enfants. Un oiseau s'envolant était gravé dessus. Un simple crochet maintenait le tout fermé.
- Regarde cette boîte ! Ça te dit qu'on l'ouvre ?
Les deux enfants échangèrent un regard complice. Et approchèrent leurs petites mains.
N O N !
Ils sursautèrent. Et se retournèrent dans un bel ensemble.
Un grand oiseau blanc les regardait. Ses plumes, d'un blanc laiteux, paraissaient abimés. Son long bec jaune pâle était taché. Une lueur dansait dans ses yeux jaunes.
- Tu crois que c'est lui qui vient de parler ?
- Je ne sais pas...
Les enfants fixèrent l'oiseau avec attention. Celui-ci pencha la tête sur le côté, ouvrit le bec puis le referma.
Un des enfants haussa les épaules et se retourna pour examiner à nouveau l'étrange boîte. Il approcha ses mains et...
N O N !
L'oiseau avait le bec ouvert.
- C'est lui ?
- Je crois...
- Vérifions. Oiseau ! Pourquoi ne f...
L'oiseau battit des ailes avec violence. L'enfant se tût.
-
H é r o n. Jesuis Héron ! Croassa l'animal.
- D’accord Héron. Pourquoi ne doit-on pas toucher la boîte ?
Le silence se fit. Héron ne bougeait pas. La tête inclinée, il fixait les enfants de ses yeux ronds.
Les enfants attendaient sa réponse. Guettaient le moindre de ses gestes.
Après une éternité, l'oiseau étendit ses ailes. Doucement. Délicatement.
-
Parcequil ne faut pas. Nananan, ilnefautpas !Le silence s'installa à nouveau.
Il fut brisé par un des enfants qui murmura:
- Il faut payer c'est ça... J'ai trouvé ça par terre tout à l'heure...
Il sortit une pièce de deux euros de sa poche et la montra à Héron. L'oiseau s'agita.
-
Nul le ! Pièce nulle ! Passa ! Passa du tout !Puis se calma aussitôt et s'immobilisa. Complètement. Parfaitement.
- Que faut-il faire alors ?
L'oiseau ne broncha pas.
Les enfants le fixèrent, espérant une réaction. Un mouvement. Un signe de vie.
Rien de tout cela n'arriva.
Ils s'en détournèrent. Et s'approchèrent du coffret. Les paroles d'Héron avait attisé leur curiosité.
Et ils l'observèrent. Ils n'essayèrent pas de toucher. Encore moins de l'ouvrir. Ils l'observèrent. Leurs yeux exploraient la surface gravée, détaillant chaque détail, chaque aspérité, chaque imperfection.
Et lorsque enfin ils se détournèrent, ils connaissaient tous les détails de la gravure parfaitement.
- Héron ?
L'oiseau cligna des yeux.
- Nous t'offrons...
L'oiseau étendit ses ailes.
- Ta liberté.
L'oiseau s'envola dans un tourbillon de plumes blanches. Immaculées.
Les enfants fermèrent les yeux. Lorsqu'ils les ouvrirent, ils étaient ailleurs. Un vent léger dansait dans leur cheveux. Les rayons du soleil caressaient leur visage. Une douce odeur de bonheur flottait dans l'air.
Le coffret était posé devant eux.
Les enfants s'accroupirent.
- Ouvre-le...
Des mains agiles se posèrent sur le crochet. Le firent sauter. Et soulevèrent le couvercle.
L'espoir jaillit. Se répandit. S'imposa.
Et le monde apprit à espérer.
Je dois dire que j'ai beaucoup aimé ce texte ! C'est toujours ton style, et en même temps je trouve qu'il a évolué. Bref, ça marche aussi sur un système basique : la boîte mystérieuse, qui donne envie de continuer à lire :p
Mais ça marche, tout simplement, et si la fin reste elle-même mystérieuse, je l'aime bien. Il y a quelque chose de spontané, tu as été entraînée comme tu le dis, et ça se ressent mais je trouve justement que c'est une qualité, même si, si je devais faire un petit reproche c'est que je trouve que ça va trop vite par rapport au reste du texte, mais bon c'est pas nécessairement un défaut, c'est juste mon point de vue. :^^:
Bref, très bon texte !
