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Messages - Suijirest

Pages: [1] 2 3 ... 319
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J'ai eu la même histoire à très très peu de choses près récemment Cap. J'ai voulu acheter une config complète, j'avais de quoi la payer mais plafond mes fesses.
C'est la tour (enfin le barebone) que j'ai payé en premier et j'ai passé un mois à consulter quotidiennement le plafond de ma CB avec un SMS d'avertissement à chaque usage.
Et j'ai marché à l'autre bout de la ville pour acheter l'écran donc pas d'erreur de livraison mais le retour fut assez pénible. :hap:

Mais le vrai plaisir il a été quand j'ai eu tout le matos, tout branché, j'allume l'engin... Et pas d'image.
Je teste l'écran avec la Switch, zéro souci à l'affichage.
Je commence à envisager le pire, j'appelle le service technique qui me demande "avez-vous fait le diagnostic matériel en ligne ?" ... j'ai pas d'image ducon, d'où tu crois que je vais aller sur internet ? :miou:
Et la cerise, c'est que l'explication, elle était toute simple : j'avais mal inséré la barrette de RAM. Oui oui oui, il faut impérativement une barrette de RAM correctement installée pour que l'écran fonctionne. C'est tout à fait logique bien sûr. :^^':

Enfin il fonctionne à présent. v.v

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Discussions Générales / Partagez vos rêves!
« le: lundi 03 mai 2021, 13:17:51 »
Je suis abonné aux rêves qui donnent envie de voir le résultat.

J'ai rêvé d'une série de VN japonais non traduits, avec 6 épisodes.
La MC est une détective privée bisexuelle, et de ce que j'ai compris, les intrigues sont toujours sur un thème LGBT.
Le sixième épisode, le seul que j'ai survolé, parlait d'un grand concours télé au but bien simple : présenter le baiser d'amour le plus romantique et le plus sincère venant d'un couple pas hétéro.
Sauf que, comme un projet pareil ça ne va pas de soi, les orgas engagent la détective bi pour qu'elle protège l'événement, notamment en enquêtant sur les milieux qui voudraient le saboter.

La DA était plutôt du genre claquée au sol, avec des tenues bien bariolées et classieuses, une animation à l'attache parisienne et une ville aussi tordue qu'un plan de TWEWY.

Et maintenant je suis curieux.  :mouais:

3
Jeux Vidéo / [Discussions libres] Parlons Jeux Vidéo !
« le: jeudi 29 avril 2021, 22:55:59 »
J'ai pas vu la vidéo mais pour la couverture la réponse "parce que c'est une horreur de malhonnêteté" me semblerait tout à fait pertinente !  v.v

Bon sinon histoire de pas m'en tenir à ces lieux communs, j'ai acheté NieR Replicant sur PS4.
Y a un peu l'appel de la nostalgie et beaucoup l'envie de profiter de la version d'origine.
Ça fait jamais que 10 ans que je le dis, NieR n'a jamais été écrit pour être un vieux mastar. Toute l'écriture du plot est adaptée à un jeune éphèbe naïf qui va évoluer radicalement au fil de l'aventure. Et c'est désormais une inébranlable conviction, pas une supposition.

Le gameplay a été légèrement enrichi avec notamment la garde parfaite, le contre et des esquives éclair, mais qu'on s'y trompe pas : on a plus de complexité et de versatilité dans les bastons de BotW qu'ici.
Le jeu est d'ailleurs bien davantage un Zelda qu'un A-RPG, que ce soit en combats ou en level design, sans parler des plagiats éhontés qu'il se permet (sur une autre note, ça se sent qu'il s'agit d'un spin-off de Drakengard : il recopie son postulat assez violemment avec des personnages interchangeables).