Ce soir, j'ai réalisé quelque chose d'important. Pourquoi je n'arrivait plus à écrire. Pourquoi je ne me reconnaissais plus dans mes textes. J'avais cessé d'écrire pour moi.
Ce soir, j'ai écrit. Un long texte. Pour moi. Et uniquement moi. Il m'a fait un bien fou.
Ce soir, j'ai continué à écrire. Pas une histoire, mais quelque chose que j'avais envie d'écrire. D'exprimer. De partager.
Ce soir, je vais mieux.
Voilà. Un simple texte. Dans un lieu, qui n'a aucune importance. Avec deux personnages, deux amis qui peuvent être n'importe qui. Un début ne ressemble pas à un début. Mais c'est ainsi que j'ai voulut l'écrire, c'est ainsi qu'il s'est écrit et il restera écrit ainsi.
Il l'enlaça.
- Vas-tu mieux ?
Silence.
- Je ne sais pas. Tout est si embrouillé dans ma tête. Je ne sais pl...
Il la coupa :
- Chut. Calme-toi. Ce n'est pas ainsi que tu iras mieux.
Le silence se fit à nouveau.
- Excuse-moi. Je ne sais pas où j'en suis. Tout est si flou. Je...
Elle s'arrêta d'elle même. Et ferma les yeux.
Il lui sourit.
- Voilà. Respire. Je suis là. Ne t'inquiète pas.
Elle les rouvrit. Et le fixa. Intensément. Elle respira un grand coup avant de murmurer :
-Je sais. Du plus profond de mon âme, je le sais.
Elle secoua la tête.
- Je ne peux que te remercier pour ta présence. Mais aujourd'hui, ce n'est plus le présent qui m'impressionne. C'est mon futur. Je sais que tu seras là, avec moi pour m'aider et m'épauler. Avec toi, je ne crains plus le monde. Mais là n'est pas le problème. Je ne sais pas ce que je veux être. Ce que je veux devenir. Et je ne veux plus être ce que je suis.
Elle se laissa tomber. Il la regarda quelques instants, puis s'assit à ses côtés. Il choisit ses mots avec soin avant de prendre la parole :
- Je ne peux choisir pour toi. Je ne peux savoir pour toi. La seule chose que je peux faire, et tu l'as très bien compris, c'est d'être là, à tes côtés. Chose que je ferais aussi longtemps que tu en auras besoin.
Il s'arrêta. Songea à ses mots. Se corrigea.
- Non. Tant que tu en auras envie. Je ne veux pas m'imposer à toi si tu ne le veux pas.
Elle lui sourit. Simplement.
Ils ne brisèrent pas le silence qui s'installa. Ils savourèrent juste la présence de l'autre. Et ils s'entourèrent d'un voile de bonheur.
Ce texte à un certain impact sur moi et la façon dont tu parles de ce "il" me fait penser à quelque chose mais... Ce "il" serait-il immatériel par hasard ?
EDIT : question qui restera sans réponse, je viens de relire ton post : "Avec deux personnages, deux amis qui peuvent être n'importe qui." :^^':
C'est important d'écrire pour soi, Cap. Il faut un certain temps, que je pense relatif, avant de s'en rendre compte. Je te félicite d'en avoir fait le constat puis l'expérience, ton texte n'en est pas moins beau. Au contraire, je l'aime beaucoup, et je t'y reconnais ; je reconnais la Cap habituelle que j'ai lue de temps en temps d'ailleurs. Peut-être que je juge d'un point de vue uniquement littéraire, parce que tes dialogues et tes verbes vont à l'essentiel, et que cette écriture épurée donne moins ce côté " histoire ", mais il ne faut pas s'en priver non plus. Il faut de tout, et ton texte qui a tout autant une narration est équilibré, tu l'as écrit pour toi et pour les autres en même temps.
Je l'ai apprécié parce que je trouve qu'après avoir plutôt maîtrisé les phrases courtes et successives, tu maîtrises les dialogues, entraîne-toi, essaye éventuellement quelque chose de plus en plus théâtral (dans l'écriture même), et surtout, fais-toi plaisir. Il m'a fallu près de trois ans pour me rendre compte que je n'avais jamais écrit pour moi, écrit quelque chose adressé à moi, qui me dises " Tu vois, je suis ton texte, je te parle, écoute-moi ".
Je te félicite ma grande :).
Je pensais avoir conclu et tourné un page avec mon texte précédent. Je me suis trompée. J'ai eu besoin d'écrire une suite, que voici. Les deux textes s'enchaînent, simplement, mais peuvent aussi être lu séparément. Je laisse le choix. Parce qu'on a toujours le choix.
Un temps.
Elle ne put s'empêcher de prendre la parole à nouveau.
- Excuse-moi de t'embêter encore avec ça, mais...
Elle hésita. Il lui répondit :
- Tu ne m'embêtes pas. Tu ne dois pas dire ça.
Ils se regardèrent un instant. Elle repris la parole.
- J'ai peur. Peur de moi, de ce que je vais devenir. Peur de mon futur, dont je ne sais toujours pas à quoi il va ressembler. Peur du temps, qui s'écoule si vite. Peur du changement qui arrive et que pourtant, je désire. J'ai peur de grandir, et pourtant, je ne souhaite que être grande.
- Qui n'a pas peur de changer ? Peur de grandir ? Une page se tourne et ta vie va prendre une nouvelle direction. N'importe qui aurait peur. A toi de choisir ce que tu veux être.
Il passa son bras sur son épaule.
- Une multitude de chemin s'offre à toi. Tu peux choisir celui que tu veux, je te soutiendrais jusqu'au bout, puisque ce seras ton choix. Ce que tu auras voulu.
Elle se blottit contre lui.
- Justement. J'ai besoin de temps pour faire ce choix. Mais je n'en ai pas assez. J'ai l'impression que le temps s'écoule si vite, et que mon choix est non pas poussé par mes goûts et mes convictions mais par cet écoulement si rapide.
- Tu as tout le temps du monde si tu l'utilises sagement. Tu peux trouver ce qu'il te faut. Tu trouveras ce qu'il te faut. Je ne m'inquiète pas pour toi.
Elle déglutit.
- J'aimerais que tu aies raison...
- Mais j'ai raison. N'oublies pas que j'ai toujours raison.
Un sourire ironique flottait sur ses lèvres.
- Je sais que tu as raison. Au plus profond de moi, je le sais.
Elle s'arrêta. Il la laissa chercher ses mots.
- Mais ça ne suffit pas à faire disparaître cette peur...
- Que tu aies peur ou non ni changera rien. Le changement arrivera. En temps voulut. Je ne pourrais pas faire disparaître ta peur, mais saches que je suis là. Toujours
Silence.
Elle savoura ses paroles. Les analysa. Les intégra. Et conclut sur un seul mot.
- Merci.
Tiens. Je pensais pas faire ca, mais pourquoi pas, après tout!
J'irai pas avec un pavé, j'suis absolument pas doué pour ca, j'suis plutôt du genre à faire court.
J'ai lu tes textes. Et il n'y a qu'une raison pour laquelle j'ai fait ca. C'est que j'ai aimé les lires.
J'aime ton style, j'ai apprécié mon moment de lecture.
J'adore la façon dont tu nous plonges dans un univers parallèle, dont ils nous font décrocher de la réalité pendant un moment.
J'ai aimé le côté mystérieux de ceux-ci, le ''mais où est-ce que cette histoire s'en va?'', et en même temps, ils sont légers et agréables à lires. Les phrases sont courtes, précises et vont droit au but. Ca ne tourne pas alentours du pot. C'est habilement écrit, on a pas le goût d'arrêter de lire au milieu d'un texte car il y a un passage qu'on aime plus ou moins. Non, ca coule bien, ca se laisse lire.
Par contre, j'ai trouvé que tu pourrais rajouter un peu de description de l'environnement, nous donner une meilleure idée de quoi s'imaginer. Être plus précise quoi! Tu pourrais étoffer tes textes un peu plus, y aller plus ''théâtral'', comme dit HN.