Mais qu'est-ce qui vaut à NieR sa renommée, vu ce portrait peu flatteur jusque-là ? Ben ça tient à deux choses. La première, c'est qu'il carbure aux émotions.
On ne cherche pas le plaisir de jeu immédiat, on cherche à endosser la peau du petit homme à tout faire, qui veut apporter un peu de joie aux PNJ qui subissent une vie dure. On ne cherche pas l'intrication délicate d'un game design, on bouffe du FedEx et autres loots d'une rareté abusée pour profiter du lore et débloquer la totalité de l'histoire. On se fiche du boss final ou même qu'il y en ait un, on veut que Yonah, pilier du jeu et du discours ludique, se rétablisse, même si on ne croit pas que ce soit possible.

Et seconde raison, NieR est fait par des gens qui aiment le jeu vidéo au sens large avant d'aimer l'argent ; chose rare chez les studios de RPG qui ont acquis une certaine taille, et qui confondent généralement leur public avec des débiles qui kiffent sur commande un contenu tellement calibré qu'on n'a pas besoin d'y jouer pour le connaître.
Ici, les références aux genres, aux séries, aux codes et l'usage intelligent des assets du médium sont omniprésents. Jouer à ce titre en étant assez gamer pour capter les allusions, mais aussi pour se détacher du diktat d'un fun manufacturé au profit d'une implication plus sincère du game designer, c'est là où toute la valeur du jeu explose.

Je le savais il y a 10 ans. Aujourd'hui, je ne l'apprécie que davantage.

NieR, vu de loin, est un bouillon d'idées mal mijotées séparément, un piètre jeu, une insulte à nul ne sait combien d'années d'évolution du jeu vidéo. Mais quand on y plonge, on voit combien ces maigres saveurs s'harmonisent et se complètent, devenant un mets raffiné pour qui sait l'apprécier.

Il ne s'agit pas d'un produit de consommation léché pour plaire. Il s'agit d'un ouvrage vidéoludique, qui ne choisit pas son public, et qui attend d'être aimé. Libre à vous de le faire.

4
Littérature, BD et séries d'animation / [Topic] Animés & Manga
« le: samedi 24 avril 2021, 19:55:37 »
J'ai fini BNA : Brand New Animal, une série de 2020 sur Netflix. Elle est signée du studio non mais t'as pas honte espèce de mâle hétéro cis blanc oppressif par nature tu devrais avoir honte d'exister
euh... pardon :cfsd: je voulais dire du studio Trigger. :/
On les connaît pour quelques petites choses plus ou moins honorables, ma référence personnelle est Little Witch Academia ou l'une des meilleures animations du monde, mais pour la plupart ça sera Kill la Kill.

Si je devais le résumer en quelques mots, c'est comme si un producteur japonais avait vu Zootopie et s'est dit "si les yankees font bien, nous, on va faire mieux ! je veux un scénario complet pour 12 épisodes dans 5 jours, et rassemblez une équipe de stagiaires en contrat de 5 mois 29 jours !"

L'histoire se déroule dans un univers où toutes les espèces d'animaux ont pu évoluer d'une façon assez spéciale : ils ont acquis une forme anthropomorphe, une psyché humaine et la capacité de prendre un visage humain. Mais ces "animhommes" restent animaux, avec leurs instincts, leur nature et leur fierté, pas des humains.
Et si dans Zootopie, les humains n'existent pas (ou se sont éteints, on sait pas trop), dans BNA, l'humanité existe toujours et s'illustre en oppression, discrimination, extermination, la totale.
Contre cette persécution, les animhommes ont fondé une ville idyllique, AnimaCity, qui accepte tous les animhommes, rien que les animhommes.
Nous allons suivre les mésaventures de Michiru, jeune humaine qui s'est réveillée un matin avec des traits de tanuki, ce qui la fera fuir à AnimaCity.
Son intégration se fera aux côtés de Shirou Ogami, loup-homme détective bougon surpuissant, qui profitera de son aide pour des affaires hors-normes qui laissent croire que la ville est en danger.
On va donc traverser 12 épisodes, les 6 premiers pour bien expliquer que "ouin être méchant cruel qui fait du bobo c'est tout pas bien, il faut pas faire" et les 6 suivants consacrés au complot le plus pété qui soit. Le tout est agrémenté de scènes parfois bien graphiques, pourquoi se priver, avec une animation très élastique dans le style du studio.