Sinon, je peux dire que j'ai vraiment bien aimé tes textes, continue sur cette voie. v.v
Bon ben, j'ai lu plusieurs de tes textes et j'dois avouer que c'est vraiment pas mal. T'arrives à nous mener par le bout du nez en restant dans le vague: impossible de deviner ce qu'il va se passer par la suite, une qualité qui me fait défaut, je dois l'avouer. :/ Ensuite, comme l'a dit Resh, ce sont de petits textes courts, rapides à lire aux phrases concises et précises qui vont droit au but. On commence, on n'a plus envie d'arrêter avant d'en avoir terminer. Très bon point. Mais ceci dit, comme l'a aussi évoqué GKN, il y a quelques fautes qui restent, rien de grave toutefois. (t'as tendance à oublier le "e" à la fin de mots tels que "envoiE").
J'ai bien apprécié le texte du tir à l'arc: j'ai eu l'occasion de m'y essayer il y a deux semaines et c'est exactement: j'ai souris en voyant la justesse de tes propos. :R Après, je sais pas si t'envisage d'écrire une fic d'envergure, mais je pense qu'avec ton style, il y a de quoi pouvoir sortir quelque chose d'intéressant.
Enfin, si j'peux émettre une suggestion, ce serait bien que tu fasses une table des matières sur ton premier post de ce topic histoire de pouvoir accéder à tes fictions d'un simple clic. Ce qui sera particulièrement utile quand ton topic commencera à faire plusieurs pages. ;)
Ce matin, il neige. Et la neige, c'est bôôô. *o* Voilà. J'ai eu envie d'écrire et il faut croire que voir la neige tomber m'a donné envie d'essayer autre chose...
Un murmure retentit
La blancheur m'éblouit
La paix m'envahit.
Lentement, la neige tombe.
La neige tombe en silence
Légers, les flocons dansent,
Doucettement, ils cessent.
Et le monde devient blanc.
Silence et blancheur.
Immaculée.
Glacial et douceur.
Paix.
Il neige.
C'est donc cela que tu écrivait en philo !
J'adore, c'est beau, c'est pur, c'est calme. Comme la neige.
(Par contre, ça existe "doucettement" ?)
Ah, maintenant, grâce à Cupcake, on sait ce que tu fais en cours Cap ;)
On sent nettement la légèreté et le doux fini de ce poème, on a l'impression de se blottir dans une couverture toute chaude avec une tasse de chocolat :bave: On est loin des grosses tempêtes québécoises qui nous fouettent le visage.
Du coup ça me donne une idée de court texte, je sais juste pas dans quelle forme je vais le mettre.
Et puis ce qui est bien avec la langue c'est que quand tu la connais suffisament, tu peux inventer des mots qui expriment mieux ta pensée, et que c'est permis et même très artistique de le faire. Donc je sais pas si ça existe doucettement, et je m'en fous, parce que ça fonctionne super bien dans le poème de Cap. :^^:
Oui, c'est vrai que pour moi, la neige rime avec douceur. Les grandes tempêtes de neige, je ne connais pas. :^^:
Et, bah, la philo, ça m'donne envie d'écrire, allez savoir pourquoi X.
Puis, bande d'ignorants, doucettement, ça existe :R
Oui, ça existe, même si on ne connaît pas, ça passe d'ne manière tout à fait douce, parce que ça s'accorde avec le propos, avec la description calme et immaculée de cette neige. Très beau texte ; beau poème, je ne sais pas, je n'ai pas trop de connaissances en poésie pour juger. Mais les rimes nous amènent bien, c'est un voyage. Puis peu à peu le voyage se termine, alors qu'il aurait pu continuer jusqu'à ce que tu le veuilles, il se termine dans le simple constat qu'il neige, et ces deux derniers mots évoquent à eux seuls toutes lesi mages que tu viens de décrire.
C'est très utile la philo :3.
Une petite réflexion sur le bonheur. Toujours ce "il" et ce "elle". Toujours leur dialogue. Encore une potentielle suite qui n'en est peut être pas une. Je ne sais pas. Et je n'ai pas envie de le savoir.
Le visage tourné vers le ciel, elle souriait. Les flocons tombaient tout autour d'elle. Les bras écartés, elle suivait leur danse, tourbillonnant parmi eux.
Ses pas sur le sol blanc laissaient une trace légère, très vite recouverte.
Elle riait.
Elle ne le vit pas s'approcher. Elle ne l'entendit pas non plus.
Il parla.
- Es-tu heureuse ?
Une simple question.Trois mots. Qui l'arrêtèrent.
Elle réfléchit quelques instants avant de répondre
- J'aimerais pouvoir te dire oui...