J'ai dû me forcer à le finir, je ne m'en cache pas. Le scénario zigzague entre le mièvre et le sanguinolent, l'univers n'a pas l'air de très bien savoir où il va, les personnages sont en majorité assez clichés...  Je ne peux pas vous le recommander.
Mention spéciale au dernier épisode, je mets sous spoil au cas où mais ça a dû se passer comme ça.

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5
Jeux Vidéo / [Discussions libres] Parlons Jeux Vidéo !
« le: samedi 17 avril 2021, 21:31:21 »
Ça parle trop de bons jeux ici, il faut que je rabaisse un peu la moyenne. v.v Avec, par exemple, un de ces jeux qu'une personne dotée d'intelligence ne toucherait pas même s'il était gratuit.

Je vais donc parler de D-RPG japonais avec la dilogie Saviors of Sapphire Wings/Stranger of Sword City Revisited que, par facilité, je vais renommer désormais Saviors & Stranger. v.v Deux jeux signés Experience Inc. qui est un peu mon "studio de confort" avec le sous-genre. Ils font des jeux plus raffinés, moins brutaux que les Etrian Odyssey, avec une plus grande variété d'ambiances, mais en même temps, j'aurais du mal à vous vendre un seul de leurs titres comme un must-have. :mouais:
Si c'est pas encore fait, vous pouvez regarder la vidéo en lien, ça me fera plaisir (mauvaise raison) et ça vous en dira plus que le post ci-dessous (bonne raison).

Le premier titre, abrégé Saviors, est le remake d'un titre de 2010 intitulé Students of Round. Il relate les mésaventures du leader des chevaliers de la Table Ronde, occis par le Maître des Ténèbres Ol=Ohma. 100 ans après sa défaite, il revient réclamer vengeance avec une nouvelle bande composée de demi-losers.
On compte quand même un gamin autodidacte de l'épée, une prêtresse débutante, une soigneuse alcoolique, un voleur de trésor solitaire, un nain dépressif et j'en passe...
On va débloquer leur plein potentiel en les ajoutant à l'équipe, en se battant à leurs côtés, en partageant des repas et des conversations. Là, c'est le moment où j'attends les fans qui ne jouent qu'à un seul jeu hurler au plagiat. :hap:
Le jeu est un dungeon-crawler en vue subjective dans la veine des Wizardry : cela implique un level design plat ponctué de cases pièges, des rencontres aléatoires, un tour-par-tour basique mais pas dénué de stratégie, et surtout, une réalisation à la rue.

Je mentirais en disant que le jeu est dépourvu d'intérêt, il a ce côté chill qui me vide la tête, mais il faut attendre la moitié du jeu pour y poser les doigts, et c'est un point qu'un joueur non habitué n'atteindra pas. :^^':
Il pourrait être une introduction tout en douceur au sous-genre, mais je pense quand même qu'il manque un peu de brillance, de paillettes pour attirer l'attention. Passer plus d'une heure sur un jeu si moche à la DA fadasse au possible, frappé d'un gameplay ultra-limité n'intéressera personne.

L'autre jeu, Stranger, est d'une toute autre trempe. :/
C'est l'histoire d'un.e anonyme qui débarque du Japon par un crash d'avion dans une dimension parallèle, un univers de dark fantasy ultra-violent où le soleil ne se lève jamais et la faune locale attaque sauvagement tout ce qui bouge.
Vos deux objectifs vont être, tout d'abord de survivre, mais aussi de trouver le chemin vers votre monde.

Si j'ai un mot pour décrire ce jeu, ça serait punitif. Le gameplay n'est pas beaucoup plus complexe que celui de Saviors, mais la difficulté est nettement plus élevée et les prix à payer en cas d'erreur sont massifs. L'exemple le plus parlant : dans un RPG, un KO se soigne en un tour à l'auberge ou à l'église. Ici, il implique un séjour à l'hôpital, qui se traduit par une demi-heure de jeu (bien réelle) où l'unité ne sera pas exploitable. Et si cela arrive trop souvent, la permadeath nous attend, sauf si on place l'unité à l'hosto pour 2h pleines. C'est long, vous n'avez pas idée !

Et pourtant, je recommande plus sincèrement ce Stranger, quitte à le faire en difficulté Beginner, y a pas de honte. Il réussit partout où Saviors échoue : une DA forte, une OST qui se laisse écouter, un gameplay qui montre rapidement ses ficelles, une exigence plus marquée et un scénario plus "original" par son côté survivaliste assumé.

Est-ce que je vous recommande la dilogie, au final ? J'ai envie de dire que Stranger vaut le coût à lui seul, mais si ce devait être votre toute première incursion dans le domaine... Ca va être du quitte ou double. :/

6
Littérature, BD et séries d'animation / [Topic] Animés & Manga
« le: samedi 17 avril 2021, 20:54:39 »
J'ai fini deux séries de 2014 récemment :


Hoozuki no Reitetsu

Ou les histoires de l'intendant des Enfers, Hoozuki, sous la tutelle du roi Enma, qui veille à ce que chacune des 272 régions des Enfers s'acquittent de leurs tâches avec le zèle et la sévérité qu'on attend des démons, car l'explosion démographique et le surcroît de morts rendent parfois la motivation dure à garder.
Le titre se traduit grossièrement par "la tête froide de Hoozuki" et il le porte bien. Le jeune éphèbe à la voix grave est non seulement un bourreau de travail qui ne montre aucune pitié pour les tire-au-flanc, mais aussi un pince-sans-rire qui peut vous tailler un costard en quelques mots sans montrer la moindre émotion. Les nombreux personnages qui gravitent autour subissent tous à leur façon sa flegmatique cruauté mais aussi ses connaissances encyclopédiques de la culture asiatique.

Car, pour dire le moins, c'est le truc le plus japonais que j'ai jamais vu. :-| Attention, je ne dis pas "le truc le plus saturé de clichés et autres bizarreries de la culture nippone moderne" mais vraiment "le truc le plus japonais". S'entend, c'est la série avec le plus de références à ses siècles d'histoires, de mythes, d'évolution, de noblesse et de débauche que j'ai vue.

Bien sûr, une connaissance un minimum pointue du lore nippon est appréciable ! v.v Savoir comment fonctionnent les Enfers asiatiques et connaître un maximum de figures mythologiques, du genre qu'on acquiert en consommant de bons trucs japonais, genre Ôkami, Saint Young Men ou Shin Megami Tensei 2*, ça peut pas faire de mal.
*vous n'êtes pas prêt pour ce titre, qui que vous soyez, n'y touchez pas, et si vous vous croyez prêt, c'est que vous ne l'êtes pas

Mais si vous ne cherchez qu'une série comique avec des gags à se fendre le pébroque, je ne sais pas si vous y trouverez votre compte. Certains passages sont fendards, mais c'est plus intéressant de voir la déconstruction, voire la désacralisation d'épisodes culturels importants.
La réalisation est bien meilleure que je ne m'y attendais, c'est pas à tomber par terre à chaque plan, mais ils se sont fait plaisir quand même. Et l'opening indique clairement dans quoi on va mettre les pieds avec son allure de "thème d'entreprise".


Space Dandy

L'histoire est celle du susnommé Dandy, un homme un peu loser, très has-been, enivré de liberté et de nichons, qui tente de gagner sa vie comme chasseur d'aliens non-référencés. Mais, la faute à la poisse ou à sa confiance trop débordante, il enchaîne les échecs et se rue tête baissée sur la moindre occasion de se refaire. En arrière-plan, Dandy est poursuivi par le colossal Dr Gel, homme-singe de l'empire Gogol qui se déplace dans une Statue de la Liberté avec un baîllon-boule.