Elle soupira.
- J'ai un million de choses qui, à elles seules, me rendent heureuse. Mais ça ne suffit pas. Ma nature humaine fait que je désire. Des désirs sûrement inaccessibles. Des désirs sûrement irréalisables. Des désirs sûrement vains. Et ils m'empêchent de savourer pleinement le bonheur, ou le bout de bonheur auquel j'ai accès.
Il voulut parler. Elle l'en empêcha. Et continua.
- Je sais que c'est stupide. Je sais que je ne devrais pas penser de la sorte. Je sais que je devrais me contenter de ce que j'ai au lieu de vouloir toujours plus et d'autres choses. Je sais que je devrais être heureuse. Mais je n'y arrive pas. Je ne peux pas.
Le silence se fit. La neige tombait doucement autour d'eux. Ils restaient immobiles.
Lentement, il fixa son regard dans les siens.
- Je vais te poser une autre question. Réponds-y honnêtement.
Elle hocha la tête.
- Es-tu malheureuse ?
- Non.
Elle ne cilla pas. La réponse avait fusé. Simple. Rapide. Évidente.
- De quoi te préoccupes tu alors ? Tu n'es pas malheureuse. Le bonheur n'est peut être pas là, mais c'est un absolu. On espère l'obtenir. Notre nature même ne nous permet que de l'effleurer. Mais c'est largement suffisant pour nous, simples mortels en quête de l'inaccessible.
Il respira un grand coup.
- Je ne te dirais pas d'agir, de penser autrement. Je ne te dirais pas de ne plus rien désirer. Je ne te dirais pas d'être heureuse. Tu es celle que tu es, composée de ton passé, de tes désirs, de tes pensées. Reste celle que tu es. Tes doutes, quelques qu'ils soient, font partis de toi. Et te composent. Tu doutes de ton bonheur. Je n'en suis pas surpris.
Elle ouvrit la bouche. Voulut lui répondre. Ne trouva pas les mots. La referma. Ils se fixèrent quelques instants. Une éternité. Puis il lui offrit ses mots
- Trouve toi. Retrouve toi. Découvre toi. Et reste toi même. C'est seulement à ce moment là que tu prendra conscience du bonheur qui t'entoure et te compose. Chut, ne dis rien. Je sais que tu doutes. Comme tu doutes de beaucoup de choses. Je veux juste que tu saches que le doute est une force. Une vraie et belle force. Veilles simplement qu'elle te pousse toujours en avant. Ainsi, tu trouveras le bonheur. Ton bonheur. Peut être pas parfait, mais celui qui te correspond. Celui qui te feras grandir. Celui qui t'épanouira. Et à ce moment, tu seras heureuse. Vraiment.
Elle savoura ses paroles. Et ne lui répondit pas. Il n'y avait rien à répondre. Elle lui offrit simplement un sourire. Beau et éclatant. Pur.
Il l'accepta.
Puis le silence de la neige s'imposa à eux. Ils se turent. Il n'y avait plus rien à ajouter. Ne restait que la danse des flocons. Et cela leur suffisait. Simplement.
On sent une légère influence des cours de philo v.v
Mais j'adore ces textes avec Il et Elle, sûrement mes préférés (avec Immeubles ;D).
Encore un texte introspectif. J'ai la tête tellement remplie de tellement de choses que je n'arrive à écrire que ça.
Le texte est volontairement inachevé. La fin est beaucoup trop personnelle pour que quiconque la lise. v.v
A Toi,
J'ai peur des mots. De mes mots. Ils sont là, dans ma tête, omniprésents. Ils me murmurent leur sens, leur profondeur, leur vérité. Vérité que je ne veux pas entendre. Encore moins reconnaître. J'ai peur de ce qu'ils peuvent dire. De ce qu'ils peuvent sous-entendre. Pourtant, ils sont toujours présents. La porte est entrouverte ; ils sont là, de l'autre côté. Je les repousse, mais rien à faire, ils restent. Je ne peux les faire taire. Leur voix insidieuse me murmure ce que je ne veux entendre.
Et je l'entend.
Mais je ne veux toujours pas le reconnaître. Cette évidence que j'ai sous les yeux est impossible. Cela ne peut être vrai. Je lutte contre cette vérité. Je ne veux pas l'admettre. Je ne peux pas.