Dit comme ça, ça ne donne pas trop envie, mais l'intérêt de la série est que Shin'ichirô Watanabe, déjà connu par Cowboy Bebop et Samurai Champloo, se verse ici à corps perdu, plus que vous ne le soupçonnez, dans son art préféré : explorer les univers connus pour mieux les revisiter. Le scénario attend les derniers épisodes pour se révéler, et jusque-là, c'est une trentaine d'histoires détachées les unes des autres qu'on va suivre, avec à chaque fois une revisite d'un genre musical ou cinématographique. Zombie, surf, prom ball, slice of life, romcom, on bouffe à tous les râteliers possibles, toujours dans une sauce "space pulp" des années 70-80 bien épaisse.

On ne sait jamais, et le créateur lui-même ne le sait probablement pas non plus, si le tout a un vrai message, une vraie portée philosophique, ou si c'est à chacun de voir s'il y en a une et laquelle. Certains épisodes, surtout sur la fin de la série, sont pourtant bien riches de réflexions et d'enseignements. En tout cas, le show défend un certain amour, parfois un peu caustique, de tous les genres qui composent notre culture moderne. C'est parfois extra-kitch, mais c'est justement ça qui est bon. Et la réalisation, là, est carrément bonne, le mec a débloqué le budget pour des scènes à tomber.

Je trouvais que Samurai Champloo faisait trop le yoyo entre les épisodes "sérieux" contemplatifs, sombres, silencieux et poignants d'un côté, les épisodes "comiques" débridés, vibrants et oubliables de l'autre, je trouvais aussi que Cowboy Bebop s'essoufflait de temps en temps sur son concept et son équipage ; j'étais plus impacté par des épisodes précis (Pierrot le Fou  :-* ) que la série dans l'ensemble.
Space Dandy arrive à faire un bon mélange des deux, il n'en surpassera probablement ni l'un ni l'autre dans leurs vertus, je suis loin d'avoir retenu tous les épisodes en un seul visionnage, mais il arrive malgré cela à exister en lui-même, et c'est déjà très bien !

J'ai encore les derniers épisodes de Diamond is Unbreakable à visionner, ça devrait aller.
Ah, et contre toute attente, j'ai fini par me faire violence et boucler la saison 1 de Kumoko desu ga.
Je maintiens que les 6 premiers épisodes sont ennuyeux au possible, mais passé ce cap, on commence à voir l'étendue du plot, son écriture baroque et ses enjeux qui piquent la curiosité, et les combats deviennent toujours plus tactiques.
On va voir ce que ça donne. :ange: Même si ça me rend curieux par ricochet pour Tensura. :/

7
Jeux Vidéo / Petites filles et gros chaudrons : la série Atelier
« le: vendredi 02 avril 2021, 18:26:37 »
Je continue d'infliger ses douleurs à mon public :


En attendant, avec plus de 70 plombes au compte-heures, je dois avouer que l'expérience est un peu retombée sur la fin. Une fois les innovations bien essorées, on retombe dans la redondance qui pourrissait le premier Ryza.
Mais les combats en Hard et les ficelles de l'alchimie procurent toujours le même plaisir, ce qui fait que vraiment, je continue de recommander le jeu.
Que vous ayez joué au 1 ou pas ne fait aucune différence. :)

8
Littérature, BD et séries d'animation / [Topic] Animés & Manga
« le: jeudi 25 mars 2021, 18:08:08 »
Terminé la saison 1 de Ascendance of a Bookworm et au bout du compte... Je suis pas convaincu. :/ Y avait vraiment un énorme potentiel, le worldbuilding et le commerce appliqué sont très crédibles. La part de fantasy reste également assez discrète pour ne pas être décisive.

Mais si l'univers est bien foutu, les événements, les personnages et les évolutions font tout leur possible pour ne jamais être bons.