Les mots sont là, dans la tête. Leur murmure est toujours présent. Je l'ignore. Mais ils insistent, cherchant la faille qui me permettra de reconnaître la vérité. Ils n'abandonnent pas. Et finissent par trouver.
La vérité éclate. Il n'y a plus à douter. C'est une évidence, et je me demande comment il pourrait en être autrement.
CitationMais ils insistent, cherchant la faille qui me permettre de reconnaître la vérité
Go me corriger ça, vile analphabète. v.v
Plus sérieusement, à part cette faute, ton texte est plutôt bien écrit mais malheureusement beaucoup trop court pour que j'arrive à donner une quelconque opinion là-dessus malheureusement. Mais je tenais à souligner la faute.
Citation de: Duplucky le Lundi 18 Mars 2013, 01:11:30
Go me corriger ça, vile analphabète. v.v
Oùssah une faute ? Y'a pas de faute. Tu fabules, Dup :astro:
C'est sûr que c'est court, elle a estropié le texte v.v
(Encore une chance ¬¬ )
Ici Cap:
Citationil sont toujours présents
Il manque un truc :R (tombée dessus par hasard, en plus. Je l'avais pas vue la première fois :niak: )
Il manque rien du tout, t'as falsifié la côte. Va vérifier :astro:
Chuteuh, Resh, dis rien :niak:
J'ai enfin réussi à mettre de l'ordre dans tous ces mots qui se battent dans ma tête. Enfin, de l'ordre, c'est vite dit. Disons simplement que c'est moins le bazar qu'avant.
Retour de ce "il" et de ce "elle". Simple bout de dialogue, avec un début qui n'en est pas un, et une fin qui l'est pour l'instant, mais qui n'est pas éternelle.
- Je crois que tu as besoin de parler...
- Pour dire quoi ? J'ai l'impression que tout a déjà été dit, et qu'il n'y a plus rien à ajouter. Et pourtant, les mots sont là, ils se bousculent, et ont envie d'être prononcés.
Elle soupira. Et continua :
- J'ai l'impression de toujours ressasser les mêmes pensées, les mêmes idées, les mêmes mots. J'ai l'impression que rien de nouveau n'arrive. J'ai l'impression que chaque jour se ressemble. Plus rien ne m'émerveille. J'aimerais redevenir une enfant, et simplement pouvoir redécouvrir le monde, et en admirer chaque jour une nouvelle facette.
- Mais il te reste encore plein de choses à découvrir.
- Je sais. Mais le monde que je vois chaque jour est toujours le même.
Silence.
Puis elle ajouta trois mots, simplement.
- Je veux partir.
- Et bien, pars. Si c'est ce que tu veux, fais le.
Elle eut un petit rire.
- Si c'était si simple. Un million de choses me retient. Matérielles déjà, mais aussi dans ma tête. Tu te rends compte, je rêve de partir, et je me trouve des raisons de ne pas le faire. Je ne me comprends même pas moi même.
- Tu sais, le pas le plus dur, quand on part, c'est le premier. Un jour, tu trouveras le courage de le faire. Que ce soit imposé par une quelconque raison, que ce soit sur un coup de tête parce que tu en as assez, que ce soit un jour prévu longtemps à l'avance ou que ce soit un jour choisi aléatoirement, ce jour arrivera. Tu partiras. Et tu découvriras ce nouveau monde, et tu redeviendras cette enfant que tu souhaites être.
Elle lui sourit.
- Ce que j'aime, avec toi, c'est que tout est toujours simple.
Il lui rendit son sourire.
- Parce que tout l'est. C'est toi qui te complique toujours tout.
Elle rit.
- Je sais. J'ai toujours fait comme ça. On ne me changera pas.
- Je ne te demande pas de changer, juste de regarder le monde d'une manière différente. Ça ne t'apportera pas les grands changements que tu souhaites, mais ça te permettra un peu de renouveau avant que tu ne sois prête à partir.