On se permet de belles entorses au bon sens pour qu'il arrive "ce qui doit arriver" ; c'est sûr que dans un univers médiéval, les enfants peuvent perdre 5 jours dans des activités qui ne mènent à rien...
L'intelligence des personnages secondaires dépend du bon vouloir du scénario. La famille qui côtoie Main depuis sa naissance ne soupçonne pas une seule seconde qu'elle a vachement changée d'attitude, de personnalité et de connaissances en une nuit, alors que d'autres le remarquent aisément, c'est une référence.

Et cette gamine n'est pas seulement un monstre d'égoïsme, elle est aussi une hypocrite caramélisée. Il suffit de lui montrer un livre pour lui faire les décisions les plus absurdes, irréfléchies et contradictoires. Aucune de ses belles paroles ne tient une minute face à son obsession qui fait vachement McGuffin par moments.

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Et l'épisode final est super mal découpé. Trop rushé pour tout ce qu'il devait caser, mais pas la matière pour en faire deux. Il aurait fallu accélérer un peu l'épisode 13 pour gagner de précieuses minutes et mieux poser les enjeux.

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Je suis pas très chaud pour la saison 2. :mouais: J'ai envie de voir la représentation de l'Europe pré-Renaissance, qui reste la plus grande vertu du show, mais j'ai aucune envie de me farcir une seconde intrigue forcée aux crochets d'une gamine qui mérite des baffes à lui dévisser les lombaires...

9
J'ai acheté sur un coup de tête comme d'hab diront certains Et l'Homme créa les Dieux, adaptation en roman graphique par Joseph Béhé de l'essai éponyme de Pascal Boyer.

L'histoire brodée est celle d'un très long dîner pendant lequel l'auteur va expliquer ses positions, ses références et ses réserves sur le grand sujet : les divinités n'existent pas comme entités réelles, tangibles, mais comme émanation de la psychologie humaine, de sa nature, de son évolution, de ses nécessités et j'en passe.

Le bouquin a l'intelligence de commencer par décortiquer les idées reçues, les raisonnements basiques et autres jugements arrêtés par lesquels les gens croient pondérer, justifier -ou condamner- la place de la religion dans la société.
Il enchaîne sur nombre d'exemples, de raisonnements étayés, de recherches dans des domaines très variés (anthropologie, psychologie, mathématiques, biologie et histoire) pour mener, non pas à une éclatante vérité, mais à un faisceau de faits qu'on peut prendre comme on veut.

Bien entendu, comme tout chercheur qui se respecte, Boyer partait convaincu de sa position, et forcément, il la défend solidement. C'est un essai écrit par un athéiste convaincu, ce qui ouvre bien entendu à un certain nombre de partis pris ou de biais. Par son assise, son charisme et ses connaissances (il est quand même maître de conférences) Boyer leur ferme tellement leur gueule à chaque objection qu'ils finissent par s'aligner sur ses opinions.
Je suis personnellement en accord avec ses propos, mais je ne néglige pas que cela peut grandement desservir le tout pour ceux qui ne sont pas d'accord de base, sans parler du biais de conformité.

Le plus gros reproche formel à l'ouvrage : les différents personnages ne sont pas tous développés à égale mesure, et sont parfois un peu trop "fonctionnels". Le cynique athée qui fait un peu Richard de Trondheim prend bien plus de place que la catholique réactionnaire constamment sur la défensive, elle-même plus présente que la femme de l'hôte, et ainsi de suite. Sachant qu'à côté de ça, le graphisme de l'ouvrage est assez spécial, parfois très chargé. Les 350 pages, faut parfois se les farcir, j'ai dû y aller petit à petit et une lecture ne va clairement pas me suffire à tout retenir.