- J'aimerais l'être. Et en même temps, j'ai l'impression que je le suis. Je ne sais pas. Et je n'aime pas ne pas savoir. Non. Je sais que tu vas me dire que je dois arrêter de toujours vouloir tout contrôler, que c'est impossible, mais je n'y peux rien. J'ai appris à vivre ainsi, et on ne change pas dix-sept années d'expériences en un claquement de doigts. Tu vois, les mots viennent, ils sont là, ils s'expriment d'eux même, et je ne contrôle plus rien. J'ai besoin que tout ça soit dit. Je ne sais pas si cela changera quelque chose, mais j'en ai besoin. Non, ça ne changera rien, mais aucune importance. Ces mots ne seront plus en moi, à me détruire lentement mais sûrement. Et peut être qu'enfin je pourrais m'engager sur un chemin, libre de toutes causes et de toutes conséquences, et que je pourrais goûter au bout de bonheur qui m'est proposé. Et peut être que...
Elle s'interrompit.
- Excuse-moi. Tout est venu si vite et...
Il l'arrêta. Et l'enlaça. C'est tout ce qu'il avait à lui répondre, et c'était la plus belle de toutes les réponses qu'il pouvait lui donner.
Certains lieux à certains moments appellent les mots. Ceux là sont dans ma tête depuis trop longtemps, et j'ai enfin réussit à chasser ma flemme pour les écrire.
Ce texte est juste une idée, dans un style complétement différent de ce que j'ai l'habitude, et j'espère que c'que j'voulais faire passer se fait réellement ressentir.
Ô toi élue de mon cœur,
Lorsque tu recevras mes mots, je serais mort. Je sais, c'est violent et abrupte, mais c'est la vérité et il ne me reste que peu de temps.
Non, ne pleure pas. Je ne veux pas que tu pleures. J'aime trop ton sourire. Et ton rire. Surtout ton rire. Il rend heureux.
Je sais que c'est dur.
Mais pense à tous nos beaux moments. Cette fois, près du lac, où ton ruban bleu s'est envolé. Et ce matin de novembre, à la première neige, que nous sommes partis tous les deux. Et ce soir de printemps, où nous nous sommes fiancés.
Souviens toi de notre bonheur.
Et ne sois pas triste. Tu sais que je n'aime pas te voir pleurer.
Si ça t'es trop dur, oublie moi. Je ne t'en voudrais pas. Je ne veux pas devenir un fardeau pour toi.
Vis.
Ne t'arrêtes pas là. Continue ta vie. Finis tes études, écris ton livre, trouve toi un amant qui t'aimera profondément, marie toi, élève tes enfants, profite de ta vie.
Et trouve ton bonheur.
J'entends les Allemands approcher. Je ne leur en veux pas. La guerre est la guerre, et je connaissait les risques. Ils font simplement leur travail comme j'ai fait le mien.
Je ne regrette pas mes actes. J'ai lutté pour ce qui me semblait bien, et j'en suis fier. Je marcherai la tête haute vers la mort.
Je regrette juste de te laisser seule.
Ils sont là, m’arrachant à toi. Ma dernière pensée sera pour toi, ô élue de mon cœur. Sache que je t'ai toujours aimé, et que je t'aimerai toujours.
Vis mon amour. Et sois heureuse.
Ton amant
Comme vous le savez surement, Jielash organise un bingo pour les dessineux (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,6690.msg458476.html#msg458476). Et elle a gentiment accepté de me laisser jouer, mais avec des textes.
Donc, voilà ma grille.
(http://image.noelshack.com/fichiers/2013/22/1370187938-pourcap.jpg)
Je posterais donc ici les textes en rapports avec les thèmes donnés, parce qu'on ne veut pas de textes dans la partie des dessineux.
Voilà, en espérant que ma flemme et ma tendance à la procrastination ne me rattrapent pas, j'vous dis à bientôt les gens.
De toute façon, ce post sert surtout à vous prévenir, comme ça, vous pouvez venir me taper sur les doigts si je ne fais rien :hap:
Thème:
- Danse ~ Elle danse (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,6753.msg459062.html#msg459062)
- Sérendipité ~ Missive (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,6753.msg459187.html#msg459187)
- Étincelant ~ Désir (http://forums.puissance-zelda.com/index.php/topic,6753.msg461532.html#msg461532)
Voilà le texte sur le thème de la danse.
Une simple note résonne
Elle écoute, se prépare.
Une seconde, puis une autre.
Elle commence.