Ce fut une lecture fort enrichissante, je ne regrette pas l'argent que j'y ai mis, mais est-ce que je dirais à n'importe qui de l'acheter ? Non, il faut être intéressé par le sujet, et aussi, être en accord avec le postulat. Ca me semble une vraie nécessité. Si c'est votre cas, je vous invite à le feuilleter, et à voir si elle vaut ses 35 ou 40€. :niak:

10
Jeux Vidéo / Petites filles et gros chaudrons : la série Atelier
« le: mardi 02 mars 2021, 22:56:06 »
Dans des circonstances que je ne souhaite pas expliquer, on m'a offert Atelier Ryza 2.

Je l'ai laissé de côté car j'avais un gros projet vidéo sur les bras... D'ailleurs vous pouvez consulter ma chaîne ci-dessus pour la regarder, ça me fera plaisir.

Bref, j'ai donc entamé ce jeu offert.

Au début, j'avais autant de points "woah" que de points "meh".

Dans les woah, on trouve les environnements, plutôt bien foutus (bon je gage que Monster Hunter lui fout la honte mais ballek), le game design circulaire entre les quêtes, les collectes qui évoluent avec un arbre de compétences, le level design qui ressemble enfin à quelque chose, et la trad FR juste en-dessous de l'excellence (mais loin de la perfection).

Dans les meh... Tout ce qui touche au scénario, aux personnages, et surtout, au fan service. Reisalin était déjà assez sexualisée dans le 1, mais là, c'est du pur mauvais goût. La moindre occasion de braquer la caméra sur son mini-short ou son décolleté avec des gestes bien doux et veloutés est bonne à prendre. On rajoute même un modèle 3D rien que pour elle sous la pluie ou en sortant de l'eau...

J'ai bien conscience que Gust essaie de plébisciter sa série, de la rendre plus "grand public" et donc de faire des sacrifices, mais de là à croire que "le grand public" c'est juste une masse de mâles oméga qui n'ont pas touché de nibards depuis leur sevrage... :mouais:

Et donc, après une petite dizaine d'heures de jeu, est-ce que j'ai vomi sur ma manette ? Ben non, figurez-vous. :-|

Parce que, vraiment, en tant que pure expérience mécanique, il ne déçoit jamais. Le système de combat, un peu foutraque au départ, devient une vraie merveille quand on trouve des mobs assez solides pour l'exploiter. Il ne paie pas de mine mais il en a à revendre.

Proche du premier, on contrôle un perso à la fois en temps réel. L'utilisation des quatre touches et des gâchettes pour agir instinctivement est géniale, la défense parfaite exige une attention constante sur les regards et les jauges d'action, les skills enchaînés et les ordres alliés jonglent entre anticipation et réaction, le lancer d'objets récompense la pleine exploitation de tout ça... Je prends un panard pas croyable, alors que le 1 avait assez vite montré ses limites, et j'ai bien envie de monter en Hard ou plus pour voir jusqu'où ça peut aller.


Comme quoi, bricoler un menu tape-à-l'œil pour cacher un système obsolète et hurler à la révolution, c'est pour les merdeux. Les vrais studio compétents, ils n'hésitent pas à plonger les mains dans le cambouis pour se rénover à fond.

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Jeux Vidéo / Le topic des RPG japonais [Level-up, cheveux bleus et aventures]
« le: vendredi 26 février 2021, 18:10:50 »
Récemment, le Nintendo Direct annonçait un Caligula 2.
Présomptueux, je gageais que jamais le jeu ne viendrait en Occident. Deux échecs commerciaux successifs devraient suffire comme leçon.
Et là, NIS annonce que nous l'aurons en automne.
Je ne comprends décidément rien aux lois du marché. :/
Enfin, je demande à voir. S'ils peuvent retaper la formule du "pur jeu", son équilibrage en priorité et son level design en second, moi je dis oui. Je suis même prêt à sacrifier une partie de la qualité d'écriture. :ange:

Tiens, tant qu'à parler de NIS, j'ai publié cette vidéo. Si vous avez jamais eu le moindre intérêt pour ma chaîne, il est probable que je ne ferai jamais mieux que ça, donc je vous invite à la regarder.
D'autant plus que j'y parle d'un des jeux qui m'ont le plus favorablement marqué de ces 6 dernières années, car oui, ça existe, des jeux qui me marquent pour le meilleur ! ;D

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Discussions Générales / Restons dans le Hors-Sujet ! [Discussions libres]
« le: mardi 16 février 2021, 22:43:20 »
Condoléances pour Mimi. Perdre un être qui a partagé 8 ans de notre vie, ça n'est pas facile. :'(

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Discussions Générales / Restons dans le Hors-Sujet ! [Discussions libres]
« le: dimanche 14 février 2021, 01:08:41 »
En ma qualité de modeste (et médiocre) Youtuber, je me suis résigné : le bouche à oreille ne marche que très rarement, et à condition d'être accompagné d'un sacré forcing.

Ce qui marche c'est de faire ce qui marche. Viser la tendance, s'associer aux gros, et ne jamais décevoir les attentes d'un public qui sait ce qu'il veut.
Parler de récent, parler souvent, faire du divertissement plus que de l'information ou de l'analyse engagée.
C'est vrai aussi que Youtube ne facilite pas la tâche et fait tout son possible pour empêcher de percer autrement...

Je ne parle même pas sur base de clichés : tous les grands Youtubers le disent (le JdG a publié plusieurs tribunes) et mes vidéos les plus likées/regardées, elles parlent de jeux bien connus (Vagrant Story ou Golden Sun). Récemment, ma vidéo sur Ryza a décollé grâce à la sortie du 2. Donc, faire du connu ou du récent.
Celle sur La Pucelle a un peu dépassé ma moyenne, avec ses blagues en-dessous de la ceinture. Donc faire du divertissement.

À côté de ça, les vidéos où je vide mes tripes pour parler de fond, de concepts et d'idées ne fédèrent qu'une minorité de mes 410 abonnés... Celle sur Caligula m'a pris trois mois de ma vie à sortir, mais ça n'intéresse personne.
Ma double vidéo sur P5, les données sont claires, les viewers abandonnent le visionnage dès qu'on comprend que je ne vais pas aller dans le sens de la majorité...

Et je confirme également que ce moment où le projet prend forme sous nos doigts, où les idées deviennent réalité, que nos compétences se sont exprimées, c'est bien le plus gratifiant.

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Littérature, BD et séries d'animation / [Topic] Animés & Manga
« le: mardi 09 février 2021, 00:06:10 »
il y a de très bonnes oeuvres dont La petite faiseuse de livres/Ascendance of bookworm que j'ai commencé à regarder et dont je parlerai sans doute ici dans pas longtemps

C'est marrant que tu aies évoqué cet anime, parce qu'après avoir posé la question sur Twitter* on me l'a également cité comme un isekai original, et j'ai décidé de m'y mettre.
Je me demandais un peu dans quelles eaux ça allait tourner, et pour l'instant...

On sent bien passer les "oh ben on s'en fiche" des persos face à la sagacité de l'héroïne, qui n'a pas trop l'air d'un puits de science par rapport à son profil...
Mais y a l'exploration du monde, la description d'une société médiévale à peu près réaliste et Kobain soit loué, pas d'interface RPG. Rien que pour ça, respect à l'anime. :'(

Dans l'ensemble, ça m'attire assez pour continuer. :^^: Mais avoir du gros dérushage sur les bras, ça me donne un très bon contexte pour zigzaguer de Crunchyroll à Filmora... Aurai-je toujours la volonté de poursuivre après ça ? Je le souhaite.

* j'ai l'immense regret d'apprendre à certains que mon Twitter est public et que je ne cache rien de ce que j'y écris, aussi n'y a-t-il aucun intérêt à en screener les contenus sur le chan ou ses dérivés...

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Musique / J'ai une chanson dans la tête...
« le: lundi 08 février 2021, 23:45:56 »
Ha, bah moi, c'est ça qui ne veut pas quitter ma caboche. X.


Faut dire qu'avec tout le vide qu'il y a dans ma caboche, elle a de la place à occuper. :/

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