Sa robe tourbillonne,
Elle s'oublie, se déclare,
Un grand pas, un petit autre.
Elle danse.
Elle ondule. Se plie.
Vibre. Se déplie.
Mouvements insistants.
Durant un court instant,
Qui lui semble une éternité,
Elle goûte à la liberté.
Et celui sur la sérendipité :^^:
Salutations mon vieil ami,
Tu dois être surpris de recevoir une lettre, surtout de ma part. Mais je dois t'apprendre une grande nouvelle, et cette missive en est le moyen le plus simple.
J'ai fait une découverte. Tellement incroyable que je ne trouve pas d'adjectif pour la décrire. Et quand je vais te l'annoncer, tu ne me croiras sûrement pas. Libre à toi. Saches juste que tout ce que j'écris ici est vrai, car il ne me viendrait pas à l'esprit de faire une blague de si mauvais goût à un ami aussi cher que toi.
Je ne sais pas comment j'ai pu faire cette découverte. Hasard ? Coïncidences ? Je ne pense pas. Mais je ne vois pas comment il pourrait en être autrement, vu que ce n'était absolument pas le but de mes recherches. Par un simple concours de circonstances, je me retrouve avec la découverte du siècle, et peut être même du millénaire.
Mais si je t'en parle, comme ça, au lieu de la montrer au monde entier, c'est parce que je me demande si elle sera vraiment bénéfique à l'espèce humaine. En apparence, elle y ressemble mais j'ai peur que ce ne soit qu'un cadeau empoisonné ; je n'ai en effet trouvé pour l'instant aucun remède, et j'ai complètement orienté mes recherches vers ce but. Il nous faut conserver notre choix, et ma découverte le fait justement disparaître.
Oui, je pense que l'Homme ne peut apprécier la vie uniquement si l'ombre de la mort est présente. La vie sera fade, et complètement dénuée d’intérêt si l'on sait qu'on ne peut plus mourir. Qui voudrait d'une vie comme ça ? Une fois passée l’allégresse de cette idée de vie éternelle, l'humanité restera à se morfondre dans son ennui permanent et infini. Du moins, c'est mon avis, et je me fourvoie peut être complètement.
Et oui, tu as bien lu. J'ai découvert le moyen de rendre l'Homme immortel.
Par accident, j'ai ingéré un de mes mélanges. Depuis, mon corps ne vieillit plus, et il se régénère après n'importe quelle blessure. Je ne veux pas d'une vie interminable. Je suis donc à la recherche d'un remède, et j'y passerais le temps qu'il faudra, l'éternité si nécessaire.
Mais j'aimerais ton avis. Une fois l'antidote trouvé, dois-je diffuser mes découvertes au monde ? Ou est-il préférable pour l'humanité que celles soient oubliées à jamais ?
Mon vieil ami, je compte sur toi. Tu es la seule personne censée en laquelle je peux avoir confiance. J'attends ta réponse avec impatience.
Au plaisir d'avoir de tes nouvelles,
Ton vieux professeur.
Oui, je sais, j'aurais du faire d'autres thèmes. J'aurais pu, mais ma procrastination habituelle, et bah, servons nous du bon argument, le bac, m'en ont empêchés. Mais ils arrivent. Un jour. Peut être.
Donc, voilà mon texte sur le thème étincelant:
Éblouissants objets.
Trésors oubliés.
Infiniment ancien.
Nouvellement sien.
Choses inestimables.
Et tellement désirables.
Longuement voulues
Attendues, prétendues
Non normalisées
Trop vite oubliées.
Lalala, j'avais du temps à perdre alors j'ai lu tous les textes de la page 2 et 3 vu que de toutes les façons ils ne sont pas bien long.
Alors avant tout, sache qu'aucune de ces lectures ne m'a été désagréable le revers de la médaille étant qu'aucune ne m'a été particulièrement agréable non plus. Ton style est lisse et efficace, oui mais voilà je trouve qu'il a du mal à attraper son lecteur et à le faire voyager dans le texte, ce que la brièveté de tes propos n'arrange pas, du coup on se retrouve à lire de petit extraits bien sympathique mais pas mémorable. Je pense vraiment que tu peux très bien faire, j'attendrai juste le jour ou tu te décideras à nous poster un monstrueux pavé pour qu'on se casse les dents dessus.